Jean-Paul Gavard-Perret


Envoyer un message

samedi 29 juin 2024

Suzanne Kasser : surfaces et abîmes

Porté à ses limites, l’acrylique sur toile propose chez Suzanne Kasser des séries de vagues et de traces insidieuses faites de silence et d’absence. D’un côté l’artiste suisse appelle à perpétuer l’inscription d’un signe humain qui l’obsède, mais de toiles en toiles, de dessins en dessins, l’élucidation tourne à un presque effacement en d’étranges transferts.

par Jean-Paul Gavard-Perret

Lire

samedi 29 juin 2024

Gustave Moreau : du sentiment de la peinture

Comme le prouvent ses textes, Gustave Moreau a toujours su outrepasser le bien pensé « Assez de toutes ces réflexions critiques, de ces blâmes, de cette sincérité théorique chez tous ces imbéciles dont l’intelligence en Art, comme en tout du reste, ne dépasse pas celle d’un concierge ou d’un charcutier », écrivait-il. C’est un peu dur pour les concierges et les charcutiers mais cela possède le mérite de la clarté. Même dans ses travaux décoratifs et monumentaux, l’artiste a toujours tenté de mettre en scène des aspirations poétiques et douloureuses.

par Jean-Paul Gavard-Perret

Lire

samedi 1er juin 2024

Les dialogues impromptus

L’art fut pour Bernard Noël une source inépuisable dans sa réflexion et son écriture. À ce titre, l’œuvre d’André Masson lui est capitale. L’ouvrage « Là, il y aura oracle : Pour André Masson » présente une monographie, un récit-monologue à partir des autoportraits ainsi que de nombreux autres écrits.

par Jean-Paul Gavard-Perret

Lire

samedi 1er juin 2024

Ouverture de la châsse

Il existe des mystères, entre autres de Paris, en des lieux dits d’aisance faits pour libérer le contenu naturel des corps tout en allégeant leur âme.

par Jean-Paul Gavard-Perret

Lire

mardi 30 avril 2024

Un barbare au paradis

Un monstre verbal, créateur d’une entreprise poétique exceptionnelle, Julius Balthazar est surtout connu au départ par ses talents de peintre, de graveur et d’illustrateur, notamment marqué par Georges Mathieu, Zao Wou-Ki, Antoni Tàpies, Frédéric Benrath ou Jorge Camacho.

par Jean-Paul Gavard-Perret

Lire

mardi 30 avril 2024

Pour bien peindre, il faut avoir de bonnes chaussures

La peinture commence toujours par les pieds — un espace de dandinement, une danse sur place. C’est là que ça se passe pour Arno Stern : le pas, le pas au-delà et dedans, devant la toile, ailleurs peut-être. Le pas qui se dérobe pour que la peinture dévoile, mette nu.

par Jean-Paul Gavard-Perret

Lire

samedi 2 mars 2024

Andelu : quand la peinture sort du mur

Traces, passages, pans font l’essence de la peinture de Mireille Andelu, artiste graveuse française. L’attention de la créatrice est multiple. Elle tient non seulement de la description de lieux et de la contemplation mais de l’exploration sourde de la « bête ». D’un côté une nature étrange issue d’une fixation première — Il faut ainsi faire chauffer la nature des adeptes des roulés-boulés — de l’autre, et surtout, l’érotique.

par Jean-Paul Gavard-Perret

Lire

samedi 2 mars 2024

Les corps graphités ou empêtrés

Jean-Paul Gavard-Perret revisite l’œuvre de Mylène Besson et une mythologie de l’incarnation féminine dans ce texte qui allie critique d’art et poésie.

par Jean-Paul Gavard-Perret

Lire

mardi 30 janvier 2024

Yves Brunier, paysagiste inventeur

La question du paysage n’est pas simple. Surtout lorsqu’il s’agit de tenter de métamorphoser ce qui généralement représente et symbolise un des lieux les plus ingrats d’une ville : sa place de la gare. Pour celle de Tours, le paysagiste Yves Brunier a su développer un langage propre au paysage.

par Jean-Paul Gavard-Perret

Lire

lundi 1er janvier 2024

Messieurs Delmotte

L’artiste héros fait place à l’histrion. Il rappelle à bon escient que la vie n’est pas qu’un leurre et que la mort n’est pas un Shakespeare.

par Jean-Paul Gavard-Perret

Lire