Images

Surface signifiante, animée, pixellisée ayant envahi les écrans et les cerveaux, l’image est devenue aujourd’hui un opérateur perceptif et cognitif.

Une image est une surface signifiante sur laquelle apparaissent des éléments, lignes, couleurs, formes diverses, qui entretiennent des relations ne relevant pas de la logique verbale et textuelle, mais d’une dimension « magique ». Fixe pendant des millénaires, l’image s’est animée avec l’invention du cinéma. Depuis l’invention de la vidéo et des appareils numériques elle ne peut plus être perçue comme analogique. Définie par les programmes des appareils, elle n’est plus qu’une organisation transitoire de pixels qui oscille entre émergence de manifestation visuelle offrant à la vision humaine des éléments reconnaissables et disparition ou brouillage de ces mêmes éléments. Tout a lieu en permanence sur les écrans de la planète. Multipliée à l’infini, elle envahit la réalité et les cerveaux comme une hallucination continue. Prenant la place du texte dans le champ élargi de la connaissance, elle est devenue un opérateur perceptif et cognitif.

lundi 30 avril 2018

Ralph Gibson 2/2 L’horizon pour horizon

Ralph Gibson explique comment lorsqu’il décide de s’aventurer dans un pays, il choisit un élément, un détail signifiant qui lui paraît être une sorte de constante culturelle, le clair obscur en Italie, le triangle, celui de la pointe de la voile de felouque ou de l’œil qui orne les tombeaux de l’Égypte ancienne.

par Hervé Bernard et Jean-Louis Poitevin

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dimanche 1er avril 2018

Ralph Gibson Vivre l’image

Ralph Gibson expose à Paris, à la galerie Thierry Bigaignon, certains de ses clichés les plus connus qu’il a retirés en très peu d’exemplaires et qu’il a associés, chacun, avec un morceau de musique dont la partition originale est inscrite au dos de l’image. Acquérir l’image, c’est donc aussi acquérir la partition et un enregistrement.

par Hervé Bernard et Jean-Louis Poitevin

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samedi 31 mars 2018

La couleur tombée du ciel

Sur les objets pailletés de Martin Mc Nulty présentés à la Galerie Patricia Dorfmann

par Florence Cook et Martin Mc Nulty

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samedi 31 mars 2018

Créalité Verticale - Jean Chazy / Pol Lujan

Pour son exposition à la galerie du Génie de la Bastille, Pol Lujan poursuit son exploration des formes transitoires qu’un regard acéré parvient à dénicher dans le chaos de la réalité. Ce qu’il voit ? l’indépassable élan de l’œil et de l’esprit à s’élancer sur la ligne de fuite qui conduit de la terre vers un ciel pourtant souvent barré.

par Pol Lujan

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samedi 31 mars 2018

Morel et son invention

À l’occasion de l’exposition "L’invention de Morel ou la machine à images" qui se tient à la Maison de l’Amérique latine, nous republions le texte de cette conférence de 2007 (TK-21 N° 10).

par Jean-Louis Poitevin

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lundi 26 février 2018

Le petit déjeuner

Le corps, motif, objet ou fragment, est un habitant peut-être fragile, peut-être immobile (comment en être certain). Le corps de l’autre est une question ouverte matérialisée dans l’image, sur nous-même, sur notre relation à l’espace et nos attachements au lieu.

par CORRIDOR ELEPHANT et Pauline Sauveur

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lundi 26 février 2018

All the world’s a stage

Pendant vingt ans, nous avons partagé un même espace d’atelier. Formes et couleurs circulaient d’un étage à l’autre imprégnant nos pratiques respectives.

par Alexandra Roussopoulos et Martin Mc Nulty

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dimanche 28 janvier 2018

Qu’est-ce qu’une assiette blanche, cassée par mégarde ?

« Je veux qu’un objet perde sa destination usuelle : je ne le prends qu’au moment où il n’est plus bon qu’à être jeté à la boîte à ordures, au moment où finit son usage limitatif et c’est alors seulement que l’art lui confère un caractère universel. »
Georges Braque.

par Ibn El Farouk et Patrick Gatignol

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dimanche 28 janvier 2018

C’est cadeau

C’est l’histoire d’une forme sans forme, ou si l’on préfère d’une forme intermédiaire, oscillant entre la surdétermination du nommé et l’indétermination d’un certain innommable.
Entre les deux une accumulation d’œuvres et de phrases, des tableaux et un livre. Et surtout, affirmation paradoxale d’une existence en transit, un usage du mot moi signalant non tant qu’ici se manifeste un ego, que le fait qu’il était, est et sera une invention paradoxale, signaux faibles d’une appartenance indécise au monde.
C’est entre cette forme reprise comme on le fait d’un vêtement qu’on en veut pas abandonner et de ces mots qui hantent le banal comme un souvenir mal éteint que se déploient ces œuvres de Pierre Mabille.

par Pierre Mabille

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