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mardi 29 juillet 2025
Une saison en ÉrosUn manège à trois par Martial Verdier et Sylvain Paris |
Surface signifiante, animée, pixellisée ayant envahi les écrans et les cerveaux, l’image est devenue aujourd’hui un opérateur perceptif et cognitif.
Une image est une surface signifiante sur laquelle apparaissent des éléments, lignes, couleurs, formes diverses, qui entretiennent des relations ne relevant pas de la logique verbale et textuelle, mais d’une dimension « magique ». Fixe pendant des millénaires, l’image s’est animée avec l’invention du cinéma. Depuis l’invention de la vidéo et des appareils numériques elle ne peut plus être perçue comme analogique. Définie par les programmes des appareils, elle n’est plus qu’une organisation transitoire de pixels qui oscille entre émergence de manifestation visuelle offrant à la vision humaine des éléments reconnaissables et disparition ou brouillage de ces mêmes éléments. Tout a lieu en permanence sur les écrans de la planète. Multipliée à l’infini, elle envahit la réalité et les cerveaux comme une hallucination continue. Prenant la place du texte dans le champ élargi de la connaissance, elle est devenue un opérateur perceptif et cognitif.
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mardi 29 juillet 2025
Une saison en ÉrosUn manège à trois par Martial Verdier et Sylvain Paris |
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mardi 29 juillet 2025
Cécilia JauniauDans ce monde pudibond qui pornographise le corps des femmes pour mieux les reléguer au rang d’objet. Cécilia Jauniau affirme son sexe. Le mettre en scène et en avant, c’est, fasse à celui implicite et omniprésent des hommes, en faire une icône. Et si sexualité il y a elle est revendiquée amoureuse. Ni triviale, ni vénale, loin de fantasme des censeurs asensoriels. par Cécilia Jauniau |
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mardi 29 juillet 2025
Soul’s vibesDans Soul’s Vibes, Suzie Skeuden explore le langage du corps comme territoire sensible. Entre duplications de soi et fusions délicates avec la matière ou le paysage, elle compose des images intimes, où l’identité devient mouvement. Une série où l’on ne se regarde pas pour se figer, mais pour se traverser. par Suzie Skeuden |
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lundi 28 juillet 2025
Azov HorizonsLa mer d’Azov m’est apparue dans un éclat de lumière. Dans mes souvenirs de ce premier été russe, des reflets mauves miroitent sur une eau turquoise, les derniers baigneurs, portés par les hauts-fonds, conversent debout à une encablure de la plage, les grillades diffusent déjà des panaches de fumée odorante et les verres de vodka sonnent le glas d’une après-midi ensoleillée. par Patrick Wack |
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lundi 28 juillet 2025
Bons baisers de HalsnøyL’humain, de tous temps, a voyagé. Souvent pour chercher sa nourriture, mais aussi, dans bien des cas, par simple curiosité de la découverte. Ainsi, quelques siècles avant notre ère, Pythéas partit vers les terres nordiques de Thulé depuis Marseille. Voyage certainement long, éprouvant, mais plein de rencontres et de nouveautés. 2300 ans plus tard, Richard Petit suivit les traces de cet illustre ancêtre en se rendant à Halsnøy en Norvège. par Frédéric Martin et Richard Petit |
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lundi 28 juillet 2025
Lumière et infiniAu sein de la commanderie pluriséculaire des chevaliers hospitaliers de Saint-Jean, dans ses salles petites ou grandes et parmi tout un tas d’œuvres néoclassiques, modernes et contemporaines, Béatrice Helg a disséminé divers fragments du Multivers, et par là de l’Hyperespace, sous la forme de plaques sombres ou tachetées et de disques d’ambre jaune se détachant sur un fond de particules explosives, ou bien de nuages d’hydrogène moléculaire, ou bien encore d’un vide tout dégoulinant des atomes de Démocrite. par Denis Schmite |
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dimanche 27 juillet 2025
Les mots qu’elles eurent un jourUn groupe de femmes rassemblées, très proches et très tactiles, donnant l’impression d’une grande proximité, parlent avec animation mais, étrange impression, on n’entend aucun son. Est-ce un film muet ? Ce serait négliger l’indice, très tenu, que Raphaël Pillosio a inséré dans ce début de film : un claquement, un bruitage… il ne s’agit donc pas d’un film muet et qui donc sont ces femmes dont nous partageons un bref instant, comme par effraction, l’intimité ? par Anne Marie Poucet |
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dimanche 27 juillet 2025
Quelques avatars du Petit MaîtreDans ce chef-d’œuvre ahurissant englobant sa vie, ses amours, ses amitiés, ses penchants et construit comme un pont entre sa gravure et sa peinture, l’artiste réalise son entreprise majeure : un paysage devenant conte, l’épique panorama de sa vie où le spectateur halluciné prend l’ampleur d’un travail artistique avec son infinité copulatoire. Oui, Georges Rubel est un mélangiste ! Il prône la caresse de l’œil, le toucher sensible du papier-peau, la légère douleur où le point du jour flétrit la nuit. par Gilles Desrozier |