mardi 29 juillet 2025

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image du corps

Corps

Gisèle Nedjar, Brigitte Olivier, Nicolas Fremiot

, Nicolas Fremiot

Un dialogue multiple sur le corps et une réflexion sur notre rapport au monde, aux autres, à nous, entre nous, et sur la chair et l’âme.
Où il est question de mise à nu et de filiation,
Une embrassade à l’être chair, aux êtres chair-e-s


 

Nicolas Fremiot
 
Toutes les semaines, nous nous donnions rendez-vous.
Toutes les semaines le même cadrage.
Toutes les semaines le même triptyque.
Toutes les semaines, Isabelle a posé, telle une Venus.
Où que nous nous trouvions, nous avions aussi RDV avec notre enfant.
Toutes les semaines, nous avions RDV avec l’évolution, la transformation et la naissance.
Puis après 35 semaines de gestation-interrogation-confrontation-haptonomie-attente, Nils est né dans l’eau le 13 décembre 1999.
Le temps a fait œuvre.
25 ans après, l’hommage à l’ode de la vie est présenté au monde.
Une embrassade aux êtres chers.

 


 
Gisèle Nedjar
 
Les images de Gisèle Nedjar offrent une réflexion multiple sur le corps et son rapport au monde sensible. Elle y aborde, via différentes approches techniques photographiques, la question de l’être et de son intimité.
La série Paysages anatomiques invoque la part mystérieuse et invisible du corps. Empruntant à l’imagerie médicale sa plongée exploratoire, elle y révèle une autre imagerie : cosmos, animale, minérale, végétale...
La série Révélation latente revisite le photogramme : les corps, couchés sur le papier, y déposent leurs empreintes chimiques et lumineuses. L’ombre de la chambre noire où ils se couchent sous un faisceau de lumière rejoue la grotte des premières empreintes pariétales.

 

Brigitte Olivier
 
Chairs parents
Double paysage humain, ce diptyque se tient dans l’intimité d’une partie des corps et de leur inscription à travers le temps.
L’image, près de la matière organique de la chair et de l’enveloppe de la peau, évoque les failles non seulement du vieillissement mais les marqueurs des parcours de vie. Comme une géométrie variable propre à chacun, de la texture profonde et intériorisée ressurgit un sens des destinées parfois fatales et brutales.