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mercredi 29 août 2018
Faute d’ÉdenUne plate-forme surplombe deux énormes cuves. En arrière-scène improvisée, sur une grande toile noire a été grossièrement peinte au Blanc de Meudon la forme incertaine des deux corps. par Sylvie Roques |
Dispositif articulant des programmes hétérogènes, un appareil permet la manipulation d’objets ayant des propriétés analogues à celles du monde ordinaire. C’est « un jouet simulant la pensée ».
Vilém Flusser
Un appareil est un dispositif simple ou complexe articulant entre eux des programmes hétérogènes qui ont pour objectif d’agir sur la réalité et pour effet d’en transformer les modes de perception.
L’appareil photographique est la matrice de tous les appareils. L’ordinateur est un dispositif assurant à la pensée humaine la possibilité de se décharger de certaines fonctions. Les appareils entraînent des effets de rétroactions qui emportent les concepteurs et les utilisateurs dans une mutation matérielle et psychique dont aucune conséquence ne peut être prévue à long terme.
L’univers textuel sous l’assaut des algorithmes (concept pratique, traduisant la notion intuitive de procédé systématique, applicable mécaniquement, sans réfléchir, en suivant simplement un mode d’emploi précis) des programmes se transforme en un univers visuel rétroagissant sur tous les aspects de la perception et de la pensée.
Les langages de programmation permettent aujourd’hui la manipulation de structures et d’objets ayant des propriétés et des comportements analogues à ceux du monde ordinaire.
Selon la formule de Vilém Flusser, un appareil est « un jouet simulant la pensée ».
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mercredi 29 août 2018
Faute d’ÉdenUne plate-forme surplombe deux énormes cuves. En arrière-scène improvisée, sur une grande toile noire a été grossièrement peinte au Blanc de Meudon la forme incertaine des deux corps. par Sylvie Roques |
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mercredi 29 août 2018
La honte, un sentiment originaire ?C’est un mot tout à fait singulier que celui de honte. Il est au cœur de récits fondateurs celui qui désigne un sentiment qui survient suite à un acte, une action, un geste dont l’impact est tel sur l’un ou l’autre des acteurs qu’il creuse sous ses pieds comme un abîme sinon terrifiant du moins insupportable. Il désigne aussi au cœur de chaque homme un sentiment dont on a l’impression qu’il était là avant nous, qu’il précède en quelque sorte les expériences vécues qui pourront le faire naître. par Jean-Louis Poitevin |
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mercredi 29 août 2018
Création, Pulsion et CorpsCréation, Pulsion et Corps explore ce qui fonde la performance réalisée par Eun Young Leepark « Cris souffles » lors de la rencontre artistique « Corps encore », Roubaix, 2018. par Eun Young Leepark |
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mercredi 29 août 2018
Séquences au paysage criéCrier encore en croyant savoir que c’est vers la ligne de crête qui étire ses dents sur le versant acosmique du rêve pour rejoindre le désastre de rêver le rêve du lointain qu’on convoque qui s’approche vient repart revient s’efface par Jean-Louis Poitevin |
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mercredi 29 août 2018
Attraction/RépulsionApproche symbolique d’une installation de l’artiste belge Laurence Dervaux relative à la quantité de sang pompée par le cœur humain, œuvre de la collection de la Province de Hainaut et du Bps22. par Laurence Dervaux |
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mercredi 29 août 2018
Corps à corpsL’intervenante-performeure se lève de sa chaise située derrière la table de conférence. Elle tient dans ses mains une ramette de feuilles de papier de format A4. Elle fait quelques pas vers l’auditoire et se dirige à sa gauche. À cet endroit, l’espace est libre. Elle sort une feuille de l’ensemble et la dépose au sol. On peut voir l’image de la tête d’une statue romaine d’Aphrodite [1]. Elle se place devant la table, face au public, et commence à lire un extrait de la pièce Le Somnambule de Gao Xingjian, sans en indiquer la référence. par Simona Polvani |
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mercredi 29 août 2018
À fleur de peauLa peau, à la fois matière et réseau, interface relationnelle et contenant individuel, imprime, partage, cartographie, nous place dans une alternance fusion-scission, nous tisse aux différents mondes du dehors et du dedans. par Maria Clark |
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mercredi 29 août 2018
Corps, Rituel et temporalitéLe travail de Matthew Barney River of Fundament (2014), basé sur Ancient Evenings, le roman de Norman Mailer, se joint à un opéra de cinq heures et demie de film et performances réalisés sur une période de sept années et à l’installation d’une série de sculptures dans l’espace d’une galerie. par Angélica Maria Alves de Carvalho |
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mercredi 29 août 2018
Est-ce réel ? : Corps (méta)physique, icônes et transmutationL’image numérique, que je rapproche davantage de la peinture que de la photo, me permet de représenter d’une manière crédible mes obsessions concernant la perception d’un monde se situant au-delà du sensible. Dans celle-ci le corps/monde est une allégorie de la représentation. par REED 013 |
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mercredi 29 août 2018
Quand le sujet se barreUn document garde l’enforme d’un autre. Un corps garde l’enforme d’un autre. Nous observerons dans l’art contemporain cette dilatation du sujet et du corps à partir de trois dispositifs et projets artistiques. Dans la vidéo To be continued [2] de Sharif Waked, un martyr kamikaze [3] filmé dans le protocole suicidaire lit Shéhérazade à la place du Coran. Ryan Trecartin et Lizzie Fitch, deux jeunes artistes post-internet, proposent un véritable techno-nomadisme des identités et des corps : toute vie érotique se présente comme artificielle dans une autre psychologie et une topologie des masques. Quant à Vincent Macaigne, les excès de corps poursuivent leur route pour nous sortir de notre anesthésie actuelle politique, affective, libidinale, érotique, etc. On déboulonne tous les fétiches sur scène pour boire une bière. par Diane Watteau |