Société

La société est la forme que prend la « conscience de soi » de groupes humains. Elle est l’image « imprésentable » de l’homme lorsqu’il s’efforce de comprendre en quoi et comment il appartient à un ensemble plus vaste qui l’englobe et le détermine.

Groupe d’humains formant communauté, « la » société s’est globalisée au point d’être, sous certains aspects, devenue planétaire. Pourtant, cette société planétaire est elle-même composée d’une infinité de sociétés. Chaque « société » existe selon des modalités diverses et entretient avec toutes les strates temporelles qui constituent l’histoire humaine des relations différenciées.
Identité, aliénation, culture, droit, universalisme, langues, la société est le domaine où se forme le sens, qui, selon Marc Augé, est « la relation entre les uns et les autres, entre l’un et l’autre, en tant qu’elle est pensable, pensée, représentée et éventuellement instituée ».
Au cœur du fonctionnement des sociétés, on trouve la question de la croyance et de la formation du sens, c’est-à-dire celle des récits et des mythes, des fictions, qui leur permettent de « tenir ». La société est la forme que prend à un moment donné la « conscience ». Elle est l’image « imprésentable » de l’homme individuel, culturel et générique lorsqu’il se projette comme appartenant à un ensemble plus vaste.

dimanche 6 octobre 2024

Longwy était…

La photo est l’art de l’imparfait.
On ne photographie que du passé, et les images que l’on regarde nous parlent d’instants qui ne cessent de s’éloigner du présent.

par Martial Verdier

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lundi 29 juillet 2024

FLTUTE s02 

Pendant que le monde regarde avec envie et plaisir la capitale que j’ai quittée il y a quelques semaines, je visite le monde. 
Je suis parti nulle part, moi aussi, sans savoir où je vais, sur une ligne, sur un fil à tisser. L’espace pour le faire est ténu. On a peur d’y aller. Pourtant, il est là, bien solide. Le sauvage est certainement plus solide que l’artificiel programmé pour une obsolescence rapide. Le sauvage pousse partout s’il a le temps de trouver un chemin, une tangente. Il faut aller vite et lentement. 

par Guillaume Dimanche

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lundi 29 juillet 2024

C’est du jazz latino 28 (Pérou)

En matière d’art, de musique et de jazz latino, un certain nominalisme est inévitable et nous dirions même souhaitable. Nous parlons de phénomènes culturels, de mélanges, de frontières poreuses, d’instances et de processus de légitimation, d’artification, d’expansion. Où finit le jazz et où commence le jazz latino ? Où finit la musique latine et où commence le jazz latino ? Ce ne sont pas des questions, à notre avis, qui soutiennent des réponses essentialistes. Ces réponses et réactions émergent, elles tentent de s’imposer, mais l’activité artistique les laisse derrière elle et ce que nous appelons l’art et la culture continue son cours indépendamment des politiques, des idéologies.

par Pedro Alzuru

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lundi 1er juillet 2024

Filer les Tangentes S-2 E-0

Les ami.e.s
Le 4 juillet je pars
Les temps étaient déjà un peu étranges étrangers perturbés déréglés
Depuis plus de trois semaines ça s’est un peu accéléré précipité on ne sait pas quels mots utiliser
Partir en solitaire faire un tour d’Europe à la rencontre de l’inconnu voisin en Belgique aux Pays-Bas au Luxembourg en Allemagne en Autriche en Slovénie en Italie en France aussi
À bicyclette trois mille huit cents kilomètres

par Guillaume Dimanche

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dimanche 2 juin 2024

Filer Les Tangentes

Été 2023, j’ai entrepris une trace, tendre un fil à travers l’Europe à vélo. En partant du Parc Naturel de l’Albufera au sud de Valéncia, je me suis arrêté à cause d’une fracture de clé de l’épaule en tentant un passage sur la crête de Vimy. Une ligne de front de trois années jusqu’en 1917. Sur les 1800 kilomètres roulés, j’ai enregistré des photographies et écrit des textes chaque jour chaque soir.

par Guillaume Dimanche

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dimanche 2 juin 2024

Les pensées de Michel

Michel a 55 ans, une vie plutôt banale dans une ville quelconque où il exerce un travail de fonctionnaire normal. Mais, depuis tout petit, Michel est différent. Il pense beaucoup, si bien que ses pensées l’obsèdent et le rendent socialement maladroit. Un jour pourtant, il se réveille et ne parvient plus à penser. Il s’embarque alors dans une aventure pour retrouver sa tête, mais à quel prix ?

par Manolita

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vendredi 1er décembre 2023

Aller plus loin

Trois livres pour compléter ce dossier sur les artistes marcheurs

par Françoise Lambert

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mercredi 1er novembre 2023

Israël et Palestine

Pourquoi et qu’est-ce qui me motivait ? Ces questions reviennent en boucle par tous ceux que j’ai rencontrés, en France et là-bas.
Oui pourquoi ? Parce que je voulais pouvoir aller à Gaza, mais je ne pouvais pas le dire. C’est un immense tabou. Je ne savais pas comment faire, mais c’était surtout cela qui me motivait.

par Patrizia Di Fiore

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mercredi 1er novembre 2023

On Va Vous en Mettre Plein les Yeux

Francesca Dal Chele est une voyageuse et une exploratrice du Moyen-Orient. Elle a découvert la Turquie, les gens, les paysages, les villes, elle a cherché l’esprit de cette porte entre l’orient et l’occident, puis elle a rayonné. Avec sa nouvelle série entre Doha et Abu Dhabi, elle se consacre à ces villes construites dans le désert.

par Francesca Dal Chele et Martial Verdier

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mercredi 1er novembre 2023

Appâts feutrés ou les merveilleuses images

Rien ne fait que le réel s’épuise dans les mots, ils ouvrent à l’ignorance. C’est pourquoi tant d’auteurs s’y vautrent, préférant la nostalgie à l’hors de portée de l’image. Car le logos est toujours débordé par le monde qui l’entoure.

par Jean-Paul Gavard-Perret

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