Christian Ruby

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Philosophe, adhérent de TK-21, membre du comité de rédaction de Raison Présente, de l’ADHC (association pour le développement de l’histoire culturelle), ainsi que de l’Observatoire de la liberté de création. Il vient de publier :
La fécondité du vide, MkF Éditions, Paris, 2024.


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dimanche 2 mars 2025

L’adresse de l’œuvre d’art à n’importe qui, aujourd’hui ?

Il est important de noter que l’usage du terme « public » concernant les arts, fixé dès l’aube de la modernité avec son usage politique, fait l’objet de modifications constantes depuis les mutations artistiques du XXᵉ siècle. Mais pas uniquement du fait des œuvres nouvelles (performances, installations, œuvres à protocoles, multi-médias…). Ses usages sont aussi fonction des mutations sociales et scolaires, et donc aussi des orientations politiques de ceux qui en parlent. Le problème est que de nombreux usages se réduisent souvent à vouloir « conquérir du public », « attirer du public », etc., toutes versions qui traitent du public de manière quantitative. Pourtant, il est possible d’envisager cette question du public autrement.

par Christian Ruby

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dimanche 2 février 2025

Y a-t-il un spectateur sans corps ?

… mais s’il y a un(e) spectateur·trice sans corps, comment le public d’art fait-il corps et quel corps ? C’est la question à laquelle tente de répondre le volume d’analyses dirigé par Bruno Trentini, intitulé Le corps spectatoriel à l’épreuve (2024, Bordeaux, Le Bord de l’eau), par ailleurs accompagné d’un autre volume, Le corps à l’œuvre, créer, vivre, interagir (Ibidem), dirigé avec Paul Dirkx et Jeanne E. Glesener.

par Christian Ruby

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vendredi 27 décembre 2024

Le périlleux exercice public de l’art

Par la série d’articles que je publie dans TK 21 autour du travail d’un ou d’une artiste, mon objectif est, après rencontres et discussions, de décrire et de commenter pour le public un certain nombre de propositions artistiques dans le contexte qui est le leur, et de tenter de susciter et de multiplier les relations qui peuvent se tisser entre les créatrices/eurs, les artistes et les publics des expositions, les citadin(e)s et la ville lorsqu’il s’agit d’art public.

par Christian Ruby et Jean-Christophe Nourisson

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dimanche 1er décembre 2024

Résistances

À Lille, le 3 novembre 2024, sous l’égide de l’association CitéPhilo, s’est déroulée une séance de réflexion et de débat portant sur le thème : Résistances de l’art contemporain, ce dernier étant pensé sous les espèces des arts plastiques.

par Christian Ruby

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dimanche 6 octobre 2024

L’activité du vide en architecture III/III

Ce que montre l’anatomie du vide en architecture et urbanisme, telle qu’elle est proposée dans ces articles, ce n’est finalement pas seulement que le vide n’est pas toujours motif d’angoisses. C’est qu’il est même heureusement constitutif de nos existences et de nos activités. Cette analyse souligne aussi que parler d’architecture et de vide implique des descriptions nécessaires, même si selon Stefan Zweig : « Rien n’est moins aisé à décrire que le vide ». Et ce n’est pas tout. Elle implique une leçon éthique et politique, à savoir que l’architecture propose de délimiter sans s’enfermer sur soi, d’identifier sans borner, de disposer sans figer, d’imaginer sans imiter, et se fait par là critique de projets qui négligent la Polis (la cité), sans en faire l’unité par excellence de l’espace social. En un mot, l’architecture et l’urbanisme prouvent la fécondité du vide, ainsi que nous l’étudions dans notre ouvrage : La fécondité du vide [1].

par Christian Ruby

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lundi 29 juillet 2024

L’activité du vide en architecture II/III

Pour qui ne serait pas convaincu de l’intérêt de se pencher sur la question du vide et de faire du vide une question centrale, notamment dans une réflexion culturelle, rappelons que nous avons récemment et collectivement vécus très concrètement les effets du rapport plein/vide durant une pandémie. Le vide d’activités durant un mois, et la pratique de la distance vide entre les habitantes et habitants, ont contenu la diffusion d’un virus, tout en obligeant à repenser l’interdépendance et la vulnérabilité partagée des êtres humains, au point que cette dimension d’une fonction du vide maintenait bien l’essentiel : faire de nous des êtres conscients de relations irréductibles au fonctionnel. Notre approche des linéaments d’une anatomie du vide en architecture et en urbanisme nous y reconduit.

par Christian Ruby

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lundi 1er juillet 2024

L’activité du vide en architecture I/III

Les humains ne devraient pas avoir d’angoisse du vide puisqu’il leur offre mille moyens de déployer des formes d’existence et des actions. Son importance, sous considérations négatives ou positives, se reconnaît dans des domaines aussi variés que la cosmologie, la théologie, la philosophie, l’anthropologie et les différentes pratiques artistiques, au bas mot.

par Christian Ruby

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samedi 1er juin 2024

L’éclat du cri

Que l’on parle beaucoup du cri ou de cris ces derniers temps, cela nous renvoie à l’état des rapports sociaux et à des formes d’indignation et de dissentiment. Mais que les artistes s’emparent du cri, c’est déjà une autre dimension qui entre en jeu. Et qu’un artiste et un philosophe se rencontrent pour élaborer une conversation artistico-philosophique de et du cri, c’est extrêmement rare. En voici pourtant une forme jouée à Marseille entre l’artiste Jérôme Grivel et le philosophe Christian Ruby.

par Christian Ruby

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mardi 30 avril 2024

Promenade parmi les mille fantômes des musées

Méfions-nous des illusions qui consistent à croire que la réactualisation des musées est une simple affaire de technique. La plupart des commentaires portant sur les expositions immersives soulignent que ce type de muséalisation « implique le visiteur dans l’expérience et cette simple implication stimule son attention, de manière efficace ».

par Christian Ruby

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lundi 1er avril 2024

Des socles, du vide

Qui n’a remarqué, au long de ses déambulations urbaines, ces nombreux socles vides de statues ou d’œuvres d’art public, type IIIe République, proposés, malgré tout, au regard des passants dans les lieux publics les plus fréquentés ?

par Christian Ruby

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