Jean-Paul Gavard-Perret


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lundi 31 mars 2025

Miguel Abensour et Levinas

Miguel Abensour fait figure de philosophe politique majeur des temps contemporains. Retour sur une œuvre où l’ordre politique est réinscrit dans l’épaisseur historique de ses origines théologiques, et où les notions de « dispositif », de « commandement » et de « destitution », infusent largement pensées et pratiques politiques radicales contemporaines.

par Jean-Paul Gavard-Perret

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lundi 31 mars 2025

Plinthes de la philosophie

Devenant une sorte de Sophie Calle, mais en plus littéraire, la docte Marianne Alphant se bat avec la poussière. Il y a donc là de l’action, des prospectives de programmations où se mêlent bien des torsions de réminiscences, regard où arpenter les pièces de son appartement une croisade au sein d’une architecture certes parisienne — mais pas que.

par Jean-Paul Gavard-Perret

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samedi 1er mars 2025

Cécilia Jauniau, celle qui fascine et qui tue

Cécilia Jauniau a étudié la peinture et les arts plastiques à l’Université Paris 8 puis au Queen’s College de New York. Elle y a découvert la photographie et plus particulièrement le portrait et le nu féminin. Pour autant elle n’est pas à proprement parler féministe. Elle s’attache à des individus, à des personnalités.

par Jean-Paul Gavard-Perret

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samedi 1er mars 2025

Ann Sexton : matrice et puissance

En une suite de cadrages, de décadrages et de superpositions d’images, Anne Sexton renonce à toute ornementation. Elle tranche dans le vif : toutes les filles sont pour elle les descendantes de Marie et du Christ mais les quitte car trop placées « dans le derrière de dieu » et ce, même si des « fossoyeurs attendent » celle dont l’âge avance — même si elle était encore jeune.

par Jean-Paul Gavard-Perret

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dimanche 2 février 2025

Les plaisirs « coupables »

Clarice Lispector se situe de l’autre côté du roman. Elle a écrit contre ce dont elle se souvenait afin d’écrire la fiction pour un nouvel usage.

par Jean-Paul Gavard-Perret

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dimanche 2 février 2025

Chroniques et biotope des folies d’un artiste sage

Avec « Supports-Surfaces » dont il devint le gourou, Daniel Dezeuze, reconnu alors par la revue « Tel Quel », contribua à casser l’immobilité de la surface quitte à la retourner par tout ce qui devint mobile. Une pensée, que certains jugèrent incomplète, trouva son énergie en ramifications, réensemencements, pour donner à l’art sa complexité. Bref, Dezeuze devint sulfureux, porteur bien plus que devenir le flambeur porteur d’une plainte contre x. Il trouva un langage plastique puis son écriture en des confrontations face aux connaissances acquises.

par Jean-Paul Gavard-Perret

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vendredi 27 décembre 2024

Quand les loques interloquent

L’art, chez Marie Bauthias, possède deux qualités essentielles et rares : il n’est ni narcissique ni ostentatoire. Il travaille certains types d’effacements. En eux réside un questionnement majeur au moment où les œuvres ne se donnent pas du côté du beau, du décoratif, bref, de la facticité.

par Jean-Paul Gavard-Perret

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vendredi 27 décembre 2024

Carré ment : « Scénarios » de Godard

Preuve d’abord que la cinéphilie, eu égard à Godard n’est jamais loin ; elle rôde et se trompe : mais émettre le nom d’un tel réalisateur fondamental, c’est évoquer une idée d’images, des idées de l’image qui s’imposent. Comme un Fantômas à la Louis Feuillade qui a envahi et enjambé non seulement Paris mais le cinématographe, de Godard jaillirent ses nécessaires vindictes. Un tel créateur n’a pas limité le cinéma à des marivaudages d’un côté et à de l’image vérité de l’autre. Est-ce seulement encore possible de comprendre de manière synthétique son œuvre et son histoire générale ?

par Jean-Paul Gavard-Perret

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dimanche 1er décembre 2024

Le réel où l’on se cogne

Le poète Jean-Michel Mau­bert crée ce qui devient une rhap­so­die avant d’être un cal­cul. Il bou­le­verse l’œil du lecteur, et donne la beauté sans visage de Sophie Patry en ses selfies. Elle y est nue, mais déro­bée.

par Jean-Paul Gavard-Perret

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dimanche 1er décembre 2024

Parfum de f(l)amme

« L’écriture est mon espace imaginaire » avoue Marie-Laure Degoit. Et par elle, la poésie change de cap. Elle devient une école de perversité, d’obscénité et d’humour. Bref, l’auteure s’amuse avec les stéréotypes tout en usant (abusant ?) d’une poésie fractale. Elle ose tout sous prétexte d’un plaisir dit « premier » et avec un penchant très net pour le merveilleux.

par Jean-Paul Gavard-Perret

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