Jean-Paul Gavard-Perret


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jeudi 1er octobre 2026

La solitude des femmes

Avec « C’est à toi, c’est à moi : sept portraits relationnels », FOTOHOF présente un aperçu du travail de la photographe autrichienne Mafalda Rakoš. Au cœur de ses projets, dont la plupart se déroulent sur de longues périodes, se trouvent des questions qui émergent d’un mode de regard sur le monde à la fois photographiquement documentaire et anthropologiquement investigateur. Le portrait sert de point de départ esthétique et médiatique récurrent pour des expériences artistiques qui explorent le potentiel de la photographie à s’engager avec des discours sociaux complexes.

par Jean-Paul Gavard-Perret

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jeudi 1er octobre 2026

Le Sadisme de Bettencourt

Pierre Bettencourt a écrit : « J’ai vu très tôt que la vie sans humour n’était pas possible. J’avais seulement sept ans quand j’ai perdu ma mère. C’était comme si le ciel avait disparu, plus rien n’existait. Elle allait faire des cures à Davos et, une année, elle n’est pas revenue. Cela a été pour moi un drame absolu qui, d’une certaine façon, me poursuit et continuera à me poursuivre jusqu’à la mort ». Ce drame n’a pas quitté celui qui né en 1917 est mort en 2006 dans l’indifférence.

par Jean-Paul Gavard-Perret

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jeudi 30 juillet 2026

La consolatrice

Ecrivain et poète, vidéaste et réalisateur, Frank Smith poursuit ses pratiques artistiques de « guérillas poétiques » afin de produire une œuvre où livres, films, performances et installations font alliance. Créateur du « Bureau d’investigations poétiques » il explore jonctions et disjonctions entre poésie, politique et image.

par Jean-Paul Gavard-Perret

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samedi 4 juillet 2026

Les Elles du Desir

Avec Colette Deblé les cycles font un écart et les vieux évangiles ne se ferment plus en cercle. La chaîne de la genèse est emportée dans la turbulence. Résoudre une énigme ce serait être Oedipe ou le meurtre ou le manque. Alors il convient de rompre les visions légendaires - entendez enfantines - il convient de transporter l’air au dessous de la mer là où les théories ne disent rien qui vaille.

par Jean-Paul Gavard-Perret

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samedi 4 juillet 2026

D’un livre, l’autre : l’Incompossible

Tandis que je me trouvais à mon bureau, penché sur mon écran, entouré de mes livres, j’avais la sensation singulière que ma fille, son espiègle et bienveillant petit fantôme, se tenait derrière moi, épiant par-dessus mon épaule ce que j’étais en train d’écrire et, avec moi, s’enchantant de la vieille histoire que si souvent nous avions racontée ensemble. Comme si, ayant maintenant changé de rôle, pareille à Peter, flottant dans le vide, de l’autre côté d’une immatérielle fenêtre fermée derrière laquelle je n’aurais pas pu la rejoindre (Philippe Forest).

par Jean-Paul Gavard-Perret

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samedi 30 mai 2026

L’outre voir

Cécilia Jauniau s’attache à des individus, à des personnalités. Elle a étudié la peinture et les arts plastiques à l’Université Paris 8 puis au Queen’s College de New York. Elle y a découvert la photographie et plus particulièrement le portrait et le nu féminin.

par Jean-Paul Gavard-Perret

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samedi 30 mai 2026

Toilettes intime

La photographie érotique peut aborder le « charme » de bien des manières mais ici, elle part du corps, des manques de l’être, de ces trous béants où circulent les émotions que sa simple « enveloppe » ne peut contenir.

par Jean-Paul Gavard-Perret

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dimanche 3 mai 2026

L’œuvre et son syndrome

Sans le savoir — ou presque — James-Matthew Barrie a créé par Peter Pan non seulement un mythe mais un syndrome. Il fut d’ailleurs victime de son personnage. Le fils préféré de sa mère, David, qui avait à peu près le double de son âge — 13 ans — mourut lorsque le futur auteur n’avait pas encore sept ans. Il essaya de le remplacer dans le cœur de sa mère, allant jusqu’à s’habiller avec les vêtements du défunt pour s’identifier à lui.

par Jean-Paul Gavard-Perret

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dimanche 3 mai 2026

La leçon du langage

Dans les « Histoires de Samora Mâchel », il ne s’agit pas de saccage ni de destruction, mais d’un retour dans une forme d’exaltation et d’une paradoxale résurrection. D’autant que Pierre Guyotat était habité par l’Histoire, celle des sociétés et des corps, comme par celle de la langue. 

par Jean-Paul Gavard-Perret

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samedi 4 avril 2026

Magie du temps presque arrêté

Les photographies qui ont le plus ému Alessandro Vasapolli sont celles de Robert Capa à Omaha Beach le 6 juin 1944. Pour le photographe italien ces images survivantes — floues, chaotiques — transmettent la terreur et l’humanité de ce moment avec une intensité incomparable. Il a toujours admiré le courage de Capa : il se tenait dans l’eau, sous le feu, pour montrer ce que le monde ne pouvait voir.

par Jean-Paul Gavard-Perret

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