Images

Surface signifiante, animée, pixellisée ayant envahi les écrans et les cerveaux, l’image est devenue aujourd’hui un opérateur perceptif et cognitif.

Une image est une surface signifiante sur laquelle apparaissent des éléments, lignes, couleurs, formes diverses, qui entretiennent des relations ne relevant pas de la logique verbale et textuelle, mais d’une dimension « magique ». Fixe pendant des millénaires, l’image s’est animée avec l’invention du cinéma. Depuis l’invention de la vidéo et des appareils numériques elle ne peut plus être perçue comme analogique. Définie par les programmes des appareils, elle n’est plus qu’une organisation transitoire de pixels qui oscille entre émergence de manifestation visuelle offrant à la vision humaine des éléments reconnaissables et disparition ou brouillage de ces mêmes éléments. Tout a lieu en permanence sur les écrans de la planète. Multipliée à l’infini, elle envahit la réalité et les cerveaux comme une hallucination continue. Prenant la place du texte dans le champ élargi de la connaissance, elle est devenue un opérateur perceptif et cognitif.

dimanche 1er mars 2026

Les repas photogrammiques

Dans ces représentations des Repas pour l’anniversaire du centre culturel Saint-Exupéry de Reims, les 120 convives sont invisibles. Ils sont hors-champ, au-delà du visible, telles les ombres projetées hors de la caverne de Platon. Seules leurs traces apparaissent sur les « nappes photographiques ».

par Bertrand Alberge

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dimanche 1er mars 2026

D’où vient ce bruit à l’horizon ?

En Anatolie, dans la périphérie d’Istanbul ou dans la zone de Tarlabaşı, les images de Francesca Dal Chele bruissent des sourdes convulsions de la modernité globalisée, du tumulte des tissus humains et urbains broyés dans l’étau sauvage de l’économie libérale, du fracas des vies abîmées.

par Jean-Marie Baldner

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dimanche 1er mars 2026

Art Régénéré

Rui Prazeres, quel est le moteur qui anime votre créativité ?

par Rui Prazeres

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mardi 3 février 2026

De la photographie du cadavre à l’éternité virtuelle 1/5

Les photographies parlent de la mort à chaque étape : faire-part, portrait post-mortem, funérailles, cimetière... réseaux sociaux. Depuis la seconde moitié du XIXe siècle, la photographie et la mort ont été intimement liées. Photographies des morts -vivants- pour le faire part, la cérémonie et la tombe. Photographies des morts -morts- pour les familles et les portraits post-mortem. Certaines de ces pratiques ont disparu au cours du XXe siècle, d’autres ont évoluées et/ou se sont transformées au XXIe siècle, notamment avec l’apparition d’internet, du smartphone et des réseaux sociaux.

par Irène Jonas

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mardi 3 février 2026

Quatre portraits

Deux poupées, un grand chauve et puis l’égarée. 
Quatre portraits.

par Dunia Ambatlle

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mardi 3 février 2026

Mémoires interdites

Il arrive qu’on trouve sur un banc public, sur la table d’un restaurant, sur le rebord d’une fenêtre, sur le siège arrière d’un taxi, ou dans tout autre lieu plus insolite, un livre abandonné.

par Jean-Pierre Brazs

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mardi 3 février 2026

De Skagen à Narva

De prime abord ce furent des notes visuelles, au même titre que des enregistrements ou collectes d’objets comme tout ethnologue ou sociologue, qui fut le métier d’Irène Jonas. Avec le temps la part d’esthétique a pris le pas sur le documentaire de la chercheuse. Ce qui n’était qu’un cliché d’observation s’est rapidement transformé en une image, puis élaboré en composition. Et même s’il n’y a pas de mise en scène orchestrée, l’image narrative, la subjectivité de la photographe s’imposent désormais, assumées par un cadrage, par le grain accentué, et par la peinture à l’huile appliquée sur les tirages noir et blanc venant transfigurer l’ensemble.

par Christine Ollier et Irène Jonas

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lundi 2 février 2026

La transcen-dance visible du sens

L’œuvre écrite de Julia Rhizoma est un événement de « transcendance visible », du signe, du mot, du nombre, de la matière.
Le cours de l’œuvre ouvre ses chemins ininterrompus en courbant et en stratifiant l’espace dans la répétition de son signe rhizomatique, figurant une idée — dont l’étymologie grecque « idein » signifie « voir » — de l’indéfini. Le sens du mot se dissout dans la trame des signes qui, en se concentrant, en s’étendant, en évoluant, en se transformant, transcende la textualité historico-culturelle réécrite et sursignée dans des palimpsestes orbitaux de mots et de contre-mots.

par Franco Cipriano et Julia Rhizoma

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lundi 2 février 2026

La visibile trascendenza del senso

L’opera scritturale di Julia Rhizoma è un evento della ‘trascendenza visibile’, del segno, della parola, del numero, della materia.
Il corso dell’opera apre i suoi sentieri ininterrotti curvando e stratificando lo spazio nella ripetizione nel suo segno rizomatico, figurando una idea (l’etimo greco “idein” dice ‘vedere’) dell’indefinito. Il Senso della parola è dissolto nella trama segnica che nel suo concentrarsi, distendersi, evolversi, tramutarsi trascende la testualità storico-culturale riscritta e sovrasegnata in orbitanti palinsesti di parola e contro-parola.

par Franco Cipriano et Julia Rhizoma

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lundi 2 février 2026

I’ll never be like you

Un travail centré sur l’acte même de création et de destruction, ainsi que sur l’intensité du moment où ces gestes s’enchaînent.

par Minseo SHIN

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