Images

Surface signifiante, animée, pixellisée ayant envahi les écrans et les cerveaux, l’image est devenue aujourd’hui un opérateur perceptif et cognitif.

Une image est une surface signifiante sur laquelle apparaissent des éléments, lignes, couleurs, formes diverses, qui entretiennent des relations ne relevant pas de la logique verbale et textuelle, mais d’une dimension « magique ». Fixe pendant des millénaires, l’image s’est animée avec l’invention du cinéma. Depuis l’invention de la vidéo et des appareils numériques elle ne peut plus être perçue comme analogique. Définie par les programmes des appareils, elle n’est plus qu’une organisation transitoire de pixels qui oscille entre émergence de manifestation visuelle offrant à la vision humaine des éléments reconnaissables et disparition ou brouillage de ces mêmes éléments. Tout a lieu en permanence sur les écrans de la planète. Multipliée à l’infini, elle envahit la réalité et les cerveaux comme une hallucination continue. Prenant la place du texte dans le champ élargi de la connaissance, elle est devenue un opérateur perceptif et cognitif.

lundi 21 novembre 2011

Vivre avec l’eau

C’était il y a un siècle. La Seine débordait et Paris était inondé. Depuis, on attend que se reproduise la crue du siècle. Mais les probabilités étant ce qu’elles sont, la prochaine crue n’a pas eu lieu. Du moins pas durant le siècle qui vient de s’écouler et qui maintenant nous sépare de ce moment à la fois fabuleux et tragique qui vit Paris englouti sous les eaux. Enfin presque.

par Hervé Bernard et Jean-Louis Poitevin

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mardi 18 octobre 2011

L’autre du regard

Note sur Spring Snow, une photographie de Jeff Wall d’après la fin du chapitre 34 de Neige de printemps, premier roman de la tétralogie La mer de la fertilité, de Yukio Mishima.

par Jean-Louis Poitevin

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jeudi 8 septembre 2011

L’engendrement des images

Répondre à notre faim d’images en nous donnant à voir des objets imagés, désirables et délicieux, tel est peut-être le propos secret de Philippe Soussan. Mais c’est aussi et surtout une tentative de nous faire saisir avec une précision d’orfèvre certains des enjeux de notre relation aux images.

par Jean-Louis Poitevin et Philippe Soussan

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jeudi 8 septembre 2011

EROS ET PSYCHE

Ce texte est initialement paru dans le catalogue Alkis Boutlis, publié par la Galerie Suzanne Tarasiève, Paris, en mars 2008

par Weiswald

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jeudi 30 juin 2011

Roman conjugal

Comme si un roman pouvait être conjugal. Comme si le conjugal pouvait être romanesque. Comme si des images fixes pouvaient raconter une histoire et des personnages plats se mouvoir à l’intérieur d’un récit. Comme si l’homme et la femme pouvaient se lever, parler et souffrir, et décider d’événements plus ou moins dramatiques.

par Marie-Hélène Clément et Pascal Hausherr

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vendredi 11 mars 2011

La vie secrète de l’image

Le texte suivant n’a pas été retravaillé particulièrement pour la publication. Il me semble tout à fait justifiable de le publier tel quel, comme mémoire d’une intervention. Il s’agit donc du manuscrit pour une intervention au domaine de Chamarande dans le cadre de l’exposition d’Olivier Menanteau, faite le 26 juin 2010.

par Weiswald

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dimanche 30 janvier 2011

Ceci n’est pas une copie

L’image pose le problème même de la notion de réalité, c’est-à-dire quelle réalité ?
La réalité représentée, la réalité matérielle du tableau ou celle du monde de l’artiste et du spectateur ? Toutes trois se croisent et constituent la problématique inhérente à chaque image.

Mark Tansey (*1949) et Jeff Wall (*1946), deux artistes américains de la même génération - l’un peintre et l’autre photographe - ont consacré deux œuvres majeures, "Mont Saint Victoire" (1987) et "Picture for Women" (1979) à cette problématique. Deux œuvres qui représentent aussi bien une contestation des dogmes du modernisme, de l’art conceptuel et minimal, et de la "mort de la peinture", qu’une investigation de la peinture moderne et du rapport de l’image à la réalité et à la vérité.

par Daniela Goeller

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dimanche 23 janvier 2011

Entre pittoresque et photoresque

Depuis 2006, Caroline Bittermann travaille sur une série de portraits de petit format, peints à la gouache. La série qui compte désormais près de 150 personnes est intitulé « Jardins d’Amis » (en français). Elle sera publiée sous forme de livre d’artiste où les portraits peints seront accompagnés de photographies de jardins issues des archives de l’artiste. Dans cette confrontation s’installe un discours qui n’opère qu’avec des images.

par Caroline Bittermann et Daniela Goeller

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