littérature

dimanche 30 novembre 2025

N’avoir qu’une ride et s’asseoir dessus

Le roman de Laura Vazquez crée un alignement non seulement de phrases, mais d’impressions de choc. Après « La semaine perpétuelle », la narratrice (semblable et sœur de ce nouveau roman) va droit dedans face au néant qui guette. Elle n’est pas souvent de bonne humeur mais peut écrire dans son appartement ou dans un bar vide préféré. Elle ne veut pas savoir ce qu’elle a fait mais se sent sombre, veut disparaître du temps et éprouve de la nausée. Mais, via cette voix, la romancière est aussi poète qui au sein de son haut-le-cœur sait mettre le bordel même si au nom de l’écriture elle semble connaître la maladie de la mort — très, très largement partagée.

par Jean-Paul Gavard-Perret

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dimanche 30 novembre 2025

L’œuvre au noir et au roi

En poussant un peu plus loin, « Tweet n°1 » peut se présenter « comme un film tourné tout entier en studio avec des décors filmés de paysages sous la neige projetés derrière, ou tournant sur un "cyclorama" et un gros plan fixe sur la Princesse X de Brancusi fichée sur un socle tournant est-ce la figuration de Marie Bonaparte ou un phallus », écrit Guillaume Basquin. Abuse-t-il d’un surplus de sexuel ? Non, car il possède bien mieux à faire dans un tel concassage poétique abasourdissant.

par Jean-Paul Gavard-Perret

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lundi 30 juin 2025

La présence infinie des absents

Le dernier homme, dernier livre paru de Dominique Mérigard, est le versant texte d’une histoire qui s’est aussi écrite en photographie au travers de sa série « Beauséjour inventaire ».
Dans son travail photographique et ses écrits, il interroge sans cesse les notions de temps, de mémoire, de transmission, de perte et d’absence.

par Dominique Mérigard

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samedi 1er mars 2025

Ann Sexton : matrice et puissance

En une suite de cadrages, de décadrages et de superpositions d’images, Anne Sexton renonce à toute ornementation. Elle tranche dans le vif : toutes les filles sont pour elle les descendantes de Marie et du Christ mais les quitte car trop placées « dans le derrière de dieu » et ce, même si des « fossoyeurs attendent » celle dont l’âge avance — même si elle était encore jeune.

par Jean-Paul Gavard-Perret

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dimanche 2 février 2025

Les plaisirs « coupables »

Clarice Lispector se situe de l’autre côté du roman. Elle a écrit contre ce dont elle se souvenait afin d’écrire la fiction pour un nouvel usage.

par Jean-Paul Gavard-Perret

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vendredi 27 décembre 2024

Typoésie

Jérôme Peignot est poète et écrivain. Issu d’une grande famille de typographes, il nous parle de la poésie de la lettre et du caractère typographique, des poinçons du Garamond et de ses propres livres. Voici la suite de notre entretien du 10 avril 2024.

par Jérôme Peignot † et Martial Verdier

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dimanche 1er décembre 2024

C’est là que je zone

« C’est un fou, tu ne vois pas ! Il a perdu son âme ! », disent-ils.

par François-Xavier Leblanc

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dimanche 1er décembre 2024

Parfum de f(l)amme

« L’écriture est mon espace imaginaire » avoue Marie-Laure Degoit. Et par elle, la poésie change de cap. Elle devient une école de perversité, d’obscénité et d’humour. Bref, l’auteure s’amuse avec les stéréotypes tout en usant (abusant ?) d’une poésie fractale. Elle ose tout sous prétexte d’un plaisir dit « premier » et avec un penchant très net pour le merveilleux.

par Jean-Paul Gavard-Perret

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lundi 29 juillet 2024

Au-delà du texte

Un court texte en caractères imprimés occupe le centre d’une feuille de papier blanc, comme une petite image. Gris, discret, entouré par de grandes marges blanches, le texte semble tenir au seuil même du visible.

par Diana Quinby et Sharka Hyland

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mardi 30 avril 2024

Le texte fantôme :
de l’objet au concept

Il est des textes fantômes qui hantent notre mémoire littéraire et d’autres qui errent dans un entre-deux, en attente d’actualisation ; des textes, pourrait-on dire, inactualisés ou que rien ne permet plus d’actualiser. Tout ce que nous pouvons en savoir relève de la fiction ou de l’hypothèse, qu’ils soient mentionnés dans un récit historique, une œuvre de fiction ou un projet littéraire, puisqu’il n’en existe tout au plus que des fragments. Quel statut ontologique la théorie littéraire doit-elle leur reconnaître ?

par Nancy Murzilli

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