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mardi 27 novembre 2012
Décroire
Rapprocher ce qui est lointain, inaccessible en tant que tel, rapetisser ce qui est immense, incommensurable, rendre familier ce qui est étranger, abaisser le niveau de l’angoisse éprouvé face au paysage dont le silence glacial est difficilement supportable, faire face donc à la solitude absolue de l’humain et lui permettre de ralentir le battement de son cœur lorsqu’il s’effraye devant tant de puissance contenue, telles sont sans doute, brutalement rappelées, les fonctions essentielles qui motivent le geste photographique dans sa globalité, de la prise de vue à la réception des images.
par Alexandrine Boyer
et
Jean-Louis Poitevin
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