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jeudi 26 février 2015
Parmi les temples qui s’écroulent & Ô chauds soupirs !Dans l’intimité des alcôves, tu m’embrasses, je t’embrasse ; qui le sait ? par Joël Roussiez |
La société est la forme que prend la « conscience de soi » de groupes humains. Elle est l’image « imprésentable » de l’homme lorsqu’il s’efforce de comprendre en quoi et comment il appartient à un ensemble plus vaste qui l’englobe et le détermine.
Groupe d’humains formant communauté, « la » société s’est globalisée au point d’être, sous certains aspects, devenue planétaire. Pourtant, cette société planétaire est elle-même composée d’une infinité de sociétés. Chaque « société » existe selon des modalités diverses et entretient avec toutes les strates temporelles qui constituent l’histoire humaine des relations différenciées.
Identité, aliénation, culture, droit, universalisme, langues, la société est le domaine où se forme le sens, qui, selon Marc Augé, est « la relation entre les uns et les autres, entre l’un et l’autre, en tant qu’elle est pensable, pensée, représentée et éventuellement instituée ».
Au cœur du fonctionnement des sociétés, on trouve la question de la croyance et de la formation du sens, c’est-à-dire celle des récits et des mythes, des fictions, qui leur permettent de « tenir ». La société est la forme que prend à un moment donné la « conscience ». Elle est l’image « imprésentable » de l’homme individuel, culturel et générique lorsqu’il se projette comme appartenant à un ensemble plus vaste.
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jeudi 26 février 2015
Parmi les temples qui s’écroulent & Ô chauds soupirs !Dans l’intimité des alcôves, tu m’embrasses, je t’embrasse ; qui le sait ? par Joël Roussiez |
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mardi 27 janvier 2015
Des millions d’e(r)go iconoclastes !Les réactions engendrées par la tuerie des 7 et 9 janvier ont révélé malgré le grand concert général unitaire du 11 janvier combien un pays est fragile qui a accepté de se soumettre sans réserve depuis des décennies à des dirigeants qui n’ont eu de cesse de lui confisquer chaque jour un peu plus les choix qu’il pouvait faire, les décisions qu’il pouvait prendre et donc, l’exercice de sa puissance propre et de sa liberté. Agissant ainsi, ils ne font qu’imposer à l’ensemble de la société le geste dont ils sont les complices stipendiés, de voir leurs prérogatives réduites à l’enregistrement de décisions qu’au fond ils ne prennent pas. par Laure Reveroff |
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mardi 27 janvier 2015
Autrement que croire : schize et reconfiguration psychique — II/IIOn a dit que la schize se manifeste par la présence massive d’injonctions contradictoires que le sujet est incapable de réguler à partir des préceptes qui lui ont été transmis. par Jean-Louis Poitevin |
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dimanche 25 janvier 2015
Dangers intérieurs & Tout autour des palais enfouis, la bataille des souvenirs et des oublisNous ne sommes pas si crédules, dit-il au peintre de sa tombe, mais il te faut respecter les usages : pour que l’on voit bien le bassin aux poissons, tu le dessineras vu de dessus mais les canards, tu prendras bien soin de les dessiner de profil afin que ressortent leurs formes et leurs couleurs... par Joël Roussiez |
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dimanche 21 décembre 2014
Théorème de résistance : fuites poétiques d’une « vitalité désespérée » ?Dès lors, « résister », serait-ce opposer une contre-force à l’autorité comme religion ? L’insistance de cette force dériverait-elle, à son tour, d’une source « religieuse » et de la fidélité à un autre éclairage ? par Jean-Marc Hémion |
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dimanche 21 décembre 2014
Autrement que croire : schize et reconfiguration psychique — I/IILa schize est notre demeure. Une demeure intenable – il est impossible d’y tenir en place –, une demeure ne se trouvant en aucun lieu, nulle part, insituable donc – elle nous accompagne partout – et dans laquelle pourtant nous existons. par Jean-Louis Poitevin |
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dimanche 21 décembre 2014
Du Dancing au TragiquePour être d’une exquise gentillesse et d’une discrétion exemplaire, Thierry Malandain se trouve cependant périodiquement au cœur du débat. Auteur de plus de 80 pièces, le chorégraphe qui dirige le Centre Chorégraphique National de Biarritz tourne beaucoup, particulièrement à l’étranger quoi qu’il se voit régulièrement, en France, pris dans le vieux débat sur la contemporanéïté de la danse et le vocabulaire néo-classique. Lui s’avoue en dehors des polémiques, mais n’en assume pas moins son intérêt pour des formes issues de la tradition chorégraphique. par Olivier Houeix et Philippe Verrièle |
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dimanche 21 décembre 2014
Avec obstinationMais pourquoi ce rictus amer, lui demandais-je plus tard lorsqu’elle eut accepté un bol de café. par Joël Roussiez |
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vendredi 28 novembre 2014
Le règne du méprisLa Fiac est passée. Paris photo a fermé ses portes, fin annuelle de la petite rengaine coulée dans le bruit médiatique. Ne l’entendent que ceux qui s’approchent trop près. Les autres vont dans l’indifférence à ce qui se trame à côté d’eux comme nous allons tous, indifférents aux guerres qui se trament dans des territoires voisins du nôtre, en notre nom et dont nous ne percevons justement que la rengaine médiatique. Avec une fermeté digne de celle qui s’exerce à l’entrée d’un camp de rétention quand il s’agit d’en interdire l’entrée à des curieux trop curieux, à la Fiac comme à Paris Photo, les responsables ont interdit à de nombreux journalistes et critiques d’art dûment accrédités mais qui n’avaient pas pu être présents le jour de l’ouverture ou qui n’étaient que des représentants de média considérés par eux comme sans intérêt pour la promotion de leur manifestation chérie. par Laure Reveroff |
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vendredi 28 novembre 2014
Je ne veux plus vous voirOn n’utilisait pas d’épluche-légumes. On préférait peler les patates avec un couteau sur le journal de la veille. J’ai découvert ça en quittant la maison pour me mettre en co-location. Ce projet est l’aboutissement en images d’un questionnement qui préoccupait déjà l’enfant, qui forge sûrement l’adulte. Le sentiment de trahir son milieu d’origine, et l’angoisse malgré tout d’une disparition inévitable. par Laura Lafon et Sylvain Duthu |