Société

La société est la forme que prend la « conscience de soi » de groupes humains. Elle est l’image « imprésentable » de l’homme lorsqu’il s’efforce de comprendre en quoi et comment il appartient à un ensemble plus vaste qui l’englobe et le détermine.

Groupe d’humains formant communauté, « la » société s’est globalisée au point d’être, sous certains aspects, devenue planétaire. Pourtant, cette société planétaire est elle-même composée d’une infinité de sociétés. Chaque « société » existe selon des modalités diverses et entretient avec toutes les strates temporelles qui constituent l’histoire humaine des relations différenciées.
Identité, aliénation, culture, droit, universalisme, langues, la société est le domaine où se forme le sens, qui, selon Marc Augé, est « la relation entre les uns et les autres, entre l’un et l’autre, en tant qu’elle est pensable, pensée, représentée et éventuellement instituée ».
Au cœur du fonctionnement des sociétés, on trouve la question de la croyance et de la formation du sens, c’est-à-dire celle des récits et des mythes, des fictions, qui leur permettent de « tenir ». La société est la forme que prend à un moment donné la « conscience ». Elle est l’image « imprésentable » de l’homme individuel, culturel et générique lorsqu’il se projette comme appartenant à un ensemble plus vaste.

dimanche 26 avril 2015

Disparaître dans la joie

Porté par le courant dans la rivière qui scintille, voguant dans les ondulations des eaux, effleurant les galets lisses qui parfois se déplacent et se heurtent…

par Joël Roussiez

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mercredi 25 mars 2015

Le grand « lego »

Beomsik WON poursuit actuellement sa recherche sur les formes impossibles en architecture à travers un travail inlassable de montage dont le fondement est un travail de déconstruction. Démonter les formes existantes - ces assemblages qui forment aujourd’hui le visible urbain - et les remonter en fonction d’un plan mental ne tenant pas compte des impératifs imposés par les lois de la gravité, tel est l’enjeu de ces archisculptures portant le titre générique d’Antigravity.
Ici la déconstruction derridienne côtoie les fantômes encore non vus d’un futur ayant commencé de faire muter la réalité. C’est un éveil du regard qui constitue le véritable chantier de ce travail.

par Beomsik Won et Jean-Louis Poitevin

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mercredi 25 mars 2015

À qui le tour ?

Jeune artiste américano coréen, Gregory Bae est revenu dans son pays d’origine pour la première fois comme adulte pour un séjour long, une résidence au Cheongju Art Center. Une activité débordante et quelques expositions ont jalonné ce séjour d’un an qui se termine bientôt, durant lequel il a déployé les questions qui le constituent. Une bipolarité évidente, concernant sa double origine et sa double appartenance, traverse les œuvres qu’il a présentées lors de son exposition personnelle en février à Cheongju intitulée « Go big or go home ! ». Cette bipolarité y a été portée par un questionnement plus global concernant notre relation actuelle à la terre et au cosmos qui l’abrite.

par Gregory Bae et Jean-Louis Poitevin

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mercredi 25 mars 2015

Dans l’atelier de réparation

En publiant un livre intitulé « Rêver de réparer l’histoire, psychanalyse, cinéma politique », Jean-Jacques Moscovitz montre comment sa passion pour le cinéma et sa pratique de l’analyse peuvent conduire à l’élaboration de questions essentielles.
Par la présentation non dogmatique des blessures qui à la fois déchirent la société dans laquelle nous vivons et laissent en chacun des plaies qui restent souvent ouvertes la vie durant, ce livre nous propose une réflexion où se mêlent esthétique et éthique.

par Jean-Louis Poitevin

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jeudi 26 février 2015

Rebroussement de « L’Ister »

Nous allons percevoir autant que concevoir la traduction comme esprit de fleuve d’un chant innommé de Hölderlin, que Norbert von Hellingrath, premier éditeur de l’hymne, nomma Der Ister.

par Herbert Holl et Kza Han 한경자

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jeudi 26 février 2015

Signe, trace, symbole

Mémoire et sublimation est une exposition d’œuvres de quatre artistes femmes, Yuhsin U Chang, Chen Meitsen, Fion Gunn et Anouchka d’Anna qui se tient Galerie Médicis du 28 février au 2 mars

par Anouchka d’Anna et Jean-Louis Poitevin

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mardi 27 janvier 2015

Des millions d’e(r)go iconoclastes !

Les réactions engendrées par la tuerie des 7 et 9 janvier ont révélé malgré le grand concert général unitaire du 11 janvier combien un pays est fragile qui a accepté de se soumettre sans réserve depuis des décennies à des dirigeants qui n’ont eu de cesse de lui confisquer chaque jour un peu plus les choix qu’il pouvait faire, les décisions qu’il pouvait prendre et donc, l’exercice de sa puissance propre et de sa liberté. Agissant ainsi, ils ne font qu’imposer à l’ensemble de la société le geste dont ils sont les complices stipendiés, de voir leurs prérogatives réduites à l’enregistrement de décisions qu’au fond ils ne prennent pas.

par Laure Reveroff

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