littérature

lundi 1er mars 2021

Robert Walser : agir sans vouloir

Il n’est jamais trop tôt ni trop tard pour découvrir l’œuvre de Robert Walser qui dans le retrait dans lequel il a vécu n’en a pas moins œuvré à la mutation de la narration qui était en marche en cette première moitié du XXe siècle.
Par rapport à ses prédécesseurs, son esprit critique se déploie particulièrement sur ce qu’avance l’auteur-narrateur-personnage. Car on ne peut guère lire plus d’une page qu’il ne se manifeste par des intrusions dans le récit proprement dit. Et voilà à la fois les partages classiques remis en cause et l’écriture relancée dans sa course à la vérité qui n’est pas celle des faits ou des mots seuls mais de leur entrelacement indéfectible.

par Joël Roussiez

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samedi 30 janvier 2021

Der Nachsommer d’Adalbert Stifter

Dans cette lecture de Nachsommer, le grand roman d’Adalbert Stifter, on découvre comment il ferme en quelque sorte le grand genre pastoral et tire la conséquence d’une telle vision du monde. Si l’homme est exalté par l’harmonie du monde qu’il découvre en tous ses éléments, il accède ainsi à la beauté qui, par retour, lui fait découvrir l’art comme la plus grande des réalisations de l’homme.

par Joël Roussiez

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samedi 30 janvier 2021

Le gnomon insaisissable

Une longue quête sous forme d’ « aventure » anime cette révision du mythe et de l’histoire de Jonas sur une ligne invisible qui sépare le souffle de Jonas de la voix du narrateur.

par Jean-Paul Gavard-Perret

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samedi 30 janvier 2021

Images d’aurore — III

La mer avait une épaisseur dans le soir, et sa densité sourde battait tout autour de nous sur le quai de Tunis.

par Alain Coelho

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dimanche 27 décembre 2020

Jonas ou l’extinction de l’attente

Avec la parution en librairie le 12 Janvier de Jonas ou l’extinction de l’attente aux éditions Tinbad, Jean-Louis Poitevin adapte pour notre temps « la parabole des paraboles » selon Henri Meschonnic : l’histoire du messager Jonas, le dernier des Prophètes de la Bible. Mossoul remplace l’ancienne Ninive, ainsi le raccord est parfait, même si une myriade de questions nous assaille. Jonas est-il devenu un trafiquant ? un passeur de migrants ? d’armes ? un sauveur ? Sera-t-il lui aussi rejeté sur la plage par le gros poisson (une baleine) ? « Jonas est un homme qui nous ressemble et son interrogation nous plonge au cœur du mystère de la parole, de la parole reçue comme de celle qu’il nous faut transmettre, mystère auquel nous avons à faire à chaque instant de notre vie »

par Jean-Louis Poitevin

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dimanche 27 décembre 2020

Robert Musil : du lyrisme dans le roman

En poursuivant sa lecture de l’œuvre de Robert Musil, Joël Roussiez remarque en particulier que "le sens du récit plutôt que de se rapporter uniquement aux actions ou aux idées, se porte sur ces tournures dont l’obscurité, voire l’impertinence se rapproche du poétique." Cette plongée au cœur de la "machine romanesque musilienne" ouvre des pistes singulières.

par Joël Roussiez

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dimanche 27 décembre 2020

Images d’aurore — III

Était-ce chez notre voisin corse et lors de jeux organisés pour les enfants sur la base militaire, mais j’avais aperçu déjà la jeune fille venue me garder ce jour-là dans la maison se vidant.

par Alain Coelho

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dimanche 27 décembre 2020

En de simples jardins

Artistes pratiquant la performance le duo Hantu nous livre aujourd’hui une fiction qui nous plonge la tête la première dans nos dénis, nos angoisses en nous confrontant à ces lointains devenus si proches que nos rêves, fatigués, se muent en angoisse et l’angoisse en une plus grande fatigue encore.

par Hantu et Pascale Weber

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