Villes

La ville est en train de disparaître sous nos yeux, laissant désormais place dans toutes les régions du monde à des mégapoles, espaces de type urbain qui ne connaissent pas de centre ou qui ont vidé le centre de sa substance et qui se développent sans règle apparente, consommant l’espace et le régurgitant comme un déchet. Dans ces « villes », corps, comportements, inventions, tout est en reconfiguration permanente. Réalité et simulation y constituent les deux faces d’un seul et unique processus.

Ensemble de lieux dans lesquels les hommes ont commencé à vivre, il y a plus de cinq mille ans, la ville regroupe la plupart des activités humaines : habitat, commerce, industrie, éducation, politique, culture. Développée dans le monde à partir modèle occidental, la ville s’est constituée autour d’un centre. Unité urbaine étendue et fortement peuplée, la ville s’est définie en opposition au village et aux zones naturelles et sauvages ou à celles que l’homme a conquises pour y développer l’agriculture.
Le XXe siècle a vu l’émergence des mégapoles, entités urbaines de plusieurs dizaines de millions d’habitants qui ont accompagné l’explosion démographique que connaît la terre. En 2050 plus des deux tiers des humains vivront dans ces villes « dont le centre est partout et la circonférence nulle part ».
Rem Koolhaas donne le nom de ville générique à ces villes qui ont su se libérer « de l’esclavage du centre » et de la « camisole de force de l’identité ». Dans ces mégapoles qui ont englouti « la » ville, les hommes expérimentent leur sortie des conditions « naturelles » d’existence en faisant à travers cette expansion sans fin l’expérience, peut-être la seule nouvelle, de la redondance, là où jusqu’à présent, ils avaient fait l’expérience de la différenciation.

samedi 3 août 2019

In situ : Patrimoine et art contemporain en Occitanie

Depuis 2012, le projet In situ Patrimoine & art contemporain propose chaque été un parcours d’œuvres dans les sites historiques et patrimoniaux de la région Occitanie. Initié en Languedoc-Roussillon par Marie-Caroline Allaire-Matte et l’association Le Passe-Muraille, ce projet s’étend depuis deux ans à l’ensemble de la région Occitanie, avec la participation cette année d’un commissaire pour le territoire ex Midi-Pyrénées, Pascal Pique fondateur du Musée de l’Invisible, ancien directeur de l’art contemporain au Musée des Abattoirs de Toulouse et du Frac Midi-Pyrénées. 15 œuvres sont à découvrir sur 15 sites jusqu’au 29 septembre.

par Pascal Pique

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samedi 3 août 2019

Sandra Lorenzi au Musée de la mine à Decazeville

Sandra Lorenzi questionne autant notre relation à l’histoire et à la mémoire, qu’à la nature et à l’environnement. À travers l’art, elle veut redonner des repères à un monde contemporain fracturé et désorienté.

par Pascal Pique et Sandra Lorenzi

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vendredi 2 août 2019

Gilles Clément

Il nous semble naturel de vous avertir. Vous venez de si loin, votre voyage est si long. Vous pourriez accuser un retard sidéral quoique légitime ; il se pourrait qu’en lieu et place de notre civilisation vous ne trouviez que des ruines et des ossements. Par avance nous nous excusons de ce dérangement et souhaitons que l’odeur de la putréfaction ait disparu.

par Hervé Bernard et Jean-Louis Poitevin

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vendredi 28 juin 2019

Objets urbains

La photographe nous met face à une sorte de classement à tiroirs multiples. Elle n’oublie pas l’élément central de la ville mais élabore une multiplicité de pistes comme pouvoir de dissection et de révélation.

par Christophe Galatry et Eva Alonso

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lundi 28 janvier 2019

Logiconochronie – XXXIV

Zinitown est un projet démesuré comme seule la Chine semble aujourd’hui capable d’en produire et, de plus, en grand nombre sur son immense territoire. Celui-ci est néanmoins singulier, car il se situe à la confluence de préoccupations culturelles d’ordres divers, l’art bien sûr, mais aussi le cinéma, la danse, le théâtre, le divertissement, le tout étant comme porté par une volonté de drainer du public autour de ces activités et de les attirer en multipliant des lieux capables de l’accueillir, ce public, comme des hôtels, des restaurants et des lieux de loisirs.

par Jean-Louis Poitevin

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lundi 28 janvier 2019

Les maisons jumelles

La construction de maisons fut une nécessité pour toutes les sociétés sidérurgiques du bassin de Longwy pour conserver une main-d’œuvre qualifiée rare. Il s’agissait souvent de petites maisons mitoyennes qui constituaient des rues entières, des maisons jumelées au milieu des jardins, ce qui a valu la dénomination de « cités-jardins ».
On en croise souvent sur le bassin, à Lexi, Longwy-Haut, Saulnes...

par Martial Verdier et Xavier Pinon

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mercredi 26 septembre 2018

Parallélisme des plans et source imaginale

Quand l’escalator, cette fusée des terriens pauvres, apparaît dans la lumière telle une figure de la pensée ...

par Frédéric Atlan et Jean-Louis Poitevin

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samedi 30 juin 2018

Logiconochronie — XXIX

En portant l’art au-dehors de l’institution, le XXe siècle a littéralement brisé le carcan moins d’une conception de l’art que d’une manière de penser sa place dans le jeu social. En montrant à l’art que l’espace qui lui était dévolu se trouvait aussi hors de l’espace du musée – cette grotte accueillante peuplée de signes accrochés aux murs ou de volumes posés au sol – ce siècle a non seulement conduit à un questionnement inévitable sur la relation entre l’art et l’espace, mais il a brisé l’accord qui les unissait depuis la révolution française.

par Jean-Louis Poitevin

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lundi 30 avril 2018

Logiconochronie — XXVII : La trame même de la vacuité

En poursuivant une collaboration avec la Silk Road Gallery de Téhéran et sa directrice Anahita Ghabaian, outre produire des analyses circonstanciées d’œuvres d’artistes, essentiellement de photographes, c’est une approche ouverte de ce pays qu’il importe de tenter.

par Jean-Louis Poitevin

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samedi 31 mars 2018

Sincronia

À partir d’une pratique d’artiste marcheur et d’un travail d’échange photographique sur Instagram sur nos villes portuaires respectives, l’idée naît de produire des diptyques où Buenos-Aires et Marseille se confrontent l’une à l’autre.

par Christophe Galatry et Eva Alonso

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