Société

La société est la forme que prend la « conscience de soi » de groupes humains. Elle est l’image « imprésentable » de l’homme lorsqu’il s’efforce de comprendre en quoi et comment il appartient à un ensemble plus vaste qui l’englobe et le détermine.

Groupe d’humains formant communauté, « la » société s’est globalisée au point d’être, sous certains aspects, devenue planétaire. Pourtant, cette société planétaire est elle-même composée d’une infinité de sociétés. Chaque « société » existe selon des modalités diverses et entretient avec toutes les strates temporelles qui constituent l’histoire humaine des relations différenciées.
Identité, aliénation, culture, droit, universalisme, langues, la société est le domaine où se forme le sens, qui, selon Marc Augé, est « la relation entre les uns et les autres, entre l’un et l’autre, en tant qu’elle est pensable, pensée, représentée et éventuellement instituée ».
Au cœur du fonctionnement des sociétés, on trouve la question de la croyance et de la formation du sens, c’est-à-dire celle des récits et des mythes, des fictions, qui leur permettent de « tenir ». La société est la forme que prend à un moment donné la « conscience ». Elle est l’image « imprésentable » de l’homme individuel, culturel et générique lorsqu’il se projette comme appartenant à un ensemble plus vaste.

jeudi 2 juin 2011

La Ruche

Quand nous observons les portraits peints au cours des XVIIe et XVIIIe siècles, notre attention est portée sur un détail qui contraste d’abord par sa seule couleur avec la réalisation picturale complexe des draperies et autres étoffes d’habits : il est question ici des cols et manchettes de couleur blanche qui parent le cou, le décolleté et les bras des personnages représentés. Il s’agit là d’un détail apparemment accessoire du vêtement qui se développe au cours du XVIIe siècle, dans les milieux nobles et de la bourgeoisie aisée, en élément décoratif, indispensable, et qui apparaîtra de manière si frappante dans les peintures rococo du début du XVIIIe siècle, surchargées d’ornementations, que l’on est tenté de parler d’un principe esthétique.

par Daniela Goeller

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mardi 19 avril 2011

Une journée particulière

Une expérience de film en prise de vue très très lente (6 images heure) sur un thème toujours d’actualité. Comment être différent et aimer différemment dans une société sur-normative.

par Martial Verdier

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samedi 12 mars 2011

Genèse de la peur des images — I/II

L’image constitue un objet de réflexion et de discours important, parce que l’image est une réalité qui a pris dans notre vie une place majeure. Pour comprendre cette place et ce rôle, il apparaît nécessaire de repenser et de reformuler ce que l’on pourrait appeler le champ des origines de l’image. Comme toute tentative de ce genre, cela consiste à tenter de remonter plus loin vers des zones et des périodes de la vie humaine pour lesquelles nous ne disposons que de peu d’éléments et relève donc de l’imaginaire que l’on est capable mobiliser et de faire fonctionner dans ce but.
Mais l’enjeu est et reste de tenter de reconstituer à un moment donné, le nôtre, une version plausible de l’évolution de ce que l’on appelle l’image. Pour cela, il faut utiliser une méthode que l’on pourrait nommer généalogique inversée. Partir de ce que nous savons ou croyons savoir afin de remontrer le cours du temps et de le déplier d’une manière qui ferait apparaître les connexions masquées par certains plis de l’histoire, certains recouvrements idéologiques ou philosophiques par exemple et enfin atteindre à des zones plus lointaines qu’il devient possible d’appréhender à partir d’éléments nouveaux.
Le point de départ de cette démarche vient du constat suivant : les catégories par lesquelles nous pensons l’image aujourd’hui et surtout les images d’aujourd’hui ne semblent pas vraiment nous permettre de comprendre la situation, sa singularité, sa radicalité, sa réelle nouveauté, ni même, si c’était le cas, de mesurer son absence de nouveauté. Ces réflexions constituent un essai de mise en œuvre de cette généalogie inversée, tenté, ici, à partir de la question de la peur des images et de sa genèse.

par Jean-Louis Poitevin

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vendredi 11 mars 2011

Geste : gestus | icone

Comme le coup de pinceau du peintre, qui à partir d’un geste tente de reproduire sur la toile un élément re-connaissable, nos images du monde sont habitées par les gestes. Or, sommes-nous des auteurs réellement autonomes de ce qui nous apparaît comme nos propres actes sou-verains ?

par Weiswald

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