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samedi 27 juin 2015
Une bien jolie vie — I & IILe visage de Mir’Awa par Joël Roussiez |
La société est la forme que prend la « conscience de soi » de groupes humains. Elle est l’image « imprésentable » de l’homme lorsqu’il s’efforce de comprendre en quoi et comment il appartient à un ensemble plus vaste qui l’englobe et le détermine.
Groupe d’humains formant communauté, « la » société s’est globalisée au point d’être, sous certains aspects, devenue planétaire. Pourtant, cette société planétaire est elle-même composée d’une infinité de sociétés. Chaque « société » existe selon des modalités diverses et entretient avec toutes les strates temporelles qui constituent l’histoire humaine des relations différenciées.
Identité, aliénation, culture, droit, universalisme, langues, la société est le domaine où se forme le sens, qui, selon Marc Augé, est « la relation entre les uns et les autres, entre l’un et l’autre, en tant qu’elle est pensable, pensée, représentée et éventuellement instituée ».
Au cœur du fonctionnement des sociétés, on trouve la question de la croyance et de la formation du sens, c’est-à-dire celle des récits et des mythes, des fictions, qui leur permettent de « tenir ». La société est la forme que prend à un moment donné la « conscience ». Elle est l’image « imprésentable » de l’homme individuel, culturel et générique lorsqu’il se projette comme appartenant à un ensemble plus vaste.
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samedi 27 juin 2015
Une bien jolie vie — I & IILe visage de Mir’Awa par Joël Roussiez |
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lundi 25 mai 2015
La promesseBien sûr, il y a la réalité, cette lente assomption des choses de la vie à la surface du sens. par Jean-Louis Poitevin et Xavier Pinon |
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dimanche 24 mai 2015
TensionLe mois dernier, Adam Reynolds présentait ces deux ensembles de photographies à la galerie de l’université de Bloomington Indiana comme travail de fin d’études. Les images qu’il a réalisées dépassent largement ce cadre et constituent, outre un témoignage d’obstination pour obtenir en tant que simple citoyen les autorisations pour pénétrer dans les abris israéliens ou arpenter la bande de Gaza, la preuve d’une véritable pensée photographique. Le choix de deux modalités de prise de vue et de monstration en témoigne. Plus qu’un témoignage, ces deux ensembles d’images nous conduisent à appréhender une réalité inconnue de nous autrement que par les informations et de pénétrer à la fois dans la vie de ces deux peuples et dans certains recoins de leur existence qui parlent la langue de leur vécu mais aussi de leur inconscient. par Adam Reynolds |
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dimanche 24 mai 2015
O Ring AbécédaireO Ring est une expression américaine employée pour définir une petite chose responsable d’un dysfonctionnement. Cette dénomination est rentrée dans le vocabulaire courant, suite à la défaillance d’un joint torique nommé O Ring, cause de la catastrophe de la navette spatiale Challenger, le 28 janvier 1986. par Nathalie van Doxell |
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dimanche 24 mai 2015
Infinités PluriellesLa maitrise du corps des femmes est politique et les questions liées aux représentations et au sort des femmes ont pris de plus en plus de place dans ma création ces dernières années. par Marie-Hélène Le Ny |
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dimanche 24 mai 2015
La fille de Murasaki (Dai Ni No Sami)Vivre sa vie (JL Godard, C. Hoebecrau) par Joël Roussiez |
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dimanche 26 avril 2015
Cartes à jouer d’une mémoire transversaleAvec Foto Galatasaray (Open Archive / Istanbul, 2011) Tayfun Serttas a réalisé un projet basé sur la reprise complète des archives professionnelles de la femme photographe Maryam Sahinyan (Sivas, 1911, Istanbul, 1996), qui travailla dans son modeste studio de Galatasaray, Beyog-lu,de façon ininterrompue entre 1935 et 1985. Ce sont certaines de ces images, tirées dans de nouveaux formats absolument adaptés au lieu, qu’il a présentées pendant quelques jours à Paris, lors des Moments Artistiques, manifestation qu’organise Christian Aubert chez lui une fois par mois. par Jean-Louis Poitevin et Tayfun Serttas |
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dimanche 26 avril 2015
Fantômes d’AnatolieFantômes d’Anatolie explore les traces et la place du génocide arménien dans l’histoire turque et l’inconscient collectif turc. par Pascaline Marre |
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dimanche 26 avril 2015
L’expression du vert« Le paysage c’est le monde. Le monde tel qu’il est. Le monde tel qu’il va. Tous les signes et stigmates sont là. Outre la beauté brute et têtue de la nature, l’irréductibilité, par exemple, de la Méditerranée, des Alpes ou du plateau de Millevaches ; outre la situation particulière de ces territoires, les balafres et strates inexpugnables des infrastructures portuaires et industrielles, l’avidité dévoreuse des zones d’habitat urbain ; il y a l’épreuve physique. Celle du regard. Celle de la marche. Le flux des sensations et de la pensée. Celui des images, des mots et des sons pour l’approcher, l’apprivoiser et en rendre compte. Tout ce "chant général" qu’on peut aussi appeler : poétique du territoire. » par Brigitte Palaggi , Christophe Galatry et Olivier Domerg |