Diane Watteau

Agrégée et maître de conférences en Arts plastiques à l’Université Paris1 Panthéon-Sorbonne, labo Arts&Sciences Institut ACTE UMR 8218, critique d’art (AICA), artiste, commissaire indépendante, membre du comité de rédaction de Savoirs et Clinique, revue de psychanalyse. Son champ d’investigations artistiques et théoriques repose sur un sujet en transit dans un espace intime et politique. Contributions dans des ouvrages scientifiques, des revues et des colloques. Participation au Prix AICA France de la critique d’art, Palais Tokyo (2017), aux monographies de R. Pourbaix (2017), D. de Beir (2016), de C. Lévêque (Musée du Louvre 2014), aux catalogues Cadavre exquis, Musée Granet (2012) ; Contre nature, Binsztok (2012) ; Vivre l’intime dans l’art contemporain, Thalia (2010) et en assure les commissariats (Musée de Beauvais) avec E. Artaud. Publie Conversation avec Watteau (2002). Responsable n°6, Revue Plastik, Sorbonne, Les tropismes du care dans l’art, 2018. Dernières expositions : Atmosphère de transformation (Paris, Espace JFP, 2014), à La Conciergerie (Paris, 2013). Commissariat Prendre soin ? Hôpital de Tonnerre (2017, Enfermement, Musée d’art et d’histoire de Saint-Denis, avril-oct 2019. Préparation d’un film-essai Lou. La Vénus à la cravache (Sylvie Dufaur Production).


Envoyer un message

mercredi 29 août 2018

Quand le sujet se barre

Un document garde l’enforme d’un autre. Un corps garde l’enforme d’un autre. Nous observerons dans l’art contemporain cette dilatation du sujet et du corps à partir de trois dispositifs et projets artistiques. Dans la vidéo To be continued [1] de Sharif Waked, un martyr kamikaze [2] filmé dans le protocole suicidaire lit Shéhérazade à la place du Coran. Ryan Trecartin et Lizzie Fitch, deux jeunes artistes post-internet, proposent un véritable techno-nomadisme des identités et des corps : toute vie érotique se présente comme artificielle dans une autre psychologie et une topologie des masques. Quant à Vincent Macaigne, les excès de corps poursuivent leur route pour nous sortir de notre anesthésie actuelle politique, affective, libidinale, érotique, etc. On déboulonne tous les fétiches sur scène pour boire une bière.

par Diane Watteau

Lire