espace

mardi 21 août 2012

Cinquième conte pictural

La première fois, le phénomène eut si peu d’ampleur qu’il passa presque inaperçu. S’il avait débuté par des manifestations plus imposantes, des mesures auraient pu être prises plus tôt. Les deux versants des Pyrénées n’auraient pas subi les dommages visuels qui ont entraîné pendant tout un été d’importants déplacements de population. L’évènement prit rapidement une telle ampleur qu’il fallut aux pouvoirs publics prendre des décisions qui mirent en péril de fragiles équilibres sociaux et économiques, autant du côté de l’Aragon que du Béarn.
Il est difficile de relater objectivement les faits dont il reste peu de traces sinon dans la mémoire des habitants de la région, et d’en donner une explication rationnelle. Les experts qui se sont penchés sur le problème ont constaté que les principales villes concernées sont situées de part et d’autre des Pyrénées, à peu près à distance égale de la ligne de crête et sur la même verticale des longitudes. Pour eux, cette donnée semble primordiale, même s’il n’est pas justifié de la considérer comme une cause directe du phénomène.

par Jean-Pierre Brazs

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samedi 21 juillet 2012

Lisière

La lisière c’est la zone de frottement entre deux espaces.
En général, c’est une limite entre forêt et champ. Au loin fermant l’horizon : la forêt, et en avant la zone défrichée pour être cultivée. Le champ est lumineux. La forêt c’est l’obscurité, l’habitat des « génies de la forêt », la zone où on rejette des craintes, des peurs et des pierres.

par Jean-Pierre Brazs

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samedi 21 juillet 2012

Ronds-points et talus

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Il y a trois ans j’ai souhaité amorcer un projet photographique appréhendant des zones géographiques complexes que sont les territoires autour du Golfe de Fos. Mon précédent travail sur l’île du Frioul s’était confronté à la matière de l’île : la blancheur violente de sa surface fait d’un rocher calcaire réfléchissant.

par Christophe Galatry

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mercredi 27 juin 2012

Vu du ciel

Nous sommes aujourd’hui au cœur de ce qui peut apparaître comme un paradoxe et qui n’est peut-être que l’extension d’une donnée à la fois vécue par chacun et littéralement « impensable », le fait que nous habitons sur une terre qui n’a été faite ni par nous ni pour nous et qui est pourtant peuplée jusqu’à l’écœurement d’éléments produits par nous, les humains.

par Jean-Louis Poitevin et Marie-Hélène Le Ny

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mardi 18 octobre 2011

Lionel Loetscher

Articulé sur la traditionnelle dichotomie Nature/Culture, l’ensemble du projet questionne les rapports de l’homme à la Nature désignée simultanément comme concept, espace et représentation.

par Lionel Geny

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