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lundi 1er avril 2024
Un Art électronique libreQuand j’avais sept ans, je me souviens que mon père écoutait parfois un disque qu’il sortait d’une fascinante pochette en métal argenté ; cela indiquait déjà qu’il ne s’agissait pas d’une musique comme les autres ! C’était le Voile d’Orphée de Pierre Henry, dans la fameuse collection prospective du 20e siècle où des voix d’outre-tombe, jouées à l’envers à des vitesses inhumaines, m’inquiétaient autant qu’elles me fascinaient. Comment était-il possible de produire des sons pareils ? Cela ressemblait vraiment à de la magie. La puissance dramatique de cette œuvre de 67 ans est pour moi restée intacte jusqu’à aujourd’hui. par Jean-Baptiste Favory |
