Villes

La ville est en train de disparaître sous nos yeux, laissant désormais place dans toutes les régions du monde à des mégapoles, espaces de type urbain qui ne connaissent pas de centre ou qui ont vidé le centre de sa substance et qui se développent sans règle apparente, consommant l’espace et le régurgitant comme un déchet. Dans ces « villes », corps, comportements, inventions, tout est en reconfiguration permanente. Réalité et simulation y constituent les deux faces d’un seul et unique processus.

Ensemble de lieux dans lesquels les hommes ont commencé à vivre, il y a plus de cinq mille ans, la ville regroupe la plupart des activités humaines : habitat, commerce, industrie, éducation, politique, culture. Développée dans le monde à partir modèle occidental, la ville s’est constituée autour d’un centre. Unité urbaine étendue et fortement peuplée, la ville s’est définie en opposition au village et aux zones naturelles et sauvages ou à celles que l’homme a conquises pour y développer l’agriculture.
Le XXe siècle a vu l’émergence des mégapoles, entités urbaines de plusieurs dizaines de millions d’habitants qui ont accompagné l’explosion démographique que connaît la terre. En 2050 plus des deux tiers des humains vivront dans ces villes « dont le centre est partout et la circonférence nulle part ».
Rem Koolhaas donne le nom de ville générique à ces villes qui ont su se libérer « de l’esclavage du centre » et de la « camisole de force de l’identité ». Dans ces mégapoles qui ont englouti « la » ville, les hommes expérimentent leur sortie des conditions « naturelles » d’existence en faisant à travers cette expansion sans fin l’expérience, peut-être la seule nouvelle, de la redondance, là où jusqu’à présent, ils avaient fait l’expérience de la différenciation.

mardi 21 août 2012

« Au fond de cet œil d’eau sans bords »*

Ces lignes esquissent la poursuite d’un bref texte commandé par Serge Bouvier, président du « pôle artistique et culturel Angèle Vannier » organisateur, depuis des années, de « saisons culturelles » et collaborateur de « l’association du Coglais pour le développement économique, social et culturel » ; la commande était effectuée à l’occasion du « Printemps des Poètes 2012 » et, plus précisément, d’une fête pour la reconnaissance officielle de Saint-Brice-en-Coglès comme « Village en Poésie ». Le poète des « Saisons » - « Je veux bien que les saisons m’usent » - inspirait alors la relecture d’un essai de Jean-Christophe Bailly – Le Dépaysement (Voyage en France) – dont un chapitre médite Charleville et son « paysage » comme « le pays de Rimbaud en allé, de Rimbaud parti ».

par Jean-Marc Hémion

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mardi 21 août 2012

Genius Loci

par Bernard Gerboud † et Takuji Shimmura

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mardi 21 août 2012

Le futur suspendu

L’ambition inouïe des Emiratis d’attirer là tout ce qui s’échangera et se commercera dans le monde de demain se fige dans l’intemporel et y reste comme suspendue.

par Martin Becka

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mardi 21 août 2012

Maboneng, lieu de lumière

Maboneng veut dire « lieu de lumière » en Sesotho. Plus encore qu’un lieu de lumière, c’est un lieu de rencontre, un centre de créativité dans une ville qui n’a pas de centre : Johannesburg, sans cesse déchirée et recomposée.

par Daniela Goeller

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mercredi 27 juin 2012

Corps du dessin

Mes Dessins de Papier sont mes pierres et mes icebergs ; les photographier c’est vivre un autre contact physique avec les lieux et avec l’instant des prises de vue.

par Sylvie Bonnot

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mercredi 27 juin 2012

Voir le trou

Le travail que poursuit Judith Baudinet depuis plusieurs années touche aussi bien au théâtre, à la mise en scène et à l’écriture, à la vidéo qu’à la photographie. Une telle diversité n’est en rien le signe d’une dispersion, plutôt celui d’un questionnement multipolaire qui prend en charge à travers ces différents médium, les diverses facettes d’un monde éclaté.

par Jean-Louis Poitevin

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mercredi 14 mars 2012

New York remains silent — I/II

Il fallait atteindre New York. Passer l’imposant dispositif de douane et les non moins imposants bas-reliefs à la gloire de l’immigration originelle. Sortir de la nuit, de l’aéroport, du métro. Retrouver l’heure juste. Pour, finalement, émerger au printemps frais et brumeux, flâneur dans Manhattan. À l’écoute de New York.

par Antoine Tricot

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