mercredi 14 mars 2012

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Images, appareils, société, cerveau : voilà les vecteurs de TK-21 La Revue.

TK-21 le programme

Penser la posthistoire

, Comité de rédaction

Images, appareils, société, cerveau : voilà les vecteurs de TK-21 La Revue.
Cette revue est née du désir de diffuser et de prolonger par de nouvelles rencontres le travail effectué dans le cadre du séminaire « + ou – Images » depuis octobre 2005.

Nous déplions et mettons en relation les pratiques liées aux images et aux appareils de toutes sortes avec leurs effets rétroactifs sur nos comportements et notre psychisme.

Nous creusons le sillon de la mutation qu’engendre au cœur de notre histoire cette nouvelle donne technique, psychique, culturelle.

Nous suivons les nouvelles formes – lignes de failles, jeux d’enveloppement, de recouvrement, déchirures, connexions improbables – que prend le conflit transhistorique entre mots et images, ce jeu aux effets imprévisibles au cœur du vivant.

Nous cherchons à dessiner les cartes qui permettront de relier les féeries souvent mortelles du « dehors » aux fêlures souvent tragiques du « dedans », retrouvant les unes dans les autres, les traces des autres au creux des unes, indéfiniment.

Nous cherchons à décrypter la vie devenant spectrale, la réalité devenant surface, les ombres devenant réelles, les passions déchirant le voile de nos croyances, et nos croyances renaissant sans cesse de leurs cendres.

Nous ne cessons de voir la ressemblance s’épuiser dans les aspérités de la violence et de la haine. Nous la multiplions à l’infini et découvrons que les images ne ressemblent pas aux rêves, elles sont structurées comme les rêves, comme les cauchemars.

C’est dans la compréhension du vivant que TK-21 La Revue entend puiser pour continuer le travail impératif, vital, de la déconstruction de nos croyance, qui ont toutes un socle comme : la certitude que la conscience est le propre de l’homme. De notre aveuglement devant cette non-vérité, nous sommes en train d’agoniser, sans même pouvoir en rire.

Dans cette revue en ligne, une part importante esr offerte à la création, aux artistes, à ceux qui en particulier travaillent sur et avec les appareils et les images. Nous ne voulons pas cependant que cette revue soit une revue d’art. La présence de chercheurs dans des disciplines variées, scientifiques notamment, d’écrivains, bref de gens venant de tous les horizons, devra nous aider à comprendre les liens qui enlacent, relient et parfois étouffent les zones de travail dans lesquelles nous existons, celles qui nous constituent, celles qui naissent sous nos doigts, celles qui apparaissent dans nos cerveaux, celles dont nos cerveaux s’emparent pour les transformer.

Se lancer dans l’aventure de TK-21 La Revue, c’est considérer que notre participation aux diverses « matrices » qui nous font exister et nous enferment en même temps dans les arcanes de nos aveuglements peut être appréhendée autrement que comme une fatalité.

Que le monde soit une fiction, qui en doute aujourd’hui ? Que nous puissions inventer et construire des fictions transversales à cette croyance même, la déchirant ou la confirmant, importe peu ici, il n’y a peut-être pas d’autre enjeu. La conscience est un mythe mortel. Il nous faut l’accompagner dans la tombe en même temps que nous inventons une forme renouvelée de psychisme, c’est-à-dire de connaissance et de vie.