vendredi 27 décembre 2024

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Prométhée enfin délivré

aux sources et autour du théâtre et de la poésie de Heiner Müller

, Denis Schmite

La quatrième vision cosmologique d’Hildegarde von Bingen, la troisième du « Liber operum », introduit le temps, mais le temps pour l’Homme uniquement, pas pour l’Univers qui se contente de tourner comme une mécanique bien huilée. L’Homme naît, travaille, tombe malade du fait des vapeurs pestilentielles qu’il respire, et puis meurt. Pour le Christianisme l’introduction du temps correspond à LA punition divine, LA sanction pour le péché originel. Mais quelle peut bien être cette faute prétendument commise par l’Homme ? Celle d’avoir mangé un fruit défendu par Dieu, celui de LA Connaissance.

« Autrefois, [les Hommes] voyaient sans voir, écoutaient sans entendre, et semblables aux formes des songes, ils brouillaient tout au hasard tout le long de leur vie. » ) [1]

« ...aidant ceux qui meurent, je suis allé au-devant des souffrances...L’art est plus faible que la coercition. » [2]

© DR

Il n’y a pas Connaissance sans DÉSALIÉNATION. La désaliénation par rapport à la religion, au politique et à l’économique qui ne cherchent l’une et les autres qu’à contrôler et asservir les masses, c’est bien là que réside tout le problème, et ce depuis les Grecs. Le péché inexpiable de Prométhée c’est d’avoir voulu réparer l’inconséquence de son frère Épiméthée, l’étourdi, qui avait été chargé de répartir les qualités, c’est-à-dire les outils de compréhension de leur environnement et de défense contre leurs agresseurs, entre les animaux et les hommes, dans un souci d’équilibre de la Création.

En fait, Épiméthée avait distribué tout son panier de dons aux animaux et avait totalement oublié les Hommes qui de ce fait se trouvèrent fort démunis. Pas de griffes, pas de crocs, un flair et une vision plus que limités, une totale ignorance quant à la marche des choses du Monde. Prométhée leur expliqua tout d’abord l’écoulement du temps, l’enchaînement des jours et le cycle des saisons, puis il leur enseigna le Nombre, « la plus belle de toutes les sciences », et l’écriture aussi, évidemment. Il leur apprit à domestiquer les animaux, pour alléger leur pénible labeur, entre autres, il leur donna des rudiments de médecine et de pharmacopée, il inventa pour eux les bateaux, « ces véhicules aux ailes de lin », les techniques de divination, car il voyait loin dans le futur, Prométhée, ce qui ne fit qu’alourdir son supplice, et il leur fit découvrir les métaux enfouis dans les entrailles de la terre. Enfin, il déroba dans un roseau la « semence » du feu à Héphaïstos, « [semence] qui est pour les mortels la maîtresse de tous les arts et un auxiliaire sans prix ».

Le feu est le suprême privilège des dieux. Prométhée, il sait bien au-delà de tout ceci, il sait beaucoup plus que les autres dieux puisqu’il connaît le futur. Ce savoir-là il ne veut pas le leur en faire profiter à eux, les dieux. Il est réservé à leurs victimes, à Io par exemple qui passe en mugissant de douleur devant son rocher caucasien. Son refus de transmettre lui vaut d’être englouti dans un effroyable tremblement de terre. Heiner Müller, paraphrasant Eschyle, lui fera dire : « En un mot, je hais tous les dieux » puis dans le vers suivant : « Ils ont reçu de moi des bienfaits et les ont payés d’injustice. »

En général les gens ne connaissent pas ou pire ne comprennent pas Müller. Les bourgeois raffolent de Quartett [3] parce que ça leur rappelle leur première lecture un peu grivoise, Laclos, une volupté permise puisque dûment estampillée par l’Éducation nationale. Mais avec Hamlet-machine il ne reste plus grand monde devant les tréteaux. Pourtant, quelle merveille ! « J’étais Hamlet. Je me tenais sur le rivage et je parlais avec le ressac (...), dans le dos les ruines de l’Europe. » [4]

Heiner Müller à beaucoup réécrit et transposé les Grecs et puis Shakespeare. Ses textes théâtraux ou poétiques traquent la tyrannie — lui-même a vécu sous deux épouvantables dictatures — et glorifient la résistance sous une forme ou sous une autre à cette tyrannie. Tout pouvoir est issu d’une usurpation, que ce pouvoir soit exercé par un dieu ou par un mortel, par Zeus ou par Ulysse, et c’est ce contre quoi s’insurge Prométhée, « C’est que de nouveaux pilotes gouvernent l’Olympe et que, suivant des lois nouvelles, Zeus règne arbitrairement...il règle le droit à son gré », mais aussi Philoctète, et puis Ajax, et puis Médée, et puis Titus Andronicus, et puis Hamlet.

Tout accapareur du pouvoir est un assassin, un Macbeth, et il suscite parfois des réactions d’une violence extrême, d’abominables crimes en retour, tels ceux perpétrés par Médée et Titus. Prométhée ne cesse de dénoncer la tyrannie mais il doit en subir les conséquences, en toute lucidité. Alors qu’il se concentre sur les cris de haine, le matériau qu’arrache à Médée l’absolu de la colère, sur la détermination d’en finir avec lui-même d’un Ajax totalement dégoûté d’un monde refaçonné par les Hommes, qu’il pousse à son extrémité criminelle l’opportunisme cynique d’Ulysse à l’égard d’un Philoctète irréductible, qu’il appuie sa vision du gâchis d’Europe sur l’allégorie d’Hamlet, Heiner Müller réécrit Prométhée en mettant respectueusement ses pas dans ceux d’Eschyle, c’est-à-dire en le suivant vers après vers, de la même façon qu’il anatomisera Titus en prélevant précautionneusement chaque goutte de sang répandue par Shakespeare. Il y a dans tout Homme, antique, classique ou actuel, beaucoup de Philoctète, et aussi quelques fois d’Ajax, pauvres gens que les précédents ne cherchent qu’à spolier. C’est par la dénonciation de cette tyrannie fondamentale, et des résistances qu’elle suscite, que les poèmes et le théâtre de la Grèce ont acquis un statut universel, et donc aussi intemporel. C’est de ceci dont s’est fait l’écho Heiner Müller, une résonnance allemande de la Grèce qui ne pourrait plus être de nos jours car Allemagne n’engendre plus de poètes et aussi parce que, au nom d’Europe, Allemagne n’aspire plus qu’à dévorer la Grèce, cette si grande pourvoyeuse d’îles solaires. Allemagne est par essence le tyran et la Grèce sa victime récurrente que l’on voudrait voir entrer en résistance comme elle le fit admirablement à diverses reprises.

À bien y regarder, en lisant bien ses poètes, la Grèce a toujours SUBI les dieux, même si elle les admirait parce qu’immortels et puissants, et AIMÉ les Hommes, mais parmi ces derniers elle n’a pas toujours voulu, ou rarement su, faire le tri entre les bons et les méchants, parce qu’en tant que mortels même les meilleurs étaient obligatoirement très imparfaits. Heiner Müller, lui, savait où se tenait le mal, dans le temps de sa vie tout était parfaitement clair, et il voulait le faire ce tri car absolument nécessaire à la dénonciation des tyrannies et à l’exaltation des résistances, c’étaient des images indiscutables pour lui, mais il ne croyait probablement pas au droit naturel puisqu’il n’a pas retenu Antigone, pourtant une sacrée résistante elle aussi. Il lui a préféré Ophélie et le cri d’anathème qu’elle lance aux hommes et au Monde : « Au nom des victimes. Je rejette toute la semence que j’ai reçue. Je change le lait de mes seins en poison mortel...J’étouffe entre mes cuisses le monde auquel j’ai donné naissance. Je l’ensevelis dans ma honte. A bas le bonheur de la soumission. Vive la haine, le mépris, le soulèvement, la mort. Quand elle traversera vos chambres à coucher avec des couteaux de boucher, vous saurez la vérité. » (4)

Shakespeare privilégie la vengeance en dehors de toute considération de morale ou de justice sociales. C’est ce qu’en a retenu Müller, car ça lui correspondait tout à fait, et c’est aussi pourquoi il a été fasciné comme beaucoup d’autres, Sénèque, Pasolini, Christa Wolf, Max Rouquette, et quelques-uns encore, par la Médée d’Euripide, sorte de Titus Andronicus au féminin mais plus sauvage car magicienne venue tout droit, mais par amour, de chez les barbares. La résistance chez Shakespeare, et quoi que pût en dire Edward Bond, c’est Hamlet bien sûr. Du côté politique, c’est Coriolan, Caius Marcius Coriolanus, sorte d’Empédocle romain mais tout à fait homme d’action et très peu porteur de logos, un mortel empli de bravoure, de vanité, et de mépris, ce qui le rend hautement pathétique et à certain moment presque sympathique. Empédocle et Coriolan posent LA question politique : démocratie ou despotisme, éclairé ou non ce dernier.

Müller n’a pas retenu Coriolan, ni Empédocle d’ailleurs, mais c’est normal pour ce dernier puisqu’il faudra attendre Friedrich Hölderlin pour le faire entrer dans la poésie, c’est-à-dire une pincée de siècles après Shakespeare. Quoique ! Il en donne une ou deux pages dans Germania 3, extrait d’un livre trouvé par deux russes dans la botte d’un jeune soldat d’Allemagne mort devant Stalingrad, un assassin heureux de l’être, « Une photo. Sept partisans. Au gibet. Et il est devant, et il rit... », un assassin mais lecteur d’Hölderlin quand même... [5] Considérant les sombres idéologies ainsi que les horreurs qui en sont le fruit et qui ont encombré son siècle, mais aussi les précédents et probablement tous ceux à venir, Heiner Müller fait le constat on ne peut plus simple que « Shakespeare est un miroir qui traverse les époques...L’effroi que provoquent les reflets shakespeariens est le retour du même », et d’ajouter «  nous ne serons pas à bon port tant que Shakespeare écrira NOS pièces. » [6]

Müller, tout en puisant abondamment dans leur matière, oublie souvent de citer les Grecs dans ses commentaires, poètes et auteurs de théâtre qui s’intéressaient davantage à la « véritable » nature de l’Homme qu’à la teneur de ses discours souvent ampoulés...et puis il omet aussi le rôle joué par tous les dieux qui n’ont de cesse de tromper les Hommes. Il préfère évoquer Shakespeare qui lui ne parle jamais directement de Dieu ou des dieux, ou alors des grands seigneurs et des rois de l’Angleterre qui se considèrent quelque part comme des dieux, mais des dieux mortels car ils meurent beaucoup et le plus souvent de très fâcheuse manière.

Les dieux grecs, tout immortels qu’ils soient, sont capricieux, tout autant que les rois et les grands seigneurs de l’Angleterre, et réclament continument des sacrifices pour les honorer et les nourrir. Car ces dieux ne font que se nourrir des fumets des sacrifices, arrosés de nectar et d’ambroisie il est vrai, dans le banquet perpétuel par eux tenu au sommet de l’Olympe, et puis aussi, une fois repus, ils ne font que suborner les femmes des hommes et les très jolies nymphes qui habitent les rivières et les bois. Les dieux de la Grèce présentent tous les travers des mortels bien qu’immortels, et les rois et grands seigneurs de l’Angleterre, bien que mortels, présentent toutes les déviances des dieux de la Grèce. Néanmoins, pour en finir avec Shakespeare, il est certain que dans la « vraie » vie on trouve davantage de Gloucester, grand seigneur de l’Angleterre mais, par le corps et par l’esprit, un boiteux tout tordu, plein de gens mais non dotés de son intelligence ni de son courage, bien davantage que de Timon d’Athènes, citoyen à la droiture impeccable et à la générosité sans limite. Une grande et belle âme que celle de Timon qui ne pouvait qu’être effroyablement déchirée par la horde des LOUPS ! Une âme grecque !

Heiner Müller n’a retenu ni Richard de Gloucester ni Timon d’Athènes et il leur a préféré Macbeth tout obnubilé qu’il était par la tyrannie et ses crimes. Tyrannie avant Macbeth, celle de Duncan, tyrannie de Macbeth, évidemment, tyrannie après Macbeth, celle avortée de Macduff sitôt remplacé par Malcolm. Chez lui, rien d’autre que du sang, sang puant, monceaux de cadavres, trônes de roi, longs chapelets de massacrés, paysans ou lords, pendus, noyés, brulés, écorchés, émasculés, poignardés, décapités, mutilés, poursuite d’intérêts vils, pouvoir illusoire et richesses qui le sont tout autant. Rien que du sang puant. Chez Macbeth pas de place au remord, et surtout pas chez sa Lady ! Irritation contre quelque spectre qui s’est invité au banquet, tout au plus, et toujours la crainte de ne pas avoir assez tué pour ne pas être tué soi-même. « Si je pouvais engloutir toute la chair du monde d’une seule faim... » Tout pouvoir est issu d’une usurpation. Tout accapareur de pouvoir est un assassin. Sang puant. Certes ! La vie est un songe, le songe d’une nuit d’hiver glaciale. Mais « MACBETH ASSASSINE LE SOMMEIL » [7] et donc le songe ne peut plus être qu’un épouvantable cauchemar éveillé. Vie en tous les temps, d’hier, d’aujourd’hui et inévitablement de demain. « La vie est une course de vitesse vers la mort » [8].

Après Titus, et en pensant peut-être à Coriolan, Heiner Müller a pu dire de Shakespeare qu’il avait peuplé Londres de Romains (6). Après Macbeth, il semblerait juste de dire de lui-même qu’il a exilé toute la population de l’Écosse dans le Berlin aux chancelleries étrangleuses d’Hommes, de nations et de la belle culture d’Europe. Trop de sang pur versé par la Grèce ! Qui est responsable de cette épouvante perpétuelle qu’est la vie, de tous ces maux qui frappent les Hommes ? Dieu ! Enfin, dans un premier temps Zeus, Zeus pour lequel l’enfouissement de Prométhée dans les entrailles de la Terre n’a réduit en rien le ressentiment à l’égard des Hommes. Sa colère c’est la superbe Pandora, qui l’assouvira, une anti-Prométhée par curiosité et par sottise, en déversant sur les mortels les flots de maux de toutes natures qui les tourmenteront jusqu’à la fin des temps. C’est Hésiode, ce bel aède couronné par les muses qui « sur le sommet le plus haut de l’Hélicon dansent en beaux chœurs délicieux », qui nous raconte ceci.

Bon ! Mais Prométhée le gentil dieu, le Bon Dieu pourrait-on dire, où en est-il, lui, dans tout ça ? Au bout de quelques millénaires, Prométhée resurgit des profondeurs, à l’occasion de quelques mouvements tectoniques sans doute, des tremblements de terre et des glissements de terrain conséquents, mais ses affaires ne s’arrangèrent pas pour autant. Retour aussi de Heiner Müller [9]. Toujours cloué au flanc d’un rocher, Zeus envoya à Prométhée son « chien ailé », l’aigle du Caucase, pour lui dévorer perpétuellement le foie, c’est-à-dire durant quelques millénaires.

Survint alors Héraclès [10], le divin prolétaire, un vraiment dur à la tâche celui-là, sorte de Stakhanov à l’usage exclusif d’Eurysthée pendant un temps, pour le libérer mais ce travail-ci n’était pas facile du tout. D’abord l’accessibilité au rocher, une sacrée escalade, puis distinguer franchement le corps de Prométhée sous la gangue de merde qui le couvrait, la fiente de l’aigle qui s’agglutinait sur lui, enfin tout faisait corps, le rocher, les crocs d’acier, la fiente, les chairs de Prométhée, il fallait séparer tout cela. Une drôle de treizième besogne quand même ! Il avait fallu tuer l’aigle insistant avec l’arc fabuleux dont Philoctète sera plus tard le dépositaire, arc tant convoité par Ulysse et les Achéens car clef de la prise de Troie, puis, pour couronner le tout, convaincre Prométhée à se laisser libérer car il s’était fait à sa situation et bizarrement il y avait même trouvé un certain confort, et finalement le porter pour la descente car il était très faible, évidemment, effort particulièrement pénible et désagréable avec cette satanée odeur de merde qui lui collait à la peau. Là encore, tout ceci a pris des milliers d’années, mais que sont les milliers d’années en regard de l’éternité ! Rien ne saurait résister aux efforts et à la volonté du prolétariat, surtout si celui-ci est d’origine divine.

Après sa libération, Prométhée, à qui l’on doit pourtant tout, se fera plutôt discret dans les chants des poètes, tandis qu’Héraclès appuyant sa musculature « herculéenne » sur un gros gourdin noueux sera établi comme l’ICÔNE absolue de la puissance ou de la force brutale. Force ou Connaissance, voici ce à quoi s’est réduit le choix des Hommes de tous les temps, oubliant que Force et Connaissance purent être alliées. Les immortels de la Grèce ont finalement été dissouts par le temps, se sont dilués dans le temps, au point que la majorité des mortels en a perdu la connaissance. Rien n’est fait pour durer ! La Connaissance elle-même n’est qu’une Vanité, ne serait-ce qu’au regard du temps. Tout ce que je peux connaître aujourd’hui se délitera, dépérira, au fil des ans. La Connaissance me confronte à mes propres limites.

Extrait remanié pour la circonstance de « Le Théâtre de Dieu » in « Autour de la cosmogonie/cosmologie de Hildegarde von Bingen »

Notes

[1Eschyle. Prométhée enchaîné in Eschyle Théâtre complet. Traduction Émile Chambry. (Garnier Frères - 1964).

[2Heiner Müller. Prométhée in La mission, traduit de l’Allemand par Jean Jourdheuil et Heinz Schwarzinger (Editions de Minuit - 1982).

[3Suite libre donnée par Heiner Müller aux Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos.

[4Heiner Müller. Hamlet-machine, traduit de l’Allemand par Jean Jourdheuil et Heinz Schwarzinger (Editions de Minuit - 1979/1985).

[5Heiner Müller. Germania 3. Les spectres du Mort-homme, traduit de l’Allemand par Jean-Louis Besson et Jean Jourdheuil (L’Arche éditeur - 1996).

[6Heiner Müller. Shakespeare une différence in Anatomie Titus Fall of Rome, traduit de l’Allemand par Jean-Louis Besson et Jean Jourdheuil (Editions de Minuit - 2001).

[7William Shakespeare. Macbeth (Acte 2, scène 2).

[8Heiner Müller. Macbeth d’après Shakespeare, traduit de l’Allemand par Jean-Pierre Morel (Editions de Minuit - 2006).

[9Heiner Müller. Libération de Prométhée in La bataille, traduit de l’Allemand par Jean-Pierre Morel (Editions de Minuit - 1987).

[10Dans les faits, Eschyle aurait écrit une trilogie sur le mythe de Prométhée mais pour les deux autres textes, Prométhée délivré et Prométhée porte-feu, il ne reste que des bribes pour le premier et rien pour le second.