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IMMIX exposition
Porter la lumière
200 ans de l’invention de Nicéphore Niépce
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La photographie fête ses 200 ans !
Elle reste pourtant un nouveau média.
Elle a été de tous les combats, de tous les voyages, de toutes les aventures. Elle a donné le pire et le meilleur.
Elle a été dogmatisée par de brillants esprits qui y ont vu un témoignage objectif, alors qu’elle n’était chez eux qu’une représentation de leur fantasmes. Pourtant, elle a toujours été une réalité, augmentée de connaissance, de science, d’humanité…
L’héliographie, 200 ans d’histoire d’un nouveau soleil
Nicéphore est le porteur (du flambeau) de la victoire, dans une année lucifère sur la photographie.
Une image extelligente [1]
La photographie est très liée à l’outil, l’appareil. Une peinture est une peinture, bonne ou mauvaise, elle est faite par un peintre. Mais il suffit d’avoir un smartphone aujourd’hui pour faire une photo. On peut être plombier, policier, parent, scientifique, artiste… Il y a confusion entre ces niveaux d’utilisation, l’outil est le même pour témoigner du « réel » et de l’art.
Vilém Flusser explique que les Appareils ne font que ce qu’ils ont envie de faire, ce pour quoi des fonctionnaires (ingénieurs générateurs de fonctions) les ont conçus. Seuls les artistes en sortent une création, et ils sont rares.
Les six artistes portent chacun une forme de la création photographique d’aujourd’hui.
Voici une réalité augmentée de poésie photographique.
Dans l’idée du bi-centenaire de la photographie, expression artistique multi-formes, cette exposition se propose de montrer des tendances, comme un parcours entre une diversité des approches. La force artistique est toujours présente, mais la lumière est filtrée par la forme créative de chacun des artistes.
Pol Lujan aborde de façon plasticienne une photographie documentaire dans un noir et blanc savamment travaillé. Son univers se situe sur les franges d’une atemporelle mémoire humaine.
Alain Nahum qui tient lui aussi une photographie documentaire autour de traces éphémères que charrie la ville l’aborde sous un axe poétique et plasticien en s’appropriant les accidents du temps et du hasard.
Le travail de Nicolas Fremiot peut être présenté comme une photo plasticienne conceptuelle. En se sens qu’elle a une fonction de témoignage d’une action/performance, de marche au long cours dans des territoires du quotidien, ou très exotique et qu’elle est en même temps une analyse sociologique du paysage.
Gilles Desrozier est un photographe expérimental, ou d’expérimentation. Il crée une image ex-nihilo par l’association/superposition/intrication de photos et de forme. Il nous emmène dans sa recherche, sa création de mondes imaginaires et poétiques aux multiples références.
Martial Verdier présente une photographie contemporaine, basée sur le concept de la Photo Povera. Une économie de moyens et un regard sur un passé technique pour évoquer un monde ultra-contemporain.
Philippe Fabian est un photographe plasticien, sa photographie est aussi peinture, gravure… Il crée lui aussi des mondes ou plutôt des représentations de ses mondes intérieurs à la façon des peintres et des plasticiens.
Notes
[1] L’extelligence est la communication et l’échange entre les intelligences, permise par les outils de communication, livre, photographie et dans une certaine mesure internet. Sa puissance est exponentielle…







