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Illimitation
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Reprise de la libre lecture du « Crépuscule de Prométhée » de François Flahault avec quelques échos musicaux du « Prometeo. Tragedia dell’ascolto » de Luigi Nono
« Si l’ultralibéralisme puise dans les ressources que lui offre la planète au risque de dégrader le milieu de vie que celle-ci constitue, il puise également dans le capital social et civilisationnelle des sociétés dans lesquelles il se déploie au risque de détériorer les liens non marchands qui soutiennent l’existence humaine. »
François Flahault,
« Le Crépuscule de Prométhée »
« Gaia d’abord enfanta Ouranos étoilé elle enfanta les hautes montagnes aussi la mer stérile qui bout puis unie à Ouranos Okéanos tourbillons profonds Koios et Krios et Hypérion et Iapétos et Theia et Themis et Mnemosyne et Phoibe... écoute... l’aimable Téthys...le dernier qu’elle enfanta fut le subtil Kronos plus terrible des enfants... Iapétos épousa... l’Okénaide aux belles chevilles Kliménè... elle enfanta... Ménoitios Epimétheus Prometheus subtil alerte Ithax... écoute... »
Luigi Nono, « Prometeo », (extrait du prologue) [1]
« les hommes éphémères... des larves de rêve... habitaient sous terre comme des fourmis... jusqu’à ce que moi je leur montre l’aurore et le crépuscule »
« toi à cette falaise immobile... tu flétriras dans les ardeurs du soleil... es-tu comme un nouveau seigneur envieux et imprévisible... Prometheus cette espérance se libérer du dieu ?
[...] crois-tu ton feu tout puissant ? nommes-tu vérité cette étroite clairière ? » [2]
Prométhée se préoccupe des hommes, c’est entendu... Il leur apporte le feu, donc les « Arts » au sens large que les Grecs anciens donnaient à ce terme, c’est une certitude ! Mais ce feu suffit-il à lui seul à faire civilisation, et plus simplement société ? Le dieu du Christianisme, lui, donne aux hommes « une âme raisonnable et immortelle » et puis les hommes, pour des « raisons » pratiques, s’organisent en société, et ça ce n’est pas vrai du tout parce que des formes de sociétés ont existé bien avant que les hommes soient complètement des hommes, bien avant que le processus d’hominisation soit achevé. « L’homme est un animal social », enfin c’est ce qui a été dit, mais la société est-elle une fin en soi pour tous les hommes et... pour toutes les femmes ? « La société n’existe pas » dira beaucoup beaucoup plus tard Margaret Thatcher, en emboîtant gaillardement le pas à Ayn Rand, l’idéologue en chef des ultralibéraux états-uniens. Toujours est-il qu’au Moyen Âge tardif puis à la première Renaissance certains, philosophes et théologiens, considéraient que la déchéance qui faisait suite au péché originel, avait constitué une réelle opportunité de progrès et de connaissance et avait permis de reconsidérer le rôle de Dieu, de le recréer en quelque sorte.
Bien avant, Lucrèce revisitant les thèses d’Épicure, prolongateur des Atomistes, allait encore plus loin en prescrivant la quête de savoir pour se débarrasser des mythes et de la superstition religieuse (4). Mais dans le polythéisme grec il n’y a pas de créateur. Gaïa, la déesse mère de tous les immortels, jaillit de Chaos ou Faille, abîme certes mais aussi principe primordial. Du reste pour les philosophes grecs, enfin ceux qui se sont livrés à ces superbes spéculations cosmologiques, je veux dire les Atomistes déjà cités, les Milésiens et surtout le sublime Anaxagore et son Noûs, principe premier de l’Univers ou intelligence universelle, l’inspirateur de Teilhard de Chardin pour sa noosphère, il n’est absolument pas question des dieux et donc pas de Prométhée. [3]
Pour les Chrétiens Dieu est le créateur de toutes les choses, donc de la chose humaine, et pourtant pur esprit il lui a donné sa propre image à lui, l’homme. Les philosophes et les théologiens chrétiens, sujets pensants par excellence, abandonnent à la masse des fidèles la croyance en la vie éternelle, dans l’au-delà, ainsi qu’en la Providence divine, réconfort et protection si besoin est, et pour eux il va s’agir d’accroître leur « parenté avec Dieu ». Il ne s’agit plus de vie éternelle mais de « connaître ce que Dieu connait » et partant de se connaître à travers lui. « L’homme [monothéiste], dit François Flahault, grâce au privilège de la pensée qui l’apparente à Dieu, a le pouvoir de retrouver ce que Dieu a pensé. » De fait, l’Homme a la volonté d’acquérir lui-même une sorte de transcendance par rapport au Monde, en pénétrant les lois de la Nature.
C’est là déjà l’entrebâillement d’une porte vers l’Illimitation, avant la résurgence du mythe de Prométhée liée à la redécouverte des textes anciens, grecs et latins, avec la Renaissance. Ainsi, Henri Estienne [4], imprimeur, humaniste et polyglotte, traducteur d’Eschyle, fait résolument de Prométhée le créateur d’Adam, et affirme que le feu qu’il a dérobé au ciel n’est pas destiné à donner vie à ce dernier — ou plutôt à ce premier, mais bien à lui apporter toutes les techniques dont il pourra avoir besoin. Le feu est bien la pomme de la Connaissance. Reconnaître dans le condamné le bienfaiteur suprême, le rédempteur, c’est faire justice. Et les astronomes, à la même époque, de se lancer dans la compréhension, par l’observation et les calculs, cette fois-ci, de la mécanique céleste — Tycho Brahe et son géo-héliocentrisme, puis Copernic et Kepler avec leur héliocentrisme, enfin Galilée avec son « écriture mathématique du livre de l’univers » comme il disait. Les mathématiques révèlent des causalités qu’on ne soupçonnait pas. Il y a un profond désir de comprendre les choses célestes mais probablement pas de prométhéisme en tête ni d’hubris, à l’instar des Grecs anciens.
Ce qui est remis en question ce n’est pas la transcendance mais le dogme « cosmologique » que représentent Aristote et Ptolémée, parce que davantage qu’insuffisant il est totalement erroné, et c’est là une démarche passablement dangereuse face à la broyeuse inquisitoriale. Toujours est-il, accroître sa connaissance, découvrir, c’est repousser les limites imposées par la Nature et la religion, compléter et parfaire la construction du Soi.
François Flahault décerne à la Science un réel pouvoir émancipateur par rapport à la transcendance, mais le terme est peut-être excessif pour l’époque, la Renaissance. Toujours est-il, au-delà de la christianisation du mythe opérée par les philosophes et les théologiens qui conduit à reconsidérer la relation à Dieu, en quelque sorte à refaçonner son image, à le recréer, c’est le côté transgressif de Prométhée qui va en fasciner beaucoup, les Lumières, les révolutionnaires, puis les Romantiques, puis les scientistes, puis les idéologues, puis les dictateurs, puis les économistes, jusqu’aux affairistes et politiciens contemporains.
Les Romantiques réhabiliteront les réprouvés, les déchus, Adam, Caïn, Lucifer, le porteur de lumière que certains d’entre eux assimileront à Prométhée. Ils esthétiseront le Prométhéisme mais au fil du temps on glissera de ce prométhéisme poétique, vers un prométhéisme doctrinal pour lequel la soif de Justice et les aspirations artistiques ne seront plus du tout le moteur et ceci au profit de l’exigence d’Illimitation de l’homme méritant, « l’homme d’exception ».
François Flahault établit une généalogie détaillée et une analyse érudite de ce qu’il appelle « l’idéal prométhéen », puis il évoquera le Robinson Crusoé de Daniel Defoe et surtout il analysera l’œuvre de Jules Verne dans laquelle les « hommes d’exception » pulluleront, Némo, Robur, Lidenbrock, Hatteras et quelques autres, tous personnages de démesure baignant dans une épaisse soupe scientiste. Enfin, il va s’attaquer au libéralisme qui constamment dans la démesure va rapidement devenir ultra, l’ultralibéralisme donc, accompagné dans sa soif de conquête du Monde par un courant « philosophique », l’objectivisme, qu’on finira par appeler libertarianisme, même si ce qualificatif ne plait pas à certains tenants dudit objectivisme. Il y est question de réalité, de raison et d’individualisme forcené. Et cette philosophie, c’est Ayn Rand, nom que s’est donné la fille d’un pharmacien de Saint-Pétersbourg après s’être réfugiée très jeune aux États-Unis et qui, malgré une assez faible culture philosophique, l’a bricolée plus ou moins à partir d’Aristote et largement propagée.
Ayn Rand était passionnée de cinéma et dans un premier temps elle a écrit des scénarios pour Hollywood. Puis viendront des romans dont deux seront rapidement des bestsellers aux États-Unis, des compléments de la Bible dit-on : « Atlas Shruggled »,(Atlas leva les épaules) qu’elle appellera plus tard « La grève », et surtout « The Fountainhead », la source vive.
Quel rapport peut entretenir Ayn Rand avec Prométhée ? Qu’est-ce qui peut bien rattacher sa « philosophie » au Prométhéisme ?
Bien que d’origine juive, Alissa Rosenbaum, Ayn Rand, est profondément athée. La question de la toute-puissance de Dieu ne se pose donc pas pour elle. Il n’y a pas de transcendance à contester ni à renverser. En cela, elle se démarque de l’une de ses sources d’inspiration, Ralph Waldo Emerson, le père du transcendantalisme américain, qui affirmait que l’individu créateur « partage l’existence autonome de la déité » [5]. Elle fait dire à Howard Roark, son héros de « The Fountainhead » : « Le créateur ne sert rien ni personne. Il ne vit que pour lui-même. Et c’est en vivant pour lui-même que l’homme est capable de réaliser les œuvres qui sont l’honneur de l’humanité... Le créateur vit pour son œuvre... Son véritable but est en lui-même ».
Ici le créateur c’est Roark pas Dieu. Roark est l’homme prométhéen, il crée, mais c’est un Prométhée égoïste, il ne créé que pour lui et si les autres s’émerveillent de cette création tant mieux mais ce n’est pas l’objectif. Comme l’indique François Flahault « il y a un droit naturel et souverain de l’individu » et il ajoute à propos de Roark que c’est le « type de génie romantique, de l’artiste qui tire son œuvre de son propre fond... se place au-dessus du commun des mortels ». Prométhée qui n’est plus dieu demeure le modèle de l’homme d’exception, en l’occurrence l’architecte prodige Howard Roark, un rebelle, un insurgé envers la société... L’homme prométhéen !
Ayn Rand ne connaissait rien à l’Art en général et à l’architecture en particulier, même si certains avancent qu’elle aurait pu être influencée par la grande figure de Frank Lloyd Wright, mais elle a fait de son héros un « artiste romantique » à la virilité extrême et à la sexualité violente qui rejette, voire même cherche à détruire, l’architecture européenne car bourrée de fioritures classiques selon lui. Il veut réaliser « des buildings audacieux, modernes, américains ».
Aborder l’univers d’Ayn Rand, c’est plonger dans l’âme noire de l’Amérique, ou plus précisément des États-Unis, c’est côtoyer ses démons. Et du point de vue démoniaque Roark, qui n’accepte aucune limite, va très loin. Il dynamite un immeuble qui vient d’être achevé parce qu’il estime qu’on a détourné son projet, qu’on l’a dénaturé pour l’adapter au goût du public. Il lancera au tribunal pour sa défense que « Les grands créateurs, les penseurs, les artiste, les savants, les inventeurs, se sont toujours dressés, solitaires, contre les hommes de leur temps ». Il sera acquitté tout en ayant affiché son mépris à l’égard de ceux qui ne sont pas des hommes d’exception, les gens ordinaires.
Il y a quelques années sur une scène en Avignon, Ivo van Hove a donné une adaptation très fidèle, dans ses outrances et sa crudité, de « The Fountainhead ».
Tout commence gentiment, rien de tonitruant, si ce n’est qu’on y évoque un acte sexuel vif et forcé, c’est dans le texte de Rand et pas dans le film de King Vidor, mais il y a de très belles déclarations au sujet de la liberté auxquelles tout le monde ne peut que souscrire. On continue en durcissant progressivement le propos, le tout entrecoupé de l’effeuillage d’une femme superbe, pour en finir avec un crédo libertarien très long et totalement insupportable dont les moments forts, hurlements du désir « d’exister librement » sans aucune entrave ni contrainte pour l’homme d’exception, sont soulignés par les applaudissements des deux premiers rangs, les autres restant parfaitement silencieux car sous le choc de l’inacceptable. Tout le monde sort de la représentation les nerfs à vif, sauf les deux premiers rangs, sans même avoir salué les comédiens, ni même la femme superbe ce qui est terriblement injuste. « The Fountainhead » est de la pure propagande, nocive, où l’on procède par glissement progressif du raisonnement (8). « Le prométhéisme d’Ayn Rand donne tous les droits aux individus d’exception » résume François Flahault.
Nombre d’économistes états-uniens, conduits par Ludwig von Mises et son élève Friedrich von Hayek, ont reconnu très tôt Ayn Rand et sa philosophie objectiviste en ce qu’elle était porteuse des mêmes valeurs que celles qu’ils défendaient à savoir « le droit naturel et souverain de l’individu » face au collectif, la liberté d’entreprendre et le mot d’ordre « laissez faire ». Seul l’individu est réel et rationnel. Il se doit d’être égoïste, on parlera « d’égoïsme rationnel » et les relations humaines doivent être rationnelles. Les hommes doivent traiter les uns avec les autres « sur la base d’un échange librement consenti » mais contractuel et « un minimum d’État reste nécessaire pour garantir les droits individuels », c’est-à-dire pour donner un cadre juridique au contrat mais pas plus. François Flahault rappelle que pour Rand et Hayek « toute forme de politique sociale [est] le cheval de Troie du collectivisme », et que « les prélèvements fiscaux constituent un abus de pouvoir ». Toute contrainte, de quelque nature qu’elle soit est contreproductive. Laissez faire ! Ce qu’il faut c’est une économie libre qui repose sur la libre collaboration des individus. « C’est de la rencontre des égoïsmes et de leur harmonisation naturelle par la main invisible du marché que nait la richesse générale ».
En fait, il y a surgissement d’une nouvelle transcendance, le marché, pour laquelle la « main invisible » serait l’équivalent de la providence divine. La main invisible du marché est une formule qu’a utilisée l’économiste classique Adam Smith notamment dans son œuvre majeure « Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations » et qui désigne les mécanismes par lesquelles le marché s’auto-régule. On parle aussi d’un « jeu naturel des causes » mais qui repose aussi sur la raison. Pour Hayek les acteurs économiques sont toujours rationnels ce que les faits, les paniques boursières par exemple, démentent absolument. Tout ce que fait l’homo oeconomicus, l’une des formes du « sujet connaissant » et de l’homme prométhéen, s’inscrit dans des processus rationnels. Chasser une transcendance c’est créer un vide et la nature humaine a horreur du vide d’où les cultes éphémères rendus à la Déesse raison et à l’Être suprême, dans d’autres circonstances et à une autre époque.
Le prométhéisme ultralibéral et libertarien repose sur quatre piliers qui constituent pour François Flahault quatre « erreurs fondamentales » et qu’il s’emploiera à démonter :
– L’être humain se conçoit en dehors de la nature ;
– Le discours sur la rationalité ne fait que masquer la propension de l’Homme à l’Illimitation ;
– Le déni de l’interdépendance humaine en opérant la distinction entre l’Homme et la société ;
– L’affirmation de soi inconditionnelle et absolue.
On retrouve Mises et Hayek en Suisse au mont Pèlerin où ils fonderont avec d’autres, dont le tristement célèbre Milton Friedman, père de la théorie monétariste et maître à penser des Chicago Boys qui ont fait du Chili de Pinochet un laboratoire, un groupe de réflexion dit la Société du Mont-Pèlerin. Cette « société » est en fait la mère de tous les « think tanks », organisations « privées » et ultralibérales qui abreuvent de leurs conseils, aujourd’hui-même, tous les décideurs du Monde. Il s’agissait alors de créer la bible, encore une, de l’économie dite de marché et de la pensée libérale et de rejeter le keynésianisme, à l’instar de Ayn Rand qui l’assimilait, ainsi que le New Deal de Roosevelt, au communisme. De nombreux membres de la Société du Mont-Pèlerin ont reçu le prix de la Banque de Suède, le Nobel d’économie sur lequel les États-Unis exercent un quasi-monopole.
Je ne sais plus qui a dit que le libéral, et à fortiori l’ultralibéral, est un « religieux » qui pousse la logique de son église au paroxysme en vénérant non seulement l’économie de marché et l’entreprise privée, mais aussi en prônant la suppression des libertés individuelles pour le commun, la cessation de toute régulation étatique et le « laissez-faire » intégral.
Le prométhéisme de Ayn Rand a imprégné, et imprègne toujours, la vie « intellectuelle » et politique des États-Unis d’Amérique et contamine particulièrement les Républicains, malgré son athéisme, mais on peut dire aussi, aujourd’hui, une grande partie du camp démocrate, gens de Wall Street et de la Silicon Valley, du monde de l’Art et du spectacle etc... « Les États-Unis furent [sont] la première société morale de l’histoire », proclamait-elle en oubliant l’esclavage suivi par la ségrégation raciale et le massacre des « Natives », premier génocide de l’histoire moderne. Cette idéologie contamine les États-Unis d’Amérique donc mais pas seulement, toute l’Europe et le Monde entier aussi.
Dystopie globale !
« Ils tombent les hommes souffrants aveuglément comme l’eau de falaise en falaise vers l’incertain en bas... dans l’incertain en bas... frères malheureux du dieu du dieu frères malheureux. » [6]
À suivre...
Septembre et octobre 2024
Notes
[1] œuvre largement inspirée de la « Théogonie » d’Hésiode – Chœur et voix parlées.
[2] Extrait de la première île du Prometeo inspiré du « Prométhée enchaîné d’Eschyle ». Selon Nono, le dialogue entre Hephaïstos et Prométhée ne doit pas être dit mais ressenti à partir des quatre groupes orchestraux et des solos de cordes, avec intervention de Mythologie dont le texte s’entend.
[3] Atomistes : Leucippe et Démocrite (5ᵉ siècle avant notre ère).
Milésiens : Thales, Anaximandre et Anaximène (6ᵉ siècle avant notre ère).
Anaxagore (5ᵉ siècle avant notre ère).
Noosphère : sphère de la pensée humaine qui enveloppe la Terre, au-dessus de l’atmosphère, dans laquelle certains voient l’annonce d’Internet. Concept créé par Vladimir Vernadski (1863-1945) et développé par Pierre Theilhard de Chardin (1881-1955).
[4] Henri Estienne (1531-1598).
[5] Le transcendantisme, mouvement littéraire et philosophique, reprenant en gros la thèse de Rousseau : « L’Homme est né bon, c’est la société qui le corrompt et le rend misérable ». Il prône le respect de l’Homme à l’égard de la nature. Grands noms : Emerson (« Nature », 1836) et Thoreau.
[6] Extrait de la deuxième île du Prometeo inspiré de « Hypérion » d’Hölderlin avec transformation électronique des voix chantées et parlées ce qui donne un sentiment d’instabilité et de chute.
Image d’ouverture : Membres de la Société du Mont-Pèlerin lors de sa première rencontre en 1947.

