dimanche 26 mai 2019

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Enfermement

Diane Watteau

, Diane Watteau

En écho au grand renfermement foucaldien, nous proposons un nouveau parcours à Saint-Denis, au musée d’art et d’histoire Paul Eluard qui sédimente son histoire sur l’existence d’un ancien monastère de carmélites. Des artistes y créent des brèches d’étonnement pour mieux explorer les frontières des vécus, des surfaces, des espaces, des couloirs, des voûtes, des galeries ou des cellules.

L’hypothèse de Foucault d’un amalgame abusif autour du carcéral, dans l’enfermement de la dérive, mais autant du libertinage, de l’alcoolisme, de la folie que du crime devient le symptôme d’une société qui n’a pas changé dans son désir de dresser le corps.

Les images que nous proposons pensent ces implications de mutation du corps et de son flux à partir de la transformation de la subjectivité, dès que le sujet se confronte à des lignes de démarcation et des variations d’appartenances dues à la violence de réclusions et d’exclusions de toutes natures.

Notre désir de travailler avec le musée d’art et d’histoire Paul Eluard de Saint-Denis nous permet de penser l’enfermement physique et mental à partir de l’épaisseur historique du musée. Les œuvres des artistes Hervé Bacquet, Bertille Bak, Taysir Batniji, Dominique Blais, Victor Burgin, Dominique De Beir, Pierre Ferrenbach, Pierre Juhasz, Claude Lévêque, Olivier Long, Ernest Pignon Ernest, Michel Sicard & Mojgan Moslehi, Agnès Thurnauer, Michel Verjux et Diane Watteau se confrontent aux notions de cellule, d’espace clos, à l’origine liées au site de l’ancien carmel de Saint Denis et à l’histoire même du carmel et aux collections du musée (fonds Eluard, la Commune de Paris, collection d’art religieux,...), autant qu’aux questions découlant de l’enfermement, de l’isolement, contraint ou délibéré, politique, religieux, idéologique, sans oublier les espaces plastiques en crise.

© Victor Burgin

Chapelle.

Victor Burgin présente dans La petite maison, une vidéo dont l’origine est une nouvelle libertine de Jean-François de Bastide. Des rencontres se construisent entre le livre, la maison et l’architecture d’accueil, la chapelle néoclassique. La Kings Road House de Schindler, sorte d’architecture d’isolement appelée « petites maisons », sera le gage des secrets à conserver à l’intérieur et dans un jardin. Dans le récit, le marquis de Trémicour, un irrésistible séducteur, met au défi la vertueuse Mélite de lui rendre visite dans sa petite maison. La vidéo suspend perpétuellement la résolution narrative en adaptant la forme du récit à la boucle filmique. Un désir insaisissable qui tourne en rond.

© Taysir Batniji

Réfectoire.

Taysir Batniji grave sur des savons les lettres de l’article 13 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, c’est L’homme ne vit pas seulement de pain #2. « Le caractère éphémère de cette œuvre m’intéresse dans la mesure où d’une part il contraste avec l’inflexibilité de la loi en général et, d’autre part, où il place le spectateur face à ses propres responsabilités vis-à-vis d’une signification donnée » écrit l’artiste. Le paradoxe de graver dans du savon l’inflexibilité de la loi rend compte d’un exil imposé à l’artiste qui vit enfermé de sa terre en France, hors de Palestine. Proche du poète Darwich, il développe la notion d’identité non close. Alors, quand il se sent « chez lui », c’est quand il crée, dépassant ainsi la question de l’enfermement.

© Pierre Juhasz

Memento mori. Memento Fuit hic n°3, l’installation vidéographique de Pierre Juhasz lie la mémoire du lieu et le temps à partir de La Jetée de Chris Marker. Quelques images éparses du film vont ainsi se métisser dans une oscillation avec des images fantomatiques de l’Assomption du Titien, engageant le fameux « éternel retour » comme évasion.

© Agnès Thurnauer

Cloître.

Sans cadre - sans moule - la forme à générer ne vient pas au monde. Les moules des vingt-six lettres de l’alphabet d’Agnès Thurnauer constituent l’œuvre Matrice, la potentialité du langage. Le cadre qui enferme est là pour mieux libérer la possibilité de la langue contenue dans le moule. Matrice propose le langage comme espace et comme potentialité. « Le système clos s’ouvre à une durée immanente au tout de l’univers, qui n’est plus un ensemble et n’est pas de l’ordre du visible [1] ». « Tout de nos reflets et de nos perspectives transite par les stéréotypes ».

Pour Michel Sicard & Mojgan Moslehi c’est l’histoire d’une non-exposition, inversant la monstration prévue : miroirs encâblés et photos oblongues de trajets, images étirées sur espace fragmenté, fragmentaire... Des déssiminations, des tremblements et des ruptures pour un autre dialogue ouvert entre des œuvres qui ne s’entendent pas.

Olivier Long pense le cloître dans l’imaginaire de la chrétienté occidentale, la « clôture » monastique n’est pas enfermement mais distribution des rôles sociaux : elle sépare sans enfermer (le mot latin sacer, sacré signifie « séparé ») et rend possible les rapports d’échanges (symboliques, politiques, économiques, sociaux) dans une société donnée. Il analyse la réalité de l’artiste dans ce contexte en travaillant son activité dans un rapport politique : son travail projette le monde clos de l’atelier dans un contexte d’émeutes ou de soulèvements. Ce sont des affiches d’intervention peintes sur toile, mais aussi des peintures où affleure notre histoire collective.

© Michel Verjux

Salle du chapitre.

Pour Michel Verjux, le sentiment d’enfermement ne doit pas se fondre avec le fait concret d’être enfermé. Sortir de cette idée d’enfermement qui consiste à ne raisonner qu’en termes de contenu et de forme, captive d’un tel dualisme, c’est pour l’artiste exposer la lumière et les ombres de vitrines muséales qui font signes, d’un point de vue physique : matériels, lumineux, spatiaux et temporels. Tout comme dans la vie, les indices primordiaux se trouvent ainsi dans les marques de passage qui indiquent l’apparition, le développement et la disparition physiques d’un évènement, d’une chose ou d’un être. On envisage les limites qui excèdent la scène.

Un espace ″abandonné″ du musée, des cellules vides. Dominique Blais y installe En attendant…. Le dispositif sonore rassemble deux tonalités de retour d’appel de commutateurs de lignes téléphoniques : la première signifie à la personne passant l’appel une mise en attente le temps que le destinataire décroche et fasse entendre sa voix ; la seconde évoque quant à elle l’interruption abrupte de la liaison téléphonique. L’installation annexe l’espace désaffecté du dernier étage du musée, donnant à voir et à entendre une mise en scène des lieux suggérant le temps suspendu d’une scène cinématographique.

© Dominique De Beir

Cellules.

Dans la cellule 7, l’enfant Jésus repose sur un matelas de satin rouge garance. Cette poupée de cire blanche paraît enfermée dans sa capsule. Dominique De Beir dépose près de l’endormi, des blocs gris, des sortes de châsses en ruine dont l’ornement bleu s’est progressivement altéré et dont le contenu reste là, protégé, clos et inabordable. Inspirée par Albertine Sarrazin qui introduit dans sa cellule un interlocuteur, un témoin, un « autre » dont elle a besoin pour « trouver une chance de se définir ».

© Diane Watteau

Salle d’art religieux.

Comment boucler la mer ? Diane Watteau se demande comment capturer la réalité de la mer dans un cadre ? La question trouve sa réponse dans la phrase de l’artiste Etel Adnan, dans son livre Là-Bas, lue par la voix de sphinge d’Anna Mouglalis : « Si nous n’étions pas attachés à un lieu, que serions-nous ? Je ferai entrer la mer dans le cadre, ce serait provisoire. Pas de réponse. Pas de question [2] ». Une vidéo de mer tempétueuse enchâssée entre deux tableaux combat le déchainement sonore des vagues et l’enregistrement de la phrase. Entre La Madeleine au pied de la croix de Laurent de la Hyre, et la Vision de Saint-François d’Assise, la mer poursuit son destin archaïque. L’horizon est devenu un « zip ». 180 degrés vers la droite. De manière provisoire. Provisoire. Vagulous. Vagulous, la mer déjoue les logiques d’appartenance. Mais rien ne marque la mer.

© Hervé Bacquet

Salle Albert André.

C’est quoi ce fourbi ? Pourrait-on se demander face à cette construction. Hervé Bacquet crée un espace-lieu totalement confiné dans l’angle d’un appartement, un mur a été érigé, un rempart fait de livres, de journaux et de boîtes qui semble cacher quelque chose. Une horloge tinte de temps en temps mais l’endroit paraît abandonné. De place en place, de petites ouvertures permettent de distinguer des objets dans la pénombre : des tubes à essai entreposés dans un petit cabinet de toilette, une penderie pleine à craquer, un petit escabeau en bois qui peine à supporter un monceau de dictionnaires. Qui vit là ? Un écrivain ? Un inventeur ? Un ermite ? Un ogre ? Vingt dessins sur livres sont suspendus au mur. Des textes ont été choisis pour leur capacité à respirer. Le dessin visible sur ces doubles pages se nourrit de chaque lettre ou de chaque note mais aussi des interstices et de leur densité. La ligne s’infiltre, elle sature et désintègre la lecture. La page mute, elle se referme et s’atomise à l’infini.

© Claude Lévêque

Tribune de Mesdames.

Nous sommes accueillis par La nuit du chasseur de Claude Lévêque. Un trophée de chasse, un renard immobile en cage. Figé. Et une phrase de Charles Manson, manuscrite sur un drapeau de soie noire La nuit pendant que vous dormez, je détruis le monde. L’atmosphère théâtrale permet de prendre des éléments anciens, classiques, populaires et de les saper en y introduisant un sens nouveau chargé de dire : prends ton élan et viens ! Aux enfermements physiques, psychiques, l’artiste ne cesse de créer des voisinages liquéfiés. Comme dans le Château de Kafka, plus de forts, tout le monde est petit et faible. Les bêtes fixent leurs normes à leur tour, des normes d’humanité.

Bertille Bak présente un film au sujet de cinq tribus montagnardes au Nord de la Thaïlande, un village créé de toute pièce dans une grande ville. Un cocon factice reproduit à l’identique les différents habitats des autochtones pour des adeptes d’exotisme qui s’en réjouiront, ces téméraires explorateurs, ces intrépides de l’extrême pourront se targuer d’avoir vu, d’avoir arpenté des chemins tortueux, d’avoir risqué leur vie pour poser auprès de « sauvages » avec un Smartphone. Post-vérité qui confine le sujet. Quoique à 19 heures, soit la fermeture de cette réserve artificielle d’humains, les faux indigènes ont le droit d’ôter le costume traditionnel qu’ils ne portent plus quotidiennement depuis des décennies.

© Pierre Ferrenbach

« Cellule », c’est aussi une chambre noire de laboratoire photographique de Pierre Ferrenbach, réalisée avec de la pellicule photo exposée dans l’obscurité absolue, puis développée, vidée de tout ce qui l’encombrait. Elle est devenue une cellule de méditation, monochrome et monacale, dans le vide de laquelle nous projetons, ou tentons d’extraire, des images mentales, qui parfois n’ont peut-être jamais existé. Cette œuvre existentielle n’emmène personne vers un ailleurs, elle n’est que la présence de notre vide.

© Ernest Pignon Ernest

En septembre 2012, la prison Saint-Paul de Lyon, où nombre de Résistants avaient vécu leurs dernières heures, a été investie par des artistes dont Ernest Pignon Ernest qui pense la nécessité de ne pas oublier les visages et les lieux. Une photographie et des dessins à la pierre noire rendent leur identité à ces disparus. Le mur où est dessiné ce corps recouvert d’un drap montre la mort omniprésente dans les prisons. La précarité des supports, l’effacement progressif, l’éphémère engagent l’artiste depuis de nombreuses années à ne pas emprisonner les images mais à les laisser vivre dehors, dans la ville, dans la clandestinité, sur la surface des murs qui devient une seconde peau.

« “Voici l’homme, Ecce Homo.“ Là aussi j’ai tenu à marquer ces murs du signe de l’homme. » (E. Pignon Ernest)

Les propositions des artistes varient logiquement à travers des structures critiques de fictions, de documents, de constructions plastiques et poétiques. Contre toutes les formes d’enfermements idéologiques, politiques, psychiques, les œuvres constituent un commentaire critique sur l’art et la société ; elles attestent ainsi également de captures irraisonnées de l’esprit et du corps autour de l’hypothèse disciplinaire et du problème du « dehors ».

Les conditions de possibilité d’une critique sociale portant sur l’exclusion et l’enfermement se posent à travers ces artistes aujourd’hui. Pour penser ce qui vient ensuite, après, pendant : l’action, le mouvement, l’appropriation mais aussi la rêverie.

© Michel Verjux

Enfermements

Michel Verjux

La vie, contenue entre la naissance et la mort, est sans conteste, pour un être vivant, une sorte d’enfermement contre laquelle il ne peut rien. C’est un fait : peu importe le sentiment que cela provoque en lui ou la conception qu’il en a ! Et ce n’est que dans cet entre-deux que des ouvertures sont possibles.

Le sentiment d’enfermement ne doit pas être confondu avec le fait concret d’être enfermé (dans une vie, une cité assiégée, un monastère, une prison, etc.), pas plus qu’il ne doit l’être avec telle ou telle conception de l’enfermement. Ce qu’on ressent, ce qu’on fait et ce qu’on conçoit relèvent de spécificités différentes qui doivent être distinguées, même lorsqu’elles sont en relation d’interdépendance.

Ainsi, afin de ne pas se sentir totalement enfermé dans une activité humaine, il est judicieux de la concevoir et de la pratiquer de façon non religieuse, sans la sacraliser — d’être, en quelque sorte, pratiquant mais non croyant — et de porter attention aux fonctions qu’elle remplit et aux relations qu’elle peut (ou ne peut pas) entretenir avec d’autres activités.

Certes, le fait de s’investir intensément dans la pratique d’une activité entraîne un relatif mais réel enfermement. Et celui-ci est souvent nécessaire à certaines formes de délivrance, de libération et de création. Cela n’empêche pas de questionner les illusions trompeuses et les croyances inutiles qui enferment l’individu dans les présupposés, contraintes et obligations plus ou moins implicites à l’activité en question. Et d’être attentif aux différents usages qui peuvent en être faits, au faisceau de fonctions que cette activité peut remplir.

Dans le champ de l’art, on peut tout à fait sortir de cet enfermement qui consiste à ne raisonner qu’en termes de contenu et de forme, sortir d’une conception des œuvres captive d’un tel dualisme : en prenant en considération leurs fonctions ou usages propres. Raisonner en termes d’outils et de méthodes, et non pas de systèmes, cela permet également d’éviter certaines autres formes d’enfermement. De la même manière que raisonner en termes de langage, cela permet de se libérer d’une conception de l’art focalisant uniquement sur ce qui relève des images et des objets — en abordant les œuvres, en tant que signes. Et de se rendre compte que ces signes peuvent être saisissables, non seulement en tant que signes iconiques ou signes symboliques, mais aussi, et même d’abord, en tant qu’indices — des signes qui sont en relation de contiguïté existentielle, concrète et physique avec à ce à quoi ils réfèrent.

Dans le champ des arts visuels et plastiques, les indices d’une œuvre, en situation d’exposition, sont en tout cas d’emblée physiques (matériels, lumineux, spatiaux et temporels). Tout comme dans la vie ordinaire, les indices les plus probants se trouvent d’emblée dans les marques physiques d’apparition, de développement et de disparition d’un évènement, d’un acte, d’une chose ou d’un être.

Michel Verjux, atelier du Père-Lachaise, Paris, le 20 février 2019, à l’occasion de mes 22 908 jours de vie.

© Diane Watteau

« Je ferai entrer la mer dans le cadre »

Diane Watteau

Je l’entends en m’endormant, l’été, les fenêtres ouvertes. La mer se jette contre la digue. Je m’endors avec elle. J’ai filmé la mer.
Technique d’enfance : on répond à côté.
À contre-courant.
Les eaux de la surface de la mer respirent. Elles ne sont pas contenues. On entend les bavardages au loin, on entend sans écouter. Nous ne saurons jamais ce qu’ils se disent. Plus haut. Un cerf-volant fou qui rivalise avec ces nuages dans les trouées du ciel. Nous sommes en arrêt dans quelque chose qui est de l’ordre du suspens. Seule la voix modifie l’économie de cette vitalité dangereuse, ingérable.
« Flagrant délit de légender ». Un semblant de hors champ.
Comment enfermer par un cadre la mer et son infini. Comment boucler la mer.
On envisage les limites qui excèdent la scène. Je capture la réalité de la mer dans un cadre. L’artiste Etel Adnan, dans son livre Là-Bas, écrit : « Si nous n’étions pas attachés à un lieu, que serions-nous ? Je ferai entrer la mer dans le cadre, ce serait provisoire. Pas de réponse. Pas de question [3] »1. Sa voix [4]2 et celle d’Anna Mouglalis qui la lit, recouvrent le va-et-vient de l’eau.

Les deux tableaux religieux bloquent la projection de l’enregistrement de la mer qui continue son mouvement permanent et indifférent. Comme s’ils voulaient comprimer ou compresser son étendue. Entre La Madeleine au pied de la croix de Laurent de la Hyre et la Vision de Saint-François d’Assise déposée par le musée de la Chartreuse à Douai, la mer poursuit son destin archaïque. L’horizon est devenu un « zip ». 90 degrés vers la droite.
De manière provisoire.
Provisoire.
Cela ne veut durer qu’un moment de sentiment océanique dans l’absence de frontières et dans la sensation extatique d’un lien avec le tout. La mer sans forme se voit forcée entre deux tableaux.
Vagulous [5]3. Vagulous, la mer déjoue les logiques d’appartenance. Vagulous, la mer est devenue le lieu. Vagulous, les corps veulent remplir les creux de l’Histoire. La Croix, les Saints, les conversations dans le tableau.
Mais rien ne marquera la mer.
Il n’est pas de rupture en elle, le flot est constant, continu, en boucle. À chaque instant, la mer peut rompre les obstacles et tout envahir.
Comme la signature de Watteau, mon adresse sur les enveloppes postales ne cesse de remonter à la surface. Comme la haute-mer, ce qui flotte à la surface remontera du fond.
Avec l’origine comme résultat.

Notes

[1Paulo Pires Do Vale, Agnès Thurnauer, Galerie Fernand Léger, Ivry-sur-Seine, 2016.

[2Etel Adnan, Là-bas, [There, Sausalito, The Post-Apollo Press, 1997], Bordeaux, L’Attente, 2013, p. 67. In Evelyne Toussaint, Études biographiques, la biographie au carrefour des humanités, chapître 14, « Etel Adnan, Où sommes-nous ? », Paris, Honoré Champion, 2017.

[3Etel Adnan, Là-bas, [There, Sausalito, The Post-Apollo Press, 1997], Bordeaux, L’Attente, 2013, p. 67. In Evelyne Toussaint, Études biographiques, la biographie au carrefour des humanités, chapître 14, « Etel Adnan, Où sommes-nous ? », Paris, Honoré Champion, 2017.

[4Extraits d’un entretien d’Etel Adnan avec Laure Adler, France culture, Hors champs, 10/04/2015.

[5Virginia Woolf crée le néologisme vagulous dans Miss Dalloways, New York, Harcourt, 1925. “And up came that wandering will-o’-the-wisp, that vagulous phosphorescence, old Mrs. Hilbery…” (175). Ce serait une synthèse du mot latin vagus et du mot de Belloc blandulous. Stella Harrison (dir.), Jacques Aubert, Josiane Paccaud-Huguet, Michèle Rivoire et Luc Garcia, Virginia Woolf. L’écriture, un refuge contre la folie, Paris, éd. Michèle, 2011. Traduction de Vagulous par J. Aubert : onduler.

Référence des œuvres de l’article

Hervé Bacquet

Les marmites de géant de Saint-Germain-de-Joux, installation, techniques mixtes, 180 x 520 x 256 cm, 2019 © Hervé Bacquet.

Les lettres du ciel, ensemble de livres et partitions dessinés et film d’animation, 2019 © Hervé Bacquet.

Bertile Bak

Usine à divertissement, 2016, triptyque vidéo, 20’.
Une coproduction du Centre d’Art Contemporain de Genève pour la Biennale de l’Image en Mouvement 2016, du Frac Paca, du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône, de l’Espace d’art le Moulin de la Valettre-du-Var et Trankat avec le soutien du Fond d’Art Contemporain de la Ville (FMAC) et du Fond d’Art Contemporain du Canton de Genève (FCAC), Faena Art, In Between Art Film et HEAD_Genève. © Bertille Bak, Courtesy Galerie Xippas et The Gallery Apart (Rome).

Taysir Batniji

L’homme ne vit pas seulement de pain #2, 2012-2013, Article 13 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme gravé à la main dans des savons de Marseille, 81 x 253,5 x 4 cm ; œuvre réalisée dans le cadre de Marseille Capitale Européenne de la culture, 2013, Ateliers de l’EuroMéditerranée. © Taysir Batniji, Courtesy galeries Sfeir-Semler et Eric Dupont.

Dominique Blais

Inclusive, 2019, Sculpture, 60 x 60 x 60 cm, Courtesy l’artiste et galerie Xippas, © ADAGP 2019.

Victor Burgin

La Petite Maison (2005), Vidéo numérique en boucle de 17’, en couleur avec son. © Victor Burgin.

Dominique De Beir

Le livre rouge, 2018, Assemblage de cartons peints, Table lutrin en acier, 40 x 30 x 50cm © Dominique De Beir, Courtesy Galerie Jean Fournier/ Galerie Réjane Louin.

Phylactère, 2014, rouleau, longueur 10 m et hauteur 0,12 m ©Dominique De Beir, Courtesy galerie Jean Fournier.

Chaise Outil-sculpture, 2014, Bois peint, 80 x 44 x 40 cm © Dominique De Beir. 

Altération (coin), 2016, peinture, impacts sur et dans polystyrène, 2x220x60x4cm, Altération (Châsse), 2016, volume polystyrène peint, cire, impacts, 60x25x25cm, strates polystyrène peint, cire, impacts 18 x 21 x 56cm, Altération (fragment), 2018, polystyrène peint, cire, impacts, 25 x 5 x 2cm, placée dans la vitrine ©Dominique De Beir, Courtesy Galerie Jean Fournier.

Pierre Ferrenbach

Polyptique : Un sens aigu des angles obtus, Cadre en aluminium noir, Pellicule photographique collée sur PVC, H 66 x L 260 cm, 2018 ©Pierre Ferrenbach.

Cellule, Cadre en aluminium noir, Pellicules photographiques collées sur PVC, Magasins carrousel kodak et diapositives, H 226 x L 146 x Ep 127 cm, 1995 – 2019, ©Pierre Ferrenbach.

Sans mémoire, Rayonnages métalliques, Diapositives dans des boites de classement plastiques, Tirages ciba chrome, H 170 x L 70,5 x Ep 30,5cm X 3, 1995 – 2018 ©Pierre Ferrenbach.

Pierre Juhasz (1956, Budapest, Hongrie)

Memento Fuit hic n°3, 2019, installation avec projections vidéographiques, écran, crâne, chevalet, voile, cadre, ventilateurs, métronome, intégrant un film : Memento Fuit hic, film numérique, durée : 5’44, 2015 et Memento Frari 1 et 2, films numériques, 5’44, 2017, photographies. ©Pierre Juhasz.

Claude Lévêque (1953, Nevers)

La nuit du chasseur, Carcasse de landau, renard empaillé, 76 x 96 x 50 cm / 29.92 x 37.8 x 19.69 cm, 2016, © Claude Lévêque, Courtesy Claude Lévêque Kamel Mennour.

La nuit pendant que vous dormez, je détruis le monde, néon blanc, 200 cm, 2007 © Claude Lévêque, Courtesy Claude Lévêque Kamel Mennour.

Olivier Long

Mes amours jaunes, installation d’affiches, formats divers, 2016-2019 © Olivier Long.

Rafale Marine, six peintures, huile sur toile, 195 x 135 cm, 2017-2019 © Olivier Long.

Ernest Pignon Ernest (1942, Nice)

Ecce homo, aquarelle et fusain, 52 x 40 cm, 2012 © Ernest Pignon Ernest, Courtesy Ernest Pignon Ernest, galerie Lelong Paris.

Ecce homo, Prison Saint-Paul, Lyon, photographie couleurs, 57,5 x 83 cm, 2012 © Ernest Pignon Ernest, Courtesy Ernest Pignon Ernest, galerie Lelong Paris.

Ecce homo, Prison Saint-Paul, Lyon, photographie couleurs, 162 x 186 cm, 2012 © Ernest Pignon Ernest, Courtesy Ernest Pignon Ernest, galerie Lelong Paris.

Suaire, Prison Saint-Paul, Lyon, photographie couleurs, 112,5 X 89 cm, 2012 © Ernest Pignon Ernest, Courtesy Ernest Pignon Ernest, galerie Lelong Paris.

Michel Sicard (1950) & Mojgan Moslehi (1969)
 
Non œuvre - Non présence, 2019, panneau Dibond sur alu brossé (80 x 60 cm), lettrages découpés (12 x 1576 cm), 18 miroirs, câble © Michel Sicard & Mojgan Moslehi.
 
Agnès Thurnauer (1962, Paris)

Prédelle (sentence) #2 et Prédelle (sentence) #3, acrylique et crayon sur toile, 55X33 cm X2, 2017, 2018 ©Agnès Thurnauer, Courtesy Gandy gallery.

Matrice/Sol, Résine acrylique , Haut 5 cm, dimensions variables, 2014, Edition 1/5 + 2 EA, ©Agnès Thurnauer, Courtesy Gandy gallery.

Michel Verjux (1956, Chalon-sus-Saône)

Vanité à la vitrine Jacob, 2019, 1 projecteur à découpe, 1 ballast, 1 vitrine, Dimensions variables, Collection de l’artiste.

Une, deux et trois chaises, 2019, 1 projecteur à découpe, 1 ballast, 3 chaises, dimensions variables, Collection de l’artiste, ©Michel Verjux, galerie Jean Brolly. 

Diane Watteau (1961, Corbie)

À suivre, Série 1 Godard et Série 2 Klossowski, dessins peints sur enveloppes, format des enveloppes : 11 x 16 cm - 11 x 22 cm - 24 x 32 cm - 17 x 24,5 cm - 22,5 x 32 cm - 48 x 34 cm - 37,5 x 45 cm - 40 x 26 cm - 16 x 16 cm - 22 x 22 cm, 2000-2019, © Diane Watteau.

Je ferai entrer la mer dans le cadre, installation vidéo, boucle couleurs et son, 2’, 2019. Bande sonore : lecture par Anna Mouglalis d’un fragment de Là-bas d’Etel Adnan et extraits d’un entretien d’E. Adnan avec L. Adler, France culture, Hors champs, 10/04/2015. Montage images et sons par Jean-Baptiste Couche et Clara Joly, © Diane Watteau.

Exposition au musée d’art et d’histoire Paul Eluard
22 bis, rue Gabriel Péri
93200 Saint-Denis
Tél. +33 (0)1 42 43 05 10
musee@ville-saint-denis.fr
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