lundi 29 septembre 2025

Accueil > Les rubriques > Cerveau > The Blue Hat Slowman

Sol Mur Temps/Intrication 2025

The Blue Hat Slowman

Jina Kim

, Jina Kim

 À la frontière entre biologie spéculative et mémoire intime, The Blue Hat Slowman unit deux formes de résistance : celle d’un organisme microscopique, le tardigrade, capable de survivre à l’impossible, et celle d’un être humain emporté par la douleur, que Jina Kim tente de faire revivre à travers des fragments épars de souvenirs.

Jina Kim, The Blue Hat Slowman, 2025, 5′07″

Le tardigrade incarne une survivance extrême, presque indestructible — défiant le vide spatial, les radiations, la sécheresse et le temps. C’est une présence qui refuse la mort, suspendue hors des limites humaines. À l’inverse, l’être humain existe dans sa vulnérabilité, dans une présence qui s’efface mais persiste à travers les traces qu’elle laisse dans le vaste ordre du vivant.

Dans la perspective microscopique, ces deux formes de vie si différentes se rejoignent. Elles partagent un même territoire d’exploration : ce qui demeure quand tout semble perdu, ce que signifie vivre et persister quand on est presque invisible.

The Blue Hat Slowman est né d’une faute de frappe — comme une relation maladroite, ou un souvenir mal recopié.