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Narcisse en fuite IV
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Certaines facultés humaines diminuées, mais avec un corps prothétique augmenté, produiraient peut-être de nouvelles générations de poètes primitifs, souvent incultes, parfois savants, éructant des « monoanalyses ».
Un œilleton, synonyme de Judas, est une ouverture pratiquée dans une porte permettant d’épier sans être vu. C’est aussi le petit viseur circulaire d’un appareil photo, d’une caméra, où l’on place l’œil pour réaliser une prise de vue et ainsi aider le cadrage de l’opérateur, du photographe.
L’œil électronique de « photobooth » m’a renvoyé mon image déformée et au même moment, inspiré une expression étonnée : « Whouaa, c’est vachement bien, mais c’est mortel ! ».
Le haïku, ce poème court japonais, inspire un rien de pesant, de solennel, de convenu, de spirituel, une savante simplicité imprévisible mais dans notre cas, l’éclosion spontanée d’une forme de sottise…
La plupart du temps, il semble plus facile de dire des sottises que d’être un authentique sot !
Comme le dit le philosophe Lucien Jerphanon : « la sottise est atmosphérique, on la respire dans l‘air du temps et elle manque de culture ».
Spécialiste de telle connaissance et ignorant de la plupart des autres, épaulé par l’infinie mémoire des I.A., nous pouvons être intelligent et malgré tout affirmer sincèrement des idioties, avec une certaine arrogance, une parfaite ignorance…
Et si la poésie, restée sauvage dans le futur de nos sociétés, tentait d’échapper à la totale maitrise de l’intelligence artificielle, au-delà du sens et des sons d’une langue commune, enrobés par les effets spéciaux des tempêtes d’images numériques ?
