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Les dernières terres
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Dans un monde qui change, les paysages, comme les espèces sont menacés. Ce travail se veut la trace d’un paysage en voie d’extinction, à la périphérie sud de Lisbonne. Il aborde l’effacement inexorable d’un patrimoine naturel et agricole où la périurbanisation progresse rapidement. Cette histoire sensible rejoint la thématique universelle des rapports complexes que nous entretenons avec la nature, mais aussi l’âpre combat de celle-ci pour sa survie, dans les interstices laissés par l’homme.
Tout a commencé par un pont. « Maldita ponte », « maudit pont », c’est le surnom qu’ont donné les habitants d’Alcochete au pont Vasco de Gama qui relie la petite ville à Lisbonne. Construit en 1995, l’ouvrage d’art a accéléré la transformation de cet ancien territoire agricole et naturel en « Margem Sul », autrement dit « Lisbonne Rive Sud ». Les fermes et leurs terres, abandonnées après le déclin de l’agriculture entamé dans les années 1970, sont vendues les unes après les autres, faisant place à des lotissements, des surfaces commerciales, des centres logistiques et autres nœuds routiers. L’agriculture survit encore et çà et là, tout comme quelques îlots de nature sauvage.
Cela se passe au Portugal, mais aussi partout, tous les jours.
Ce travail fait aujourd’hui l’objet d’un livre, « Les dernières terres », auto-édité et disponible en ligne : https://www.francoiselerusse.com/les-dernières-terres















