dimanche 1er décembre 2024

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Les Taïnos, les Callinas des Antilles

Henry Petitjean Roget

, Henry Petitjean Roget

Le livre d’Henry Petitjean Roget est plus qu’un témoignage,
C’est un vibrant hommage aux peuples des rivages.
Cet ouvrage plonge le lecteur dans l’ombre et la clarté,
Des Taïnos et Callinas, aux vies dévastées.

Une fête brésilienne donnée par les bourgeois de Rouen sur les bords de la Seine le 2 octobre 1550.
Extrait de Ferdinand Denis 1850, publiée dans Warwick 1993 : 318, fig. li.

Au quinzième siècle, l’Europe, en fer et en feu,
S’impose sur ces îles où régnaient des cieux.
Le quotidien paisible des Antilles, en écho,
S’efface sous le choc des conquistadors héraux.

À travers les âges, du Nord au Sud, d’Est en Ouest,
À la croisée des siècles, où l’histoire se manifeste,
S’entrelacent les couleurs, du clair au plus foncé,
Dans un spectre sans fin, où l’humain s’est égaré.

Du rouge au jaune, du noir au blanc, ô danse des étoiles,
Les stigmates de l’Histoire, marquent les vies fatales.
Sous les griffes du temps, les peuples se souviennent,
Des Taïnos, Callinas, dont la gloire fut enchaînée.

Illustration tirée de Gage 1720. Tome 1 entre les pages 42 et 43.

Par la maladie, le fer et le feu, l’Europe s’impose,
Sur les îles sacrées où la paix était chose.
Ces enfants des Antilles, au cœur serein et pur,
Virent leur destin tragique, en cette ère obscure.

Mais l’histoire, mes amis, n’est pas un simple conte,
Où l’on chante les vainqueurs et l’on oublie les ombres.
Elle est, tel un miroir, où se reflètent les âmes,
Des peuples oubliés, et des larmes en drame.

Car les Taïnos, Callinas, ne furent pas des ombres,
Mais des êtres de chair, défiant les tombeaux sombres.
Résistant aux chaînes, aux fléaux, à la honte,
Défendant leur terre, sous les yeux des corbeaux.

Et que dire de mémoire, ô douce dame,
Qui tantôt se souvient, tantôt se fane.
Les récits s’effacent, comme sable au vent,
Mais l’histoire, mes amis, doit rester vivante.

Cure du Boyé. Thevet 1958, fig. 12 page 146.

Oui, ce livre est un cri, un appel à l’honneur,
À revivre ces âmes, à redresser l’erreur.
Car les voix des ancêtres, au fond des mers,
Nous rappellent sans cesse, que la justice est mère.

Justice pour les morts, justice pour les vivants,
Que la vérité éclate sous ce ciel tremblant.
Que les terres volées soient un jour retrouvées,
Que les droits, les voix, soient enfin restaurés.

“Ô’homme”, toi qui crois tout savoir et tout voir,
Reviens donc sur tes pas et contemple le soir,
Où le soleil se couche sur tant de destins brisés,
Car l’histoire n’est complète que si tous peuvent parler.

Ainsi, mes chers amis, en ce jour solennel,
Réfléchissons ensemble sur le bien et le fiel,
Sur ce que l’avenir, peut-être, nous réserve,
Si l’histoire enfin la vérité préserve.

Une discussion dans les bois. D’après, Alcyde d’Orbigny, 1836

Henry Petitjean Roget, originaire de Martinique, est un archéologue, docteur en préhistoire spécialisé dans les Antilles et diplômé de prestigieuses écoles parisiennes. Il a été conservateur en chef de musées en Guadeloupe et chargé de cours à l’université des Antilles. Expert de l’héritage amérindien dans les cultures antillaises, il a écrit plusieurs ouvrages de référence. Également plasticien et auteur de contes pour enfants, il a été le premier conservateur du musée Edgar Clerc. Moule. Guadeloupe.

Les Tainos, Les Callinas des Antilles
SKU : ISBN9782951068506
Livre et illustrations de Henry Petitjean Roget
Préface de Christian DUVERGER
Postface de Jean BENOIST
Edité par l’Association Internationale d’Archéologie de la Caraïbe

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