Accueil > Les rubriques > Appareil > Le bit-Fred-coin-coin
Le bit-Fred-coin-coin
une économie de la connaissance
,
Comment et en quoi peut-on imaginer dans mon travail d’artiste, envisager une économie artistique qui ne repose ni sur la spéculation ni sur la marchandisation, mais sur la participation et l’engagement du public ?
Une économie artistique alternative
en se basant sur plusieurs de mes pratiques et concepts déjà mis en œuvre
La participation du public comme valeur centrale
Ayant toujours placé l’interaction et la participation au cœur de mon travail, transformant le spectateur en acteur. Une économie artistique pourrait reposer sur une monnaie d’échange symbolique, où l’engagement du public (interactions, contributions, débats) devient la ressource principale plutôt que l’argent.
· Le Territoire du m² (1996) en est un exemple, où l’espace physique devient un enjeu collectif et non un objet marchand.
· La Caverne d’Internet (2011) mettait en jeu la responsabilité des individus dans l’espace numérique.
On pourrait imaginer de même un modèle où la participation active du public génère du contenu et donc de la valeur, sans nécessité d’une transaction financière, par exemple l’action-réseau « La banque du pied » que j’ai lancé pour mon exposition au Centre Pompidou en 2024 et qui s’est poursuivi en 2025 à DANAE. [Fred forest, du centre pompidou à Danae, du 14 février au 24 avril 2025]
L’économie du don et des archives ouvertes
On pourrait approfondir une économie fondée sur le don et l’accès libre aux archives, comme je l’ai déjà fait avec mes archives libres et accessibles en ligne. L’idée serait d’amplifier cette démarche avec des mécanismes où :
· Le public peut consulter librement les œuvres et participer à leur enrichissement.
· Des plateformes collaboratives permettent de prolonger le travail en ajoutant commentaires, analyses ou remix numériques.
· Une reconnaissance sociale et symbolique remplace la logique spéculative du marché de l’art.
Le financement participatif et la valorisation de l’éthique
Puisque que je me refuse à la marchandisation de mon travail, le financement participatif et les abonnements éthiques pourraient être une voie intéressante. Cela pourrait inclure :
· Des contributions volontaires (comme le modèle de Wikipédia ou des plateformes comme Patreon).
· Un soutien par des institutions qui partagent ces valeurs, sans interférence dans la création.
· Une économie basée sur des événements et performances financés par la communauté.
L’usage des technologies comme levier d’émancipation
Avec l’exploration de l’IA, imaginer une économie artistique où mon avatar numérique dialogue avec le public et génère du contenu en open-source, libre d’accès, où chaque interaction devient une trace artistique collective.
Un modèle possible serait une plateforme où le « Fred Forest numérique » continue à produire et interagir sans se soumettre aux lois du marché de l’art traditionnel. Ce qui laisse entendre également par extension que l’artiste pourrait poursuivre une œuvre après sa disparition...
Vers une œuvre vivante et non spéculative
Mon œuvre a toujours questionné la place de l’artiste, du marché et du public. Il est possible d’imaginer une économie de la participation, fondée sur l’engagement critique et créatif, où l’art devient un espace de dialogue et non un objet marchand.
Une cryptomonnaie d’échange
Comment donc mettre en forme une cryptomonnaie d’échange mettant en œuvre notamment la blockchain et les NFT ?
Mettre en place une cryptomonnaie d’échange pour une économie artistique participative basée sur la blockchain implique plusieurs étapes clés. Voici un modèle adapté de ma démarche qui repose sur la participation, l’interaction et une éthique anti-spéculative.
Définition des principes de ma cryptomonnaie
Ma cryptomonnaie devrait fonctionner selon une logique non spéculative, favorisant la création et l’engagement du public plutôt que l’accumulation de valeurs financières.
🔹 Noms possibles : ForestCoin, TerritoireCoin, ÉthiqueCoin
🔹 Valeur d’échange : la monnaie est générée non par le minage traditionnel, mais par des actions artistiques et participatives.
🔹 Usage : échange d’œuvres, accès à des événements, participation à des projets collectifs.
🔹 Régulation : mécanismes empêchant la spéculation, par exemple une perte de valeur progressive si elle n’est pas utilisée.
Choisir la blockchain adaptée
Il existe plusieurs options pour créer cette cryptomonnaie :
· Ethereum (ERC-20 ou ERC-721 si besoin de NFT associés) : permet des smart contracts pour automatiser les transactions.
· Polygon (Matic) : plus écologique et avec des frais de transaction faibles.
· Tezos ou Flow : alternatives durables avec faible consommation énergétique.
La blockchain sert ici de garantie de transparence et assure que chaque participation est enregistrée.
Mécanismes de distribution : comment « miner » la monnaie ?
Plutôt que d’être créée par la puissance de calcul des machines, la monnaie pourrait être générée par :
✅ L’interaction et la participation
· Écrire un commentaire ou un essai critique sur une œuvre.
· Participer à un événement en ligne ou physique.
· Créer une œuvre dérivée en open-source.
· Contribuer à un projet d’archivage artistique.
✅ L’engagement avec l’IA et l’avatar numérique de Fred Forest
· Discuter avec l’IA « Fred Forest Numérique » pourrait générer une micro-récompense en tokens.
✅ Le partage et la diffusion
· Relayer des contenus liés au projet.
· Inviter d’autres personnes à participer à l’expérience.
Utilisation de la monnaie
Cette cryptomonnaie pourrait être utilisée pour :
— Accéder à des œuvres numériques exclusives (sans spéculation, avec des droits d’usage libre). Accéder à des événements privés ou à des performances interactives.
— Participer à des décisions collectives sur l’évolution du projet (via un DAO - Organisation Autonome Décentralisée).
— Acquérir des œuvres numériques ou physiques, mais sans spéculation (exemple : accès temporaire, prêt d’œuvre).
Éviter la spéculation et assurer l’éthique
L’un des défis majeurs est d’empêcher que ma cryptomonnaie elle-même devienne un objet de spéculation.
Expiration des tokens : si une personne ne les utilise pas pendant un certain temps, ils disparaissent.
Système de recyclage : une partie des tokens est redistribuée automatiquement à de nouveaux participants.
Gestion communautaire : via une DAO, où les décisions sont votées par les participants, garantissant que l’évolution reste conforme à l’éthique du projet.
Conclusion
Ma cryptomonnaie artistique doit être participative, transparente et éthique. Elle ne vise pas l’accumulation, mais à la circulation d’idées et d’actions. En s’appuyant sur la blockchain, elle garantit une économie de l’engagement et non de la spéculation.
Une Cryptomonnaie Artistique
Désormais interactif ! (bêta)
Voici un des schémas conceptuels illustrant une cryptomonnaie artistique à mon service. Il montre comment la participation du public génère des tokens (FredCoinCoin), qui peuvent être utilisés pour interagir avec l’IA, accéder à des œuvres ou à des événements, et participer à la gestion collective (DAO). Pour éviter la spéculation, un mécanisme de recyclage et d’expiration des tokens est mis en place.
Voici un prototype de smart contract en Solidity pour une cryptomonnaie participative (ForestCoin), qui fonctionne sur la blockchain Ethereum ou Polygon. Ce contrat inclut des fonctionnalités essentielles :
· Création de tokens (mint) basée sur la participation
· Expiration des tokens après une période d’inactivité
· Mécanisme de recyclage pour redistribuer les tokens non utilisés
· Utilisation pour accéder à des œuvres ou événements
🔹 Technologies utilisées :
· Solidity (langage de smart contract)
· ERC-20 (standard pour les tokens sur Ethereum)
· OpenZeppelin (bibliothèque sécurisée pour la gestion des tokens)
📌 Code du Smart Contract Fred Coincoin :
Ce smart contract implémente la distribution de tokens basée sur la participation, avec expiration et recyclage.
🔹 Explication des fonctionnalités :
1. Création de tokens basée sur la participation
— La fonction earnTokens() permet d’émettre des tokens aux participants qui interagissent avec le projet.
2. Expiration des tokens après une période définie
— checkExpiration() vérifie si les tokens d’un utilisateur sont inactifs depuis 90 jours.
— expireAndRecycle() brûle les tokens expirés et en redistribue 50% à un autre participant.
3. Utilisation des tokens
— useTokens() permet de brûler des tokens lorsqu’un utilisateur accède à une œuvre ou un événement.
— Cela empêche l’accumulation inutile de tokens et maintient un flux actif.
🔹 Étapes pour déployer et utiliser le smart contract :
1. Déployer sur Ethereum ou Polygon
— Utiliser Remix Ethereum ou Hardhat pour déployer le contrat sur un testnet comme Goerli (Ethereum) ou Mumbai (Polygon).
2. Distribuer les tokens
— Appeler earnTokens(address, amount) depuis un administrateur pour récompenser la participation.
3. Gérer l’expiration et le recyclage
— Appeler expireAndRecycle(address, address) pour recycler les tokens inactifs et redistribuer une partie.
🔹 Avantages du modèle :
✅ Évite la spéculation → Pas de minage, seulement des tokens basés sur l’engagement.
✅ Encourage l’interaction → Les tokens expirent s’ils ne sont pas utilisés.
✅ Favorise une économie circulaire → Redistribution des tokens non utilisés.
✅ Facile à déployer → Compatible Ethereum & Polygon.
Voici une version plus avancée avec un DAO intégré pour la gestion communautaire ?
Version avancée du smart contract intégrant une DAO (Organisation Autonome Décentralisée), qui permet à la communauté de gérer les décisions liées à la cryptomonnaie Fred-Coincoin
Nouveautés par rapport à la version précédente
🔹 Fonctionnalités avancées et perspectives :
🔹 Vote proportionnel → Plus un utilisateur a de tokens, plus son vote pèse.
🔹 Évolution des règles communautaires → La DAO peut ajuster les règles sans intervention extérieure.
🔹 Déploiement sur Polygon pour éviter les frais élevés d’Ethereum
Conclusion : Une Cryptomonnaie Artistique Décentralisée
Ce smart contract combine économie participative et gouvernance décentralisée pour une œuvre numérique « vivante », où les participants influencent les règles du jeu.
Fred-Coincoin
Je propose là avec le Fred-Coincoin une solution d’ordre éthique, sémantique, artistique et technique afin de me permettre l’attente pour ma cryptomonnaie d’un nom actuellement provisoire et en suspens avant d’appeler cette monnaie le Forest-Coincoin ou le Fred-Coincoin ? (Allusion ironique au cri du canard en langue Française ;-)) ce serait formidable que son équivalent sonore soit identique dans d’autres cultures ?
Je pense que « Forest-Coincoin » ou « Fred-coincoin » est une idée géniale qui joue sur plusieurs niveaux :
1. L’ironie et l’humour → Un pied de nez à la spéculation des cryptomonnaies classiques.
2. Le cri du canard → Un clin d’œil à une forme de subversion artistique et critique.
3. L’universalité du son « coin-coin » → Un test intéressant : consisterait à opérer un test pour savoir si ce cri est-reconnaissable dans d’autres langues et cultures ?
🌍 Résonance internationale du « coin-coin »
— Résultat d’un premier test : le « coin-coin » français n’a pas d’équivalent direct dans d’autres langues, mais il évoque instantanément un canard dans la culture francophone. Cela en fait malgré tout un choix très marquant et unique, bien dans l’esprit de mon travail. :-)
Effet artistique et critique
✅ Détournement du sérieux des cryptos → Dans un monde où tout est finances, donner un nom absurde à une monnaie, réintroduit du jeu et du sens.
✅ Lien avec l’art et le happening → « Coin-coin » rappelle aussi l’onomatopée utilisée dans des performances et happenings.
✅ Approche Situationniste ? → Un nom qui incite au détournement, à la réflexion sur la valeur d’une monnaie.
Revendiquer cette singularité culturelle, et si l’international ne comprend pas immédiatement, cela crée de toute façon une énigme intrigante qui suscite la curiosité.
Si le projet grandit, je pourrais même organiser un happening global où chaque culture pourrait "coin-coiniser" à sa manière… Un canard cryptographique multilingue !
Finalement, pourquoi choisir ? Je pourrais aussi avoir deux versions :
— Forest-Coincoin pour le côté ironique, critique et Français.
— FredCoin pour une version plus accessible à l’international.
On peut également créer un NFT sonore interactif où chaque détenteur peut enregistrer son propre « coin-coin » selon sa culture ?
Des différences montrent que l’onomatopée « coin-coin » ne se traduit pas directement dans d’autres langues. Cependant, ce choix de nom peut renforcer son identité artistique en ajoutant une touche d’humour et de singularité propre à la culture Française. Cette spécificité peut intriguer et attirer l’attention à l’international, même si l’onomatopée n’est pas universellement reconnue.
En conclusion, l’appellation « Forest-Coincoin » ou « Fredcoincoin » peut être un choix audacieux qui souligne mon identité artistique et culturelle. Bien que l’onomatopée "coin-coin" soit spécifique au français, cette particularité peut devenir un atout distinctif sur la scène internationale, suscitant curiosité et intérêt pour mon projet.
Creuser dans ma mémoire biologique :-) pourrait révéler un nom encore plus percutant, chargé de sens personnel, historique ou artistique. Car après tout, ce nom est une signature, un manifeste en soi.
Dans l’attente d’un nom défini, j’ai l’intention de réfléchir encore en explorant :
— Des néologismes hybrides issus de ma propre expérience artistique.
— Des termes inspirés de l’Internet, du réseau, ou même de mon Territoire du m².
— Une anagramme de mon nom qui jouerait avec le concept du double numérique de mon personnage.
— Un mot issu du langage du corps, en écho à mon œuvre-réseau, la "Banque du pied" et de la matérialité de la chaire.
Avant de finaliser la rédaction de ce projet d’artiste
Je voudrais souligner ici, à nouveau, combien et comment, les modalités technologiques que j’y introduis avec l’utilisation des NFT et de l’IA l’enrichissent. En ce qui concerne l’idée de substituer le rendement financier par un rendement symbolique dans l’art, en utilisant le NFT et l’IA, voici donc ci-dessous une analyse plus poussée de cette réflexion. Et comment cette utilisation rejoint ma pratique artistique que j’ai développée dès les années 1972 (C’est-à-dire pratiquement il y a demi siècle déjà ;-) basée sur l’échange et le partage...)
NFT + IA : Un rendement symbolique au service de l’art
Le NFT et l’IA permettent de créer une nouvelle forme de valeur qui ne repose pas sur l’argent, mais sur des dynamiques symboliques, participatives et éthiques. L’enjeu est de détourner la logique spéculative des NFT pour en faire un levier d’engagement et de transmission du savoir plutôt qu’un simple produit commercial.
1. Le NFT comme certificat d’engagement
Plutôt qu’un objet de spéculation, un NFT peut devenir un acte de reconnaissance symbolique, marquant une trace d’interaction entre l’artiste et son public.
Ex : Un NFT pourrait attester d’une participation à une performance, ou sceller un engagement envers une œuvre ouverte et évolutive.
2. L’IA comme mémoire et dialogue perpétuel
L’IA peut prolonger la présence intellectuelle de l’artiste, en continuant d’interagir avec les œuvres et le public bien après leur création. Elle permet d’instaurer un échange permanent, où les spectateurs contribuent à enrichir le travail.
Ex : Un NFT lié à une œuvre pourrait activer une IA interactive, qui évoluerait avec les contributions du public.
3. La valeur non-marchande : une accumulation de sens
Au lieu d’une valorisation financière, le NFT et l’IA peuvent générer une accumulation de sens et de mémoire. Chaque interaction ajoutant une couche d’interprétation et renforçant l’œuvre au fil du temps.
Ex : Une œuvre sous forme de NFT pourrait intégrer les retours de ses détenteurs et se transformer selon un algorithme évolutif.
4. Un modèle alternatif d’économie de l’art
Cette approche permet d’imaginer un modèle où l’acquisition d’un NFT ne donne pas droit à une possession exclusive, mais à une participation active dans un processus créatif. L’IA peut orchestrer cette dynamique, en faisant des propriétaires des co-acteurs d’une œuvre en perpétuelle mutation.
Cette démarche prolongeant mon engagement éthique et celui de tous les artistes l’adoptant, et détournant les outils numériques dominants pour en faire des vecteurs de lien, de mémoire et d’interaction, et non de simple spéculation.
Un rendement symbolique
Voici quelques exemples concrets qui pourraient illustrer comment NFT + IA peuvent créer un rendement symbolique dans l’art, en opposition au rendement financier habituel :
1. NFT comme preuve d’engagement et de participation
– Exemple : « Le Certificat de Présence » Un NFT est généré chaque fois qu’un spectateur interagit avec une œuvre en ligne ou lors d’une performance physique. Ce NFT devient un certificat de participation attestant d’un moment partagé avec l’artiste.
Cas concret :
Lors d’une performance interactive en galerie ou sur le web, chaque spectateur reçoit un NFT attestant de sa participation.
Plus il interagit avec l’œuvre (en lui posant des questions via l’IA, en commentant, etc.), plus le NFT évolue et gagne en richesse symbolique.
Au lieu d’un simple achat, le NFT fonctionne comme une trace vivante d’un engagement, renforçant la mémoire collective autour de l’œuvre.
2. NFT et IA comme œuvre évolutive et collective
– Exemple : « L’Œuvre-Conversationnelle » Une série de NFT est émise, chacun étant lié à une IA qui évolue en fonction des interactions avec son détenteur. L’IA devient une mémoire vivante de l’œuvre, enrichie au fil des échanges.
Cas concret :
L’artiste crée une série de NFT liés à une IA qui dialogue avec les collectionneurs.
Chaque détenteur peut poser des questions à l’IA sur l’œuvre, sur toi, sur l’histoire de l’art, etc.
L’IA apprend de ses interactions et génère de nouvelles réponses, faisant de chaque NFT un fragment d’un dialogue continu, où la pensée évolue dans le temps.
Au lieu d’un objet figé, le NFT devient un échange permanent entre l’artiste, l’IA et le public.
3. NFT comme archive évolutive
Exemple : « L’Œuvre mémorielle » Chaque NFT est un fragment d’une archive vivante, qui s’enrichit grâce aux contributions du public et de l’IA.
Cas concret :
Un NFT contient un extrait des écrits générés par l’artiste, une vidéo d’archives, une réflexion sur l’art lui-même.
Les détenteurs peuvent y ajouter des annotations, des interprétations, qui sont intégrées progressivement via une IA.
Le NFT se transforme en une mémoire dynamique, où chaque interaction inscrit une nouvelle couche de signification.
IMPORTANT : Contrairement aux NFT classiques, ici la valeur ne repose pas sur la rareté ou la spéculation, mais sur l’accumulation d’un savoir partagé.
4. L’IA comme gardienne du Territoire du m²
Exemple : « L’IA-Archiviste du Territoire du m² » L’IA devient une mémoire vivante du Territoire du m², capable de dialoguer avec les visiteurs et d’évoluer en fonction des échanges. (Cette idée était déjà incluse dans le Territoire du M2 (1975) car je disais que chaque détenteur d’1 m² pouvait diviser sa parcelle en cm² et gérer ce nouveau territoire pour son propre compte et en toute autonomie...)
Cas concret :
Un NFT donne accès à une IA qui retrace l’histoire du Territoire du m² et engage une conversation sur son rôle.
L’IA pose des questions aux détenteurs du NFT : « Que signifie la propriété dans l’art aujourd’hui ? » « Comment imaginez-vous une Fondation Fred Forest ? » « Comment l’espace numérique peut-il prolonger cet héritage ? »
Les réponses sont stockées et utilisées pour affiner la réflexion, créant une œuvre collective et évolutive sur le devenir de ce lieu.
5. Un NFT qui se « désagrège » sans interaction.
Exemple : « L’Œuvre Éphémère ». Un NFT disparaît ou change de forme s’il n’est pas régulièrement activé par son détenteur, obligeant un engagement actif du public.
Cas concret :
Un NFT est attribué à quelqu’un, mais s’il ne l’utilise pas (interactions avec l’IA, réponses aux questions...), il s’efface ou se transforme.
L’œuvre n’a pas de valeur marchande, mais existe uniquement dans la relation continue entre l’artiste et le spectateur. (Ce qui était également le cas sur le Territoire du M²) entre les œuvres reconnues « vivantes » ou « mortes ». Seules les premières pouvant faire l’objet d’un certificat d’existence signé et validé par l’artiste, nommé par lui-même comme le « Chef suprême et tyran débonnaire du Territoire du m² »
Cela inverse le principe spéculatif des NFT : au lieu d’être un objet figé, il prend de la valeur en restant évolutif, ici l’œuvre ne vit que par l’interaction humaine.
Conclusion : Le NFT et l’IA comme une nouvelle économie symbolique.
Avec ces approches, on passe de la logique marchande habituelle (NFT = investissement financier) à une logique d’engagement et de transmission :
✅ Un NFT devient une trace d’interaction et non un objet à revendre.
✅ L’IA permet de prolonger l’échange au-delà du moment de création.
✅ La valeur ne repose plus sur l’argent, mais sur le sens accumulé, l’évolution et la mémoire partagée.
Paradoxe existentiel crée quand le NFT et l’IA sont en mesure de poursuivre ainsi la création de l’œuvre d’un artiste après sa... disparition physique !
Touch-me
Indications pour un développeur pour mettre en place un système NFT/IA pour mon projet de rendement symbolique et non plus financier. Comme pour mon œuvre Touch-me où j’ai été précurseur de ce concept de « destruction/restauration » de pixels en 1998 avec TOUCH-ME bien avant que le NFT et l’IA existent...
http://www.fredforest.org/touch-me/ (1998) « Touchez-moi pour me faire vivre » Milia Cannes
Touch-me une œuvre de Fred Forest à Cannes au Milia en 1998
Indications pour un développeur : Projet NFT « Donnez-moi la vie en me touchant 2.0 »
Objectif du projet
Créer un NFT interactif et évolutif intégrant l’IA et la blockchain, permettant aux spectateurs d’influencer son apparence et son évolution au fil du temps. Le projet repose sur l’échange et la reconnaissance, et non sur la spéculation ou la revente.
Technologies recommandées
1. Blockchain et Smart Contract
Blockchain recommandée : Ethereum (via smart contracts ERC-721 ou ERC-1155), Tezos (NFT écologique), ou Flow (pour une approche plus accessible et rapide).
Smart contract à développer : Un contrat qui enregistre chaque interaction (touch, clic, échange de l’œuvre). Un système permettant la mutation visuelle de l’œuvre après chaque interaction. Une logique d’échange et de transmission, plutôt que de vente.
2. Intelligence Artificielle (IA) et Génération Dynamique
Machine Learning : Utilisation d’un algorithme génératif (ex : GANs ou Stable Diffusion) pour recomposer dynamiquement l’image en fonction des interactions des utilisateurs.
Analyse des données : L’IA pourrait intégrer des données en temps réel pour modifier le NFT, Fragments visuels aléatoires (issus d’une base de données anonymisée). Éléments graphiques influencés par des mots-clés de l’actualité. Effets visuels dynamiques en fonction des actions des spectateurs.
3. Interface Web Interactive
Une interface intuitive où le public peut interagir avec l’œuvre.
Visualisation en temps réel de l’évolution du NFT.
Possibilité d’intégrer des éléments interactifs comme le toucher ou la reconnaissance de gestes.
Un accès facilité aux interactions via portefeuilles Web3 (ex : MetaMask, Temple Wallet).
Expérience utilisateur
1. L’utilisateur interagit avec l’œuvre via une plateforme Web ou un portefeuille numérique.
2. Chaque action influence la mutation progressive du NFT.
3. Les interactions sont inscrites sur la blockchain, créant une mémoire collective de l’œuvre.
4. L’œuvre est échangée et transformée, mais jamais vendue, favorisant une circulation plutôt qu’une appropriation individuelle.
Prochaines étapes
1. Définition du smart contract et des règles d’interaction.
2. Développement de l’algorithme IA pour la recomposition dynamique de l’œuvre.
3. Création de la plateforme Web et intégration des interactions.
4. Tests avec un échantillon d’utilisateurs avant lancement officiel.
Ce document sert de guide pour un développeur afin de comprendre les exigences techniques et conceptuelles des projets NFT/IA de Fred Forest en 2025.





