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Henri Bergson
La vie est une création continue
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Après l’analyse, la poésie suit la philosophie. Comment ne pas écrire des poèmes pour Henri Bergson, cet homme qui insiste tant sur l’intuition et l’immédiat instant ?
L’intuition du temps I
Dans le tumulte du monde, Bergson est un phare
À déchiffrer les mystères du temps et de la vie
Il invite, non seulement à penser, mais à percevoir
À naviguer entre langage et intuition
Les mots touchent surtout la surface
Mais échouent à cerner l’infini
Prisonniers d’une logique à entraver l’âme
Au-delà même du verbe
L’art est un refuge de la vérité
L’instinct lutte avec l’intelligence
Et l’intuition figure le guide intérieur véritable
Chaque instant dessine une transformation
Fleuve qui coule, éternel et inconstant
Le moi fondamental, enfoui sous les masques
Attend l’appel du chant présent
La mémoire est un tissu de souvenirs
Où s’entrelacent les échos du passé
L’esprit vibre par delà la chimie
Le cerveau n’est pas maître
Mais serviteur de l’existence
À travers lui, l’être apprend à vivre
À ressentir les nuances de l’inconnu
L’intuition reconnaît ce lien sacré
Qui unit à la vie, à l’autre, au divin
L’intuition mène au cœur de toute chose
Dans cette danse éternelle : la vie
L’intuition du temps II
Bergson est au cœur de l’instant qui s’échappe
Geste, hésitation d’une aventure fragmentée
Le langage est un filet trop lâche pour capturer l’existant
Le mot se débat, échoue à transmettre la pulsation du vivant
Instinct et intelligence
L’un danse, l’autre construit
Dans ce bal, une tension
Qui suis-je vraiment ?
L’intuition surgit
Pénètre la matière
Saisit l’indicible
Le temps est une mer
Chaque vague, un instant
Chaque ressac, la mémoire qui joue
Le passé
Ce courant souterrain
tactile et vibrant de souvenirs
Qui flottent et s’entremêlent
Témoins de l’existence écoulée
Et la mémoire
Un jardin secret, anarchique
Où les impressions poussent
Fleurs éphémères dans la terre de l’inconscient
Ne pas réduire, ne pas plier les dimensions de l’être
Plutôt explorer l’émerveillement
Les profondeurs fluctuantes
De l’âme complexe où se découvre un écho
Ce que je suis, ce que je dois être
Dans une mosaïque de sensations
Accéder à soi
C’est s’aventurer dans l’inconnu
Se glisser entre les heures
Étreindre l’opacité du moment
Bergson ouvre les portes
Pas à pas, vers la part ignorée
Et la quête inachevée de l’authenticité
L’intuition du temps III
Je change donc sans cesse
Le temps est un fluide qui façonne l’esprit
Touchant l’essence du mystère vivant
Mais les mots, en fiers bâtisseurs,
Érigent des murs autour de l’âme
Au tréfonds se dessine le drame humain
Des fantômes d’images dansent au bord
Et dans l’ombre, éclot l’intuition
Se glissant entre l’essence et l’instant
Sans condition, l’intuition dévoile le divin
Éveille l’âme à sa présence
Le temps est une étoffe qui tisse les jours
Et Bergson murmure le secret du temps
Voir en ligne : Peter KOLéOM
Image d’introduction : Peter KOLéOM – Un jour d’audace (2025), Crayon noir (9 x 9 cm), Collection privée © Adagp
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