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Déambulations Créatrices
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Le « monde d’après » ressemble beaucoup au « monde d’avant » pour ON-OFF Studio et pourtant... La galerie répondait déjà à une sorte de « mission artistique » dans un quartier populaire du 17e, vouée à donner l’accès à la culture par la médiation et par un travail de proximité, à soutenir les artistes et la création.
Is small beautiful ?
Le confinement nous a rendu conscients plus que jamais, que l‘art et la culture sont des services essentiels pour le bien-être individuel et collectif mais aussi qu’une association peut être une structure légère, agile et réactive. Dans l’urgence, s’appuyant sur son savoir faire, sur des intuitions et des envies, des décisions peuvent être prises au pied levé, faisant émerger des projets ou des programmations insoupçonnées auparavant.
Cela a été le cas du projet Déambulations Créatrices qui a remplacé des expositions prévues en galerie quand le confinement s’est imposé. Un journal WEB sur notre page Facebook est alors né, nourri quotidiennement par une sélection des publications de photos, vidéos, dessins, peintures, réalisés par des artistes qui bravaient l’isolement en créant. Ce virage numérique de diffusion artistique a été une réponse inédite à l’envie de rassembler, de créer de la proximité sociale, d’irriguer la culture avec du pur présent collectif et créatif.
Bousculés par les conditions matérielles de l’isolement, quelques artistes ont trouvé des démarches artistiques inimaginées à suivre, d’autres sujets à photographier, à matérialiser. Le dépassement de soi, le lâcher prise, le décalage, la poésie, la curiosité, l’invention, l’humour, la légèreté, le fantasque, ont fait partie de leur élan vital ces ineffaçables 55 jours... Relayer la tulipe rose d’un street-photographe est devenue le symbole des hiatus recherchés par la ligne éditoriale du projet.
Des artistes déjà connus par la galerie ont été suivi comme Jean-Luc Pérez, Gilles Lange, Vincent Morla, Rui Prazeres, Ameneh Moayedi, Gisèle Reverdit, Lydie Turco, Pascal Reydet, Isabelle Otto, Pauline Sauveur, Marie-Pierre Dieterlé, Ross Gash, Valérie Simmonet, Christian Foutrel, Kianoush Ramazani, Bernard Jolivat, Véronique Calderari ainsi que Sebastian Margulis, et Francisco Olivo artistes espagnol et argentin respectivement. D’autres nouveaux, comme Michel Handschumacher, Isabelle Raquin, David Guiome, Eric Droussent, Solenne Siben, Sabine Pigalle, Philippe Hérard, entre autres.Le virus a enlevé d’innombrables souffles pour en véhiculer à son insu, des nouveaux fertiles.
L’exposition de déconfinement a suivi le journal web et sans trop attendre, la vie de la galerie a repris le samedi 30 mai avec la présentation de quatre vingt six œuvres de vingt artistes.
Se réapproprier l’espace, le temps et les outils a été nécessaire pour envisager le retour : le modèle de visite des lieux a privilégié la prise de rdv pour un nombre limité de personnes. L’aménagement spatial a prévu une grande table centrale qui, garante des distances de sécurité, se prête pour les échanges et pour le travail. Les codes QR ont été adoptés pour contourner des problèmes de droits à l’image mais aussi pour apporter plus de matière à l’exposition démultipliant les échanges avec les visiteurs pendant les médiations.
Faire vivre au public une expérience dynamique plus intime et engagée, donner la priorité à l’échelle humaine, à la qualité des échanges... aller vers une société à la mesure de l’homme... l’écho du slogan anglo-saxon retentit, on l’entend... alors oui, SMALL IS BEAUTIFUL et dans le « monde d’après » notre identité se trouve renforcée.
Je remercie chaleureusement tous les artistes relayés sur le journal et particulièrement ceux exposés, de s’être donnés au projet, ouverts et confiants. Je remercie également les membres de l’association et mon entourage qui ont soutenu le projet depuis l’origine.
© Jean-Luc Perez
Issu de ce va-et-vient, « Quelque chose dans l’air » est une série photographique présentée sous forme de diaporama et un livre nourrit par le texte de Jean-Michel Mila ; un témoignage fort en émotions de 55 jours du 17e.
© Marie-Pierre Dieterlé
L’outillage et l’essai font partie de sa démarche « de chambre » inédite pour récréer de paysages mentaux en jouant avec les lignes de force, les lumières, des noirs et blancs qui évoquent la gravure.
Un gigantesque zeste de tradition et de modernité ; d’intemporel.
© Michel Handschumacher
Les encres-pièces uniques sont devenues des impressions en tirage limité sur papier fine art avec des noirs profonds et charbonneux apportés par la piezographie. Une réponse inédite de l’artiste ; superbe exemple du « monde d’après » pour une œuvre issue du confinement.
© Rui Prazeres
De son autoportrait qui présente l’impatiente attente de l’artiste ont été extraites trois images fixes exposées dans la galerie. Deux de ses animations sont visionnées avec un téléphone portable.
© Ameneh Moayedi
L’instinct guide l’artiste pour ses prises-photo construites et sensuelles. La granularité des tirages exposés offre une vibration qui ravit plastiquement l’image imprimée.
© Gisèle Reverdit
bienveillante douceur et fraîcheur bleuâtre... belle robe taratata.covid
© Isabelle Raquin
Démarche spontanée et généreuse d’où naît " Si tu ne peux pas aller au musée, fais venir le musée chez toi ", une série de 67 photos prises avec son téléphone portable. Postées sur les réseaux, ses images arrivent aussitôt au Mexique, Russie, Vietnam, Brésil et font l’objet d’articles parus dans La Vanguardia espagnole, Le Parisien, Polka Magazine, Artribune en France et Libreriamo en Italie.
© Vincent Morla
intérieur ou extérieur ? D’où le photographe voit-il la scène ?
Sa géométrie limpide vivifie les sens.
© Pascal Reydet
© Maria Cosatto
© David Guiome
© Ross Gash
© Gilles Lange
rebond jouissif autant perceptif que conceptuel. L’artiste porte un regard
poétique, critique, humoristique entre autres, sur les objets du quotidien travestis et mises en scène.
Le montage des décors dans son « labo-coin-cuisine », l’étude des lumières pour
souligner les volumes et les ombres portées, accompagnent la transformation et
manipulation de ces objets dans la recherche du sens avec ingéniosité, simplicité
et efficacité des procédés techniques.
Sa série commencé en 2008 a accueilli des pièces fortes liées à la problématique
du confinement : la lenteur de l’escargot et l’arrivée des masques, l’art comme
friandise qui nourrit l’esprit, les interdictions à la poitrine. La série compte plus de cent vingt photos représentée par un livre et un ensemble de photos.
Maison-terrain d’affection puisqu’elle appartenait à des inestimables voisins. Maison-terre inconnue puisque plus habitée mais chargée d’objets méconnus. Confinement et dépaysement vont de paire dans un lieu qui suinte une autre époque voire, un autre siècle. Comment converser avec lui, faire sa connaissance, se l’approprier artistiquement ?
Par le biais de la nature morte : le salon accueille la nature morte et est nature morte. Il est l’acteur et le théâtre d’un jeu de perspectives, des lumières et d’ombres portées, d’occupation de l’espace crée par le ré-enchantement du regard dont parle l’artiste.
© Isabelle Otto
Se permettre la proximité physique et émotionnelle par des traits libres que matérialisent une concentration des masques et sa grappe de regards ou la coupe des cheveux collective, animée, presque bruyante... ça faisait grouiller Madrid !
© Sebastian Margulis
Le temps jouait un rôle fort sur nos ressentis pendant le confinement. Plus le temps passe lentement, plus il s’étire... l’espace ? Il se rétrécie... et la mémoire ?
© Lydie Turco
© Pauline Sauveur
Seul ou accompagné le personnage laisse transparaître avec candeur ses états d’âme de confiné.
Du pur dessin noir et blanc ; l’émotion arc-en-ciel.
© Paco Olivo
Et si la question qui est au cœur de l’image avait été posée à l’Art en temps de confinement ?... Je veux croire qu’il aurait bien pu répondre... JE VEILLE.
© Christian Foutrel
Voir en ligne : www.on-off-studio.com
Déambulations créatrices,
exposition de déconfinement 30 mai > 31 juillet 2020
on-off studio 11 rue berzélius 75017 paris
mercredi > samedi / 14:00 > 19:00
prise de rdv conseillée contact@on-off-studio.com 06 24 84 61 30 www.facebook.com/onoffstudio.paris17/
www.instagram.com/onoffstudio17/
www.on-off-studio.com
les artistes
Marie-Pierre Dieterlé
Eric Droussent
Christian Foutrel
Ross Gash
David Guiome
Michel Handschumacher
Gilles Lange
Sebastian Margulis
Ameneh Moayedi
Vincent Morla
Francisco Olivo
Isabelle Otto
Jean-Luc Perez
Rui Prazeres
Isabelle Raquin
Gisèle Reverdit
Pascal Reydet
Pauline Sauveur
Solenne Siben
Lydie Turco





