vendredi 1er mai 2020

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Covid-19 : sortir de la Terreur sanitaire

, Guillaume Basquin

Voilà cinq semaines que le confinement de 67 millions de Français, inédit en soi, a commencé, sans que l’on entende beaucoup de voix discordantes.

À peine plus qu’un Alain Damasio dans Libération [1], un Bernard Henri-Lévy dans sa revue La Règle du jeu [2], un André Comte-Sponville sur le site de France Inter [3]. C’est tout, à part quelques blogs intéressants dans Mediapart, et en particulier celui du collectif Illusio [4], . C’est peu.

C’est peu parce que si on fait des recherches sur Internet comme on aurait toujours dû l’utiliser, c’est-à-dire comme un lieu d’échanges de données de recherche universitaire et militaire, alors on peut commencer sérieusement à douter. Douter de la réalité de cette crise, qui pourrait bien, et c’est la thèse du Professeur d’épidémiologie à l’université de Stanford, Californie (tout de même la première université du monde), John Ioannadis, être non pas l’épidémie du siècle mais son fiasco [5]. Ma « chance » fut de tomber sur un site, Covidinfos.net [6], Sources et ressources sur l’épidémie de Covid-19, qui concentre un maximum d’informations sur la pandémie comme autant de contrepoisons aux informations officielles en continu, très létales pour notre moral et notre espoir : à virus informationnel [7], contre-virus scientifique ; à folie médiatique, contre-folie rationnelle et factuelle.

Sur ce site, ainsi que sur bien d’autres, on compulse les faits, et on trouve rapidement ceci : il y a un décalage de plus en plus grand entre la réalité de la létalité de ce virus à complications respiratoires comme il y en a très régulièrement sur notre planète et le Spectacle médiatique qui cherche à toujours plus nous terroriser avec son décompte des morts en temps quasi réel (rappelons tout de même que dans le monde environ 65 millions de personnes meurent chaque année et que fort heureusement on nous en épargne en général le macabre compte), ses prescriptions aberrantes en forme d’oxymore : « restez chez vous — sauvez des vies » ! Ainsi donc, et on l’a déjà vu aux États-Unis, la personne humaine est devenue une arme biologique quasi terroriste : chaque être humain a, en lui, le baiser de Judas en puissance, qu’il le veuille ou non. Quelle idée déprimante ! La plus déprimante, à dire vrai, qui m’ait été donné à entendre et même imaginer depuis que je suis né, en 1969.

Pourtant, si on fait des recherches dans la littérature scientifique sur les épidémies de maladies respiratoires, on apprend que depuis que le monde est monde, toutes sont arrivées, ont connu un pic de Gauss, puis ont disparu lorsque l’immunité collective fut acquise (environ deux tiers ou les trois quarts de la population mis en contact avec le virus, selon les sources — voir en particulier l’entretien vidéo avec le Professeur d’épidémiologie et de bio-statistiques à la Rockefeller University, Knut Wittkowski : Perspectives on the Pandemic, Episode 2 [8]).

C’est donc bien le baiser d’immunité, si l’on peut dire, qui toujours fit disparaître ces maladies : plus les hommes et les femmes s’échangèrent leur salive, et plus vite ces épidémies disparurent, avec il est vrai un certain nombre de morts, selon les saisons, les châteaux… Il apparaît « normal » que la réaction de la Chine, pays tout de même encore très totalitaire, fût si violente et radicale : confinement de Wuhan et de sa région, soit plusieurs dizaines de millions d’habitants (notons toutefois que l’annonce de ce confinement fit que des milliers et des milliers de Chinois quittèrent la région avant la date butoir et allèrent répandre le virus dans une grande partie de la Chine, mais, passons sur ce « détail »…), puisqu’ils ne savaient tout bonnement pas du tout à quoi ils avaient affaire (et ceci sauf dans l’éventualité d’une catastrophe industrielle telle que l’a imaginée le Professeur Luc Montagnier, prix Nobel de médecine 2008, dans un retentissant article publié dans Pourquoi docteur [9] ; mais là n’est pas notre propos principal – il faudrait alors repartir dans une tout autre direction, celle des recherches du hélas bien oublié Paul Virilio qui, conceptualisa, le premier, la notion de bombe informatique qui rendit possible, en autant de réactions en chaînes comme si de rien n’était, la bombe nucléaire puis la bombe génétique).

Mais nous, Occidentaux des pays dits « libres » (qui le sont de moins en moins, entre parenthèses), n’avons-nous pas été médusés par ces trois Gorgone :
- 1/ les visages masqués du Pouvoir communiste chinois ;
- 2/ les images télévisées des urgences en Italie (images que personnellement j’ai toujours refusé de regarder, leur opposant, comme Persée (fig. 1) autrefois, le miroir « magique » de « ma » froide raison — préférant apprendre via le Pr. Ioannidis, Perspectives on the Pandemic, Episode 1, que de toute façon les lits à assistance respiratoire d’Italie sont, tous les hivers, occupés à 95% — ; je ne peux aujourd’hui que m’en féliciter) ;
- 3/ le décompte des infectés et des morts en temps réel ?
Rappelons ici que chaque hiver environ 30 à 50 millions d’Américains sont « infectés » par le virus de la grippe qui, en réalité, compte une dizaine au moins de sous-virus dont plein de… coronavirus !… Et on ne nous dit jamais rien !? Quel affreux scandale ! L’homme est mortel… et on n’a même plus eu droit à l’Eucharistie réelle à Pâques pour communier dans le souvenir d’au moins UN qui en revint, d’entre les morts… Décidément, le baiser de Judas a partout remplacé le baiser d’immunité… ce Pape François ne croit pas beaucoup aux miracles du Christ… je m’occupe personnellement de son cas dans un livre en cours qui s’appellera L’Histoire splendide, d’après le titre d’un projet abandonné par Rimbaud…

Fig. 1

Mais revenons maintenant à notre question centrale : sauf évolution ultérieure très très peu probable (le Pr. Wittkowski nous apprend qu’il n’y a pas de saut dans la Nature, qui est (quasi) parfaite), l’ensemble des données consultables maintenant sur le site Covidinfos permettent de tout juste commencer à voir :
- 1/ que cette pandémie est en train de se terminer un peu partout (avis croisés des professeurs Didier Raoult, Isaac Ben Israël [10] et Wittkowski) ;
- 2/ que 17 millions d’Américains sont désormais sans emploi, et donc possiblement sans assurance maladie (j’ai pour ma part été sollicité par la femme du cinéaste expérimental californien Bruce Baillie, qui cherchait 6 000 dollars pour pouvoir l’hospitaliser ; il est mort moins de deux jours plus tard, sans soins) ;
- 3/ que par exemple les Anglais, terrorisés, ont été beaucoup moins nombreux (sic !) à se faire hospitaliser durant la semaine 14 de 2020 qu’en 2019 (60 000 [11] contre 160 000 ! et que donc, très probablement, on s’apercevra plus tard que se focalisant sur une seule maladie, certes grave, on a perdu x ou y personnes mortes d’AVC ou de crise cardiaque ou de que sais-je encore) ;
- 4/ que ce virus apparaît en définitive pas du tout si létal que l’OMS nous l’annonça (taux effrayant de 5% de morts « si on ne faisait rien »… faites vos calculs vous-même…) : tout d’abord la moyenne d’âge des victimes est, partout, autour de 80 ans, avec la quasi-totalité du temps une maladie chronique antérieure, ce qui laisse planer des doutes sur la « réalité » des causes de ces décès, soit dit en passant ; ensuite le taux réel de mortalité semble être, selon un avis général pondéré, autour de 0,1 ou 0,2% d’une population infectée à un moment ou à un autre, tant plus des trois-quarts des cas semblent avoir été asymptomatiques pour les sujets, et donc jamais comptabilisés (voir la dernière étude [12] du Pr. Ioannidis après prise de sérologie sur une part représentative du Conté de Santa Clara, CA).

Comment dans ces conditions continuer à accepter le grand chantage à la Terreur sanitaire qui nous est imposé ? « Restez chez vous / sauvez des vies » : vraiment ? (Surtout maintenant que l’on sait qu’un peu partout les services d’urgence respiratoire sont dé-saturés.) L’interdiction des espaces naturels aux citoyens français s’avère bien être LE Coup d’état sanitaire du siècle, en effet ! Dans un siècle, comment considérera-t-on qu’en plein mois de mars, on avait interdit les plages, les montagnes et les sentiers de forêt aux Français ? Seul Alain Damasio s’en est offusqué dans la grande presse… qui fut très active dans sa contribution à l’établissement de cette Terreur qui sembla parfois même sans espoir, puisqu’on y relaya sans hésiter les propos hors de tout étayage scientifique du Premier ministre canadien nous promettant jusqu’à 18 mois de peine… Comment pourrais-je me regarder dans une glace, si je devais compter mes parents au nombre des victimes sans avoir pu les embrasser une dernière fois, alors que mon risque personnel de mourir de ce virus, est, selon le Pr. Ioannidis, équivalent à conduire, en voiture, 9 miles/jour ? Quid des cadavres sans enterrement ? Seul Giorgio Agamben, dans un magnifique article repris par Le Monde [13], s’en est inquiété… et si c’était le nom même de ce virus, avec sa menaçante évocation de la couronne épineuse du Christ, qui nous avait à ce point effrayés ?

Pourquoi, lors des grippes porcines ou aviaires antérieures, pourtant très semblables, bien que plus rapidement ou mieux contenues, n’avons-nous pas sur-réagi à ce point ? Trop d’Internet ? Trop d’informations en continu ? Après la bombe nucléaire et la bombe informatique, le coup d’État médiatique ? La veille d’annoncer le confinement, le gouvernement britannique déclasse [14] la dangerosité du virus, et pourtant, et malgré les réticences initiales de Boris Johnson, devant la pression médiatique, décide quand même de confiner sa population ! C’est le Tribunal populaire, « conseillé » par les médias, qui décide. La grande transparence communautaire empêche tout machiavélisme, et partant toute vraie gouvernance. Détournant Guy Debord (« Elle est devenue ingouvernable, cette Terre gâtée »), on pourrait écrire : elle est devenue ingouvernable, cette Terre hyper-connectée ! C’est le chaos. Qui entraîne des réactions de type « dominos » partout. C’est la thèse à la fois du Pr. Ioannidis et du Pr. Wittkowski.

Comment s’en sortir la prochaine fois avec moins de casse (car soyons sûrs que la crise économique ici déclenchée et « assumée » est un fusil à un seul coup pour au moins 10 ans, sous peine de… de quoi ? Troisième Guerre mondiale ? « Mad-maxisation » de sociétés entières ?), moins de peur ? Même sans télévision et sans radio, comme moi, j’ai eu très peur, imaginant parfois en prendre pour un an, voire 18 mois, etc. Peine sans commune mesure avec le niveau de la menace, il me semble. Les seules consultations de sites scientifiques, et en particulier des vidéo-conférences du génial Professeur Raoult, m’ont permis, personnellement, de garder l’espoir, de faire baisser mon niveau de peur. J’ai eu en revanche le malheur de constater, sur les réseaux sociaux, que j’ai fini par provisoirement quitter, que toute voix discordante était la malvenue ; un peu comme au temps de la Terreur communiste si on prononçait le mot « capitalisme » ou « Occident », écrire le mot « grippe » sur Facebook ou Linkedin vous expose aux pires gémonies… Chaque parole de Bonne Nouvelle y est systématiquement conspuée… comme au temps d’un certain Jésus entrant à dos d’âne à Jérusalem…

Le peuple français veut à tout prix jouer dans un mauvais film catastrophe de type américain. Pourquoi ? Parce qu’il s’ennuie ? Parce que sa vie d’homme unidimensionnel est devenue si pauvre en expériences décisives ? Encore une fois, le Pr. Wittkowski a raison, cent fois raisons, de comparer la réaction hystérique des populations à ce qu’il nomme la « peste communiste » au XXe siècle, à son mode de propagation : même propagande, même terreur, mêmes effets anesthésiants sur la pensée individuelle et in fine sur les libertés, mêmes, hélas, réflexes de dénonciation… Je préfère, de mon côté, les bons films, par exemple La Société du spectacle ou In girum imus nocte et consumimur igni de feu Guy Debord…

Notes

[7(le Pr. Ioannidis nous avertissait dès le 17 mars qu’il avait trouvé environ 9 milliards de pages Google en tapant « Coronavirus » dans le célèbre moteur de recherche californien, contre « seulement » environ cent millions pour la « grippe », qui tue pourtant entre 30 000 et 65 000 Américains chaque hiver)