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Arles
Carnet d’Arles
56e édition des rencontres
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Dans cette grande immersion que nous offre Arles la photographie nous montre sa capacité à ajouter du temps au monde et de rendre le temps palpable par tous, des temps qui se superposent, se juxtaposent dans toute la ville.
Je reviens enthousiaste de cette grande fête de l’image à laquelle j’ai participé avec l’exposition « Summer Breeze » qui regroupée quelques photographes de renoms dont Jacques Henri Lartigue, Willy Ronnis, Roger Ballen.
Arles, jours et nuits comme chaque année, aimante tous les regards par le flot d’images présentées, ses conférences, ses performances et ses projections. On peut dire avec le philosophe Emanuele Coccia : « Que chaque photographie est une rencontre renouvelée, un présent continu que la photographie dilate. »
Cette année, la photographie Australienne et Brésilienne, étaient les deux grands invités du festival, célébrant la diversité des cultures, des genres, des origines.
Personnellement, dans ce va-et-vient visuel où la photographie libère ce qu’il y a en chacun de nous, j’ai été touché et très intéressé par la photographie Australienne. L’Australie est un pays qui a une histoire bien avant l’arrivée des Européens. Ce que nous montre à travers des regards extrêmement singuliers l’exposition « On the Contry ».
J’ai aimé aussi les rétrospectives de la photographe Letizia Battaglia et du photographe Louis Stettner.
Letizia Battaglia, 1935-2022, Femme photographe de Palerme au parcours étonnant qui a traqué avec son appareil la maffia et ses crimes, ainsi que la vie de ses habitants.
Sur cette photo, elle a fait le portrait d’une jeune femme qui vient de perdre son compagnon assassiné par la maffia.
Louis Stettner, 1922-2016. Photographe Américain.
Il a été aussi cinéaste, sculpteur et peintre. Son œuvre est un entre deux entre la street photography américaine et la photographie humaniste française.
L’offre est tellement grande à Arles que l’on ne peut pas tout voir, appréhender, il faut sélectionner, se laisser guider par le hasard et se méfier de la peur de rater quelque chose. Car à trop regarder parfois le regard par lassitude peut retomber en lui-même et voir qu’il a peut-être trop vu…
Image d’introduction : Photo de Tony Albert de la série « Images indociles », exposition « On Contry ». Choisi pour être l’invitation de la photographie australienne à Arles.
Alain Nahum participe à l’exposition collective SUMMER BREEZE
Organisée par Boogie Woogie Photography
du 7 juillet 2025 – 27 octobre 2025
Entrée libre tous les jours de 12 h à 21 h
Hôtel Relais de Poste, 2, rue Molière, 13200 Arles






