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	<title>TK-21 </title>
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	<description>TK-21 suit les nouvelles formes que prend le conflit entre mots et images. TK-21 d&#233;crypte la r&#233;alit&#233;, les ombres, les croyances. Images, appareils, soci&#233;t&#233;, cerveau, ville sont ses cinq vecteurs d'analyse.</description>
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		<title>Entrer dans l'histoire de l'art en exil</title>
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		<dc:date>2026-07-04T19:39:44Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Francesca Caruana</dc:creator>


		<dc:subject>exposition</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Au printemps 2026, le M&#233;morial du Camp de Rivesaltes accueille en partenariat avec le Mus&#233;e d'Art moderne de Collioure, l'exposition &lt;i&gt;Art en exil,&lt;/i&gt; vaste constellation consacr&#233;e aux artistes d&#233;plac&#233;s, r&#233;fugi&#233;s ou contraints &#224; la fuite entre 1920 et 1945. Au c&#339;ur du projet, deux expositions s'interp&#233;n&#232;trent : &lt;i&gt;Les jours clairs sont rares&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Je laisse la peinture pour plus tard.&lt;/i&gt; Le d&#233;placement de l'exposition vers le M&#233;morial &#8211; en raison de la fermeture temporaire du mus&#233;e de Collioure pour r&#233;novation &#8211; produit un effet d&#233;cisif. Les &#339;uvres ne sont plus seulement montr&#233;es : elles sont replac&#233;es dans une architecture de m&#233;moire.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/exposition" rel="tag"&gt;exposition&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH100/les_jours_clairs_4_artiste_contemporaine-1ed4b.jpg?1783194122' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Au printemps 2026, le M&#233;morial du Camp de Rivesaltes accueille en partenariat avec le Mus&#233;e d'Art moderne de Collioure, l'exposition &lt;i&gt;Art en exil,&lt;/i&gt; vaste constellation consacr&#233;e aux artistes d&#233;plac&#233;s, r&#233;fugi&#233;s ou contraints &#224; la fuite entre 1920 et 1945. Au c&#339;ur du projet, deux expositions s'interp&#233;n&#232;trent : &#171; Les jours clairs sont rares &#187; et &#171; Je laisse la peinture pour plus tard &#187;. Le d&#233;placement de l'exposition vers le M&#233;morial &#8211; en raison de la fermeture temporaire du mus&#233;e de Collioure pour r&#233;novation &#8211; produit un effet d&#233;cisif. Les &#339;uvres ne sont plus seulement montr&#233;es : elles sont replac&#233;es dans une architecture de m&#233;moire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; Rivesaltes, l'art ne dialogue pas avec le confort silencieux du mus&#233;e mais avec un lieu de rel&#233;gation, d'internement et d'exil r&#233;el et cette situation transforme profond&#233;ment le regard. Les tableaux apparaissent moins comme des objets esth&#233;tiques que comme des surfaces de survie. Le camp de Rivesaltes fut un sinistre centre d'internement, qui vit d&#233;filer Tsiganes, Espagnols, et Juifs, avec pour tout motif, si les choses peuvent &#234;tre dites avec euph&#233;misme, le fait que ces personnes se trouvaient l&#224; o&#249; elles ne devaient pas &#234;tre, l&#224; o&#249; elles n'avaient jamais de place politique, ethnique, religieuse. Contraints &#224; l'exil, de nombreux artistes se rapproch&#232;rent de cette r&#233;gion frontali&#232;re o&#249; des ann&#233;es plus tard, ce camp est devenu un lieu de m&#233;moire, voulu par un pr&#233;sident de d&#233;partement de l'&#233;poque, Christian Bourquin, qui &#339;uvra r&#233;solument pour que ce qu'il est devenu aujourd'hui. Ainsi la place de ceux qui ont p&#226;ti de l'ostracisme ne s'effacera plus. Le lieu consacre toute sa comp&#233;tence &#224; un exercice d'&#233;quilibre entre la n&#233;cessit&#233; d'informer sur ce pass&#233; et l'organisation attractive d'expositions th&#233;matiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'art ne sauve pas. &#187; La formule ouvre cette exposition doublement, d'une part avec &lt;i&gt;Les jours clairs sont rares,&lt;/i&gt; exposition qui d&#233;ploie un parcours d'une rare densit&#233; historique et &#233;motionnelle : celui d'artistes juifs et europ&#233;ens venus d&#232;s le d&#233;but du XX&#7497; si&#232;cle, ayant trouv&#233;, dans les paysages m&#233;diterran&#233;ens de Collioure, C&#233;ret ou Tossa de Mar, un refuge provisoire pour se mettre &#224; l'abri des secousses du monde sur ce territoire frontalier. D'autre part avec &lt;i&gt;Je laisse la peinture pour plus tard,&lt;/i&gt; exposition de l'artiste Otto Freundlich fuyant l'Allemagne nazie. Les deux &#233;v&#233;nements doivent leurs titres aux dialogues emprunt&#233;s &#224; Freundlich et sa compagne, Jeanne Kosnick-Kloss, elle-m&#234;me artiste. Deux accrochages enrichis d'&#339;uvres de Chagall, Kiko&#239;ne, Hecht, Blatas, Kr&#233;m&#232;gne, pr&#234;t&#233;es par le mus&#233;e d'Art moderne de C&#233;ret. La collaboration entre ces institutions fait &#233;tat de l'importance des enjeux historiques et esth&#233;tiques. Treize artistes pass&#233;s par les Pyr&#233;n&#233;es-Orientales dans la premi&#232;re moiti&#233; du XX&#7497; si&#232;cle retracent les paysages, les diff&#233;rentes factures plastiques et les situations historiques.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27487 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/vue_d_ensemble.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH355/vue_d_ensemble-947d2.jpg?1781963249' width='500' height='355' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les premi&#232;res salles montrent comment nombre d'artistes exil&#233;s &#8211; souvent issus de ce que l'on appelle l'&#171; &#201;cole de Paris &#187; &#8211; furent attir&#233;s par la lumi&#232;re m&#233;diterran&#233;enne. Mais cette lumi&#232;re n'a rien d'idyllique. Les paysages de Collioure ou de C&#233;ret semblent travers&#233;s d'une inqui&#233;tude sourde. Dans plusieurs &#339;uvres, les lignes se contractent, les couleurs vibrent jusqu'&#224; la dissonance, les perspectives se ferment. Le paysage devient psychique. Le parcours montre comment ces artistes projettent d&#233;j&#224; dans les paysages du Sud une inqui&#233;tude li&#233;e &#224; la mont&#233;e des nationalismes europ&#233;ens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exposition ne cherche pas &#224; opposer art et histoire, tout au contraire, elle les entrem&#234;le. Une chronologie accompagne les &#339;uvres, inscrivant chaque cr&#233;ation dans son contexte : mont&#233;e des totalitarismes, r&#244;le du r&#233;gime de Vichy, enfermement, d&#233;portation. Pour C&#233;line Sala-Pons, ces &#339;uvres sont autant de traces : &lt;i&gt;&#171; une mani&#232;re d'entrer dans l'histoire par l'art &#187;.&lt;/i&gt; L'art comme veille dans la nuit de l'Histoire. Les paysages de lumi&#232;re deviennent le th&#233;&#226;tre d'un exil artistique marqu&#233; par les pers&#233;cutions, les migrations forc&#233;es et la m&#233;moire des catastrophes europ&#233;ennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre Collioure et Rivesaltes, l'art ne sauve peut-&#234;tre pas. Mais il persiste. Et, dans cette persistance m&#234;me, il trace une m&#233;moire &#8211; fragile, n&#233;cessaire, profond&#233;ment actuelle.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27485 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;12&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/mela_muter_recadre_.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH374/mela_muter_recadre_-889f2.jpg?1781963249' width='500' height='374' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Mela Muter
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Si le d&#233;partement des Pyr&#233;n&#233;es-Orientales, comme d'autres de sinistre m&#233;moire, a &#171; accueilli &#187; &#224; des degr&#233;s divers ces r&#233;fugi&#233;s qui se risquaient &#224; quelque dissidence et fuyaient les r&#233;gimes totalitaires, ils ne pouvaient de plus pour certains se d&#233;partir d'une &#233;tiquette d'art d&#233;g&#233;n&#233;r&#233;. &lt;i&gt;&#171; Ces artistes nous racontent une histoire simple et violente &#187;&lt;/i&gt;, r&#233;sume C&#233;line Sala-Pons. Le raccourci est probant en ce que l'exposition fait la preuve de l'imp&#233;rieuse n&#233;cessit&#233; de cr&#233;er pour ces &#234;tres accul&#233;s &#224; l'injustice de la guerre, au d&#233;placement, &#224; l'isolement. Parmi eux, Pinchus Kr&#233;m&#232;gne, qui avait fui le tsarisme, ou encore Alice Hohermann, artiste polonaise morte &#224; Auschwitz apr&#232;s son arrestation &#224; la fronti&#232;re espagnole. La pr&#233;sence de certains dans les Pyr&#233;n&#233;es-Orientales a &#233;t&#233; d&#233;couverte au cours des recherches men&#233;es pour ce projet, d'autres sont des figures de l'art plus connues comme Marc Chagall (&lt;i&gt;L'ange et l'artiste&lt;/i&gt;, 1924. Estampe, pr&#234;t&#233;e par le Mus&#233;e d'art moderne de C&#233;ret) exil&#233; aux &#201;tats-Unis apr&#232;s avoir fui son pays, tous, t&#233;moignent d'une part de leur d&#233;sir de libert&#233; d'expression mais aussi de la singularit&#233; de leur travail diff&#233;remment influenc&#233; par la lumi&#232;re qu'ils ont trouv&#233;e dans ce paysage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'une apr&#232;s l'autre, les &#339;uvres t&#233;moignent de leur r&#233;sistance : celles de Mela Muter, Michel Kiko&#239;ne, Arbit Blatas ami de Kr&#233;m&#232;gne, George Kars ou encore de Joseph Hecht, s'invitant, se conseillant les uns les autres de se retrouver en terre catalane. Les peintures de Max Birrer montrent les paysages de Collioure de 1936, dont les nuances color&#233;es annoncent l'avenir sombre qui s'ensuivra. Malgr&#233; la pers&#233;cution, tous continuent de cr&#233;er. Dans le m&#234;me esprit pr&#233;monitoire, la composition d'une &#339;uvre de Pinchus Kr&#233;m&#232;gne, &lt;i&gt;Paysage de C&#233;ret&lt;/i&gt; (1920) s'articule autour d'une route qui fend le paysage, sans vraiment aboutir &#224; une ligne d'horizon, tel un creux central plut&#244;t qu'un point de fuite qu'on imagine m&#233;taphoris&#233; dans cette perspective. La zone tr&#232;s claire du chemin appara&#238;t comme une incitation lumineuse, une voie &#224; emprunter pour sortir d'une ambiance sombre, opacifi&#233;e elle-m&#234;me par un premier plan qui bloque le regard.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27483 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;31&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/max_birrer_musee_de_collioure.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L491xH800/max_birrer_musee_de_collioure-1dd91.jpg?1781963249' width='491' height='800' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Max Birrer
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Mus&#233;e de Collioure
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le parcours mus&#233;ographique contribue &#224; nous &#233;clairer sur les termes de l'ensemble pictural. Il comprend une carte retra&#231;ant les itin&#233;raires de ces artistes exil&#233;s en Europe et les trajectoires entre pays. Elle mat&#233;rialise les d&#233;placements forc&#233;s, les fronti&#232;res franchies, les errances, les ancrages improbables dans le territoire. &lt;i&gt;&#171; Nous avons voulu montrer des trajectoires et des destins bris&#233;s par le XX&#7497; si&#232;cle &#187;&lt;/i&gt;, explique C&#233;line Sala-Pons. Qualifi&#233;s de &#171; d&#233;g&#233;n&#233;r&#233;s &#187;, ces artistes ont subi un processus de rel&#233;gation et d'effacement et malgr&#233; l'exil, ils ont continu&#233; &#224; cr&#233;er. &lt;i&gt;&#171; C'est une mani&#232;re de refuser de dispara&#238;tre. &#187;&lt;/i&gt; Claire Muchir, directrice du Mus&#233;e d'Art moderne de Collioure, rappelle que, dans les Pyr&#233;n&#233;es-Orientales, Otto Freundlich s'effor&#231;ait de son c&#244;t&#233; de reconstituer les &#339;uvres br&#251;l&#233;es par les nazis. Et ses tentatives de reconstitution s'essayaient elles-m&#234;mes &#224; r&#233;parer symboliquement l'effacement. Dans un parcours qui refuse d'opposer histoire et art, la chronologie accompagne les &#339;uvres pr&#233;sent&#233;es qui peu &#224; peu s'assombrissent. Du Paris lumineux des ann&#233;es 1900 &#224; la d&#233;couverte de la lumi&#232;re de la C&#244;te Vermeille, le visiteur r&#233;alise la bascule vers les ann&#233;es de guerre et de fuite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le deuxi&#232;me volet qui aurait d&#251; &#234;tre pr&#233;sent&#233; au mus&#233;e de Collioure concerne le couple d'artistes form&#233; par Otto Freundlich et Jeanne Kosnick-Kloss. Otto Freundlich, artiste juif dont l'&#339;uvre fut qualifi&#233;e de &#171; d&#233;g&#233;n&#233;r&#233;e &#187; par le r&#233;gime nazi, se r&#233;fugie &#224; Saint-Paul-de-Fenouillet en 1940. Sa compagne, Jeanne Kosnick-Kloss, l'y rejoint. Ils cr&#233;eront pendant trois ans dans ce village et &#224; Saint-Martin-de-Fenouillet jusqu'&#224; ce qu'Otto Freundlich soit finalement arr&#234;t&#233; par les nazis, d&#233;port&#233; puis assassin&#233; en 1943 au camp d'extermination de Sobibor, en Pologne.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27486 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;20&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/p__kre_me_gne.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH363/p__kre_me_gne-7b185.jpg?1781963249' width='500' height='363' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Pinchus Kre&#769;me&#768;gne
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ici &lt;i&gt;l'art ne sauve peut-&#234;tre pas&lt;/i&gt; mais agit comme un seuil critique qui refuse toute consolation esth&#233;tique facile. Pourtant, au fil du parcours, quelque chose r&#233;siste pr&#233;cis&#233;ment comme une capacit&#233; &#224; maintenir une perception sensible du monde au moment m&#234;me o&#249; l'Histoire organise sa destruction. Dans cette perspective, plusieurs tableaux expressionnistes pr&#233;sent&#233;s apparaissent comme des sismographes. Les visages deviennent des surfaces d'alerte, portrait au crayon d'amis de Jeanne, les paysages sont r&#233;alis&#233;s en zones divis&#233;es, morcel&#233;es, qu'elles soient de mosa&#239;que, ou de peinture, la modernit&#233; se d&#233;ploie dans tous ses &#233;tats plastiques et historiques. Les lieux cessent d'&#234;tre des motifs pittoresques mais semblent devenir des lieux d'attente, de transit, parfois de pi&#232;ge. La d&#233;licatesse du trait et la fermet&#233; des couleurs dans les compositions de Kosnick-Kloss s'harmonisent avec les peintures de Freundlich rappelant, parfois dans une sorte d'orphisme, celui des Delaunay.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pens&#233; comme une &lt;i&gt;&#171; boucle &#187;&lt;/i&gt;, selon Claire Muchir, le parcours se referme sur la phrase &#171; L'art est ce qui restera &#187;, tir&#233;e de la correspondance entre Otto Freundlich et Jeanne Kosnick-Kloss. &lt;i&gt;&#171; Il y a un message politique fort. Cette exposition laissera une trace dans le parcours permanent du site. &#187; &lt;/i&gt; Une &#339;uvre d'Otto Freundlich y sera int&#233;gr&#233;e. &lt;i&gt;&#171; Toutes nos expositions temporaires rappellent &#187;&lt;/i&gt;, explique la directrice, &lt;i&gt;&#171; C'est aussi une mani&#232;re d'&#233;largir nos publics. Il s'agit d'entrer par l'art comme t&#233;moin de l'histoire. &#187;&lt;/i&gt; Pour elle, ces &#339;uvres constituent une trace historique des destins bris&#233;s par la guerre et du r&#244;le central du r&#233;gime de Vichy dans la collaboration mais aussi &#224; l'adresse de tous les r&#233;gimes r&#233;pressifs. Parmi les &#339;uvres bouleversantes du parcours figurent celles de Victor Brauner, s&#233;rie de dessins et peintures de 1941, pr&#234;t&#233;es par le Mus&#233;e d'art moderne et contemporain de Saint-&#201;tienne M&#233;tropole. Son travail agit comme un point inattendu dans l'exposition avec ces portraits oblongues, leurs yeux fix&#233;s dans l'inconnu. L&#224; o&#249; d'autres pi&#232;ces laissaient subsister une ambigu&#239;t&#233; entre refuge et menace, Brauner impose un regard sur le futur proche, une interrogation sur le monde avec une intensit&#233; consid&#233;rable. Dans le contexte du M&#233;morial, ces &#339;uvres acqui&#232;rent une puissance ph&#233;nom&#233;nologique particuli&#232;re : elles ne montrent pas seulement l'horreur historique, elles montrent la difficult&#233; m&#234;me de continuer &#224; percevoir apr&#232;s elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exposition rappelle avec finesse que ces artistes ne peignent pas seulement un refuge g&#233;ographique : ils peignent une catastrophe imminente. Les commissaires &#233;vitent le pi&#232;ge d'une lecture r&#233;trospective illustrative. Il ne s'agit pas de dire que les &#339;uvres &#171; annon&#231;aient &#187; la guerre, mais de montrer comment certaines formes sensibles (fragmentation des corps, instabilit&#233; chromatique, d&#233;sorientation spatiale) enregistrent une mutation historique avant m&#234;me qu'elle ne soit nomm&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'une des grandes r&#233;ussites de l'exposition est pr&#233;cis&#233;ment de ne pas r&#233;duire l'exil &#224; un th&#232;me biographique. L'exil devient ici une condition formelle de l'image. Le parcours montre &#233;galement comment un personnage comme Varian Fry, et les r&#233;seaux de fuite organis&#233;s depuis Marseille, constituent un horizon constant pour ces artistes cherchant &#224; quitter l'Europe. Cette dimension historique irrigue discr&#232;tement les &#339;uvres sans jamais transformer l'exposition en simple documentation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certaines &#339;uvres sont marqu&#233;es par l'inach&#232;vement, d'autres par des ruptures de styles ou des d&#233;placements soudains de motifs. Cette instabilit&#233; n'est pas seulement li&#233;e aux trajectoires des artistes ; elle devient une esth&#233;tique du provisoire. Beaucoup d'&#339;uvres semblent peintes depuis une limite, g&#233;ographique, politique, ou existentielle. Ce qui rend &lt;i&gt;Les jours clairs sont rares&lt;/i&gt; particuli&#232;rement int&#233;ressante aujourd'hui tient peut-&#234;tre &#224; sa mani&#232;re de repenser la fonction du regard. L'exposition ne propose pas une m&#233;moire monumentale mais une mani&#232;re de repenser la fonction du regard en construisant une m&#233;moire perceptive. A travers les &#339;uvres, le visiteur comprend que les catastrophes historiques modifient aussi les r&#233;gimes sensibles : mani&#232;re de voir un paysage, un visage, une lumi&#232;re, une fronti&#232;re. Face aux crispations contemporaines sur les fronti&#232;res, les migrations et les identit&#233;s, cette exposition rappelle que l'exil n'est pas seulement une condition politique, il est aussi une exp&#233;rience perceptuelle qui transforme durablement les formes artistiques, non parce que l'exposition illustrerait une m&#233;moire d&#233;j&#224; connue, mais parce qu'elle d&#233;place la question de l'art vers celle de la sensibilit&#233; et de sa persistance, cette capacit&#233; &#224; faire sentir que les &#339;uvres continuent de regarder notre pr&#233;sent. Et c'est en cela que r&#233;side la r&#233;ussite curatoriale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le catalogue commun aux deux institutions fait dire &#224; Claire Muchir que &lt;i&gt;&#171; les mus&#233;es ne sont pas des institutions sous cloche, de la m&#234;me mani&#232;re que le M&#233;morial n'est pas enferm&#233; dans l'histoire &#187;&lt;/i&gt;. Le M&#233;morial du camp de Rivesaltes poursuit actuellement la refonte de son exposition permanente et C&#233;line Sala-Pons souligne que cette exposition se voulait aussi &lt;i&gt;&#171; &#224; la hauteur de l'acte II du M&#233;morial &#187;&lt;/i&gt;. La stratification des m&#233;moires qu'incarne le lieu prolonge l'histoire de l'exil jusqu'&#224; aujourd'hui. &lt;i&gt;&#171; Aujourd'hui encore, les artistes prennent la route. Aujourd'hui encore, des fronti&#232;res se ferment &#187;&lt;/i&gt;, &#233;crit-elle dans l'introduction du catalogue de l'exposition.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27484 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/les_jours_clairs_11.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH284/les_jours_clairs_11-b8e81.jpg?1781963249' width='500' height='284' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Les Jours clairs sont rares,&lt;/i&gt; jusqu'au 3 f&#233;vrier 2027, au M&#233;morial du camp de Rivesaltes.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.memorialcamprivesaltes.eu/expositions/les-jours-clairs-sont-rares&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.memorialcamprivesaltes.eu/expositions/les-jours-clairs-sont-rares&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les Elles du Desir</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Les-Elles-du-Desir</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/Les-Elles-du-Desir</guid>
		<dc:date>2026-07-04T17:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Paul Gavard-Perret</dc:creator>


		<dc:subject>exposition</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Avec Colette Debl&#233; les cycles font un &#233;cart et les vieux &#233;vangiles ne se ferment plus en cercle. La cha&#238;ne de la gen&#232;se est emport&#233;e dans la turbulence. R&#233;soudre une &#233;nigme se serait &#234;tre Oedipe ou le meurtre ou le manque. Alors il convient de rompre les visions l&#233;gendaires - entendez enfantines - il convient de transporter l'air au dessous de la mer l&#224; o&#249; les th&#233;ories ne disent rien qui vaille.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Expositions" rel="directory"&gt;Expositions&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH150/les_elles_du_desir-653b0.jpg?1783201143' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Avec Colette Debl&#233; les cycles font un &#233;cart et les vieux &#233;vangiles ne se ferment plus en cercle. La cha&#238;ne de la gen&#232;se est emport&#233;e dans la turbulence. R&#233;soudre une &#233;nigme ce serait &#234;tre Oedipe ou le meurtre ou le manque. Alors il convient de rompre les visions l&#233;gendaires - entendez enfantines - il convient de transporter l'air au dessous de la mer l&#224; o&#249; les th&#233;ories ne disent rien qui vaille.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#201;ros d&#233;borde sur les deux Am&#233;riques br&#251;lant devant les eaux du Gulf Stream qui se tord de plaisir. Il n'y a rien que des standards de jazz &#224; se r&#233;pandre au milieu des vapeurs d'alcool. La mouche d'Or tel un corps durable creuse son nid dans l'interstice d'une g&#233;mellit&#233;. La hi&#233;rarchie des sexes n'est plus fonction de la peur, elle ne collectionne, ne capitalise plus les exploits, elle ne d&#233;truit plus tout ce qu'elle touche. Seule l'absence de d&#233;sir engraisse nos terreurs mais le plaisir en deux engendrent de nouvelles foudres. On franchit une fracture, on recoud une f&#234;lure.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
L'artiste n'a cess&#233; de cr&#233;er des images o&#249; les &#171; faces oppos&#233;es des choses &#187; coexistent et o&#249; le f&#233;minin prend toute sa dimension et son accomplissement dans une enqu&#234;te fil&#233;e tout au long de l'histoire de l'art, &#224; la recherche des images de la femme. Plus de deux mille lavis, dessins et peintures constituent une sorte d'essai plastique sur la repr&#233;sentation des femmes dans l'histoire de l'art. Ce projet, l'artiste l'a clairement d&#233;fini : &#171; A-t-on jamais tent&#233; d'explorer par des seuls moyens plastiques l'histoire de l'art ou l'un de ses aspects, comme le font l'historien et l'essayiste &#224; l'aide de l'&#233;criture. Mon projet est de tenter, &#224; travers une infinit&#233; de dessins, de reprendre les diverses repr&#233;sentations de la femme depuis la pr&#233;histoire jusqu'&#224; nos jours afin de r&#233;aliser une analyse visuelle des diverses postures, situations, mises en sc&#232;ne. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
L'art singulier de Colette Debl&#233;, c'est en m&#234;me temps comme une synth&#232;se de l'histoire de l'art qui nous saute aux yeux. Le lavis est la technique essentielle que Colette Debl&#233; a choisi pour appr&#233;hender la femme et pour la pr&#233;senter. Mais toutes les nuances de ses lavis ne pouvaient pas &#234;tre respect&#233;es avec nos m&#233;thodes artisanales d'impression et Colette Debl&#233; a accept&#233; des interpr&#233;tations de ses &#339;uvres originales, des transpositions de ses lavis, et elle nous a accord&#233; une grande libert&#233; pour le choix des couleurs de ses silhouettes pour les livres courants.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Et l'artiste de pr&#233;ciser : &#171; Je peins parce que je ne sais pas parler. Je peins pour &#234;tre l&#224; quand je ne serais plus l&#224;. Et la bonne conscience de mon plaisir de peindre. Je peins parce que j'ai besoin de peindre, c'est ma respiration. Je peins comme une pouss&#233;e v&#233;g&#233;tale. Avec la m&#234;me n&#233;cessit&#233; qu'une rhubarbe pousse ses feuilles. C'est ma vie, la vie. Lavis &#187;. Chaque &#339;uvre saisit une attitude, une posture, un simple geste d'une femme appartenant &#224; une sc&#232;ne peinte, sculpt&#233;e ou photographi&#233;e provenant de n'importe quelle &#233;poque. &#201;merge donc toujours un personnage f&#233;minin pr&#233;lev&#233; par l'artiste de la configuration d'origine, de son sanctuaire premier. Mais la re-pr&#233;sentation qu'elle en donne ignore le contexte tout en conservant se trace fantomatique. Des &#171; idoles l&#233;g&#232;res &#187;, comme les d&#233;finit Jean-Paul Goux, arrach&#233;es aux carri&#232;res antiques, montent vers des plafonds c&#233;lestes ou vers des &#238;les o&#249; le vent souffle o&#249; il veut.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
La femme est donc d&#233;esse mais &#224; la religion des plus pa&#239;ennes. Et l'artiste en est la pr&#234;tresse lib&#233;ratrice et gorgeant les cl&#233;s de vo&#251;tes de leurs nouvelles cath&#233;drales aux ogives parfois ouvertement &#233;rotiques. Condensation et d&#233;placement, brutalit&#233; d'un d&#233;sir f&#233;minin, f&#233;minisation de la sexualit&#233; qui du phallus passe &#224; la cascade, Colette Debl&#233; cr&#233;e une pluie, un ruissellement dont le cercle ne cesse de s'agrandir. On est dedans sans y &#234;tre, mais on esp&#232;re ne pas en &#234;tre exclu et ce depuis une sc&#232;ne primitive o&#249; immanquablement l'artiste finira par nous faire remonter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Colette Debl&#233; d&#233;membre ainsi certains r&#234;ves de jouissance pour mieux en remonter d'autres. Quelque chose communique avec tout. Le sexe f&#233;minin soudain est non seulement &#224; mais notre image. Nous sommes (nous les m&#226;les) son reste qui se consume : une &#233;vanescence &#224; peine visible qui se d&#233;sagr&#232;ge en tant que promesse si souvent non ou mal tenue. Les unes de nues, les voil&#233;es ou les d&#233;v&#234;tues par nu&#233;es parviennent malgr&#233; tout &#224; mod&#233;rer le froid de l'hiver sur les &#238;les de leurs corps telles que Colette Debl&#233; les a r&#233;invent&#233;es ainsi que le centre de l'amour. Certes il ne co&#239;ncide pas toujours avec le centre de la vie. Mais avec les femmes de Debl&#233; et ses &#171; anc&#234;tres &#187; toujours.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
M&#234;me si ce n'est pas son objectif premier, elle nous permet de savourer jusque dans l'&#233;cart la substance m&#234;me de l'intimit&#233; ut&#233;rine. Car ici est le lieu et la r&#233;alit&#233;, l'identit&#233; supr&#234;me, la nuit d'&#233;t&#233;. Les figures f&#233;minines de l'artiste harc&#232;lent donc l'origine jusqu'o&#249; elle ne sera plus, o&#249; nous serons enfin. Arrachant &#224; la barbarie iconographique et &#171; male-igne &#187; des si&#232;cles pass&#233;s ses figurines, Colette Debl&#233; corrige le un avec le deux. Elle soigne le fruit plus que le tronc. Elle ne loge pas l'air dans la racine, mais sur la fleur. Le sexe masculin glisse ainsi &#224; l'oubli, s'ampute de lui-m&#234;me car il fut toujours peu prolixe sinon de sa d&#233;it&#233; autoprogramm&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#171; Jeux de dames &#187;, Colette Debl&#233; Exposition,&lt;br class='autobr' /&gt;
Archipel Butor, &lt;br class='autobr' /&gt;
20 juin au 23 septembre 2026.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27527 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/1-1b.jpg' width=&#034;212&#034; height=&#034;300&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Biennale de Venise</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Biennale-de-Venise</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/Biennale-de-Venise</guid>
		<dc:date>2026-05-31T10:13:53Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Moulon</dc:creator>


		<dc:subject>exposition</dc:subject>
		<dc:subject>Venise</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Le propos apaisant de la commissaire suisso-camerounaise Koyo Kouoh de la 61&#7497; Biennale de Venise d&#233;c&#233;d&#233;e l'an dernier, a &#233;t&#233; port&#233; par son &#233;quipe jusqu'&#224; l'ouverture qui a &#233;t&#233; troubl&#233;e par le contexte g&#233;opolitique international. Le jury ayant d&#233;missionn&#233; avant m&#234;me l'inauguration, la remise des traditionnels Lions d'or a &#233;t&#233; report&#233;e, et un prix du public a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Venise" rel="tag"&gt;Venise&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH84/venice-biennale-2026-2399790617-fe092.jpg?1780223762' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le propos apaisant de la commissaire suisso-camerounaise Koyo Kouoh de la 61&#7497; Biennale de Venise, d&#233;c&#233;d&#233;e l'an dernier, a &#233;t&#233; port&#233; par son &#233;quipe jusqu'&#224; l'ouverture qui a &#233;t&#233; troubl&#233;e par le contexte g&#233;opolitique international. Le jury ayant d&#233;missionn&#233; avant m&#234;me l'inauguration, la remise des traditionnels Lions d'or a &#233;t&#233; report&#233;e, et un prix du public a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans les Giardini&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il est un pavillon national qui a marqu&#233; les esprits durant les journ&#233;es professionnelles, avant que vingt-cinq d'entre eux ne ferment temporairement leurs portes en signe de protestation contre le maintien des pavillons russe et isra&#233;lien, c'est bien celui de l'Autriche avec la performeuse Florentina Holzinger qui en chor&#233;graphie d'autres. Le nu est de rigueur, comme c'est souvent le cas en art, et la radicalit&#233; des performances convoque l'actionnisme viennois du si&#232;cle dernier bien que le monde ait bien chang&#233;. A l'entr&#233;e du pavillon, le battant d'une cloche suspendue est incarn&#233; par une performeuse qui violemment sonne le glas avec son corps. Le titre de l'exposition, &lt;i&gt;Seaworld,&lt;/i&gt; souligne notre totale d&#233;pendance &#224; l'&#233;l&#233;ment liquide. Ainsi l'urine recycl&#233;e du public participe &#224; alimenter un cube de verre &#233;voquant l'escapologie car une autre performeuse, &#233;quip&#233;e d'un d&#233;tendeur, y est en immersion. Alors qu'une autre fait des tours de scooter des mers &#224; l'int&#233;rieur d'une pi&#232;ce inond&#233;e. De telles extravagances &#8211; libres d'interpr&#233;tation bien qu'orient&#233;es par le lieu car Venise est r&#233;put&#233;e pour ses inondations entre autres exc&#232;s &#8211; sont abondamment relay&#233;es sur les m&#233;dias sociaux o&#249; le spectacle est permanent.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27319 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;45&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/01_holzinger.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH502/01_holzinger-a5994.jpg?1779005491' width='500' height='502' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Florentina Holzinger, Seaworld Venice, 2026
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les murs du pavillon espagnol ont &#233;t&#233; confi&#233;s &#224; Oriol Vilanova qui les a enti&#232;rement recouverts de cartes postales. Celui-ci les collectionne de mani&#232;re compulsive, fr&#233;quentant assid&#251;ment les march&#233;s aux puces de Barcelone &#224; Bruxelles. Et c'est de fa&#231;on tout aussi obsessionnelle qu'il les a accroch&#233;s en grille, un dispositif de monstration bien connu en art contemporain. &lt;i&gt;Los restos,&lt;/i&gt; l'intitul&#233; du pavillon, est teint&#233; d'une forme de nostalgie des cultures populaires longtemps port&#233;es par ces objets touristiques &#171; du monde d'avant &#187; par excellence. Le dispositif d'accrochage est int&#233;ressant car les cartes postales sont rassembl&#233;es par sujet mais aussi par couleur. Comme s'il s'agissait de les traiter globalement en mosa&#239;que sans pour autant que les vues ind&#233;pendantes ne soient occult&#233;es pour qui s'en approche. Il s'agit par cons&#233;quent d'une installation aussi conceptuelle qu'immersive dont l'appr&#233;hension d&#233;pend de la distance d'observation.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27320 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;34&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/02_vilanova.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/02_vilanova-47326.jpg?1779005492' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Oriol Vilanova, Los restos, 2026
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'artiste australien n&#233; au Liban Khaled Sabsabi &#233;tablit quant &#224; lui un lien entre les Giardini et l'Arsenal en pr&#233;sentant deux installations monumentales : &lt;i&gt;Conference of one's self&lt;/i&gt; au pavillon australien et &lt;i&gt;khalil&lt;/i&gt; dans l'exposition &lt;i&gt;In Minor Keys&lt;/i&gt; de Koyo Kouoh &#224; la Corderie. La premi&#232;re est octogonale et s'exp&#233;rimente de l'ext&#233;rieur alors que la seconde est circulaire et se vit de l'int&#233;rieur. Leurs parois pr&#233;sent&#233;es dans une relative p&#233;nombre ont en commun d'avoir &#233;t&#233; peintes avant d'&#234;tre augment&#233;es d'images en mouvement projet&#233;es, si tant est que les deux textures s'entrem&#234;lent. Dans l'un comme dans l'autre lieu, nous sommes encourag&#233;s au dialogue et &#224; la s&#233;r&#233;nit&#233;. Ainsi d&#232;s l'entr&#233;e, le pavillon australien est d&#233;crit tel un &#171; lieu d&#233;di&#233; &#224; la cr&#233;ativit&#233;, &#224; la r&#233;flexion et aux &#233;changes &#187; tandis qu'au seuil de l'exposition internationale Koyo Kouoh s'adresse &#224; nous ainsi : &#171; Respirez profond&#233;ment, expirez, rel&#226;chez vos &#233;paules, fermez les yeux &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A l'arsenal&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27321 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;48&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/03_sabsabi.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH375/03_sabsabi-dad33.jpg?1779005492' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Khaled Sabsabi, Conference of one's self, 2026
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Si les pavillons historiques sont rassembl&#233;s au sein des Giardini, d'autres plus r&#233;cents sont install&#233;s &#224; l'Arsenal. &#192; l'instar de celui du Chili o&#249; il convient de se d&#233;chausser pour p&#233;n&#233;trer dans la zone quelque peu aseptis&#233;e de l'installation &lt;i&gt;Inter-Reality&lt;/i&gt; aux multiples &#233;l&#233;ments. Au centre, une structure polygonale blanche d'allure minimale intrigue le public, alors que la sculpture tout &#224; fait r&#233;aliste d'un homme en observant l'int&#233;rieur au travers d'un &#339;illeton l'incite &#224; en faire de m&#234;me. Nous y d&#233;couvrons le diorama d'un paysage d'apparence bucolique jusqu'&#224; ce que l'on identifie des v&#233;hicules militaires. Cette exposition personnelle de Norton Maza en dit long sur les interactions permanentes entre les r&#233;alit&#233;s et fictions de nos environnements m&#233;diatiques. Ici, le conteneur ne dit rien du contenu qu'il rec&#232;le alors que la repr&#233;sentation tridimensionnelle d'un paysage vraisemblable pourrait tout aussi bien &#234;tre le th&#233;&#226;tre d'une manipulation. On pense in&#233;vitablement aux images de conflits dont les gouvernements de pays en guerre nous abreuvent pour orienter nos opinions. Les guerres aujourd'hui se jouent sur tous les fronts et jusque dans l'art.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27322 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;34&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/04_maza_.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH500/04_maza_-ad67e.jpg?1779005492' width='500' height='500' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Norton Maza, Inter-Reality, 2026
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27323 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;47&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/05_jaar.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/05_jaar-4794c.jpg?1779005492' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Alfredo Jaar, The End of the World, 2023-2024
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ce ne sont pas directement les guerres que consid&#232;re Alfredo Jaar avec son installation &lt;i&gt;The End of the World&lt;/i&gt; pr&#233;sent&#233;e dans l'exposition &lt;i&gt;In Minor Keys&lt;/i&gt; de l'Arsenal, mais plut&#244;t ce qui bien souvent les cause, &#224; savoir les minerais que se disputent entreprises et &#201;tats. Il en a s&#233;lectionn&#233; une dizaine (cobalt, coltan, cuivre, &#233;tain, germanium, lithium, mangan&#232;se, nickel, platine et terres rares) qu'il documente &#224; l'entr&#233;e de l'espace monumental de l'&#339;uvre. Le lieu est litt&#233;ralement irradi&#233; d'une lumi&#232;re rouge semblable &#224; celle d'une chambre noire, espace de r&#233;v&#233;lation d'hier, sachant que l'artiste chilien a aussi pratiqu&#233; la photographie. Tout au fond du d&#233;cor monochrome qui conf&#232;re une atmosph&#232;re si particuli&#232;re &#224; cette &#339;uvre environnementale, un petit cube est pr&#233;sent&#233; comme on le fait ordinairement dans les mus&#233;es. Celui-ci contient les dix mati&#232;res premi&#232;res critiques qui y sont assembl&#233;es par couches. Certaines d'entre elles &#233;tant aussi pr&#233;sentes sur la lune, notre satellite devient le lieu de convoitises en devenir.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27324 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;78&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/06_beaudelaire.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH281/06_beaudelaire-5e564.jpg?1779005492' width='500' height='281' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Eric Baudelaire, Death Passed My Way and Stuck This Flower in My Mouth, 2026
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Autre installation monumentale, tant par le nombre de projections vid&#233;o &#8211; cinq align&#233;es en arc de cercle &#8211; que par la taille : &lt;i&gt;Death Passed My Way and Stuck This Flower in My Mouth&lt;/i&gt; d'Eric Baudelaire, inspir&#233;e par la pi&#232;ce &lt;i&gt;L'Homme &#224; la fleur dans la bouche&lt;/i&gt; de Luigi Pirandello. La sc&#232;ne se d&#233;roule dans l'immense march&#233; aux fleurs d'Aalsmeer aux Pays-Bas o&#249; humains et robots s'accordent dans la gestion m&#233;canis&#233;e d&#8216;un vivant p&#233;rissable. La perfection du ballet mis en place est en totale opposition avec l'aspect &#233;ph&#233;m&#232;re des fleurs coup&#233;e. Et que penser du bilan carbone d'une telle entreprise d'un transport globalis&#233; de p&#233;tales diversement color&#233;s. Quant aux ouvri&#232;res et ouvriers, on les devine tout aussi savamment orchestr&#233;s que le sont les chariots autonomes par un syst&#232;me informatique pens&#233; autour d'une unique notion : la productivit&#233;. Une organisation qui est en parfaite r&#233;sonance avec celle de la Biennale de Venise qui a d&#251; acheminer les nombreuses &#339;uvres pour les pr&#233;senter quelques mois avant de les renvoyer &#224; leurs multiples destinations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De collections en palais&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Biennale de Venise, c'est aussi l'occasion de visiter les institutions publiques ou priv&#233;es comme la Collection Pinault qui pr&#233;sente l'exposition monographique &lt;i&gt;Third Person&lt;/i&gt; de Lorna Simpson s'inscrivant dans la continuit&#233; de celle du Metropolitan Museum of Art de New York l'an dernier. Oscillant entre le photographique et le pictural, l'artiste am&#233;ricaine s'inspire de la culture afro-am&#233;ricaine que les magazines &lt;i&gt;Ebony&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Jet&lt;/i&gt; ont archiv&#233; par l'image au fil des d&#233;cennies. C'est ainsi que, dans la boucle vid&#233;o &lt;i&gt;Walk with me,&lt;/i&gt; trois visages &#233;trangement recompos&#233;s de femmes afro-am&#233;ricaines cohabitent tout en fleurtant avec l'id&#233;e d'hybridation. Un collage qui aujourd'hui constitue un acte de r&#233;sistance par le faire quant &#224; l'imm&#233;diatet&#233; comme &#224; la perfection des services d'intelligence artificielle g&#233;n&#233;rative. Pr&#233;cisons que sa projection, &#224; m&#234;me l'un des murs de brique de la Punta della Dogana, lui conf&#232;re une nouvelle mat&#233;rialit&#233;. L'image gagne &#224; la fois en complexit&#233; et en texture, deux notions qui sont centrales &#224; l'esth&#233;tique de Lorna Simpson.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27326 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;35&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/07_simpson.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH667/07_simpson-83bf2.jpg?1779005492' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Lorna Simpson, Walk with me, 2020
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le Palazzo Franchetti compte parmi les palais v&#233;nitiens &#224; ne pas manquer. Parmi les expositions qui y sont pr&#233;sent&#233;es, &lt;i&gt;Rage Bait&lt;/i&gt; d'Eva &amp; Franco Mattes est organis&#233;e par la Fondation Autotelic. Actif depuis le milieu des ann&#233;es 1990, le duo n'a de cesse de scruter l'internet pour y extraire des id&#233;es et des formes afin de les magnifier en centre d'art ou galerie. Aussi, rien de surprenant &#224; ce que la figure du &lt;i&gt;LOL cat&lt;/i&gt; revienne fr&#233;quemment dans leur travail. Comme c'est le cas avec les sculptures en situation de &lt;i&gt;Cursed Cat&lt;/i&gt; qui ponctuent le parcours de l'exposition. A l'origine de cette s&#233;rie : la photographie Getty Images de 2008 documentant une fusillade avec au premier plan un chat noir qui, selon la superstition, porte malheur. Modifi&#233; num&#233;riquement dans sa posture, le f&#233;lin r&#233;apparait une dizaine d'ann&#233;es plus tard pour enfin devenir un m&#232;me en Russie, puis &#224; l'international. C'en est ainsi de l'internet &#8211; plus encore dans sa version sociale &#8211; et de l'art qui op&#232;rent tel des amplificateurs de ph&#233;nom&#232;nes soci&#233;taux. C'est aussi vrai pour cette 61&#7497; Biennale de Venise, plus politique que jamais.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27325 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;43&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/08_mattes.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/08_mattes-335ca.jpg?1779005492' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Eva &amp; Franco Mattes, Cursed Cat, 2025
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Biennale de Venise : &lt;a href=&#034;https://www.labiennale.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.labiennale.org&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Seaworld Venice : &lt;a href=&#034;https://www.seaworldvenice.at&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.seaworldvenice.at&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Khaled Sabsabi : &lt;a href=&#034;https://khaledsabsabi.com&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://khaledsabsabi.com&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Norton Maza : &lt;a href=&#034;https://www.nortonmaza.com&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.nortonmaza.com&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Alfredo Jaar : &lt;a href=&#034;https://alfredojaar.net&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://alfredojaar.net&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;ric Baudelaire : &lt;a href=&#034;https://baudelaire.net&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://baudelaire.net&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Collection Pinault : &lt;a href=&#034;https://www.pinaultcollection.com&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.pinaultcollection.com&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Lorna Simpson : &lt;a href=&#034;https://lsimpsonstudio.com&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://lsimpsonstudio.com&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Autotelic Foundation : &lt;a href=&#034;https://autotelic-foundation.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://autotelic-foundation.org&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Eva &amp; Franco Mattes : &lt;a href=&#034;https://0100101110101101.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://0100101110101101.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Jardin des Ignorances</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Jardin-des-Ignorances</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/Jardin-des-Ignorances</guid>
		<dc:date>2026-04-04T08:59:25Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Byurak</dc:creator>


		<dc:subject>vid&#233;o</dc:subject>
		<dc:subject>Cor&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>quanta</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Le duo Byurak, compos&#233; de Cheyon WOO et Jaeyoung KIM, d&#233;veloppe depuis 2021 une pratique m&#234;lant nouveaux m&#233;dias, installation et son, explorant les relations entre perception, technologie et structures sociales.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Expositions" rel="directory"&gt;Expositions&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/video" rel="tag"&gt;vid&#233;o&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Coree" rel="tag"&gt;Cor&#233;e&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/quanta" rel="tag"&gt;quanta&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH138/cheyon_woo-c341f.jpg?1775293759' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='138' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le duo Byurak, compos&#233; de Cheyon WOO et Jaeyoung KIM, d&#233;veloppe depuis 2021 une pratique m&#234;lant nouveaux m&#233;dias, installation et son, explorant les relations entre perception, technologie et structures sociales.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le travail du duo interroge la notion de structure comme syst&#232;me de rationalit&#233; et de hi&#233;rarchisation, capable d'objectiver et d'invisibiliser les individus. &#192; travers des dispositifs immersifs et participatifs (3D, VR, IA), les artistes transforment ces structures en exp&#233;riences sensibles, engageant le corps et la responsabilit&#233; du spectateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mobilisant des m&#233;taphores issues de l'&#233;cosyst&#232;me, de la disparition des donn&#233;es ou de la dissolution des r&#233;cits, BYURAK propose des &#339;uvres o&#249; se croisent rupture, isolement et possibilit&#233;s de r&#233;paration, ouvrant un espace de r&#233;flexion po&#233;tique sur la place de l'individu dans la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div style=&#034;padding:56.25% 0 0 0;position:relative;&#034;&gt;&lt;iframe src=&#034;https://player.vimeo.com/video/1174803004?badge=0&amp;autopause=0&amp;player_id=0&amp;app_id=58479&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;autoplay; fullscreen; picture-in-picture; clipboard-write; encrypted-media; web-share&#034; referrerpolicy=&#034;strict-origin-when-cross-origin&#034; style=&#034;position:absolute;top:0;left:0;width:100%;height:100%;&#034; title=&#034;jardin des ignorances&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;&lt;script src=&#034;https://player.vimeo.com/api/player.js&#034;&gt;&lt;/script&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Jardin des Ignorances, 2021, Installation, Mat&#233;riaux Mixtes (Installation, Son, VR)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Initi&#233;e pendant la p&#233;riode du Covid, dans le cadre d'un programme de soutien gouvernemental contre les violences et discriminations envers les Asiatiques, cette installation se d&#233;ploie &#224; travers plusieurs niveaux de perception technologique, en &#233;cho &#224; la relation complexe entre la soci&#233;t&#233; et l'individu.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'installation invite le public &#224; une exp&#233;rience physique de rupture et de fusion. Certaines sc&#232;nes et certains sons ne sont accessibles qu'&#224; l'aide d'un casque de r&#233;alit&#233; virtuelle, &#233;voquant la mani&#232;re dont l'histoire d'un individu demeure souvent invisible aux autres sans un r&#233;el d&#233;sir de comprendre et d'agir. Des voix g&#233;n&#233;r&#233;es par une intelligence artificielle r&#233;v&#232;lent la banalisation de l'objectification des individus dans notre soci&#233;t&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un jardin est un &#233;cosyst&#232;me, mais la vie ne s'y &#233;panouit pas par la simple juxtaposition de conditions. Une vie objectifi&#233;e peut exister dans le sol sans jamais parvenir &#224; s'enraciner. En &#233;tablissant une analogie entre l'isolement social et l'&#233;cosyst&#232;me botanique, l'installation propose une exp&#233;rience d'exposition &#224; la fois multicouche et po&#233;tique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;u&gt;&lt;a href='https://www.tk-21.com/Sol-Mur-Temps-Intrication-2023' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Sol Mur Temps/Intrication 2025&lt;/u&gt;&lt;/i&gt; est un projet curatorial de &lt;u&gt;Chong Jae Kyoo&lt;/a&gt;&lt;/u&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Stepstones</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Stepstones</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/Stepstones</guid>
		<dc:date>2026-04-04T08:58:33Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Joowon JO</dc:creator>


		<dc:subject>vid&#233;o</dc:subject>
		<dc:subject>Cor&#233;e</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Depuis plus d'une d&#233;cennie, Jo Joowon explore la zone de contact entre le visible et l'invisible, en faisant dialoguer mat&#233;riaux traditionnels et technologies num&#233;riques. Cette recherche a r&#233;cemment trouv&#233; une forme particuli&#232;rement aboutie dans la s&#233;rie &lt;i&gt;Stepstones.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Expositions" rel="directory"&gt;Expositions&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/video" rel="tag"&gt;vid&#233;o&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Coree" rel="tag"&gt;Cor&#233;e&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH84/joowon_jo-81171.jpg?1775293760' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis plus d'une d&#233;cennie, Jo Joowon explore la zone de contact entre le visible et l'invisible, en faisant dialoguer mat&#233;riaux traditionnels et technologies num&#233;riques. Cette recherche a r&#233;cemment trouv&#233; une forme particuli&#232;rement aboutie dans la s&#233;rie &lt;i&gt;Stepstones.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'impulsion premi&#232;re na&#238;t d'une randonn&#233;e solitaire. En chemin, l'artiste aper&#231;oit un cairn, modeste empilement de pierres &#233;lev&#233; par un inconnu. Ce signe discret, dress&#233; dans la verticalit&#233;, devient aussit&#244;t un message de solidarit&#233; silencieuse. De retour &#224; l'atelier, ce souvenir se transforme : les pierres ne sont plus redistribu&#233;es vers le haut, mais &#224; l'horizontale, afin de former une suite de dalles invitant &#224; avancer. Le cairn, colonne o&#249; se concentre l'espoir, se m&#233;tamorphose ainsi en sentier o&#249; celui-ci circule, pas apr&#232;s pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le processus de cr&#233;ation associe gestes ancestraux et outils contemporains. Des pierres pr&#233;lev&#233;es en montagne sont capt&#233;es par photogramm&#233;trie haute d&#233;finition, puis affin&#233;es en volumes virtuels afin d'en pr&#233;server le moindre relief. Sur du papier Hanji, Jo Joowon trace &#224; l'encre de Muk des motifs r&#233;p&#233;titifs &#233;voquant la pr&#233;sence et l'absence ; ces dessins sont ensuite projet&#233;s par mappage UV sur les surfaces lithiques num&#233;ris&#233;es. Les blocs textur&#233;s sont plong&#233;s dans un moteur graphique en temps r&#233;el, o&#249; ils flottent sur une nappe liquide virtuelle et s'ordonnent en un chemin praticable. Cam&#233;ra et &#233;clairage sont con&#231;us de mani&#232;re &#224; engager physiquement le visiteur dans une progression de pierre en pierre. L'installation se d&#233;ploie sous forme de vid&#233;o en ultra-haute d&#233;finition, de tirages pigmentaires grand format et d'un environnement en r&#233;alit&#233; virtuelle, si bien qu'une m&#234;me &#339;uvre traverse &#224; la fois l'espace physique et l'espace simul&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans &lt;i&gt;Stepstones,&lt;/i&gt; chaque pierre devient un r&#233;ceptacle d'intentions. Transplant&#233;e du monde tangible vers un paysage num&#233;rique, la roche calligraphi&#233;e incarne les liens invisibles qui unissent les &#234;tres. L'encre et le Hanji r&#233;pondent &#224; la photogramm&#233;trie et au rendu en temps r&#233;el, formant une membrane vibrante entre vie et mort, mati&#232;re et immat&#233;rialit&#233;, pr&#233;sence et absence. &#192; mesure que le public emprunte le sentier, les pierres semblent se r&#233;agencer sous ses pas ; souvenirs et souhaits individuels s'entrelacent alors &#224; une trajectoire collective, r&#233;v&#233;lant que l'on peut &#234;tre &#224; la fois seul et d&#233;j&#224; reli&#233; aux autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'&#233;poque de l'hyperconnexion, o&#249; la solitude persiste, &lt;i&gt;Stepstones&lt;/i&gt; rappelle qu'exister consiste autant &#224; laisser une trace qu'&#224; reconna&#238;tre celle d'autrui. Chaque dalle d&#233;pos&#233;e vers l'avant figure une esp&#233;rance partag&#233;e. En traversant ce chemin, le spectateur compl&#232;te l'&#339;uvre par son propre r&#233;cit, tandis que celle-ci se recompose sans cesse : un pont de pas communs qui, dans un monde en mutation continue, ouvre de nouvelles directions &#224; explorer.&lt;/p&gt;
&lt;div style=&#034;padding:56.25% 0 0 0;position:relative;&#034;&gt;&lt;iframe src=&#034;https://player.vimeo.com/video/1174801717?badge=0&amp;autopause=0&amp;player_id=0&amp;app_id=58479&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;autoplay; fullscreen; picture-in-picture; clipboard-write; encrypted-media; web-share&#034; referrerpolicy=&#034;strict-origin-when-cross-origin&#034; style=&#034;position:absolute;top:0;left:0;width:100%;height:100%;&#034; title=&#034;Joowon JO, 4 vide&#769;os&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;&lt;script src=&#034;https://player.vimeo.com/api/player.js&#034;&gt;&lt;/script&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;4 vid&#233;os (Ocean, Ocean War, Stepstones n118, Stepstones n120 Origin),&#8239;2022-2023, vid&#233;o&#8239;UHD, couleur, son, 4 min 15 s &#169;&#8239;Joowon JO&lt;/i&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Montage vid&#233;o r&#233;alis&#233; &#224; partir de 4 &#339;uvres individuelles cr&#233;&#233;es entre 2022 et 2023&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;u&gt;&lt;a href='https://www.tk-21.com/Sol-Mur-Temps-Intrication-2023' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Sol Mur Temps/Intrication 2025&lt;/u&gt;&lt;/i&gt; est un projet curatorial de &lt;u&gt;Chong Jae Kyoo&lt;/a&gt;&lt;/u&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Col Tempo</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Col-Tempo</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/Col-Tempo</guid>
		<dc:date>2026-04-04T08:55:05Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alain Nahum</dc:creator>


		<dc:subject>photographie</dc:subject>
		<dc:subject>exposition</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Guido Guidi a constitu&#233; au fil du temps une r&#233;flexion contemporaine sur l'image et le territoire. &#171; Je ne crois pas au r&#233;sultat d&#233;finitif, dit-il, il n'existe que des &#233;tapes. &#187;&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Expositions" rel="directory"&gt;Expositions&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/photographie" rel="tag"&gt;photographie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/exposition" rel="tag"&gt;exposition&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH118/an_neta5b-06afc.jpg?1775293056' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='118' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Guido Guidi a constitu&#233; au fil du temps une r&#233;flexion contemporaine sur l'image et le territoire. &#171; Je ne crois pas au r&#233;sultat d&#233;finitif, dit-il, il n'existe que des &#233;tapes. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Guido Guidi s'impose aujourd'hui comme une figure incontournable de la photographie contemporaine. Son travail est impressionnant, ses s&#233;quences photographiques se d&#233;ploient au BAL &#224; Paris tel un long leporello articul&#233; en cinq sections pr&#233;sentant dix huit s&#233;quences photographiques de plus de deux cents images mises en espace comme une liste &#224; la Georges Perec :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Preganziol&lt;/strong&gt; 1983 - &lt;strong&gt;Esercizi&lt;/strong&gt; (exercices) 1968-69 - &lt;strong&gt;Attesa&lt;/strong&gt; (attente) 1967-68 - &lt;strong&gt;Album&lt;/strong&gt; 1970-80 - &lt;strong&gt;In una stanza&lt;/strong&gt; (dans une pi&#232;ce) 1971 - &lt;strong&gt;Facciata&lt;/strong&gt; (fa&#231;ade) 1971-83 - &lt;strong&gt;Di sguincio&lt;/strong&gt; (en biais) 1974-81 - &lt;strong&gt;In Montagna&lt;/strong&gt; (&#224; la montagne) 1983-88 - &lt;strong&gt;Dintorni di Cesena&lt;/strong&gt; (environ de Cesena)1985-2004 - &lt;strong&gt;Venezia&lt;/strong&gt; (Venise) 1983-2001 - &lt;strong&gt;Porto Marghera&lt;/strong&gt; 1988-97 - &lt;strong&gt;Rimini nord&lt;/strong&gt; 1991- &lt;strong&gt;PK TAV 139+500&lt;/strong&gt; 2005 - &lt;strong&gt;Chioggia&lt;/strong&gt; 2000 - &lt;strong&gt;Fiume&lt;/strong&gt; (fleuve) 2007 - &lt;strong&gt;Carlo Scarpa Tomba Brion&lt;/strong&gt; (tombe Brion) - &lt;strong&gt;Guimar&#228;es&lt;/strong&gt; 2011 - &lt;strong&gt;Raccolta indifferenziata&lt;/strong&gt; (collecte indiff&#233;renci&#233;e) 2001-2023.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne peut pas ici d&#233;crire toutes ses s&#233;ries, il faut venir les voir et s'immerger dans ce travail radical et contemporain. La sc&#233;nographie du BAL est tr&#232;s r&#233;ussie, elle permet &#224; chacun de s'impr&#233;gner pas &#224; pas des s&#233;quences photographiques rythm&#233;es par les intervalles qui les s&#233;parent. Un travail qui entrelace les signes du monde et la grammaire du paysage. Guido Guidi capture depuis les ann&#233;es 1960 des paysages ordinaires, des routes anonymes, des architectures modernes. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il se concentre sur les espaces p&#233;riph&#233;riques, &#224; la marge, observant des situations non codifi&#233;es, incertaines, mal comprises. Pionnier du renouveau du territoire.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27110 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/3__img_2417.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH390/3__img_2417-8a1f1.jpg?1775137106' width='500' height='390' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27102 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/an_w42j9z.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH375/an_w42j9z-e64ed.jpg?1775123434' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Il accorde une importance &#233;gale au banal et au monumental, aux d&#233;tails n&#233;glig&#233;s comme aux formes &#233;tablies.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27111 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/5__img_2423.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH400/5__img_2423-e194a.jpg?1775137106' width='500' height='400' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans sa s&#233;rie &lt;i&gt;Col Tempo&lt;/i&gt;, il montre le temps qui passe entre l'ombre et la lumi&#232;re et la prochaine ombre qui surgit. L'&#233;nergie est captur&#233;e par la succession des images. Il dit que le sujet r&#233;el de ses photographies ne se voit pas dans une photographie mais dans l'entre-deux photographique.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27116 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/8__img_2406.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH398/8__img_2406-6f72f.jpg?1775137107' width='500' height='398' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Pour Guido Guidi la fa&#231;ade d'une maison est un visage, la fa&#231;ade regarde le soleil. II a cette id&#233;e de la photographie comme une r&#233;f&#233;rence &#224; l'espace de l'annonciation.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27119 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/6-img_2378.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH166/6-img_2378-11b05.jpg?1775137107' width='500' height='166' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La relation avec ce que l'on regarde est essentielle pour lui. Ses tirages sont toujours de la m&#234;me taille que ses n&#233;gatifs, pour lui la photographie finale doit &#234;tre &#224; la m&#234;me proportion que le n&#233;gatif, c'est la v&#233;rit&#233; photographique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fil de ses prises de vue quotidiennes, Guido Guidi a constitu&#233; peu &#224; peu une archive po&#233;tique du territoire : une accumulation de points de vue, de variantes et de d&#233;couvertes. Il envisage la photographie comme une note, une tentative. Il ne croit pas &#224; un r&#233;sultat d&#233;finitif ; pour lui &lt;i&gt;&#171; il n'existe que des &#233;tapes &#187;&lt;/i&gt;. Et il affirme son rejet de toute complaisance envers l'image unique et l'&#339;uvre parfaite. &lt;i&gt;&#171; Quand je photographie quelque chose, je suis cette chose comme si je priais. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27115 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/7__img_2446.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH493/7__img_2446-79294.jpg?1775137107' width='500' height='493' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Au fil de ses prises de vue quotidiennes, Guido Guidi a constitu&#233; peu &#224; peu une archive po&#233;tique du territoire : une accumulation de points de vue, de variantes et de d&#233;couvertes loin de toute recherche d'artifice ou de virtuosit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a construit une grammaire du paysage et a profond&#233;ment transform&#233; le rapport entre langage photographique et perception du territoire. Donnant &#224; son travail une port&#233;e politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Guido Guidi est autant photographe que penseur. Avec lui apprenons &#224; renouveler notre regard.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27104 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/an_xrkcjo.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH375/an_xrkcjo-811fa.jpg?1775123434' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27103 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/an_gajgtn.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH375/an_gajgtn-64384.jpg?1775123434' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27118 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/reserve_5__img_2383.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH375/reserve_5__img_2383-58417.jpg?1775137107' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27117 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/reserve_3__img_2405.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH399/reserve_3__img_2405-4ab9f.jpg?1775137107' width='500' height='399' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://www.le-bal.fr/2026/01/guido-guidi-col-tempo-1956-2024" class="spip_out"&gt;https://www.le-bal.fr/2026/01/guido...&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;div class='spip_document_27105 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/m6djwc.jpg' width=&#034;747&#034; height=&#034;560&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;LE BAL, 6, impasse de la D&#233;fense, 75018 Paris&lt;br class='autobr' /&gt;
Ouvert le mercredi de 12h &#224; 20h et du jeudi au dimanche de 12h &#224; 19h.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Routes &amp; Roots</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Routes-Roots</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/Routes-Roots</guid>
		<dc:date>2026-03-01T18:38:06Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Martial Verdier</dc:creator>


		<dc:subject>Photo plasticienne</dc:subject>
		<dc:subject>photographie contemporaine</dc:subject>
		<dc:subject>photographie documentaire</dc:subject>
		<dc:subject>voyage</dc:subject>
		<dc:subject>route</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;La route 66 est une l&#233;gende am&#233;ricaine, en France nous avons la Nationale 7 qu'empruntait Charles Trenet !&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais aussi la nationale 20, les chemins de Compostelle et Le chemin des Dames.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et ailleurs il y a les routes de la soie, les chemins de Damas, le trans-sib&#233;rien et les grandes migrations&#8230;&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/30-Inter-Action-s" rel="directory"&gt;Inter-Action(s)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Photo-plasticienne" rel="tag"&gt;Photo plasticienne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/photographie-documentaire-critique" rel="tag"&gt;photographie contemporaine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/photographie-documentaire" rel="tag"&gt;photographie documentaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/voyage" rel="tag"&gt;voyage&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/route" rel="tag"&gt;route&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH100/arton2819-ade1e.jpg?1772390498' class='spip_logo spip_logo_right spip_logo_survol' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; data-src-hover=&#034;IMG/logo/artoff2819.jpg?1771785246&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La Route 66 est une l&#233;gende am&#233;ricaine, en France nous avons la Nationale 7, qu'empruntait Charles Trenet !&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais aussi les chemins de Compostelle et Le chemin des Dames.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et ailleurs il y a les routes de la soie, les chemins de Damas, le trans-sib&#233;rien et les grandes migrations&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Find the paths&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il est aujourd'hui hyper hype d'&#234;tre nomade. Cellphone, ordinateur portable, compagnies d'aviation low cost, cartes bancaires internationales, sont une panoplie standard. Mais cette &#233;l&#233;gance mondaine n'est r&#233;serv&#233;e qu'&#224; une partie du monde. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il faut &#234;tre n&#233; quelque part, tous les passeports ne se valent pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le chemin parcouru est plus important que la destination, certains n'arrivent pas au bout ou encore le chemin ne finit pas, et il faut toujours se souvenir d'o&#249; l'on vient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le jeu de go le pouvoir se marque par des pierres comme des bornes qui d&#233;finissent les territoires. &lt;br class='autobr' /&gt;
Imaginons une maitrise de l'espace imaginaire, de proche en proche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors c'est quoi le voyage ?&lt;br class='autobr' /&gt;
O&#249; en sont les fronti&#232;res ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chacun doit &#234;tre ma&#238;tre de son chemin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C&#233;line Bonnarde&lt;br class='autobr' /&gt;
Ridha Dhib&lt;br class='autobr' /&gt;
Fran&#231;oise Lambert&lt;br class='autobr' /&gt;
Pier Paolo Patti&lt;br class='autobr' /&gt;
Virginie Rochetti&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div style=&#034;padding:56.25% 0 0 0;position:relative;&#034;&gt;&lt;iframe src=&#034;https://player.vimeo.com/video/1166743807?badge=0&amp;autopause=0&amp;player_id=0&amp;app_id=58479&#034; allow=&#034;autoplay; fullscreen; picture-in-picture; clipboard-write; encrypted-media; web-share&#034; referrerpolicy=&#034;strict-origin-when-cross-origin&#034; style=&#034;position:absolute;top:0;left:0;width:100%;height:100%;&#034; title=&#034;Ce&#769;line Bonnarde&#034; frameborder=&#034;0&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;&lt;script src=&#034;https://player.vimeo.com/api/player.js&#034;&gt;&lt;/script&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C&#233;line Bonnarde&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Au-dela de la longue route de sable&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le point de d&#233;part de ce travail est le livre de Pier Paolo Pasolini &#171; La lunga strada di sabbia &#187; (&#171; La longue route de sable &#187;), &#233;crit &#224; l'&#233;t&#233; 1959 pour la revue Successo. L'&#233;crivain part de la fronti&#232;re franco-italienne, suit la c&#244;te vers le sud jusqu'en Calabre. Il poursuit par la Sicile, rejoint ensuite le continent, longe la c&#244;te ionienne, puis celle adriatique, en remontant par les Pouilles pour finalement arriver &#224; Trieste. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je n'ai pas suivi ses traces, j'ai suivi mon propre parcours, au fil de mes s&#233;jours, en me servant de son livre comme d'un guide, d'un carnet de voyage intime, me r&#233;v&#233;lant son ressenti, d&#233;crivant les paysages qu'il traverse, les rencontres qu'il fait une soixantaine d'ann&#233;es plus t&#244;t.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ma premi&#232;re rencontre avec l'Italie est avant tout intime. Carmen est entr&#233;e dans ma vie priv&#233;e il y a plusieurs ann&#233;es et avec elle son pays d'origine. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; l'&#233;t&#233; 2021, nous partons sur la C&#244;te Amalfitaine. J'embarque avec moi le livre de Pasolini et je commence mon aventure photographique, accompagn&#233;e de ses mots et de ses r&#233;f&#233;rences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis, nous parcourons, au gr&#233; de nos envies, une sorte de longue route de sable, entrecoup&#233;e d'excursions s'&#233;loignant de la mer, de retrouvailles en famille ou entre ami&#183;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les paysages travers&#233;s, nous les vivons ensemble. Je les saisis avec mon appareil photo, avec mon regard.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce sont nos points de chute, nos lieux d'habitation et de d&#233;couverte, le temps d'un &#233;t&#233;, d'une pause printani&#232;re ou hivernale.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce sont nos lieux choisis, tant&#244;t par l'une, tant&#244;t par l'autre, pouss&#233;e chacune par le d&#233;sir de d&#233;couvrir ou de r&#233;veiller des souvenirs, de les partager. Essayer de comprendre un peu plus l'autre ou l'autre de se d&#233;voiler davantage. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne s'agit pas d'un travail documentaire sur l'Italie, mais d'un arr&#234;t sur quelques images, li&#233;es par un r&#233;cit unique et pluriel &#224; la fois.&lt;br class='autobr' /&gt;
Chaque image invite &#224; susciter un souvenir, un sentiment, une signification, en fonction de son histoire, de son parcours, des traces laiss&#233;es ici et ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div style=&#034;padding:56.25% 0 0 0;position:relative;&#034;&gt;&lt;iframe src=&#034;https://player.vimeo.com/video/1166743984?badge=0&amp;autopause=0&amp;player_id=0&amp;app_id=58479&#034; allow=&#034;autoplay; fullscreen; picture-in-picture; clipboard-write; encrypted-media; web-share&#034; referrerpolicy=&#034;strict-origin-when-cross-origin&#034; style=&#034;position:absolute;top:0;left:0;width:100%;height:100%;&#034; title=&#034;Ridha Dhid&#034; frameborder=&#034;0&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;&lt;script src=&#034;https://player.vimeo.com/api/player.js&#034;&gt;&lt;/script&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ridha Dhib&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Gestes de Paris. Voir, Lire, Agir&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gestes de Paris est une cartographie somatique de la ville scand&#233;e par le pas. En trois actes (Voir, Lire, Agir), l'artiste explore comment le chemin parcouru cr&#233;e des ancrages : surprendre la chor&#233;graphie des corps anonymes, r&#233;v&#233;ler l'intensit&#233; des signes urbains, loger l'intime dans une archive mobile par le rituel des objets trouv&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'installation pr&#233;sent&#233;e &#224; la galerie IMMIX r&#233;unit vingt-neuf totems et une s&#233;rie de photographies. Chaque b&#226;ton de bambou, transmu&#233; par l'accumulation d'&#233;lastiques &#224; cheveux glan&#233;s sur les trottoirs parisiens, devient une colonne vert&#233;brale du parcours, un condens&#233; de mati&#232;re, de gestes et de traces humaines pr&#233;lev&#233; dans l'espace et le temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La route devient rhizome. Chaque pas rel&#232;ve une trace ; chaque trace appelle un geste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div style=&#034;padding:56.25% 0 0 0;position:relative;&#034;&gt;&lt;iframe src=&#034;https://player.vimeo.com/video/1166743789?badge=0&amp;autopause=0&amp;player_id=0&amp;app_id=58479&#034; allow=&#034;autoplay; fullscreen; picture-in-picture; clipboard-write; encrypted-media; web-share&#034; referrerpolicy=&#034;strict-origin-when-cross-origin&#034; style=&#034;position:absolute;top:0;left:0;width:100%;height:100%;&#034; title=&#034;Francoise Lambert&#034; frameborder=&#034;0&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;&lt;script src=&#034;https://player.vimeo.com/api/player.js&#034;&gt;&lt;/script&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fran&#231;oise Lambert&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Sur les bords de la longue route&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Nationale 20, c'est un peu la Route 66 en version fran&#231;aise. Ancienne route des vacances, elle traverse une grande partie de la France, de Paris &#224; la fronti&#232;re espagnole, en passant par Orl&#233;ans, Limoges et Toulouse, et par de nombreux autres lieux beaucoup moins connus. Fran&#231;oise Lambert, qui habite au d&#233;but de cet axe historique, &#224; Montrouge (92), livre &#171; des portraits de lieux et de gens &#187;, au fil d'un itin&#233;raire de quelque 860 kilom&#232;tres. La photographe attache autant d'importance aux personnes rencontr&#233;es qu'aux mutations le long d'une route qui semble avoir toujours exist&#233;. Entam&#233; en 2024, le road trip au long cours devient pr&#233;texte &#224; tirer un portrait subjectif d'une France qui vit dans le p&#233;riurbain, les petites villes et les villages.
&lt;br&gt; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div style=&#034;padding:56.25% 0 0 0;position:relative;&#034;&gt;&lt;iframe src=&#034;https://player.vimeo.com/video/1168591552?badge=0&amp;autopause=0&amp;player_id=0&amp;app_id=58479&#034; allow=&#034;autoplay; fullscreen; picture-in-picture; clipboard-write; encrypted-media; web-share&#034; referrerpolicy=&#034;strict-origin-when-cross-origin&#034; style=&#034;position:absolute;top:0;left:0;width:100%;height:100%;&#034; title=&#034;origo_gi&#774;nis&#034; frameborder=&#034;0&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;&lt;script src=&#034;https://player.vimeo.com/api/player.js&#034;&gt;&lt;/script&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pier Paolo Patti&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Aux origines (origo_gi&#774;nis)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit d'un projet vaste et articul&#233; sur le th&#232;me des &#171; origines &#187; communes, ou plut&#244;t de ses diff&#233;rentes ramifications qui se sont d&#233;velopp&#233;es, entrem&#234;l&#233;es et oppos&#233;es au fil des si&#232;cles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un travail sur les symboles, la religion et les conflits arm&#233;s qui met en relation les pays de la M&#233;diterran&#233;e, du Moyen-Orient, d'Europe de l'Est et de l'ancien bloc sovi&#233;tique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un voyage qui tisse une trame complexe o&#249; s'entrem&#234;lent les r&#233;f&#233;rences qui, au fil des si&#232;cles, ont fa&#231;onn&#233; notre soci&#233;t&#233; contemporaine, des religions aux id&#233;ologies politiques et sociales, des fronti&#232;res des &#201;tats aux changements perp&#233;tuels des peuples.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un terreau d'histoire, de traditions et de r&#233;volutions qui, bien que souvent en opposition les unes avec les autres, ont fa&#231;onn&#233; notre monde actuel.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les &#339;uvres refl&#232;tent &#233;galement dans leur mati&#232;re notre lien avec le th&#232;me des origines, avec une approche archa&#239;que et primordiale. Les images sont imprim&#233;es selon la plus ancienne m&#233;thode d'impression photographique : le cyanotype.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le bleu de Prusse caract&#233;ristique cr&#233;e le langage visuel qui lie le tout. Les impressions ne sont pas r&#233;alis&#233;es sur du papier blanc, mais sur certaines pages d'un vieil atlas, plus pr&#233;cis&#233;ment les listes toponymiques o&#249; figurent toutes les villes, les petites communes et les m&#233;tropoles du monde, chacune accompagn&#233;e de ses coordonn&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
La multiplicit&#233; des images dans leur ensemble traduit une tentative de cohabitation pacifique, une tentative de r&#233;&#233;criture des &#233;v&#233;nements. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les relations qui se cr&#233;ent entre les images sont laiss&#233;es &#224; l'interpr&#233;tation de celui qui les regarde. Dans chaque image, on peut rencontrer une partie de soi-m&#234;me, de sa propre existence, de ses origines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div style=&#034;padding:56.25% 0 0 0;position:relative;&#034;&gt;&lt;iframe src=&#034;https://player.vimeo.com/video/1166743828?badge=0&amp;autopause=0&amp;player_id=0&amp;app_id=58479&#034; allow=&#034;autoplay; fullscreen; picture-in-picture; clipboard-write; encrypted-media; web-share&#034; referrerpolicy=&#034;strict-origin-when-cross-origin&#034; style=&#034;position:absolute;top:0;left:0;width:100%;height:100%;&#034; title=&#034;Virginie Rochetti&#034; frameborder=&#034;0&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;&lt;script src=&#034;https://player.vimeo.com/api/player.js&#034;&gt;&lt;/script&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Virginie Rochetti&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Tracer la route&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rouler et regarder. Photographier au petit hasard avec un t&#233;l&#233;phone. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#202;tre un passager, laisser rouler l'ennui, le temps qui passe et regarder.&lt;br class='autobr' /&gt;
La route s'enfuit, le d&#233;cor se brouille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La route est une perspective qui se pr&#233;cipite sur vous, un paysage lat&#233;ral en fuite libre, en rayures mouvantes, en &#233;clats de lumi&#232;res syncop&#233;s. La vision est floue, le bruit r&#233;gulier du moteur hypnotise, la voix du GPS d&#233;crit le trajet avec un accent venu d'un autre pays, d'un ailleurs d'on ne sait o&#249;, alors surgissent les pens&#233;es, les images fugitives dans les reflets d'un r&#233;troviseur, une chanson entendue il y a longtemps. La route comme la m&#233;moire, se d&#233;ploie et fuit en permanence, r&#233;active les souvenirs, les &#233;vocations, les lieux et les gens, les liens qui nous ancrent dans le r&#233;el, dans l'existence. Ceux qui nous sont racines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la d&#233;construction pixellis&#233;e de l'image imprim&#233;e hors format, je retrouve cette impression d'ind&#233;finition, de flottement de la pens&#233;e, le motif du pixel, soulignant la &#171; pauvret&#233; &#187; des moyens employ&#233;s, vient affirmer le statut &#233;ph&#233;m&#232;re et fragile de ces paysages. Il joue sur l'ambigu&#239;t&#233; du positionnement de ces images dans le champ de la photographie, &#224; cheval sur la repr&#233;sentation et le pur jeu d'observation de ces lieux qui n'ont pas de r&#233;alit&#233; hors le moment du voyage.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Une exposition liminale, un commissariat de Martial Verdier.&lt;br class='autobr' /&gt;
ROUTES &amp; ROOTS&lt;br class='autobr' /&gt;
du 26 mars au 13 mai 2026 &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Rencontre-d&#233;bat avec les artistes,&lt;/strong&gt;&#8232;jeudi 16 avril, de 19 h a&#768; 21 h 30&#8232;&lt;br class='autobr' /&gt;
ImmixGalerie, Espace Jemmapes&lt;br class='autobr' /&gt;
116, Quai de Jemmapes, 75010 Paris&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vernissage jeudi 26 mars &#224; 19h30&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Au del&#224; du bruit et du silence</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Au-dela-du-bruit-et-du-silence</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/Au-dela-du-bruit-et-du-silence</guid>
		<dc:date>2026-02-02T09:51:10Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Paul Gavard-Perret</dc:creator>


		<dc:subject>photographie conceptuelle</dc:subject>
		<dc:subject>photographie contemporaine</dc:subject>
		<dc:subject>exposition</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Cette exposition est une grande r&#233;trospective qui pr&#233;sente des &#339;uvres de toutes les p&#233;riodes du travail de Jeff Wall. Elle retrace le d&#233;veloppement multi&#8209;strates de son &#339;uvre, de la fin des ann&#233;es 1980 jusqu'&#224; aujourd'hui.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Expositions" rel="directory"&gt;Expositions&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/photographie-conceptuelle" rel="tag"&gt;photographie conceptuelle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/photographie-documentaire-critique" rel="tag"&gt;photographie contemporaine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/exposition" rel="tag"&gt;exposition&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH100/arton2796-72998.jpg?1772199436' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis plus de quarante ans, Jeff Wall oscille entre la mise en sc&#232;ne spectaculaire et l'observation documentaire. Famili&#232;res et &#233;tranges, des situations quotidiennes sont &#233;lev&#233;es au rang de sc&#232;nes presque oniriques o&#249; le r&#233;alisateur privil&#233;gie le tableau photographique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Mais Wall explore aussi des enjeux sociaux et politiques majeurs. Son &#339;uvre est travers&#233;e par des interrogations profondes portant sur des sujets aussi vari&#233;s que la nature de la r&#233;alit&#233;, le genre, la race et la classe sociale..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le public est projet&#233; au centre de tels motifs par un sentiment de curiosit&#233;, tant les photographies de Wall happent chaque regardeur. En explorant davantage l'image, celui-ci d&#233;couvre des indices sur les &#233;v&#233;nements pr&#233;c&#233;dant ou suivant la sc&#232;ne, ce qui cr&#233;e du suspense et encourage sa participation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Wall, le silence permet &#224; ce m&#233;dium de d&#233;crire sans expliquer, et il ajoute : &lt;i&gt;&#171; Ce n'est que dans le domaine de l'art que cette n&#233;cessit&#233; peut &#234;tre mise de c&#244;t&#233; et que la photographie existe comme une image &#224; contempler, comme une occasion laiss&#233;e au spectateur de r&#233;pondre de mani&#232;re subjective. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, une photographie fige et r&#233;duit au silence la r&#233;alit&#233; dans laquelle elle a &#233;t&#233; &#171; captur&#233;e &#187;. Contrairement &#224; un photojournaliste, qui saisit des instants fugitifs et des &#233;v&#233;nements r&#233;els, Wall ne part pas &#224; la chasse aux images.&lt;i&gt; &#171; Je ne suis pas un chasseur d'images. &#187;&lt;/i&gt; Il travaille plut&#244;t sur de longues p&#233;riodes. Il utilise les technologies num&#233;riques pour cr&#233;er des tableaux photographiques &#233;labor&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ses images sont mises en sc&#232;ne et &#233;clair&#233;es selon un processus proche de celui du cin&#233;ma. Le r&#233;sultat est ce que l'on a appel&#233; une photographie &#171; presque &#187; documentaire, o&#249; des sc&#232;nes ordinaires sont m&#233;ticuleusement orchestr&#233;es. &lt;i&gt;&#171; La libert&#233; dont je disposais pour recomposer les sc&#232;nes a introduit de nouveaux &#233;l&#233;ments que j'ai trouv&#233;s plus int&#233;ressants que ce que j'avais r&#233;ellement vu. Cette libert&#233; est l'un des &#233;l&#233;ments fondamentaux que j'essaie de pr&#233;server dans mon travail. &#187;&lt;/i&gt;, &#233;crit Wall. Ses &#339;uvres s'appuient souvent sur des r&#233;f&#233;rences &#224; des chefs&#8209;d'&#339;uvre de l'art, de la litt&#233;rature et du cin&#233;ma, en particulier le n&#233;or&#233;alisme italien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La grande r&#233;trospective qui vient de s'achever au Intesa Sanpaolo Museum-Gallerie d'Italia de Turin pr&#233;sentait des &#339;uvres de toutes les p&#233;riodes du travail de Jeff Wall. Avec vingt-sept &#339;uvres pr&#233;sent&#233;es, l'exposition retrace le d&#233;veloppement multi&#8209;strates de la production du photographe canadien, des ann&#233;es 1980 jusqu'&#224; ses r&#233;alisations les plus r&#233;centes en 2023, tout en offrant un aper&#231;u des processus complexes mis en &#339;uvre pour les cr&#233;er.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle comprenait une importante s&#233;lection de caissons lumineux de Wall, qui s'inspirent du langage de la publicit&#233;, ainsi que des tirages en noir et blanc et en couleur. Ses images grand format, pr&#233;sent&#233;es &#224; taille humaine, exercent une attraction magn&#233;tique sur les visiteurs. Bien qu'elles puissent sembler r&#233;elles au premier abord, les photographies de Jeff Wall repr&#233;sentent quelque chose tr&#232;s proche de la r&#233;alit&#233;, mais sans &#234;tre simplement son reflet direct.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Jeff Wall, &#171; Photographs &#187;, exposition au Intesa Sanpaolo Museum (Gallerie d'Italia), Turin, octobre 2025-1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; f&#233;vrier 2026.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N.B. L'exposition &#233;tait organis&#233;e par David Campany qui conna&#238;t Jeff Wall et travaille avec lui depuis pr&#232;s de vingt ans. Critique d'art et directeur de la cr&#233;ation de l'International Center of Photography (ICP) &#224; New York, Campany a publi&#233; plusieurs essais et entretiens avec l'artiste, et a pr&#233;sent&#233; ses photographies &#224; l'ICP New York, &#224; la Whitechapel Gallery &#224; Londres, au Bal &#224; Paris et au FoMu d'Anvers.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Festival ]interstice[ de Caen</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Festival-Interstice-de-Caen</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/Festival-Interstice-de-Caen</guid>
		<dc:date>2025-12-28T15:57:44Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Moulon</dc:creator>


		<dc:subject>Nouveaux m&#233;dias</dc:subject>
		<dc:subject>exposition</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;En d&#233;cembre dernier, le festival ]interstice[ de Caen pr&#233;sentait les cr&#233;ations num&#233;riques, sonores et lumineuses d'une trentaine d'artistes au sein de douze lieux. Des parcours diurnes et nocturnes qui se d&#233;ployaient dans l'&#233;cole d'art et des &#233;quipements culturels, entre autres sites patrimoniaux de cette ville cr&#233;ative de l'UNESCO depuis 2023.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Expositions" rel="directory"&gt;Expositions&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/exposition" rel="tag"&gt;exposition&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH84/arton2781-c3173.jpg?1772203465' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En d&#233;cembre dernier, le festival ]interstice[ de Caen pr&#233;sentait les cr&#233;ations num&#233;riques, sonores et lumineuses d'une trentaine d'artistes au sein de douze lieux. Des parcours diurnes et nocturnes qui se d&#233;ployaient dans l'&#233;cole d'art et des &#233;quipements culturels, entre autres sites patrimoniaux de cette ville cr&#233;ative de l'UNESCO depuis 2023.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_23002 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;41&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/1_abela.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH281/1_abela-06849.jpg?1772188343' width='500' height='281' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Virgile Abela, Infinite Pendulums, 2025
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; l'&#201;cole sup&#233;rieure d'arts et m&#233;dias de Caen/Cherbourg que la 19&#7497; &#233;dition du festival ]interstice[ a &#233;t&#233; inaugur&#233;e avec une performance et deux installations sonores dont celle de Virgile Abela intitul&#233;e &lt;i&gt;Infinite Pendulums.&lt;/i&gt; Il s'agit de quatre sph&#232;res identiques et transparentes permettant par cons&#233;quent de d&#233;couvrir les m&#233;canismes qui en activent les mouvements de balancier de part et d'autre d'un microphone suspendu. Chaque pendule &#233;tant &#233;quip&#233; de hauts parleurs, il s'en suit un effet Larsen qui emplit l'espace d'infinies variations accompagn&#233;es de modulations de lumi&#232;res color&#233;es. Les lois de la physique, dont la gravit&#233;, participent ainsi grandement &#224; l'&#233;laboration de la musique g&#233;n&#233;r&#233;e en temps r&#233;el par cet instrument d&#233;ambulatoire. Au point que l'on peut qualifier les exp&#233;riences des auditrices et auditeurs d'unique, puisque jamais, elles ne se r&#233;p&#232;tent &#224; l'identique.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_23003 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;60&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/2_poidevin.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/2_poidevin-8d9fa.jpg?1772188343' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Porz An Park &amp; Arnaud Gerniers, Weaving Nowhere, 2024.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;L'&#233;cho des pierres&lt;/i&gt; de Julien Poidevin est une autre installation &lt;i&gt;in situ&lt;/i&gt; de la programmation en journ&#233;e ]interstice[ plac&#233;e au sein de la Coop&#233;rative Chor&#233;graphique qui occupe le S&#233;pulcre de Caen. Elle invite le public &#224; d&#233;couvrir quatre &#233;l&#233;ments rotatifs compos&#233;s de miroirs et de haut-parleurs directionnels dispos&#233;s de fa&#231;on que les sons &#233;mis se r&#233;percutent de surface en surface pour nous englober. Notre regard peine &#224; suivre les rebonds qui, de toute fa&#231;on, se d&#233;placent dans l'invisible. Dans l'alignement, Porz An Park &amp; Arnaud Gerniers se jouent tout autant de notre perception visuelle en nous pr&#233;sentant un autre disque dont l'aura lumineuse qui l'entoure, en convoquant le divin en un tel lieu, ne se situe pas tout &#224; fait l&#224; o&#249; on la pressentait. S'inscrivant dans la continuit&#233; des anciens qui utilisaient l'immat&#233;rialit&#233; de l'or pour repr&#233;senter les nimbes en peinture, les deux artistes pr&#233;f&#232;rent les lois de l'optique en sculpture.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_23004 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;30&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/3_houot.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/3_houot-0e658.jpg?1772188343' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Maxime Houot, Ataraxie, 2022
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le festival ]interstice[ propose de multiples exp&#233;riences qui, litt&#233;ralement, se vivent, comme c'est encore le cas avec l'installation sono-lumineuse &lt;i&gt;Ataraxie&lt;/i&gt; de Maxime Houot pr&#233;sent&#233;e au sein de l'&#233;glise Saint-Nicolas du parcours nocturne. Les rayons lasers de lumi&#232;re rouge qui prolongent une rang&#233;e de bras articul&#233;s balayent l'espace selon une progression rythm&#233;e par une musique &#233;lectronique de nappes. L'&#339;uvre performative communique sa couleur &#224; l'&#233;glise dont l'architecture int&#233;rieure accueille parfaitement les maillages de diff&#233;rents types, allant du chaos absolu &#224; des tressages tout particuli&#232;rement englobants. Nous habitons l'&#339;uvre bien que nous soyons, pour des raisons de s&#233;curit&#233;, &#224; bonne distance des surfaces balay&#233;es. Nos pens&#233;es s'abandonnent aux &#233;volutions de ses temporalit&#233;s. Rappelons que le terme &#171; ataraxie &#187;, en grec, d&#233;signe une forme de qui&#233;tude.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_23005 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;35&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/4_choplain.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/4_choplain-d7f8f.jpg?1772188343' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Alexis Choplain, Hydroscope, 2024
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Une &#233;trange machine tout particuli&#232;rement sc&#233;nographi&#233;e par la lumi&#232;re comme par le son se donne en spectacle aux &#201;curies Lorge. Con&#231;ue, puis am&#233;lior&#233;e au fil de ses r&#233;sidences par Alexis Choplain, &lt;i&gt;Hydroscope&lt;/i&gt; se compose de six unit&#233;s identiques reli&#233;es par une courbe sinuso&#239;dale &#224; l'extr&#234;me souplesse. On pense alors au traitement du signal bien que s'en approcher permet d'identifier sa nature liquide qui convoque, quant &#224; elle, la m&#233;canique des fluides. &#192; l'observation de ce qui a l'allure d'une exp&#233;rience de laboratoire, nous v&#233;rifions que la magie de l'eau, sculpt&#233;e tant par la gravit&#233; que par la lumi&#232;re qui la r&#233;v&#232;le, op&#232;re sur notre perception. Alexis Choplain compte parmi les quelques artistes qui consid&#232;rent l'&#233;l&#233;ment aquatique non comme un sujet mais comme un medium &#224; grand renfort de techniques et technologies. Car de tels dispositifs sont compliqu&#233;s &#224; mettre en place au sein de mus&#233;es ou de centres d'art. C'est aussi &#224; cela qu'&#339;uvrent les festivals du r&#233;seau national Hacnum des arts hybrides et cultures num&#233;riques dont les terrains d'action se situent &#224; la p&#233;riph&#233;rie des pr&#233;occupations institutionnelles.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_23006 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;42&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/5_cousin.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH334/5_cousin-46444.jpg?1765104803' width='500' height='334' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Guillaume Cousin, L'&#233;ternel retour, 2025
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;C'est une autre forme de magie qui op&#232;re au Centre chor&#233;graphique national de Caen. Celle du magn&#233;tisme qui permet &#224; Guillaume Cousin de contr&#244;ler les surfaces d'eau de trois bassins. Confortablement assis, le public contemple les formations et d&#233;formations de ce qui convoque la biologie cellulaire, le tout augment&#233; de sons &#233;tir&#233;s de cordes en vibration. Qui n'a jamais observ&#233; la formation d'ondes &#224; la surface d'eaux calmes avec les rayons d'un soleil levant ou couchant ? &lt;i&gt;L'&#233;ternel retour,&lt;/i&gt; selon Nietzsche, c'est la promesse de revivre des instants similaires, illuminations que ce dernier eut aux abords d'un lac suisse aux eaux paisibles. Ce que nous propose Guillaume Cousin, c'est d'observer &#224; nouveau le spectacle d'une eau si n&#233;cessaire &#224; la vie et &#224; lumi&#232;re rasante. Quand la promesse nous est faite par l'&#233;quipe du festival ]interstice[ de vivre &#224; nouveau des exp&#233;riences aussi rares que fascinantes en cette ville de Caen.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;]interstice[ : &lt;a href=&#034;https://festival-interstice.net&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://festival-interstice.net&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Virgile Abela : &lt;a href=&#034;https://www.virgileabela.com&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.virgileabela.com&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Julien Poidevin : &lt;a href=&#034;https://www.julienpoidevin.fr&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.julienpoidevin.fr&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Porz An Park : &lt;a href=&#034;https://www.instagram.com/porz.an.park/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.instagram.com/porz.an.park/&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Arnaud Gerniers : &lt;a href=&#034;https://arnaudgerniers.com/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://arnaudgerniers.com/&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Collectif Coin : &lt;a href=&#034;https://collectif-coin.com&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://collectif-coin.com&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Alexis Choplain : &lt;a href=&#034;https://www.alexischoplain.fr&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.alexischoplain.fr&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Guillaume Cousin : &lt;a href=&#034;https://www.guillaumecousin.fr&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.guillaumecousin.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Alex Pinna </title>
		<link>https://www.tk-21.com/Alex-Pinna</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/Alex-Pinna</guid>
		<dc:date>2025-11-30T16:46:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Paul Gavard-Perret</dc:creator>


		<dc:subject>sculpture</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Les bronzes quasi diaphanes du sculpteur italien Alex Pinna &#233;tablissent des voix dans le silence. Chaque &#339;uvre devient une trace cr&#233;pusculaire et l'&#233;l&#233;ment &#233;pars-perdu d'un troupeau diss&#233;min&#233;. Chaque pi&#232;ce, &#224; la recherche d'un appui, et donc livr&#233;e &#224; sa seule errance. Et l'artiste &#224; travers, elle fait d&#233;couvrir un mode presque solipsisme d'existence.&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH100/arton2767-2e43e.jpg?1772199436' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les bronzes quasi diaphanes du sculpteur italien Alex Pinna &#233;tablissent des voix dans le silence. Chaque &#339;uvre devient une trace cr&#233;pusculaire et l'&#233;l&#233;ment &#233;pars-perdu d'un troupeau diss&#233;min&#233;. Chaque pi&#232;ce, &#224; la recherche d'un appui, et donc livr&#233;e &#224; sa seule errance. Et l'artiste &#224; travers, elle fait d&#233;couvrir un mode presque solipsisme d'existence.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'exp&#233;rience opaque (qu'induit la mati&#232;re) renvoie &#224; l'opaque de nous-m&#234;mes. Poussant plus loin la recherche entam&#233;e par Giacometti, Alex Pinna joue de la fragilit&#233; (silhouettes longilignes et comme des bandes minces et qui ont parfois besoin de s'appuyer contre un mur pour tenir debout) et de la densit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Il semble soudain que de telles &#233;pures dorment appuy&#233;es contre des murs. Mais elles peuvent tout autant repr&#233;senter des r&#234;veuses insomniaques qui n'ont qu'un souci : ne pas d&#233;ranger l'air dans lequel elles baignent. Les courants d'air peuvent bien faire bouger les rideaux : de telles silhouettes demeurent immuables. En se frottant &#224; elles, la lumi&#232;re, voulant entrer dans leur masse gr&#234;le, semble s'y d&#233;composer.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Lentement, imp&#233;rieusement, les personnages en bronze d'Alex Pinna semblent engag&#233;s vers leur disparition tant ils sont mis dans les situations o&#249; ils sont install&#233;s en situations pr&#233;caires et en bascule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelque chose de la qualit&#233; de la possession leur appartient encore sur de tels &#171; leurres &#187;. Face &#224; l'effort de contr&#244;le, de coh&#233;rence de l'artiste, et par la mati&#232;re qui lui &#233;chappe forc&#233;ment, surgit la brusque &#233;toile d'une contraction du r&#233;el et la v&#233;rit&#233; incorpor&#233;e au plus profond du vide mais aussi de la pr&#233;sence et sa survie.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Existent l&#224; des paraboles et des r&#233;currences qu'engage un tel travail. Surgit ce dessous pas effet de surface, cette pr&#233;carit&#233; par effet de masse qui impose un silence le plus profond.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Alex Pinna nous rappelle ainsi combien nous sommes nuits de nos nuits. Et si des lumi&#232;res poussent sur les pentes de ses silhouettes, elles coulent par effet de rebonds sur possible au jour.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Ces personnages &#171; borderline &#187; (au sens le plus pr&#233;cis) semblent surgir issue des fontaines du bronze et deviennent des silhouettes oblongues et ce qu'elles ne sont pas : &#224; savoir des simulacres.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Apparemment monotones, r&#233;p&#233;titives, imperm&#233;ables &#224; ce qui les entourent (sinon leur point d'appui) chaque statue ressemble &#224; nos voix qui se sont tues. Elle semble nous dire : &#171; dors &#187; puisque notre attente est interminable, notre attente est sans nom.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Plac&#233;es dans l'espace de mani&#232;re &#224; en faire &#233;prouver le poids, de telles &#339;uvres en constituent comme des gouttes allong&#233;es et puls&#233;es l&#224; o&#249; paradoxalement tout semble sur le point de s'all&#233;ger (autre version du vertige ou de la chute).&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
De fait, plus que s'appuyant contre un mur, elles l'&#233;tayent. C'est pourquoi la singularit&#233; des lignes et des d&#233;coupages de leurs formes, qui en s'exhaussant s'effacent, donne un effet &#224; la fois de pr&#233;carit&#233; et de fixation. En faisant effacer les d&#233;tails du corps, l'artiste en traduit l'essence au sein m&#234;me de la mati&#232;re. C'est par elle que surgit le plus impalpable du peu que nous sommes.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
D'une pi&#232;ce &#224; l'autre, quelque chose change : mais Alex Pinna sait ne leur faire subir que des variations minimales. La silhouette de chaque &#339;uvre cr&#233;e de la sorte une succession d'imbrication et d'empi&#232;tement du quasi identique. Toutefois, chaque pi&#232;ce poss&#232;de son appel particulier, n&#233; ici d'une angoisse sourde (non brute mais comme distanci&#233;e) et un vertige identique. Dans son allongement, chaque silhouette propose un dur oreiller pour la m&#233;moire la plus profonde.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#339;uvre sc&#233;narise des r&#233;gions les plus &#233;loign&#233;es du corps qui se propagent en ses lignes droites mais pench&#233;es. Et si ses diff&#233;rentes pi&#232;ces semblent proches les unes des autres, existent des jonctions, d&#233;tours, pi&#232;ges, et &#171; quark &#187; du mythe de qui nous sommes telle que la m&#233;moire des profondeurs peut nous le rappeler.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#339;uvre de Pinna devient donc la m&#233;moire de cette m&#233;moire. C'est le &#171; mime &#187; de l'indicible d&#233;couvert par une technique qui donne &#224; chaque statue son rythme, son reflet de fant&#244;me. Il joue contre la pr&#233;sence et en devient la digression. Inlassablement, le regard s'abandonne &#224; de nouveaux angles que le travail de Pinna exp&#233;rimente pour mieux sugg&#233;rer, par une sorte de pr&#233;cision minutieuse des lignes, notre t&#233;nuit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Alex Pinna, &#171; Uncle Twine &#187;, exposition au Karara Art Center, Janvier 2025. &lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22939 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/alex_pinna_outlook-tlsqf504.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/alex_pinna_outlook-tlsqf504.jpg' width=&#034;618&#034; height=&#034;800&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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