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	<title>TK-21 </title>
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	<description>TK-21 suit les nouvelles formes que prend le conflit entre mots et images. TK-21 d&#233;crypte la r&#233;alit&#233;, les ombres, les croyances. Images, appareils, soci&#233;t&#233;, cerveau, ville sont ses cinq vecteurs d'analyse.</description>
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		<title>TK-21 </title>
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		<title>Le rituel de la pose</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Martial Verdier et Olivier Sultan</dc:creator>


		<dc:subject>photographie</dc:subject>
		<dc:subject>Zimbabwe</dc:subject>
		<dc:subject>Afrique</dc:subject>
		<dc:subject>entretien</dc:subject>
		<dc:subject>vid&#233;o</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;&lt;small&gt;Un entretien avec Olivier Sultan pour participer aux festivit&#233;s textuelles autour des 15 ans d'ArtsHebdoM&#233;dias et du postulat d'Herv&#233; Fischer, &#171; Les arts sont toujours premiers &#187;.&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Qu'en est-il des Arts dits Premiers dans les pratiques contemporaines des artistes africains &#224; travers l'exemple de la photographie de studio ? &#187;&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Entretiens" rel="directory"&gt;Entretiens&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/photographie" rel="tag"&gt;photographie&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH146/arton2616-ad141.jpg?1772186868' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='146' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;small&gt;Un entretien avec Olivier Sultan pour participer aux festivit&#233;s textuelles autour des 15 ans d'ArtsHebdoM&#233;dias et du postulat d'Herv&#233; Fischer, &#171; Les arts sont toujours premiers &#187;.&lt;/small&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Qu'en est-il des Arts dits Premiers dans les pratiques contemporaines des artistes africains &#224; travers l'exemple de la photographie de studio ? &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La photographie est apparue en Afrique d&#232;s le milieu du XIX&#7497; si&#232;cle, et pourtant sa reconnaissance en tant qu'art est un ph&#233;nom&#232;ne r&#233;cent. Dans les ann&#233;es 1950, l'apparition du studio photo &#233;tablit une relation d'apparat entre le photographe et son mod&#232;le. D'embl&#233;e, ces photographies de studio frappent par la solennit&#233; des poses et par le respect mutuel entre le photographe et son mod&#232;le. Cette relation s'explique par deux particularit&#233;s r&#233;currentes chez nombre de photographes africains. En Afrique, le photographe de studio est un professionnel respect&#233;, au statut social &#233;lev&#233;. Il est aussi le gardien de la m&#233;moire visuelle d'une communaut&#233;, le garant de l'identit&#233; de l'individu et le t&#233;moin de l'&#233;volution de la soci&#233;t&#233;. Il est choisi pour ses qualit&#233;s de m&#233;diateur, d'interpr&#232;te social, d'intercesseur qui en font plus qu'un habile technicien : un fabricant d'ic&#244;nes. Le prix de la s&#233;ance est assez &#233;lev&#233;, et il s'agit souvent du premier et unique portrait. C'est un v&#233;ritable &#233;v&#233;nement. On vient de loin, on s'habille en fonction, on se parfume m&#234;me parfois !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le photographe doit souligner la position sociale du mod&#232;le et introduire par son style cette part de r&#234;ve et de fantaisie constitutive de son &#233;criture, de son style. Les accessoires (lunettes, v&#234;tements, montre, t&#233;l&#233;phone, radio, fleurs en plastique, chaussures, cigarette, chapeau, mobylette) ont une tr&#232;s grande importance : il s'agit sans doute moins de montrer ce que l'on est que ce que l'on d&#233;sire devenir. Le photographe doit accorder du temps, pour &#234;tre &#224; m&#234;me de bien saisir les ressorts de la personnalit&#233; qui pose devant lui. La photographie africaine &#233;tant, ses d&#233;buts, &#224; destination du march&#233; local et non d'un regard ext&#233;rieur, sa particularit&#233; est qu'elle r&#233;v&#232;le avant tout les aspirations du sujet. Petit &#224; petit, les photographes int&#232;grent la recherche esth&#233;tique dans leur travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le portrait doit se comprendre comme une repr&#233;sentation rituelle condens&#233;e de la r&#233;alit&#233;, de l'image sociale. La famille, la collectivit&#233; en sont souvent les premiers destinataires (on sait l'importance de la famille &#233;largie en Afrique, une collectivit&#233; &#224; l'int&#233;rieur de laquelle le portrait photographique vient prendre sa place). Pour le photographe, il s'agit souvent de deviner, de r&#233;v&#233;ler les r&#234;ves, les aspirations profondes de son mod&#232;le. Ainsi, &#224; la fin des ann&#233;es 1960, les jeunes &#171; y&#233;-y&#233; &#187; de Bamako, de Bobo Dioulasso, ou de Dakar arborent leurs pantalons &#171; pattes d'&#233;l&#233;phant &#187; ou leurs jupes courtes pour la premi&#232;re fois dans le studio de Sanl&#233; Sory ou de Malick Sidib&#233;. La jeunesse est ainsi la principale client&#232;le de ces photographes de studio, montrant un enthousiaste envers certains aspects de la culture europ&#233;enne, ainsi qu'une qu&#234;te de soi, et la revendication nouvelle de son individualit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22098 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;69&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/sanle_sory_scooter_be_be_.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH499/sanle_sory_scooter_be_be_-2901c.jpg?1737017207' width='500' height='499' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Scooter be&#769;be&#769;, portrait signe&#769; Sanle&#769; Sory. Courtesy galerie Art-Z
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les photographes africains sont d'embl&#233;e au c&#339;ur m&#234;me de leur sujet, de leur communaut&#233; qu'ils connaissent parfaitement et qu'ils soutiennent parfois financi&#232;rement, moralement. Ils en sont les sages, les p&#232;res, souvent les &#171; stars &#187;, les chefs. Leur activit&#233; de photographe est complexe : ils sont tout &#224; la fois des artisans (qui ma&#238;trisent parfaitement la technique et savent r&#233;parer leurs appareils), des artistes, et des intercesseurs qui participent d'un rite de passage. Nul souci de hi&#233;rarchisation ne r&#233;git leur activit&#233; : r&#233;parer de vieux appareils photo, faire des photos d'identit&#233;, tirer le portrait d'un ambassadeur ou d'un notable, discuter avec des enfants dans la rue, avec des marchands ambulants, pr&#233;parer une exposition pour un mus&#233;e &#224; Paris ou New-York, rien n'est vraiment &#171; prioritaire &#187;. L'important : &#234;tre pr&#233;sent de chaque personne, de chaque s&#233;ance au studio.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; leurs d&#233;buts, Seydou Ke&#239;ta, Malick Sidib&#233; ou Sanl&#233; Sory ne se consid&#233;raient pas comme &#171; artistes &#187;, mais comme passeurs, m&#233;diateurs, metteurs en sc&#232;ne de l'image sociale port&#233;e par leurs clients. Peu &#224; peu, en sublimant leurs mod&#232;les, en introduisant des d&#233;cors, en travaillant les poses (les &#171; vues de dos &#187; chez Malick Sidib&#233;, le travail sur les fonds en tissu chez Seydou Ke&#239;ta), ces photographes ont affirm&#233; leur style, leur &#233;criture. Ils ont su magnifier les visages, travailler la mise en sc&#232;ne, int&#233;grer la dimension esth&#233;tique dans leur travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En phase avec leur temps, dou&#233;s d'une acuit&#233; extraordinaire, ils ont r&#233;invent&#233; l'art du portrait en Afrique. La r&#233;currence des mises en sc&#232;ne se conjugue avec le souci primordial de la place du mod&#232;le : chaque portrait est une rencontre, chaque sujet est pr&#233;sent&#233; de mani&#232;re unique, exalt&#233;e dans son &#233;l&#233;gance, sa noblesse, sa richesse. Les m&#234;mes fonds, les m&#234;mes accessoires se retrouvent par commodit&#233; d'une personne &#224; l'autre, une fa&#231;on pour l'artiste de marquer le caract&#232;re rituel de la pose au profit du sujet dans sa singularit&#233;. Mais c'est pour mieux lib&#233;rer l'artiste du cadrage de la composition, au profit du v&#233;ritable sujet.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22096 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;72&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/sanle_sory_fillettes_avion_.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH496/sanle_sory_fillettes_avion_-b2486.jpg?1772187957' width='500' height='496' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Fillettes avion !, portrait signe&#769; Sanle&#769; Sory. Courtesy galerie Art-Z
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Certes, Seydou Ke&#239;ta &#8212; connu du tout Bamako, et expos&#233; &#224; la Fondation Cartier &#224; Paris &#8212; et Malick Sidib&#233; &#8212; Lion d'Or de la Biennale de Venise en 2007, prix Hasselblad en 2003 &#8212;, sont sans aucun doute les photographes africains les plus renomm&#233;s, reconnus au niveau mondial. Ils en avaient conscience. Ils avaient peu &#224; peu d&#233;plac&#233; leur point de vue, modifi&#233; certains rep&#232;res, sans perdre leurs avanc&#233;es dans la cr&#233;ation artistique, ni le regard sur le sujet inscrit dans le pr&#233;sent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On est ici tr&#232;s loin de la photographie &#171; ethnographique &#187; ou coloniale du d&#233;but du XX&#7497; si&#232;cle, complice d'un spectacle o&#249; un syst&#232;me esth&#233;tique et id&#233;ologique assignait &#224; l'image des peuples non occidentaux une valeur de troph&#233;e dans un univers de spectacle carnavalesque : il s'agissait alors plut&#244;t d'un outil de domination, de pouvoir, de classification de l'alt&#233;rit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
La photographie africaine de studio, avant tout &#224; destination des mod&#232;les et non d'un march&#233; ou d'un regard ext&#233;rieur, est tr&#232;s loin du voyeurisme. Son essor est &#224; mettre en relation avec une p&#233;riode historique in&#233;dite : celle des ind&#233;pendances, &#233;poque plac&#233;e sous le signe de l'espoir, de la libert&#233;, de la foi en l'avenir. En tant que symbole de modernit&#233;, elle accompagne un d&#233;sir d'&#233;mancipation par rapport &#224; l'autorit&#233; coloniale, et se traduit par une r&#233;appropriation symbolique du regard sur soi.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22097 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;59&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/sanle_sory_moto.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH496/sanle_sory_moto-7931d.jpg?1737017207' width='500' height='496' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Moto, portrait signe&#769; Sanle&#769; Sory. Courtesy galerie Art-Z
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Autre particularit&#233; : souvent investie d'une fonction rituelle, la photographie en Afrique a tr&#232;s longtemps fait &#233;cho aux rites traditionnels. Plus qu'une simple image inerte, elle est une part de l'esprit, elle ne retient le sujet que temporairement. Par elle l'individu peut intervenir dans le processus cosmique naturel, prolonger la vie symboliquement, faisant du photographe un intercesseur entre deux mondes, un fabricant d'ic&#244;nes sur papier, celui qui mat&#233;rialise le double de l'autre, &#224; la fois social et spirituel, de la personne photographi&#233;e. En Afrique occidentale, il a tr&#232;s rapidement int&#233;gr&#233; le culte des morts : photographie du d&#233;funt sur son lit de mort, utilisation du portrait lors de rites fun&#233;raires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la plupart des cultures africaines, la repr&#233;sentation du visage humain devait &#234;tre impersonnelle : une ressemblance trop &#233;vidente pouvait attirer le mauvais sort, voire la mort. Il est int&#233;ressant de noter que chez les Igbos d'Afrique de l'Ouest, la photographie fut la premi&#232;re repr&#233;sentation fid&#232;le tol&#233;r&#233;e du visage humain. Celle du d&#233;funt &#233;tait accroch&#233;e face contre le mur, pour &#233;viter une &#171; sortie &#187; importune de son esprit dans le monde des vivants. Chez les Yorubas (Nig&#233;ria, B&#233;nin), la photographie remplace peu &#224; peu les poup&#233;es protectrices de l'unit&#233; des jumeaux, en cas de d&#233;c&#232;s de l'un d'eux. Ainsi par elle, l'individu peut intervenir dans le processus cosmique naturel, prolonger la vie symboliquement.&lt;/p&gt;
&lt;div style=&#034;padding:56.25% 0 0 0;position:relative;&#034;&gt;&lt;iframe src=&#034;https://player.vimeo.com/video/960266153?badge=0&amp;autopause=0&amp;player_id=0&amp;app_id=58479&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;autoplay; fullscreen; picture-in-picture; clipboard-write&#034; style=&#034;position:absolute;top:0;left:0;width:100%;height:100%;&#034; title=&#034;Olivier Sultan&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;&lt;script src=&#034;https://player.vimeo.com/api/player.js&#034;&gt;&lt;/script&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://art-z.net" class="spip_out"&gt;https://art-z.net&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Image d'ouverture&gt; Portrait signe&#769; Sanle&#769; Sory. Courtesy galerie Art-Z&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22099 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/IMG/png/logo_v1-les-arts-sont.png' width=&#034;500&#034; height=&#034;500&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.artshebdomedias.com/article/le-rituel-de-la-pose/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.artshebdomedias.com/article/le-rituel-de-la-pose/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22099 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/IMG/png/logo_v1-les-arts-sont.png' width=&#034;500&#034; height=&#034;500&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.artshebdomedias.com/article/les-arts-sont-toujours-premiers-a-la-sorbonne/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.artshebdomedias.com/article/les-arts-sont-toujours-premiers-a-la-sorbonne/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Le vrai du faux</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Le-vrai-du-faux</link>
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		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Catherine Belkhodja</dc:creator>


		<dc:subject>cin&#233;ma</dc:subject>
		<dc:subject>Afrique</dc:subject>
		<dc:subject>Humour</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;seaux sociaux</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Un homme, victime d'une usurpation d'identit&#233;, cherche &#224; d&#233;masquer son double localis&#233; &#224; Kinshasa afin de l'emp&#234;cher de poursuivre des escroqueries en son nom. Malheureusement le faux semble plus vrai que le vrai, et la seule fa&#231;on de le neutraliser, apr&#232;s plusieurs tentatives demeur&#233;es vaines, est de se rendre au Congo. Inspir&#233; du R&#233;el, ce documentaire d&#233;rape tr&#232;s vite vers une fiction cocasse o&#249; l'absurde fraye avec l'humour et la po&#233;sie.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Images" rel="directory"&gt;Images&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/cinema" rel="tag"&gt;cin&#233;ma&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Afrique" rel="tag"&gt;Afrique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Humour" rel="tag"&gt;Humour&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Reseaux-sociaux" rel="tag"&gt;R&#233;seaux sociaux&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH121/arton2312-1096f.jpg?1772255881' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='121' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Armel Hostiou, auteur-r&#233;alisateur, d&#233;couvre, gr&#226;ce au signalement d'un ami, qu'il a un double s&#233;vissant sur Facebook. Ce faux profil usurpe son identit&#233; pour recruter de jolies femmes, en organisant des castings. Se heurtant &#224; l'incompr&#233;hension de Facebook pour faire clore ce faux compte, le vrai profil d&#233;cide de se rendre au Congo, cam&#233;ra au poing, &#224; la recherche de son double.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Candide &#224; Kinshasa.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le th&#232;me du double hante la litt&#233;rature et le cin&#233;ma. Le hasard de cette situation cocasse entra&#238;ne l'auteur dans une folle &#233;pop&#233;e, &#224; la recherche de l'imposteur. Le r&#233;alisateur devient alors le sujet de son propre film en s'improvisant d&#233;tective. Ce d&#233;tective choisit n&#233;anmoins une posture de Candide&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#233;crit par Voltaire&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, sa candeur assum&#233;e le prot&#233;geant de tout jugement pr&#233;con&#231;u.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le d&#233;clic : L'usurpation d'identit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Un jour, un ami m'a signal&#233; que j'avais deux profils Facebook ! Intrigu&#233;, je d&#233;couvre sur le r&#233;seau ce faux profil &#224; mon nom, avec des vraies photos de moi, un faux CV&#8230; Ce double avait plein &#171; d'amies Facebook &#187; habitant toutes &#224; Kinshasa, capitale de la R&#233;publique D&#233;mocratique du Congo. En regardant de plus pr&#232;s, j'ai d&#233;couvert qu'il publiait r&#233;guli&#232;rement des messages annon&#231;ant des castings pour des films que j'&#233;tais cens&#233; r&#233;aliser au Congo !&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Craignant des cons&#233;quences d&#233;sastreuses, sa premi&#232;re r&#233;action est de contacter Facebook pour faire cl&#244;turer son faux compte. &#192; sa grande surprise, il re&#231;oit une r&#233;ponse n&#233;gative, sous le pr&#233;texte que le faux compte a &#233;t&#233; v&#233;rifi&#233; et&#8230; qu'il est vrai ! Comble d'ironie : Facebook propose au pirat&#233; de devenir ami avec le pirate ! Pas d'autre alternative alors pour le r&#233;alisateur que de se rendre lui-m&#234;me au Congo retrouver le vrai &#171; faux profil &#187; afin de mettre fin &#224; ces agissements autour d'une identit&#233; usurp&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_19702 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/le_vrai_du_faux_presse_01-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH281/le_vrai_du_faux_presse_01-2-6d913.jpg?1772189555' width='500' height='281' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le sujet : Partir et accepter l'impr&#233;visible&lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Mes documentaires s'int&#233;ressent aux m&#233;canismes de la fiction, &#224; cette n&#233;cessit&#233; qu'ont les hommes d'inventer des histoires. Il y a un double niveau dans le film : il y a d'abord une enqu&#234;te &#224; r&#233;soudre sur le faux profil, mais ensuite appara&#238;t une dimension &#224; la fois spirituelle et politique. Je savais pertinemment qu'en allant l&#224;-bas en tant que cin&#233;aste fran&#231;ais, j'arrivais malgr&#233; moi avec tout un passif historique, culturel et politique. &lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Les formes du post-colonialisme sont peut-&#234;tre plus perverses que celles de l'ancien sch&#233;ma officiel de la colonisation, car non dites et souterraines. Frantz Fanon a en effet montr&#233; dans ses &#233;crits combien ces m&#233;canismes &#233;taient toujours &#224; l'&#339;uvre aujourd'hui. Je me suis aussi int&#233;ress&#233; &#224; la langue. &#192; Kinshasa, o&#249; la plupart des gens sont francophones, la langue la plus utilis&#233;e est le lingala. Pour dire blanc en lingala, on dit &#171; mund&#233;l&#233; &#187;, qui vient du fran&#231;ais &#171; mod&#232;le &#187;, m'a-t-on expliqu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un film en gestation&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;Je ne connaissais ni ce pays ni cette r&#233;gion&lt;/i&gt;, d&#233;clare Armel Hostiou, &lt;i&gt;mais j'avais l'intuition que cette enqu&#234;te pouvait &#234;tre d'autant plus palpitante que je n'avais aucune id&#233;e de &#171; jusqu'o&#249; cela me conduirait &#187;, comme dans un thriller&#8230;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Naturellement, pour cet auteur-r&#233;alisateur, le r&#233;flexe d'imaginer un film possible s'est imm&#233;diatement impos&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;J'avais en t&#234;te&lt;/i&gt; Close Up &lt;i&gt;le tr&#232;s beau film d'Abbas Kiarostami, qui traite &#233;galement d'une histoire d'usurpation d'identit&#233;, ou des thrillers &#233;tranges comme&lt;/i&gt; Profession : Reporter &lt;i&gt;d'Antonioni ou&lt;/i&gt; Zodiac &lt;i&gt;de David Fincher. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_19703 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/le_vrai_du_faux_presse_02-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH316/le_vrai_du_faux_presse_02-2-dce92.jpg?1772189555' width='500' height='316' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'organisation du cadre : un tournage fractionn&#233; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Je suis entr&#233; en contact avec une r&#233;sidence d'artistes &#224; Kinshasa, o&#249; mon ami avait localis&#233; mon pilleur d'identit&#233;. Cette r&#233;sidence &lt;strong&gt;Ndaku Ya La&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt; (La vie est belle) &lt;i&gt;m'a aid&#233; &#224; obtenir un visa. Je suis parti sans financement, en suivant mon impulsion, accompagn&#233; d'un ami ing&#233;nieur du son, Amaury Arboun. Il me fallait partir vite, car ma compagne&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;*Jasmina Sijervic, sa compagne, est &#233;galement productrice du film &#224; BOCALUPO (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; allait donner naissance &#224; notre enfant et nous voulions vivre ce grand moment ensemble. Je ne voulais absolument pas rater cet &#233;v&#232;nement, ce qui a pr&#233;cipit&#233; mon d&#233;part. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Lors de mon d&#233;part, je ne savais qu'une chose : que Kinshasa &#233;tait une m&#233;galopole, une des plus grandes villes d'Afrique, et qu'elle &#233;tait r&#233;put&#233;e dangereuse. &#192; l'&#233;poque, je ne savais pas encore si mon d&#233;sir de film pourrait se concr&#233;tiser. Il me fallait aller sur place pour v&#233;rifier le bien-fond&#233; de mon intuition. D&#232;s mon arriv&#233;e, c'&#233;tait tr&#232;s fort : je suis arriv&#233; de nuit sous des trombes d'eau. Il y avait trois heures de route entre l'a&#233;roport et la r&#233;sidence, situ&#233;e au c&#339;ur de Matonge, un des quartiers les plus vivants de Kinshasa. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;J'ai rencontr&#233; de nombreux artistes qui m'ont aid&#233; &#224; constituer une petite &#233;quipe. Sortir une cam&#233;ra &#224; Kinshasa n'est pas toujours facile. Nous avons privil&#233;gi&#233; le tournage &#224; l'int&#233;rieur de la R&#233;sidence, en organisant des rencontres avec d'autres artistes que l'on pouvait filmer sur place. J'ai pu d&#233;couvrir la vitalit&#233; artistique de cette ville, o&#249; l'art contemporain dialogue avec l'art du rituel, des c&#233;r&#233;monies, du d&#233;guisement, des masques. Cela m'int&#233;ressait d'autant plus que le masque renvoie aussi &#224; la figure du double.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce film, structur&#233; comme une enqu&#234;te, donne la part belle justement &#224; l'autre, en lui permettant d'expliquer sa d&#233;marche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;La figure du double m'a toujours passionn&#233; dans la mythologie et la litt&#233;rature. Dans &lt;i&gt;Le Double&lt;/i&gt; de Dosto&#239;evski, le h&#233;ros Goliadkine d&#233;couvre que non seulement il a un double, mais que celui-ci fait la m&#234;me chose que lui, mais qu'en plus, il le fait mieux. Sans vouloir trop en dire, cette id&#233;e renvoie &#224; ce qui se passe &#224; la fin de mon film&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_19704 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/le_vrai_du_faux_presse_06-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH281/le_vrai_du_faux_presse_06-2-40dbd.jpg?1772189555' width='500' height='281' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le dispositif : 2 cam&#233;ras et champ/contrechamp&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;D&#232;s le d&#233;but, le dispositif &#224; deux cam&#233;ras est montr&#233; avec une &#233;galit&#233; entre celui qui filme et celui qui est film&#233;. M&#234;me si le film utilise la cam&#233;ra cach&#233;e, pour r&#233;v&#233;ler le flagrant d&#233;lit, ce n'est pas un dispositif policier. Pour raconter la qu&#234;te d'un double, il fallait que j'existe aussi dans le film en tant que personnage. Cette deuxi&#232;me cam&#233;ra permettait d'avoir des images sur moi.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans parti pris, sans jugement h&#226;tif, l'enqu&#234;te permet en effet de confronter deux points de vue, usurpateur et usurp&#233;, avec la plus grande objectivit&#233;, provoquant ainsi des situations aussi absurdes qu'hilarantes. Ainsi, le &#034;pirat&#233;&#034; devient l'assistant du pirate qui organise un immense casting &#8212; payant, bien entendu. Les actrices se ruent sur cette aubaine et acceptent d'&#234;tre rackett&#233;es dans l'espoir de d&#233;crocher un r&#244;le. Armel Hostiou appara&#238;t pour la premi&#232;re fois &#224; l'&#233;cran. Il donne &#224; son personnage une dimension comique presque clownesque. Il pr&#233;f&#233;rait provoquer et assumer les rires &#224; ses d&#233;pens plut&#244;t qu'au d&#233;triment des personnes qu'il rencontrait.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le r&#233;alisateur va jusqu'&#224; explorer la piste des sorciers, mais s'expose tout de suite &#224; des chantages et m&#234;me &#224; des menaces qui donnent lieu &#224; des sc&#232;nes tr&#232;s cocasses : impossible de faire appel &#224; la police, car &lt;i&gt;le coupable serait tortur&#233; avec des peaux rugueuses d'hippopotame&lt;/i&gt; ! Pour sortir de tous ces quiproquos, il faudra bien passer par une c&#233;r&#233;monie d'&#233;gorgement d'un coq, s'il ne veut pas mourir dans un accident d'avion !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans vouloir g&#226;cher le plaisir de la d&#233;couverte, sachons simplement que ce documentaire nous embarque dans une v&#233;ritable aventure o&#249; le vrai et le faux se rencontrent, s'entrechoquent et alternent leurs r&#244;les r&#233;ciproques pour notre plus grand plaisir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;La qu&#234;te de mon double est &#224; la fois le point de d&#233;part du film, mais aussi l'occasion en effet de d&#233;couvrir plein d'autres aspects de ce pays et de sa capitale, Kinshasa. &lt;/i&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Armel Hostiou poursuit ici son travail de r&#233;flexion sur les limites entre fiction et documentaire : &lt;i&gt;Paradoxalement, mes films de fiction sont tr&#232;s ancr&#233;s dans le R&#233;el alors que mes documentaires s'int&#233;ressent pr&#233;cis&#233;ment aux m&#233;canismes de la fiction. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce film est son quatri&#232;me long-m&#233;trage : apr&#232;s deux fictions &lt;i&gt;Rives&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;en 2011&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, et &lt;i&gt;Une histoire am&#233;ricaine&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;en 2015&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, il a r&#233;alis&#233; un autre film documentaire, &lt;i&gt;La pyramide invisible&lt;/i&gt;, en 2019.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une fronti&#232;re infime &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Armel Hostiou offre ici une d&#233;marche totalement originale qui, sous le pr&#233;texte d'une simple enqu&#234;te, d&#233;rive joyeusement en r&#233;v&#233;lant des sc&#232;nes &#224; l'absurdit&#233; cocasse, ce qui n'exclut en aucun cas une r&#233;flexion politico-sociale lucide et justifi&#233;e entre colonis&#233;s et colonisateurs, accompagn&#233;e par la d&#233;couverte musicale et artistique des bas fonds de Kinshasa. Un comique de situation, &#224; la limite du burlesque, irrigue enti&#232;rement le film, impr&#233;gn&#233; par une fine po&#233;sie de l'absurde. Le film, hilarant, bouscule tous les clich&#233;s et navigue avec bonheur entre documentaire et fiction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'inscrit dans une d&#233;marche plus globale de recherche de forme dans le documentaire. En s'impliquant personnellement, le r&#233;alisateur prouve qu'un tournage bouscule forc&#233;ment l'&#234;tre et que le documentariste peut devenir lui-m&#234;me sujet de son propre sujet : entre le faux et le vrai, la fronti&#232;re est infime, et l'intime rejoint l'universel.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_19655 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L441xH434/sans_titre_2_-272eb.jpg?1688030392' width='441' height='434' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://www.armelhostiou.com" class="spip_out"&gt;www.armelhostiou.com&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#233;crit par Voltaire&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;*Jasmina Sijervic, sa compagne, est &#233;galement productrice du film &#224; BOCALUPO FILMS&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;en 2011&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;en 2015&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;N&#233; en 1976 &#224; Rennes, Armel Hostiou suit des &#233;tudes de sciences politiques, avant d'&#233;tudier le cin&#233;ma &#224; la FEMIS, dans la section IMAGES. Son film de fin d'&#233;tudes, Solos, est s&#233;lectionn&#233; et prim&#233; dans de nombreux festivals. Il r&#233;alise ensuite de nombreux courts-m&#233;trages, des installations-vid&#233;os et des vid&#233;o-clips. En 2008, il fonde avec sa compagne la soci&#233;t&#233; Bocalupo films, avec laquelle il tourne son premier long-m&#233;trage : Rives, s&#233;lectionn&#233; par ACID au festival de Cannes. Son premier documentaire, La pyramide invisible (Cin&#233;ma du R&#233;el, 2019) est tourn&#233; en Bosnie-Herz&#233;govie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fiche artistique et technique :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;REALISATEUR : Armel Hostiou&lt;br class='autobr' /&gt;
avec Cromix Onana Genda Cristo, Peter Shostsha Olela, sarah Ndele&lt;br class='autobr' /&gt;
IMAGE : Armel Hostiou, Elie Mbansing&lt;br class='autobr' /&gt;
SON : Amaury Arboun, Arnaud Marten&lt;br class='autobr' /&gt;
MONTAGE IMAGE : Mario Valero&lt;br class='autobr' /&gt;
MONTAGE SON : Amaury Arboun&lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;TALONNAGE : Emilie Cervia&lt;br class='autobr' /&gt;
MIXAGE : Gilles Bernardeau &lt;br class='autobr' /&gt;
LABORATOIRE : Archipel Productions &lt;br class='autobr' /&gt;
PRODUCTION : Bocalupo Films&lt;br class='autobr' /&gt;
PRODUCTRICE : Jasmina Sijervic&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La Rumba Kongo</title>
		<link>https://www.tk-21.com/La-Rumba-Kongo</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/La-Rumba-Kongo</guid>
		<dc:date>2023-05-27T18:55:20Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christian Kader Keita</dc:creator>


		<dc:subject>musique</dc:subject>
		<dc:subject>Afrique</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;D'origine africaine, d&#233;velopp&#233;e sur le sol cubain et revenue au pays apr&#232;s bien des p&#233;rip&#233;ties, la rumba est une musique moderne, li&#233;e non seulement &#224; l'histoire du Congo, mais aussi &#224; celle de l'Angola.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Societe-15" rel="directory"&gt;Soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/musique" rel="tag"&gt;musique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Afrique" rel="tag"&gt;Afrique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH95/arton2293-c6063.jpg?1772262856' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='95' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;D'origine africaine, d&#233;velopp&#233;e sur le sol cubain et revenue au pays apr&#232;s bien des p&#233;rip&#233;ties, la rumba est une musique moderne, li&#233;e non seulement &#224; l'histoire du Congo, mais aussi &#224; celle de l'Angola.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La rumba ou &#171; nkumba &#187; (nombril en kikongo), dans sa formulation originale, d&#233;crit l'union et le frottement des nombrils, une danse qui marquait les c&#233;l&#233;brations pour les populations du Royaume du Kongo (qui s'&#233;tendait sur ce que nous connaissons aujourd'hui comme l'Angola, la R&#233;publique du Congo et la R&#233;publique D&#233;mocratique du Congo, le Gabon, le Cameroun et le Centrafrique et une partie du Tchad). De nos jours, la Rumba confirme son caract&#232;re de musique universelle. La Rumba est plus qu'une danse c'est toute l'identit&#233; d'un peuple qui s'exprime &#224; travers la clave, les tambours les cuivres et les guitares.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_19579 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/maxresdefault.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH373/maxresdefault-a8316.jpg?1772246775' width='500' height='373' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Le bar &#171; Vonvon &#187; &#224; quelques m&#232;tres de la grande Mosqu&#233;e faisait face &#224; un autre petit bar appel&#233; &#171; nganda &#187;. Toute la journ&#233;e, leurs enceintes suramplifi&#233;s, leurs tourne-disques braillaient des airs de rumba &#224; tue-t&#234;te. Les refrains moralistes de Franco Luambo semblaient r&#233;pondre aux sollicitations amoureuses de Rochereau Tabu Ley, le rythme des tam-tams de Kal&#233; trouvait un accompagnement involontaire en la guitare aux cordes adroitement l&#233;ch&#233;es de Docteur Nico. &lt;br class='autobr' /&gt;
Nous &#233;tions &#224; Poto-poto, &#224; Brazzaville, chez &#171; Vonvon &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Chez &#171; Vonvon &#187;, quel que soit le jour, &#224; minuit, c'&#233;tait l'heure o&#249; telle une rose sauvage, s'ouvrait, s'&#233;panouissait la vie. Il &#233;tait impossible de trouver un centim&#232;tre carr&#233; de libre. Epaule contre &#233;paule les clients bavardaient, ergotaient sur la politique du pays, riaient aux &#233;clats, rotaient bruyamment et d&#233;gueulaient, le tout dans une ambiance endiabl&#233;e, tous envout&#233;s par une Rumba tonitruante et jubilatoire. Quelques mouvements saccad&#233;s de hanches et messieurs etaient transport&#233;s au-del&#224; du r&#233;el. Ils y vivaient leurs meilleurs instants de bonheur. Ils ne touchaient plus terre. Dans ce paradis artificiel, un seul dieu, Bacchus. Le plus grand p&#233;ch&#233;, c'&#233;tait d'aller se coucher &#224; l'heure o&#249; Primus et Kronenbourg, les bi&#232;res pr&#233;f&#233;r&#233;es des Congolais &#233;taient sur la sc&#232;ne dans leurs r&#244;les de &#171; lessiveuses de soucis &#187;. Elles coulaient &#224; flot, emportant toutes ces silhouettes sombres dans un univers lointain dont certains n'en revenaient que lorsqu'ils &#233;taient totalement d&#233;pouill&#233;s, fauch&#233;s. Le refrain d'une belle Rumba, mille fois r&#233;p&#233;t&#233; par Franco Luambo rendra le r&#233;veil moins douloureux. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;C.K. KEITA Yoro le p&#234;cheur.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'origine africaine, d&#233;velopp&#233;e sur le sol cubain et revenue au pays apr&#232;s bien des p&#233;rip&#233;ties, la rumba est une musique moderne, li&#233;e non seulement &#224; l'histoire du Congo, mais aussi &#224; celle de l'Angola. La rumba ou &#171; nkumba &#187; (nombril en kikongo), dans sa formulation originale, d&#233;crit l'union et le frottement des nombrils, une danse qui marquait les c&#233;l&#233;brations pour les populations du Royaume du Kongo (qui s'&#233;tendait sur ce que nous connaissons aujourd'hui comme l'Angola, la R&#233;publique du Congo et la R&#233;publique D&#233;mocratique du Congo, le Gabon, le Cameroun et le Centrafrique et une partie du Tchad). De nos jours, la Rumba confirme son caract&#232;re de musique universelle. La Rumba est plus qu'une danse c'est toute l'identit&#233; d'un peuple qui s'exprime &#224; travers la clave, les tambours les cuivres et les guitares.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_19580 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;21&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH408/kingdom_of_kongo_by_crazy_boris_dc59qgi-fullview-18c6f.jpg?1772246775' width='500' height='408' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Le royaume du Kongo
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Histoire de la Rumba&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les premi&#232;res notes de la rumba raisonnent en Afrique d&#232;s le XVIe si&#232;cle dans l'ancien royaume Kongo, o&#249; l'on pratiquait cette danse tr&#232;s sensuelle. L'histoire de la Rumba est le r&#233;cit d'un parcours exceptionnel, multicolore d'hommes et de femmes dans l'expression de leurs joies, leurs amours et leurs tristesses, sous un rythme d&#233;finitivement jubilatoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233;e en Afrique La rumba va &#234;tre t&#233;moin de cette conflagration civilisationnelle que constitue la traite n&#233;gri&#232;re. De nombreux africains vont &#234;tre d&#233;port&#233;s vers les Am&#233;riques. Mais il faut se rendre &#224; l'&#233;vidence que m&#234;me la traite n&#233;gri&#232;re malgr&#233; son caract&#232;re de broyeuse d'humains n'aura pas raison de la rumba. Les Kongos arrach&#233;s &#224; leur continent vont emmener avec eux dans les caves insalubres de bateaux de n&#233;griers, leur culture, quelques instruments et leur musique. Le soir ou les rares jours de repos, sous l'ombre d'un arbre g&#233;n&#233;reux, les esclaves chantaient, dansaient sur des rythmes qu'ils avaient gard&#233;s en m&#233;moire. La rumba agr&#233;ment&#233;e de l'apport d'instruments trouv&#233;s sur place tels que les tambours, les trompettes, les maracas, la guitare &#233;lectrique&#8230;va ainsi se r&#233;pandre aux Antilles, &#224; Cuba et en Am&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un temps oubli&#233;e c'est gr&#226;ce aux anciens esclaves revenu sur la terre m&#232;re que cette musique doit sa renaissance au Congo au XXe si&#232;cle. A son retour au pays dans les ann&#233;es 40-50, la Rumba congolaise prend, au fil des ans, une forme plus moderne tout en gardant un lien avec le territoire originel, le Royaume de Kongo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1948, un an avant la naissance de Papa Wemba, est enregistr&#233; Marie Louise, le premier tube de la musique congolaise. Condamn&#233;e aussit&#244;t par les autorit&#233;s eccl&#233;siales, la chanson du marin-boxeur Wendo Kolosoy conna&#238;t un succ&#232;s fulgurant. Au cours des ann&#233;es 1950, une vie culturelle intense et novatrice se d&#233;veloppe dans la &#171; cit&#233; indig&#232;ne &#187;. Cin&#233;mas, bars, cabarets et orchestres foisonnent, une &#171; culture de l'ambiance &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;T. K. Biaya dans &#171; La culture urbaine dans les arts populaires d'Afrique. (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#233;merge qui, aujourd'hui encore, fait la r&#233;putation de Kinshasa. musique, danse, bi&#232;re, amour&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreux orchestres suivent le mouvement, les plus c&#233;l&#232;bres d'entre eux sont l'OK Jazz, port&#233; par Franco Luambo, et l'African Jazz, fond&#233; par Joseph Kabasele, dit Grand Kall&#233;. Pr&#233;sent &#224; Bruxelles en 1960, lors de la conf&#233;rence de la Table Ronde qui doit fixer les modalit&#233;s de l'&#233;mancipation du Congo belge, Kabasele compose un morceau qui va s'imposer comme l'hymne panafricain des ind&#233;pendances &#224; venir : Ind&#233;pendance cha-cha. Chanson reprise ensuite par de nombreux pays africains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La rumba depuis des ann&#233;es se r&#233;v&#232;le &#234;tre une passion partag&#233;e par tous les Congolais... Elle est tentaculaire, et s'impose au c&#339;ur de leurs vies : mariages, soir&#233;es, chants religieux, f&#234;te nationale&#8230; sont des occasions pour esquisser quelques mouvements de hanches et des pas &#233;lectriques.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_19577 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/afrique_rdc_kinshasa_belgique_re_publique_du_congo_brazzaville_france-1016x1024.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH504/afrique_rdc_kinshasa_belgique_re_publique_du_congo_brazzaville_france-1016x1024-98485.jpg?1684778087' width='500' height='504' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La Rumba et la question de l'Esth&#233;tisme&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Nous d&#233;tenons que tr&#232;s peu de publications sur la musique populaire congolaise sur le plan de l'analyse esth&#233;tique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'histoire est celle d'un jeune cadre belge qui d&#233;barque &#224; Kinshasa, nous sommes quinze ann&#233;es apr&#232;s l'ind&#233;pendance de la RDC. Il prend son h&#244;tel dans un des quartiers les plus vivants de Kinshasa ; les rues sont bruyantes, les Congolais vaquent &#224; leurs occupations quotidiennes. Mais &#224; 18h, &#224; l'heure o&#249; le soleil &#233;puis&#233; va laisser sa place &#224; la lune, un l&#233;ger parfum de fi&#232;vre de &#171; samedi soir &#187; plane sur la ville. Deux bars se font face et d&#233;versent un torrent de Rumba, chacun faisant brailler son tourne disque plus fort que le voisin. Nous sommes un samedi soir &#224; &#171; Matonge &#187;, quartier, le temple de la Rumba. De sa chambre il pouvait apercevoir des silhouettes en plein mouvement esquissant une danse nombril contre nombril. Des cris, des rires sortent de ces hangars faits en t&#244;le ondul&#233;s. Une l'atmosph&#232;re chaleureuse et une forte odeur de bonheur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Quelle cacophonie ! Comment arrivent-ils &#224; danser l&#224;-dessus ? Est-ce la musique &#231;a ? on a l'impression d'entendre des balles qui tombent par dizaine sur une table de ping-pong.&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce jeune belge avait l'impression d'&#234;tre envahi de partout par un tintamarre ind&#233;chiffrable. Ces oreilles n'en pouvaient plus !&lt;br class='autobr' /&gt;
Trois jours plus tard, il d&#233;cida de pousser la porte d'un de ces bars. Happ&#233; par le rythme chaloup&#233; et les accords entrainants d'un solo de guitare du docteur Nico, les oreilles du jeune homme commen&#231;aient semble-t-il &#224; distinguer les sons de chaque instrument : un tam-tam, une trompette&#8230; et cette voix !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A ce niveau nous comprenons cette question d'Achille Mbemb&#233; &#8212; &#171; comment quelque chose d'aussi beau peut-il &#233;merger de tant de laideur ? &#187; &#8212; c'est une question que l'on peut pertinemment se poser par rapport &#224; la Rumba et pas seulement quand on connait les origines du blues, du Son cubain&#8230;).&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Mbembe, Achille (2006), &#171; Variations on the Beautiful in the Congolese World (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour nous, la r&#233;ponse est sans aucun doute dans la puissance &#233;motionnelle que transporte la Rumba avec son chapelet fait de mots, de m&#233;lodie et de danses&lt;br class='autobr' /&gt;
Quand on a sans humilit&#233;s bouch&#233; ses oreilles en arrivant, il est difficile de s'ouvrir aux sons d'autres peuples. S'ouvrir &#224; la culture des autres consiste &#224; pousser la porte tout en laissant au seuil des bars ses prismes et ses propres logiques musicales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le jeune belge finit par comprendre que si la Rumba est une musique populaire tr&#232;s privil&#233;gi&#233;e au Congo, ce n'est pas seulement parce que cette musique est &#171; bonne &#187; ou &#171; belle &#187; (kotoko), comme ils le disent, mais c'est aussi parce qu'elle repose sur un travail de recherche dans la combinaison des mots, des sons, des mouvements et des id&#233;es. Elle constitue un bon exemple de ce que Marcel Mauss a nomm&#233; le fait social total, dans le sens qu'elle interpelle l'oreille des Congolais, leur en parle de leur r&#233;alit&#233;. Le m&#233;lange des notes musicales techniquement associ&#233;es &#224; des textes po&#233;tiques qui traduisent le quotidien de chaque congolais constitue le bouquet esth&#233;tique de cette Rumba congolaise. L'utilisation judicieuse par les compositeurs de la r&#233;p&#233;tition et de l'ironie combin&#233;s aux sons des instruments de plus en plus modernes contribuent &#224; allumer le feu des &#233;motions et &#224; nourrir l'imaginaire de cette musique populaire. Les diff&#233;rentes chor&#233;graphies cr&#233;&#233;es au fil des ans autour de la Rumba contribuent de mani&#232;re non uniforme au renouvellement et &#224; la cristallisation des m&#233;moires individuelles et collectives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, la richesse esth&#233;tique de la Rumba congolaise s'exprime dans ses rapports avec le protocole du corps. Les mouvements des hanches m&#234;me s'ils paraissent naturels rel&#232;vent en r&#233;alit&#233; d'une technique de haut niveau. L'imagination dans la cr&#233;ation des danses (danses folkloriques, ludiques, comiques ou subversives) et la s&#233;miologie de ces derni&#232;res, avec sa part d'impr&#233;visible et de spontan&#233;it&#233; nous renseignent en profondeur sur la cr&#233;ativit&#233; et la technicit&#233; des artistes Congolais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La science de ses artistes Congolais trouve son paroxysme dans l'&#233;criture musicale. L'&#233;criture des chansons, leurs morphologies, syntaxes et s&#233;mantiques, les st&#233;r&#233;otypes sentimentaux, les rapports de &#171; syntonie &#187; entre les artistes, la sociogen&#232;se et l'apport des animateurs ( atalaku ), la pertinence ou l'impertinence du business des d&#233;dicaces ( mabanga ) dans la musique congolaise sont des &#233;l&#233;ments qui parlent de la richesse de cette musique populaire. Une &#233;coute m&#234;me rapide des anthologies musicales nous met devant des figures de style et diverses formes litt&#233;raires (aphorismes, proverbe, rimes de tous genres&#8230;). Des chansons moralistes de Franco Luambo et les d&#233;clarations d'amour de Papa Wemba ne laissent indiff&#233;rents aucune oreille. Avec ses paroles et son style la Rumba colonise d&#233;sormais toute l'Afrique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce qui nous am&#232;ne &#224; poser la question suivante : au-del&#224; de l'esth&#233;tique du beau, la Rumba congolaise ne vise-t-elle pas simplement l'esth&#233;tique du vrai et du juste ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Pour ces initi&#233;s ambianceurs, le samedi &#233;tait un jour sacr&#233;. La musique faisait monter la temp&#233;rature au fur et &#224; mesure que la nuit tombait. Danses et frivolit&#233;s &#233;taient au menu. Les clients avaient jur&#233; fid&#233;lit&#233; &#224; l'alcool et &#224; l'&#233;tat de d&#233;lire dans lequel il les abandonnait. S'ils s'attachaient &#224; ce rituel, c'&#233;tait pour mieux fuir la monotonie d'une vie fait d'exp&#233;dients, plac&#233;e sous l'art. 15 (syst&#232;me D) &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Yoro le p&#234;cheur, C. Kader KEITA p. 62&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Compte tenu de sa fonction sociale, par sa nature culture populaire, la Rumba a d&#251; naturellement affronter des questions difficiles &#224; propos des relations de pouvoir, sur la non-&#233;galit&#233; &#224; l'acc&#232;s aux ressources, sur le r&#244;le de l'&#201;tat, ainsi que sur des proc&#233;d&#233;s complexes par lesquels la culture se cr&#233;e, se recr&#233;e et devient publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La rumba est sans cesse convoqu&#233;e pour faire campagne ou c&#233;l&#233;brer les puissants, mais redoute de perdre son tempo en se coupant des aspirations de la jeunesse de Kinshasa. Entre esth&#233;tique subversive et pratiques mercantiles, elle navigue au gr&#233; des changements de r&#233;gime &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ombre politique et business a bien failli &#233;garer les talents de cette musique. La Rumba a dans son histoire souvent &#233;t&#233; utilis&#233;e par la politique comme l'opium pour aider &#224; maitriser le peuple m&#233;content de son sort. Nous tenons pour exemple les faits suivants : La participation de la musique &#224; la construction du nationalisme et du militantisme &#224; l'&#233;poque du mobutisme et de l'authenticit&#233; ; l'instrumentalisation des vedettes musicales au service des id&#233;ologies politiques apr&#232;s 1990 (notamment Franco Luambo et OK Jazz) ; la production marginale d'une musique antigouvernementale ; la dynamisation de l'opinion publique par une musique tant religieuse que profane charriant des significations ou des intentions politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous cet aspect, la Rumba a &#233;t&#233; r&#233;v&#233;latrice de la capacit&#233; des gouvernants &#224; utiliser sans vergogne cette musique populaire aux fins de propagande politique sournoise ; emp&#234;chant par ailleurs toutes vell&#233;it&#233;s de certains artistes &#224; d&#233;noncer leurs malversations au risque de prison ou de d'exil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si on consid&#232;re la musique comme production culturelle et forme symbolique qui condense les marques de l'appartenance nationale, la Rumba refl&#232;te et exprime la volont&#233; de la soci&#233;t&#233; congolaise de vivre ensemble. Une heuristique de la socialisation des Congolais par la musique. La Rumba participe ainsi &#224; la construction d'une identit&#233; et d'un imaginaire national, &#224; la diffusion des valeurs d&#233;mocratiques et populaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; du royaume de Kongo, nous devons reconna&#238;tre que cette musique est probablement le cadeau le plus riche et le plus sp&#233;cifique que les Kongos ont pu faire &#224; ce continent, et donc au monde &#187;, comme le pensait d'ailleurs l'ethnologue Johannes Fabian &#224; propos du Za&#239;re.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_19576 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/89005f89-rumba-kings-1110x678.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH306/89005f89-rumba-kings-1110x678-2716b.jpg?1684778087' width='500' height='306' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;De l'Afrique &#224; la France : La &#171; Rumbatisation &#187; du rap fran&#231;ais&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#192; la fin des ann&#233;es 90, des rappeurs fran&#231;ais originaires de la R&#233;publique du Congo (Congo-Brazza) se r&#233;unissent en un collectif qu'ils nomment &#171; Bisso na Bisso &#187; (expression lingala qui signifie &#171; entre nous &#187;). Ils sont parmi les premiers rappeurs fran&#231;ais &#224; utiliser leur culture congolaise&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; comme inspiration pour leur rap. Pour leur album, ils collaborent avec des artistes congolais c&#233;l&#232;bres comme Papa Wemba&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, Koffi Olomid&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; id=&#034;nh2-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et Lokua Kanza&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; id=&#034;nh2-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Certains de leurs titres utilisent les sonorit&#233;s des musiques congolaises. Pr&#232;s de 20 ans plus tard, une nouvelle g&#233;n&#233;ration de rappeurs issus de l'immigration congolaise continue de s'inspirer de leurs origines pour cr&#233;er leur musique. Comme Bisso na Bisso avant eux, ils collaborent avec des artistes congolais, et en particulier avec Koffi Olomid&#233;. Certaines de leurs paroles explorent les th&#232;mes de la culture congolaise, comme la sape et incluent des mots en lingala. Cette &#171; rumbatisation &#187; s'&#233;tend &#224; d'autres genres aussi comme le R&amp;B fran&#231;ais et la musique religieuse. Tous ces artistes connaissent un certain succ&#232;s en Europe et en Afrique francophone. Il faut aussi noter que plusieurs de ces artistes (comme Youssoupha&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; id=&#034;nh2-7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, Maitre Gims&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; id=&#034;nh2-8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, et Djadju&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; id=&#034;nh2-9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; sont les fils de musiciens congolais.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_19575 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH479/7859-3ab4-4f6c-aaaa-e9cc00707bfd-36adb.jpg?1772246775' width='500' height='479' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;De l'Afrique &#224; l'Universelle - Unesco Fin 2021&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En conclusion, la Rumba patrimoine immat&#233;rielle de l'humanit&#233; est d&#233;sormais un des baobabs de ce grand village qu'est le monde. La rumba moderne transcende les g&#233;n&#233;rations depuis pr&#232;s de cent ans et s'impose comme un patrimoine culturel pr&#233;cieux pour les Kongos mais aussi pour toute l'Afrique. Ses tentacules a p&#233;n&#233;tr&#233; les musiques de ce monde, l'Am&#233;rique du Sud, l'Am&#233;rique du Nord, sans oublier l'Europe.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette Rumba, a b&#233;n&#233;fici&#233; du brassage et des apports multiples. Elle s'est enrichie d'autres courants venus de l'Afrique comme le High-life des &#171; Popos &#187; du Ghana et du Nig&#233;ria, de Cuba comme le Pachanga ou le Bol&#233;ro, de l'Am&#233;rique comme le Rock et le Blues&#8230; Ajouter &#224; tout ceci, la somme de danses locales et celles venues de l'Afrique de l'Ouest et de quelques expressions europ&#233;ennes comme la Polka piqu&#233;e, le Bol&#233;ro&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
La Rumba c'est un feu d'artifices offert &#224; l'id&#233;e de l'universalisme. Elle convoque les anc&#234;tres, lib&#232;re la nouvelle g&#233;n&#233;ration du poids du quotidien, et demeure pr&#234;te &#224; illuminer d'autres cultures.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;T. K. Biaya dans &#171; La culture urbaine dans les arts populaires d'Afrique. Analyse de l'ambiance za&#239;roise &#187;, Canadian Journal of African Studies, vol. 30, n&#176; 3, 1996, p. 345-370.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Mbembe, Achille (2006), &#171; Variations on the Beautiful in the Congolese World of Sounds &#187;, Politique Africaine, 100, p. 71-92 &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;https://www.musicinafrica.net/fr/magazine/comment-le-rap-francais-sest-cree-sa-propre-identite-en-sinspirant-de-lafrique&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.musicinafrica.net/fr/magazine/comment-le-rap-francais-sest-cree-sa-propre-identite-en-sinspirant-de-lafrique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;https://www.musicinafrica.net/fr/magazine/comment-le-rap-francais-sest-cree-sa-propre-identite-en-sinspirant-de-lafrique&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.musicinafrica.net/fr/magazine/comment-le-rap-francais-sest-cree-sa-propre-identite-en-sinspirant-de-lafrique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;https://www.musicinafrica.net/fr/directory/koffi-olomide&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.musicinafrica.net/fr/directory/koffi-olomide&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;https://www.musicinafrica.net/fr/magazine/lokua-kanza-lafrobeat-cest-de-la-musique-congolaise-revisitee&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.musicinafrica.net/fr/magazine/lokua-kanza-lafrobeat-cest-de-la-musique-congolaise-revisitee&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;https://www.musicinafrica.net/fr/directory/youssoupha&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.musicinafrica.net/fr/directory/youssoupha&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;https://www.musicinafrica.net/fr/directory/ma&#238;tre-gims&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.musicinafrica.net/fr/directory/ma&#238;tre-gims&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;https://www.musicinafrica.net/fr/node/23443&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.musicinafrica.net/fr/node/23443&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;div class='spip_document_19578 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/png/la_rumba.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/IMG/png/la_rumba.png' width=&#034;800&#034; height=&#034;566&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'&#233;cole de Muta Mayola</title>
		<link>https://www.tk-21.com/L-ecole-de-Muta-Mayola</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/L-ecole-de-Muta-Mayola</guid>
		<dc:date>2023-05-05T10:34:55Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jonathan Bougard</dc:creator>


		<dc:subject>Afrique</dc:subject>
		<dc:subject>sculpture</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Car, &#224; la veille de l'ind&#233;pendance du Congo, Brazzaville fut &#224; la pointe d'une nouvelle expression culturelle et artistique issue des pratiques traditionnelles de l'arri&#232;re-pays en confrontation avec celles d&#233;riv&#233;es de l'action culturelle urbaine de l'administration coloniale fran&#231;aise. &lt;br class='autobr' /&gt;
Jean-Luc Aka Evy&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/sculpture" rel="tag"&gt;sculpture&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH119/arton2270-6282e.jpg?1772298940' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='119' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Car, &#224; la veille de l'ind&#233;pendance du Congo, Brazzaville fut &#224; la pointe d'une nouvelle expression culturelle et artistique issue des pratiques traditionnelles de l'arri&#232;re-pays en confrontation avec celles d&#233;riv&#233;es de l'action culturelle urbaine de l'administration coloniale fran&#231;aise. &lt;br class='autobr' /&gt;
Jean-Luc Aka Evy&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Introduction&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; la pauvret&#233; des sources &#233;crites et leur difficult&#233; d'acc&#232;s, la m&#233;moire de Muta Mayola est rest&#233;e vive aux deux Congo du fait du grand nombre de ses disciples, qui ont eux-m&#234;mes eu des &#233;coles. Il s'agit incontestablement du sculpteur congolais le plus influent du vingti&#232;me si&#232;cle, et certainement du premier artiste moderne d'un pays &#224; peu de choses pr&#232;s vid&#233; de son riche patrimoine artistique. Vide du fait d'abord de l'absence d'&#233;criture des anciens royaumes, de la diversit&#233; des peuples et de la vocation utilitaire des objets, ensuite de la colonisation dont l'impact &#224; transform&#233; en profondeur leurs modes de fabrication, leur nature et les modalit&#233;s de leur diffusion. Vide aussi du fait des politiques contradictoires des diff&#233;rents r&#233;gimes souverains qui se sont succ&#233;d&#233; depuis les ind&#233;pendances, succession ponctu&#233;e de p&#233;riodes de guerre civile. On con&#231;oit que dans ce contexte douloureux, les priorit&#233;s de la nation congolaise n'aient pas &#233;t&#233; d'&#233;tablir les catalogues raisonn&#233;s de ses artistes fondateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233; vers 1880 sur des terres coutumi&#232;res T&#233;k&#233; du district de Brazzaville, Muta Mayola est &#224; l'origine au Congo Brazzaville vers 1930 de ce qui appara&#238;t avec le recul des ann&#233;es comme un mouvement artistique singulier, qui n'a &#233;t&#233; l'objet d'aucune &#233;tude en dehors d'un essai de Marion Johnson publi&#233; en 1952 dans la revue britannique &lt;i&gt;The Studio&lt;/i&gt;, et surtout d'un important texte du docteur Jean-Luc Aka Evy paru d&#232;s 2002 dans le catalogue de l'exposition &lt;i&gt;&#171; l'&#233;b&#232;ne noire dans la sculpture congolaise &#187;&lt;/i&gt; (Beijing 2002). Ce texte a &#233;t&#233; revu une premi&#232;re fois pour une publication dans la revue &lt;i&gt;Pr&#233;sence Africaine&lt;/i&gt; en 2003 sous le titre &#171; Consid&#233;rations historiques sur les tendances actuelles de la sculpture congolaise moderne &#187;. L'auteur l'a de nouveau revu et r&#233;vis&#233; pour les &lt;i&gt;Cahiers d'&#233;tudes africaines&lt;/i&gt; en 2010, sous le titre (Les arts au creuset de la pens&#233;e congolaise contemporaine &#187;. Jean-Luc Aka Evy occupait alors le poste de Directeur G&#233;n&#233;ral des Arts et Lettres au Minist&#232;re des Arts et de la Culture congolais. En contact direct avec tout ce que le pays comptait d'artistes, il ne pouvait &#234;tre mieux inform&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre ces deux sources d'informations essentielles, soixante ann&#233;es de blanc. Aucune analyse, aucun passage en vente publique, aucune volont&#233; d'&#233;tablir un catalogue r&#233;trospectif permettant de se repr&#233;senter ce qui se joue dans l'&#339;uvre de Muta Mayola et de ses nombreux disciples.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'apr&#232;s Aka Evy &#171; Il est malheureusement impossible aujourd'hui de trouver les &#339;uvres de cet artiste dont la plupart furent &#8221;achet&#233;es&#8221; ou c&#233;d&#233;es aux chefs de terre t&#233;k&#233;. &#187; Impossible au Congo peut-&#234;tre mais pas &#224; l'&#233;tranger, o&#249; se trouvent un grand nombre d'&#339;uvres d'art africain de la p&#233;riode coloniale, particuli&#232;rement en France et en Belgique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui install&#233; &#224; Katmandou, c'est le peintre et collectionneur de putalis n&#233;palaises Vincent Greby qui m'a fait d&#233;couvrir un grand masque en weng&#233; sign&#233; Gr&#233;goire Massengo. L'objet m'a tout de suite beaucoup plu, autant pour ses qualit&#233;s intrins&#232;ques que par le fait qu'il soit &#224; peu pr&#232;s contemporain des &#339;uvres de Vaiere Mara, sculpteur polyn&#233;sien auquel je venais de consacrer plusieurs ann&#233;es d'enqu&#234;te. Nous avons fait affaire et j'ai accroch&#233; ce masque chez moi, avec l'id&#233;e d'entreprendre quelques recherches. Quelques temps plus tard, je recevais la visite d'un ami qui tombait en arr&#234;t devant ce masque. Il avait une cave pleine de ce genre de sculptures que ses grands-parents instituteurs avaient ramen&#233;s du Congo peu avant l'ind&#233;pendance. Nous y sommes all&#233;s. La plupart des sculptures &#233;taient sign&#233;es sous la base, ce dont il ne s'&#233;tait jamais rendu compte. C'est ainsi que je tombais sur un premier buste sign&#233; Mayola, et localis&#233; Nouvelle-Cit&#233; avenue Dibaya.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_19371 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/2-mayola.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH307/2-mayola-c8188.jpg?1683293215' width='500' height='307' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;A partir de ce jour, la recherche des &#339;uvres et des sculpteurs de cette &#233;cole est devenue l'essentiel de mes activit&#233;s. Ainsi en une ann&#233;e et demi de recherches entre la France, la Belgique et les Etats-Unis, il m'aura &#233;t&#233; possible de retrouver un ensemble de sept sculptures sign&#233;es Mayola, auquel on peut adjoindre deux sculptures non sign&#233;es qui peuvent lui &#234;tre attribu&#233;es, trois sculptures sign&#233;es par des &#233;l&#232;ves de son atelier et des photographies d'&#339;uvres disparues. Ce corpus d'&#339;uvres d&#233;sormais constitu&#233; permet d'attester que Muta Mayola n'est pas une l&#233;gende et de se faire une id&#233;e de sa production, de son &#233;volution et de son influence sur l'art africain du vingti&#232;me si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objet de cet article est de rendre public ce corpus d'&#339;uvres, pour maigre qu'il soit encore, afin qu'elles permettent &#224; tout un chacun de reconna&#238;tre Mayola et d'identifier clairement ses cr&#233;ations, qui n'ont encore &#233;t&#233; r&#233;f&#233;renc&#233;es nulle part. Tous les jours en France passent en salle des ventes des &#339;uvres appartenant &#224; cette &#233;cole du Congo Brazzaville, de Kingoma pr&#233;cis&#233;ment. On en trouve &#233;galement un grand nombre chez les antiquaires et les brocanteurs. Davantage encore sommeillent dans les caves et les greniers de la descendance des coloniaux. Car la production de l'&#233;cole de Mayola a commenc&#233; &#224; &#234;tre consid&#233;rable &#224; partir des ann&#233;es cinquante. A l'&#233;poque la sculpture nourrissait son homme au Congo. Mayola a sign&#233; ses &#339;uvres &#224; partir des ann&#233;es 1930, il a &#233;t&#233; actif jusqu'&#224; la fin des ann&#233;es 1950, et ne vivait que de la vente de son art. Si on envisage une centaine de statuettes sign&#233;es produites par an, ce qui semble un minimum, on arrive &#224; plusieurs milliers d'objets. Beaucoup n'ont pas d&#251; nous parvenir, mais toutes n'ont certainement pas disparu. Dans les ann&#233;es &#224; venir ses &#339;uvres vont continuer &#224; r&#233;appara&#238;tre, surtout de petites pi&#232;ces mais aussi certainement des pi&#232;ces importantes. Le sculpteur reste myst&#233;rieux mais on finira par bien le conna&#238;tre.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_19372 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;66&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH723/3-mayola-73670.jpg?1683293215' width='500' height='723' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Choix d'objets d'art caract&#233;ristiques de l'&#233;cole de Muta Mayola.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les nombreux &#233;l&#232;ves de Muta Mayola ont beaucoup produit. Les plus c&#233;l&#232;bres sont ses neveux Gr&#233;goire Massengo et Benoit Konongo, consid&#233;r&#233;s comme les p&#232;res de la sculpture congolaise. Parmi les plus notables il faut encore citer le prolifique Joseph Bansimba, le vagabond Edouard Malonga, le probl&#233;matique Daniel Bouesso, le pr&#233;coce Joachim Babimbamana dit Baby Damana, M Bondji l'invisible, le professeur Deskobet qui signait aussi Dekobet, Bidounga &#224; Kingoma l'ancien, le myst&#233;rieux Tomto dont on ne conna&#238;t qu'une m&#232;re &#224; l'enfant exceptionnelle, Bamza Mahoungou le ma&#238;tre des fumeurs de pipe, Julien Diandaha le sp&#233;cialiste de l'&#233;b&#232;ne noire, Dominique Ntembe le continuateur de Massengo. Liste &#224; laquelle il faut rajouter Joseph Mketelela, Joseph Louhou, Louya, Jean Mbahouka, Donatien Mbemba, Mobak&#233;, Mounkala, Patrice Mbongo, Mketelela, Basile Manzouna, Fulgence Youlou et Lubemba. Et m&#234;me le fran&#231;ais Roger Favin, qui dans les ann&#233;es cinquante, apr&#232;s avoir produit d&#232;s les ann&#233;es 30 un grand nombre de t&#234;tes africaines d'inspiration gabonaise, se mit &#224; signer des bustes congolais typiques de l'&#233;cole de Mayola. Sans oublier les enfants de ces sculpteurs, dont beaucoup ont repris le flambeau, jusqu'&#224; le transmettre &#224; leur tour &#224; leurs enfants. Encore ne parle-t-on l&#224; que des ma&#238;tres sculpteurs, assez r&#233;put&#233;s pour signer leurs &#339;uvres. Car si un certain nombre d'&#339;uvres de ces artistes congolais sont sign&#233;es, un plus grand nombre encore ne le sont pas. La ligne est mince entre l'artiste et l'artisan congolais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que peu connus des africanistes en g&#233;n&#233;ral, les travaux des principaux acteurs de l'&#233;cole de Mayola ont &#233;t&#233; quelquefois class&#233;s et cit&#233;s (par Jan Savina notamment) comme relavant d'une cat&#233;gorie nouvelle qualifi&#233;e (avec une esp&#232;ce d'&#233;pouvante navr&#233;e) d'&lt;i&gt;art d'a&#233;roport&lt;/i&gt; &#224; partir des ann&#233;es 1960, mais principalement ignor&#233;s. Savina classait Massengo qu'il connaissa&#238;t par ses &#171; bustes typiques &#187; dans l'art touristique. Pour le congolais Aka Levy, Massengo est un des p&#232;res de la sculpture congolaise moderne. On voit comme de l'int&#233;rieur, le regard port&#233; sur les cat&#233;gories o&#249; tendances se nuance et diverge de celui d'un observateur &#233;tranger, tout aussi savant soit-il comme Jan Savina, et comme les traditions se font et se d&#233;font, peut-&#234;tre de plus en plus vite. Quoi qu'il en soit, il me semble assez audacieux de cat&#233;goriser d'art d'a&#233;roport, c'est-&#224;-dire de souvenirs pour touristes, des &#339;uvres qui peuvent attendre une taille de deux m&#232;tres pour un poids de plusieurs centaines de kilos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que ce mouvement ait &#233;t&#233; ignor&#233; par les historiens de l'art contemporains &#224; son &#233;mergence on le con&#231;oit ais&#233;ment. Il est plus &#233;tonnant qu'aujourd'hui personne ne s'y int&#233;resse encore en France, &#224; l'heure o&#249; un certain nombre d'expositions d'envergure commencent &#224; dresser le tableau de ce que fut cet art touristique o&#249; d'a&#233;roport en Europe, et &#224; lui reconna&#238;tre une valeur ethnographique certaine, historique &#233;vidente, et parfois artistique. Expositions importantes au London Bank River, au Mus&#233;e Ethnographique de Lausanne ainsi qu'au Mus&#233;e Pitt Rivers en Hollande par exemple. Le Mus&#233;e Royal d'Ethnologie de Leyde a r&#233;cemment d&#233;vou&#233; une salle d'exposition permanente &#224; cet art d'a&#233;roport si d&#233;cri&#233; par des historiens de l'art amateurs de belles provenances et de patines crouteuses c&#233;r&#233;monielles, mais trop souvent imperm&#233;ables &#224; l'originalit&#233; d'un objet comme &#224; sa qualit&#233; d'ex&#233;cution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour trouver une &#233;cole africaine &#224; peu pr&#232;s &#233;quivalente &#224; l'&#233;cole de Mayola, &#224; la m&#234;me &#233;poque on peut citer la dynastie de sculpteurs Fakeye au Nig&#233;ria. Leurs &#339;uvres ont &#233;t&#233; beaucoup plus document&#233;es et fait l'objet de plusieurs r&#233;trospectives importantes aux Etats-Unis, notamment au Metropolitan Museum of Art en 1999. Leur influence a pourtant &#233;t&#233; bien moindre dans le champ culturel africain que celle de Muta Mayola et de ses h&#233;ritiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais on ne trouve pas tant d'&#233;quivalents &#224; Mayola que &#231;a. Mayola dut voir le jour vers 1880. Sikire Kambire (1896 1963), lui fut &#224; peu de choses pr&#234;t contemporain. Maitre sculpteur Lobi, il fait partie des rares sculpteurs africains de l'&#233;poque dont on connaisse le travail, en grande partie gr&#226;ce aux commandes que lui passa Henri Labouret. Kambire ne fut pourtant pas innovant comme l'a &#233;t&#233; Mayola, il n'a pas non plus &#233;t&#233; &#224; l'origine d'un vaste mouvement artistique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car c'est bien ce dont il est question avec Mayola, un vaste mouvement artistique, une profusion d'&#339;uvres qui sont rest&#233;es vierges de tout discours, de toute conceptualisation, durant plus de sept d&#233;cennies de circulation et de passages en ventes, publiques ou priv&#233;es. Ce n'est pas par hasard, car la singularit&#233; de ces &#339;uvres les rend difficiles &#224; envisager dans leur enti&#232;ret&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un tr&#232;s grand nombre d'&#339;uvres appartenant &#224; l'&#233;cole de Mayola sont conserv&#233;es en France. A l'heure o&#249; ses contemporains les premiers artistes africains sont red&#233;couverts, comme le ma&#238;tre sculpteur nig&#233;rian de la tradition yor&#249;b&#225; Moshood Ol&#250;&#7779;&#7885;m&#7885; B&#225;migb&#243;y&#232; (ca. 1885&#8211;1975) qui a fait l'objet d'une exposition &#224; la Yale University Art Gallery jusqu'en janvier 2023, il appara&#238;t l&#233;gitime de s'int&#233;resser &#224; ce qui s'est jou&#233; autour de Muta Mayola au Congo Brazzaville &#224; l'&#233;poque coloniale, et de rendre justice &#224; une &#233;cole d'artistes reconnus de leur vivant mais tomb&#233;s dans un relatif oubli. Cela ne pourra se faire qu'en France puisque c'est l&#224; que se trouvent la grande majorit&#233; des productions historiques de cette &#233;cole, toujours active au Congo mais dont les repr&#233;sentants contemporains travaillent d&#233;sormais essentiellement pour une client&#232;le d'expatri&#233;s chinois, en l'occurrence les cadres de l'industrie foresti&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un fond repr&#233;sentatif d'une centaine de pi&#232;ces importantes est d&#233;sormais constitu&#233;. Un plus grand nombre d'&#339;uvres conserv&#233;es dans des collections priv&#233;es ou publiques sont identifi&#233;es. Un gros travail d'&#233;criture a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;. Il est donc d&#232;s maintenant possible de monter une exposition r&#233;trospective de ce que fut l'&#233;cole de Muta Mayola, et de la faire sortir du grenier o&#249; elle patiente depuis des ann&#233;es. Mais beaucoup reste &#224; faire, et en premier lieu aller sur place au Congo, afin de recueillir les t&#233;moignages des descendants de ces sculpteurs, dont beaucoup ont repris le flambeau. Ce travail pourra faire l'objet d'enregistrements vid&#233;os puis d'un film documentaire, qu'il serait int&#233;ressant de programmer conjointement &#224; une exposition r&#233;trospective.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_19373 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;66&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
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&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH694/4-mayola-c993d.jpg?1772222300' width='500' height='694' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Choix d'objets d'art caract&#233;ristiques de l'&#233;cole de Muta Mayola.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mayola &#224; Kingoma : de l'&#233;ducation traditionnelle &#224; l'&#233;ducation coloniale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;B&#233;n&#233;ficiant d'une culture traditionnelle t&#233;k&#233;, Muta Mayola sculptait des objets pour les Chefs de Terres T&#233;k&#233; du district de Brazzaville au d&#233;but du vingti&#232;me si&#232;cle. Des objets de prestige tels que des coupes, des pipes aux fourneaux anthropomorphes, statuettes votives et g&#233;mellaires d'inspiration t&#233;k&#233;, statuettes d&#233;coratives de coqs et d'oiseaux, probablement aussi des objets utilitaires tels que des mortiers &#224; graine o&#249; &#224; tabac, des tables et des tabourets et certainement aussi des instruments de musique, la conception des tambours en particulier revenant &#224; ce genre de sculpteur traditionnel polyvalent. Enfin tout ce qui devait permettre &#224; un sculpteur traditionnel de servir sa communaut&#233; dans un cadre coutumier et d'assurer sa subsistance et celle de sa famille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1900 le ph&#233;nom&#232;ne d'acculturation particulier aux peuples colonis&#233;s par les puissances occidentales &#233;tait bien enclench&#233;. Il est difficile de se repr&#233;senter ce que pouvait &#234;tre la vie quotidienne au village de Kingoma. Comment la population s'alimentait-elle en eau, par exemple ? Probablement en allant &#224; la rivi&#232;re, o&#249; au puits. On se prot&#233;geait comme on pouvait des insectes propagateurs de certains fl&#233;aux redoutables : maladie du sommeil, chol&#233;ra, paludisme et fi&#232;vre jaune ! Dans les anciens villages T&#233;k&#233; un chef de famille avait droit de vie ou de mort sur les membres de sa famille. Le chef du village dirigeait de nombreuses c&#233;r&#233;monies au cours desquelles les objets de prestiges sculpt&#233;s avaient un r&#244;le important. Le sculpteur et le forgeron &#233;taient des donc hommes importants, des notables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Georges Balandier alors &#224; Brazzaville, cite dans sa &lt;i&gt;Sociologie actuelle de l'Afrique noire&lt;/i&gt; une enqu&#234;te sanitaire de 1948 qui atteste du caract&#232;re jeune de la population du Congo de l'&#233;poque : cette enqu&#234;te donne une moyenne de 5% de personnes &#226;g&#233;es de plus de 45 ans. La dur&#233;e de vie est m&#233;diocre et la mortalit&#233; infantile &#233;lev&#233;e. Toujours d'apr&#232;s Balandier, &#171; les Ba-T&#233;k&#233; se sont efforc&#233;s de limiter les contacts avec les europ&#233;ens en se repliant et en maintenant une sorte de conservatisme d&#233;fensif. &#187; Parmi les facteurs qui ont contribu&#233; &#224; cette r&#233;sistance, Balandier cite un attachement r&#233;el &#224; la terre, l'existence de chefferies, l'efficacit&#233; de l'organisation clanique et la participation &#224; une culture originale ayant une r&#233;elle ampleur. Les rares chefs couronn&#233;s encore reconnus en 1950 poss&#232;dent toujours, parmi les attributs mat&#233;riels de leur dignit&#233;, des objets hautement sacr&#233;s symbolisant les anc&#234;tres et les terres abandonn&#233;es (corbeilles des anc&#234;tres).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'apr&#232;s Jean-Luc Aka Evy, Mayola avait d&#233;j&#224; un &#226;ge avanc&#233; lorsque ses sculptures attir&#232;rent l'attention des occidentaux vers 1930. Il commencera alors &#224; &#233;laborer ce que Aka Evy appellera &#171; la premi&#232;re rencontre moderne congolaise entre l'imaginaire urbain et le bois &#187;. On pourra longtemps disserter sur les apports de Muta Moyola &#224; la sculpture traditionnelle, dans quelle mesure ils furent audacieux, et dans quelle mesure ils rel&#232;vent d'un ph&#233;nom&#232;ne classique d'acculturation. A partir de 1930 sa production d&#251; ainsi commencer &#224; se diversifier, puisqu'il travaillait essentiellement &#224; la commande. Les europ&#233;ens n'attendaient certes pas de lui le m&#234;me genre d'objets que les Chefs de Terres T&#233;k&#233;. Mayola acquit ainsi la r&#233;putation d'un sculpteur capable de tout faire, et il d&#251; d&#233;velopper en parall&#232;le de ses cr&#233;ations utilitaires un style de statuettes hybride, qui doit peut-&#234;tre plus aux personnages taill&#233;s dans les grandes ivoires Vili qu'&#224; la statuaire T&#233;k&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mayola ne s'&#233;tant mis &#224; signer ses &#339;uvres que tardivement et probablement &#224; la demande de sa client&#232;le occidentale, toutes les &#339;uvres de sa premi&#232;re p&#233;riode peuvent &#234;tre consid&#233;r&#233;es comme d&#233;finitivement perdues. En effet si certaines ont probablement &#233;t&#233; conserv&#233;es jusqu'&#224; nos jours il sera difficile de parvenir &#224; les lui attribuer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs statuettes sign&#233;es de sa seconde p&#233;riode nous sont heureusement parvenues, repr&#233;sentatives de la diversit&#233; de ses &#339;uvres. Aucune n'est dat&#233;e, mais il semble possible en le comparant de suivre une &#233;volution, et de distinguer les plus anciennes des derni&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celle qui est probablement la plus ancienne est une statuette d'un style naturaliste. Elle doit dater des ann&#233;es 1930. Haute d'une trentaine de centim&#232;tres, en bois de weng&#233; marron fonc&#233;, elle repr&#233;sente un homme v&#234;tu d'un pagne traditionnel le bras gauche repli&#233; sur l'&#233;paule comme s'il portait une charge. Peut-&#234;tre un chasseur de retour de la brousse. La t&#234;te est disproportionn&#233;e par rapport au corps. Le personnage est un petit homme du commun. On imagine que Mayola a d&#251; produire un certain nombre de ces figurines, dont le style et les dimensions ont &#233;t&#233; repris par &#233;norm&#233;ment de sculpteurs africains.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_19374 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH717/5mayola-1b6be.jpg?1772222300' width='500' height='717' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;On conna&#238;t une autre statuette de guerrier en weng&#233; sign&#233; Mayola, sensiblement de m&#234;mes dimensions mais qui date des ann&#233;es 1950 alors qu'il &#233;tait install&#233; de l'autre c&#244;t&#233; du fleuve &#224; L&#233;opoldville. Le style du sculpteur s'est &#233;panoui dans les d&#233;tails et les proportions sont plus r&#233;alistes, la t&#234;te est moins grosse par rapport au corps. Deux d&#233;cennies doivent bien s&#233;parer ces deux guerriers.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_19375 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/6-mayola.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH251/6-mayola-c3968.jpg?1683293216' width='500' height='251' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Une autre sculpture n'est pas sign&#233;e mais peut-&#234;tre attribu&#233;e &#224; Mayola sans trop de crainte de se tromper, puisqu'elle se trouvait avec d'autres pi&#232;ces sign&#233;es et qu'on y retrouve tout &#224; fait le style du chasseur &#224; la grosse t&#234;te. Il s'agit d'un fumeur de pipe en &#233;b&#232;ne. Ses bras sont maigres et son ventre rond.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_19376 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/7-mayola.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH271/7-mayola-dbcdd.jpg?1772222300' width='500' height='271' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ensuite vient une coupe anthropomorphe d'une vingtaine de centim&#232;tres. Ce qui fait son originalit&#233; est qu'elle soit sign&#233;e. La coupe &#233;tait conserv&#233;e depuis plusieurs d&#233;cennies dans une famille de la c&#244;te d'azur fran&#231;aise, ce qui permet de pr&#233;sumer qu'elle date de la p&#233;riode Kingoma de Mayola. Si elle datait de la p&#233;riode belge, on l'aurait plut&#244;t retrouv&#233;e en Belgique. Cette coupe rel&#232;ve de l'art traditionnel, mais a elle d&#251; &#234;tre vendue &#224; des colons, pour se retrouver sur la c&#244;te d'azur.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_19377 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/8-mayola.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH326/8-mayola-ad0c8.jpg?1772222300' width='500' height='326' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;On trouve ensuite une paire de beaux visages taill&#233;s dans un bois couleur miel. Des appliques, un homme et une femme. De petite dimension, une dizaine de centim&#232;tres, il s'agit presque de miniatures. Ils sont accompagn&#233;s d'un troisi&#232;me visage, plus grand, taill&#233; dans une pi&#232;ce de weng&#233;. Ce mod&#232;le de visages caract&#233;ristiques continue d'&#234;tre produit par plusieurs ateliers congolais avec des variantes. Ils ont &#233;galement &#233;t&#233; reproduis en s&#233;rie au Cameroun dans les ann&#233;es soixante, puis dans d'autres pays comme le Tchad jusqu'&#224; nos jours.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_19378 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/9-mayola.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH288/9-mayola-d32e0.jpg?1683293216' width='500' height='288' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Enfin vient ce buste d'homme souriant, cet africain au sourire, dont l'expression contraste si fortement avec les visages ferm&#233;s qui caract&#233;risent les cr&#233;ations de tous les disciples de Mayola. Il doit s'agir d'un des tous premiers bustes en weng&#233;, et on est encore loin de la ma&#238;trise de ce bois tr&#232;s dur &#224; tailler dont le sculpteur fera preuve un peu plus tard, &#224; partir du milieu des ann&#233;es quarante. On est aussi tr&#232;s loin des dimensions spectaculaires des bustes en weng&#233; que r&#233;aliseront bient&#244;t ses neveux Massengo et Konongo. Le buste est un coup d'essai encore maladroit, les yeux ne sont pas tr&#232;s bien dessin&#233;s, les oreilles ne sont pas sym&#233;triques, m&#234;me si on est face &#224; un objet d&#233;j&#224; beaucoup plus travaill&#233; que ces t&#234;tes d'africains en &#233;b&#232;ne qu'on vendait aux blancs &#224; l'&#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_19379 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/10-mayola.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH303/10-mayola-78b87.jpg?1772222300' width='500' height='303' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Voici pour les &#339;uvres connues du Mayola de la premi&#232;re p&#233;riode, le ma&#238;tre de Massengo et de Konongo. C'est &#224; la fois tr&#232;s peu, pas assez pour pr&#233;tendre conna&#238;tre le sculpteur, mais suffisant pour attester que Muta n'est pas un mythe et qu'il a d&#251; beaucoup produire et dans des registres vari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mayola et ses neveux&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'apr&#232;s les informations dont on dispose Mayola ne sculptait que le bois. Il devait travailler en plein air &#224; l'ombre d'un grand arbre ou d'une toiture de palme, assis sur un tabouret devant une bille de bois qu'il tenait en &#233;tau entre ses genoux pour la tailler avec des outils rudimentaires, herminette et couteau, comme beaucoup de sculpteurs en Afrique. A proximit&#233; on trouvait probablement un potager et des animaux. Les poules, les coqs et les enfants devaient aller et venir. Papa Mayola devait souvent &#234;tre entour&#233; d'enfants qui l'observaient avec int&#233;r&#234;t, et qui devaient attendre le bon moment pour lui demander le privil&#232;ge d'essayer ses outils et s'initier &#224; la taille du bois. A l'&#233;poque tout congolais devait savoir manier l'herminette. C'est ainsi que parmi les nombreux enfants qu'il initia &#224; la taille du bois, outre ses fils qui devinrent &#233;galement sculpteurs, ses neveux Gr&#233;goire Massengo et Benoit Konongo se distingu&#232;rent vite au point d'attirer l'attention des europ&#233;ens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1943 Benoit Konongo quitte l'atelier Mayola de Kingoma. Sur recommandation de l'architecte Roger Leli&#232;vre alias Errel, il int&#232;gre l'&#233;cole des Arts Appliqu&#233;s de Brazzaville, o&#249; il sera rejoint par le jeune Edouard Malonga. Ils y d&#233;couvrent les techniques de taille et de finition occidentales. Leur &#339;uvre s'en ressentira. D'apr&#232;s Aka Evy c'est l'architecte Errel qui leur fait d&#233;couvrir le bois de weng&#233;, qui deviendra vite la mati&#232;re de pr&#233;dilection des sculpteurs de l'&#233;cole de Mayola. Information plausible mais &#224; v&#233;rifier, Mayola semblant avoir lui-m&#234;me adopt&#233; d&#232;s les ann&#233;es 1930 ce bois pr&#233;cieux tr&#232;s dense qui n'&#233;tait pas travaill&#233; par les artistes traditionnels T&#233;k&#233;, qui lui pr&#233;f&#233;raient des essences plus tendres. L'id&#233;e essentielle de l'architecte &#233;tant &#233;t&#233; d'allier les techniques occidentales avec le savoir-faire et les mat&#233;riaux des artisans locaux, il serait plus vraisemblable que ce soit les sculpteurs congolais qui lui aient fait d&#233;couvrir le weng&#233;, ainsi que le gr&#232;s mauve qu'il utilisera souvent. Quoi qu'il en soit ce moment inaugure un v&#233;ritable &#233;change de savoirs entre occidentaux et indig&#232;nes, Mayola aussi &#233;tait d&#233;sireux d'assimiler de nouvelles techniques, et Konongo a d&#251; lui rendre compte ainsi qu'&#224; Massengo de ce qu'il apprenait aux Arts Appliqu&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1945 nous arrivons au terme d'un mill&#233;naire d'expansion fran&#231;aise dans les pays d'outre-mer depuis les Croisades. Cette ann&#233;e-l&#224; Benoit Konongo sera le premier artiste indig&#232;ne &#224; recevoir une commande du gouverneur F&#233;lix Ebou&#233;, un buste de jeune femme nue en pierre de Mbigou. S'ensuit une commande venant de l'&#233;piscopat, plusieurs statues pour la Cath&#233;drale Saint-Anne de Brazzaville. Konongo passe du statut de tailleur de bois traditionnel &#224; celui d'artiste acad&#233;mique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mayola chez Charles Lejeune&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est en 1945 &#224; Kingoma que Mayola re&#231;oit la visite du collectionneur Charles Lejeune, propri&#233;taire associ&#233; des assurances Lejeune, premi&#232;re Soci&#233;t&#233; d'Assurances congolaise alors pr&#233;sente dans sept pays de l'Afrique Centrale. Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'entreprise se portait suffisamment bien pour que Charles et Alick Lejeune puissent investir dans une propri&#233;t&#233; de premi&#232;re cat&#233;gorie sur la Grande Corniche, le promontoire du Mont L&#233;opold qui offrait une vue imprenable sur Stanley Pool, les rapides de Kinsuka et Brazzaville de l'autre c&#244;t&#233; du fleuve. Au d&#233;but de la guerre, apr&#232;s un passage par la France Libre, le c&#233;l&#232;bre baron Antoine Allard avait acquis la parcelle voisine, o&#249; il avait &#233;difi&#233; une haute tour en moellons du fleuve. Apr&#232;s le d&#233;part du baron avant la fin de la guerre, Charles et Alick obtinrent sa parcelle et entreprirent de transformer la tour en un v&#233;ritable ch&#226;teau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Collectionneur d'art africain, Charles Lejeune cherchait un sculpteur capable de travailler parall&#232;lement aux ma&#231;ons et aux menuisiers pour faire de cette demeure une &#339;uvre d'art unique. Il faut croire que les sculpteurs nombreux dans les cercles artisanaux indig&#232;nes de L&#233;opoldville ne lui convenaient pas, trop influenc&#233;s par l'art occidental. Lejeune cherchait un sculpteur traditionnel authentique, et on lui parla de Muta Mayola, qui devait d&#233;j&#224; &#234;tre tr&#232;s connu. A vrai dire Mayola &#233;tait &#233;galement influenc&#233; par ce qu'il avait pu voir de l'art occidental, mais moins formellement, les sculpteurs et autres artisans du Congo Brazzaville n'ayant aucun encadrement comparable avec ce qui &#233;tait en place c&#244;t&#233; belge. Et avant tout, Mayola &#233;tait un sculpteur traditionnel t&#233;k&#233;. C'est ainsi que l'assureur d&#233;sireux d'en avoir le c&#339;ur net fit la travers&#233;e du fleuve jusqu'au village de Kingoma, o&#249; il recruta toute la famille Mayola &#8211; Papa Mayola et ses fils Maurice et C&#233;lestin. Mayola avait d&#251; montrer &#224; Lejeune ce qu'il voulait voir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes les boiseries du domaine Lejeune devaient &#234;tre sculpt&#233;es, portes, fen&#234;tres, balustrades et queues de chevrons, des rampes d'escalier aux poutres du toit, en passant par les &#233;crans du salon jusqu'aux lits des chambres &#224; coucher ! Les Mayola ont travaill&#233; pendant au moins sept ans &#224; r&#233;aliser le r&#234;ve des Lejeune.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_19380 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/11-mayola.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH216/11-mayola-943d2.jpg?1683293216' width='500' height='216' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;On imagine que les fortun&#233;s Lejeune devaient beaucoup recevoir dans leur vaste demeure, et que les visiteurs avaient droit &#224; un tour du propri&#233;taire. En pr&#233;sentant ainsi les &#339;uvres d&#233;corant son petit palais Lejeune se fit le promoteur de Muta Mayola qui devint vite le sculpteur le plus en vue de L&#233;opoldville. Suite au passage d'un auteur britannique, une visite de l'incroyable maison sculpt&#233;e de l'assureur est publi&#233;e en octobre 1950 dans la c&#233;l&#232;bre revue britannique &lt;i&gt;Country life&lt;/i&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Muta Mayola et son fils C&#233;lestin se sont install&#233;s dans un coin du domaine Lejeune, il y a environ cinq ans. Les r&#233;sultats de ces cinq ann&#233;es de travail d&#233;corent aujourd'hui la maison. M Lejeune indique aux Mayola la taille de la sculpture qu'il d&#233;sire, leur explique &#224; quoi elle servira, et leur montre o&#249; elle doit &#234;tre plac&#233;e. Il laisse le choix de la conception des sujets aux artistes.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mayola se retrouve illico r&#233;f&#233;renc&#233; dans le prestigieux &lt;i&gt;Art Index&lt;/i&gt; &#233;dit&#233; &#224; New York par la H. W. Wilson Company. L'ann&#233;e suivante Charles et Alick Lejeune re&#231;oivent la visite d'un autre sujet de sa gracieuse Majest&#233;. Marion Johnson, une photographe et historienne de l'architecture dont les int&#233;r&#234;ts allaient de la Rome antique &#224; la p&#233;riode m&#233;di&#233;vale en Sicile, auteur de nombreux ouvrages sous le pseudonyme de Georgina Masson. Grande voyageuse, elle venait de passer du temps &#224; &#233;tudier la statuaire m&#233;di&#233;vale italienne, et ne s'attendait pas &#224; trouver des affinit&#233;s entre l'art roman sicilien et l'art congolais. Elle d&#233;crivit la collection des Lejeune comme une des plus remarquables collections d'&#339;uvres d'art congolaises modernes qui existent :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;C'&#233;tait extraordinaire ; l&#224;, au c&#339;ur de &#171; l'Afrique la plus sombre &#187;, inconnue du monde occidental jusqu'au voyage d'exploration de Stanley dans les ann&#233;es 70, se trouvaient des colonnes sculpt&#233;es et des reliefs qui pourraient provenir de quelque cath&#233;drale romane ou &#233;glise paroissiale &#233;loign&#233;e des provinces italiennes des Pouilles ou la Calabre.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_19381 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;55&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH508/12-mayola-cf4be.jpg?1772222300' width='500' height='508' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Panneau sculpt&#233; par Muta Mayola chez Charles Lejeune.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Cette ressemblance est particuli&#232;rement significative dans le cas de la collection Lejeune car la source de toutes les &#339;uvres est connue, et il ne peut &#234;tre question d'influence missionnaire moderne ou que les sculpteurs aient pu voir des &#339;uvres d'art europ&#233;ennes. La collection est constitu&#233;e de sculptures de Muta et C&#233;lestin Mayola qui travaillent pour les Lejeune depuis sept ans, en fait depuis que M. Charles Lejeune les a d&#233;couverts dans un village indig&#232;ne recul&#233; perdu dans la brousse de la rive fran&#231;aise du Congo ; il s'est efforc&#233; de s'assurer qu'ils n'aient pas &#233;t&#233; soumis par la suite aux influences europ&#233;ennes qui perturbent trop souvent l'instinct cr&#233;atif de l'indig&#232;ne.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quoi qu'en dise Marion Johnson, &#224; ce m&#234;me moment en 1952 une notule de la revue &lt;i&gt;Brousse&lt;/i&gt;, &#233;dit&#233;e par les Amis de l'Art Indig&#232;ne, dresse le bilan du Salon des Arts Indig&#232;nes de L&#233;opoldville. On y apprend que pour la sculpture sur bois, ce fut Mayola qui remporta l'&#233;preuve avec un beau buste en weng&#233;. Un de ces bustes typiques qu'il taillait d&#233;j&#224; dans les ann&#233;es 1930, mais dont il avait perfectionn&#233; le mod&#232;le et les finitions jusqu'&#224; obtenir des sculptures d'un acad&#233;misme rigoureux, &#224; l'expression grave, aux coiffures sophistiqu&#233;es, &#224; la finition soign&#233;e, au polissage m&#233;ticuleux. Des bustes qui n'avaient plus rien &#224; envier techniquement aux bustes classiques antiques.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_19382 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/13-mayola.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH271/13-mayola-935db.jpg?1772222300' width='500' height='271' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_19383 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH671/14-mayola-b91fb.jpg?1683293216' width='500' height='671' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Non content de s'imposer dans la presse internationale comme un sculpteur authentique et pr&#233;serv&#233; des influences occidentales, Mayola vient &#233;craser la concurrence sur le terrain des bustes acad&#233;miques. Suite &#224; ces nombreux succ&#232;s le sculpteur peut ouvrir son atelier au quartier artisanal Dibaya de L&#233;opoldville. Atelier qui devient vite une &#233;cole.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_19384 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/15-mayola.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH298/15-mayola-b016b.jpg?1683293216' width='500' height='298' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs il aurait &#233;t&#233; difficile de pr&#233;server le sculpteur t&#233;k&#233; &#171; des perturbations caus&#233;es par les influences europ&#233;ennes qui perturbent l'esprit cr&#233;atif de l'indig&#232;ne &#187;, comme l'&#233;crit Marion Johnson, dans le L&#233;opoldville de 1952, o&#249; florissaient les effigies en bronze de Stanley et de L&#233;opold. En 1948 avait &#233;t&#233; pos&#233; sur la fa&#231;ade de la gare centrale de L&#233;opoldville un bas-relief en bronze monumental du sculpteur Arthur Dupagne, Le monument du rail, pour c&#233;l&#233;brer le cinquantenaire de l'ach&#232;vement de la ligne Matadi L&#233;opoldville. Le sculpteur Dupagne avait pass&#233; des ann&#233;es au Congo &#224; &#233;tudier la sculpture locale et il &#233;tait au sommet de son art avec cette frise de bronze. Son monument du rail est une &#339;uvre d'une grande qualit&#233;, qui rend bien le caract&#232;re dramatique de ce chantier de chemin de fer qui causa la mort de plusieurs milliers de congolais. D&#233;boulonn&#233; par Mobutu en 1971, le monument du rail avait &#233;t&#233; transf&#233;r&#233; dans ses jardins priv&#233;s de Ngaliema, juste &#224; c&#244;t&#233; de la propri&#233;t&#233; des Lejeune, o&#249; il se trouve toujours. Il s'agissait probablement de la manifestation la plus brillante de l'art occidental qui &#233;tait possible de rencontrer dans le L&#233;opoldville de l'&#233;poque, et Mayola l'a probablement longuement &#233;tudi&#233;e, et a pu s'en inspirer pour s'approprier ce qu'il lui trouvait d'int&#233;ressant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais de cet aspect de son sculpteur, Lejeune ne dit rien &#224; Marion Johnson. Il lui raconta certainement ce qu'elle voulait entendre, une histoire exotique. Rien ne devait &#234;tre aussi simple au Congo. Elle a tout de m&#234;me pu observer le sculpteur au travail et en rendre compte :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Les Mayolas travaillent avec les outils les plus primitifs : un petit couteau, un morceau de verre bris&#233; et un petit marteau en bois. Ils dessinent les motifs de leur relief directement sur le bois avec une rapidit&#233; &#233;tonnante, et leur sens de la composition est vraiment remarquable ; motifs humains, animaux, floraux et rarement g&#233;om&#233;triques se conjuguent avec une extraordinaire f&#233;licit&#233;. L'&#233;vidente spontan&#233;it&#233; de leur inspiration rend d'autant plus remarquable la ressemblance entre leur travail et celui des artisans m&#233;di&#233;vaux europ&#233;ens. J'ai d'abord &#233;t&#233; frapp&#233;e par la similitude entre le style allong&#233; et le groupement de leurs figures et celles des sculptures romanes (notamment le c&#233;l&#232;bre pupitre de Freudenstatd), et ensuite par les motifs m&#234;mes employ&#233;s ; qui &#233;taient des versions l&#233;g&#232;rement plus fleuries des palmettes et des spirales de vigne de conception m&#233;di&#233;vale. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marion Johnson d&#233;veloppe sur quelques pages une comparaison entre l'art roman et l'art congolais qui sera publi&#233; en 1952 dans la c&#233;l&#232;bre revue d'art britannique &lt;i&gt;The Studio&lt;/i&gt;, puis reprit dans son &#233;dition internationale le mois suivant. Cet article est illustr&#233; de photographies qui d&#233;montrent des motifs quasiment identiques chez Mayola et chez les artistes romans, &#224; un tel point que &#231;a en est troublant. La dame juxtapose brillamment les similitudes sans chercher &#224; &#233;lucider le myst&#232;re. Ses photographies des &#339;uvres des Mayola sont malheureusement tout ce qui reste du domaine des Lejeune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Ces premi&#232;res impressions re&#231;ues de la collection Lejeune se sont confirm&#233;es et multipli&#233;es lors de mon voyage &#224; travers le Congo de L&#233;opoldville &#224; la fronti&#232;re ougandaise. J'ai vu beaucoup d'autres motifs romans familiers pr&#233;sent&#233;s sous une forme africanis&#233;e - comme des figures humaines utilis&#233;es comme supports de si&#232;ges de la m&#234;me mani&#232;re que les tr&#244;nes &#233;piscopaux des Pouilles ; des colonnes sculpt&#233;es de sc&#232;nes de la vie indig&#232;ne qui ressemblaient aux chandeliers pascaux romans de l'Italie m&#233;ridionale, m&#234;me les masques rituels avaient quelque chose de commun avec les grotesques qui lorgnaient &#224; l'ombre des vo&#251;tes m&#233;di&#233;vales ; tandis que l'ornement g&#233;om&#233;trique des lignes entrelac&#233;es utilis&#233; dans le tatouage et dans la d&#233;coration de nombreux objets domestiques ressemblait &#233;trangement aux dessins qui se produisent sur les premiers meubles d'&#233;glise en Italie.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Cette impression g&#233;n&#233;rale s'est confirm&#233;e dans le d&#233;tail &#224; mon retour en Europe ; dans la section d'art m&#233;di&#233;val du Victoria and Albert Museum de Londres, j'ai d&#233;couvert des piliers en bois d'une &#233;glise de Salerne qui &#233;taient d&#233;cor&#233;s de personnages et de feuillages presque identiques aux sculptures que j'avais photographi&#233;es dans la collection Lejeune &#224; L&#233;opoldville. La ressemblance &#233;tait si extraordinaire qu'elle m'a donn&#233; envie de d&#233;couvrir si elle &#233;tait unique ou s'il serait possible de prouver par comparaison photographique que mes impressions &#233;taient confirm&#233;es par des faits concrets.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Le r&#233;sultat d'une recherche pr&#233;liminaire semble en effet indiquer qu'une ressemblance extraordinaire existe entre la sculpture europ&#233;enne du Moyen Age et celle du Congo belge et de l'Afrique de l'Ouest en g&#233;n&#233;ral. Ce qui est vraiment surprenant, c'est que cela ne se limite pas &#224; une ressemblance superficielle entre deux techniques primitives : celle des tribus n&#232;gres semi-barbares d'une part et les efforts inexp&#233;riment&#233;s des Europ&#233;ens sortant de l'&#226;ge des t&#233;n&#232;bres d'autre part ; mais qu'il y a certains motifs d&#233;finis qui sont communs aux deux, pour lesquels la th&#233;orie de la g&#233;n&#233;ration spontan&#233;e des id&#233;es chez les peuples primitifs ne para&#238;t pas fournir une explication suffisante.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_19385 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH624/16-mayola-7782a.jpg?1683293216' width='500' height='624' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_19386 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/17-mayola.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH289/17-mayola-81f8a.jpg?1683293217' width='500' height='289' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_19387 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH349/18-mayola-0b7d6.jpg?1772222301' width='500' height='349' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Une autre caract&#233;ristique que les sculptures congolaises ont en commun avec celles de l'Europe m&#233;di&#233;vale est l'utilisation de motifs animaux fantastiques et semi-humains en conjonction avec des dessins formels de feuillage. Un excellent exemple en est fourni par le c&#233;l&#232;bre coffret du XVe si&#232;cle de Terracina (pr&#232;s des marais Pontins), qui est remarquablement similaire dans le sentiment &#224; certains des reliefs des Mayolas. Un autre exemple encore est la figure curieuse, mi-poisson, mi-humaine, que l'on peut voir sur un bracelet en ivoire du B&#233;nin au British Museum ; il pourrait avoir &#233;t&#233; copi&#233; de la V&#233;nus Decreto, la d&#233;esse syrienne du poisson, qui figure comme un curieux intrus parmi les symboles chr&#233;tiens des portails du Duomo de la ville apulienne de Trani. De m&#234;me, la spirale de vigne que les Mayolas ont utilis&#233;e pour entourer leur panneau d&#233;coratif repr&#233;sentant une femme, pourrait avoir &#233;t&#233; inspir&#233;e par la m&#234;me source que le motif qui couronne l'Adam et Eve provenant d'une chaire toscane ancienne. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article de Marion Johnson fait l'objet d'une relation dans la &lt;i&gt;Revue Coloniale Belge&lt;/i&gt;, qui est reprise dans le magazine &lt;i&gt;Belgique d'Outre-Mer&lt;/i&gt;. On peut y lire que &lt;i&gt;Monsieur Charles Lejeune, personnalit&#233; bien connue de la capitale congolaise, a eu le go&#251;t et le rare m&#233;rite d'orner sa demeure de sculptures ex&#233;cut&#233;es par deux noirs, en l'occurrence Muta et C&#233;lestin Mayola, que M Lejeune &#233;tait all&#233; chercher, il y a une dizaine d'ann&#233;es pensons-nous, dans un petit village de brousse perdu sur la rive Fran&#231;aise du fleuve, et qui, de toute &#233;vidence, n'avaient subi aucune influence occidentale quelle qu'elle soit.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'av&#232;nement de la &#171; modernit&#233; &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres courants ont vu le jour &#224; la m&#234;me &#233;poque dans les autres sph&#232;res africaines, &#224; commencer par le Congo Belge, o&#249; des associations comme les Amis de l'Art Indig&#232;nes ont obtenus des 1935 les moyens leurs permettant d'&#233;diter des publications consacr&#233;es &#224; ces arts, et m&#234;me de monter plusieurs mus&#233;es. Ainsi un Mus&#233;e de la Vie indig&#232;ne voit le jour &#224; L&#233;opoldville en 1936. L'AAI a mis en place des ateliers d'art indig&#232;ne destin&#233;s &#224; former les artisans locaux. Le Mus&#233;e avait vocation de leur permettre d'avoir acc&#232;s aux motifs ancestraux devenus difficiles d'acc&#232;s. Dans le m&#234;me temps, on cherchait &#224; pr&#233;server les indig&#232;nes de l'influence que pouvait avoir sur eux un acc&#232;s &#224; l'art occidental. Le Gouvernement avait d'ailleurs institu&#233; une commission pour la protection des Arts et M&#233;tiers indig&#232;nes. Au Congo belge quelques sculpteurs indig&#232;nes &#233;taient m&#234;me devenus des artistes c&#233;l&#232;bres d&#232;s les ann&#233;es 1930, tels qu'Andr&#233; May&#233;l&#233;, Niamba Loemba o&#249; encore Daniel Futi. Tr&#232;s en vogue dans les ann&#233;es 1930, May&#233;l&#233; est pass&#233; &#224; la trappe avec l'ind&#233;pendance. Les m&#234;mes personnes qui trouvaient avant son coup de ciseau admirable trouv&#232;rent que finalement, ses groupes de personnages ne d&#233;passaient gu&#232;re le niveau du bon r&#233;cit folklorique. Aujourd'hui on a class&#233; May&#233;l&#233; dans la cat&#233;gorie de l'art touristique, et son &#339;uvre est parfaitement oubli&#233;e. May&#233;l&#233; &#233;tait un bon &#233;l&#232;ve qui &#233;tait pass&#233; de son expressionisme propre &#224; un r&#233;alisme plus rentable. Ecrivait-on apr&#232;s 1960. La m&#234;me critique pourrait certainement s'appliquer &#224; Mayola. Certains sculpteurs du Congo Belge, comme Makosa et Kaseya Ntambwe, avaient d'abord &#233;t&#233;s reconnus et appr&#233;ci&#233;s par la client&#232;le congolaise avant de produire des objets pour les colons europ&#233;ens.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_19388 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/19-mayola.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH196/19-mayola-a1a98.jpg?1683293217' width='500' height='196' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s 1940 Daniel Futi produisit de beaux bustes qu'il vendait directement sur les march&#233;s. Il semble vite avoir trouv&#233; un style propre, assez lisse et en phase avec l'art d&#233;co alors en vogue, qu'il exploita au moins jusqu'au milieu des ann&#233;es 1960. Des objets tr&#232;s &#233;l&#233;gants mais d&#233;pourvus de la force tranquille qui caract&#233;rise les pi&#232;ces connues de son rival Mayola. Daniel Futi a eu au moins un disciple, Muaka Cyrille qui fut tr&#232;s prolifique &#224; Boma.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_19389 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/20-mayola.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH176/20-mayola-e3e25.jpg?1772222301' width='500' height='176' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Il n'y avait rien d'&#233;quivalent au niveau institutionnel au Congo Brazzaville, o&#249; il y avait pourtant une concentration en nombre &#233;lev&#233;e d'artistes originaux, qui ont d&#251; se d&#233;brouiller eux-m&#234;mes pour mettre en place les conditions leur permettant d'exercer leur activit&#233;. A titre de comparaison, un Mus&#233;e National du Congo Brazzaville ne verra le jour qu'en 1965. Cette absence d'encadrement a probablement jou&#233; dans le fait de l'authenticit&#233; des &#339;uvres produites par l'&#233;cole de Mayola, frappante au regard de la production aseptis&#233;e des artisans encadr&#233;s par les coloniaux belges.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_19390 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/21-mayola-a.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH244/21-mayola-a-909c7.jpg?1772222301' width='500' height='244' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En 1954 la revue &lt;i&gt;Belgique d'Outre-Mer&lt;/i&gt; rend compte d'une exposition qui s'est tenue au Mus&#233;e du Livre du 24 avril au 12 mai, dans laquelle, &lt;i&gt;&#171; Parmi d'autres cartons, le portrait expressif du sculpteur congolais Mayola, la pipe &#224; la main et l'&#339;il per&#231;ant, semblait symboliser l'ambiance folklorique des rives du vieux Za&#239;re. &#187;&lt;/i&gt; Ce portrait qui reste &#224; retrouver nous donne bon espoir de mettre un visage sur ce nom encore myst&#233;rieux, Muta Mayola.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui est remarquable, c'est que les &#339;uvres de la collection Lejeune sont tr&#232;s diff&#233;rentes des autres &#339;uvres connues de Mayola. Aussi bien celles de sa p&#233;riode Kingoma, que celles de sa p&#233;riode Nouvelle Cit&#233;. Cela vient certainement du fait qu'on conna&#238;t des bustes et des statues, tandis que chez Lejeune il s'agit de bas-reliefs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sept ans de travail an&#233;antis en une semaine&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1960 le jeune Colonel Joseph-D&#233;sir&#233; Mobutu alors Commandant en Chef de l'Arm&#233;e congolaise s'installe dans la maison du Pr&#233;sident de la Banque du Congo Belge, &#233;jectant ce dernier de son bain. Cette maison &#233;tait voisine du manoir des Lejeune. En 1973, devenu grand timonier de la RDC, Mobutu ordonne l'expulsion &lt;i&gt;manu militari&lt;/i&gt; de ses voisins, estimant que leur pr&#233;sence constitue d&#233;sormais une atteinte &#224; sa s&#233;curit&#233; personnelle. Ils furent &#233;vacu&#233;s en camions militaires sans pouvoir emporter quoi que ce soit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La maison sculpt&#233;e est rest&#233;e vide jusqu'en 1989 et l'accueil au Congo d'un sommet des chefs d'&#233;tat de la francophonie. Mobutu fit &#233;difier un palais pour le congr&#232;s et ordonna qu'on d&#233;molisse la propri&#233;t&#233; des Lejeune qui g&#226;chait la vue sur les rapides. Les bulldozers mirent une semaine pour an&#233;antir sept ann&#233;es de travail des Mayola.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'&#233;cole Mayola Nouvelle Cit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Mayola &#233;taient log&#233;s sur place durant leur au moins sept ann&#233;es de travail pour les Lejeune. Dans les ann&#233;es 1950 Mayola a ouvert un atelier au 67 avenue Dibbaya &#224; L&#233;opoldville, l'&#233;cole Mayola. Trouvant davantage de commandes c&#244;t&#233; belge il n'est semble-t-il pas retourn&#233; &#224; Kingoma o&#249; son neveu Gr&#233;goire Massengo avait repris son atelier et continuait de former des &#233;l&#232;ves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mayola a quitt&#233; Brazzaville pour Kinshasa en 1945, alors que ses neveux avaient pris leur ind&#233;pendance. En suivant Charles Lejeune venu le recruter avec toute sa famille, peut-&#234;tre voulait-il leur laisser le champ libre ? Ou encore profiter des opportunit&#233;s offertes au Congo belge par l'Association des Amis de l'Art indig&#232;ne (AAI). Probablement un peu tout &#231;a &#224; la fois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mayola arrive donc &#224; Kinshasa au milieu des ann&#233;es 1940, alors que des sculpteurs comme Ntonio, Niamba Loemba ou bien encore Daniel Futi commencent &#224; produire des bustes acad&#233;miques d'une certaine qualit&#233; expressive et naturaliste, mais souvent d&#233;pourvus de personnalit&#233;. En 1952 il remporte le premier prix de sculpture sur bois au Salon des Arts Indig&#232;nes de L&#233;opoldville avec un buste de femme congolaise en weng&#233;. Il est difficile d'&#233;valuer son influence au Congo belge. C'est durant cette p&#233;riode charni&#232;re que Mayola ouvre son &#233;cole de l'avenue Dibbaya &#224; Nouvelle-Cit&#233;. On conna&#238;t un grand buste d'un de ses &#233;l&#232;ves repr&#233;sentant une femme mangbetu, avec cette inscription sous la base : &#233;cole Mayola, fait par MilanDou, Quartier artisanal av Dibaya 29/2/57. Ainsi qu'une paire de bustes de l'atelier Mayola dat&#233;s de 1958. Ensuite plus rien. La date nous permet de savoir que Mayola v&#233;cut au moins jusqu'en 1958. Tandis que l'autre c&#244;t&#233; du fleuve, ses &#233;l&#232;ves et neveux devenaient c&#233;l&#232;bres et passaient son style &#224; de nombreux apprentis.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_19391 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/21-mayola-b.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH278/21-mayola-b-d112a.jpg?1772222301' width='500' height='278' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;De nos jours on compte un certain nombre de Mayola &#224; Kinshasa, qui doivent &#234;tre ses petits et arri&#232;re-petits-enfants. L'&#233;cole de Mayola s'est formalis&#233;e en un courant &#224; la fois artistique et artisanal tr&#232;s actif &#224; partir du d&#233;but des ann&#233;es 1950. Pour les congolais, Mayola est le p&#232;re de la sculpture moderne. On lui associe ses neveux Massengo et Konongo, ses &#233;l&#232;ves les plus fameux, ainsi qu'Edouard Malonga. Il faut leur ajouter leurs enfants et parfois leurs petits-enfants, comme Guinel et Brice Massengo de nos jours. Ensuite il y a bien s&#251;r les propres fils de Papa Mayola, Maurice et C&#233;lestin, qui ont exerc&#233; la profession de sculpteurs. Parmi les plus &#233;minents repr&#233;sentants de cette &#233;cole, il faut encore citer Joseph Bansimba, Daniel Bouesso, M Bondji, Deskobet, Joachim Babindamana, Joseph Bimboulou, Andr&#233; Louya, Dominique Ntembe, Basile Manzouna, Joseph Nketelela, Koua Koua, Moukala, Bernard Mouanga Nkodia, Julien Diandaha, Pierre Malanda et Joseph Mabiala. Tous ont &#233;t&#233; des sculpteurs reconnus ayant leur propre atelier et de nombreux apprentis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rarement un sculpteur aura eu une telle influence. Mais ce qui rajoute une envergure particuli&#232;re &#224; sa figure, c'est la diversit&#233; de ses styles. En effet, si Mayola est avant tout le p&#232;re des bustes typiques congolais, c'est-&#224;-dire le sculpteur de la renaissance africaine, il fut aussi un sculpteur t&#233;k&#233; traditionnel, un cr&#233;ateur de figurines proches de l'art touristique, et le cr&#233;ateur sauvage vierge d'influences occidentales que Charles Lejeune pr&#233;sentait &#224; ses h&#244;tes, dont les motifs avaient ces troublantes similitudes avec l'art roman de l'Italie du sud qui frapp&#232;rent l'esprit de Marion Johnson.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2022, un certain nombre de sculpteurs congolais continuent de produire des &#339;uvres r&#233;pondant aux canons esth&#233;tiques d&#233;finis par ce mouvement &#224; l'&#233;poque coloniale. On peut donc parler d'une nouvelle tradition artistique sp&#233;cifiquement congolaise, bien que ses th&#232;mes et son style aient essaim&#233; dans un certain nombre de pays africains, o&#249; ils ont &#233;t&#233; repris en s&#233;rie, d'abord dans les pays voisins comme le Gabon et l'Angola, mais aussi tr&#232;s vite au Cameroun, au Tchad et jusqu'au S&#233;n&#233;gal. C'est-&#224;-dire essentiellement en Afrique francophone.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_19392 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/22-mayola.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH353/22-mayola-327eb.jpg?1772222301' width='500' height='353' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Si elle est aussi importante, ce n'est pas seulement par la quantit&#233; d'&#339;uvres produites, c'est surtout parce que l'on peut voir l'&#233;cole de Mayola comme la fin mais aussi une sorte d'apog&#233;e de l'art classique africain, un bouquet final qui se cristalise dans les t&#234;tes g&#233;antes en weng&#233; sorties des ateliers de Massengo et de Konongo. Et des objets qui resteront toujours myst&#233;rieux, comme ce buste reliquaire &#224; la cage thoracique apparente, aux dents d&#233;taill&#233;es et aux yeux &#233;carquill&#233;s, v&#233;ritable morceau de bravoure anonyme qu'on ne peut caract&#233;riser autrement que &#171; &#233;cole de Muta Mayola &#187;. La fin de l'art classique et le d&#233;but d'autres traditions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mayola en France&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Principalement acquises par les visiteurs occidentaux, dans un premier temps les fonctionnaires coloniaux, ensuite surtout les expatri&#233;s venus travailler en Afrique, le Congo n'ayant jamais vraiment d&#233;velopp&#233; le tourisme depuis son ind&#233;pendance, les productions de l'&#233;cole de Mayola sont &#233;parpill&#233;es aux quatre coins du monde, mais l'essentiel est en France. Il y a &#233;norm&#233;ment d'objets africains en France, plus que n'importe o&#249; ailleurs dans le monde. De tr&#232;s nombreux objets sign&#233;s appartenant &#224; cette &#233;cole de Mayola y sont conserv&#233;s. Ils prennent de la place alors un jour on les &#233;vacue &#224; la cave o&#249; au grenier. Jusqu'au jour de la succession o&#249; ils passent en salle des ventes. Comme ce n'est pas &#224; la mode on les y brade. Rarement on pr&#234;te attention au fait que la sculpture soit sign&#233;e sous la base. On en voit lors des braderies de quartier et autres vide-greniers, o&#249; ils passent de la main &#224; la main pour quelques euros. On trouve de petites pi&#232;ces chez les brocanteurs. Les antiquaires se r&#233;servent les plus belles pi&#232;ces qu'ils peuvent parvenir &#224; monnayer quelques milliers d'euros. Quelques belles pi&#232;ces parviennent &#224; int&#233;grer de belles ventes catalogu&#233;es, o&#249; ils arrivent parfois qu'ils fassent de belles ench&#232;res. Ceci n'a pas encore suffit &#224; inspirer &#224; quelques collectionneurs l'envie de constituer un ensemble qui permettrait de se repr&#233;senter les productions de cette &#233;cole, ses th&#232;mes, et les enjeux port&#233;s par les artistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les enjeux&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Il faut aussi prendre en compte les diff&#233;rences de &#171; r&#233;gime &#187; entre les pratiques culturelles selon le point de vue d'o&#249; on les appr&#233;hende. Il y a une grande diff&#233;rence entre l'usage que font pour elles-m&#234;mes les cultures dominantes de cultures extra europ&#233;ennes, comme par exemple pour ne prendre qu'un exemple, le recours &#224; la culture africaine chez certains peintres du premier tiers du XXe si&#232;cle et l'usage que ces cultures font de leur propre pass&#233; et de leur propre histoire aujourd'hui sur leur propre territoire. Si l'on ne peut effacer l'histoire, nul n'est contraint de se courber devant elle. Les choses ont chang&#233; depuis quelques d&#233;cennies et c'est sur ces nouvelles bases d'une reconnaissance mutuelle du pass&#233;, de ses bienfaits comme de ses m&#233;faits, qu'il importe de partir. &#187;&lt;/i&gt; Jean-Louis Poitevin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'est-ce que l'art traditionnel ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucun vestige de construction indig&#232;ne de quelque importance n'existe au Congo, sous le grand soleil au ciel doucement bleut&#233;. Alors qu'est-ce que l'art traditionnel africain ? Celui qui est conserv&#233; dans les mus&#233;es occidentaux, ou celui qui continue de se pratiquer dans les villages, mais surtout en zone urbaine ? Car aucune tradition n'est fig&#233;e. Les arts traditionnels sont sujets &#224; des &#233;volutions stylistiques, et ils peuvent int&#233;grer des outils nouveaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut se demander si la statuaire ornant les &#233;glises chr&#233;tiennes congolaises s'inscrit dans cette cat&#233;gorie, ou s'il faudrait lui d&#233;vouer une cat&#233;gorie &#224; part, qui inclurait les objets comme les crucifix kongos ? Mais on doit bien se garder de g&#233;n&#233;raliser, il s'agit en r&#233;alit&#233; d'une grande vari&#233;t&#233; de traditions dont chacune a subi des &#233;volutions particuli&#232;res. Si un grand nombre se sont &#233;teintes, certaines sont pleines de vitalit&#233; et d'autres en plein renouveau. Ces cat&#233;gories ne sont pas si herm&#233;tiques qu'elles peuvent le para&#238;tre. On a vu des artistes ayant re&#231;u une formation acad&#233;mique se tourner vers l'art populaire, comme les fondateurs de l'&#233;cole des cuivres repouss&#233;s de Lubumbashi Gabriel Kalumba, Chenge Baruti et son fr&#232;re. On a vu des artistes ayant re&#231;u une formation traditionnelle obtenir des commandes publiques ou de l'&#233;glise, et se mettre &#224; produire pour les touristes lorsqu'ils &#233;taient en mal de commandes. Ceux qui &#233;taient capable de jongler d'une cat&#233;gorie &#224; l'autre &#233;taient les plus brillants. Au Nig&#233;ria on citera George Bamidele Areogun, fils du ma&#238;tre yoruba Dada Amindele. Son disciple le plus brillant fut Lamidi Olonade Fakeye, lui-m&#234;me fils du ma&#238;tre Akobi Ogun Fakeye.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce qu'il reste &#224; trouver&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne conna&#238;t pas encore le visage de Muta Mayola. On sait que son portrait &#224; &#233;t&#233; publi&#233; dans un ouvrage qu'il reste &#224; retrouver. Par ailleurs, les archives africaines de Marion Johnson sont conserv&#233;es dans les documents du personnel de l'Universit&#233; de Birmingham : 29 bo&#238;tes 2 rouleaux contenant des articles, des chapitres de livres et de p&#233;riodiques relatifs &#224; de nombreux aspects de l'histoire et de la culture ouest-africaines ; photographies et diapositives d'Africains de l'Ouest au travail, artisanat, produits, personnes, lieux, artisans, architecture. On peut s'attendre &#224; trouver un certain nombre de clich&#233;s des sculptures de la collection Lejeune dans ces archives, et peut-&#234;tre des images de Mayola au travail. Marion Johnson a &#233;t&#233; charg&#233;e de cours temporaire au Centre d'&#233;tudes ouest-africaines de l'Universit&#233; de Birmingham de 1969 &#224; 1970, puis membre honoraire jusqu'en 1988.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne serait pas &#233;tonnant de trouver un certain nombre de pi&#232;ces de Mayola o&#249; de son &#233;cole au Mus&#233;e Africain de Namur, ainsi que dans d'autres Mus&#233;es Ethnographiques. Les assurances Lejeune existent toujours au Congo, et la famille doit poss&#233;der de nombreuses informations qui permettront probablement de localiser des sculptures de Mayola, ou des photographies. Enfin il y a les descendants du sculpteur &#224; Kinshasa, qui eux aussi doivent avoir de pr&#233;cieuses informations, qui permettront de reconstituer la biographie d'un sculpteur qui incarne plus d'un demi-si&#232;cle de l'histoire de l'art congolaise.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_19393 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;82&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH652/23-mayola-b9f89.jpg?1772222301' width='500' height='652' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Les c&#233;l&#232;bres guerriers sign&#233;s Mayola, copi&#233;s dans &#171; Toute l'Afrique &#187;.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sources&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Luc Aka-Evy, &#171; Les arts au creuset de la pens&#233;e congolaise contemporaine &#187;, &lt;i&gt;Cahiers d'&#233;tudes africaines&lt;/i&gt;, 198-199-200 | 2010, 1215-1240.&lt;br class='autobr' /&gt;
Georges Balandier, 1955, &lt;i&gt;Sociologie actuelle de l'Afrique noire&lt;/i&gt;, Presses universitaires de France.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Country Life Volume&lt;/i&gt; 108 octobre 1950&lt;br class='autobr' /&gt;
Kinshasa 1989 &#8211; &lt;i&gt;The Mad Baron's Castle Demolished&lt;/i&gt;, Choses apprises en cherchant d'autres choses. Article (en anglais) sign&#233; Mwana Mboka sur le blog Kinshasa &lt;i&gt;Then and Now&lt;/i&gt; le 1 08 2013.&lt;br class='autobr' /&gt;
Johnson, Marion, 1952. &#171; Congolese and Romanesque Sculpture, A Comparison &#187;, The Studio.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Revue coloniale belge&lt;/i&gt;, Issues 150-161, 1952.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Brousse&lt;/i&gt;, 1952, Les Amis de l'art indig&#232;ne du Congo belge.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Revue coloniale belge&lt;/i&gt;, Issue 207, page 366, 1954.&lt;br class='autobr' /&gt;
B Chillon, &#171; Le sculpteur Massengo et son buste de la reine N'Galiourou &#187;, &lt;i&gt;Liaison n&#176;60&lt;/i&gt;, pp 37-38, 1957.&lt;br class='autobr' /&gt;
Lejeune, Denis, 2012, &#171; La Tour du Baron Allard &#224; Kinsuka &#187;, &lt;i&gt;Memoires du Congo&lt;/i&gt;, Ao&#251;t 2012, pp.10-11.&lt;br class='autobr' /&gt;
Alain Auger, &lt;i&gt;Kinkala. &#201;tude d'un centre urbain secondaire au Congo-Brazzaville&lt;/i&gt;, paru &#224; Paris, chez Maisonneuve et Larose, en 1973.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Masterpieces of the People's Republic of the Congo&lt;/i&gt;, The African-American Institute, September 25, 1980-January 24, 1981, Issue 15990.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Pr&#233;sence africaine&lt;/i&gt;, Issues 167-168, 2003 &#233;ditions du Seuil, page 199.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;UNESCO General History of Africa&lt;/i&gt;, Vol. IV, Jan Vansina 1998.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Histoire g&#233;n&#233;rale du Congo des origines &#224; nos jours : Le Congo et son Avenir&lt;/i&gt;, Th&#233;ophile Obenga, l'Harmattan 2010 page 96.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Cultures and Globalization Cities, Cultural Policy and Governance&lt;/i&gt;. Helmut K Anheier, Yudhishthir Raj Isar 2012 pp 169-170.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Historical Dictionary of Republic of the Congo&lt;/i&gt;, By John Frank Clark, Samuel Decalo, 2012 Scarecrow Press.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Cultural ambassador of Nassau's African American Museum&lt;/i&gt;, Jim Merritt, Newsday, 30 janvier 2014.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Dictionnaire amoureux de l'architecture&lt;/i&gt;, Jean-Michel Wilmotte, Plon.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Congo Brazzaville&lt;/i&gt;, de Muriel Devey Malu Malu publi&#233; en 2019 aux &#233;ditions Karthala.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Coop&#233;ration culturelle : trois jeunes sculpteurs congolais exhibent leur talent en Chine &#187;, Yvette Reine Nzaba, &lt;i&gt;Les D&#233;p&#234;ches de Brazzaville&lt;/i&gt;, 20 juin 2018.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Artisanat : la sculpture se meurt &#187;, Jade Ida Kabat, &lt;i&gt;Les D&#233;p&#234;ches de Brazzaville&lt;/i&gt;, 14 F&#233;vrier 2019.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Carving Postcolonial Kongo Culture : Bakala Kalundi Daniel&lt;/i&gt;, Reinhild Kauenhoven Janzen, African Arts (2019) volume 52 (3) : pp 34&#8211;47.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;L'enterrement de la reine Galifourou&lt;/i&gt; (Ngalifourou). G&#233;rard Rochefort. Document vid&#233;o conserv&#233; &#224; la cin&#233;math&#232;que de Bretagne. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Histoires africaines I - Sculpteur de bois&lt;/i&gt;, reportage d'une dur&#233;e de 5'31mn de Peter Lumfila, Tony Nzolameso et Elys&#233;e Odia pour CongoWeb TV.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_19394 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;36&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/24-mayola.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH375/24-mayola-ab0ff.jpg?1683293217' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Aper&#231;u du fond d'&#339;uvres constitu&#233;.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Frontispice : Aper&#231;u du fond d'&#339;uvres constitu&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Photografrika Project</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Photografrika-Project</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/Photografrika-Project</guid>
		<dc:date>2018-06-30T19:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Adrien Tache et Corridor El&#233;phant</dc:creator>


		<dc:subject>photographie</dc:subject>
		<dc:subject>photographie pauvre - foto povera</dc:subject>
		<dc:subject>Afrique</dc:subject>
		<dc:subject>Corridor &#233;l&#233;phant</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;2013-2016&lt;br class='autobr' /&gt;
Mauritanie, Se&#769;ne&#769;gal, Guine&#769;e Conakry, Mali, Burkina Faso, Lagos, Co&#770;te d'Ivoire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Durant l'hiver 2013 je mets de co&#770;te&#769; mon emploi de charpentier afin de rejoindre une e&#769;cole de photographie atypique situe&#769;e dans le sud de la France l'Atelier Nomade.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Societe-15" rel="directory"&gt;Soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/photographie" rel="tag"&gt;photographie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/photographie-pauvre" rel="tag"&gt;photographie pauvre - foto povera&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Afrique" rel="tag"&gt;Afrique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Corridor-elephant" rel="tag"&gt;Corridor &#233;l&#233;phant&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH100/arton1265-a3654.jpg?1772267080' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;2013-2016&lt;br class='autobr' /&gt;
Mauritanie, Se&#769;ne&#769;gal, Guine&#769;e Conakry, Mali, Burkina Faso, Lagos, Co&#770;te d'Ivoire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Durant l'hiver 2013 je mets de co&#770;te&#769; mon emploi de charpentier afin de rejoindre une e&#769;cole de photographie atypique situe&#769;e dans le sud de la France l'Atelier Nomade.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_11170 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH332/adrien_tache_photografrika_02-c2b16.jpg?1772213387' width='500' height='332' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La plupart de la formation se fait en Afrique de l'Ouest, hors de ses sentiers battus, transporte&#769; durant 3 mois dans un vieux camion de pompier amme&#769;nage&#769;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Une ve&#769;ritable aventure humaine ou&#768; je suis parti sans projet ni attentes particulie&#768;res. Mais a&#768; Nouhadibou en Mauritanie, une rencontre au hasard d'une ruelle a change&#769; la donne en me pre&#769;sentant un fil conducteur : celui des photographes de studio.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_11172 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH332/adrien_tache_photografrika_05-70929.jpg?1772213387' width='500' height='332' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Equipe&#769;s pour la plupart de vieux argentiques des anne&#769;es 70, travaillant dans des studios aux allures kitsches et de&#769;fra&#238;chies, ces derniers voient leur profession e&#769;voluer et se compliquer rapidement, surtout depuis la pre&#769;sence du nume&#769;rique sur le continent. Le manque de formation, la concurrence de&#769;loyale, les charges importantes, l'acce&#768;s difficile au mate&#769;riel...n'arrangent pas les choses.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_11173 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH332/adrien_tache_photografrika_06-38337.jpg?1772213387' width='500' height='332' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Tout au long de ce voyage (s'en suivront par ailleurs 3 autres, jusqu'en 2016), je suis alle&#769; tirer le portrait des photographes que je rencontrais, afin qu'ils me te&#769;moignent les re&#769;alite&#769;s de leur me&#769;tier.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_11174 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH332/adrien_tache_photografrika_07-cf009.jpg?1772213387' width='500' height='332' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Me&#770;me s'il est aise&#769; d'y trouver des points communs avec le notre, leur univers reste un autre monde ou se me&#769;lange syste&#768;me-D, re&#769;cup', kitsche colore&#769;, modernite&#769; et traditions a&#768; la lumie&#768;re des ne&#769;ons.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_11175 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH332/adrien_tache_photografrika_08-a6851.jpg?1772213387' width='500' height='332' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Un monde vivant sur la nostalgie d'un a&#770;ge d'or o&#249; il est parfois difficile de re&#770;ver a&#768; des jours meilleurs.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_11176 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH332/adrien_tache_photografrika_09-68c7c.jpg?1772213387' width='500' height='332' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11177 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH332/adrien_tache_photografrika_12-b8822.jpg?1772213387' width='500' height='332' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11178 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH332/adrien_tache_photografrika_13-b4b26.jpg?1772213387' width='500' height='332' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11179 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH332/adrien_tache_photografrika_17-5e8e2.jpg?1772213387' width='500' height='332' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11180 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH332/adrien_tache_photografrika_20-0896c.jpg?1772213387' width='500' height='332' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11181 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/adrien_tache_photografrika_21.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH332/adrien_tache_photografrika_21-ef3a6.jpg?1530386630' width='500' height='332' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11182 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/adrien_tache_photografrika_23.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH332/adrien_tache_photografrika_23-aea8b.jpg?1530386630' width='500' height='332' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11183 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/adrien_tache_photografrika_24.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH332/adrien_tache_photografrika_24-b8c15.jpg?1530386630' width='500' height='332' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11184 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/adrien_tache_photografrika_26-34c5d.jpg?1530386630' width='500' height='333' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11185 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/adrien_tache_photografrika_27.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH332/adrien_tache_photografrika_27-2dbfd.jpg?1530386631' width='500' height='332' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11186 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/adrien_tache_photografrika_28.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/adrien_tache_photografrika_28-089e5.jpg?1530386631' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11187 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/adrien_tache_photografrika_29.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH332/adrien_tache_photografrika_29-13176.jpg?1530386631' width='500' height='332' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11188 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/adrien_tache_photografrika_31.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH341/adrien_tache_photografrika_31-df5eb.jpg?1530386631' width='500' height='341' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_11189 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/adrien_tache_photografrika_32.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH332/adrien_tache_photografrika_32-d8d08.jpg?1530386631' width='500' height='332' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://www.adrientache.com" class="spip_out"&gt;www.adrientache.com&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>l'Afrique vue par elle-m&#234;me</title>
		<link>https://www.tk-21.com/l-Afrique-vue-par-elle-meme</link>
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		<dc:date>2017-11-07T23:54:40Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Martial Verdier et Olivier Sultan</dc:creator>


		<dc:subject>photographie</dc:subject>
		<dc:subject>exposition</dc:subject>
		<dc:subject>Afrique</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Malick Sidib&#233; - Oumar Ly - Sa&#239;dou Dicko - Nayba L&#233;on Ou&#233;draogo - King Massassy - Martial Verdier - Calvin Dondo - N'krumah Lawson Daku&lt;br class='autobr' /&gt;
du 16 novembre au 30 d&#233;cembre 2017&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/exposition" rel="tag"&gt;exposition&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH106/arton1135-b1833.jpg?1772249542' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='106' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;du 16 novembre au 30 d&#233;cembre 2017&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malick Sidib&#233; - Oumar Ly - Sa&#239;dou Dicko - Nayba L&#233;on Ou&#233;draogo - King Massassy - Martial Verdier - Calvin Dondo - N'krumah Lawson Daku&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les photographes africains sont souvent au coeur m&#234;me de leur sujet, de leur communaut&#233; qu'ils connaissent parfaitement et soutiennent, qu'ils soutiennent parfois financi&#232;rement, moralement. Ils en sont les sages, les p&#232;res, les grands-p&#232;res, les Chefs. Leurs activit&#233;s sont parfois multiples et ne sont pas r&#233;gies par le principe de hi&#233;rarchisation : r&#233;parer de vieux appareils photo, faire des photos d'identit&#233;, tirer le portrait d'un ambassadeur ou d'un notable, discuter avec des enfants dans la rue, avec des marchants ambulants, pr&#233;parer une exposition pour un mus&#233;e &#224; Paris ou New-York, rien n' est vraiment prioritaire.Chaque personne et chaque acte sont marqu&#233;s de l'importance du pr&#233;sent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;INFOS PRATIQUES / PRATICAL INFOS&lt;br class='autobr' /&gt;
Galerie Art-Z - 27 rue Keller 75011 PARIS - m&#233;tro Bastille&lt;br class='autobr' /&gt;
vernissage le jeudi 16 novembre de 18h30 &#224; 22h &lt;br class='autobr' /&gt;
/ opening on thurday 16th of November from 6:30 pm to 10:00 pm &lt;br class='autobr' /&gt;
du mercredi au samedi de 14h &#224; 19H &lt;br class='autobr' /&gt;
/ from wednesday to saturday 2:00 pm to 7:00 pm&lt;br class='autobr' /&gt;
contact : oliviersultan75@gmail.com - +336 63 24 42 22&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'Afrique vue par elle-me&#770;me</title>
		<link>https://www.tk-21.com/L-Afrique-vue-par-elle-me%CC%82me</link>
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		<dc:date>2017-10-29T22:40:21Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier Sultan</dc:creator>


		<dc:subject>photographie</dc:subject>
		<dc:subject>Afrique</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;En Afrique, le photographe de studio est un professionnel respect&#233;, au statut social &#233;lev&#233;. Il est le gardien de la m&#233;moire visuelle d'une communaut&#233;, le garant &#224; la fois de l'identit&#233; de l'individu, et le t&#233;moin de l'&#233;volution de la soci&#233;t&#233;, la confrontation rituelle est codifi&#233;e entre l'homme et le m&#233;dium&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Societe-15" rel="directory"&gt;Soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Afrique" rel="tag"&gt;Afrique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH100/arton1125-619a0.jpg?1772249542' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En Afrique, le photographe de studio est un professionnel respect&#233;, au statut social &#233;lev&#233;. Il est le gardien de la m&#233;moire visuelle d'une communaut&#233;, le garant &#224; la fois de l'identit&#233; de l'individu, et le t&#233;moin de l'&#233;volution de la soci&#233;t&#233;, la confrontation rituelle est codifi&#233;e entre l'homme et le m&#233;dium.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_10169 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;29&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/_la_vie_40.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH331/_la_vie_40-edf50.jpg?1772199054' width='500' height='331' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Nyaba L&#233;on Ou&#233;draogo
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;La vie
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La photographie est apparue en Afrique d&#232;s le milieu du x&#305;xe si&#232;cle et pourtant sa reconnaissance en tant qu'art est un ph&#233;nom&#232;ne r&#233;cent. Dans les ann&#233;es 1950, l'apparition du studio photo &#233;tablit un lien tr&#232;s solennel entre le photographe et son mod&#232;le. La photographie africaine &#233;tant avant tout &#224; destination du march&#233; local et non d'un regard ext&#233;rieur, sa particularit&#233; est qu'elle r&#233;v&#232;le avant tout les aspirations du sujet. Petit &#224; petit les photographes int&#232;grent la recherche esth&#233;tique dans leur travail. D'embl&#233;e, ces photographies de studio frappent par la solennit&#233; des poses et par le respect mutuel entre le photographe et son mod&#232;le qui transpara&#238;t dans les clich&#233;s. Le photographe est choisi pour ses qualit&#233;s de m&#233;diateur, d'interpr&#232;te social, d'intercesseur qui en font plus qu'un habile technicien, un fabricant d'ic&#244;nes. Le prix de la s&#233;ance est assez &#233;lev&#233;, et il s'agit souvent du premier portrait. Le photographe doit souligner la position sociale du mod&#232;le et introduire par son style cette part de r&#234;ve et de fantaisie constitutive de son &#233;criture. Les accessoires (lunettes, montre, t&#233;l&#233;phone, radio, chaussures, cigarette, chapeau, mobylette) ont une tr&#232;s grande importance : il s'agit sans doute moins de montrer ce qu'on est que ce que l'on est pr&#234;t &#224; devenir.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10177 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;15&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH492/img_51_13-43aec.jpg?1772199054' width='500' height='492' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;King Massassi
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le portrait doit &#234;tre compris comme une fabrication rituelle condens&#233;e de la r&#233;alit&#233;, de l'image sociale. La famille, la collectivit&#233; en sont souvent les premiers destinataires (on sait l'importance de la famille &#233;largie en Afrique, une collectivit&#233; &#224; l'int&#233;rieur de laquelle le portrait photographique vient prendre sa place). Pour le photographe, il s'agit souvent de deviner, de r&#233;v&#233;ler les r&#234;ves, les aspirations profondes de son mod&#232;le. Ainsi, &#224; la fin des ann&#233;es 1960, les jeunes y&#233;-y&#233; de Bamako ou de Dakar d&#233;voilent leurs pantalons &#8220;pattes d'&#233;l&#233;phant&#8221; ou leurs jupes courtes pour la premi&#232;re fois dans le studio de Malick Sidib&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10182 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;15&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH499/r230-4dfc9.jpg?1772199054' width='500' height='499' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Malick Sidib&#233;
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les photographes africains sont souvent au c&#339;ur m&#234;me de leur sujet, de leur communaut&#233; qu'ils connaissent parfaitement et soutiennent, qu'ils soutiennent parfois financi&#232;rement, moralement. Ils en sont les sages, les p&#232;res, les grands-p&#232;res, les Chefs. Leurs activit&#233;s sont parfois multiples et ne sont pas r&#233;gies par le principe de hi&#233;rarchisation : r&#233;parer de vieux appareils photo, faire des photos d'identit&#233;, tirer le portrait d'un ambassadeur ou d'un notable, discuter avec des enfants dans la rue, avec des marchants ambulants, pr&#233;parer une exposition pour un mus&#233;e &#224; Paris ou New-York, rien n'est vraiment prioritaire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Chaque personne et chaque acte sont marqu&#233;s de l'importance du pr&#233;sent. &lt;br class='autobr' /&gt;
Certes, Malick Sidib&#233;, Lion d'Or de la Biennale de Venise en 2007, prix Hasselblad en 2003, expos&#233; aujourd'hui &#224; la Fondation Cartier, est sans doute le photographe africain le plus renomm&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il en a conscience. Il a d&#233;plac&#233; son point de vue, modifi&#233; certains rep&#232;res, mais il garde toujours un &#339;il sur le sujet, le pr&#233;sent, un autre pour la composition, un troisi&#232;me (?) pour le &#034;hors-cadre, l'accident&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On est ici tr&#232;s loin de la photographie &#034;ethnographique&#034; ou coloniale, complice d'un spectacle ou un syst&#232;me esth&#233;tique (id&#233;ologique) assignait &#224; l'image des peuples non occidentaux une valeur de troph&#233;e dans un univers de spectacle carnavalesque : il s'agissait alors plut&#244;t d'un outil de domination, de classification de l'alt&#233;rit&#233;. La diffusion massive de cartes postales(...)&lt;br class='autobr' /&gt;
La photographie africaine, elle, est avant tout &#224; destination des mod&#232;les et non d'un march&#233; ou d'un regard ext&#233;rieur. Tr&#232;s loin du voyeurisme.&lt;br class='autobr' /&gt;
Autre particularit&#233; : la photographie en Afrique est un &#233;v&#233;nement singulier qui, tr&#232;s longtemps, a fait &#233;cho aux rites traditionnels : plus qu'une image, la photographie est une part de l'esprit. L'image n'est pas inerte : elle ne retient le sujet que temporairement.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10172 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;15&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/img_24_28-35af1.jpg?1772199054' width='500' height='333' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;King Massassi
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En Afrique occidentale, le photographe a tr&#232;s rapidement int&#233;gr&#233; le culte des morts : photographie du d&#233;funt sur son lit de mort, utilisation du portrait lors de rites fun&#233;raires, etc.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi, chez les Igbo d'Afrique de l'Ouest, la photographie du d&#233;funt &#233;tait accroch&#233;e face contre le mur, pour &#233;viter une &#034;sortie&#034; importune de son esprit dans le monde des vivants.&lt;br class='autobr' /&gt; Il est int&#233;ressant de noter que la photographie, chez les Igbo, fut la premi&#232;re repr&#233;sentation fid&#232;le tol&#233;r&#233;e du visage humain.&lt;br class='autobr' /&gt;
En effet, dans la plupart des cultures africaines, la repr&#233;sentation du visage humain devait &#234;tre impersonnelle : une ressemblance trop &#233;vidente pouvait attirer le mauvais sort, voire la mort.&lt;br class='autobr' /&gt;
Chez les Yoruba (Nig&#233;ria), la photographie remplace peu &#224; peu les poup&#233;es protectrices de l'unit&#233; des jumeaux, en cas de d&#233;c&#232;s de l'un d'eux.&lt;br class='autobr' /&gt;
Par la photographie, l'individu peut intervenir dans le processus cosmique naturel, prolonger la vie symboliquement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut, me semble t-il, comparer la photographie africaine de studio au &#034;f&#233;tiche&#034; : il y a, tout dans les deux cas, un investissement culturel collectif, communautaire autour de ces deux objets. La photographie de studio, qui, loin d'&#234;tre une pratique anodine, ob&#233;it &#224; tout un rituel de la pose.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le d&#233;sir r&#233;cent de l'occident envers les photographies issues d'Afrique me semble suivre le m&#234;me chemin que celui qui, au si&#232;cle dernier, vit vers les statuettes et masques &#034;charg&#233;s&#034; de l'art dit &#034;primitif&#034; prendre de gr&#233; ou de force le chemin de nos Mus&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10185 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;15&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH504/r264-91890.jpg?1772199054' width='500' height='504' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Malick Sidib&#233;
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le statut des photographies de studio, ainsi que celui des photographes eux-m&#234;mes, a chang&#233; entre les ann&#233;es de prise de vue et de commande des portraits (1950 &#224; 1970), et le moment o&#249; ils furent expos&#233;s dans les Mus&#233;es et galeries d'art en occident.&lt;br class='autobr' /&gt;
La question qui peut &#234;tre pos&#233;e alors est : &#034;qu'est ce que cela dit de nous, de notre d&#233;sir d'exotisme, envers les f&#233;tiches, statues ou photographies ?&lt;br class='autobr' /&gt;
L'aura et le contexte qui les entouraient alors ont subi un transfert : la &#034;charge&#034; dont ils &#233;taient investis au d&#233;part (rituel, communion de la communaut&#233;, de la famille, etc.) s'est transform&#233;e en charge d'&#034;&#339;uvre d'art&#034; &#224; valeur symbolique et p&#233;cuniaire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le probl&#232;me est alors semblable &#224; celui de la disparition suite au pillage des statues et masques en Afrique : pourquoi peut-on voir ces photos en Occident, et non plus dans leurs pays d'origine ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Certes, un petit tirage d'origine reste souvent accroch&#233; au mur des maisons de Bamako ou de Dakar.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais est-ce le m&#234;me objet que ce portrait largement agrandi et retir&#233;, encadr&#233; et expos&#233; dans un Mus&#233;e &#224; Paris ?&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10181 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;46&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L427xH640/nyaba_fleuve_congo_46-3adee.jpg?1509805431' width='427' height='640' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Nyaba L&#233;on Ou&#233;draogo
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;phantoms of congo river
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.art-z.net" class="spip_out"&gt;http://www.art-z.net&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Exposition&lt;br class='autobr' /&gt;
Gallerie Art-z, 27, rue Keller 75011 Paris (M&#176; Bastille)&lt;br class='autobr' /&gt;
16 novembre 30 d&#233;cembre 2017&lt;br class='autobr' /&gt;
du mercredi au samedi de 14 &#224; 19 h&lt;br class='autobr' /&gt;
Vernissage jeudi 16 novembre 18h30 &#224; 22 h&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec les photographie de :&lt;br class='autobr' /&gt;
Malick Sidib&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
Oumar Ly&lt;br class='autobr' /&gt;
Sa&#239;dou Dicko&lt;br class='autobr' /&gt;
Nyaba L&#233;on Ou&#233;draogo&lt;br class='autobr' /&gt;
King Massassy&lt;br class='autobr' /&gt;
Martial Verdier&lt;br class='autobr' /&gt;
Calvin Dondo&lt;br class='autobr' /&gt;
N'Krumah Lawson Daku&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_10189 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/invit_sans_trous.jpg' width=&#034;451&#034; height=&#034;640&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_10190 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/invit_sans_trous2.jpg' width=&#034;451&#034; height=&#034;640&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Attention fragile</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Attention-fragile</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/Attention-fragile</guid>
		<dc:date>2017-06-06T13:10:01Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bianca Rossi et Roma Napoli</dc:creator>


		<dc:subject>photographie</dc:subject>
		<dc:subject>catastrophe</dc:subject>
		<dc:subject>environnement</dc:subject>
		<dc:subject>Afrique</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;&#171; Nous savons au moins ceci : la terre n'appartient pas &#224; l'homme ; l'homme appartient &#224; la terre... &#187;&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Societe-15" rel="directory"&gt;Soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/photographie" rel="tag"&gt;photographie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/catastrophe" rel="tag"&gt;catastrophe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/environnement" rel="tag"&gt;environnement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Afrique" rel="tag"&gt;Afrique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH111/arton1071-23f01.jpg?1772249839' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='111' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; Nous savons au moins ceci : la terre n'appartient pas &#224; l'homme ; l'homme appartient &#224; la terre... &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;iframe src=&#034;https://player.vimeo.com/video/219662909?title=0&amp;byline=0&amp;portrait=0&#034; width=&#034;640&#034; height=&#034;360&#034; frameborder=&#034;0&#034; webkitallowfullscreen mozallowfullscreen allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://vimeo.com/219662909&#034;&gt;#15 Quotidien d'atelier Roma Napoli&lt;/a&gt; from &lt;a href=&#034;https://vimeo.com/user25678686&#034;&gt;TK-21&lt;/a&gt; on &lt;a href=&#034;https://vimeo.com&#034;&gt;Vimeo&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La dimension artistique de la photographie de mise en sc&#232;ne, &#224; l'exemple de l'artiste am&#233;ricaine Sandy Skoglund, se place dans l'espace qui se joue entre un plan r&#233;f&#233;rentiel et son &#233;mancipation de part sa nouveaut&#233;, sa singularit&#233; et parfois son esprit subversif. V&#233;ritables dispositifs de repr&#233;sentation qui articulent nos codes culturels en m&#234;me temps que leurs ruptures. Cette pratique a &#233;t&#233; longtemps d&#233;pr&#233;ci&#233;e par les th&#233;oriciens et les critiques de la photographie. Aujourd'hui nous ne remettons plus en cause la reconnaissance de cette discipline.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_9763 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/la-force-tranquille.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH317/la-force-tranquille-d49ed.jpg?1509813709' width='500' height='317' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les cr&#233;ations de Roma Napoli, qu'elle nomme &#224; bon escient &lt;i&gt;Tableaux photographiques&lt;/i&gt; se placent naturellement dans cette pratique. Par la mise en situation d&#233;cal&#233;e des figurines &lt;i&gt;Action Man&lt;/i&gt; et apparent&#233;s, elle transgresse avec humour et perspicacit&#233; la violence virile attach&#233;e &#224; ces jouets guerriers d&#233;di&#233;s aux enfants. La mise en situation dans l'espace po&#233;tique de ces repr&#233;sentations muscl&#233;es en plastique s'accompagne d'une mixit&#233; de r&#233;f&#233;rents litt&#233;raires, philosophiques, anthropologiques, sociologiques et artistiques et parfois l'extr&#234;me tension jouxte une ironie d&#233;cal&#233;e &#224; la mani&#232;re de GG Ballard.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_9764 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/secheresse.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH336/secheresse-b654e.jpg?1509813709' width='500' height='336' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Cette fa&#231;on de puiser dans cette r&#233;serve de figurines d&#233;risoires, clon&#233;es et dociles interroge insidieusement et au-del&#224; du d&#233;tournement, nos habitudes de pens&#233;e, notre perception de l'humain, de son devenir et notre capacit&#233; de d&#233;sadaptation.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_9765 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/signes-together.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/signes-together-975bb.jpg?1772242551' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Investie dans le collectif Dix10 (duo d'artistes) d&#232;s 1982, l'artiste produit depuis 17 ans des &#339;uvres utilisant les nouvelles technologies, la photo et la vid&#233;o.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_9761 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/elephant-fragile.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH500/elephant-fragile-f6c24.jpg?1509813709' width='500' height='500' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Elle propose du 15 au 30 juin l'op&#233;ration &#171; ATTENTION FRAGILE &#187; &#224; la galerie St&#233;phane Mortier.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Afrique un &#233;l&#233;phant est tu&#233; toutes les 15 minutes pour son ivoire. 30% des &#233;l&#233;phants ont disparu en 7 ans. A ce rythme, on ne verra plus d'&#233;l&#233;phants en Afrique dans moins de 20 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout est parti d'un &#171; tableau photographique &#187; cr&#233;&#233; par Roma pour le projet &#171; M&#233;moire d'&#233;l&#233;phant &#187; port&#233; depuis 37 ans par Jean Paul Sidolle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle imagine pour le r&#233;aliser un tampon o&#249; l'on peut lire FRAGILE sous l'id&#233;ogramme d'un &#233;l&#233;phant. Antonyme qui inscrit la fragilit&#233; de ce mastodonte face &#224; un pr&#233;dateur tel que l'homme et dont la disparition tire une fois de plus, la sonnette d'alarme en regard de notre incapacit&#233; collective &#224; pr&#233;server notre &#233;cosyst&#232;me et &#224; agir alors qu'il est d&#233;j&#224; presque trop tard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce tampon nous dit aussi que l'animal n'est pas une chose dont on peut disposer mais un &#234;tre &#224; part enti&#232;re. Pour rappel une d&#233;claration universelle des droits de l'animal a &#233;t&#233; proclam&#233;e le 15 octobre 1978 &#224; l'UNESCO.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la photo, le tampon est port&#233; et utilis&#233; par deux GI'Joes en tenue guerri&#232;re, l'un noir et l'autre blanc. Elle restitue ainsi aux &#171; d&#233;fenseurs de l'ordre &#187;, ce qui devrait &#234;tre leur vraie fonction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'artiste nous rappelle cette phrase attribu&#233;e &#224; Chef Seattle &#171; Nous savons au moins ceci : la terre n'appartient pas &#224; l'homme ; l'homme appartient &#224; la terre... &#187;, et s'interroge sur le pourquoi de cette exploitation sans limites et sans conscience.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_9760 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/elephant_dyp.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH506/elephant_dyp-aac66.jpg?1509813709' width='500' height='506' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'elle d&#233;cide de produire 86 tampons (en m&#233;moire des ann&#233;es de vie de l'&#233;l&#233;phant Lin Wang), elle transgresse le processus de l'image po&#233;tique en la renvoyant dans une r&#233;alit&#233; tangible et partag&#233;e, incitant l'autre &#224; devenir lui aussi, &#224; l'instar des GI'Joes, le d&#233;fenseur d'un ordre invers&#233; en pleine conscience de son appartenance &#224; la terre. Cette incitation &#224; la multiplication du message invertit une logique qui voudrait que le spectateur (de la photo) ne puisse jamais en &#234;tre l'acteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle touche ici non seulement une transgression de l'ordre spectateur/acteur, mais &#233;galement un &#171; art sociologique &#187; et un art dit &#171; de reproduction &#187; en faisant que l'image tamponn&#233;e sera toujours diff&#233;rente, quelquefois &#233;ph&#233;m&#232;re, parfois ind&#233;l&#233;bile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pour que le message ne soit pas uniquement un message, 33% de la recette d'un ensemble compos&#233; d'un tampon, encreurs et d'une d&#233;clinaison de la photo originale, sera revers&#233;e &#224; l'ONG &#171; Des &#201;l&#233;phants &amp; des Hommes &#187; dont la vocation est l'am&#233;lioration de la coexistence humain-&#233;l&#233;phant en Afrique coordonn&#233;e par son fondateur Julien Marchais, tr&#232;s actif sur le terrain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un aller-retour du support argentique immacul&#233; vers les pistes poussi&#233;reuses de l'Afrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques &#171; tableaux photographiques &#187; que l'artiste juge &#234;tre en phase avec la proposition seront montr&#233;s lors de cette intervention.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Roma Napoli, une artiste polymorphe qui n'a pas fini de nous interpeller.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paris 2017&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#171; ATTENTION FRAGILE &#187; de Roma Napoli &lt;br class='autobr' /&gt;
du 16 au 30 juin &#224; la galerie-s-mortier : 14 rue Lincoln, 75008 Paris.&lt;br class='autobr' /&gt;
VERNISSAGE LE 15 JUIN DE 18H &#192; 21H&lt;br class='autobr' /&gt;
Avec la participation de M. Julien Marchais Coordinateur et fondateur de l'ONG &#171; Des &#201;l&#233;phants &amp; Des Hommes &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
galerie[st&#233;phane]mortier : 14, rue Lincoln. Paris 8e - Escalier A - 4e &#233;tage, codes d'acc&#232;s transmis le jour m&#234;me sur demande par SMS +33 6 67 31 67 81&lt;br class='autobr' /&gt;
galerie-s-mortier.com / romanapoliart.com&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_9762 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/flyer.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/flyer.jpg' width=&#034;800&#034; height=&#034;270&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Malick Sidib&#233; a fait la pause.</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Malick-Sidibe-a-fait-la-pause</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/Malick-Sidibe-a-fait-la-pause</guid>
		<dc:date>2016-05-31T16:39:18Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier Sultan</dc:creator>


		<dc:subject>photographie</dc:subject>
		<dc:subject>Afrique</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Malick Sidibe s'est &#233;teint mi-avril, &#224; l'&#226;ge de 80 ans. Depuis les ann&#233;es 60, il &#233;tait la m&#233;moire de Bamako, des soir&#233;es dansantes post-ind&#233;pendance aux portraits pos&#233;s dans son studio de Bagadadgi. Son sens de la composition et de la &#034;r&#233;v&#233;lation&#034; des mod&#232;les-personnages lui ont valu de nombreuses expositions internationales. Ce passage du studio aux Mus&#233;es avait tr&#232;s peu modifi&#233; les habitudes et l'esth&#233;tique de ce photographe, aussi modeste qu'il &#233;tait central pour sa communaut&#233;.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Images" rel="directory"&gt;Images&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/photographie" rel="tag"&gt;photographie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Afrique" rel="tag"&gt;Afrique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH122/arton896-b4717.jpg?1772249542' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='122' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Laur&#233;at du prix Hasselblad (2003) et du Lion d'Or de la Biennale de Venise (2007), le photographe malien Malick Sidibe s'est &#233;teint mi-avril, &#224; l'&#226;ge de 80 ans. Depuis les ann&#233;es 60, il &#233;tait la m&#233;moire de Bamako, des soir&#233;es dansantes post-ind&#233;pendance aux portraits pos&#233;s dans son studio de Bagadadgi. Son sens de la composition et de la &#034;r&#233;v&#233;lation&#034; des mod&#232;les-personnages lui ont valu de nombreuses expositions internationales. Ce passage du studio aux Mus&#233;es avait tr&#232;s peu modifi&#233; les habitudes et l'esth&#233;tique de ce photographe, aussi modeste qu'il &#233;tait central pour sa communaut&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le grand Malick a referm&#233; sa bo&#238;te noire.&lt;/h2&gt;&lt;iframe src=&#034;https://player.vimeo.com/video/168804568?title=0&amp;byline=0&amp;portrait=0&#034; width=&#034;640&#034; height=&#034;360&#034; frameborder=&#034;0&#034; webkitallowfullscreen mozallowfullscreen allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;T&#233;moin des ann&#233;es post-ind&#233;pendance du Mali, des soir&#233;es &lt;i&gt;Y&#233;-Y&#233;,&lt;/i&gt; ami des fans de Jimi Hendrix et de James Brown, qui sont aujourd'hui en deuil. Avec une infinie tendresse pour ses clients et complices, il avait le don de voir en l'autre. De voir et de deviner ses d&#233;sirs, ses r&#234;ves, ses regrets, et d'en extraire un clich&#233;, l'essence m&#234;me d'un &#234;tre, de ce qui fait un homme. La pause &#233;tait chez lui un rituel, avec ses palabres, avec le choix des accessoires, les conseils, parfois jusqu'au parfum. Un angle, le choix d'une position, un clin d'&#339;il complice, le sourire aussi, et, en une seconde, le portrait d'une vie &#233;tait dans la bo&#238;te.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8113 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L482xH480/r254n-cba07.jpg?1509806160' width='482' height='480' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Parfois, il invitait l'incongru. L'instant d'apr&#232;s, le d&#233;bordement du cadre. Ces photos, il les nommait &lt;i&gt;&#171; c'est pas ma faute &#187;,&lt;/i&gt; entre malice et modestie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elles trahissaient l'impatience du sujet, son insolence, trahis par un l&#233;ger mouvement. C'est le temps qui s'invite au c&#339;ur m&#234;me du d&#233;clic, la perle rare que l'on p&#234;che dans un laps d'1/100e de seconde. Ce petit mouvement, ce regard qui disent tout &#224; la fois ce qu'est le sujet, ce qu'il d&#233;sire, ce qu'il r&#234;ve. Chez la petite fille au visage flout&#233;, l'ombre d'un cauchemar se profile peut-&#234;tre...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malick et sa grande curiosit&#233; des autres. Sa soif de conna&#238;tre ses visiteurs, &#233;tonn&#233;s de tant de modestie chez ce grand artiste. Malick et la beaut&#233; des femmes non encore voil&#233;es. Malick et le Chasseur, fr&#232;re dans la qu&#234;te des esprits. Malick et le fier &lt;i&gt;cow-boy &#224; Mobylette.&lt;/i&gt; L'Afrique, Bamako, par et pour ceux qui la font, loin du voyeurisme. Tous avaient leur place dans son Studio, du musicien au paysan, des s&#339;urs jumelles aux &lt;i&gt;apprentis fumeurs&lt;/i&gt;, venus de loin pour se faire tirer le portrait avec leur premi&#232;re cigarette, &#233;tonn&#233;s de leur propre audace. &lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8114 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L481xH480/r259-a2786.jpg?1509806161' width='481' height='480' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Malick Sidib&#233; fut un chasseur, l'&#339;il aux aguets. Il fut aussi, et surtout, au c&#339;ur m&#234;me de son sujet. Au c&#339;ur d'une communaut&#233; qu'il connaissait parfaitement, qu'il soutenait financi&#232;rement, moralement. Il &#233;tait le sage, le p&#232;re, le grand-p&#232;re, le Chef. Ses activit&#233;s furent multiples et non r&#233;gies par le principe de &#171; hi&#233;rarchisation &#187;, mais de mani&#232;re circulaire, &#233;gale : r&#233;parer de vieux appareils photos, faire des photos d'identit&#233;, tirer le portait d'un ambassadeur ou d'un notable, discuter avec des enfants dans la rue, avec les marchants ambulants, pr&#233;parer une exposition pour une grande galerie de New York, rien n'&#233;tait vraiment &#171; prioritaire &#187;. Chaque personne et chaque acte &#233;taient marqu&#233;s de l'importance du pr&#233;sent. &#202;tre pleinement pr&#233;sent, dans la vie comme dans le studio. Certes, Malick Sidib&#233;, prix Hasselblad en 2003, fut sans doute le photographe africain le plus renomm&#233;, avec son ami Seydou Ke&#239;ta . Il avait certes d&#233;plac&#233; son point de vue, modifi&#233; certains rep&#232;res. Mais il gardait toujours un &#339;il sur le sujet, le pr&#233;sent, un autre pour la composition, et un troisi&#232;me (strabisme divergeant ?) pour le hors-cadre, l'accident. Ces derni&#232;res ann&#233;es, Malick Sidib&#233; demandait aux mod&#232;les (surtout des femmes), de se retourner. Ce sont les &lt;i&gt;Vues de Dos&lt;/i&gt;. Lignes, composition avec les tissus (le nu est impensable au Mali), mais aussi un fort &#233;rotisme latent : le dos, le mouvement l&#233;g&#232;rement d&#233;hanch&#233; au repos, c'est le d&#233;sir, le cach&#233;, la sexualit&#233;. Son jardin secret, le seul moment o&#249; il &#171; programmait &#187; la prise de vue de ses mod&#232;les... Le corps, la posture, font irruption dans le cadre avant le visage. La vie est partout, &#224; tout instant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Adieu Malick, passionn&#233; des autres, de ses fr&#232;res, de l'Autre dans son plus grand respect.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8115 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/r300.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH556/r300-016ba.jpg?1772190355' width='500' height='556' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;div class='spip_document_8112 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/r245n.jpg' width=&#034;469&#034; height=&#034;480&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Dox Rekk - marche seulement</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Dox-Rekk-marche-seulement</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/Dox-Rekk-marche-seulement</guid>
		<dc:date>2016-01-27T22:58:27Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>La&#235;titia Bischoff et Laure Gilquin</dc:creator>


		<dc:subject>photographie</dc:subject>
		<dc:subject>Afrique</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;En 2014, Laure est &#224; Dakar, Laetitia &#224; Brouville en France.&lt;br class='autobr' /&gt;
5000 km les s&#233;parent. Elles &#233;changent sur un blog, dessins, &lt;br class='autobr' /&gt;
photographies et mots. C'est une marche non trac&#233;e qui d&#233;bute, &lt;br class='autobr' /&gt;
pour Laure au creux de la ville de Dakar, pour Laetitia au travers &lt;br class='autobr' /&gt;
de ces instantan&#233;s pix&#233;lis&#233;s.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Villes" rel="directory"&gt;Villes&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/photographie" rel="tag"&gt;photographie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Afrique" rel="tag"&gt;Afrique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH100/arton838-66562.jpg?1772252786' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En 2014, Laure est &#224; Dakar, Laetitia &#224; Brouville en France.&lt;br class='autobr' /&gt;
5000 km les s&#233;parent. Elles &#233;changent sur un blog, dessins, &lt;br class='autobr' /&gt;
photographies et mots. C'est une marche non trac&#233;e qui d&#233;bute, &lt;br class='autobr' /&gt;
pour Laure au creux de la ville de Dakar, pour Laetitia au travers &lt;br class='autobr' /&gt;
de ces instantan&#233;s pix&#233;lis&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_7538 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/01_dox-rek.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/01_dox-rek-b0cd9.jpg?1772206634' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Un indice se tapit &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans la d&#233;coupe &lt;br class='autobr' /&gt;
d'une bassine d'encre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chats, pieds, yeux, torses &lt;br class='autobr' /&gt;
Phares des nuits de Dakar &lt;br class='autobr' /&gt;
Les &#233;picentres d'univers sans astres&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_7539 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/02_dox-rek.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/02_dox-rek-c1fd6.jpg?1772206634' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La profondeur &lt;br class='autobr' /&gt;
Des espaces&lt;br class='autobr' /&gt;
Ressemble aux boues d'automne&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_7540 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/03_dox-rek.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/03_dox-rek-103f0.jpg?1772206635' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_7541 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/04_dox-rek.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/04_dox-rek-acbd5.jpg?1772206635' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Une fugue sourde &lt;br class='autobr' /&gt;
Creuse la ville &lt;br class='autobr' /&gt;
Aux failles &#233;clair&#233;es&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_7542 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/05_dox-rek.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/05_dox-rek-c014e.jpg?1772206635' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Atteindre sa lime&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle qui cr&#233;e des boomerangs&lt;br class='autobr' /&gt;
Demi-tours forc&#233;s&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des immeubles &lt;br class='autobr' /&gt;
Comme des lunes sans terre&lt;br class='autobr' /&gt;
Des d&#233;chirements de toits&lt;br class='autobr' /&gt;
Des ombres humides&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_7543 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/06_dox-rek.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/06_dox-rek-a1297.jpg?1772206635' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Des cieux en pluie dans les rues&lt;br class='autobr' /&gt;
Un magma et quelques graines&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour cheminer dans un noir &#233;lastique&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_7544 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/07_dox-rek.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/07_dox-rek-195cb.jpg?1772206635' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La nuit est une pataugeoire &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; peine trois dalles&lt;br class='autobr' /&gt;
Les &#234;tres y collent&lt;br class='autobr' /&gt;
Les reflets du ciel&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_7545 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/08_dox-rek_.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/08_dox-rek_-b0b64.jpg?1772206635' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Des cailloux&lt;br class='autobr' /&gt;
Au cours de la marche&lt;br class='autobr' /&gt;
Au fond d'un fond&lt;br class='autobr' /&gt;
Sans jour&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'obscurit&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
Fait mouiller&lt;br class='autobr' /&gt;
Les sens de son empreinte&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_7546 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/09_dox-rek.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/09_dox-rek-c393b.jpg?1772206635' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_7547 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/10_dox-rek_.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/10_dox-rek_-5c3e3.jpg?1772206635' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Une embrasure&lt;br class='autobr' /&gt;
Se reconquiert &#224; chaque vue&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#171; Dox Rekk - marche seulement &#187; sera pr&#233;sent&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
&#224; la Fotogalerie Friedrichshain &#224; Berlin &#224; partir du 4 F&#233;vrier 2016.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>



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