<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.tk-21.com/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>TK-21 </title>
	<link>https://www.tk-21.com/</link>
	<description>TK-21 suit les nouvelles formes que prend le conflit entre mots et images. TK-21 d&#233;crypte la r&#233;alit&#233;, les ombres, les croyances. Images, appareils, soci&#233;t&#233;, cerveau, ville sont ses cinq vecteurs d'analyse.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.tk-21.com/spip.php?id_mot=76&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>TK-21 </title>
		<url>https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L144xH172/siteon0-33817.png?1772187034</url>
		<link>https://www.tk-21.com/</link>
		<height>172</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>R&#233;alisme Magique</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Realisme-Magique</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/Realisme-Magique</guid>
		<dc:date>2026-04-05T09:57:23Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Denis Schmite</dc:creator>


		<dc:subject>art</dc:subject>
		<dc:subject>magie</dc:subject>
		<dc:subject>peinture</dc:subject>
		<dc:subject>performance</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Concernant la violence, tout a d&#233;marr&#233; avec &#171; The Destroyed Room &#187;, la chambre d&#233;truite &#224; la mat&#233;rialit&#233; de chair et &#224; la couleur de sang, la premi&#232;re image, dont on a sans doute trop r&#233;p&#233;t&#233; qu'elle s'inspirait de La mort de Sardanapale, mais qui se pr&#233;sente en fait comme un corps viol&#233;, peut-&#234;tre la femme d'&#201;tant donn&#233;s, ou scandaleusement exhib&#233;, L'origine du monde, mais apr&#232;s le carnage, tout est d&#233;chir&#233; ou bris&#233;, et la petite danseuse d'argile miraculeusement pr&#233;serv&#233;e qui survole la sc&#232;ne, telle l'&#226;me pure de la d&#233;funte qui prend son envol dans les gravures moyen&#226;geuses de la &#171; Bonne Mort &#187; chr&#233;tienne, mais ici apr&#232;s une boucherie abominable, un viol et un &#233;ventrement. L'acte artistique comme mise &#224; distance de l'acte criminel et justificatif &#224; tous les voyeurismes.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Images" rel="directory"&gt;Images&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/art" rel="tag"&gt;art&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/magie" rel="tag"&gt;magie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/peinture" rel="tag"&gt;peinture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/performance" rel="tag"&gt;performance&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH129/nelson_ramos_2026-04-02_a_16_34-ad17f.jpg?1775383066' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='129' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Concernant la violence, tout a d&#233;marr&#233; avec &#171; The Destroyed Room &#187;, la chambre d&#233;truite &#224; la mat&#233;rialit&#233; de chair et &#224; la couleur de sang, la premi&#232;re image, dont on a sans doute trop r&#233;p&#233;t&#233; qu'elle s'inspirait de La mort de Sardanapale, mais qui se pr&#233;sente en fait comme un corps viol&#233;, peut-&#234;tre la femme d'&#201;tant donn&#233;s, ou scandaleusement exhib&#233;, L'origine du monde, mais apr&#232;s le carnage, tout est d&#233;chir&#233; ou bris&#233;, et la petite danseuse d'argile miraculeusement pr&#233;serv&#233;e qui survole la sc&#232;ne, telle l'&#226;me pure de la d&#233;funte qui prend son envol dans les gravures moyen&#226;geuses de la &#171; Bonne Mort &#187; chr&#233;tienne, mais ici apr&#232;s une boucherie abominable, un viol et un &#233;ventrement. L'acte artistique comme mise &#224; distance de l'acte criminel et justificatif &#224; tous les voyeurismes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Jeff Wall &#233;prouve de la tendresse pour tout ce qui est abandonn&#233;, rejet&#233; par la soci&#233;t&#233; des Hommes. Il s'agit l&#224; de la part romantique de sa personne, l'attirance pour les ruines. Par exemple, il dit que lorsque &lt;i&gt;&#171; un objet est cass&#233; et jet&#233; &#224; la d&#233;charge&#8230;sa d&#233;faite en tant que partie vive de la vie et de l'&#234;tre est manifeste, et il devient un objet d'aversion cadav&#233;rique et abject. C'est &#224; ce moment qu'il commence &#224; exister vraiment en tant qu'objet &#187;&lt;/i&gt;. Parlant des Hommes et de leurs combats, le po&#232;te palestinien Mahmoud Darwich, un prince celui-l&#224;, &lt;i&gt;&#171; l'ombre de Dieu &#187;&lt;/i&gt; c'est certain, disait &lt;i&gt;&#171; qu'il y a davantage d'humanit&#233; et de po&#233;sie dans la d&#233;faite que dans la victoire &#187;&lt;/i&gt;. Dans la d&#233;faite les objets tout comme les Hommes acqui&#232;rent toute leur grandeur. &#171; Peas and sauce &#187;. Une barquette en aluminium ayant contenu des petits pois en sauce, reposant &#224; m&#234;me l'asphalte, pourrait bien &#234;tre le c&#339;ur, abandonn&#233;, de celui qui en a fait son repas, lui-m&#234;me probablement rejet&#233; par la soci&#233;t&#233; des Hommes, car qui d'autre qu'un exclu est susceptible de manger une barquette de petits pois en sauce en pleine rue ? Jeff Wall &#233;voque une &lt;i&gt;&#171; philosophie de la forme &#187;&lt;/i&gt;, et c'est ainsi que la barquette de petits pois se trouve tout &#224; fait &#224; m&#234;me d'incarner le c&#339;ur de celui qui l'a mang&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Rainfilled Suitcase &#187;, une valise en bois recouverte de tissu et emplie de pluie, ainsi que de quelques pauvres affaires inidentifiables car d&#233;tremp&#233;es, abandonn&#233;e au milieu d'un tas de d&#233;tritus, vestige d'un drame inconnu, peut-&#234;tre en rapport avec celui de &#171; The Destroyed Room &#187;, pour le moins viol d'une intimit&#233; d&#233;funte. Esth&#233;tique du d&#233;sastre !&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27085 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/graphiquecolle_-3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH224/graphiquecolle_-3-3fa4f.jpg?1774784600' width='500' height='224' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ivan Le Lorraine Albright, un artiste &#233;tats-unien assez mal connu en Europe, est l'un des tr&#232;s rares repr&#233;sentants du r&#233;alisme magique en peinture. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le r&#233;alisme magique peut se r&#233;sumer &#224; l'interp&#233;n&#233;tration de deux mondes, pas n&#233;cessairement hostiles l'un &#224; l'autre, celui des vivants et celui des morts. Les morts font des va-et-vient permanents entre un monde et l'autre. Son origine est &#224; rechercher, n'en d&#233;plaise aux Europ&#233;ens qui veulent absolument y coller Kafka, dans la litt&#233;rature indig&#233;niste latino-am&#233;ricaine, avec des romanciers comme Manuel Scorza et sa &#171; Guerre silencieuse &#187; ou Gabriel Garcia Marquez avec ses &#171; Cent ans de solitude &#187; mais pas tr&#232;s indig&#232;ne ce dernier, litt&#233;rature toute impr&#233;gn&#233;e qu'elle est de croyances populaires, d'histoires politico-militaires et d'amours tragiques, de luttes paysannes contre les exactions des grands propri&#233;taires fonciers, de &lt;i&gt;&#171; jours et nuits d'amour et de guerre &#187;&lt;/i&gt;, selon la belle formule d'Eduardo Galeano, un autre prince &lt;i&gt;&#171; ombre de Dieu &#187;&lt;/i&gt;. On le trouve &#233;galement dans le cin&#233;ma de certains po&#232;tes chiliens, tels Ra&#250;l Ruiz ou Alejandro Jodorowsky, et en Asie chez le tha&#239;landais Apichatpong Weerasethakul, dans une version bouddhiste, et le Philippin Lav Diaz, d&#233;nonciateur infatigable de la cruaut&#233; des pouvoirs. Donc, le r&#233;alisme magique est un hybride de r&#233;alit&#233;s sociales crues et de surnaturel quelques fois merveilleux. &lt;br class='autobr' /&gt;
Celui d'Ivan Albright rel&#232;ve de l'art fun&#233;raire, d'une esth&#233;tique de cimeti&#232;re&#8230;ou de morgue anticip&#233;e. La mort habite le vivant, elle entre en fusion avec lui. Elle enfle et fripe tous les corps plong&#233;s dans un bain grouillant de d&#233;tails dignes du baroque et des natures mortes de Hollande, dentelles d&#233;fraichies, coupes et flacons de cristal &#224; moiti&#233; vid&#233;s, fleurs dess&#233;ch&#233;es, lampes &#224; huile &#233;teintes, fruits pourrissants et vieux argents jaunis. &lt;i&gt;Picture of Dorian Gray&lt;/i&gt;, image &#233;pouvantable de Dorian Gray au luxe lourd habit&#233; de cauchemars, visage ravin&#233; et grima&#231;ant, regard plus fou que celui d'un Courbet hallucin&#233; m&#226;tin&#233; d'un Van Gogh avec son gros pansement, mains d&#233;goulinant le sang sur un tapis au motif de grosses fleurs, gants jet&#233;s au pied d'un gu&#233;ridon victorien charg&#233; d'un chat &#233;gyptien aux yeux pliss&#233;s de cruaut&#233;, immense miroir qui se dissout dans les tentures pour cause d'un trop-plein de reflets, chaise aux jambes arqu&#233;es mouchet&#233;e d'argent et &#233;clabouss&#233;e de couleurs, costume &#233;pais dissimulant mal les boursouflures et que traversent d&#233;j&#224; toutes les humeurs de la d&#233;composition, p&#233;nombre peupl&#233;e de cr&#233;atures innommables ou d'objets incertains, projections de l'&#226;me malade de Dorian Gray.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27084 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L280xH566/graphiquecolle_-4-45b12.jpg?1774784600' width='280' height='566' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;The Temptation of Saint Anthony&lt;/i&gt;, menace d'engloutissement tentateur pour un Antoine noirci de panique, d&#233;j&#224; emp&#234;ch&#233; par les filets infernaux de deux succubes bleus aux cuisses d'&#233;trangleuses, tandis que chiens et loups hurlent &#224; la mort parmi des fragments de coraux et de corps, que grouillent iguanes aux dents effil&#233;es et salamandres sur un lit de perles dans des &#233;coulements d'or, au sein d'une grotte aquatique b&#226;tie de roches visqueuses, quoique tranchantes, toute bouillonnante de sang, et que ricane un cr&#226;ne coiff&#233; de deux mains ligneuses qui tiennent une grosse boule d'argent.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27086 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH425/graphiquecolle_-5-ec74e.jpg?1774784600' width='500' height='425' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Peintre &#224; l'extr&#234;me minutie, un miniaturiste de grandes surfaces, des plans gigantesques parfois, certains tableaux lui prennent des ann&#233;es, portraitiste autopsieur, de femmes pr&#233;matur&#233;ment flasques aux jointures enfl&#233;es, pas forc&#233;ment des prostitu&#233;es, mais des th&#233;&#226;treuses et danseuses, ou de jeunes et honn&#234;tes m&#232;res de famille, ou des bourgeoises, ou sa propre &#233;pouse, vieux ou faussement vieux travailleurs aux gueules et mains us&#233;es et aux doigts gonfl&#233;s, p&#234;cheur, fermiers, dont un qui ressemble au pape de Velasquez, concierge, &#233;lectricien, tenancier de bar, palefrenier, ou autres, ou d'autres personnes, dans l'entourage ou au hasard des rencontres d'Albright, pas forc&#233;ment des alcooliques, mais hommes capables encore de cr&#233;er Dieu &#224; leur image, &lt;i&gt;And Man Created God in His Own Image&lt;/i&gt;, pour certains, mais toujours chairs ratatin&#233;es ou sur le point d'&#233;clater&#8230;O&#249; est-il &#233;crit que notre existence doive &#234;tre n&#233;cessairement confortable et que l'Homme moderne soit naturellement jeune et beau, tout &#224; la fois ? Il ne l'est pas !&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27087 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L324xH380/graphiquecolle_-6-d8ae0.jpg?1774784600' width='324' height='380' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Et puis il y a tout un tas d'autoportraits, presqu'autant que chez Rembrandt, ou peut-&#234;tre plus encore, montrant un vieillard tr&#232;s pr&#233;coce, jeune dandy aux traits creus&#233;s et aux cheveux d&#233;j&#224; blancs, vingt-sept ou vingt-huit ans mais en paraissant cinquante de plus, fumant, buvant, et prenant ses aises &#224; une table-nature morte, mais &#171; vieillardisant &#187; de plus en plus, c'est normal, &#233;loignement du dandysme et avachissement progressif du visage, avec toujours ce m&#234;me regard de tristesse &#233;tonn&#233;e. &lt;i&gt;&#171; The Body is our Tomb &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27088 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L446xH326/graphiquecolle_-8-17e71.jpg?1774784600' width='446' height='326' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Art fun&#233;raire qui trouve son aboutissement dans une toile surprenante, aussi grande que l'est son titre &#233;nigmatique, &lt;i&gt;That Wich I Should Have Done I Did Not Do (The Door)&lt;/i&gt; &#8212; ce que je devrais avoir fait que je n'ai pas fait (la porte) &#8212;, une miniature g&#233;ante, porte de maison ancienne/couvercle de cercueil au bois peint en noir avec plein d'&#233;raflures, un gros bouquet fan&#233; de lys et de roses nou&#233; dessus et qui s'effrite un peu, des p&#233;tales et des feuilles dess&#233;ch&#233;s sont tomb&#233;s sur le seuil, le tout dans un encadrement tr&#232;s ouvrag&#233;, et puis une main serrant un mouchoir de fines dentelles, avec des perles l&#224; encore, qui para&#238;t se tendre vers le bouton cisel&#233;, comme pour une caresse, alors qu'un soup&#231;on de fum&#233;e, ou un souffle vaporeux, s'exhale de la serrure, le dernier souffle. Ce que je devrais avoir fait&#8230;un regret exprim&#233; &#224; ce spectre, spectre tout autant que porte s&#233;pulcrale, qui semble ouvrir tr&#232;s grand ce qui lui sert d'yeux. D'un point de vue technique, la porte est vue de trois quarts et sa forme est tr&#232;s l&#233;g&#232;rement convexe, comme peut l'&#234;tre le couvercle de certains cercueils anciens, ce qui constitue une sorte de d&#233;fi par rapport &#224; la plan&#233;it&#233; de la toile, une tension v&#233;ritable. Ivan Albright a mis dix ans &#224; la r&#233;aliser avec des pinceaux tr&#232;s fins parfois, un seul poil, et en la polissant, et en la patinant, comme un menuisier d'art, tout en travaillant en parall&#232;le &#224; d'autres peintures, bien s&#251;r, toutes aussi compliqu&#233;es ces peintures.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27089 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L306xH624/graphiquecolle_-9-a503a.jpg?1774784600' width='306' height='624' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Il lui arriva de conduire des exp&#233;riences &#233;tranges, d'ordre plus ou moins conceptuel et m&#233;taphysique, qui l'amen&#232;rent aux fronti&#232;res de l'abstraction, &#224; partir d'images r&#233;manentes, &lt;i&gt;afterimages&lt;/i&gt;. Trace m&#233;morielle, ou persistance r&#233;tinienne, mais sur le tr&#232;s long terme, ou les deux &#224; la fois, d'assemblages d'objets, ou plut&#244;t de couleurs et d'organisation dans l'espace de ces couleurs les unes par rapport aux autres, qui apr&#232;s restitution sur la toile r&#233;v&#232;le une forme g&#233;n&#233;rale et tr&#232;s ancienne, sortes de natures mortes en hommage &#224; ses parents, &lt;i&gt;From Yesterday's Day&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;The Image After&lt;/i&gt;. Ivan Albright poss&#232;de sa &lt;i&gt;Destroyed Room&lt;/i&gt;, il l'a cr&#233;&#233;e, tout aussi terrifiante que celle de Jeff Wall mais plus d&#233;sesp&#233;r&#233;e encore, sans pass&#233;, sans pr&#233;sent, sans futur, comme l'&#233;nonce longuement son titre, &lt;i&gt;Poor Room - There Is No Time, No End, No Today, No Yesterday, No Tomorrow, Only the Forever, and Forever and Forever without End (The Window)&lt;/i&gt;, pauvre chambre, il n'y a pas de temps, pas de fin, pas d'aujourd'hui, pas d'hier, pas de demain, seulement le toujours, et du toujours, et du toujours sans fin (la fen&#234;tre), une image qui, dit-on, a tir&#233; des cris d'effroi &#224; Jean Dubuffet lui-m&#234;me quand il l'a vue dans l'atelier d'Albright, Dubuffet pourtant sp&#233;cialiste absolu de la mati&#232;re amalgam&#233;e, homuncules et b&#234;tes &#224; cornes qui se d&#233;battent dans la gl&#232;be primordiale, tout un monde carc&#233;ral au niveau social, cellulaire au niveau biologique, de quoi brouiller les images, les Mires de toutes les t&#233;l&#233;visions. Une fen&#234;tre ouverte dans un mur ma&#231;onn&#233; de vieille pierraille rong&#233;e de lichen et incrust&#233;e de branches mortes, fen&#234;tre au ch&#226;ssis de bois compl&#232;tement pourri, et dans l'encadrement d&#233;form&#233; de laquelle des gu&#234;pes ont &#233;tabli leurs nids. Les tentures sont rejet&#233;es de c&#244;t&#233; par une grosse main sans corps et quantit&#233; d'objets venus du pass&#233;, d&#233;risoires et luxueux d&#233;tritus, comme mus par une &#233;nergie ou une volont&#233; propre, commencent &#224; se d&#233;verser, en vrac, dans on ne sait quel ext&#233;rieur. &lt;i&gt;&#171; Un enfer de formes &#187;&lt;/i&gt; a rugi Dubuffet. Des cadres de photos ou de petits tableaux ou de miroir, l'in&#233;vitable lampe &#224; huile, une carafe fine, un flacon de parfum pour sac de dame, des r&#233;silles d'argent, une statuette renvers&#233;e, un trousseau de clefs, une th&#233;orie de bibelots cisel&#233;s et de ferraille rong&#233;e par la rouille, des pieds de meubles cannel&#233;s, de vieux cuirs, des papiers froiss&#233;s et des bouts de tissus qui commencent &#224; s'accumuler sur le rebord de la fen&#234;tre tels les p&#233;tales dess&#233;ch&#233;s sur le seuil de &lt;i&gt;The Door&lt;/i&gt;, en fait presque la chambre mortuaire de Pharaon que des pillards surpris n'auraient pas eu le temps de vider compl&#232;tement. Tout ceci a des allures de m&#233;moire encombr&#233;e que l'on s'emploierait &#224; d&#233;charger de ses souvenirs p&#233;nibles ou devenus inutiles, ou d'un inconscient dont il conviendrait de liquider les vieux traumas pathog&#232;nes, telle cette main surgie de l'Histoire, d&#233;j&#224; main de &lt;i&gt;The Door&lt;/i&gt;, la main coup&#233;e de Blaise Cendrars ?&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27090 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L368xH488/graphiquecolle_-10-066c8.jpg?1774784856' width='368' height='488' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les &lt;i&gt;Show Case Doll&lt;/i&gt;, bo&#238;tes d'exposition de poup&#233;es, une toile inachev&#233;e et une lithographie, t&#233;moignent encore une fois de cette crispation sur la mort qui caract&#233;rise l'&#339;uvre d'Ivan Albright. Une poup&#233;e de porcelaine, richement habill&#233;e &#224; l'ancienne, repose de c&#244;t&#233; dans une bo&#238;te de verre sur des coussins de soie au milieu des dentelles. Elle a les yeux ouverts et les bras lev&#233;s, sans doute dans le but de souligner la v&#233;racit&#233; de son apparence de petite fille mod&#232;le. Un vaporisateur de parfum est pos&#233; aupr&#232;s d'elle. Cette bo&#238;te de verre, article presque ordinaire du voyeurisme chr&#233;tien, renvoie &#233;videmment au cercueil de verre dans lequel on pr&#233;sente le corps non corrompu de certaines saintes. Ainsi, on pourrait supposer, qu'avec ses &lt;i&gt;Show Case Doll&lt;/i&gt;, Ivan Le Lorraine Albright a affich&#233; sa pr&#233;tention de hisser son art fun&#233;raire au rang de l'art sacr&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27091 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;25&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L476xH318/graphiquecolle_-11-997b2.jpg?1774784856' width='476' height='318' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;&#169; Jeff Wall, Logs, 2002
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;On pourrait avancer aussi que l'univers de Jeff Wall, peupl&#233; de spectres, de fragments et de d&#233;tritus, ses ruines, avec ses figures all&#233;goriques et ses r&#233;f&#233;rences artistiques multiples, est en fait tr&#232;s proche de celui d'Ivan Albright habit&#233; de morts en sursis, de rebuts luxueux et de bo&#238;tes s&#233;pulcrales. J'estime que l'art de Jeff Wall s'inscrit tout autant dans la mouvance du r&#233;alisme magique que dans celle du conceptualisme, peut-&#234;tre m&#234;me davantage. Mais, au-del&#224; des bo&#238;tes en &#171; isme &#187;, urnes qui ont recueilli les cendres de la culture et du savoir, finalement quelle est la signification de tout cela ? Hommes d&#233;chir&#233;s par la &#171; Grande Guerre &#187; dont t&#233;moigne Ivan Albright dans quelques carnets de dessins et d'aquarelles qu'il a ramen&#233;s d'Europe o&#249; il servit un temps, mauvais, en tant qu'infirmier militaire, &lt;i&gt;Medical Sketchbook&lt;/i&gt;, tas de choux rejet&#233; de cartons &#233;ventr&#233;s et qui ach&#232;ve de pourrir dans une d&#233;charge, &lt;i&gt;&#171; Bad Goods &#187;&lt;/i&gt;, entrevus par Jeff Wall ? Violence g&#233;n&#233;ralis&#233;e, cruaut&#233; et irrationalit&#233; de l'esp&#232;ce, non-sens tant humain qu'&#233;conomique, trag&#233;die et grotesque. &lt;br class='autobr' /&gt;
Retour aux &lt;i&gt;suburbs&lt;/i&gt; de Vancouver. &lt;i&gt;&#171; The Pine on the Corner &#187;&lt;/i&gt;, le pin du coin de la rue, un monument dress&#233; &#224; une autre trag&#233;die, &lt;i&gt;&#171; la trag&#233;die &#233;cologique qui met en cause notre &#233;conomie, notre culture urbaine, notre ordre social &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;nonce Jeff Wall. Une rue anonyme bord&#233;e de pavillons faits de pas grand-chose, plein de voitures gar&#233;es, quelques arbres par ci par l&#224;, une montagne au sommet enneig&#233;e dans le fond, au premier plan un tr&#232;s grand arbre &#224; un angle de rues, &lt;i&gt;&#171; une sentinelle d&#233;corative &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise-t-il. Le pin du coin de la rue est une ruine, un fragment de nature abandonn&#233; sur un trottoir et que plus personne ne voit. Pourtant il est l&#224; en toutes saisons et par tous les temps, comme l'est sur les trottoirs d'Occident une partie de tous les d&#233;sh&#233;rit&#233;s du Monde. &lt;i&gt;&#171; L'arbre solitaire est le grand symbole antique de l'individu mortel, dit Jeff Wall, il a beau &#234;tre enracin&#233; dans la nature toute enti&#232;re, c'est dans la solitude qu'il subit sa destin&#233;e &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27099 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;37&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/the_pine_on_the_corner_le_pin_au_coin_jeff_wall_1990.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH398/the_pine_on_the_corner_le_pin_au_coin_jeff_wall_1990-dae87.jpg?1775050807' width='500' height='398' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;&#169; Jeff Wall, the Pine on the Corner
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;A proximit&#233; des villes et de leurs banlieues, ce qu'il reste de for&#234;t sert de refuge &#224; tout un tas de solitudes subissant elles aussi leurs destin&#233;es, pauvres gens qui tentent d'&#233;chapper &#224; l'inquisition de l'&#339;il photographique en se dissimulant derri&#232;re un rideau d'arbres, tandis que leur repas continue de chauffer sur un foyer de &#171; fortune &#187;. Fin d'hiver gris de la p&#233;riph&#233;rie de Vancouver. R&#233;alisme qui a perdu toute magie. &lt;i&gt;&#171; Forest &#187;&lt;/i&gt;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Nuit d'&#233;t&#233; de Vancouver, mais ce pourrait &#234;tre d'ailleurs et en une autre saison, et m&#234;me dans un au-del&#224; de tourments dantesques. Un empilement de rondins coinc&#233; par des gros cubes de b&#233;ton, comme des cr&#226;nes tondus entraper&#231;us avant que les lugubres portes ne se referment. Extermination arboricole, comme au Costa Rica, en Malaisie continentale, et au Sarawak o&#249; je n'ai entendu qu'un interminable requiem de tron&#231;onneuses. La nature massacr&#233;e et le b&#233;ton comme t&#233;moignage indestructible des horreurs de l'histoire contemporaine. &lt;i&gt;&#171; Logs &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27093 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L436xH330/graphiquecolle_-13-7f075.jpg?1774784856' width='436' height='330' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Comme celle d'Ivan Albright, l'&#339;uvre de Jeff Wall rev&#234;t la dimension d'une grande m&#233;ditation sur la mort, mort de l'Homme, des soci&#233;t&#233;s qu'il a construites, et de la nature dans son ensemble, mais dans le contexte sp&#233;cifique du capitalisme triomphant, du vampirisme g&#233;n&#233;ralis&#233;. &lt;i&gt;Memento mori.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27094 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH293/graphiquecolle_-14-c7325.jpg?1774784856' width='500' height='293' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Cette obsession du vampire, celle de Jeff Wall, on la trouve chez un artiste uruguayen peu ou pas connu en Europe, Nelson Ramos, mais Nelson Ramos est aussi un homme que tourmente la trag&#233;die permanente de l'Am&#233;rique latine. Dans ses crises figuratives, le vampire est pratiquement toujours pr&#233;sent, chauve-souris, aux ailes gigantesques amplement d&#233;ploy&#233;es, qui plane, mena&#231;ante, au-dessus des populations humbles de l'Am&#233;rique latine, mort de l'Homme et des soci&#233;t&#233;s, mort colonialiste, imp&#233;riale puis imp&#233;rialiste, qui survole en continu cette terre de douleurs, &lt;i&gt;Latinoamerica&lt;/i&gt;. Dans ses bo&#238;tes-tableaux, il montre les d&#233;sastres de la conqu&#234;te, toute une soldatesque, &#224; cheval ou servant des canons, qui foule des dizaines de squelettes entass&#233;s dans des cryptes cellulaires superpos&#233;es sous l'&#339;il attendri d'un cur&#233;, &lt;i&gt;Tunatioh&lt;/i&gt;, les produits du pillage de l'Am&#233;rique enferm&#233;s derri&#232;re de lourdes portes d'or encadr&#233;es par, ou incrust&#233;es dans, un &lt;i&gt;tzompantli,&lt;/i&gt; et surveill&#233;es par quelques lanciers, &lt;i&gt;Ellos a&#250;n nos miran&lt;/i&gt;, ils nous regardent encore, peuple souterrain de squelettes gard&#233; par un vampire aux ailes d&#233;ploy&#233;es, &lt;i&gt;Colonizaci&#243;n&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27095 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH421/graphiquecolle_-15-e2176.jpg?1774784856' width='500' height='421' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans ces espaces sans respiration possible, fragment&#233;s, il demeure plus qu'une trace des compositions &#171; constructivistes &#187; de Joaqu&#237;n Torres Garc&#237;a, le grand Mont&#233;vid&#233;en. Ce que livre Nelson Ramos, dans ses p&#233;riodes de crises figuratives, ce sont des images 3D, fabriqu&#233;es &#224; partir de papiers, de carton et de petits bouts de bois, du tragique de la condition de l'Homme et des soci&#233;t&#233;s latino-am&#233;ricaines, images pas tr&#232;s &#233;loign&#233;es en fait des &lt;i&gt;Arpilleras&lt;/i&gt; chiliennes, patchworks r&#233;alistes en toile de sac et brins de laine, mais chez lui tout &#224; fait all&#233;goriques. Il parle de &lt;i&gt;Vanitas mestizas&lt;/i&gt;, Vanit&#233;s m&#233;tisses, pour d&#233;signer ses petites bo&#238;tes constitu&#233;es d'alv&#233;oles emplies de squelettes et de cr&#226;nes et domin&#233;es par la silhouette englobante du vampire aux ailes dentel&#233;es. &lt;i&gt;Los de arriba y los de abajo&lt;/i&gt;, ceux du dessus et ceux du dessous. &lt;br class='autobr' /&gt;
Au-dessus, une table avec une nappe en dentelles recouverte de bouteilles et de verres, treize personnages en costumes noirs dont un qui porte un toast &#224; on ne sait qui ou quoi, oligarchie cr&#233;ole ou conseil d'administration d'une firme transnationale, toujours les m&#234;mes avec quelques milliardaires &#233;tats-uniens en sus puisque machin transnational. En dessous, cinq rang&#233;es de dix squelettes poussi&#233;reux et assis dans des alv&#233;oles &#233;troites. Au-dessus la table est &#233;clair&#233;e par une verri&#232;re, &lt;i&gt;una claraboya&lt;/i&gt;, derri&#232;re laquelle se profile l'ombre sinistre et vampirique de la mort latino-am&#233;ricaine. Monde du dessus et monde du dessous. &lt;i&gt;Latinoamerica, Mundo triste&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27097 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH413/graphiquecolle_-16-f562d.jpg?1774784856' width='500' height='413' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Nelson Ramos &#233;tait aussi un homme de la lumi&#232;re, donc du c&#244;t&#233; de la vie, et il a construit des petites charpentes de roseau et de carton sur lesquelles il a pos&#233;, coll&#233; ou cousu, des carreaux de papier translucide ou de couleur pour figurer les verri&#232;res, les &lt;i&gt;claraboyas&lt;/i&gt;, qui couvrent les patios des maisons de Dolores et de Montevideo. C'est un peu comme une repr&#233;sentation cubiste du ciel, ciel des &#171; Orientaux &#187; d&#233;coup&#233; comme un g&#226;teau par les verri&#232;res des patios, ou bien encore une r&#233;miniscence des suspensions de cerfs-volants, &lt;i&gt;las pandorgas&lt;/i&gt;, de son enfance.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27096 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH263/graphiquecolle_-17-d94f0.jpg?1774784856' width='500' height='263' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Lumi&#232;re aussi irradi&#233;e par les peintures blanches fruits d'un m&#233;tissage de couleurs, avec souvent des verticales, d&#233;chirure du papier, trace de gros pinceau ou morceau de bois coll&#233;, impressions re&#231;ues d'un arbre, d'un sentier ou d'un fleuve de son si tendre et si beau pays.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27098 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L486xH358/graphiquecolle_-18-bff85.jpg?1774784856' width='486' height='358' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Cris souffles </title>
		<link>https://www.tk-21.com/Cris-souffles</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/Cris-souffles</guid>
		<dc:date>2025-11-02T11:38:36Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Eun Young Leepark</dc:creator>


		<dc:subject>vid&#233;o</dc:subject>
		<dc:subject>performance</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Cris souffles III s'inscrit dans la continuit&#233; d'une recherche performative o&#249; la voix, le corps et la m&#233;moire se tissent en un espace d'exp&#233;rience partag&#233;. Pr&#233;sent&#233;e lors du vernissage de l'exposition L'intrication Sol Mur Temps &#224; l'Espace ICARE en 2025, l'&#339;uvre se d&#233;ploie au sein des dispositifs vid&#233;o et des dessins intitul&#233;s Appeau (Le tableau est la peau), cr&#233;ant un dialogue entre image, geste et souffle.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Cerveau" rel="directory"&gt;Cerveau&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/video" rel="tag"&gt;vid&#233;o&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/performance" rel="tag"&gt;performance&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH126/arton2750-d08b7.jpg?1772186898' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='126' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Cris souffles III&lt;/i&gt; s'inscrit dans la continuit&#233; d'une recherche performative o&#249; la voix, le corps et la m&#233;moire se tissent en un espace d'exp&#233;rience partag&#233;. Pr&#233;sent&#233;e lors de l'ouverture de l'exposition L'intrication Sol Mur Temps &#224; l'Espace ICARE &#224; Issy-les-Moulineaux, en septembre 2025, l'&#339;uvre se d&#233;ploie au sein des dispositifs vid&#233;o et des dessins intitul&#233;s &lt;i&gt;Appeau (Le tableau est la peau),&lt;/i&gt; cr&#233;ant un dialogue entre image, geste et souffle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div style=&#034;padding:56.25% 0 0 0;position:relative;&#034;&gt;&lt;iframe src=&#034;https://player.vimeo.com/video/1125096147?badge=0&amp;autopause=0&amp;player_id=0&amp;app_id=58479&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;autoplay; fullscreen; picture-in-picture; clipboard-write; encrypted-media; web-share&#034; referrerpolicy=&#034;strict-origin-when-cross-origin&#034; style=&#034;position:absolute;top:0;left:0;width:100%;height:100%;&#034; title=&#034;Eun Young Lee Park, Cris souffles III&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;&lt;script src=&#034;https://player.vimeo.com/api/player.js&#034;&gt;&lt;/script&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Extrait de la performance Cris souffles III, Intrication II &#8211; Sol Mur Temps, pr&#233;sent&#233;e au th&#233;&#226;tre Espace ICARE, Issy-les-Moulineaux, en 2025. &#169; Eun Young Lee Park, 2025&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gen&#232;se du cycle remonte &#224; &lt;i&gt;Cris souffles I&lt;/i&gt; (2018)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Performance pr&#233;sent&#233;e au Non Lieu, &#224; Roubaix&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, une performance participative invitant le public &#224; s'engager physiquement et vocalement &#8212; par le cri, le fredonnement ou la lecture de fragments textuels distribu&#233;s. Cette activation, fond&#233;e sur l'impulsion et l'instantan&#233;it&#233;, mobilisait la m&#233;moire intime de chaque participant. Inspir&#233;e du Pansori, art narratif et chant&#233; cor&#233;en, la performance explorait la voix comme vecteur d'une dramaturgie corporelle, o&#249; improvisation et pulsion s'agr&#232;gent en une composition musicale in situ.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque pr&#233;sence y &#233;tait envisag&#233;e comme une entit&#233; singuli&#232;re, r&#233;ceptrice et &#233;mettrice &#224; la fois, filtrant l'exp&#233;rience par sa propre sensibilit&#233; et la restituant dans un geste vocal unique. Ce processus engage une r&#233;flexion sur la performativit&#233; de la voix, non seulement comme m&#233;dium sonore, mais comme prolongement du corps et de la m&#233;moire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le socle conceptuel de &lt;i&gt;Cris souffles&lt;/i&gt; croise ainsi des strates autobiographiques et des exp&#233;rimentations sensorielles, oscillant entre murmure, chant et cri. Ces registres, parfois articul&#233;s autour de fragments de m&#233;moire, parfois livr&#233;s &#224; l'improvisation ou au non-sens, interrogent la mani&#232;re dont la voix peut devenir un espace de r&#233;sistance po&#233;tique, un lieu de r&#233;sonance entre l'intime et le collectif.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22869 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;169&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/cri_1.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH254/cri_1-c04c3.jpg?1759827386' width='500' height='254' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Extrait de la performance Cris souffles III, Intrication II &#8211; Sol Mur Temps
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;pr&#233;sent&#233;e au th&#233;&#226;tre Espace ICARE, Issy-les-Moulineaux, en 2025. &#169; Eun Young Lee Park, 2025
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_22866 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;91&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/appeau1.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH360/appeau1-414e7.jpg?1759827386' width='500' height='360' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Appeau
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Terre, eau, mat&#233;riaux mixtes, 190 x 100 cm, Douai, 2025 &#169; Eun Young Lee Park, 2025
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans cette troisi&#232;me &#233;dition, &lt;i&gt;Cris souffles III&lt;/i&gt;, pr&#233;sent&#233;e au th&#233;&#226;tre Espace ICARE &#224; Issy-les-Moulineaux, pr&#232;s de Paris, la performance s'ouvre sur un dispositif sc&#233;nique o&#249; le dessin gestuel, ex&#233;cut&#233; avec de la terre et de l'eau, devient un acte fondateur. Ce geste initial, &#224; la fois plastique et performatif, s'inscrit dans une temporalit&#233; lente, proche de la m&#233;ditation, et prolonge une pratique quotidienne du dessin. Le frottement et la caresse du support instaurent un rapport tactile et sensoriel &#224; la mati&#232;re, o&#249; l'intention c&#232;de la place &#224; l'exp&#233;rience imm&#233;diate.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce &#171; jeu &#187; avec la terre, d&#233;nu&#233; de finalit&#233; pr&#233;d&#233;termin&#233;e, repose sur une triade sensorielle : le plaisir de toucher la texture, l'odeur organique de la mati&#232;re, et la contemplation des reflets lumineux sur le sol humide. Entre garder et effacer, les gestes r&#233;p&#233;t&#233;s produisent et d&#233;truisent simultan&#233;ment leurs propres traces, laissant &#233;merger des formes chaotiques fa&#231;onn&#233;es par l'&#233;vaporation et le flux de l'eau. La terre devient alors matrice de b&#233;ances, espaces de vide qui se r&#233;v&#232;lent comme des dentelles de terreau, m&#234;lant pigments, eau et peinture. Les fissures qui apparaissent &#233;voquent les rides humaines, inscrivant la mati&#232;re dans une analogie organique et temporelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette dimension corporelle se double d'une r&#233;sonance autobiographique. Dans l'exp&#233;rience intime de la mort &#8212; lorsque mon grand-p&#232;re agonisait &#8212; la peau m'est apparue comme tendue par une force tellurique, semblable &#224; la s&#233;cheresse qui fend la terre. Ce moment a cristallis&#233; l'id&#233;e d'une int&#233;gration de l'humain &#224; la Nature absolue, o&#249; le corps et le sol partagent une m&#234;me mat&#233;rialit&#233; et un m&#234;me destin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La terre, dans sa diversit&#233; chromatique et texturale, interdit toute routine et ouvre un champ d'improvisation. Chaque sol, par ses nuances et ses motifs, devient un partenaire de cr&#233;ation. Apr&#232;s l'activation initiale &#8212; gestes m&#234;lant terre et eau &#8212; vient le temps de l'observation : au fil de l'ass&#232;chement, les formes se transforment, port&#233;es par l'&#233;coulement de l'eau. Ce processus, &#233;tir&#233; sur plusieurs heures, se mue en une m&#233;ditation active, o&#249; se rejouent sans cesse les m&#234;mes conditions sensorielles : toucher, odeur, lumi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce sens, &lt;i&gt;Cris souffles III&lt;/i&gt; interroge la performativit&#233; du geste et la mat&#233;rialit&#233; comme m&#233;moire vivante. La terre n'est pas seulement un m&#233;dium plastique : elle est un corps, un espace de transformation et un miroir de la condition humaine. L'&#339;uvre se situe ainsi &#224; la crois&#233;e de l'art d'action, de la sculpture &#233;ph&#233;m&#232;re et de la m&#233;ditation sensorielle, inscrivant la voix et le geste dans un continuum o&#249; l'intime rejoint l'universel.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22867 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;91&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/appeau2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH228/appeau2-cdb73.jpg?1772188272' width='500' height='228' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Appeau
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Terre, eau, mat&#233;riaux mixtes, 200 x 110 cm, Douai, 2025 &#169; Eun Young Lee Park, 2025
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Peinture devenant cri&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22870 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;169&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/cris2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH246/cris2-81c6d.jpg?1772188272' width='500' height='246' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Extrait de la performance Cris souffles III, Intrication II &#8211; Sol Mur Temps
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;pr&#233;sent&#233;e au th&#233;&#226;tre Espace ICARE, Issy-les-Moulineaux, en 2025. &#169; Eun Young Lee Park, 2025
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Selon Herv&#233; Hubert, le geste du peintre constitue une forme d'appel, &#224; l'instar du cri. Dans le &#171; faire &#187; pictural circulent une &#233;motion, une sensibilit&#233;, une dimension &#224; la fois sensible et supra-sensible ; un toucher, une exp&#233;rience tactile ; un rapport &#224; la peau de la toile qui, par la mani&#232;re-peinture, transforme cette peau en appeau pour l'&#339;il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; partir du souvenir de l'agonie de mon grand-p&#232;re, alors que j'&#233;tais adolescente, s'est impos&#233;e une m&#233;moire indicible. Celle-ci m'a permis de concevoir un po&#232;me, une vid&#233;o, ainsi que les dessins &lt;i&gt;Appeau (Le tableau est la peau).&lt;/i&gt; Ce r&#233;cit agit comme un dispositif de convocation : il fait surgir non seulement des impressions fugitives et des souvenirs personnels, mais aussi des pens&#233;es saisies sur le vif, des digressions d'ordre social &#8212; politique, coutumier, d&#233;sirant &#8212; en r&#233;sonance avec ce temps v&#233;cu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; ces impressions intenses, souvent accidentelles, issues de l'exp&#233;rience, la cr&#233;ation du n&#233;ologisme &lt;i&gt;Appeau&lt;/i&gt; vise &#224; exprimer des dimensions &#233;motionnelles impossibles &#224; traduire pleinement par le langage. Elle ouvre ainsi une r&#233;flexion sur des zones linguistiques ind&#233;termin&#233;es, aux contours difficiles &#224; d&#233;finir.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22868 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;77&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/appeau3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH281/appeau3-0fea9.jpg?1759827386' width='500' height='281' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Extrait de vid&#233;o Appeau
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;son, en boucle, 4k, 2025 &#169; Eun Young Lee Park, 2025
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans ce rapport au mat&#233;riau, le contact de la terre et de la peau engendre une sensation ambivalente, oscillant entre &#171; touch&#233; &#187; et &#171; touchant &#187;. Cet acte explore l'&#233;cart entre le v&#233;cu autobiographique &#8212; o&#249; se manifeste la sensation de toucher-voir &#8212; et la production artistique, inscrite simultan&#233;ment dans une situation fictionnelle et non fictionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Touchant, touch&#233;, indicible&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le projet &lt;i&gt;Cris souffles III&lt;/i&gt; repose sur des processus de dessin exp&#233;rimental, r&#233;alis&#233;s dans une dimension &#233;ph&#233;m&#232;re, gestuelle et &#224; port&#233;e th&#233;rapeutique. L'acte de peindre s'entrelace ici avec celui de la m&#233;ditation, oscillant entre le toucher &#8212; geste pictural &#8212; et le regard &#8212; posture m&#233;ditative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Georges Didi-Huberman, s'appuyant sur la pens&#233;e de Merleau-Ponty, &#233;voque le corps voyant et le corps touchant, rappelant que ce dernier d&#233;finissait la chair comme &lt;i&gt;&#171; l'enroulement du visible sur le corps voyant, du tangible sur le corps touchant &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cadre du projet &lt;i&gt;Appeau (Le tableau est la peau)&lt;/i&gt;, une sensation &#171; dehors-dedans &#187; semble tracer une pens&#233;e topologique au fil de la performance et de la m&#233;ditation de l'acte (regarder, toucher). Selon Didi-Huberman, Diderot en vient &#224; consid&#233;rer la peau comme une &lt;i&gt;&#171; toile qui s'agite &#187;&lt;/i&gt;. Il illustre cette id&#233;e par l'exemple de la peau peinte, li&#233;e au fantasme dans le plan du tableau, en r&#233;f&#233;rence &#224; l'hypoth&#232;se balzacienne&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. La Peinture incarn&#233;e de Georges Didi-Huberman, une r&#233;flexion sur la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; : lorsque la toile se livre &#224; un &#171; fantasme de la peau &#187;, elle manifeste une exigence constante de conversion topologique du plan, produisant un effet de peau. Dans l'incarnat, le regard op&#232;re alors une mise en r&#233;seau, en interstice, en passage.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Georges Didi-Huberman, La peinture incarn&#233;e, Le chef-d'&#339;uvre inconnu par (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette r&#233;flexion rejoint la notion de chair chez Merleau-Ponty, qui traverse les domaines du n&#339;ud et de la trame. La question de la peau engage d'abord le regard et le toucher, li&#233;s &#224; la chair comme &lt;i&gt;&#171; l'enroulement du visible sur le corps voyant, du tangible sur le corps touchant &#187;&lt;/i&gt;. Dans cette perspective, une jonction s'esquisse : &lt;i&gt;&#171; lorsque nous croyons voir un tableau, nous sommes, en r&#233;alit&#233;, regard&#233;s &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22871 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;169&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/cris3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH246/cris3-b04ba.jpg?1772188272' width='500' height='246' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Extrait de la performance Cris souffles III, Intrication II &#8211; Sol Mur Temps
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;pr&#233;sent&#233;e au th&#233;&#226;tre Espace ICARE, Issy-les-Moulineaux, en 2025. &#169; Eun Young Lee Park, 2025
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Performance pr&#233;sent&#233;e au Non Lieu, &#224; Roubaix&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cf. &lt;i&gt;La Peinture incarn&#233;e&lt;/i&gt; de Georges Didi-Huberman, une r&#233;flexion sur la peinture &#224; travers la lecture du r&#233;cit &lt;i&gt;Le Chef-d'&#339;uvre inconnu) d'Honor&#233; de Balzac.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Georges Didi-Huberman, &lt;i&gt;La peinture incarn&#233;e, Le chef-d'&#339;uvre inconnu par Honor&#233; de Balzac&lt;/i&gt;, Paris, Les &#233;ditions de minuit, 1985, p. 36&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Image d'ouverture :&lt;br class='autobr' /&gt;
Affiche de la performance Cris souffles III, Intrication II &#8211; Sol Mur Temps, commissariat : Jae Kyoo Chong, 2025. &#169; Eun Young Lee Park, 2025.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;u&gt;&lt;a href='https://www.tk-21.com/Sol-Mur-Temps-Intrication-2023' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Sol Mur Temps/Intrication 2025&lt;/u&gt; est un projet curatorial de &lt;u&gt;Chong Jae Kyoo&lt;/a&gt;&lt;/u&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>No&#235;l Ravaud</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Noel-Ravaud</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/Noel-Ravaud</guid>
		<dc:date>2025-07-27T15:45:19Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Christophe Nourisson</dc:creator>


		<dc:subject>po&#233;sie</dc:subject>
		<dc:subject>vid&#233;o</dc:subject>
		<dc:subject>performance</dc:subject>
		<dc:subject>art</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Artiste, plasticien, performeur, vid&#233;aste, photographe, po&#232;te, cr&#233;ateur de revue, No&#235;l Ravaud &#233;tire les tentacules de son &#339;uvre dans les m&#233;andres de ton cerveau.&lt;br class='autobr' /&gt;
Plus d'une ann&#233;e s'est &#233;coul&#233;e depuis la disparition de ce vertigineux artiste. Sauvage et raffin&#233;, anarchiste et profond&#233;ment farceur, pauvre parce qu'incorruptible au regard de l'&#233;conoma capitaliste, il laisse en rade une &#339;uvre d'une fondamentale importance pour l'art en France entre 1990 &#224; 2020. &lt;br class='autobr' /&gt;
J'avais amorc&#233; un texte sur l'une de ses expositions en 2018 &#224; Marseille. Je le livre ici, dans le contre-temps de l'inactuel.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Creation-et-commentaires" rel="directory"&gt;Cr&#233;ation et commentaires&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/poesie" rel="tag"&gt;po&#233;sie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/video" rel="tag"&gt;vid&#233;o&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/performance" rel="tag"&gt;performance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/art" rel="tag"&gt;art&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH100/arton2721-7ff44.jpg?1772188272' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Artiste, plasticien, performeur, vid&#233;aste, photographe, po&#232;te, cr&#233;ateur de revue, No&#235;l Ravaud &#233;tire les tentacules de son &#339;uvre dans les m&#233;andres de ton cerveau.&lt;br class='autobr' /&gt;
Plus d'une ann&#233;e s'est &#233;coul&#233;e depuis la disparition de ce vertigineux artiste. Sauvage et raffin&#233;, anarchiste et profond&#233;ment farceur, pauvre parce qu'incorruptible au regard de l'&#233;conoma capitaliste, il laisse en rade une &#339;uvre d'une fondamentale importance pour l'art en France entre 1990 &#224; 2020. &lt;br class='autobr' /&gt;
J'avais amorc&#233; un texte sur l'une de ses expositions en 2018 &#224; Marseille. Je le livre ici, dans le contre-temps de l'inactuel.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Comme il est tr&#232;s probable que l'on va crever, on se rendra compte que c'&#233;tait une vie, simplement au moment o&#249; l'on cr&#232;ve. Fin de la vie. Fin du po&#232;me. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div style=&#034;text-align:right&#034;&gt;&lt;i&gt;Robert Filliou&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De l'art comme semi-conducteur &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faudrait tenter des carottages en pied de mur ou d'effleurement &#224; la surface de semi-conducteur dont la propri&#233;t&#233; passant de la valence &#224; la conduction nous permettrait de tenter une transcription chaotique de cet engagement suffocant. Ce dont on ne pourrait douter, c'est que la rencontre avec les ouvrages de No&#235;l Ravaud ne laisserait pas de r&#233;pit. Ce serait la premi&#232;re impression perceptible &#224; la d&#233;couverte de l'installation pr&#233;sent&#233;e &#224; la galerie GT &#224; Marseille en mai 2018.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bienvenue, &#224; la s&#233;ance de &lt;i&gt;curling&lt;/i&gt; collectif, expos&#233;e sur les 3 murs et le sol de la galerie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soixante-cinq dessins imprim&#233;s sur papier photo furent s&#233;lectionn&#233;s sur l'ensemble des 353 existants le jour du vernissage. Ils sont expos&#233;s sous l'&#233;nigmatique titre : &lt;strong&gt;pendant 365 jours j'ai le m&#234;me &#226;ge que Mary Shelley &#224; sa mort.&lt;/strong&gt; Les dessins sont color&#233;s et encadr&#233;s, install&#233;s sur le mur selon une logique qui nous &#233;chappe mais qui respecte l'orthogonalit&#233; du format. La dispersion des &#339;uvres m&#233;nage des respirations. Quatre photo-images de la s&#233;rie &lt;strong&gt;je me souviens&lt;/strong&gt; sont align&#233;s et une &lt;strong&gt;Chronologie de Mary Shelley jusqu'en 1962&lt;/strong&gt; est manuscrite &#224; raz de sol comme une bande passante. 8 &lt;strong&gt;lignes de confidentialit&#233;&lt;/strong&gt; soit : des planchettes de bois imprim&#233; et d&#233;pos&#233;es au sol ; deux livrets (mode d'emploi/cartel) dont on pouvait manifestement se saisir sont accroch&#233;s avec des chaines &#224; un poteau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des temps, des espaces, des m&#233;moires lointaines et imm&#233;diates qui s'enchev&#234;trent. Il y aurait des parall&#232;les &#224; faire avec les feuillets glac&#233;s servant de support aux plong&#233;es mondaines de No&#235;l Ravaud. Il faudrait ainsi se pencher sur le blanc d'une banquise pour faire venir &#224; soi les profondeurs sans horizons des mondes enfouis, ce serait l&#224; une tache r&#233;clamant opini&#226;tret&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22664 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/noel_2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH355/noel_2-e5a73.jpg?1751392402' width='500' height='355' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Chez No&#235;l Ravaud les &#171; dessins &#187; recouvrent des photo-montages, des impressions augment&#233;es d'&#233;criture, rehauss&#233;s, tous produits en tirage num&#233;rique couleur et fabriqu&#233;s avec une patinante souris d'ordinateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au premier coup d'&#339;il la ligne est souvent tremblante, souvent interrompue. On reconnait de multiples figures qui cohabitent dans une m&#234;me composition : cr&#233;atures informes, rhizomes, formes anthropomorphes, corps morcel&#233;s, proth&#232;ses, animaux, monstres, machines, objets, arbres, fleurs, &#233;pluchures ou encore vers de terre... Les inserts photographiques font surgir : homme - singe - veau - vache - cochon - carcasse - mort ou vif... C'est un &#171; presque tout &#187; du monde qui se trouve chaque fois convoqu&#233;. Nous assistons au broyage duchampien du riche et bicam&#233;ral &lt;i&gt;Paradis&lt;/i&gt; de Jan Brueghel (1607).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22665 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/png/noel_3.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH359/noel_3-86965.png?1751392402' width='500' height='359' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ainsi le couple de &lt;i&gt;selfiwoman / selfiman,&lt;/i&gt; sorte d'Adam et Eve bio-politiquement modifi&#233;, expose-t-il fi&#232;rement l'un de leurs bras absurdement allong&#233; en perche &#224; selfie. &lt;i&gt;Parle &#224; ma main !&lt;/i&gt; &#8211; Oui, ma main-smartphone filtre d&#233;j&#224; ta parole. Plus loin les doigts marionnettes s'interpellent : &lt;i&gt;&#8211; Not a man &#8211; Not a woman.&lt;/i&gt; La greffe a prise, pas de retour &#224; la vie nue, &lt;i&gt;O.rganisme G.&#233;n&#233;tiquement M.odifi&#233;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bio et Zo&#233;, souverainet&#233; et gouvernance, Foucault &#224; Buenos Aire en 75, Agamben et son Homo Sacer, a minima.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22666 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/noel_4.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH360/noel_4-76398.jpg?1751392402' width='500' height='360' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Pas de sortie, de points de fuites, plut&#244;t une lat&#233;ralit&#233; hors cadre, une superposition de pellicules d&#233;notatives qui fabriquent un espace sans fond. Chaque apparition semblant surgir du chaos d'une ville o&#249; le reflet des enseignes se confondent avec la r&#233;alit&#233;. Si l'on accepte de franchir ce premier seuil, les &#339;uvres de No&#235;l Ravaud pr&#233;figureront une promenade en train fant&#244;me o&#249; nous ne serons pas surpris d'&#234;tre effray&#233;s. Cela tiendra &#224; la mutilation de la langue... &lt;i&gt;unnilingus, applOdissements...&lt;/i&gt; &#224; l'usage des devinettes... &lt;i&gt;chercher l'erreur, chercher l'anachronisme. &#192; la sentence... Dans les hangars d'Amazon l'ouvrier est le bras du logiciel, You're not her for sell attention / You're not her for pay attention&lt;/i&gt;. Les &#233;pigraphies semblent parfois nous prendre &#224; parti et d'autres fois se r&#233;v&#232;lent autot&#233;liques. L'invention de figure chim&#233;rique comme un monstre &#224; cinq t&#234;tes ou la duplication &lt;i&gt;ad nauseam&lt;/i&gt; d'une m&#234;me figure reproduite avec un l&#233;ger coefficient d'erreur (d'art) domine. Ce qui s'anime l&#224;, devant ces dessins, serait proche de ce que les meilleures &#339;uvres peuvent proposer, capacit&#233; &#224; provoquer la curiosit&#233;, l'interrogation, la perplexit&#233;. Dans cet entre-deux incertain se joue ce quelque chose d'essentiel de l'art sans que jamais on ne puisse r&#233;ellement le nommer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plus souvent autocollantes, les &lt;i&gt;lignes de confidentialit&#233;&lt;/i&gt; apparues au-devant des guichets des services publics dans les ann&#233;es 2010 norment l'espace, elles organisent le d&#233;placement et r&#233;duisent le contact des corps. Ici, elles sont imprim&#233;es sur des planchettes d&#233;pos&#233;es au sol et manifestement expos&#233;e &#224; la merci des visiteurs. Ces &#171; tr&#233;buchets &#187; convoquent l'attention joueuse, tant leur mobile incongruit&#233; vient d&#233;placer lat&#233;ralement les rep&#232;res. Les &lt;i&gt;lignes de confidentialit&#233;&lt;/i&gt; de No&#235;l Ravaud &#233;voquent plut&#244;t l'accident. Engageant au sens propre les exp&#233;rimentateurs - lecteurs - performeurs dans la chute. Cette proposition, v&#233;ritable &lt;i&gt;Blitz&lt;/i&gt; po&#233;tique, joue avec les limites de l'art de la performance. La suggestion transgressive d'une inqui&#233;tante dr&#244;lerie est patente. Cette &#339;uvre &#233;tait pr&#233;monitoire d'une glissade soci&#233;tale vers la bio-gouvernance, dont l'interm&#232;de Covid a d&#233;finitivement act&#233; l'effectivit&#233;. Elle renverse en rire sardonique, le pathos d'une intimit&#233; enchain&#233; aux injonctions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Je me souviens de Bruce Nauman plantant un bon piquet de coin,&lt;/strong&gt; la l&#233;gende, &#233;crite &#224; m&#234;me l'image, qui fait r&#233;f&#233;rence &#224; l'&#339;uvre de Bruce Nauman &lt;i&gt;Setting a Good Corner&lt;/i&gt; (2000), figure une antenne relais plant&#233;e en d&#233;sert proven&#231;al. Pass&#233; ma&#238;tre dans l'usage des parall&#232;les disjonctifs, l'artiste nous entraine dans des constellations r&#233;flexives. Nous identifions l'&#233;tranget&#233; des perceptions supportant les ph&#233;nom&#232;nes r&#233;manents. Elles rel&#232;vent ici, d'une discussion in/amicale avec des &#339;uvres, d'une situation trouv&#233;e qui, comme ce parapluie abandonn&#233; pourrait &#233;voquer la sculpture &lt;i&gt;Maman&lt;/i&gt; (1999) de Louise Bourgeois. Mais la l&#233;gende disorthographique, &lt;strong&gt;Je me souviens du souri de Louise Bourgeois,&lt;/strong&gt; coupe court &#224; la trivialit&#233; d'une simple citation. L'&#339;uvre vaut plut&#244;t comme le support d'un r&#233;cit plus vaste tel que l'utilisation de la photographie chez W.G. Sebald. La photographie ne valant pas pour elle-m&#234;me mais en tant que support d'une narration ne se substituant pas &#224; elle. C'est pr&#233;cis&#233;ment la fonction de la photographie, dans ce contexte, que de faire l'&#233;conomie de l'&#233;criture descriptive. D&#232;s lors, on l'aura compris, chacun des &#233;l&#233;ments de cette installation n'a valeur pleine et enti&#232;re que dans le cadre de ce projet &#233;tendu des 365 jours sous la tutelle mortelle de Mary Shelley.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22667 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/noel_5.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH777/noel_5-31e5a.jpg?1751392402' width='500' height='777' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La cr&#233;ature du docteur Frankenstein se tient &#224; l'aff&#251;t derri&#232;re le grand verre. Ce loup-garou exp&#233;rimental revigor&#233; par les baquets de Mesmer fait surgir, sans s'y r&#233;duire, deux probl&#233;matiques qui traversent l'&#339;uvre de No&#235;l Ravaud : d'une part le versant, que l'on dit aujourd'hui transhumaniste, aliment&#233; par la &#171; croyance &#187; en le progr&#232;s, sur lequel les cyniques r&#233;citants de la Silicon Valley continuent de sp&#233;culer ; d'autre part l'exp&#233;rience rat&#233;e du philanthropique docteur fait appara&#238;tre la figure de l'exclu, du migrant, du banni. Difficile de poser une parabole plus compl&#232;te du monde contemporain. La r&#233;surgence de la cr&#233;ature fictionnalise l'&#233;tat des corps biopolitiques comme condition de la gouvernance. Nous sommes tous des cr&#233;atures, abim&#233;es ou augment&#233;es par la technique, mais ce que les transhumanistes veulent &#233;carter, c'est la vuln&#233;rabilit&#233;, en folie d'immortalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fil des innombrables dessins :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Machine c&#233;libataire ou &#224; tuer : comme faux, pic, lance, trident, casse-t&#234;te ou actualit&#233; permanente d'une toujours probl&#233;matique guerre du P&#233;loponn&#232;se. Guerre : comme abattoir, vaporisateur, bombardier, temp&#234;te du d&#233;sert et Bambiland. Mais aussi sadomasochiste machine &#224; c&#226;lins de Mary Temple Grandin en apart&#233; du troublant visage embarqu&#233; de Greta Thunberg. Autistes hypersensibles &#224; l'animal souffrant, auquel certains vaniteux pensent &#233;chapper. Heureux tout de m&#234;me que cela se termine parfois par le bref rappel d'une temp&#234;te emportant yacht et h&#233;licopt&#232;re en voyage sans retour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les lignes trac&#233;es au crayon photoshop d'une machine &#224; coudre, &lt;i&gt;Un souvenir d'enfance&lt;/i&gt;, titre &#233;ponyme de l'essai de &lt;i&gt;Sigmund Freud sur Leonardo da Vinci,&lt;/i&gt; tentent de rassembler les &#233;l&#233;ments disloqu&#233;s. L'artiste semble proc&#233;der &#224; un lent travail de montage, de reconnexion d'&#233;l&#233;ments &#233;parpill&#233;s, jet&#233;s &#224; la mer en attente d'une comparution sur divan. Apparition de d&#233;risoires jouets de plage &#224; laquelle s'accroche fermement les d&#233;rivants mis au ban des &#233;tats durablement install&#233;s dans l'exception. Dans la benne &#224; ordure parfois devenue oikos des bannis, il r&#233;cup&#232;re aussi les organes des corps mutil&#233;s sans contrepartie. Embarqu&#233; sur une vedette de sauvetage, No&#235;l Ravaud ram&#232;ne &#224; lui les restes abandonn&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22668 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/png/noel_6.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH368/noel_6-aa360.png?1751392402' width='500' height='368' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Apparition fugace d'injonctions contradictoires Ignorer-supprimer-liker se superposant &#224; l'image d'un pendu, 2 fois &#171; Like &#187; &#224; outrance saturant l'espace. Cette &#339;uvre ne se prive de rien, il y a l&#224; jubilation cathartique, mode Western &#224; la Sam Peckinpah.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233;e de cerveaux ennuy&#233;s et amus&#233;s par les brumes d'un interminable hiver, par le vide inqui&#233;tant d'une nature devenue presque irr&#233;m&#233;diablement distante, l'&#339;uvre de Mary Shelley irrigue une chambre de r&#233;sonance dont la m&#233;moire vive n'a d&#233;lib&#233;r&#233;ment rien &#224; voir avec l'automatisme normatif des &#034;Intelligences&#034; artificielles. Ce dont il est question, est bien un &lt;i&gt;ce qui sauve,&lt;/i&gt; pas toujours tr&#232;s agr&#233;able, mais dont la n&#233;cessit&#233; fait loi de l'art. Sauver donc, ces petits oiseaux, petits singes de laboratoire, vache &#224; hublots et champ&#234;tres fleurettes, qui sous l'air tendre de la captation &#233;motionnelle, interpellent notre approche indiff&#233;rente &#224; la modification du vivant. On se souviendra &#224; ce titre de travaux ant&#233;rieurs de l'artiste autours des, d&#233;j&#224; dat&#233;s, jouets num&#233;riques que furent les tamagochis, ces doublures virtuelles des empathies niaiseuses.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22669 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/noel_7.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH342/noel_7-96cda.jpg?1751392402' width='500' height='342' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Comme un lac tumultueux d&#233;bordant de toute part, l'exposition engageait jeu de langue et d'anus, tenu dans la distance transgressive et inacceptable de la v&#233;rit&#233; de l'art. Il est toujours hasardeux de proposer quelques parall&#232;les, de tracer des g&#233;n&#233;alogies. Je peux n&#233;anmoins tenter d'imaginer le fil des voix qui arriv&#232;rent dans le Poitou natal &#224; l'oreille et aux yeux de l'artiste au d&#233;but des ann&#233;es 1980, celle des conjonctions d&#233;tonantes de musiques punks et savantes. Le fant&#244;me de Raoul Hausmann dans l'indiff&#233;rence de Limoges ou de Robert Filliou aux Eysies. Jeux de l'art et hurlement. Plus tard, sur un fil tordu qui jamais ne s'arr&#234;ta, il faudra &#233;pingler Mike Kelley, Paul Mac Carthy ou Jason Rhodes. &lt;i&gt;All over&lt;/i&gt; de &lt;i&gt;Fucking Bastard&lt;/i&gt; pris dans l'urgence d'un n&#233;cessaire massacre &#224; la tron&#231;onneuse. Sans &#233;tonnement, la Rance cultiv&#233;e est en panique face &#224; de telles fulgurances. Les r&#233;flexes d&#233;fensifs des vieilles bourgeoisies ran&#231;aises et incultes dont la g&#233;n&#233;alogie ne fait, elle, aucun doute, sait se d&#233;ployer avec toute sa puissance de nuisance. Il n'y aurait donc aucun &#233;tonnement &#224; voir certaines &#339;uvres marginalis&#233;es. Les jeux d'ironies et d'humours sont appr&#233;ci&#233;s lorsqu'ils viennent du s&#233;rail. Jeux de mots de pr&#233;cieuses ridicules, sans effet autre que celui d'&#233;pater les gogos, mais cela fait tout de m&#234;me de prestigieuses carri&#232;res d'&#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous partagions la d&#233;jection des couleuvres am&#232;res. No&#235;l m'envoya une derni&#232;re image quelques heures avant que je n'apprenne sa disparition. La photographie verticale est prise en contre-plong&#233; &#224; l'angle de la terrasse du Palais des arts et de la rue des trois Mages &#224; Marseille. Une terrasse s'avance en promontoire, un cheval de bronze se cabre devant les passants qui remontent la rue. Un cheval ridicule qui ressemble &#224; un z&#232;bre. Le mur de sout&#232;nement socle majestueusement la sculpture et est recouvert de graffitis comme autant d'authentiques traces urbaines. L'&#339;il s'attarde sur les plus lisibles d'entre elles : SANG et FARCE. Cet amoncellement de signes spontan&#233;s en apparence loufoque convoque la tragi-com&#233;die du regard en qu&#234;te de sens, car l'art demeure un jeu &lt;i&gt;a la vida ! a la muerte !&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22670 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/noel_8.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH354/noel_8-9e288.jpg?1772188272' width='500' height='354' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, sans doute est-ce ne pas trop insister que de dire, combien les &#339;uvres de No&#235;l Ravaud sous les atours emprunt&#233;s parfois au grotesque et au langage des ruelles obscures avaient ceci d'incisif, qu'elles ne concernaient rien de moins, que la vitalit&#233; des offrandes po&#233;tiques imm&#233;moriales et impertinentes insupportablement mises au rebut.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://www.documentsdartistes.org/artistes/ravaud/repro.html" class="spip_out"&gt;https://www.documentsdartistes.org/...&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Image d'ouverture &#169;Favret-Manez&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Colloque Arts et sciences</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Colloque-Arts-et-sciences</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/Colloque-Arts-et-sciences</guid>
		<dc:date>2025-06-29T08:37:45Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Christophe Nourisson</dc:creator>


		<dc:subject>Arts &amp; Sciences</dc:subject>
		<dc:subject>performance</dc:subject>
		<dc:subject>installation</dc:subject>
		<dc:subject>sculpture</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Voici le deuxie&#768;me volet de notre dossier sur le the&#768;me Arts et Sciences. Apre&#768;s son introduction, Jean-Christophe Nourisson propose ci-dessous une re&#769;flexion concre&#768;te qui s'articule aux concepts qu'il de&#769;ploie dans son travail. Il sera suivi en conclusion d'un troisie&#768;me et dernier article en juillet.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.tk-21.com/The%CC%81orie-s" rel="directory"&gt;The&#769;orie(s)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Arts-Sciences" rel="tag"&gt;Arts &amp; Sciences&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/performance" rel="tag"&gt;performance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/installation" rel="tag"&gt;installation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/sculpture" rel="tag"&gt;sculpture&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH102/arton2697-1a09e.jpg?1772252634' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='102' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Voici le deuxie&#768;me volet de notre dossier sur le the&#768;me Arts et Sciences. Apre&#768;s son introduction, Jean-Christophe Nourisson propose ci-dessous une re&#769;flexion concre&#768;te qui s'articule aux concepts qu'il de&#769;ploie dans son travail. Il sera suivi en conclusion d'un troisie&#768;me et dernier article en juillet.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;&#201;tonnement et exp&#233;rience&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;pisode moderne, d'une s&#233;paration entre art et science, nature et culture, corps et esprit, est encore en discussion. La philosophe Isabelle Stengers &#233;voque en 1979 la position singuli&#232;re d'&#233;coute po&#233;tique de la nature que devrait tenir les scientifiques, elle fait un pas vers la notion d'extra-territorialit&#233; th&#233;orique attribu&#233;e plus commun&#233;ment aux artistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'artiste sonore Akio Suzuki jette en public des objets dans une station de m&#233;tro &#224; Nagoya. La performeuse Isabelle Lartault fait surgir, lors du finissage de l'exposition de Michel Verjux &#224; la galerie Martine Aboucaya &#224; Paris, le son cristallin d'un cri qui d&#233;chire l'une de ses lectures publiques. Nous pourrions qualifier ces actions d'impalpables effractions, qui nous &#233;veillent &#224; la conscience d'un monde partag&#233;, dans le pr&#233;sent de l'&#233;v&#233;nement. Ce sont des bifurcations qui op&#232;rent &#224; la mani&#232;re d'un saut entre le hasard et la n&#233;cessit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La micro-biologiste Lynn Margulis exposait, dans son livre Microcosmos, ses d&#233;couvertes sur la symbiog&#233;n&#232;se entre cellules, bact&#233;ries et biotopes. Donna Haraway, &#224; sa suite, portait &#224; notre attention la voix des bestioles qui construisent, fabriquent et r&#233;alisent des n&#339;uds polytemporels et polyspatiaux. Ces &#234;tres entiers sains et saufs se construisent mutuellement &#224; travers des involutions mat&#233;rielles et s&#233;miotiques. Dans le monde intersp&#233;cique, la sympo&#239;ese chante et danse &#224; bas bruit. Ces d&#233;couvertes scientifiques collaboratives ne s'&#233;rigent pas en cath&#233;drale imprenable. Elles t&#233;moignent au contraire d'une science, situ&#233;e, en perp&#233;tuel questionnement et m&#233;fiante des pouvoirs prom&#233;th&#233;ens de ma&#238;trise. Elles savent avec Vil&#233;m Flusser comment nous fabriquons les outils et pourquoi ils contre-attaquent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces voix d'arts et de sciences qui s'expriment dans des langues &#233;trang&#232;res les unes aux autres, tissent des r&#233;cits parfois compatibles. Ce sont ces humusit&#233;s, ces sandwichs gluants, ces archipels, qui arment le combat des devenirs. C'est dans ce partage fragmentaire de leurs ombres et lumi&#232;res r&#233;ciproques qu'un dialogue entre art et science fait de dissensus et de consensus pourrait advenir.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22464 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;87&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/image2-12.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH718/image2-12-83b85.jpg?1772206022' width='500' height='718' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Akio Suzuki
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&#171; Throwing things at the stairs &#187;. Nagoya Station, Tokyo. 1963.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment apprendre de l'&#233;tonnement et en faire d&#233;sir d'exp&#233;rience ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le compositeur John Cage en recherche d'un silence absolu qu'il souhaitait &#233;couter, visite en 1948, la chambre an&#233;cho&#239;que de l'universit&#233; d'Harvard. Mais &#224; sa grande surprise, il &#233;crira : &#171; J'entendis deux bruits, un aigu et un grave. Quand j'en ai discut&#233; avec l'ing&#233;nieur&#8230;, il m'informa que le son aigu &#233;tait celui de l'activit&#233; de mon syst&#232;me nerveux et que le grave &#233;tait le sang qui circulait dans mon corps &#187;.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;John CAGE. 4'33&#8216;' 1952.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Cette exp&#233;rience fut d&#233;terminante pour l'&#233;criture de son &#339;uvre en 3 mouvements : 4'33&#8216;'. Le 29 ao&#251;t 1952 &#224; Woodstock, l'interpr&#232;te David Tudor s'assoit au piano, ouvre le couvercle et laisse ses mains au dessus des touches. Les trois silences et la s&#233;paration en trois mouvements de 33'', 2'40'', 1'20'' est marqu&#233;e par l'ouverture et la fermeture du couvercle, &#224; la fin du morceau, le musicien ferme le couvercle et se l&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22465 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;97&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/image3-14.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH498/image3-14-5c3c0.jpg?1748969909' width='500' height='498' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Akio Suzuki
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Une des empreintes des Oto Date pour un parcours d'&#233;coute. &#192; Wakahama (Japon) 2005.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#192; la station de m&#233;tro &#224; Nagoya en 1963, l'artiste Akio Suzuki, r&#233;alise l'un de ses premiers &#171; self-study events &#187;, &#171; Throwing things at the stairs &#187;. La photographie de cette performance nous montre l'artiste en contre-plong&#233;, qui jette des objets cylindriques. L'image t&#233;moigne de l'&#233;v&#233;nement mais l'exc&#233;dent sonore du geste reste inaudible : il faut imaginer l'activit&#233; urbaine perturb&#233; par le son d'objets d&#233;valant l'escalier. L'artiste &#233;veille &#224; l'&#233;coute des mondes que nous habitons, ceux qui sont l&#224;, ici, et que nous ne faisons le plus souvent que traverser sans y pr&#234;ter attention.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22466 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;97&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/image4-16.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH667/image4-16-5f7e4.jpg?1748969909' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Akio Suzuki
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Une des empreintes des Oto Date pour un parcours d'&#233;coute. &#192; Wakahama (Japon) 2005.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Cette performance d&#233;cisive et espi&#232;gle amor&#231;ait un mouvement ininterrompu &#224; ce jour. &#192; Berlin en 1996, il r&#233;alise ses premi&#232;res empreintes peintes au sol qui peuvent aussi &#234;tre moul&#233;es en bas-relief sur une plaque de b&#233;ton. Le dessin de l'empreinte combine la repr&#233;sentation d'un pied et d'une oreille ex&#233;cut&#233;e alors, qu'il accompagnait John Cage &#224; l'a&#233;roport dans les ann&#233;es 80. Ce sont des points d'&#233;coutes, nomm&#233;s oto-date, dispers&#233;s dans la ville et que l'on peut retrouver &#224; l'aide d'un plan ou bien d&#233;couvrir par hasard. A Wakayama par exemple, il y a 18 points. L'artiste les choisit pr&#233;cis&#233;ment. Il invite les passants &#224; s'arr&#234;ter sur ces marques. Engag&#233; dans le parcours d'un oto-date &#224; l'autre, l'exp&#233;rience polysensorielle redessine l'espace du paysage urbain. S'arr&#234;ter l&#224;, o&#249; l'on ne fait que passer, &#234;tre attentif &#224; ce qui arrive dans l'espace-temps visuel et sonore qui se pr&#233;sente. Parfois, les oto-date peuvent se retrouver en milieu de chauss&#233;e, la difficult&#233; &#224; tenir sa place face aux v&#233;hicules qui s'avancent rend l'exercice p&#233;rilleux. Cette combinaison entre notre position corporelle ancr&#233;e au sol et notre perception active notre sensorialit&#233; et fait venir &#224; la conscience un rapport &#224; l'ext&#233;riorit&#233; unique pour chaque participant. Un moment de la prise avec soi, du comprendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les exp&#233;riences d'Akio Suzuki peuvent indiff&#233;remment s'&#233;prouver au plein air d'un paysage de moyenne montagne ou dans le complexe dispositif technique des m&#233;gapoles. La pr&#233;sence corporelle situ&#233;e en &#171; &#339;il&#8211;&#233;coute &#187; peut consid&#233;rer l'amusant chaos de l'embouteillage auquel r&#233;pondent la corneille et le gr&#233;sillement des enseignes qui se m&#234;lent au hurlement d'un enfant. Si elles semblent venir d'un &#226;ge d'avant la coupure consomm&#233;e entre l'&#226;me et le corps, elles sont loin d'une approche id&#233;aliste de la science et de l'art, qui nous laisserait seuls face &#224; une nature muette. Nous sommes habitu&#233;s, entra&#238;n&#233;s et domestiqu&#233;s &#224; pratiquer les coupes franches entre nature et culture, objets et sujets, car nous nous sommes culturellement et scientifiquement convaincus, que nos sens &#233;taient trompeurs. Les oto-date semblent nous indiquer au contraire qu'un simple changement de posture, un laisser-aller dans la vigilance du jeu, peut ais&#233;ment relativiser les pr&#233;suppos&#233;s selon lesquels nous serions coup&#233;s des mouvements du vivant. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'exp&#233;rience urbaine &#224; laquelle nous r&#233;-initie Akio Suzuki est plus intense que celle d'un spectateur ou d'un lecteur, car ce qui s'inspire et se respire n'est ni un th&#233;&#226;tre, ni un livre. Ces sensations sont fugaces, fragiles et l&#233;g&#232;res, or qu'appelle-t-on une id&#233;e si ce n'est une forme l&#233;g&#232;re, fugitive, sinon l'enveloppe quasi translucide d'une lourde masse de choses, parfois aussi concr&#232;te que le corps ?&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Michel Serres, &#171; H&#233;rmes II, L'interf&#233;rence, &#233;d. Les &#233;ditions de Minuit, 1972.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chez l'artiste Isabelle Lartault la relation entre le corps, l'espace et les mots dans le pr&#233;sent d'une situation est manifeste depuis les ann&#233;es 80. Elle r&#233;alise des livres, des installations et des performances qui se contaminent. Son &#339;uvre se d&#233;veloppe autour de trois projets &#233;volutifs, qui peuvent s'hybrider : Les Grandes Occasions qui explorent la r&#233;currence et l'&#233;volution des habitus des famili&#232;res et r&#233;currentes f&#234;tes d'anniversaire, de mariage, de naissance et d'enterrement. Des mesures &amp; d&#233;mesures qui s'appuit jusqu'&#224; l'absurde sur l'autorit&#233; r&#234;vante des nombres. La veille et le Lendemain prend note des petits gestes du quotidien et r&#233;v&#232;le un espace &#224; disposition.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22467 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;223&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/image5-18.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH306/image5-18-3264c.jpg?1748969909' width='500' height='306' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Isabelle Lartaud
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Seul &#224; seul au milieu des autres. (des mesures &amp; d&#233;mesure) Performance lors de l'exposition Alberto Giacometti. Fondation Edouard Leclerc. 31 octobre 2015.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=bVi5m0SyrDc&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=bVi5m0SyrDc&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'artiste appara&#238;t au milieu d'un public r&#233;uni lors d'une exposition. Elle se d&#233;place dans l'espace un feuillet &#224; la main, la pr&#233;cision des gestes et de son corps silencieux attire l'attention, quelques spectateurs se retournent et soudain elle parle :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#199;a commence ? C'est commenc&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#199;a a commenc&#233; il y a longtemps&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&#199;a a commenc&#233; avant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Expansion, refroidissement, fusion, effondrement, expulsion. &lt;br class='autobr' /&gt;
Roche, gaz, poussi&#232;re : nuage en rotation, augmentation de la vitesse, compression, collision, combustion, expansion, refroidissement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#199;a a commenc&#233; il y a plus de 13 milliards d'ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#199;a commence en plein vol par une entr&#233;e en mati&#232;re, chocs, roches qui gravitent, qui explosent, qui s'agglom&#232;rent : gaz, feu, poussi&#232;res&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#199;a commence par s'emballer&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#199;a a commenc&#233; il y a 4,54 milliards d'ann&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#199;a a commenc&#233; il y a 300 000 millions d'ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#199;a commence dans les profondeurs, dans les hauteurs ; &#231;a commence dans les plissements, dans les soul&#232;vements&#8230; &#199;a commence dans l'eau, &#231;a commence au chaud, &#231;a commence avec la lumi&#232;re, c'est la vie !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'artiste cherche &#224; montrer et &#224; lever le voile des apparences, &#224; montrer les deux poids deux mesures d'un monde o&#249; chacun veut sortir du nombre, &#224; rappeler l'&#233;vidence de la r&#233;p&#233;tition des cycles naturels et culturels dans lesquels nous &#233;voluons. &#192; l'horizon des cart&#233;siens, le soleil continue de se lever et se coucher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un autre po&#232;me perform&#233;, elle dira :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je cherche une place.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#199;a fait des jours que je tourne pour trouver une place&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La veille, elle avait remont&#233; le r&#233;veil.&lt;br class='autobr' /&gt;
La veille, il avait rempli le frigo.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le lendemain, il avait fait tr&#232;s chaud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La veille, le lendemain mais entre-temps ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je cherche une place. &#199;a fait des heures, des jours, des ann&#233;es&#8230; &#199;a fait des si&#232;cles&#8230; Une &#233;ternit&#233; que je tourne, tourne pour trouver une place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une place&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22468 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;160&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/image6-20.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH372/image6-20-2147d.jpg?1748969909' width='500' height='372' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Isabelle Lartaud
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Lecture-performance, R&#233;versible ? (Combinaison n&#176;41 &#8211; des mesures &amp; d&#233;mesure) site Patrimonial industriel de la chaux, Beffes. 2017.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Chacune de ses performances est l'occasion d'une n&#233;gociation entre texte et contexte dans l'entre-temps de son actualisation. Le texte, le cheminement du corps parlant dans l'espace et l'&#233;mergence de la po&#232;te performeuse dans le flux liquide des visiteurs courbe l'espace, diffracte le temps lin&#233;aire, disjoint la mesure, pour chacun des spectateurs. Parfois la diction ira jusqu'au cri cristallin qui suspend le sens des mots, &#224; moins que ce ne soit ici, le cri qui nous parle et nous touche. Cette suspension du sens, cet insens&#233; d'une vibration sonore rend paradoxalement la pr&#233;sence &#224; soi et aux autres dans l'espace situ&#233; plus intense.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22469 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;64&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/image7-22.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L467xH800/image7-22-0c39d.jpg?1748969909' width='467' height='800' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Francisco de Goya
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Le chien, 1819-1823, Mus&#233;e du Prado, Madrid.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ces &#339;uvres sont peu appareill&#233;es, un micro-cravate parfois pour Isabelle Lartault, un piano pour Cage ou une marque au sol pour Akio Suzuki, Elles prennent &#224; partie sans injonction nos corps pensants dans une salle de concert, un espace d'exposition ou une ville, autant de milieux techniques desquels elles ne cherchent pas &#224; s'extraire. Elles ont recours aux instruments de mani&#232;re p&#233;riph&#233;rique ainsi, d'un piano qui n'&#233;met aucun son, d'une empreinte sur laquelle on s'arr&#234;te ou pas ou d'une voix humaine perceptible diff&#233;remment d'une oreille &#224; l'autre. Ces &#339;uvres ne sont pas circonscrites dans quelque objet que ce soit, elles n&#233;gocient avec l'existant. Elles interf&#232;rent et m&#233;diatisent la relation affective de l'&#233;coute et du voir.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22470 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/image8-24.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH147/image8-24-2266f.jpg?1748969909' width='500' height='147' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les actions d'Akio Suzuki, d'Isabelle Lartault ou de John Cage se tiennent en limite de l'imperceptible et subjectivent objectivement l'inattendu. Pleinement dans le sentir du monde, ces &#339;uvres se sont &#233;loign&#233;es des philosophes rationalistes, que furent Descartes et Leibniz, toujours en discussion avec le Mo&#239;se des Tables de la Loi, ou bien des d&#233;bats qui opposaient encore au mitan des ann&#233;es 50 des artistes comme Max Bill et Asger Jorn autour du nouveau Bauhaus &#224; Ulm.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Nicola PEZOLET, &#171; Le Bauhaus imaginiste contre un Bauhaus imaginaire &#187; : la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Bill &#233;tait tourn&#233; vers une fonctionnalit&#233; r&#233;futant toute forme de subjectivit&#233; et &#233;tait pleinement engag&#233; dans la collaboration avec les scientifiques tandis que Jorn d&#233;fendait la n&#233;cessit&#233; d'une cr&#233;ation anarchique. Ces deux versants classique et romantique relevaient des imaginaires id&#233;alistes dont il faudrait traquer la piste en de&#231;&#224; du proc&#232;s de Galil&#233;e. Le philosophe David Abram dans son livre &#171; Comment la terre s'est tue &#187; &#233;voque une piste int&#233;ressante : le passage de l'oralit&#233; &#224; l'alphabet. Il nous rappelle &#224; la signification picturale toujours pr&#233;sente dans l'alphabet s&#233;mitique, qui fut &#233;vacu&#233;e de l'alphabet grec. Ainsi l'aleph pour le nom h&#233;breux de b&#339;uf devenu alpha ou de la lettre beth qui signifiait la maison devenue beta. Le &#171; langage &#187; &#233;crit nous explique-t-il, a commenc&#233; &#224; se s&#233;parer du flux anim&#233; du monde et &#224; devenir une pr&#233;sence anim&#233;e en tant que telle. Les livres font venir &#224; nous des images, des sons comme autant de perceptions sans objet, autrement dit : des hallucinations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Platon ou plut&#244;t l'association entre Platon qui &#233;tait alphab&#233;tis&#233; et Socrate qui ne l'&#233;tait presque pas peut-&#234;tre d&#233;finie comme le point charni&#232;re : lorsque le style de conscience sensuel, mim&#233;tique, profond&#233;ment incarn&#233;, qui est propre &#224; l'oralit&#233;, fait place au mode de pens&#233;e plus d&#233;tach&#233;, abstrait qu'engendre le savoir alphab&#233;tique &#187;.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Davis ABRAM, &#171; Comment La terre s'est tue &#187;, &#233;d. La d&#233;couverte. 2021.&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; L'analyse du psychologue Julian Jaynes sur le saut accompli entre les personnages de l'Iliade &#224; l'Odyss&#233;e va dans ce sens. Si Achille a besoin de l'approbation des dieux pour accomplir ses actes, Ulysse lui, &#233;coute sa voix int&#233;rieure (son moi analogue) tra&#231;ant le chemin vers la conscience. &#171; Le fait fondamental de la cosubjectivit&#233; qu'il faudrait reconstituer &#224; partir de la th&#233;orie psychologique n'appara&#238;t donc ni dans les relations objectives entre le sujet et l'objet, ni dans les transactions affectives entre sujet et sujet, mais uniquement dans ces entit&#233;s, sujet &#8211; nobjet, qui en tant que r&#233;sonance du m&#233;tabolisme psychique, pr&#233;existe &#224; toutes les autres activit&#233;s mat&#233;rielles communicatives &#187;.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jean-Louis POITEVIN, &#171; La naissance de la conscience dans l'effondrement de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Les nobjets sont des choses, des m&#233;dias ou des personnes qui exercent la fonction de g&#233;nie vivant ou de compl&#233;ment intime. La pr&#233;sence de ses voix d'ailleurs qui s'immiscent dans les foyers d&#232;s l'invention de la radio prolonge la coupure amorc&#233; par l'&#233;criture. Peter Sloterdijk va dans ce sens lorsqu'il s'int&#233;resse aux diff&#233;rents motifs des dyades entre moi et non-moi, f&#339;tus et placenta ou aux figures de g&#233;mellit&#233;s. Il balaie les affirmations sur la n&#233;cessit&#233; qui hantait les classiques en recherche de l'unit&#233; et des romantiques qui se lamentent de cette perte.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22471 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;107&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/image9-26.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH324/image9-26-42ec5.jpg?1772206022' width='500' height='324' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Hochshule f&#252;r Gestaltung Ulm, 1953-1968. &#171; Temple &#187; du fonctionnalisme allemand d'apr&#232;s-guerre.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, les langues de chacune des activit&#233;s artistiques ou scientifiques ont atteint de tels niveaux d'expertises qu'artistes et scientifiques ne se parlent qu'&#224; demi-mots. En 1026, avant la rel&#233;gation provisoire des alchimistes, le moine Guido d'Arezzo rapporte l'histoire suivante : &#171; Un certain Pythagore, grand philosophe, voyageait d'aventure ; on arriva &#224; un atelier o&#249; l'on frappait sur une enclume &#224; l'aide de cinq marteaux. &#201;tonn&#233; de l'agr&#233;able harmonie qu'ils produisaient, notre philosophe s'approcha et, croyant tout d'abord que la qualit&#233; du son et de l'harmonie r&#233;sidait dans les diff&#233;rentes mains, il interchangea les marteaux. Cela fait, chaque marteau conservait le son qui lui &#233;tait propre. Apr&#232;s en avoir retir&#233; un qui &#233;tait dissonant, il pesa les autres et, chose admirable, par la gr&#226;ce de Dieu, le premier, pesait douze, le second neuf, le troisi&#232;me huit, le quatri&#232;me six de je ne sais quelle unit&#233; de poids. Il connut ainsi que la science de la musique r&#233;sidait dans la proportion et le rapport des nombres &#187;.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Guido D'AREZZO, Micrologus, Trad. Marie No&#234;llle Colette et Jean-Christophe (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Il est probable que nous ayons tout int&#233;r&#234;t &#224; r&#233;ouvrir les portes de nos cabinets de curiosit&#233;s, mais avec pr&#233;caution, car il serait facile de remettre en sc&#232;ne un nouveau dieu unifiant les harmoniques ou de nouvelles chim&#232;res comme des &#339;uvres-objets destin&#233;s &#224; produire un suppl&#233;ment d'&#226;me ou une d&#233;monstration de physique amusante dans une facult&#233; des sciences. Il n'y a pas de rapport sexuel entre l'art et la science, parce l'art et la science sont des entit&#233;s conceptuelles essentialis&#233;s. Il est pr&#233;f&#233;rable d'examiner les &#339;uvres et les productions scientifiques, culturellement inscrites dans telle ou telle soci&#233;t&#233; et d'observer le fonctionnement de ces dyades. Les &#339;uvres contemporaines ne sont pas des manifestes jet&#233;s &#224; la face proclamant une v&#233;rit&#233; sur ce qui nous entoure. Elles se tiennent en vigie et composent avec la symbiopoi&#234;se dont elles sont partie prenante. Elles vectorisent la gauch&#232;re synchronie du corps en mouvement et entrent en affection et sans peur avec les voix qui en nous r&#233;sonnent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D'une science affect&#233;e par son objet &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Isabelle Stengers observe &#171; qu'au sein d'une population riche et diverse de pratiques cognitives, notre science occupe la position singuli&#232;re d'&#233;coute po&#233;tique de la nature &#8211; au sens &#233;tymologique o&#249; le po&#232;te est un fabricant &#8211; exploration active, manipulatrice et calculatrice, mais d&#233;sormais capable de respecter la nature qu'elle fait parler &#187;.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Isabelle STENGERS, &#171; Civiliser la modernit&#233; &#187;, &#233;d. Les presses du r&#233;el, 2017.&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Cet indicible, qui se manifeste est le sujet de pr&#233;dilection des artistes et des scientifiques surpris par ces baignoires qui d&#233;bordent ; ces pommes, qui soudainement se d&#233;tachent ou ces roues de bicyclette qui s'animent en feu follet. Isabelle Stengers insiste : &#171; Les plus fondamentales de nos th&#233;ories se d&#233;finissent d&#233;sormais comme l'&#339;uvre d'&#234;tres inscrit dans le monde qu'ils explorent &#187;.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ilya PRIGOGINE &amp; Isabelle STENGERS, &#171; La nouvelle alliance &#187;, P.45. &#233;d. (&#8230;)&#034; id=&#034;nh8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Les humains t&#233;moignent de l'attention, qu'ils portent &#224; l'invisible et &#224; l'inaudible qui nous touche et nous traverse. Ils m&#232;nent des enqu&#234;tes po&#233;tiques d'arts et de sciences qui se contaminent l'une l'autre. La recherche ne consid&#232;re plus le terrain d'&#233;tude et d'exp&#233;rimentation depuis un regard surplombant. En ce sens, la science aurait abandonn&#233; toute illusion d'extraterritorialit&#233; th&#233;orique. Les fen&#234;tres offrent des points de vue ; &#224; travers elles nous voyons le dehors depuis le dedans : les Grecs appelaient une telle vision th&#233;oria : pas besoin de se mouiller pour regarder.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Villem FLUSSER, &#171; Nous sommes tous les enfants de Marie Curie &#187;, P.213. &#233;d. (&#8230;)&#034; id=&#034;nh9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous la pluie, le nez au vent les terrestres sont travers&#233;s par les poussi&#232;res d'&#233;toiles, ils cohabitent avec les multiples esp&#232;ces de virus et de bact&#233;ries qui vont et viennent. Comme nous le rappelle la biologiste Lynn Margulis &#171; Les organismes individuels ne sont pas des formes platoniciennes bien d&#233;finies &#187;.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lynn MARGULIS &amp; Dorion SAGAN, &#171; Microsmos &#187;, P.177. &#233;d. Wildproject. 2022.&#034; id=&#034;nh10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Un organite (&#8230;) vit &#224; l'int&#233;rieur d'une amibe qui vit dans les intestins d'un mammif&#232;re, qui vit dans une for&#234;t de la plan&#232;te vit dans plusieurs mondes embo&#238;t&#233;s, qui fournissent chacun leur propre cadre de r&#233;f&#233;rence et leur propre r&#233;alit&#233; &#187;. Les &#339;uvres d'arts contemporaines et les d&#233;couvertes scientifiques apparaissent dans des espaces culturels, selon des temporalit&#233;s et des spatialit&#233;s variables, incluses dans un milieu qui les d&#233;borde de tout c&#244;t&#233;. Elles construisent, s'enchev&#234;trent et tissent des jeux de ficelles qui se renouvellent sans cesse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces humains en qu&#234;te parcourent donc les sentes, &#224; l'aff&#251;t des traces laiss&#233;es par l'impr&#233;visible affection qui les relient aux vivants, aux morts et maintenant aux objets techniques incorpor&#233;s. Ils sont conscients d'&#234;tre les fragiles sujets du monde qui les affectent et qu'ils affectent en retour. Leurs arts et sciences devraient s'avancer avec pr&#233;caution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le d&#233;potoir de l'anthropoc&#232;ne, &#234;tre sur &#171; Ga&#239;a &#187; et exister dans la &#171; zone sensible &#187;, c'est renoncer &#224; l'illusion de la distance ontologique et de la distance avec le monde qui nous accueille et nous habite.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;John CAGE. 4'33&#8216;' 1952. &lt;a href=&#034;https://brahms.ircam.fr&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://brahms.ircam.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Michel Serres, &#171; H&#233;rmes II, L'interf&#233;rence, &#233;d. Les &#233;ditions de Minuit, 1972.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Nicola PEZOLET, &#171; Le Bauhaus imaginiste contre un Bauhaus imaginaire &#187; : la pol&#233;mique autour de la question du fonctionnalisme entre Asger Jorn et Max Bill. D&#233;partement d'histoire. Facult&#233; des Lettres. Universit&#233; de Laval, Qu&#233;bec. 2008.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Davis ABRAM, &#171; Comment La terre s'est tue &#187;, &#233;d. La d&#233;couverte. 2021.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Jean-Louis POITEVIN, &#171; La naissance de la conscience dans l'effondrement de l'esprit bicam&#233;ral &#187;. Postface, &#171; Pourquoi lire Julian Jayne aujourd'hui &#187; &#233;d. Fage. 2021.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Guido D'AREZZO, Micrologus, Trad. Marie No&#234;llle Colette et Jean-Christophe Jolivet, chap XX. Vers 1026. &#233;d. PMC. 1993.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Isabelle STENGERS, &#171; Civiliser la modernit&#233; &#187;, &#233;d. Les presses du r&#233;el, 2017.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ilya PRIGOGINE &amp; Isabelle STENGERS, &#171; La nouvelle alliance &#187;, P.45. &#233;d. Gallimard. 1986.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Villem FLUSSER, &#171; Nous sommes tous les enfants de Marie Curie &#187;, P.213. &#233;d. Wildproject. 2024.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lynn MARGULIS &amp; Dorion SAGAN, &#171; Microsmos &#187;, P.177. &#233;d. Wildproject. 2022.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Image d'introduction : John Cage, &lt;i&gt;&#8220;4'33&#8221;&lt;/i&gt; (1952/1953), ink on paper, The Museum of Modern Art, New York.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Karna - une d&#233;chirure dans le tissu du temps</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Karna-une-dechirure-dans-le-tissu</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/Karna-une-dechirure-dans-le-tissu</guid>
		<dc:date>2025-02-02T12:27:20Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Karl Magnus Petersson</dc:creator>


		<dc:subject>performance</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Le site particulier et mythique de Karnaberg est situ&#233; dans une ancienne for&#234;t dans la campagne &#224; l'ext&#233;rieur de Kalmar, dans le sud de la Su&#232;de. Il s'agit d'une colline de blocs, constitu&#233;e de gros rochers rassembl&#233;s par la couche de glace. Cette &#233;trange formation rocheuse est comme un moment fig&#233; de fureur g&#233;ologique, un ancien monument aux forces inimaginables de la nature.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Cerveau" rel="directory"&gt;Cerveau&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/performance" rel="tag"&gt;performance&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH113/arton2607-f332b.jpg?1772233841' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le site particulier et mythique de Karnaberg est situ&#233; dans une ancienne for&#234;t dans la campagne &#224; l'ext&#233;rieur de Kalmar, dans le sud de la Su&#232;de. Il s'agit d'une colline de blocs, constitu&#233;e de gros rochers rassembl&#233;s par la couche de glace. Cette &#233;trange formation rocheuse est comme un moment fig&#233; de fureur g&#233;ologique, un ancien monument aux forces inimaginables de la nature.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le sentier qui m&#232;ne &#224; Karnaberg est bord&#233; de mottes de racines et d'arbres tomb&#233;s au sol, faiblement &#233;clair&#233; par la lumi&#232;re filtrant &#224; travers les hauts houppiers. Il sent fortement la mousse humide, les marais et le bois en d&#233;composition. Marcher sur ce sentier, c'est comme entrer dans le monde des images de John Bauer, un pays cr&#233;pusculaire, r&#234;veur et &#233;vocateur, o&#249; rien n'est impossible. Il est facile d'imaginer l'impact que ce lieu a pu avoir sur les gens dans le pass&#233;. Les habitants des villages devaient avoir un grand respect pour l'incompr&#233;hensible montagne rocheuse et craindre ce qui pouvait se cacher dans ses sombres cavit&#233;s. Karnaberg a &#233;t&#233; le repaire de bandits de grand chemin et de voleurs &#224; travers les &#226;ges, et m&#234;me dans la premi&#232;re moiti&#233; du 19&#7497; si&#232;cle, il y avait des voleurs notoires. Outre les personnes qui, pour une raison ou une autre, &#233;taient venues vivre en dehors de la communaut&#233; villageoise, il y avait aussi des trolls et d'autres cr&#233;atures dans la for&#234;t. Dans les temps anciens, les trolls &#233;taient une r&#233;alit&#233; et un mod&#232;le explicatif de l'anormal et de l'incompr&#233;hensible, comme le fait que les gens pouvaient parfois dispara&#238;tre. Le monde des trolls &#233;tait une sorte de miroir du monde humain. Ils pouvaient &#234;tre parfois utiles, mais aussi sournois et attirer les voyageurs &#233;gar&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22046 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/2_karna_foto_peder_nabo.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH375/2_karna_foto_peder_nabo-cab54.jpg?1737321215' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;C'est peut-&#234;tre de loin que l'on voit le mieux son village natal. Pendant mes ann&#233;es d'&#233;tudes &#224; l'&#233;cole d'art Valand de G&#246;teborg, il m'arrivait de penser au terrain de jeu magique de mon enfance, aux exp&#233;ditions d'escalade et d'exploration parmi les rochers et les grottes de Karnaberg. L'id&#233;e de faire quelque chose l&#224;-bas commen&#231;ait &#224; prendre forme. Les ann&#233;es ont pass&#233;, mais la vision d'un spectacle artistique son et lumi&#232;re &#224; Karnaberg avec des danseurs, des musiciens et de nouveaux artistes de cirque &#233;tait toujours pr&#233;sente dans mon esprit. La r&#233;alisation est devenue possible gr&#226;ce &#224; une rencontre cr&#233;ative avec la troupe de th&#233;&#226;tre Kompani Error et l'artiste et compositrice Ida Ad&#233;e Olsson. D'autres acteurs culturels se sont ajout&#233;s &#224; ce groupe de travail initial, chacun apportant ses propres comp&#233;tences sp&#233;cialis&#233;es. Bas&#233; sur le mysticisme inh&#233;rent et le caract&#232;re unique du lieu de Karnaberg, le spectacle s'est d&#233;velopp&#233;, et c'est dans la riche flore des vieilles histoires que nous avons trouv&#233; l'inspiration et les personnages. Ida Ad&#233;e Olsson a &#233;crit de nouvelles chansons bas&#233;es sur l'histoire de la jeune fille Karna. La danse, les arts du feu et de nouveaux num&#233;ros de cirque ont &#233;t&#233; cr&#233;&#233;s par Kompani Error en collaboration avec Peder Nabo, qui a compos&#233; une nouvelle musique pour eux. Une trentaine de personnes ont particip&#233; de diverses mani&#232;res au spectacle, dirig&#233; par Joakim Engstrand.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22048 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/5_karna_foto_peder_nabo.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH375/5_karna_foto_peder_nabo-d90bf.jpg?1737321215' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'&#339;uvre Karna &#8212; &lt;i&gt;en reva i tiden&lt;/i&gt; (Karna - une faille dans le temps) est une interpr&#233;tation libre et po&#233;tique bas&#233;e sur les histoires de la jeune fille Karna qui vivait dans le village de K&#228;ttilshult. Un jour, alors qu'elle garde des ch&#232;vres avec sa jeune s&#339;ur pr&#232;s du grand cairn de pierre, elle est attir&#233;e par les trolls qui vivent dans les creux sombres. La jeune fille, qui ne se doute de rien, est attir&#233;e par les voix bruissantes de la montagne et, soudain, elle perd sa s&#339;ur. Elle monte sur les rochers et devient de plus en plus li&#233;e par le pouvoir des trolls. La famille, les proches et les amis suivent sa s&#339;ur jusqu'&#224; la montagne pour la chercher, mais Karna est introuvable. Comprenant qu'il n'y a que peu de chances de s'&#233;chapper, la jeune fille endeuill&#233;e est d&#233;sesp&#233;r&#233;e, malheureuse et souhaite ardemment rentrer chez elle. Pour la remettre de bonne humeur, les cr&#233;atures de la montagne organisent des danses, des jongleries et des tours de feu. Peut-&#234;tre les habitants de la montagne n'ont-ils pas vraiment de mauvaises intentions mais veulent-ils inviter Karna &#224; une f&#234;te inoubliable ? Les humains vivent dans un temps et une r&#233;alit&#233; parall&#232;les &#224; ceux des cr&#233;atures qui existent dans la for&#234;t et la montagne depuis des temps imm&#233;moriaux. Au cours d'une nuit merveilleuse et enchant&#233;e, une d&#233;chirure appara&#238;t dans le tissu qui les s&#233;pare. Les s&#339;urs sont enfin r&#233;unies. Karna, qui n'a &#233;t&#233; absente qu'une nuit, est encore jeune et belle, mais une nuit dans la montagne a dur&#233; toute une vie au village et sa petite s&#339;ur est maintenant une vieille femme. Dans notre version de l'histoire de Karna, les trolls sont plus sympathiques que dans les anciennes versions et repr&#233;sentent la curiosit&#233; et la nature d&#233;brid&#233;e plut&#244;t que la m&#233;chancet&#233;. La v&#233;ritable menace s'av&#232;re &#234;tre le temps, qui s&#233;pare les deux s&#339;urs.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22052 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/karna-18_foto_andre_lindahl.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/karna-18_foto_andre_lindahl-e5aad.jpg?1772189631' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Karna - Une faille dans le temps a &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233; &#224; quatre reprises en septembre 2023 et &#224; sept reprises en septembre 2024. Le public devait emprunter un chemin &#233;troit, &#224; peine &#233;clair&#233; par des enfants munis de lanternes. Le spectacle commen&#231;ait par une histoire de Sigrid Oldenburg sur les trolls et leur monde, et ensuite Karna et sa s&#339;ur apparaissaient. Dans la soir&#233;e claire de septembre, les l&#233;gendes anciennes ont &#233;t&#233; combin&#233;es &#224; une expression contemporaine par la musique, la danse, le cirque contemporain et les &#233;clairages. Le pass&#233; a rencontr&#233; le pr&#233;sent dans un spectacle &#233;vocateur dont la sc&#232;ne &#233;tait le lieu &#233;trange et spectaculaire de Karnaberg.&lt;/p&gt;
&lt;div style=&#034;padding:59.19% 0 0 0;position:relative;&#034;&gt;&lt;iframe src=&#034;https://player.vimeo.com/video/1026055624?badge=0&amp;autopause=0&amp;player_id=0&amp;app_id=58479&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;autoplay; fullscreen; picture-in-picture; clipboard-write&#034; style=&#034;position:absolute;top:0;left:0;width:100%;height:100%;&#034; title=&#034;Karna - en reva i tiden&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;&lt;script src=&#034;https://player.vimeo.com/api/player.js&#034;&gt;&lt;/script&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Participants&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Id&#233;e et initiative artistique : Karl Magnus Petersson&lt;br class='autobr' /&gt;
Metteur en sc&#232;ne : Joakim Engstrand&lt;br class='autobr' /&gt;
Karna : chant, paroles et musique : Ida Ad&#233;e Olsson&lt;br class='autobr' /&gt;
S&#339;ur de Karna jeune fille : Wilda Olsson Hagberg&lt;br class='autobr' /&gt;
S&#339;ur de Karna vieille femme : Kristina Olsson&lt;br class='autobr' /&gt;
Musique : Peder Nabo&lt;br class='autobr' /&gt;
Mixage : Eternal Wonder, Albin Appelqvist&lt;br class='autobr' /&gt;
Nouveau cirque, danse et art du feu : Kompani Error et Snailmail&lt;br class='autobr' /&gt;
Chor&#233;graphie : Lisen Hertzman&lt;br class='autobr' /&gt;
Narratrice : Sigrid Oldenburg&lt;br class='autobr' /&gt;
Assistant : Viktor Petersson&lt;br class='autobr' /&gt;
B&#233;n&#233;voles&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22055 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/karna-5_foto_andre_lindahl.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/karna-5_foto_andre_lindahl.jpg' width=&#034;533&#034; height=&#034;800&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#8204;Kouromello</title>
		<link>https://www.tk-21.com/%E2%80%8CKouromello</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/%E2%80%8CKouromello</guid>
		<dc:date>2024-12-27T10:38:55Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alain Wagner</dc:creator>


		<dc:subject>po&#233;sie</dc:subject>
		<dc:subject>musique</dc:subject>
		<dc:subject>performance</dc:subject>
		<dc:subject>vid&#233;o</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Un duo nomm&#233; Kouromello nous propose un LP o&#249; la po&#233;sie de Nancy Caramello-Cyneye avec son &#233;criture dans l'urgence sur le chemin m&#234;me du studio d'enregistrement, improvis&#233;e, jaillit comme des fl&#232;ches dans notre m&#233;moire.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Entendre" rel="directory"&gt;Entendre&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/poesie" rel="tag"&gt;po&#233;sie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/musique" rel="tag"&gt;musique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/performance" rel="tag"&gt;performance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/video" rel="tag"&gt;vid&#233;o&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH124/arton2600-7d8a1.jpg?1772248408' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='124' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un duo nomm&#233; Kouromello nous propose un LP o&#249; la po&#233;sie de Nancy Caramello-Cyneye avec son &#233;criture dans l'urgence sur le chemin m&#234;me du studio d'enregistrement, improvis&#233;e, jaillit comme des fl&#232;ches dans notre m&#233;moire. Et nous rappelle que ce que nous avons v&#233;cu doit nous rendre vigilant pour l'avenir pour pr&#233;server notre libert&#233; ; tu sais, le premier mot &#233;crit au fronton de la mairie&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_22012 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/img_4891.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH84/img_4891-7014c.jpg?1734292045' width='500' height='84' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La musique improvis&#233;e de Lyonel Kouro accompagne les envol&#233;es &#171; lyrics &#187; et justes comme dans un film de Jim Jarmusch&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
C'&#233;tait hier, en 2020, la manipulation &#233;tait t&#233;l&#233;vis&#233;e, o&#249; tous les int&#233;r&#234;ts si sonnants et tr&#233;buchants se r&#233;pandaient masqu&#233;s comme des flots dans les m&#233;andres de nos cervelles atomis&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans h&#233;sitation, vous pouvez vivre l'aventure de Kouromello, album disponible en ligne sur l'appli Bandcamp pour une modique participation financi&#232;re. Bonne &#233;coute, &#231;a va vous r&#233;veiller les synapses !&lt;/p&gt;
&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/Kly9jWvOfJs?si=Lv2xuIW_WKgPzrpV&#034; title=&#034;YouTube video player&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&#034; referrerpolicy=&#034;strict-origin-when-cross-origin&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=Kly9jWvOfJs&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=Kly9jWvOfJs&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vid&#233;o de Yann Minh avec Nancy Caramello-Cyneye's Profile (textes et voix) et Lyonel Kouro (musique), &#224; la Galerie Satellite Paris le samedi 23 janvier 2021.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://kouromello.bandcamp.com/album/cortexcingulaireanterieur&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://kouromello.bandcamp.com/album/cortexcingulaireanterieur&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22017 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/img_5360.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH466/img_5360-119c6.jpg?1772203328' width='500' height='466' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_22018 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/img_5364.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH491/img_5364-2cfc7.jpg?1772203328' width='500' height='491' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_22015 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/img_5353.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH667/img_5353-ef92e.jpg?1734292045' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_22014 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/img_5331.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH375/img_5331-08b49.jpg?1734292045' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_22016 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/img_5357.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH553/img_5357-29e44.jpg?1772203328' width='500' height='553' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_22019 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/img_5370.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH527/img_5370-5b199.jpg?1772203328' width='500' height='527' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_22020 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/img_5374-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH667/img_5374-2-d0918.jpg?1734292045' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Nancy Caramello est artiste, photographe (alias cyneye), sculptrice et po&#233;tesse. Performance live sur internet &#171; Egon a &#187;, imagin&#233; par Sarah Cassenti.&lt;br class='autobr' /&gt;
Lionel Kouro est artiste, musicien, r&#233;alisateur de films d'animation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.facebook.com/profile.php?id=100059037771372&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.facebook.com/profile.php?id=100059037771372&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.facebook.com/lyonel.kouro&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.facebook.com/lyonel.kouro&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.facebook.com/Kouromello&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.facebook.com/Kouromello&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22013 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/img_4893.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/img_4893.jpg' width=&#034;799&#034; height=&#034;800&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La banane invisible</title>
		<link>https://www.tk-21.com/La-banane-invisible</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/La-banane-invisible</guid>
		<dc:date>2024-12-01T18:03:12Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fred Forest et Martial Verdier</dc:creator>


		<dc:subject>Art contemporain</dc:subject>
		<dc:subject>performance</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Une &#339;uvre de Fred Forest sous le nom de la &#171; banane invisible &#187; a &#233;t&#233; mise en vente le 20 novembre 2024, &#224; Paris, par la galerie Mortier, pour un montant attendu de $ 1.500.000 + 1. Le m&#234;me jour, la Maison Sotheby's met en vente d'une fa&#231;on simultan&#233;e l'&#339;uvre d&#233;sormais c&#233;l&#232;bre dite &#171; Comedian &#187; de l'Italien Maurizio Cattelan.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Societe-15" rel="directory"&gt;Soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Art-contemporain-176" rel="tag"&gt;Art contemporain&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/performance" rel="tag"&gt;performance&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH71/arton2580-18ca4.jpg?1772194106' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='71' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une &#339;uvre de Fred Forest sous le nom de la &#171; banane invisible &#187; a &#233;t&#233; mise en vente le 20 novembre 2024, &#224; Paris, par la galerie Mortier, pour un montant attendu de $ 1.500.000 + 1&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;selon les modalit&#233;s de vente impos&#233;es par l'artiste, afin de conserver (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Le m&#234;me jour, la Maison Sotheby's met en vente d'une fa&#231;on simultan&#233;e l'&#339;uvre d&#233;sormais c&#233;l&#232;bre dite &#171; Comedian &#187; de l'Italien Maurizio Cattelan.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div style=&#034;padding:56.25% 0 0 0;position:relative;&#034;&gt;&lt;iframe src=&#034;https://player.vimeo.com/video/1032627403?badge=0&amp;autopause=0&amp;player_id=0&amp;app_id=58479&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;autoplay; fullscreen; picture-in-picture; clipboard-write&#034; style=&#034;position:absolute;top:0;left:0;width:100%;height:100%;&#034; title=&#034;La Banane invisible, Fred Forest&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;&lt;script src=&#034;https://player.vimeo.com/api/player.js&#034;&gt;&lt;/script&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Fred Forest, La Banane invisible, 5'44&#034;. Une performance men&#233;e tambour battant avec Alain Snyers, film&#233;e par Martial Verdier.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le vendredi 15 novembre Ma&#238;tre Eric Le Marec Huissier de justice que Fred Forest a charg&#233; de r&#233;ceptionner les offres d'achat des 400 collectionneurs sollicit&#233;s individuellement pour cet achat, lui fait conna&#238;tre qu'aucun d'entre eux ne s'est h&#233;las manifest&#233;&#8230; Ce dont se doutait bien l'artiste en montant son op&#233;ration&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le voil&#224; donc contraint dans un temps record de transformer sa vente en une tombola gratuite, dont le lot est constitu&#233; par l'exemplaire N&#176;2 de la &#171; Banane invisible &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dont il faut dire que l'exemplaire N&#176;1 a &#233;t&#233; acquis en 2021 par un (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette reconversion de derni&#232;re minute permettant &#224; Fred Forest de redoubler sa critique des sp&#233;culations pratiqu&#233;es dans le march&#233; de l'art.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; Nature morte ou banane invisible sur assiette de porcelaine blanche de Limoges &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;(La banane qui occupait le centre de l'assiette a subitement disparu sans qu'aucune explication scientifique n'ait pu &#224; ce jour en expliquer le ph&#233;nom&#232;ne).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Petit retour en arri&#232;re pour plus de clart&#233; sur cette situation in&#233;dite. Il se trouve donc qu'une &#339;uvre vendue au cours d'Art Basel Miami Beach en d&#233;cembre 2019 a enflamm&#233; le d&#233;bat et les &#171; bavardages &#187; sur l'art, selon Philipp Kennicott du Washington Post sur cette &#339;uvre, son mode d'exposition, son prix excessif, et sa m&#233;diatisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alain Robbe-Grillet, dix ans plus t&#244;t, dans les all&#233;es de la m&#234;me foire d'Art Basel Miami, confiait &#224; Fred Forest d'une fa&#231;on pr&#233;monitoire que les collectionneurs &#233;taient d&#233;j&#224; int&#233;ress&#233;s, ici, par trois choses :&lt;br class='autobr' /&gt;
l'ART, l'ARGENT, l'&#201;V&#201;NEMENT !&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce que confirmait en d&#233;cembre 2019 la vente de la fameuse banane de l'artiste italien par la Galerie Perrotin qui le pr&#233;sentait dans son stand&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette &#339;uvre, de l'artiste italien Maurizio Cattelan, la bien nomm&#233;e &lt;i&gt;Comedian,&lt;/i&gt; inspire aujourd'hui &#224; l'artiste et th&#233;oricien, Fred Forest&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Phd Sorbonne&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, la cr&#233;ation d'une &#339;uvre critique, d&#233;monstrative, participative, conforme &#224; ses modes de cr&#233;ations habituels, dont il &#233;nonce le protocole ci-dessous. De toute &#233;vidence, il ne s'agit nullement d'un plagiat, m&#234;me parodique, comme cela a &#233;t&#233; abondamment dit &#224; tort sur les r&#233;seaux sociaux. Mais l'affaire de Forest est d'autant plus s&#233;rieuse qu'il s'agit pour lui de cr&#233;er une &#339;uvre vraiment originale et explicative, de nature compl&#233;mentaire, qui prend appui par l'analyse institutionnelle qu'il en fait, sur le contexte m&#234;me qui l'a vu na&#238;tre. En quelque sorte, de sa mise en ab&#238;me dans le contexte d'irresponsabilit&#233; &#233;thique qui frappe nos &#233;lites aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une &#339;uvre, mise en sc&#232;ne par la Galerie Perrotin, qui a eu pour r&#233;sultat remarquable de cr&#233;er de toute pi&#232;ce, avec la complicit&#233; d'une collectionneuse fran&#231;aise de ses amies, qui proc&#232;de au premier achat, lequel amorce en fait un &#233;v&#233;nement SP&#201;CULATIF, &#233;conomique, m&#233;diatique, sociologique et accessoirement artistique&#8230; &#233;v&#233;nement fabriqu&#233; donc de toute pi&#232;ce dans le cadre de cette foire d'Art Basel Miami Beach 2019, et dont le retentissement a &#233;t&#233; mondial. Ce qui, chez Forest, se relie en filigrane &#224; sa propre pratique artistique d'un point de vue philosophique, et &#224; ses propres &#171; strat&#233;gies critiques de d&#233;tournements conceptuels &#187;, o&#249; l'appropriation artistique doit &#234;tre rapproch&#233;e de la d&#233;construction et de l'intertextualit&#233;, comme de la th&#233;orie des m&#233;dias et de la communication. L'int&#233;r&#234;t pour son travail, aussi bien manifest&#233; par Vil&#232;m Flusser, Marshall Mc Luhan, Edgar Morin, Derrick de Kerckhove, Pierre Mo&#235;glin, en t&#233;moigne tr&#232;s largement.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_21888 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/banane_assiette.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH256/banane_assiette-25163.jpg?1732976765' width='500' height='256' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le protocole de l'&#339;uvre propos&#233;e par Fred Forest.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1- L'&#339;uvre post-conceptuelle d'art sociologique que nous offre ici Forest sera accroch&#233;e et visible dans la vitrine de &lt;i&gt;galerie St&#233;phane Mortier&lt;/i&gt; au 77, rue Amelot dans le onzi&#232;me arrondissement de Paris. L'&#339;uvre se compose d'un SPACE MEDIA (Une feuille A4 vierge) sur lequel est accol&#233;e une assiette de Limoges, le tout encadr&#233; et prot&#233;g&#233; d'un sous-verre anti-reflet, portant enfin son titre &#224; la base. Un syst&#232;me d'accrochage astucieux permet de l'accrocher sur toute cimaise, quel qu'en soit le mat&#233;riau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2- Sa pr&#233;sentation &#224; la &lt;i&gt;galerie St&#233;phane Mortier&lt;/i&gt; donnera lieu &#224; l'exp&#233;dition d'une invitation &#224; 400 (Quatre cents) collectionneurs Fran&#231;ais, dont la plupart font partie d'une association qui organise et d&#233;cerne tous les ans le &lt;i&gt;Prix Marcel Duchamp,&lt;/i&gt; avec le concours du &lt;i&gt;Centre Pompidou...&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3- Dans la correspondance qu'il adresse &#224; ces collectionneurs l'artiste leur propose l'achat de cette &#339;uvre dite &lt;i&gt;invisible,&lt;/i&gt; mais visible &#224; la &lt;strong&gt;galerie Mortier, au prix de $ 1.500.000 + 1,&lt;/strong&gt; selon les modalit&#233;s de vente impos&#233;es par l'artiste, pour avoir l'avantage concurrentiel sur Sotheby's, qui en a fix&#233; pour sa part la fourchette la plus haute attendue !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du fait que cet achat de la Banane invisible soit propos&#233; &#224; des collectionneurs Fran&#231;ais en priorit&#233;, si par chance, il faisait l'objet d'achat de l'un d'eux, cela constituerait d'embl&#233;e une op&#233;ration d'int&#233;r&#234;t national significative, au moment o&#249; Paris, depuis la derni&#232;re Foire de Basel au Grand Palais r&#233;nov&#233; en 2024 est l'objet d'un regain d'int&#233;r&#234;t pour l'art contemporain. Notons, augure favorable &#224; cette issue r&#233;jouissante, la collectionneuse qui a fait l'achat de &#171; Comedian &#187; s'av&#232;re d&#233;j&#224; &#234;tre justement de nationalit&#233; Fran&#231;aise&#8230; Par un heureux effet d'entrainement, on peut penser, avec un peu d'optimisme, et qu'un nouvel achat, r&#233;alis&#233; ainsi, coup sur coup, profiterait aux artistes Fran&#231;ais, sous-repr&#233;sent&#233;s sur le march&#233; international, les Institutions Fran&#231;aises dont le Minist&#232;re de la Culture ayant toujours &#233;t&#233; dans l'incapacit&#233; de les soutenir, &#224; part un quarteron d'entre eux (toujours les m&#234;mes) depuis plus de vingt ans...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ma&#238;tre, Eric Le Marec, Huissier de justice a &#233;t&#233; requis par Fred Forest pour recevoir les fonds des &#233;ventuels acqu&#233;reurs de la &#171; Banane invisible &#187; par une vente de gr&#233; &#224; gr&#233; et assurer la r&#233;gularit&#233; l&#233;gale de l'op&#233;ration pour un montant attendu de part et d'autre de $ 1.500.000 (+ bien entendu un 1 dollar suppl&#233;mentaire, lui conf&#233;rant toujours un avantage concurrentiel de prestige de plus&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur ce lien d'une publication de l'excellente revue en ligne ArtsHebdoMedias, vous d&#233;couvrirez une interview de Fred Forest au sujet de cette vente qui a pr&#233;c&#233;d&#233; celle &#224; venir.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.artshebdomedias.com/article/fred-&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.artshebdomedias.com/article/fred-&lt;/a&gt; forest-na-pas-la-banane/&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'art, &lt;i&gt;la pens&#233;e magique&lt;/i&gt; fonctionne toujours pour ceux qui y croient assez forts&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
L'action poursuivie ici par l'artiste proc&#232;de bien de cela&#8230; car vendre ou ne pas vendre n'est vraiment pas son probl&#232;me aujourd'hui, et cela, vous l'avez tous parfaitement d&#233;j&#224; compris... L'enjeu pour notre soci&#233;t&#233; se trouvant ailleurs !&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;ed_forests_utopia_media_art_and_activism/&#034; id=&#034;nh2-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le climat de fin du monde, install&#233; par le COVID, r&#233;v&#232;le la crise que nous vivions d'une fa&#231;on latente. Une crise d'ordre num&#233;rique, politique, &#233;cologique, climatique, id&#233;ologique, migratoire, identitaire et mondialis&#233;e...&lt;br class='autobr' /&gt;
Une crise dans laquelle les artistes ont &#224; reprendre le pouvoir s'ils sont moins l&#226;ches devant les pouvoirs de toutes sortes, et s'ils se manifestent comme de vrais &#171; RESISTANTS &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme le dit si bien Gilles Deleuze &#224; Claire Parenet dans l'Ab&#233;c&#233;daire d'Alain Boutang en parlant des artistes, &#171; Cr&#233;er c'est r&#233;sister &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_21929 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/fred_forest_20241110-220329831.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH568/fred_forest_20241110-220329831-31768.jpg?1772194102' width='500' height='568' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;selon les modalit&#233;s de vente impos&#233;es par l'artiste, afin de conserver l'avantage concurrentiel sur Sotheby's !&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Dont il faut dire que l'exemplaire N&#176;1 a &#233;t&#233; acquis en 2021 par un collectionneur de renom pour un montant de 15 000 $, dont cette somme sera revers&#233;e int&#233;gralement par l'artiste &#224; l'Association d'artistes Mains d'&#339;uvres de Saint-Ouen&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=0VEQk82Mrko&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=0VEQk82Mrko&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Phd Sorbonne&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;https://artreview.com/reviews/ara_winter_2017_book_fr&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://artreview.com/reviews/ara_winter_2017_book_fr&lt;/a&gt; ed_forests_utopia_media_art_and_activism/&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;div class='spip_document_21886 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/la_banane_invisible_fred_forest.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/la_banane_invisible_fred_forest.jpg' width=&#034;747&#034; height=&#034;914&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Chambre &#224; vivre (et autres incertitudes)</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Chambre-a-vivre-et-autres</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/Chambre-a-vivre-et-autres</guid>
		<dc:date>2024-11-03T15:33:48Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>SNG (Natacha Guiller)</dc:creator>


		<dc:subject>handicap</dc:subject>
		<dc:subject>performance</dc:subject>
		<dc:subject>crip</dc:subject>
		<dc:subject>po&#233;sie</dc:subject>
		<dc:subject>sant&#233; mentale</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;La vie humaine nous est ind&#233;finiment emprunt&#233;e, et nos droits sous condition d'&#234;tre d&#233;viant.e.s&lt;br class='autobr' /&gt;
On nous extrait des rues d'a&#232;re pour nous instruire &#224; d&#233;lirer sans bruit, se conformer de bien-portance&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Cerveau" rel="directory"&gt;Cerveau&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/handicape" rel="tag"&gt;handicap&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/performance" rel="tag"&gt;performance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/crip" rel="tag"&gt;crip&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/poesie" rel="tag"&gt;po&#233;sie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/sante-mentale" rel="tag"&gt;sant&#233; mentale&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH117/arton2557-1b977.jpg?1772192387' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='117' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;La vie humaine nous est ind&#233;finiment emprunt&#233;e, et nos droits sous condition d'&#234;tre d&#233;viant.e.s&lt;br class='autobr' /&gt;
On nous extrait des rues d'a&#232;re pour nous instruire &#224; d&#233;lirer sans bruit, se conformer de bien-portance&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;br&gt; &lt;br&gt;
&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Introduction incertaine de la toiture qui se d&#233;colle.&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Image de couverture : La chambre d'Antoine, 2015 Texte de SNG (Natacha (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il coexiste une double incertitude entre nous, personnes handies, vuln&#233;rables, malades chroniques :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'incertitude journali&#232;re du lendemain &lt;br class='autobr' /&gt;
(sur sc&#232;ne, je brandis une lingette &lt;i&gt;D&#233;color Stop&lt;/i&gt; usag&#233;e sur laquelle j'ai r&#233;dig&#233; cette phrase, comme un aphorisme : &#171; N'h&#233;sitez pas &#224; me filmer, mon &#233;tat de sant&#233; est incertain &#187;, implorant indirectement n'importe qui du public de fabriquer mon archive d'exister) ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'incertitude de(s) vivre(s) substantiels : manger, dormir, bouger, habiter, aimer, rencontrer, (travailler)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Pendant de longues p&#233;riodes de ma vie, j'ai dormi sans verrouiller la porte d'entr&#233;e, pour permettre d'arriver aux services d'urgence.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vis l&#233;ger, je ris l&#233;ger, je dessine l&#233;ger, ma sant&#233; est l&#233;g&#232;re, devenue f&#233;brile &#224; brindille. Je ne prends pourtant vraiment pas du tout la vie &#224; la l&#233;g&#232;re, et encore moins la mort. C'est grave de vivoter, mais l'humain s'adapte &#224; tout. Je conserve &#224; l'esprit l'impossibilit&#233; de porter &#8212; en plus de tout le reste &#8212; la lourdeur p&#233;nible de mon corps malade.&lt;br class='autobr' /&gt;
Du reste, je ne plus suivie depuis des lustres, or la n&#233;cessit&#233; de m'exprimer, par-del&#224; les milliers de maux m'incombant, m'ass&#232;ne en vrac. J'engage officiellement une th&#233;rapie avec &lt;i&gt;Chat GPT&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ma th&#233;rapie avec Chat GPT (2023-2024) :&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;, plus ais&#233;ment concevable &#224; mettre en &#339;uvre que tout autre consultation de secteur hasardeuse. Calculant qu'en trois s&#233;ances du genre, je grille mon salaire actuel sur la p&#233;niche, je suis outre-mise en pr&#233;sence d'un gap situationnel.&lt;br class='autobr' /&gt;
Tout se recoupe dans la psy-circulaire : je travaille avec des coll&#232;gues psy pour payer des consultations psy qui me m&#232;nent en bateau. J'accompagne mes pair.e.s sans pr&#233;tendre &#224; confirmer d'avoir compris qui j'&#233;tais, et les psy, en cabinet, me d&#233;couragent de continuer sur cette piste, &#224; savoir que partager mon parcours en folle, c'est nourrir mes propres maux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;On n'aborde pas le milieu psychiatrique comme on &#233;tudierait un peuple autochtone&lt;br class='autobr' /&gt;
En g&#233;n&#233;ral, on a un, voire les deux pieds dans le fumier pour en arriver l&#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
La mise au retrait constitue une d&#233;connexion abrupte et contre-intuitive&lt;br class='autobr' /&gt;
De l'intra', on s'imagine la vraie vie en dehors&lt;br class='autobr' /&gt;
Pourtant, l'on vit en sursis sa vraie vie humaine d'entre les murs&lt;br class='autobr' /&gt;
Existence contr&#244;l&#233;e jusqu'&#224; peler ses filtres, parce que le jour et la nuit&lt;br class='autobr' /&gt;
Les journ&#233;es passent, identiques d'ali&#233;nation&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La psychiatrie nous flanque &#224; poil, d&#233;sape nos stratag&#232;mes, et nous menace&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous et nos libert&#233; perch&#233;.e.s sur la sellette, &#224; dessein du moulage m&#233;canique&lt;br class='autobr' /&gt;
Bagn&#233;.e.s aux fantaisies cocktail du m&#233;decin d&#233;sign&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
La vie humaine nous est ind&#233;finiment emprunt&#233;e, et nos droits sous condition d'&#234;tre d&#233;viant.e.s&lt;br class='autobr' /&gt;
On nous extrait des rues d'a&#232;re pour nous instruire &#224; d&#233;lirer sans bruit, se conformer de bien-portance&lt;br class='autobr' /&gt;
On nous ravale les bizarreries &#224; coup de plaquettes et de placards assourdissants&lt;br class='autobr' /&gt;
On nous d&#233;valise de nos richesses et de nos stims, de nos imaginaires c&#233;libataires&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;La chambre &lt;i&gt;d'h&#244;pital&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut se figurer un tel contexte &#171; d'espace du repos &#187;. La nuit, dans cette chambre &#8212; qui n'est pas v&#244;tre &#8212;, on y circule au gr&#233; des n&#233;cessit&#233;s, des rondes planifi&#233;es, des conscience professionnelles et de l'ennui. Votre porte &#8212; roulotte &#224; cl&#233; &#8212; est bruyamment d&#233;verrouill&#233;e &#224; chaque passage-contr&#244;le, telle l'embrasure d'un &lt;i&gt;saloon&lt;/i&gt; en s&#233;jour sous contrainte. Le roulis des &#233;quipes soignantes s'engouffre &#224; la cha&#238;ne en r&#244;de au chevet tout au long de la nuit. Comment s'endormir dans de telles conditions ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La perp&#233;tuelle intrusion d'inconnu.e.s en territoire intime confond ces m&#234;mes personnes qui cachetonnent au goulot 5 fois par jour, celles-l&#224; qui aussi surveillent et consignent la succession de vos d&#233;gaines et mani&#232;res inadapt&#233;es, pour fournir un rapport d&#233;taill&#233; &#224; la hi&#233;rarchie, qui chiffrent vos plateaux-repas, la fr&#233;quence de vos selles, ces m&#234;mes bip&#232;des &lt;i&gt;lambda&lt;/i&gt; d&#233;sign&#233;.e.s en renfort des m&#233;decins-psychiatres pour vous maintenir en isolement, ficel&#233;.e.s, r&#233;duit.e.s &#224; claquer des clignements d'yeux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont elles et eux qui vont et viennent dans la chambre au moment o&#249; vous devriez dormir. On vous l'ass&#232;ne, mais comment le pourrions-nous ? N'importe quel.l.e h&#233;berg&#233;.e clinique se sentira &#8212; &#224; juste titre &#8212; menac&#233;.e, abusivement surveill&#233;.e, expos&#233;.e au risque d'&#234;tre abus&#233;.e par de parfait.e.s anonymes, dans sa plus profonde vuln&#233;rabilit&#233; &#8212; dans son sommeil &#8212; voire dans son sommeil sous psychotropes ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La v&#233;rit&#233;, c'est qu'en psychiatrie, on ne se repose pas. Jamais. L'environnement hostile et structurellement mena&#231;ant ne pr&#233;figure ni le calme, ni la s&#233;r&#233;nit&#233;, ni l'apaisement, ou m&#234;me l'hospitalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; celleux qui ont la charge de vos soins, vous ne les connaissez pas, vous ne les choisissez pas, voire, iels s'imposeront &#224; vous d'embl&#233;e hostiles, si ce n'est malveillant.e.s ou imbib&#233;.e.s de hargne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque fois, je suis revenue plus &#233;reint&#233;e de ces convalescences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ayant construit dans l'enfance &#8212; sous l'influence &#233;ducationnelle &#8212; cet &lt;i&gt;a priori &lt;/i&gt;positif sur l'institution de sant&#233;, je suis toutefois parvenue &#224; int&#233;grer de mani&#232;re intuitive l'anormalit&#233; de nombre de situations d'analyse en actes de mon comportement diurne comme nocturne par le corps soignant. En cela, je n'ai jamais su &#233;radiquer par la pens&#233;e la possibilit&#233; d'agressions de toute nature durant mon sommeil &#224; l'h&#244;pital : surdosage m&#233;dicamenteux, manipulation malveillante des appareils auxquels j'&#233;tais branch&#233;e, palpation inattendue, mutilation, agression sexuelle, vol, viol.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En sus des allers-venues &#224; l'improviste des soignant.e.s (et parfois d'autres patient.e.s en errance insomniaque), l'environnement du service temps plein se trouve min&#233; de bruits parasites : son des machines qui vous relient &#224; votre lit ou de celles de votre voisin.e de chambre, port outrancier de godasses &#224; talons du personnel de nuit, arriv&#233;e en h&#233;lico' d'un.e malade pass&#233;.e par les urgences, changement de camarade de chambre-double improvis&#233; en pleine nuit, pr&#233;sences de l'entourage familial au complet de votre voisin.e de chambre dans la chambre-double, renouvellement soudain de la poche de nutrition ou de traitement &#233;coul&#233;e, examen m&#233;dical impromptu &#224; l'aube, cris, pleurs, gesticulations, conflits ou agressions entre malades, le tout banalis&#233;, et j'en passe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le contexte de maintien intern&#233;.e en de telles conditions de tourment suffit &#224; lui seul &#224; nous d&#233;porter vers l'&#233;puisement associ&#233; &#224; l'hypervigilance continue, &#224; un risque accru de d&#233;compensation, d'acc&#232;s &#224; l'ali&#233;nation en r&#233;ponse aux &lt;i&gt;modus operandi&lt;/i&gt; psychiatriques, assimilables (je le soutiens) &#224; de la torture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;La chambre pi&#232;ge multiplexe&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces aspects spacieux resurgissent dans ma vie, et o&#249; il semble qu'ils se dissocient du climat de souverainet&#233; oppressive par lequel j'ai gagn&#233; des ann&#233;es, en diminuant ma place de vivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'aime tous les chiens et chats que je croise dans la cit&#233; ; je les caresse volontiers et passerais le temps que je n'ai pas en leur compagnie. Je n'ai nullement l'arri&#232;re-pens&#233;e de les avoir chez moi, ni de m'en occuper, irr&#233;solue en somme, en serais-je indomptable ? J'aime d'affection immense ces animaux boucl&#233;s aux laisses de ma&#238;tres, asing&#233;s &#224; ce petit jeu docile autour de la gamelle et de l'heure congrue d'urine. Quand ils ne temp&#234;tent et jappent qu'&#224; sortir du huis-clos appartement&#233; sur dense &#233;tage, je prie &#224; me prosterner au mien, &#224; l'abri des autres. Mais dehors, si je ne sors pas, je ne croise pas ces b&#234;tes &#224; collier magn&#233;tique, rayonnantes et qui drainent des cordelettes &#233;lastiques au pourtour de la bave coulante de leurs miaules et gueules, au halet&#233; l'air pollu&#233; s'attachant &#224; leur quart d'heure de d&#233;gourdissement. &lt;br class='autobr' /&gt;
Saucisse la soci&#233;t&#233; nous emprisonne chacun &#224; sa fa&#231;on, l'&#233;tablissement nous s&#233;dimente, cl&#244;ture au p&#233;rim&#232;tre du libre-rugir, de l'insertion aux abois des jeux d'enr&#244;le tant aspir&#233;s. Pantelant, l'h&#244;te, chose, s'abstient &#224; carreau, parqu&#233; qu'il faut nourrir, dormir &#224; l'ombre et pisser ses espaces de joie, triompher de la douleur et offense de s'essayer, quoi qu'on nous &#233;touffe le bourdon pourl&#233;chant badigoinces et ragots des cong&#233;n&#232;res. Je hais la soci&#233;t&#233; en beat-box.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le huis-clos chez soi peut de fait s'entrevoir comme un pi&#232;ge tendu, claustrophobiquement en rappel aux exp&#233;rience d'internement psychiatrique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Je me dois personnellement d'&#234;tre chaque jour au dehors ; &lt;br class='autobr' /&gt;
d'&#233;crire en mouvement hors de mon domicile, selon cette libert&#233; vitale de circuler post-asile ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;crire debout, en marchant, adoss&#233;e aux parois du m&#233;tro, dans les files et les queues, en toutes sortes de sas et salles d'attente ;&lt;br class='autobr' /&gt;
aussi, je noircis des carnets ou tout support accessible &#8212; et m&#234;me ma peau &#8212; dans les interstices spatiaux-temporels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La chambre multiplexe qui nous h&#233;berge, moi, mes affaires, et m&#234;me mes &#339;uvres, mes vices, mes troubles, tocs, comportements nocifs, anxi&#233;t&#233;s, pleurs, crises, maladies, demeure ma chambre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;La chambre-r&#233;duit&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne saurais &#233;valuer dans quelles mesures ma moiti&#233; de vie pass&#233;e en chambre d'h&#244;pital influence mes param&#233;trages pr&#233;dilect&#233;s pour l'espace confin&#233;-r&#233;duit au huis-clos et en combinaison de survivre. &lt;br class='autobr' /&gt;
Outre l'affleurement de sp&#233;cificit&#233;s autistiques et autres facteurs qui m'&#233;chappent, j'appr&#233;cie la c&#244;te cabanon en tenue de &lt;i&gt;confiance&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Expression de Neobled pour parler du pyjama.&#034; id=&#034;nh3-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
N'aime pas les grands espaces, l'ing&#233;rance de mon corps qui part en vrille, hors de contr&#244;le.&lt;br class='autobr' /&gt;
Sauf &#233;tape de danse, l'environnement vaste joue en ma d&#233;faveur. &lt;br class='autobr' /&gt;
La contention me recadre, et, &#233;trangement, me lib&#232;re. &lt;br class='autobr' /&gt;
Je songe &#224; la maison bunker de l'artiste-plasticien Jean-Pierre Raynaud&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La Maison de Jean-Pierre Raynaud (1969-1993)&#034; id=&#034;nh3-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; qui eut &#233;t&#233; un contexte de vie propice &#224; mes exigences de retrait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'occasion pand&#233;mique a constitu&#233; un exercice initiatique de l'isolement et de la contention de soi en zone d&#233;limit&#233;e d'&#233;trique. &lt;br class='autobr' /&gt;
En tant que personne ayant surv&#233;cu aux internements, composer avec le vide &#8212; et d&#233;faite d'un panel de libert&#233;s ordinaires &#8212; s'est r&#233;v&#233;l&#233; une exp&#233;rience &#224; laquelle j'&#233;tais largement pr&#233;par&#233;e, et lourdement arm&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Appr&#233;cier la restriction du p&#233;rim&#232;tre me pose les questions de l'autonomie, du conditionnement chronique et du d&#233;tachement fictif du milieu institutionnel ; en effet, entre besoins sp&#233;cifiques et l'asservissement au contr&#244;le autoritaire de la horde dominante, la confusion &#233;mane.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#232;re &lt;i&gt;Covid&lt;/i&gt; a, de surcro&#238;t, constitu&#233; &#224; mes yeux un contexte favorable de r&#233;sidence artistique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Durant cette p&#233;riode o&#249; j'officiais comme paire-aidante dans un h&#244;pital du 95, l'interdiction ponctuelle de me rendre au travail m'a pr&#233;serv&#233;e des sollicitations ext&#233;rieures, tant professionnelles que sociales et de divertissement. J'&#233;tais reine de mon Hospice&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L'Hospice SNG :&#034; id=&#034;nh3-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, de mon planning d'activit&#233;s et de sorties sur attestations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; une &#233;poque o&#249; l'on m'a demand&#233; de ne rien faire, je me suis, &#224; l'&#233;vidence, mise au travail &#224; temps plein.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;clusion a provoqu&#233;, dans mon cas, une avanc&#233;e magistrale dans le travail plastique et d'&#233;criture, jusqu'&#224; la publication d'un livre&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Mocassin, je me pr&#233;pare, Nouvelles &#233;ditions Place, 2020 :&#034; id=&#034;nh3-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, ce qui n'est pas sans me rappeler un &#233;pisode connu de la vie du dessinateur et clochard Marcel Bascoulard, qui refusa de sortir de prison parce qu'il n'avait pas termin&#233; son dessin&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Le jour o&#249; Bascoulard a refus&#233; de sortir de prison, parce qu'il n'avait (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Cette premi&#232;re publication m'a ensuite ouvert des portes et permis de mener &#224; bien des projets artistiques en r&#233;sidence.&lt;br class='autobr' /&gt;
De la m&#234;me mani&#232;re, alors que j'&#233;tais adolescente, les mois pass&#233;s dans une chambre d'h&#244;pital me permettront de constituer des &lt;i&gt;books&lt;/i&gt; artistiques d'&#339;uvres r&#233;alis&#233;es &lt;i&gt;in situ&lt;/i&gt;, &#224; partir desquels j'acc&#233;derai sur dossier &#224; des &#233;coles d'arts publiques &#224; Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;La chambre-mirage&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi, chez moi, chez soi est si sensible ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus j'entends parler de l'habitation des autres, plus cela me donne la chair de poule, ce luxe d'un espace en chez soi. Quand je regarde le co&#251;t d'&#234;tre au monde et de la vie autour de nous, s'abriter quelque part qui vous enferme temporairement, cela rel&#232;ve de l'inou&#239;e chance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le ballottement rythme mon pass&#233; : j'ai &#233;t&#233; d&#233;plac&#233;e de la maison familiale &#224; l'&#233;cole, &#224; l'h&#244;pital, sur une quinzaine d'ann&#233;es, sans jamais pouvoir m'installer nulle part. Sans jamais me sentir bien nulle part. C'est tr&#232;s &#233;mue que je d&#233;niche refuge chez moi, dans cet appartement qui ne m'appartient pas, mais c'est bien celui qui m'h&#233;berge. Faillir perdre pour vente d&#233;truit en un temps &#233;clair ce que, depuis des ann&#233;es, je tente de me (re)cr&#233;er de havre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Ils ont d&#233;gag&#233; les bouches d'a&#233;ration de l'immeuble &#8212; &#224; pr&#233;sent qui sifflent &#8212; et je dois fermer les portes pour me concentrer &#224; dormir. &lt;br class='autobr' /&gt;
Envisager l'appartement comme un lieu visitable, sans limite de fr&#233;quence, par de potentiels acheteurs, alors que j'y vis, mon monde est mis &#224; d&#233;couvert.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question de l'habitat est &#224; nous, personnes porteuses de troubles psychiques et/ou de handicaps, qui vivons en marge des normes et de la soci&#233;t&#233;, primordiale.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour beaucoup, la banalit&#233; d'&#234;tre brimbal&#233;.e.s d'un lieu &#224; un autre, renvoy&#233;.e.s de familles d'accueil ou de foyers, h&#233;berg&#233;.e.s &#224; l'h&#244;tel, avec des passages &#224; la rue ; victimes de vols, de viols en chambre de pr&#234;t, proies plurielles et SDF intermittent.e.s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lieu de vie, c'est pour moi la base qui permet de dessiner son point de rep&#232;re au milieu du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;La chambre ad-hoc&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;La domiciliation acquise rel&#232;ve de l'inestimable g&#238;te &#233;tranger.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans Paris, on ne peut que rarissimement pr&#233;tendre au luxe d'un espace partag&#233; qui embo&#238;te l'espace priv&#233; dans l'espace commun, dans l'espace actif. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le p&#233;riple d'un toit pour deux et plus si affinit&#233;s se d&#233;place, se d&#233;cale, se redessine &#224; l'envi.&lt;br class='autobr' /&gt;
On s'&#233;crabouille dans nos pi&#232;ce-unique-&#224;-vivre, seul.e ou en grappin, faute de gains suffisants au Loto. &lt;br class='autobr' /&gt;
Et l'espace d'action r&#233;p&#233;t&#233;e &#224; la t&#226;che est une boule &#224; facettes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La nuit, je m&#232;ne les fouilles du web, scrute les maisons, les terrains, les containers, les appartements, les villes, les lopins de terre et autres mottes improbables. &lt;br class='autobr' /&gt;
J'observe ce que l'humain a b&#226;ti, souvent sans go&#251;t, parfois avec audace.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le plus souvent des recouvre-corps st&#233;r&#233;otyp&#233;s et mal fichus. &lt;br class='autobr' /&gt;
De ces voyages &#224; demeure fictifs se bricole la contre-angoisse de la rue, la r&#233;sistance illusoire sans barri&#232;re tangible au monde ; &lt;br class='autobr' /&gt;
sans toit, c'est clair je ne tiens pas 72 heures dans la cit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;De l'&#233;tablissement vers la chambre et vice-versa&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;En tout &#233;tat de cause, et suivant mon rythme naturel, je suis pr&#234;te et op&#233;rationnelle pour bosser apr&#232;s tous mes rituels, repas et n&#233;cessit&#233;s au bon r&#233;veil, soit aux alentours de 13h30-14h00. &lt;br class='autobr' /&gt;
Merci d'arranger mon emploi du temps.&lt;br class='autobr' /&gt;
(liste des t&#226;ches pr&#233;alables disponible sur demande)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'hospitalit&#233;, la chaleur et un certain confort d&#233;gainent les rais du symposium dans la collectivit&#233; qui s'y berce. Alors, enfin, nous pouvons penser le soin et : &#171; [&#8230;] &#224; dans une semaine &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je rencontre sur la bateau ce que j'identifie comme mes doubles-pair.e.s : des sp&#233;cimens humains avec qui je me trouve des accointances nombreuses, avec qui nous partageons un langage pluriel familier, un &#233;ventail de passions transmissibles et de nouvelles fa&#231;ons d'&#234;tre et de penser le monde. &lt;br class='autobr' /&gt;
Du reste, iels sont aussi musicien.e.s, r&#233;alisateur.ice.s, historien.ne.s d'art, jardinier.e.s, baroudeur.e.s, bibliophiles, &#233;crivain.e.s, militant.e.s, cin&#233;philes, artistes, biffin.e.s, chanteur.se.s, sportif.ve.s, conf&#233;rencier.e.s, formateur.ice.s.&lt;br class='autobr' /&gt;
M&#234;l&#233;e &#224; cette bande recto-verso de po&#232;tes, nous parvenons &#224; r&#233;inventer un quotidien, quand presque partout ailleurs s'arrime &#8212; &#224; un stade avanc&#233; &#8212; la d&#233;sincarnation du milieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La psychiatrie, dans sa normativit&#233; institutionnelle, tend &#224; d&#233;ployer les armes inverses, &#224; pulv&#233;riser le sujet vers la masse, &#224; d&#233;shumaniser et simplifier les rapports (rapports de force), &#224; exercer son pouvoir contre toutes peurs ancr&#233;es et par facilitation en gestes, s'encombrant sans scrupule de d&#233;go&#251;t, de lassitude, d'automatismes, et d'incoh&#233;rence profonde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;J'ai besoin de me sentir toujours un petit peu en vacances pour ne pas avoir l'impression d'&#234;tre arnaqu&#233;e par cette soci&#233;t&#233;. En ce sens, le travail salari&#233; &#224; temps partiel est le minimum d&#233;vital pour ma sant&#233;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il transpara&#238;t ici &#8212; plus indistinctement &#8212; une continuit&#233; de son lieu de travail vers sa chambre, plut&#244;t que la coupure ou rupture entre les vies intimes et celles adress&#233;es au service public.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est sans doute pour ce que rev&#234;t de d&#233;sirable l'activit&#233; &#224; bord ; tangu&#233; propice &#224; la rencontre sur le lit mineur de la Seine, entre un rai de lumi&#232;re et ces lattes, en vaisseau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Le conseil de p&#244;le m'accueille 5 secondes pour faire les pr&#233;sentations et pr&#233;tendre que tout va, &lt;br class='autobr' /&gt;
pour &#233;viter l'embourbe dans mes calamit&#233;s d'impaiement et de plante en pot, &lt;br class='autobr' /&gt;
et bient&#244;t mon statut de SDF.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je tiens &#224; me scandaliser haut et fort quant aux modalit&#233;s d'usage des aides de la &lt;i&gt;CAF&lt;/i&gt;, dispositif de soutien r&#233;serv&#233; &#224; une &#233;lite d'intellectuel.e.s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le balayage op&#233;r&#233; s'imagine ais&#233;ment parmi toutes les personnes mal en point que je croise et qui ne disposent, &#224; l'&#233;vidence, pas des armes administratives, ni des moyens pratiques pour se mettre &#224; jour et b&#233;n&#233;ficier du secours en l'&#201;tat.&lt;br class='autobr' /&gt;
La vie et les comptes &#224; r&#233;gler avec la &lt;i&gt;CAF&lt;/i&gt; en entonnoir des crises d'angoisses, tout est pr&#233;vu pour nous faire renoncer &#224; nos handicaps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a pour moi quelque chose d'un signe du destin avec cette histoire d'infestation sur mon lieu de travail. La pr&#233;voyance de Patrice D. : &#171; Vous &#234;tes fragile, faites attention &#224; vous &#187;. Le fait qu'au fond de moi, j'ai bien conscience que ce travail, tel qu'il s'articulait concr&#232;tement, ne me convenait pas, quand bien m&#234;me mon cadre d'exercice d'alors se situe largement au-dessus de tout ce que j'ai connu auparavant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Aller au travail est une maltraitance sensorielle inou&#239;e&lt;br class='autobr' /&gt;
Une violence pour le corps [sans titre]&lt;br class='autobr' /&gt;
Un vecteur d'exc&#232;s d'angoisse&lt;br class='autobr' /&gt;
Cela alimente l'ulc&#232;re des sens&lt;br class='autobr' /&gt;
Je sue bout &#224; bout dans mon mal sensitif&lt;br class='autobr' /&gt;
Les nuits ne me r&#233;parent pas&lt;br class='autobr' /&gt;
Le quotidien m'&#233;prouve plus que la vie&lt;br class='autobr' /&gt;
Sortir en somme du repos est un pi&#232;ge&lt;br class='autobr' /&gt;
L'anxi&#233;t&#233; organique &#8212; de crampes en vertiges &#8212; &lt;br class='autobr' /&gt;
La tachycardie de routine &lt;br class='autobr' /&gt;
Et je vomis mes spasmes liant mes n&#339;uds au bide&lt;br class='autobr' /&gt;
Je cr&#232;ve dans ce monde leitmotiv d'intranquillit&#233;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme si ma vie se jouait en carton, sous l'irresponsable absence d'enjeux qui pour moi n'&#233;taient pas l'existence comme pour les autres, avec des vies encadr&#233;es et prises en compte dans une globalit&#233; d'actes au maintien sens&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour ces raisons, parmi mes comportements, il y a ceux-l&#224; &#233;tranges et infertiles consistant &#224; singer vos instants repus, comme si je m'alimentais de normalit&#233;, pour ensuite d&#233;g&#233;n&#233;rer, comme si je faisais la nique, quartier par quartier, au Monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si je perds mon poste en cl&#244;ture de cette histoire, ou si je d&#233;cide simplement de partir, j'aurai finalement poursuivi mes convictions profondes, sans tenir compte de ce qu'on m'impose de penser et de faire, en consid&#233;rant &#224; ma place ce qui est bon pour moi. Lourdement balis&#233;e par des conseils d'exigence en provenance de l'entourage de proches et d'organismes, nul ne rate l'occasion de me faire culpabiliser &#224; propos de tout ce que je ne fais pas, ou que je fais de travers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;En forme d'existence qui s'inach&#232;ve dans l'assaut&lt;br class='autobr' /&gt;
Puisqu'en striant des profondeurs&lt;br class='autobr' /&gt;
Qui veille la mort jouffl&#233;e de craintes &lt;br class='autobr' /&gt;
Pr&#233;tend &#224; tout malmener &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans l'urgence d'&#233;tat maladive &lt;br class='autobr' /&gt;
La v&#233;rit&#233;, c'est que c'est court&lt;br class='autobr' /&gt;
Et que je sais ce que j'ai &#224; faire&lt;br class='autobr' /&gt;
Et que je sais ce qui me tue plus vif dans le fait ne pas le faire&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mes pratiques artistiques migrent en lien au contexte socioprofessionnel qui est le mien. Par exemple, si je suis salari&#233;e d'une institution, ma pratique du dessin de bande dessin&#233;e redouble, car elle constitue pour moi la transposition la plus imm&#233;diate et instinctive face &#224; un contexte &#233;reintant d'incompr&#233;hension et d'inadaptation aux codes sociaux dans le milieu dans lequel je suis embauch&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Si je vis une exp&#233;rience sociale augment&#233;e, c'est &#224; dire que je c&#244;toie plus que de naturel des individus (ami.e.s ou partenaires potentiel.l.e.s, groupes d'engagement, ou m&#234;me relation affective et amoureuse), ma pratique de l'&#233;criture s'acc&#233;l&#232;re, voire d&#233;colle comme une bombe.&lt;br class='autobr' /&gt;
Si jamais je m&#232;ne une vie paisible, une p&#233;riode de grand calme, alors, enfin, je reviendrai &#224; la peinture.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_21869 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;34&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/voyage_a_goinfre_36_-96.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH375/voyage_a_goinfre_36_-96-52980.jpg?1730805412' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Voyage &#224; goinfre (extrait, 2022)
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://natachaguiller.blogspot.com/" class="spip_out"&gt;SNG (Natacha Guiller)&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;small&gt;Image de couverture : La chambre d'Antoine, 2015&lt;/small&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Texte de SNG (Natacha Guiller) &#233;crit et lu &#224; l'occasion de la Soir&#233;e &#171; Sant&#233; mentale et garantie des moyens mat&#233;riels d'existence &#187;, &#224; laquelle &#233;tait convi&#233;e l'association CLE Autistes (membre du p&#244;le communication de l'association), organis&#233;e par Angel Ika Gross, T&#233;l&#233;maque Masson-Renaudin et Giovanni Materaqui, et qui s'est tenue jeudi 10 octobre 2024 &#224; la Maison Ouverte de Montreuil, lors de la Journ&#233;e mondiale pour la sant&#233; mentale pour le lancement de la Semaine Internationale des &#233;tudes sur le revenu de base inconditionnel, avec le soutien du Mouvement Fran&#231;ais pour un Revenu de Base (MFRB) et du groupe local ATD Quart Monde de Montreuil.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ma th&#233;rapie avec Chat GPT (2023-2024) : &lt;a href=&#034;https://essen-g.blogspot.com/p/ma-therapie-avec-chat-gpt.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://essen-g.blogspot.com/p/ma-therapie-avec-chat-gpt.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Expression de Neobled pour parler du pyjama.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La Maison de Jean-Pierre Raynaud (1969-1993) &lt;a href=&#034;https://ap.chroniques.it/la-maison-de-j-p-raynaud/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://ap.chroniques.it/la-maison-de-j-p-raynaud/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;L'Hospice SNG : &lt;a href=&#034;https://essen-g.blogspot.com/p/hospice-sng.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://essen-g.blogspot.com/p/hospice-sng.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Mocassin, je me pr&#233;pare, Nouvelles &#233;ditions Place, 2020 : &lt;a href=&#034;https://natachaguiller.blogspot.com/p/mocassin-je-me-prepare-de-sng-natacha.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://natachaguiller.blogspot.com/p/mocassin-je-me-prepare-de-sng-natacha.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Le jour o&#249; Bascoulard a refus&#233; de sortir de prison, parce qu'il n'avait pas termin&#233; son dessin &#187; : &lt;a href=&#034;https://www.leberry.fr/bourges-18000/loisirs/le-jour-ou-bascoulard-a-refuse-de-sortir-de-prison-parce-qu-il-n-avait-&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.leberry.fr/bourges-18000/loisirs/le-jour-ou-bascoulard-a-refuse-de-sortir-de-prison-parce-qu-il-n-avait-&lt;/a&gt; pas-termine-son-dessin_12696677/&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;hr /&gt;
&lt;p&gt;SNG (Natacha Guiller) est artiste, po&#232;te, performeuse, paire-aidante.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'expression artistique pluri-indisciplinaire constitue son outil principal, l'instrument de lib&#233;ration de l'imaginaire qui jalonne son parcours personnel &#8212; de la survie vers le r&#233;tablissement &#8212; jusqu'&#224; l'entr&#233;e en r&#233;sistance et l'engagement militant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>FLTUTE s02 </title>
		<link>https://www.tk-21.com/FLTUTE-s02</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/FLTUTE-s02</guid>
		<dc:date>2024-07-29T13:04:18Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Guillaume Dimanche</dc:creator>


		<dc:subject>Photo exp&#233;rimentale</dc:subject>
		<dc:subject>Photo plasticienne</dc:subject>
		<dc:subject>velo</dc:subject>
		<dc:subject>sport</dc:subject>
		<dc:subject>performance</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Pendant que le monde regarde avec envie et plaisir la capitale que j'ai quitt&#233;e il y a quelques semaines, je visite le monde. &lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Societe-15" rel="directory"&gt;Soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Photo-experimentale" rel="tag"&gt;Photo exp&#233;rimentale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Photo-plasticienne" rel="tag"&gt;Photo plasticienne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/velo" rel="tag"&gt;velo&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/sport" rel="tag"&gt;sport&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/performance" rel="tag"&gt;performance&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH149/arton2522-bab42.jpg?1772204078' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='149' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pendant que le monde regarde avec envie et plaisir la capitale que j'ai quitt&#233;e il y a quelques semaines, je visite le monde. &lt;br class='autobr' /&gt;
Je suis parti nulle part, moi aussi, sans savoir o&#249; je vais, sur une ligne, sur un fil &#224; tisser. L'espace pour le faire est t&#233;nu. On a peur d'y aller. Pourtant, il est l&#224;, bien solide. Le sauvage est certainement plus solide que l'artificiel programm&#233; pour une obsolescence rapide. Le sauvage pousse partout s'il a le temps de trouver un chemin, une tangente. Il faut aller vite et lentement. &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_21515 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/screenshot_20240721-215853583.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH496/screenshot_20240721-215853583-9b6e3.jpg?1772202117' width='500' height='496' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Pour beaucoup, je suis le li&#232;vre qui roule vite et qui fait des d&#233;tours inutiles. Il s'av&#232;re toujours porteur de rencontres fortes et &#233;mouvantes, folles, que j'aimerais infinies. Mais je dois filer. Je les regarde, je les garde, je les emporte, je les code en pixels, je les &#233;cris, je les prendrai, je les troubade, je les vagabonde. &lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_21520 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/screenshot_20240721-220057691.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH498/screenshot_20240721-220057691-da849.jpg?1772202117' width='500' height='498' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;C'est le vent qui fait les vagues. Quelle que soit ma vitesse, je fais du vent, comme un papillon. D'autres en font aussi. Parfois, il pousse, parfois, il faut lutter un peu plus fort. Parfois, il mouille, parfois, il trempe, parfois, il s&#232;che. L'id&#233;e vient quand la vague abonde, le courage aussi. &lt;br class='autobr' /&gt;
Toute l'ann&#233;e, je tape le pav&#233; de Paris, plut&#244;t celui du huiti&#232;me et du second. On me dit bonjour et on me souhaite bon courage. Je prends le premier &#224; manger tout de suite, le second emball&#233; pour plus tard, pour maintenant. Ils ne savent pas et ne s'en int&#233;ressent &#233;videmment pas, ces clients, de ce que je vais en faire, de ce courage transmis, &#233;chang&#233; contre la d&#233;livrance de produits. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bernard non plus qui me sous-traite sans avoir la moindre id&#233;e que lui-m&#234;me, ma&#238;tre du monde artistique, ma&#238;tre du monde, finance la recherche, l'entra&#238;nement, le travail en son sein d'un projet naturiste et sauvage comme une ortie. &#199;a pique un peu, moi aussi au d&#233;but, parfois. Attaqu&#233; par des tiques dans le camping du Perroquet, je l'ai abandonn&#233;. J'aime mieux dormir seul en lisi&#232;re de for&#234;t. Dans un pr&#233;, c'est moins dangereux. &lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_21518 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/screenshot_20240721-220007387.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH497/screenshot_20240721-220007387-16b1d.jpg?1721723513' width='500' height='497' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Je suis aussi la tortue. Je prends le temps tous les jours d'&#233;crire six pages de diary dans mon cahier &#224; lignes, d'appeler mon inou&#239;e, d'appeler mes kidzzz en vacances ou pas, estivales, de faire des pauses et des d&#233;tours pour photographier une fleur, une piste, un champ, une industrie et moi au milieu. De prendre 15 jours pour faire Paris-Nuremberg, alors que &#231;a prend 1h30 en avion, 6h30 en train, 7h30 en automobile. En &#233;tant plus direct, je n'aurais peut-&#234;tre mis que 8 jours. Ce qui compte, ce n'est &#233;videmment pas la destination, c'est le trajet, le voyage. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et bien s&#251;r, la route. Tu veux savoir ? Je croise beaucoup de morts et de silence. Je me confronte parfois &#224; la masse vivante d'assassins inconscients. C'est Babel, on y parle toutes les langues, personne ne se comprend, sauf sur les chiffres. 3 &#8364; le caf&#233;, 200 le billet d'avion, 500 &#8364; la chambre d'h&#244;tel, 40 000 la panoplie pour la semaine au bord de la piscine. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sauf quand je d&#233;barque nulle part, on m'invite pour un caf&#233;, &#224; manger, &#224; d&#238;ner, &#224; dormir. Je repars, rempli d'&#233;nergie et de &#171; prends soin de toi &#187;. Je reprends ma migration, loin du flambeau, de l'exclusive, de la comp&#233;tition et du nettoyage. On veut du propre, du confort, de l'aseptique. La maison historique de D&#252;rer, c'est un d&#233;cor cir&#233;, briqu&#233;, climatis&#233;, repeint. On dirait un mannequin qui le vaut bien. Elles n'ont rien lib&#233;r&#233;, ces meufs. Elles sont le bon produit, la bonne caution. &lt;br class='autobr' /&gt;
Bien s&#251;r que Paris est la plus belle ville populaire et &#233;colo du monde. &lt;br class='autobr' /&gt;
En dehors du bunker, tout est mort. &lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_21516 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/screenshot_20240721-215909262.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH498/screenshot_20240721-215909262-e175b.jpg?1721723513' width='500' height='498' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le plateau est au Trocad&#233;ro. Pas derri&#232;re le cafard, Sam Lowrie, dans la for&#234;t de Sherwood ou &#224; Sainte-Soline. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je roule. Je file la tangente. Poser des graines. Voir si &#231;a pousse. Et je ne suis pas seul. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'histoire est un r&#233;cit. Il faut l'inventer. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a un Aim&#233; qui &#233;crivait, jeune, un peu avant la guerre, quelque chose comme &lt;i&gt;&#171; Accommodez-vous de moi, je ne m'accommoderai jamais de vous. &#187; &lt;/i&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dehors, les insectes, les oiseaux, les mammif&#232;res sont morts. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dehors, le vivant est mort. Il est plastifi&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le march&#233;, le pouvoir et la politique l'ont bouff&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Charg&#233;s dans des entrep&#244;ts sans d&#233;livrance possible. &lt;br class='autobr' /&gt;
Allez, il reste des tangentes &#224; visiter. &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;F&#252;rth - 21 juillet 2024&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cet automne, en septembre, octobre et novembre, je serai accueilli aux Modillons, &#224; Vindelle, pour cinq semaines de r&#233;sidence de travail sur le projet.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_21517 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/screenshot_20240721-215956622.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/screenshot_20240721-215956622.jpg' width=&#034;800&#034; height=&#034;795&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Filer les Tangentes S-2 E-0</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Filer-les-Tangentes-S-2-E-0</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/Filer-les-Tangentes-S-2-E-0</guid>
		<dc:date>2024-07-01T07:44:46Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Guillaume Dimanche</dc:creator>


		<dc:subject>Photo exp&#233;rimentale</dc:subject>
		<dc:subject>Photo plasticienne</dc:subject>
		<dc:subject>photographie conceptuelle</dc:subject>
		<dc:subject>sport</dc:subject>
		<dc:subject>velo</dc:subject>
		<dc:subject>performance</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Le 4 juillet je pars&lt;br class='autobr' /&gt;
Les temps &#233;taient d&#233;j&#224; un peu &#233;tranges &#233;trangers perturb&#233;s d&#233;r&#233;gl&#233;s&lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis plus de trois semaines &#231;a s'est un peu acc&#233;l&#233;r&#233; pr&#233;cipit&#233; on ne sait pas quels mots utiliser &lt;br class='autobr' /&gt;
Partir en solitaire faire un tour d'Europe &#224; la rencontre de l'inconnu voisin en Belgique aux Pays-Bas au Luxembourg en Allemagne en Autriche en Slov&#233;nie en Italie en France aussi&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; bicyclette trois mille huit cents kilom&#232;tres&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Societe-15" rel="directory"&gt;Soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Photo-experimentale" rel="tag"&gt;Photo exp&#233;rimentale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Photo-plasticienne" rel="tag"&gt;Photo plasticienne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/photographie-conceptuelle" rel="tag"&gt;photographie conceptuelle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/sport" rel="tag"&gt;sport&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/velo" rel="tag"&gt;velo&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/performance" rel="tag"&gt;performance&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH100/arton2493-d416d.jpg?1772204078' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les ami.e.s&lt;br class='autobr' /&gt;
Le 4 juillet je pars&lt;br class='autobr' /&gt;
Les temps &#233;taient d&#233;j&#224; un peu &#233;tranges &#233;trangers perturb&#233;s d&#233;r&#233;gl&#233;s&lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis plus de trois semaines &#231;a s'est un peu acc&#233;l&#233;r&#233; pr&#233;cipit&#233; on ne sait pas quels mots utiliser &lt;br class='autobr' /&gt;
Partir en solitaire faire un tour d'Europe &#224; la rencontre de l'inconnu voisin en Belgique aux Pays-Bas au Luxembourg en Allemagne en Autriche en Slov&#233;nie en Italie en France aussi&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; bicyclette trois mille huit cents kilom&#232;tres&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_21407 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/_sdi1046_01.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/_sdi1046_01-c3152.jpg?1772204078' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Il y a un an c'&#233;tait d&#233;j&#224; un projet un peu fou intranquille mais n&#233;cessaire &lt;br class='autobr' /&gt;
Au fil de l'ann&#233;e de r&#233;paration suite &#224; la chute sur le pav&#233; harmonis&#233; du Nord et une clavicule bris&#233;e&lt;br class='autobr' /&gt;
Au fil du travail de composition des &#339;uvres cr&#233;&#233;es dans cet intervalle&lt;br class='autobr' /&gt;
Au fil d'un hiver un peu rude&lt;br class='autobr' /&gt;
Au fil d'un printemps d&#233;j&#224; un peu &#224; l'envers&lt;br class='autobr' /&gt;
Au choc d'un dimanche soir noir et brun&lt;br class='autobr' /&gt;
De nouvelles profondeurs d'autres sens d'autres forces inconnues&lt;br class='autobr' /&gt;
Enfin si un peu connues mais oubli&#233;es semble-t-il &lt;br class='autobr' /&gt;
viennent se bousculer et tendent les muscles et l'esprit encore plus&lt;br class='autobr' /&gt;
J'ai h&#226;te de repartir dans la transe des routes et chemins roul&#233;s&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est un r&#233;seau d'&#233;nergies et de soutiens &lt;br class='autobr' /&gt;
Un soup&#231;on d'esp&#233;rances une main dans le dos un bras autour des &#233;paules des sourires des rires&lt;br class='autobr' /&gt;
Une connexion avec la vie et l'amour qui ne peut pas mourir&lt;br class='autobr' /&gt;
Arr&#234;ter de grincer des dents&lt;br class='autobr' /&gt;
et sourire&lt;br class='autobr' /&gt;
Et aimer &lt;br class='autobr' /&gt;
Et partager &lt;br class='autobr' /&gt;
Et accueillir &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est ce que j'ai trouv&#233; en allant &#224; Copenhague une fin d'automne il y a 15 ans&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est ce que j'ai trouv&#233; l'&#233;t&#233; dernier entre Val&#232;ncia et l'h&#244;pital de Lens &lt;br class='autobr' /&gt;
Jusqu'&#224; Lille chez mon cousin si peu connu&lt;br class='autobr' /&gt;
Je tente encore l'exp&#233;rience&lt;br class='autobr' /&gt;
Je devrai dormir une derni&#232;re fois en France le 6 juillet&lt;br class='autobr' /&gt;
traverser la Belgique et &#234;tre aux Pays-Bas le 7 juillet 2024&lt;br class='autobr' /&gt;
On verra bien apr&#232;s. Et je reviendrai&lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;puis&#233; et plus fort et plus riche et plus rempli des &#233;nergies de la terre et de la nature&lt;br class='autobr' /&gt;
Pr&#234;t &#224; partager&lt;br class='autobr' /&gt;
Si tout va bien dans une r&#233;sidence quelque part dans l'ouest de la France en automne&lt;br class='autobr' /&gt;
pr&#232;s d'une rivi&#232;re souple et verte&lt;br class='autobr' /&gt;
Et aussi ailleurs Encore Encore Encore&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_21406 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;13&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/_sdi0863_01_-_la_charente.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/_sdi0863_01_-_la_charente-029e8.jpg?1772204078' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;La Charente
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Je vais m'&#233;loigner des bouteilles en plastiques des d&#233;cors en bois&lt;br class='autobr' /&gt;
des pickpockets des Rolls dor&#233;s et des Mustangs rouges cabriolets&lt;br class='autobr' /&gt;
des chambres &#224; 5000 balles des rues en f&#234;tes &lt;br class='autobr' /&gt;
des c&#226;bles des t&#233;l&#233;visions et des tableaux des m&#233;dailles.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et puis aussi d'on ne sait pas quoi&lt;br class='autobr' /&gt;
d'une dangereuse libert&#233; retrouv&#233;e d'attraper un panou un pas straight une trop brune &lt;br class='autobr' /&gt;
pourtant ils le sont tellement &lt;br class='autobr' /&gt;
r&#233;tr&#233;cis ristrinse.&lt;br class='autobr' /&gt;
La p&#226;leur de la peur&lt;br class='autobr' /&gt;
Quand on est malade du tout du trop du plein du sans fin&lt;br class='autobr' /&gt;
On a peur&lt;br class='autobr' /&gt;
on ne sait pas qu'on peut le faire&lt;br class='autobr' /&gt;
faire un passage par d'o&#249; on vient&lt;br class='autobr' /&gt;
Drogu&#233;s le manque est maladie&lt;br class='autobr' /&gt;
La p&#226;leur de la peur&lt;br class='autobr' /&gt;
Alors que rentrer chez soi migrer&lt;br class='autobr' /&gt;
ou quitter chez soi migrer&lt;br class='autobr' /&gt;
ce devrait &#234;tre avec confiance malgr&#233; les risques dans le voyage&lt;br class='autobr' /&gt;
pour aller ce ressourcer dans le berceau&lt;br class='autobr' /&gt;
Chez L&#233;onard&lt;br class='autobr' /&gt;
il n'y aura pas que des rencontres heureuses&lt;br class='autobr' /&gt;
sinon c'est enferm&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ristrinse&lt;br class='autobr' /&gt;
La p&#226;leur de la peur&lt;br class='autobr' /&gt;
quand on arrive devant la porte qui ouvre sur le grand fleuve noir&lt;br class='autobr' /&gt;
La brume &#233;paisse nous emp&#234;che &#233;videmment de porter loin&lt;br class='autobr' /&gt;
le regard des d&#233;j&#224; myopes. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pourtant c'est bien l&#224;. C'est bien la bonne piste&lt;br class='autobr' /&gt;
c'est bien la bascule qui est arriv&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt;
On craint l'inconnu qu'il ressemble &#224; la mort&lt;br class='autobr' /&gt;
avec tous les dieux invent&#233;s pour soigner nos maux de cerveaux&lt;br class='autobr' /&gt;
pourtant il est juste l&#224; &#224; c&#244;t&#233; toujours repouss&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
pourtant quand tu le touches le croises le traverses&lt;br class='autobr' /&gt;
ce fleuve noir &lt;br class='autobr' /&gt;
il t'apporte autant de plaisir que tu n'en a jamais connu&lt;br class='autobr' /&gt;
Pourtant tu as d&#233;j&#224; quitt&#233; un monde enchant&#233; pour na&#238;tre &#224; la respiration&lt;br class='autobr' /&gt;
Respirer boire souffler respirer&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_21404 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;15&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/sainte-soline-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH336/sainte-soline-2-85fce.jpg?1719820649' width='500' height='336' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Sainte-Soline
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Alors je vais aller me fatiguer les cuisses les mollets les mains&lt;br class='autobr' /&gt;
suer cramer tremper griller fra&#238;chir piquer grignoter dormir&lt;br class='autobr' /&gt;
dehors dans l'inconnu pourtant voisin&lt;br class='autobr' /&gt;
juste l&#224; et vraiment pas plus terrible qu'il y a mille ans&lt;br class='autobr' /&gt;
quand il y avait des brigands des affam&#233;s et des loups&lt;br class='autobr' /&gt;
des requins&lt;br class='autobr' /&gt;
et lorsqu'on voyageait d&#233;j&#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
on migrait depuis quelques mill&#233;naires&lt;br class='autobr' /&gt;
des dizaines des milliers&lt;br class='autobr' /&gt;
plusieurs on s'en souvient encore&lt;br class='autobr' /&gt;
pourquoi arr&#234;ter ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour cultiver&lt;br class='autobr' /&gt;
combien s'occupe de la terre encore un sur cent&lt;br class='autobr' /&gt;
il y en a 99 qui pourraient bouger migrer errer&lt;br class='autobr' /&gt;
On cro&#238;t on dit on pense encore il n'y a rien d'impossible&lt;br class='autobr' /&gt;
La science raisonn&#233;e mesure intelligemment tout le vivant et au-del&#224; de l'infini&lt;br class='autobr' /&gt;
pour comprendre d&#233;couvrir analyser et ranger dans un tableur en cellules.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il y a m&#234;me maintenant des comp&#233;titions mondiales de tableaux en cellule&lt;br class='autobr' /&gt;
Je collectionne les bouquets morts&lt;br class='autobr' /&gt;
On fait la queue toute la journ&#233;e en voiture en m&#233;tro&lt;br class='autobr' /&gt;
pour ramener une tour Eiffel en plastique un sac &#224; main rare&lt;br class='autobr' /&gt;
achet&#233;s &#224; 8000 kilom&#232;tres de la maison&lt;br class='autobr' /&gt;
alors que des barbares shamans connaissaient l'&#226;ge de leurs &#238;le-montagnes sacr&#233;es&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_21403 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;9&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/lutiner_c_guillaumedimanche_small-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH374/lutiner_c_guillaumedimanche_small-2-10a07.jpg?1719515385' width='500' height='374' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Lutiner
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Pendant 4000 kilom&#232;tres alentour&lt;br class='autobr' /&gt;
je vais gouter &#224; la lune aux oiseaux aux rivi&#232;res et aux fleurs &lt;br class='autobr' /&gt;
de mon territoire &lt;br class='autobr' /&gt;
partag&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
Filer les tangentes &lt;br class='autobr' /&gt;
Chacun peut tirer quelques fils&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est une exp&#233;dition qui va repartir sur les chapeaux des roues du v&#233;lo rouge&lt;br class='autobr' /&gt;
tranquille OKLM tendu soutenu&lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis Vimy sa cr&#234;te ses vestiges de la ligne de front qui a vue&lt;br class='autobr' /&gt;
na&#238;tre une nouvelle nation&lt;br class='autobr' /&gt;
Les canadiens.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est dans la bataille qu'on unit les forces&lt;br class='autobr' /&gt;
Les engagements d'aujourd'hui sont fondamentaux&lt;br class='autobr' /&gt;
Le fil que je tisse avec vous avec des inconnu.es avec l'histoire &lt;br class='autobr' /&gt;
de l'art des hommes de la nature &lt;br class='autobr' /&gt;
est &#224; inventer &#233;crire transporter jouer au troubadour&lt;br class='autobr' /&gt;
po&#233;tiser chanter dire raconter documenter peindre photographier&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette op&#233;ration est une aventure proche du commun&lt;br class='autobr' /&gt;
puisque dans mon jardin&lt;br class='autobr' /&gt;
Loin de la comp&#233;tition vraiment tr&#232;s loin juste en dehors des stades &lt;br class='autobr' /&gt;
et des victoires &lt;br class='autobr' /&gt;
La route a &#233;t&#233; interrompue le 7 juillet 2023&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle reprend un an apr&#232;s pile dans un potentiel bouleversement de civilisation.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est tellement rare de sentir de vivre de partager cet instant o&#249;&lt;br class='autobr' /&gt;
dans l'incompr&#233;hension de l'avenir dans l'incompr&#233;hension du pr&#233;sent&lt;br class='autobr' /&gt;
dans le souvenir des pass&#233;s ignor&#233;s&lt;br class='autobr' /&gt;
on reproduit et on fonce en traversant chaque chant et chaque cercle&lt;br class='autobr' /&gt;
avec chaque gardien qui nous montre la couleur&lt;br class='autobr' /&gt;
continuer de foncer vers les entrailles brulantes fumantes bouillonantes&lt;br class='autobr' /&gt;
comme aimant&#233;s&lt;br class='autobr' /&gt;
aspir&#233;s drogu&#233;s inconscients emport&#233;s par les courants bruns et sombres &lt;br class='autobr' /&gt;
des torrents des fleuves innavigables et pourtant la barque &lt;br class='autobr' /&gt;
nous posera sur l'autre rive.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_21405 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;8&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/_sdi0682_01_-_eliana.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/_sdi0682_01_-_eliana-ea76a.jpg?1772204078' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Eliana
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Alors en selle. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'exp&#233;rimentation sur deux roues fines sous un tarp d'une livre &lt;br class='autobr' /&gt;
des mots des impressions un r&#233;cit au quart du si&#232;cle&lt;br class='autobr' /&gt;
pendant quelques semaines je vais courir sur le point unique d'accroche&lt;br class='autobr' /&gt;
de la tangente sur le monde&lt;br class='autobr' /&gt;
je file. &lt;br class='autobr' /&gt;
Filons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;juin 2024&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; C'est ici qu'on doit abandonner toute esp&#232;ce de doute&lt;br class='autobr' /&gt;
qu'ici toute tromperie doit finir. &#187;&lt;/i&gt; Dante &#8211; L'enfer&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_21401 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;18&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/beauvais_airport.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/beauvais_airport-e67bf.jpg?1772204079' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Beauvais airport
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;div class='spip_document_21230 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/flt_s02.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/flt_s02.jpg' width=&#034;800&#034; height=&#034;500&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Filer les Tangentes,&lt;/strong&gt; participez au financement :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/filer-les-tangentes-s02&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/filer-les-tangentes-s02&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suivez le projet au quotidien : &lt;a href=&#034;https://www.instagram.com/guillaumedimanche/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.instagram.com/guillaumedimanche/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le texte du projet 2024 et lisible sur la page : &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.guillaumedimanche.fr/filerlestangentes/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.guillaumedimanche.fr/filerlestangentes/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_21408 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/_sdi1060_01.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/_sdi1060_01.jpg' width=&#034;800&#034; height=&#034;533&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
