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	<title>TK-21 </title>
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	<description>TK-21 suit les nouvelles formes que prend le conflit entre mots et images. TK-21 d&#233;crypte la r&#233;alit&#233;, les ombres, les croyances. Images, appareils, soci&#233;t&#233;, cerveau, ville sont ses cinq vecteurs d'analyse.</description>
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		<title>Madonna del Parto</title>
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		<dc:creator>Marc Lenot</dc:creator>


		<dc:subject>peinture</dc:subject>
		<dc:subject>Moyen-Age</dc:subject>
		<dc:subject>Italie</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Dans &#171; La Micro-Aventure de la Vierge enceinte. Un Piero della Francesca inde&#769;plac&#807;able &#187;, Marc Lenot nous entraine &#224; la poursuite d'une &#339;uvre qui passe du cultuel au culturel.&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH121/la_micro-aventure_de_la_vierge_enceinte-06c4d.jpg?1775383396' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='121' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans &#171; La Micro-Aventure de la Vierge enceinte. Un Piero della Francesca inde&#769;plac&#807;able &#187;, Marc Lenot nous entraine &#224; la poursuite d'une &#339;uvre de la Renaissance qui passe du cultuel au culturel et qui pose, outre de nombreuses questions sur la peinture, des questions sur le statut de l'&#339;uvre, de son ancrage au territoire et aux humains.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div style=&#034;padding:56.25% 0 0 0;position:relative;&#034;&gt;&lt;iframe src=&#034;https://player.vimeo.com/video/1178550524?badge=0&amp;autopause=0&amp;player_id=0&amp;app_id=58479&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;autoplay; fullscreen; picture-in-picture; clipboard-write; encrypted-media; web-share&#034; referrerpolicy=&#034;strict-origin-when-cross-origin&#034; style=&#034;position:absolute;top:0;left:0;width:100%;height:100%;&#034; title=&#034;Marc Lenot, La Madonna del Parto&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;&lt;script src=&#034;https://player.vimeo.com/api/player.js&#034;&gt;&lt;/script&gt;
&lt;p&gt;Piero della Francesca est un personnage tout &#224; fait surprenant pour deux ou trois raisons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re, c'est qu'on est en effet aux tous d&#233;buts de la Renaissance. &lt;br class='autobr' /&gt;
Donc il fait partie des peintres, il n'est pas le seul, qui instaurent, qui devinent, qui explorent une nouvelle mani&#232;re de peindre par rapport &#224; la mani&#232;re dont on peignait jusqu'&#224; la fin du Moyen &#194;ge. Il y en a d'autres. Il y a Fra Angelico, il y a Giotto&#8230; Mais il est un de ceux qui introduisent une certaine forme de modernit&#233; dans la peinture. &#199;a le met dans un groupe. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il y a deux choses, &#224; mon sens, par lesquelles il se distingue par rapport &#224; ce groupe-l&#224; : la premi&#232;re, c'est une question de style, de beaut&#233;, de la mani&#232;re dont ces personnages existent, fonctionnent, s'ins&#232;rent dans l'espace, ont une forme de gravit&#233;, de distance qui est relativement unique par rapport &#224; ce qui se fait &#224; ce moment-l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La deuxi&#232;me, c'est que Piero della Francesca est aussi un math&#233;maticien.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il est peintre, mais il a aussi &#233;crit deux livres de g&#233;om&#233;trie qui sont tr&#232;s en avance pour son &#233;poque, un livre de calcul, qui l'est moins. Des trait&#233;s de g&#233;om&#233;trie sur la perspective et sur les solides dits de Platon. &lt;br class='autobr' /&gt;
Et donc dans sa peinture, il est un de ceux qui introduisent le plus de structure, de conception g&#233;om&#233;trique de l'espace, de formes. &#199;a se voit relativement peu, ce n'est pas un truc &#233;vident, mais en cherchant un peu, en travaillant un peu, en regardant surtout celles des peintures ou des fresques dans lesquelles il a eu une libre disposition de l'espace, par opposition &#224; celles o&#249; il &#233;tait contraint dans un espace donn&#233;, on commence &#224; d&#233;couvrir des choses qui vont au-del&#224; des th&#233;ories d'Alberti sur la perspective, par lesquelles il arrive &#224; construire son espace de mani&#232;re extr&#234;mement rigoureuse. C'est aussi de ce point de vue-l&#224; qu'il est un peintre tout &#224; fait &#233;tonnant par rapport aux autres. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les autres peintres de l'&#233;poque n'ont pas, pour la plupart, cette conception scientifique des choses. L&#233;onard de Vinci l'aura un si&#232;cle apr&#232;s. Mais &#224; l'&#233;poque, il y a gu&#232;re qu'Uccello qui ait aussi une certaine dimension g&#233;om&#233;trique, math&#233;matique des choses. Donc de ce point de vue-l&#224;, Piero est quelqu'un de tout &#224; fait singulier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, il exerce une forme de fascination par cette part de myst&#232;re qu'il r&#233;ussit &#224; instaurer avec une atmosph&#232;re tr&#232;s diff&#233;rente de ce qu'on trouve dans la plupart des autres peintres de l'&#233;poque. &lt;br class='autobr' /&gt;
La quasi-totalit&#233; de ses tableaux sont des tableaux religieux. Il y a trois, quatre exceptions. Ces peintures sont des peintures religieuses. Sans qu'il y ait n&#233;cessairement une forte dimension th&#233;ologique derri&#232;re, avec parfois beaucoup de myst&#232;re dans la mani&#232;re dont il le repr&#233;sente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur la composition, je ne veux pas &#234;tre trop p&#233;dant, mais la figure de la Vierge, l'ensemble de la fresque, &#231;a se tient sur ce qu'on appelle un dod&#233;ca&#232;dre, c'est-&#224;-dire un solide de Platon qui a 12 faces polygonales. On retrouve &#231;a tout de suite en voyant comment il a compos&#233; &#231;a, cette forme qui est un peu un ballon de football, mais avec moins de faces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette fresque est aussi &#233;tonnante de par sa localisation. Elle a &#233;t&#233; peinte vers 1460, on n'a pas la date exacte, dans une toute petite &#233;glise, sur une colline, dans la for&#234;t des confins de la Toscane et de l'Ombrie. &#192; l'&#233;poque, l'Ombrie fait partie des &#201;tats du pape.&lt;br class='autobr' /&gt;
La Toscane est ind&#233;pendante. C'est le grand-duch&#233; de Toscane. Aux confins des deux, &#224; trois kilom&#232;tres de la fronti&#232;re, dans la for&#234;t, loin de tout, il y a une rivi&#232;re qui coule. &#192; l'&#233;poque, il n'y a rien &#224; cet endroit, juste ce tout petit village, Monterchi, o&#249; il n'y a pas vraiment de richesse, qui est le village d'o&#249; vient la famille de sa m&#232;re. Sa m&#232;re est n&#233;e l&#224;. Ensuite, elle a &#233;pous&#233; le p&#232;re de Piero &#224; Sansepolcro &#224; 15, 20 kilom&#232;tres de l&#224; et est all&#233;e y vivre. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il n'y a pas de grandes familles, il y a des nobles, mais il n'y a pas de gens qui ont une grande richesse, il n'y a pas de monast&#232;re. Donc il n'y a pas de raison qu'il y ait eu un commanditaire. On n'imagine pas qu'il puisse y en avoir un pour cette &#339;uvre-l&#224; &#224; cet endroit-l&#224;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Or Piero, toute sa vie, enfin presque toute sa vie, d&#232;s qu'il a &#233;t&#233; un peu connu, a peint pour des grands de ce monde. Il a peint pour le pape, il a peint pour le duc d'Urbino, il a peint pour des grands bourgeois d'Arezzo&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Il a presque toujours peint pour des commanditaires, quelquefois pour lui-m&#234;me aussi, mais globalement pour des commanditaires. Or, dans ce petit village-l&#224;, d'apr&#232;s ce qu'on sait de l'&#233;conomie de ce village &#224; l'&#233;poque, au XV&#7497; si&#232;cle, il n'y a personne qui aurait eu les moyens de s'offrir &#231;a.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc pourquoi avoir peint dans un petit village et m&#234;me pas dans l'&#233;glise principale du village, mais dans une chapelle perdue de la for&#234;t ? On n'a aucune id&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
On peut raconter ce qu'on veut, faire des conjectures l&#224;-dessus. Il y a plein d'hypoth&#232;ses. Une des hypoth&#232;ses, c'est qu'il y avait un projet de monast&#232;re franciscain si j'ai bonne m&#233;moire. On ne sait pas. On peut laisser l'imagination divaguer l&#224;-dessus, mais on ne sait absolument pas pourquoi &#231;a a &#233;t&#233; peint l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par la suite, &#224; la fin du XVIII&#7497;, les &#233;diles du village ont construit un cimeti&#232;re &#224; c&#244;t&#233; de cette chapelle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s, c'est devenu la chapelle du cimeti&#232;re. Donc &#231;a a donn&#233; des contresens. Par exemple, vers 1950, quand Chagall va voir la fresque, il dira : &#171; Je comprends, c'est parce que sa m&#232;re est enterr&#233;e l&#224;. &#187; Il croit en cette hypoth&#232;se, mais ce n'est pas du tout &#231;a, parce que le cimeti&#232;re n'&#233;tait pas l&#224; avant. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce qu'on sait, dans cette chapelle qui date du XII&#7497; &#224; peu pr&#232;s, c'est qu'avant que Piero ne peigne, il y avait une fresque dont il reste trois fragments, d'une Vierge allaitante qui est au m&#234;me mus&#233;e actuellement, le mus&#233;e de Monterchi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il y avait aussi une statue, une Vierge &#224; l'enfant. Cette statue-l&#224; &#233;tait v&#233;n&#233;r&#233;e d&#233;j&#224; par les femmes enceintes ou par les femmes voulant &#234;tre enceintes.&lt;br class='autobr' /&gt;
On sait d&#233;j&#224; qu'il y avait une forme de p&#232;lerinage dans cette chapelle pour les femmes qui voulaient avoir un enfant ou avaient peur de perdre leur enfant, voulaient que leur grossesse se passe bien. Est-ce que la m&#232;re de Piero, originaire de cet endroit-l&#224;, o&#249; vivaient encore ses fr&#232;res, est venue prier l&#224; quand elle &#233;tait enceinte de Piero ? C'est une hypoth&#232;se qu'on peut faire, mais on n'en sait strictement rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qu'on sait aussi, c'est qu'avant, au temps des &#201;trusques et des Romains, passait l&#224; une rivi&#232;re qui s'appelle la Momentana, qui &#233;tait li&#233;e &#224; un culte de la f&#233;condit&#233;. On sait que depuis toujours, cet endroit-l&#224; avait un rapport avec la f&#233;condit&#233; et on a quelques t&#233;moignages pas tr&#232;s anciens qui disent que beaucoup de femmes de la r&#233;gion venaient se baigner dans la rivi&#232;re pour &#234;tre f&#233;condes. On a deux ou trois t&#233;moignages l&#224;-dessus recueillis par des ethnologues. Il y a un lien &#233;ternel, en tout cas tr&#232;s ancien, avec ces rites pa&#239;ens qui deviennent des rites chr&#233;tiens autour de la f&#233;condit&#233;. Pourquoi l'endroit ? On ne sait pas. On a une hypoth&#232;se.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi ce th&#232;me ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#199;a aussi, c'est un grand myst&#232;re. Parce que le th&#232;me de la Vierge enceinte est un th&#232;me extr&#234;mement rare dans l'iconographie, en tout cas occidentale. Il est un peu plus fr&#233;quent dans l'orthodoxie, pas beaucoup, mais un peu plus. Et dans l'orthodoxie, il est repr&#233;sent&#233; de mani&#232;re tr&#232;s diff&#233;rente. Il est repr&#233;sent&#233;, en fait, par ce qu'on appelle la Platytera. Il est repr&#233;sent&#233; avec la Vierge qui a un corps &#171; normal &#187;, mais sur son ventre se trouve une esp&#232;ce de m&#233;daillon, une esp&#232;ce de mandorle dans lequel est inscrit le corps de J&#233;sus. Mais en surimpression par-dessus. C'est quelque chose qui est comme coll&#233; sur son ventre. C'est un th&#232;me pas tr&#232;s fr&#233;quent, mais qu'on retrouve en Russie, en Gr&#232;ce, &#224; plusieurs endroits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En art occidental, c'est tr&#232;s rare. On en trouve quelques-uns. &#192; Florence, il y en a un ou deux, on en trouve aussi &#224; Venise, &#224; l'Acad&#233;mie. Il y en a quelques-unes comme &#231;a, mais elles sont relativement peu fr&#233;quentes. Donc ce n'&#233;tait pas du tout un th&#232;me important par rapport &#224; tous les th&#232;mes qu'il a pu y avoir de repr&#233;sentations de la Vierge, qui est la femme la plus repr&#233;sent&#233;e dans l'histoire de l'art, dans l'iconographie. De toutes sortes de mani&#232;res. Il y a des dizaines de repr&#233;sentations de la Vierge en majest&#233;, &#233;crasant le serpent, Reine du monde, mis&#233;ricordieuse, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Vierge enceinte, c'est un th&#232;me qui est d&#233;j&#224;, &#224; cette &#233;poque-l&#224;, rare. Et en plus, dans l'art occidental, avant Piero, c'est repr&#233;sent&#233; de mani&#232;re extr&#234;mement d&#233;licate. C'est-&#224;-dire qu'elle n'est pas du tout enceinte comme l'est la Madonna del Parto. Elle n'a pas du tout un ventre qui est sur le point d'&#233;clater, de donner naissance. Elle est discr&#232;tement enceinte avec un petit ventre. On peut avoir quelques doutes de temps en temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai dit que c'est un th&#232;me rare, ce n'est pas tout &#224; fait vrai, parce que dans l'&#233;pisode de la Visitation, quand Marie va voir &#201;lisabeth, sa cousine, beaucoup plus &#226;g&#233;e qu'elle et enceinte pour la premi&#232;re fois, de Jean-Baptiste, on la repr&#233;sente. Mais uniquement dans ce cas-l&#224;.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'&#233;tait le seul cas o&#249; elle &#233;tait repr&#233;sent&#233;e enceinte dans le grand art. &#199;a, c'&#233;tait jusqu'&#224; l'&#233;poque de Piero della Francesca.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, sur ce th&#232;me-l&#224;, un si&#232;cle apr&#232;s cette fresque, il y a le concile de Trente.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le concile de Trente, c'est le concile de la Contre-R&#233;forme. Les protestants, les r&#233;form&#233;s gagnent de plus en plus de pouvoir et donc l'&#201;glise catholique instaure un certain nombre de r&#232;gles, dans toutes sortes de domaines, pour lutter contre la R&#233;forme. Les derniers jours du concile, on est en 1563, si j'ai bonne m&#233;moire. Les derniers &#233;dits concernent l'iconographie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il y a un certain nombre de dispositions g&#233;n&#233;rales, disant qu'il faut repr&#233;senter la Vierge, les saints, le Christ de mani&#232;re digne et que &#231;a doit &#234;tre approuv&#233; par l'&#233;v&#234;que si &#231;a sort un peu des canons ordinaires, etc. Des trucs relativement g&#233;n&#233;raux, mais qui sont l&#224;. Ces &#233;dits tr&#232;s g&#233;n&#233;raux sont ensuite interpr&#233;t&#233;s par des th&#233;ologiens. Il y en a trois ou quatre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le principal est un th&#233;ologien qui &#233;tait &#224; Louvain, en Belgique, qui s'appelle Molanus, qui &#233;crit un tr&#232;s gros trait&#233; des saintes images. La traduction fran&#231;aise doit faire 600 pages, il est &#233;crit en latin. Il dit : &#171; Voil&#224; ce qu'on peut faire, ce qu'on ne peut pas faire. &#187; Et c'est int&#233;ressant parce qu'il n'interdit pas la Vierge enceinte. Il recommande de montrer toujours la Vierge avec dignit&#233;. Il recommande de ne pas dire qu'elle a souffert pendant son accouchement. Donc, il ne faut pas la repr&#233;senter en train de se reposer apr&#232;s l'accouchement parce qu'elle n'est pas fatigu&#233;e. L'accouchement s'est pass&#233; tout seul. On peut la montrer allaitant, mais il faut tr&#232;s peu montrer ses seins, etc. Mais il ne dit rien sur la Vierge enceinte. De nouveau des choses g&#233;n&#233;rales, il faut que &#231;a soit digne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est laiss&#233; &#224; l'appr&#233;ciation des &#233;v&#234;ques. Et l&#224;, il y a un truc int&#233;ressant que j'essaie de soulever dans mon livre, c'est qu'il y a une premi&#232;re dialectique, une premi&#232;re lutte. D'un c&#244;t&#233;, il y a des &#233;v&#234;ques relativement conservateurs qui pr&#233;f&#233;reraient que cette image ne soit pas montr&#233;e. Donc, qui, dans certains cas, la d&#233;truisent. Et on a trouv&#233; un certain nombre de vestiges, de t&#233;moignages, de statues ou de peintures qui ont &#233;t&#233; d&#233;truites. &lt;br class='autobr' /&gt;
Et puis, par ailleurs, il y a des femmes qui, elles, veulent cette image. Il y a des femmes qui veulent pouvoir prier devant une image de la Vierge enceinte, que &#231;a soit pour &#234;tre enceinte ou que &#231;a soit pour que leur accouchement se passe bien ou que &#231;a soit pour que leur b&#233;b&#233; soit en bonne sant&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Donc, il y a une dimension populaire qui se pr&#234;te &#224; &#231;a. Et &#231;a, c'est vrai dans toute la chr&#233;tient&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ensuite, il n'y a pratiquement plus de peinture de la Vierge enceinte. J'en ai trouv&#233; une au Portugal. Mais, par des grands peintres, il n'y en a pratiquement plus. On va revenir au cas de cette fresque-l&#224;, mais dans toute la chr&#233;tient&#233;, &#224; partir de ce moment-l&#224;, il n'y a pratiquement plus de repr&#233;sentation de la Vierge enceinte. &lt;br class='autobr' /&gt;
Par contre, ce qui d&#233;marre &#224; peu pr&#232;s &#224; ce moment-l&#224;, c'est un art populaire. Donc ce sont des petites statues, des petites statues mal faites, tr&#232;s simples, en pierre ou en bois, tr&#232;s grossi&#232;res. Et l&#224;, on en trouve pas mal. On n'en trouve pas en Italie, curieusement. Je ne saurais pas expliquer pourquoi. On en trouve en Bavi&#232;re, on en trouve en Autriche, on en trouve en Espagne, on en trouve au Portugal, on en trouve m&#234;me jusqu'au Br&#233;sil. Et il y a un culte populaire autour de statues qu'on appelle de noms diff&#233;rents.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au Br&#233;sil et au Portugal, on dit &lt;i&gt;Nossa Senhora do &#211;,&lt;/i&gt; le O des Litanies de l'Avent. En Espagne, il y a Notre-Dame de l'Expectation.&lt;br class='autobr' /&gt;
Donc, il y a cet art populaire qui se d&#233;veloppe en r&#233;action &#224; un grand art qui, lui, a disparu et qu'on ne veut plus montrer.&lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s Piero della Francesca, j'ai trouv&#233; un tableau, mais pratiquement plus personne ne va repr&#233;senter la Vierge enceinte jusqu'au XX&#7497; si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc, il y a toute cette dialectique de pouvoir entre une &#201;glise qui veut contr&#244;ler et le peuple, &#224; certains endroits, qui se rebelle contre ce contr&#244;le et qui exige de continuer &#224; avoir cette image de d&#233;votion pour pouvoir prier. On peut se poser la question : pourquoi l'&#201;glise veut-elle contr&#244;ler ? C'est un peu ce que dit la th&#233;ologienne Lucienne Cordier dans le texte qui est dans ce num&#233;ro de TK-21, c'est que l'&#201;glise, plus ou moins, nie la f&#233;minit&#233; de la Vierge. Elle fait de la Vierge une image, une sainte, une ic&#244;ne, mais son corps est relativement ni&#233;. On voit sa t&#234;te, on voit ses mains, parfois ses pieds , mais c'est tout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne montre pas son corps comme un corps de femme. On en fait une ic&#244;ne, mais on n'en fait pas une femme. On voit &#231;a dans les &#201;vangiles, bien avant, o&#249; elle parle tr&#232;s peu, o&#249; elle est peu cit&#233;e, contrairement au Coran d'ailleurs.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle est peu cit&#233;e, on en parle peu. Elle a tr&#232;s peu souvent le droit &#224; la parole. Je crois qu'elle prend la parole seulement quatre fois dans les &#201;vangiles. C'est une femme &#224; qui on enl&#232;ve sa qualit&#233; de femme pour en faire quelque chose d'&#233;th&#233;r&#233;, d'iconique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#199;a joue beaucoup dans ce m&#233;canisme de la Contre-R&#233;forme. Autant au Moyen &#194;ge, sans parler des vierges enceintes, la Vierge est souvent pr&#233;sent&#233;e comme une jeune femme rieuse, enjou&#233;e, agr&#233;able. Il y a m&#234;me des peintures de la Vierge qui sont assez sexu&#233;es. Il y a une Vierge allaitante de Fouquet, &#224; peu pr&#232;s en m&#234;me temps que la fresque de Piero, 1450, si j'ai bonne m&#233;moire, qui est conserv&#233;e au mus&#233;e d'Anvers, o&#249; le mod&#232;le de la Vierge est Agn&#232;s Sorel, qui est la ma&#238;tresse du roi et qui a un corps parfait, qui a des seins parfaits, qui est absolument merveilleuse. Elle tend son sein, J&#233;sus est l&#224;. Ce sont des peintures extr&#234;mement sexu&#233;es. &#192; partir de 1500, 1560, tout &#231;a, c'est fini.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autre chose qui se joue &#224; ce moment-l&#224;, c'est qu'&#224; partir de la Renaissance jusqu'en 1900, une femme enceinte, c'est moche. &#199;a ne correspond pas aux crit&#232;res de beaut&#233; canon. &#199;a ne correspond pas &#224; l'&#233;quivalent f&#233;minin de l'homme de Vitruve, &#224; la beaut&#233; classique qu'on doit avoir. Donc, curieusement, entre 1500 et 1900, il n'y a pratiquement pas de peinture de femmes enceintes. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il y en a une qui est apocryphe, c'est la &#171; Donna gravida &#187; de Rapha&#235;l. Mais il n'est pas du tout s&#251;r qu'elle soit enceinte et le titre a &#233;t&#233; donn&#233; &#224; la toile un si&#232;cle apr&#232;s, 50 ans apr&#232;s. On n'est pas du tout s&#251;rs.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais globalement, il n'y en a pas. On trouve quelques petits tableaux ici ou l&#224;, mais pratiquement, il n'y a rien jusqu'en 1900.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis en 1900, &#231;a repart avec Klimt, avec Picasso, avec Degas, avec Chagall, avec Paula Modersohn-Becker, qui se peint nue et enceinte alors qu'elle n'est pas enceinte. Elle le sera apr&#232;s, elle en mourra d'ailleurs, mais elle ne l'est pas. Autour de 1900, &#231;a red&#233;marre. On recommence &#224; regarder le corps de la femme enceinte comme quelque chose de beau et qu'on a envie de repr&#233;senter.&lt;br class='autobr' /&gt;
Avant, rien. &#199;a a disparu. Le th&#232;me a compl&#232;tement disparu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; une des &#233;tranget&#233;s qui m'a attir&#233; vers cette fresque.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le fait que Piero peigne &#231;a &#224; ce moment-l&#224;, qu'il peigne une femme aussi &#233;videmment enceinte. Et ensuite, le fait qu'apr&#232;s qu'il l'ait peinte, c'est un th&#232;me qui dispara&#238;t de l'art, du grand art en tout cas, mais qui reste au niveau populaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fresque qu'on a aujourd'hui, c'est ce qui reste, c'est ce qui subsiste. On sait qu'avant, elle &#233;tait plus grande, elle &#233;tait plus large. On sait qu'il y avait un fond derri&#232;re la tente, qu'elle se d&#233;veloppait des deux c&#244;t&#233;s et qu'en plus, il y avait deux petites fresques de c&#244;t&#233;, sainte Lucie et la Passion, si j'ai bonne m&#233;moire.&lt;br class='autobr' /&gt;
On sait qu'elle &#233;tait plus grande. Il y avait un d&#244;me au-dessus de la tente, au-dessus du chapiteau. On a quelques vestiges ici ou l&#224;. On ne sait pas vraiment comment c'&#233;tait. On a quelques vestiges. On sait qu'il y avait une bande de pierres blanches &#224; l'horizontale derri&#232;re. Donc, il y avait un peu plus de profondeur. En m&#234;me temps, en effet, c'est une fresque qui n'a pas beaucoup de volume par rapport &#224; d'autres &#339;uvres de Piero o&#249; il y a des volumes extraordinaires.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je pense &#224; sa Vierge avec les saints qui est &#224; la Pinacoth&#232;que de Brera &#224; Milan, o&#249; il y a des effets de volume extraordinaires avec l'&#339;uf d'autruche qui est au-dessus de la Vierge. On ne sait pas tr&#232;s bien s'il est devant, derri&#232;re, etc. Il est tr&#232;s fort pour faire &#231;a.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je parlais de la science de Piero sur la perspective. Ici, il n'y a pas de perspective. Ici, tout est plat, tout est mis directement l&#224;. Peut-&#234;tre &#224; cause de l'espace, c'est quand m&#234;me une petite chapelle. Il n'y avait pas beaucoup d'espace pour poser quelque chose. Je ne sais pas. C'est une composition tr&#232;s structur&#233;e avec les deux anges qui sont quasiment identiques. Il y a de toutes petites diff&#233;rences. Ils sont faits visiblement &#224; partir des m&#234;mes cartons. Apr&#232;s, ils bougent un tout petit peu. Il y en a un qui est un peu plus en avant, un peu plus en retrait.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les deux anges sont quasiment sym&#233;triques. Cette grande tente qui l'abrite, qui est aussi comme une sph&#232;re. En fait, ce sont des abris dans des abris.&lt;br class='autobr' /&gt;
Tu as le monde, tu as la chapelle. Dans la chapelle, tu as cette tente-l&#224;. Dans la tente, tu as le corps de la Vierge. Dans le corps de la Vierge, tu as le Christ. Ce sont des sph&#232;res qui se resserrent les unes sur les autres.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette tente-l&#224; est extr&#234;mement construite avec ses panneaux de vair. Le vair, c'est la fourrure de l'&#233;cureuil. Ces panneaux de fourrure organis&#233;s, agenc&#233;s pour cr&#233;er une structure derri&#232;re. Mais c'est en effet quelque chose qui a tr&#232;s peu de profondeur. La Vierge para&#238;t un tout petit peu en avant par rapport aux anges, mais on n'est m&#234;me pas s&#251;rs. Par rapport &#224; tout ce qu'il a pu faire par ailleurs sur la perspective, la peinture de Brera, la Flagellation du Christ, l&#224;, il y a tr&#232;s peu d'effets de perspective.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#199;a a &#233;t&#233; fait en cinq jours. Chaque jour, c'est une giornata. Donc au total, &#231;a a &#233;t&#233; fait en cinq jours. Tout n'est pas en fresque. Il y a quelques &#233;l&#233;ments qui sont &#224; sec, qui sont moins bien conserv&#233;s. On sait par exemple que la Vierge avait un voile derri&#232;re la t&#234;te et celui-ci a quasiment disparu. Donc tout n'est pas en fresque. Curieusement, il y a du fresco, du semi-fresco et du secco, il y a un peu des trois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En gros, cette fresque est oubli&#233;e. Elle est oubli&#233;e pendant 400 ans, 450 ans. Elle est peinte vers 1460 &#224; peu pr&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On commence &#224; la n&#233;gliger vers 1580. Dans cette chapelle, il y avait deux autels. Il y avait un autel sous la fresque de Piero et un autel lat&#233;ral sous la statue miraculeuse de la Vierge. Chacun des autels &#233;tait consacr&#233;. Vers 1580, l'&#233;v&#234;que enl&#232;ve la pierre sacr&#233;e de l'autel devant la fresque de Piero. Donc, on ne dit plus la messe sur cet autel-l&#224;. Ce n'est plus un autel au sens religieux du terme, juste une table de pierre sous la fresque&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, c'est quasiment oubli&#233;. On a tous les rapports d'inspection des &#233;v&#234;ques qui viennent de temps en temps. Au bout d'un moment, on ne dit m&#234;me plus que c'est fait par Piero della Francesca. &#199;a dispara&#238;t. Seules les femmes du coin savent encore que c'est l&#224;, mais &#231;a dispara&#238;t de l'Histoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est red&#233;couvert &#224; la fin du 19e. Piero commence &#224; &#234;tre un peu connu. Piero aussi a un peu disparu pendant ce temps-l&#224;. Piero est un peintre qui a connu une longue &#233;clipse de sa mort, pas de sa mort, 50 ans apr&#232;s sa mort, quand Vasari &#233;crit sur lui, jusqu'en 1870, 1880, quand on recommence &#224; &#233;crire un peu sur lui. Des Italiens, des Allemands, principalement, des Anglais un petit peu, red&#233;couvrent l'importance qu'il a eue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vers 1890, il y a un &#233;rudit local qui va dans cette chapelle par hasard, pour autre chose, puis d&#233;couvre que c'est un Piero della Francesca. Et il l'&#233;crit dans le journal. Il faut du temps pour que &#231;a se mette en branle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cinq ans ou 10 ans apr&#232;s, le mus&#233;e des Beaux-Arts vient et dit : &#171; Oui, en effet, c'est un Piero. Il n'est pas tr&#232;s bien fait, mais c'est un Piero della Francesca. &#187; Mais il est en mauvais &#233;tat. Il y a l'humidit&#233;, pour toutes sortes de raisons. La chapelle a &#233;t&#233; reconstruite, d&#233;velopp&#233;e, arrang&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Donc, il y a un restaurateur qui vient, qui met la fresque dans un cadre, donc on peut la transporter plus facilement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il y a un jour, on va dire, o&#249; &#231;a passe d'objet de culte &#224; objet d'art, c'est ce jour-l&#224;. Le jour o&#249; Fiscali, le restaurateur, vient et l'enl&#232;ve du mur, d&#233;couvre les fragments de l'ancienne fresque qui est en dessous, et met la fresque de Piero dans un cadre qui fait deux m&#232;tres sur deux m&#232;tres, &#224; peu pr&#232;s. Un peu plus parce qu'il prend un peu du fond. C'&#233;tait ce jour-l&#224;. &lt;br class='autobr' /&gt;
En 1917 il y a un tremblement de terre. Il y a des dizaines de morts &#224; Monterchi. L'&#233;glise est &#224; moiti&#233; d&#233;truite. La fresque ne l'est pas. Le surintendant des Beaux-Arts dit qu'il faut la mettre en s&#233;curit&#233;. Elle n'est pas ab&#238;m&#233;e, la fresque. Fiscali l'a restaur&#233;e sur place. Il faut la mettre en s&#233;curit&#233;, il faut l'emmener &#224; Sansepolcro, qui est la grande ville du coin, qui est la ville o&#249; Piero a v&#233;cu et qui est &#224; 15 kilom&#232;tres.&lt;br class='autobr' /&gt;
On la met sur un char &#224; b&#339;ufs et on veut l'emmener l&#224;-bas. Les femmes du village bloquent la charrette et disent : &#171; Non, elle ne partira pas. &#187; Donc, on la met dans la maison de quelqu'un, elle y reste deux ans.&lt;br class='autobr' /&gt;
Finalement, au bout de deux ans, elle va &#224; Sansepolcro parce que c'est la fin de la guerre, etc. La chapelle n'est pas encore reconstruite. Finalement, elle donc &#224; Sansepolcro. Elle y reste deux ans, puis elle revient. On refait une chapelle &#224; ce moment-l&#224;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Tout ce qui se passe apr&#232;s, ce sont des histoires d'architecture, la chapelle qui n'est pas bien faite, qui doit &#234;tre consolid&#233;e, modifi&#233;e, la fresque qu'il faut restaurer. Mais un si&#232;cle apr&#232;s, enfin pas tout &#224; fait un si&#232;cle apr&#232;s, mais en 1990, la chapelle est vraiment en tr&#232;s mauvais &#233;tat. &lt;br class='autobr' /&gt;
Deuxi&#232;me moment cl&#233; du passage du culte &#224; la culture, beaucoup de discussions, on d&#233;cide de la mettre dans un mus&#233;e. Temporairement. Le temporaire dure toujours 30 ans apr&#232;s. Donc on l'enl&#232;ve, on la transporte et on la met dans une ancienne &#233;cole d&#233;saffect&#233;e qui a un style tr&#232;s brutaliste, tr&#232;s mussolinien, o&#249; il n'y a rien d'autre, c'est la seule &#339;uvre d'art.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il n'y a rien dans ce mus&#233;e &#224; part cette seule &#339;uvre d'art, on la met l&#224;. Elle est dans un caisson hydrofuge avec un verre blind&#233; anti-vandalisme, anti-agression devant, des lumi&#232;res LED, etc. C'est un objet d'art. C'est devenu un objet d'art mus&#233;al.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autre chose qui m'a beaucoup int&#233;ress&#233; pour ce livre, c'est comment on est pass&#233; d'un objet de culte qui &#233;tait uniquement un objet de pri&#232;re, qui n'avait aucune valeur artistique, en tout cas dont la valeur artistique &#233;tait inconnue. Comment on est pass&#233; de &#231;a, &#224; un objet qui est seulement un objet de culture, qui est maintenant dans un mus&#233;e o&#249; on paye pour entrer et qui a quasiment perdu sa valeur cultuelle. Je dis quasiment parce que c'est assez amusant, l'entr&#233;e du mus&#233;e est gratuite pour les femmes enceintes qui peuvent venir prier devant. J'y suis all&#233; trois fois et je ne n'en ai jamais vues, mais il y en a. Des gens disent : &#171; On en voit de temps en temps qui viennent. &#187; Il y a une petite bo&#238;te &#224; pri&#232;res, on met un petit mot dedans, &#224; c&#244;t&#233; de la fresque. Donc &#231;a garde un tout petit peu de son pouvoir magique, culturel, religieux, donc magique. Comment &#231;a a boug&#233; l&#224;-dessus ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Qu'est-ce qui s'est pass&#233; ? Pourquoi ? Vers 1780, &#231;a devient la propri&#233;t&#233; de la ville. Avant, &#231;a appartenait &#224; l'&#233;glise. Et quand la ville veut construire un cimeti&#232;re, ils demandent l'autorisation &#224; l'&#233;v&#234;que de d&#233;truire la moiti&#233; de l'&#233;glise, de la d&#233;sacraliser. On ne parle pas de la fresque d'ailleurs, on n'en parle pas dans le contrat. &#192; ce moment-l&#224;, &#231;a devient propri&#233;t&#233; de la ville, donc &#231;a appartient &#224; la ville. Avec quelques chicaneries, mais &#231;a appartient &#224; la ville de Monterchi depuis.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est un objet culturel. Un objet culturel, c'est un objet qui se montre, qui se visite et qui se montre. Il se visite, oui, il y a des gens qui viennent. Il y en a 20 000, 30 000 par an. La plupart viennent voir la Vierge enceinte. Monterchi est connu &#224; cause de &#231;a, les gens viennent l&#224; pour &#231;a, etc. C'est un objet qui se montre, surtout &#224; partir du moment o&#249; c'est devenu un objet culturel, &#224; partir du moment aussi o&#249; la renomm&#233;e de Piero est devenue beaucoup plus forte. &#199;a commence un peu avant la Seconde Guerre mondiale, mais surtout apr&#232;s. Il devient beaucoup plus connu, il y a beaucoup plus de livres sur lui, beaucoup plus de recherches, beaucoup plus de colloques, plein de choses, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; partir de ce moment-l&#224;, cette &#339;uvre d'art, on veut la montrer ailleurs. Il y a toutes sortes de demandes qui sont faites pour la montrer &#224; Florence, &#224; Rome, au Louvre, au Metropolitan de New York. Demandes qui sont faites parfois avec une contrepartie financi&#232;re importante. Le Metropolitan offre de l'argent pour &#224; la fois restaurer la fresque et reconstruire l'&#233;glise. Puisque c'est un objet culturel, comme la plupart des objets culturels, il devrait pouvoir voyager. Certes, il peut y avoir des probl&#232;mes techniques. Il faut faire attention &#224; comment on fait, etc. Mais on pourrait la faire voyager. Il n'y a rien qui, a priori, techniquement, devrait s'y opposer. C'est une fresque, c'est relativement solide. L'histoire la plus int&#233;ressante se passe pendant la guerre. Il y a ce qu'on appelle la R&#233;publique de Salo, Mussolini s'est r&#233;fugi&#233; au nord. Et la R&#233;publique de Salo d&#233;cide de mettre cette &#339;uvre d'art &#224; l'abri. Il y a deux &#233;minents professeurs de Florence, un professeur et un conservateur, je crois, de Florence qui viennent &#224; Monterchi pour emmener la fresque, la mettre &#224; l'abri. Et il y a une &#233;meute. La gardienne de l'&#233;glise, sonne le tocsin, appelle tout le monde. Les femmes et les hommes arrivent et attaquent les deux &#233;minents professeurs qui repartent sous la protection des carabiniers, bredouilles. Quelques ann&#233;es apr&#232;s la guerre, en 1954 un de ceux-l&#224; et un autre reviennent &#224; Monterchi simplement pour voir la fresque, dans quel &#233;tat elle est, comment elle est. Et les femmes du village de nouveau croient qu'ils veulent la prendre et de nouveau les attaquent et leur chantent une chanson qui &#233;tait compos&#233;e &#224; l'&#233;poque sur la fresque et la d&#233;fense. Ce qui est int&#233;ressant dans cette p&#233;riode-l&#224;, c'est que la fresque n'est jamais pr&#234;t&#233;e. &#192; chaque fois, il y a un refus de la pr&#234;ter, refus du conseil municipal, mais surtout refus du peuple, refus des gens et des femmes du village qui disent : &#171; Si une de nous est enceinte, si une de nous a des probl&#232;mes de grossesse pendant qu'elle n'est pas l&#224;, si une de nous a un accouchement difficile pendant qu'elle n'est pas l&#224;, comment on va faire ? Elle va mourir !&lt;br class='autobr' /&gt;
Il faut qu'elle reste ici. La fresque est l&#224;. Si vous voulez la voir, il faut venir &#224; Monterchi. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; toutes ces demandes du march&#233; de l'art, ou plut&#244;t des structures de l'art. Des gens extr&#234;mement respectables qui sont intervenus pour qu'on la pr&#234;te. Il y a toujours un refus de ce petit village disant : &#171; Non, on ne la pr&#234;tera pas, elle reste ici, elle ne bougera pas. &#187; C'est l'autre chose qui m'a int&#233;ress&#233;. Certes, c'est un objet culturel, mais c'est un objet culturel avec une dimension, un ancrage dans le territoire d&#251; &#224; ces si&#232;cles pass&#233;s de d&#233;votion, mais avec un ancrage dans le territoire tel qu'il y a un refus absolu de la pr&#234;ter. Je n'ai pas fait des recherches tr&#232;s approfondies, mais ce n'est pas si fr&#233;quent que &#231;a, que ce refus de d&#233;placer une &#339;uvre d'art vienne du peuple. Il y a tr&#232;s souvent des refus pour des raisons techniques, &#233;videmment. Il y a parfois des refus pour des raisons nationalistes, &#231;a ne quittera pas le pays, on ne veut pas que &#231;a parte, on pr&#233;empte, etc. Mais alors c'est l'institution qui d&#233;cide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ici, ce sont les gens du peuple qui s'expriment par le conseil municipal et qui disent : &#171; Non, elle ne partira pas. &#187; &#199;a, &#231;a m'a paru l'autre aspect tr&#232;s int&#233;ressant. Apr&#232;s la r&#233;volte des femmes contre la contre-r&#233;forme, contre les cons&#233;quences de la contre-r&#233;forme, on veut continuer &#224; prier la Vierge.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette r&#233;volte aujourd'hui disant : &#171; D'accord, ce n'est plus vraiment un objet de culte, mais &#231;a l'est quand m&#234;me encore un petit peu. Et de toute fa&#231;on, &#231;a ne partira pas d'ici. &#187; C'est l'autre chose qui me semble tr&#232;s int&#233;ressante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On en est aujourd'hui &#224; un point d'interrogation parce qu'on ne sait pas o&#249; la fresque va aller. Pour le moment, elle est dans cette &#233;cole. &#199;a fait 30 ans qu'elle est l&#224;, mais c'est du provisoire, para&#238;t-il.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il y a d'une part l'&#201;tat, le Conseil d'&#201;tat italien qui voudrait qu'elle revienne &#224; son emplacement initial. Qu'on reconstruise la chapelle, mais c'est compliqu&#233; parce que d'une part, il faudrait reconstruire une chapelle d&#233;cente qui puisse accueillir suffisamment de visiteurs pour la voir. Et d'autre part, il y a le cimeti&#232;re juste derri&#232;re et il y a un lotissement, pas un centre commercial, un centre de sports, un centre d'animation qui est de l'autre c&#244;t&#233; de la route. Ce n'est plus du tout l'environnement bucolique dans lequel Piero l'avait peinte. Il y a une proposition de la transporter de l'autre c&#244;t&#233; de la route dans un couvent qui est en ruine. &#199;a co&#251;te tr&#232;s cher, &#231;a co&#251;terait de l'argent, etc. Donc je ne sais pas ce qui va se passer.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#199;a fait 10 ou 15 ans qu'on en parle avec les diff&#233;rents pouvoirs politiques, l'&#201;glise, la ville, la Superintendance des beaux-arts de la Toscane, le Minist&#232;re des beaux-arts et de la culture, le Conseil d'&#201;tat maintenant. Donc il y a toutes sortes de discussions autour de &#231;a. Est-ce qu'il faut lui redonner un environnement un peu moins mus&#233;al et un peu plus religieux ? C'est-&#224;-dire, soit la mettre dans l'&#233;glise originale, soit la mettre dans le monast&#232;re abandonn&#233; des B&#233;n&#233;dictines qui est en face. Est-ce qu'il faut au contraire la garder dans des conditions techniques parfaites l&#224; o&#249; elle est maintenant et rester l&#224; ? Donc ces discussions sont assez anim&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vais pr&#233;senter mon livre &#224; Monterchi le 17 avril et je pense que je vais les laisser discuter entre eux parce que je ne suis pas comp&#233;tent pour dire o&#249; elle doit aller. Mais je sais qu'il y a un certain nombre de tensions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai un exemple fran&#231;ais d'un refus par le peuple du d&#233;placement d'une &#339;uvre d'art qui est int&#233;ressant.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un petit village dont le nom est connu de tout le monde, qui s'appelle Cucugnan. Alors, ce n'est pas le Cucugnan de Daudet, c'est un Cucugnan qui est pr&#232;s de Carcassonne. Je ne vais peut-&#234;tre pas trop me tromper dans les dates, mais je dirais juste avant la guerre, la Seconde Guerre mondiale.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il y a un nouveau cur&#233; qui arrive &#224; Cucugnan. Et dans l'&#233;glise, il y a une statue d'une Vierge enceinte. Et le nouveau cur&#233; est moderne, il trouve &#231;a &#233;pouvantable, indigne, obsc&#232;ne. Donc, sans vraiment rien dire &#225; personne, il l'envoie aux Beaux-Arts &#224; Carcassonne. Donc la statue est &#224; Carcassonne. Et la gr&#234;le s'abat plusieurs ann&#233;es de suite sur les cultures de Cucugnan. Cucugnan est d&#233;vast&#233; par la gr&#234;le pendant plusieurs ann&#233;es. Et donc les habitants de Cucugnan font une p&#233;tition pour que la Vierge revienne. C'est la guerre, &#231;a se passe apr&#232;s la guerre. Et la Vierge revient &#224; Cucugnan. &#199;a, c'est vrai, c'est une histoire vraie, c'est r&#233;cent.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je n'ai pas v&#233;rifi&#233; quelle &#233;tait l'intensit&#233; de la gr&#234;le mais voil&#224; l'histoire. Je ne suis pas all&#233; &#224; Cucugnan, mais c'est racont&#233; l&#224;-bas.&lt;br class='autobr' /&gt;
J'ai une petite miniature de la Vierge de Cucugnan. Mon int&#233;r&#234;t pour &#231;a fait que j'ai beaucoup de petites statuettes miniatures qui viennent du monde entier de Vierge enceinte dont celle de Cucugnan. C'est un artiste qui l'a reproduite. Il faudrait que j'aille l&#224;-bas un jour, il y a une petite exposition permanente l&#224;-bas qui parle des Vierges enceintes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et donc c'est un des rares exemples que j'ai o&#249; pour des raisons, on va dire, &#233;conomiques, mais aussi un peu magiques, il y a eu une opposition du peuple &#224; ce que cette statue parte. Je ne sais pas s'il y en a beaucoup des comme &#231;a.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nos mus&#233;es sont pleins d'images de religion. Il y en a partout. Tu vas au Louvre, tu vas au British Museum, tu vas au mus&#233;e du Vatican, tu vas o&#249; tu veux, il y en a plein, il y en a partout. Et ces objets ont &#233;t&#233; enlev&#233;s, retir&#233;s de lieux de culte pour devenir des objets de mus&#233;e. Donc c'est tr&#232;s fr&#233;quent, &#231;a. C'est extr&#234;mement fr&#233;quent de faire &#231;a. Et combien de fois toi, comme moi, comme des tas de gens, nous entrons dans des &#233;glises, non pas pour prier, mais pour voir une &#339;uvre d'art. On fait &#231;a tout le temps. Donc ce transfert du cultuel au culturel est tr&#232;s fr&#233;quent.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans les &#233;glises, on cohabite avec des gens qui, eux, prient. Donc on partage et on respecte et on est &#224; c&#244;t&#233; d'eux par rapport &#224; &#231;a.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous, on admire, si on n'est pas croyant, ce qui est mon cas. Si on admire une &#339;uvre d'art, eux sont l&#224; pour prier cette m&#234;me &#339;uvre d'art.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#199;a, c'est tr&#232;s fr&#233;quent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais &#224; Monterchi, il y a un d&#233;placement d'un lieu &#224; un autre. C'est aussi quelque chose de relativement fr&#233;quent.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce qui est plus rare, c'est finalement ce qui subsiste &#224; Monterchi : &#171; gratuit pour les femmes enceintes &#187;. C'est-&#224;-dire, certes, c'est un objet culturel, mais on accepte de garder un tout petit peu cette dimension religieuse, d&#233;votionnelle, magique. On accepte de la garder un tout petit peu.&lt;br class='autobr' /&gt;
On ne peut pas l'annuler compl&#232;tement parce que les femmes du coin ne le veulent pas. Et &#231;a, c'est par contre tr&#232;s rare, de prier dans un mus&#233;e&lt;br class='autobr' /&gt;
J'&#233;tais au mus&#233;e du Vatican il n'y a pas tr&#232;s longtemps, je n'ai vu personne prier dans le mus&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans Saint-Pierre, oui, mais dans le mus&#233;e lui-m&#234;me, Sixtine ou ailleurs, moi, je n'ai vu personne en train de prier.&lt;br class='autobr' /&gt;
Personne. Et je crois que c'est vrai partout. On ne prie plus dans les mus&#233;es. Monterchi est peut-&#234;tre le seul endroit au monde o&#249; il y a un mus&#233;e o&#249; on prie. Je ne sais pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moi, ce qui m'a int&#233;ress&#233; dans cette histoire, au-del&#224; de Piero qui m'int&#233;resse, mon int&#233;r&#234;t pour l'art de mani&#232;re assez g&#233;n&#233;rale, c'est que c'est une histoire de r&#233;sistance. C'est une histoire de libert&#233;. C'est une histoire de refus de r&#232;gles impos&#233;es par le haut. Et c'est une histoire du f&#233;minisme, d'une certaine mani&#232;re. Ce refus s'exprime principalement par des femmes qui se rebellent contre le pouvoir, qu'on va appeler patriarcal si tu veux, mais contre un pouvoir qui veut leur imposer quelque chose.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pouvoir religieux, pouvoir culturel. Et donc c'est une dimension de r&#233;sistance qui moi m'a int&#233;ress&#233;. Je ne suis pas sp&#233;cialiste de &#231;a, de r&#233;sistance f&#233;ministe, mais &#231;a me para&#238;t s'inscrire dans une lign&#233;e o&#249; tu peux retrouver plein d'autres cas de femmes qui r&#233;sistent &#224; une oppression. Et c'est &#231;a qui m'a beaucoup int&#233;ress&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deuxi&#232;me conclusion rapide que je voudrais faire. Piero della Francesca n'a pas grand-chose &#224; voir avec d'autres domaines dans lesquels je travaille. Je me suis pos&#233; la question de savoir, au-del&#224; de mon int&#233;r&#234;t pour cette fresque, cette &#171; History of Resistance &#187;, quel lien je fais entre &#231;a ? Quel lien je fais entre d'autres choses que j'ai faites et &#231;a ? Je me dis que finalement, ce qui m'int&#233;resse, ce sont des choses qui sont &#224; la marge. J'ai travaill&#233; sur Miroslav Tich&#253;, un photographe qui &#233;tait compl&#232;tement &#224; la marge de la soci&#233;t&#233;. J'ai travaill&#233; sur les photographes exp&#233;rimentaux, qui sont des photographes qui ne font pas ce que font les autres photographes, qui font des choses diff&#233;rentes, qui sont un petit peu en retrait de &#231;a. Je travaille sur le philosophe Vil&#233;m Flusser, qui est aussi quelqu'un qui, d'une part, a &#233;t&#233; &#224; la marge de la philosophie de la fin du XX&#7497; si&#232;cle et qui, d'autre part, n'a jamais &#233;t&#233; vraiment reconnu, en particulier en France, parce qu'il &#233;tait &#224; la marge des cercles de pouvoir, des cercles universitaires, des cercles de la question. Je travaille sur Hercule Florence. Hercule Florence, c'est un Mon&#233;gasque qui est parti au d&#233;but du XIX&#7497; si&#232;cle au Br&#233;sil. En 1820, il est parti au Br&#233;sil, il y a eu une vie diverse et vari&#233;e et vers 1833, 1834, dans une petite ville perdue au fin fond du Br&#233;sil, il invente la photographie. Lui aussi, tout seul, dans son coin, sans rien savoir, sans avoir fait aucune &#233;tude en la mati&#232;re, avec le pharmacien du coin qui lui vend des produits. Le type, en m&#234;me temps que Ni&#233;pce, tout seul, il invente, il fait des photographies.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il dispara&#238;t de l'histoire. C'est un marginal total. Il est br&#233;silien, c'est un m&#233;t&#232;que, on n'en parle pas, etc. &lt;a href='https://www.tk-21.com/Un-meteque-nomme-Hercule-Florence' class=&#034;spip_in&#034;&gt;J'ai publi&#233; un article dans TK-21 sur lui.&lt;/a&gt; Chose encore plus merveilleuse, il invente le mot &#171; photographie &#187;. Tous ces gens qui sont quelque peu en marge, de c&#244;t&#233;, ces gens ou ces &#339;uvres qui sont un peu de c&#244;t&#233; par rapport &#224; une histoire mainstream de l'art, voil&#224; des choses qui m'int&#233;ressent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224;. Je conclurai l&#224;-dessus.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27132 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/2-800.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH769/2-800-6979b.jpg?1775826344' width='500' height='769' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;div class='spip_document_27077 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/la_micro-aventure_de_la_vierge_enceinte.jpg' width=&#034;195&#034; height=&#034;300&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;big&gt;&lt;strong&gt;La Micro-Aventure de la Vierge enceinte. Un Piero della Francesca ind&#233;pla&#231;able,&lt;/strong&gt; Marc Lenot, aux &#233;ditions Cinabre, avril 2026. &lt;a href=&#034;https://www.cinabre-editions.com/la-micro-aventure-de-la-vierge-enceinte-un-piero-della-francesca-indeplacable&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.cinabre-editions.com/la-micro-aventure-de-la-vierge-enceinte-un-piero-della-francesca-indeplacable&lt;/a&gt; &lt;/big&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Magie du temps presque arr&#234;t&#233;</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Magie-du-temps-presque-arrete</link>
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		<dc:date>2026-04-04T08:53:17Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Paul Gavard-Perret</dc:creator>


		<dc:subject>photographie</dc:subject>
		<dc:subject>exposition</dc:subject>
		<dc:subject>Italie</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Les photographies qui ont le plus &#233;mu Vasapolli sont celles de Robert Capa &#224; Omaha Beach le 6 juin 1944. Pour le photographe italien ces images survivantes &#8212; floues, chaotiques &#8212; transmettent la terreur et l'humanit&#233; de ce moment avec une intensit&#233; incomparable. Il a toujours admir&#233; le courage de Capa : il se tenait dans l'eau, sous le feu, pour montrer ce que le monde ne pouvait voir.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Italie" rel="tag"&gt;Italie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH100/vasapolli-81444.jpg?1775293056' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les photographies qui ont le plus &#233;mu Alessandro Vasapolli sont celles de Robert Capa &#224; Omaha Beach le 6 juin 1944. Pour le photographe italien ces images survivantes &#8212; floues, chaotiques &#8212; transmettent la terreur et l'humanit&#233; de ce moment avec une intensit&#233; incomparable. Il a toujours admir&#233; le courage de Capa : il se tenait dans l'eau, sous le feu, pour montrer ce que le monde ne pouvait voir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans les portraits d'Alessandro Vasapolli, le sujet n'est jamais donn&#233; frontalement ; il advient dans une vibration, une diffraction, une tension chromatique. Ce qui frappe d'abord, c'est la mat&#233;rialit&#233; de ses photographies. Il ne d&#233;l&#232;gue rien au hasard ni aux automatismes num&#233;riques. Il con&#231;oit ses propres filtres, &#233;labore des syst&#232;mes chromatiques sp&#233;cifiques, contr&#244;le le tirage comme un laboratoire intime.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce refus de la post-production corrective n'est pas un purisme : c'est une position th&#233;orique. L'image doit na&#238;tre de la lumi&#232;re elle-m&#234;me, et non d'un artifice ult&#233;rieur. Elle est le r&#233;sultat d'un dispositif pens&#233;, presque architectural.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans certaines s&#233;ries, le mouvement &#8212; notamment celui du corps &#8212; devient un terrain d'analyse du temps. La figure ne danse pas pour &#234;tre repr&#233;sent&#233;e ; elle sert &#224; d&#233;composer l'espace, &#224; fragmenter la continuit&#233; visuelle. Ailleurs, les silhouettes f&#233;minines apparaissent comme des pr&#233;sences &#224; la fois r&#233;v&#233;l&#233;es et soustraites : le regard cherche un visage, une identit&#233;, mais se heurte &#224; une forme d'&#233;clipse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce manque est constitutif de l'&#339;uvre. Il oblige le spectateur &#224; compl&#233;ter, &#224; projeter, &#224; douter. En ce sens, Vasapolli appartient &#224; cette g&#233;n&#233;ration d'artistes qui consid&#232;rent la photographie comme un m&#233;dium conceptuel sans renoncer &#224; sa sensualit&#233;. La couleur, chez lui, n'est jamais illustrative : elle agit comme une &#233;nergie. Elle perturbe la lecture imm&#233;diate, introduit un trouble, parfois une forme de vertige optique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;couvrir Alessandro Vasapolli, c'est accepter de ralentir. C'est consentir &#224; ce que l'image r&#233;siste. Et dans cette r&#233;sistance m&#234;me, quelque chose se r&#233;v&#232;le : une photographie qui ne montre pas le monde, mais qui nous apprend &#224; le percevoir autrement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'un de ses souvenirs d'enfance les plus vifs provient des films Super 8 de son p&#232;re. Jeune, il avait voyag&#233; avec ses parents dans certains des endroits les plus recul&#233;s et aventureux, immortalisant tout avec une petite cam&#233;ra. Certains soirs, quand il &#233;tait enfant, il sortait le projecteur et projetait ces films sur un grand drap blanc. Il &#233;tait fascin&#233; par tout le rituel : le bruit des bobines, le l&#233;ger fr&#233;missement des images. Il voyait quelque chose de r&#233;el, mais transform&#233; : ces sc&#232;nes appartenaient &#224; l'histoire de sa famille, mais &#224; l'&#233;cran, elles semblaient venir d'un autre monde entre m&#233;moire et fiction. Cette ambigu&#239;t&#233; l'a profond&#233;ment marqu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, il utilise une large gamme d'appareils, du moyen et grand format argentique &#224; un reflex num&#233;rique haute r&#233;solution. Son projet actuel implique un appareil 4&#215;5 sur mesure &#233;quip&#233; d'un dos num&#233;rique, un outil hybride qui lui permet de travailler avec la pr&#233;cision et l'intentionnalit&#233; du grand format tout en profitant des possibilit&#233;s de la technologie contemporaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En dehors de Robert Capa, des artistes comme Alfred Stieglitz, Hugo Henneberg et Edward J. Steichen ont ouvert son imagination &#224; l'id&#233;e que la photographie peut r&#233;v&#233;ler des r&#233;alit&#233;s juste au-del&#224; de la perception ordinaire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Parall&#232;lement, il trouve une grande inspiration chez des peintres comme Toulouse-Lautrec, Pierre Bonnard et &#201;douard Vuillard pour leur utilisation de la couleur. Il admire aussi Zao Wou-Ki pour le lyrisme de son abstraction, ainsi que des mouvements comme l'orphisme, qui explorent la lumi&#232;re, le rythme et la couleur d'une mani&#232;re tr&#232;s proche de sa sensibilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;sir de faire mieux &#224; chaque fois est ce qui le pousse en avant. Et pour lui, la toute premi&#232;re photo &lt;i&gt;Point de vue du Gras&lt;/i&gt; de Joseph Nic&#233;phore Ni&#233;pce, reste l'image fragile et granuleuse qui a marqu&#233; la naissance d'un nouveau m&#233;dium. D&#232;s ce moment, notre mani&#232;re d'enregistrer, de m&#233;moriser et de comprendre le monde a &#233;t&#233; transform&#233;e &#224; jamais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais si pendant des si&#232;cles, les outils photographiques ont &#233;volu&#233; pour reproduire la vision humaine le plus fid&#232;lement, Alessandro Vasapolli va dans la direction oppos&#233;e : modifier la cam&#233;ra pour qu'elle enregistre une r&#233;alit&#233; selon une logique perceptuelle diff&#233;rente. Ce n'est pas manipuler, mais au contraire, cr&#233;er une photographie directe, non alt&#233;r&#233;e, r&#233;v&#233;lant le monde autrement. Allant bien au-del&#224; de la repr&#233;sentation de l'espace, il explore des structures de l'exp&#233;rience comme le temps, la perception et la continuit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et si le noir et blanc interpr&#232;te la r&#233;alit&#233;, la couleur peut devenir interpr&#233;tative selon une logique perceptuelle non humaine, comme il l'exp&#233;rimente dans son travail. Pour lui, la technique est fondamentale, mais elle doit toujours servir le contenu et l'impact esth&#233;tique. Elle permet de d&#233;passer les limites de notre perception biologique, mais elle n'est jamais un objectif en soi. Pour chaque photo, il contr&#244;le tout pour cr&#233;er le cadre id&#233;al, puis laisse la magie se produire spontan&#233;ment.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;div class='spip_document_26957 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/b_invito_slipstream-1-scaled.jpg' width=&#034;203&#034; height=&#034;300&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Alessandro Vasapolli, &#171; Slipstream &#187;, Solo Show &#224; la Fondazione Natale Capellaro, Turin (Italie), s'est termin&#233; le 28 f&#233;vrier 2026.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La transcen-dance visible du sens</title>
		<link>https://www.tk-21.com/La-transcendance-visible-du-sens</link>
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		<dc:date>2026-02-02T11:07:27Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Franco Cipriano et Julia Rhizoma</dc:creator>


		<dc:subject>dessin</dc:subject>
		<dc:subject>livre-objet</dc:subject>
		<dc:subject>Italie</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;L'&#339;uvre &#233;crite de Julia Rhizoma est un &#233;v&#233;nement de &#171; transcendance visible &#187;, du signe, du mot, du nombre, de la mati&#232;re.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Images" rel="directory"&gt;Images&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/dessin" rel="tag"&gt;dessin&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/livre-objet" rel="tag"&gt;livre-objet&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Italie" rel="tag"&gt;Italie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH142/arton2808-edbc5.jpg?1772186898' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='142' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'&#339;uvre &#233;crite de Julia Rhizoma est un &#233;v&#233;nement de &#171; transcendance visible &#187;, du signe, du mot, du nombre, de la mati&#232;re. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le cours de l'&#339;uvre ouvre ses chemins ininterrompus en courbant et en stratifiant l'espace dans la r&#233;p&#233;tition de son signe rhizomatique, figurant une &lt;i&gt;id&#233;e&lt;/i&gt; &#8212; dont l'&#233;tymologie grecque &#171; idein &#187; signifie &#171; voir &#187; &#8212; de l'ind&#233;fini. Le sens du mot se dissout dans la trame des signes qui, en se concentrant, en s'&#233;tendant, en &#233;voluant, en se transformant, transcende la textualit&#233; historico-culturelle r&#233;&#233;crite et sursign&#233;e dans des palimpsestes orbitaux de mots et de contre-mots.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_23128 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;15&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/diarioaperto_2_bn.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH340/diarioaperto_2_bn-2e2a9.jpg?1769265917' width='500' height='340' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Diario Aperto
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Des flux scripturaux dans des cartes sans d&#233;but ni fin qui traversent l'espace en se dessinant en r&#233;seaux circulaires et en horizontalit&#233; ou verticalit&#233; de condensations du &lt;i&gt;verbum&lt;/i&gt; et du &lt;i&gt;signum,&lt;/i&gt; en vagues de graph&#232;mes en variations expansives ou en se croisant avec des mati&#232;res de la g&#233;ologie terrestre &#8211; pierres, feuilles, branches, fleurs, os marins &#8211; install&#233;es dans des &#171; morphurgies &#187;, des environnements tot&#233;miques. Les tableaux d'une cartographie inscrite dans la m&#233;moire &lt;i&gt;archa&#239;que&lt;/i&gt; de la trace originelle, &#233;galement dans les chiffres pulsants d'une num&#233;rologie panchromatique, deviennent un texte imaginal et s'accordent dans leurs battements signifiants comme un chant de l'indicible qui, se r&#233;v&#233;lant dans le non-sens, s'&#233;l&#232;ve dans la spatialit&#233; du vide. Ainsi, l'&#339;uvre devient une voix silencieuse qui se propage comme l'&#233;cho d'autres voix, comme une r&#233;sonance rythmique de l'&#339;uvre dans la transparence de l'imm&#233;morial.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_23129 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;9&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/fiducia_bn.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH694/fiducia_bn-ac18e.jpg?1772187972' width='500' height='694' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Fiducia
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans les arch&#233;types de la g&#233;om&#233;trie symbolique, le signe est plong&#233; dans des cercles chromatiques concentriques et centrip&#232;tes et des spirales centrifuges, qui s'ouvrent dans l'espace comme pour chercher, ou peut-&#234;tre pour se &lt;i&gt;r&#233;aliser,&lt;/i&gt; dans d'autres trajectoires du possible, vers une suspension du temps, dans une &#233;vocation cosmique du geste qui dessine. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;L'histoire&lt;/i&gt; des signe de Julia &#171; in-figure &#187; donc le geste qui la mat&#233;rialise : dans le dessin comme dans un pliage corporel dans le &#171; non-mot &#187; d'une pri&#232;re secr&#232;te qui s'&#233;tend dans l'inconditionnel temporel. S'&#233;tendant circulairement, son corps, agenouill&#233; ou allong&#233; dans le vaste espace de la page, se recueille dans la main qui, dans le d&#233;ploiement de l'actus incident du stylet, en rappelle infiniment l'origine performative de l'&#233;criture. Tout comme dans les embo&#238;tements et les d&#233;p&#244;ts performatifs du corps nu dans les failles rocheuses de la terre, r&#233;sonne l'&#233;v&#233;nement d'un &#171; motus naturalis &#187;, un devenir physis du geste qui devient (grapheme&lt;/i&gt; et/ou corps inscrit dans la mati&#232;re originelle). Dans les trac&#233;s en italique d'une courbe &lt;i&gt;arch&#233;o-graphique&lt;/i&gt; et corporelle, l'attitude performative de l'artiste &#233;voque la m&#233;moire imm&#233;moriale d'un pr&#233;-langage : la gestuelle marquante du son-voix qui r&#234;ve les choses sans encore, ou jamais, les nommer.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_23132 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;6&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/nadan1_bn.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L466xH800/nadan1_bn-618fa.jpg?1769265917' width='466' height='800' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Nada
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans les installations, qui semblent d&#233;clin&#233;es sous forme de rituels, on voit justement cette &lt;i&gt;analogie&lt;/i&gt; entre l'&#233;criture a-s&#233;mantique et les mati&#232;res de la terre &#8211; pierres, feuilles, fleurs, plumes &#8211; compos&#233;es comme un &#171; alphabet &#187; de l'innommable, o&#249; l'&#233;criture et la mati&#232;re se croisent dans un hymne au &#171; dieu inconnu &#187;, ou peut-&#234;tre au dieu absent. Dans la chambre mat&#233;rielle et graphique, l'espace des formes viole l'ordre perceptif environnemental, lance de nouvelles trajectoires du regard, suspend les signes dans des perspectives extr&#234;mes, dans des possibilit&#233;s impossibles, dans des ascensions et des chutes de logos et de symbolons fugaces. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'espace de l'art dans la pens&#233;e cr&#233;atrice de Julia Rhizoma appara&#238;t comme un &#233;v&#233;nement de d&#233;-cr&#233;ation, un passage pr&#233;historique qui traverse le langage &#224; son point &#171; catastrophique &#187;, l&#224; o&#249; il est possible d'&#233;couter le sous-sol du monde, l&#224; o&#249; le geste transcende les choses du faire &#171; productif &#187; et tisse son &#171; inutilit&#233; &#187; comme souffle cosmique de la terre et de ses cr&#233;atures.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_23131 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;25&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/kaliyugablues_dettaglio_bn.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L492xH800/kaliyugablues_dettaglio_bn-f2202.jpg?1769265917' width='492' height='800' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Kali Yuga Blues, d&#233;tail
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_23136 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;17&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/kaliyugablues_bn.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH389/kaliyugablues_bn-3cd29.jpg?1772187972' width='500' height='389' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;kali Yuga Blues
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Et c'est dans les pages du livre que le &#171; r&#233;cit &#187; symbolique prend toute sa dimension visuelle. L'artiste &#233;crit une histoire sans sens, sans d&#233;but ni fin, avec des noyaux pr&#233;-alphab&#233;tiques qui semblent &#234;tre les vestiges de cosmogonies ou les cartographies d'un naufrage du langage. S'agit-il de rapports d'un adieu suspendu au &lt;i&gt;Sens&lt;/i&gt; : apocalypse de l'&#233;criture qui refl&#232;te sa chute ? La question reste ouverte, aussi inactuelle que &lt;i&gt;contemporaine,&lt;/i&gt; sur le seuil tragique du temps de l'art comme temps du non-sens. &lt;br class='autobr' /&gt;
En retirant la s&#233;mantique &#224; l'&#233;criture, dans les rouleaux, reflets de cartouches et papyrus archa&#239;ques, l'inscription ininterrompue, dans son d&#233;veloppement lin&#233;aire virtuellement infini, raconte le silence du monde historique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les profondeurs inexplicables de la m&#233;moire ont le non-verbe de dialogues impossibles, des cercles de logo-signes (&#233;pines dissoutes d'une couronne auratique de sacrifice du Verbum ?) qui se r&#233;p&#232;tent dans le rythme de leur espacement, contre-conditions verbales, comme des codes secrets qui fracturent l'&#233;vidence du texte historico-chronologique.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_23134 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;16&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/plato_politeia_bn.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH379/plato_politeia_bn-939ad.jpg?1769265917' width='500' height='379' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Plato Politeia
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La spatialit&#233; g&#233;om&#233;trique est d&#233;pouill&#233;e de son dessin logique et op&#233;rationnel, devenant la trace d'un &#233;cho, le spectre d'une d&#233;rive du symbolique, o&#249; chaque spatialit&#233; appara&#238;t dans une stratification &lt;i&gt;ambigu&#235;,&lt;/i&gt; o&#249; profondeur et surface sont des dimensions controversables. C'est le vide g&#233;n&#233;r&#233; par la trace en mouvement qui serpente dans la gravure du &lt;i&gt;pr&#233;-texte&lt;/i&gt; des traits culturels, comme pour en lib&#233;rer l'ineffabilit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il ne s'agit pas d'effacements, ni d'obscurcissements de l'&#339;uvre de la connaissance, de philosophies refl&#233;t&#233;es et &lt;i&gt;r&#233;-sign&#233;es&lt;/i&gt; dans les volutes spiral&#233;es des orbites spatiales ou des coordonn&#233;es cosmographiques, mais de la transparence de l'oubli m&#233;morable qui r&#233;sonne dans le &#171; mot sens&#233; &#187; qui le fait se r&#233;fracter sismographiquement dans les vagues et les glissements dans le contre-sens de la &lt;i&gt;scriptura.&lt;/i&gt; La science du Logos &#8211; Platon, Kant, H&#246;lderlin, Fichte, L&#233;onard &#8211; est transcrite et &#171; bord&#233;e &#187; par une calligraphie des &#233;nigmes et du myst&#232;re du signe s-d&#233;fini, vide de sens mais avec la tonalit&#233; d&#233;sirante du sentiment de l'inconnaissable qui habite les r&#233;gions du sens. Ainsi, dans l'&#339;uvre de Julia Rhizoma &#8211; dans l'&#339;uvre des constellations et des densifications de g&#233;om&#233;tries h&#233;t&#233;rodoxes et de corps signifiants lib&#233;r&#233;s dans un temps espac&#233; &#8211; il y a une transposition du mot qui ouvre &#224; des dimensions r&#233;ticulaires du &#171; sentir en voyant &#187;, dans des flux et des expansions qui d&#233;posent dans le vide un hymne originel &#224; l'invisible.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_23133 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;23&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/notazinevibratoria_1_bn.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH500/notazinevibratoria_1_bn-cd7e1.jpg?1769265917' width='500' height='500' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Notazine Vibratoria 1
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ce sont les r&#233;flexions originelles d'une &#171; pens&#233;e visible &#187; qui vit dans les reflets obliques de l'impersonnel. C'est une &#233;criture visuelle qui, immerg&#233;e/&#233;merg&#233;e dans la liquidit&#233; de la mati&#232;re-encre, grav&#233;e dans la ramification ou la succession des lignes topographiques, des flux qui courbent l'espace et forment des visions labyrinthiques de l'&#233;criture, m&#234;me lorsqu'elles semblent se composer en une textualit&#233; ordonn&#233;e. Une interf&#233;rence entre textures et diagrammes g&#233;om&#233;triques dans les plis desquels s'insinuent des arabesques extatiques, des codes d'&#233;nigmes orientales, des anagrammes errants de la m&#233;moire. Une pulsion m&#233;morielle qui n'a ni choses ni lieu, mais &#171; seulement &#187; le geste qui la met initialement en mouvement. Un geste qui est racine prolif&#233;rante &#8211; on l'appel, Rhizoma (rhizome) ! &#8211; des expansions intemporelles de l'&#233;criture d&#233;sirante qui r&#233;volutionne l'Histoire dans la controverse de son silence...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parabita, janvier 2026&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_23130 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;29&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/hoelderlin_hyperion_dettaglio_2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH660/hoelderlin_hyperion_dettaglio_2-789ee.jpg?1772187972' width='500' height='660' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Hoelderlin Hyperion, d&#233;tail
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'arme&#769;e de l'art</title>
		<link>https://www.tk-21.com/L-arme%CC%81e-de-l-art</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/L-arme%CC%81e-de-l-art</guid>
		<dc:date>2025-05-05T09:05:30Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pier Paolo Patti</dc:creator>


		<dc:subject>Italie</dc:subject>
		<dc:subject>politique</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Recourant avec une grande aisance &#224; diff&#233;rents supports, des plus traditionnels &#224; ceux li&#233;s &#224; la reproductibilit&#233; technique et &#224; la nouvelle productibilit&#233; num&#233;rique, pratiquant souvent une habile interp&#233;n&#233;tration entre eux, Pier Paolo Patti d&#233;ploie un discours riche en sollicitations et en niveaux de lecture, en proc&#233;dant constamment &#224; l'attaque des traumatismes de l'actualit&#233; et de ses facettes, &#224; commencer par ceux li&#233;s &#224; la relation entre r&#233;alit&#233; et repr&#233;sentation.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Appareil" rel="directory"&gt;Appareil&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Italie" rel="tag"&gt;Italie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/politique" rel="tag"&gt;politique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH125/arton2659-605f2.jpg?1772187179' class='spip_logo spip_logo_right spip_logo_survol' width='150' height='125' alt=&#034;&#034; data-src-hover=&#034;IMG/logo/artoff2659.jpg?1744139975&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Recourant avec une grande aisance &#224; diff&#233;rents supports, des plus traditionnels &#224; ceux li&#233;s &#224; la reproductibilit&#233; technique et &#224; la nouvelle productibilit&#233; num&#233;rique, pratiquant souvent une habile interp&#233;n&#233;tration entre eux, Pier Paolo Patti d&#233;ploie un discours riche en sollicitations et en niveaux de lecture, en proc&#233;dant constamment &#224; l'attaque des traumatismes de l'actualit&#233; et de ses facettes, &#224; commencer par ceux li&#233;s &#224; la relation entre r&#233;alit&#233; et repr&#233;sentation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_22295 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/pier_paolo_patti_02.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH647/pier_paolo_patti_02-ed905.jpg?1744141276' width='500' height='647' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; un monde aux coordonn&#233;es de plus en plus floues et incertaines, o&#249; toute critique semble faire des ravages ces derniers temps, l'artiste &#8212; comme le critique baudelairien &#8212; prend position. Il ne d&#233;daigne pas son discours politique, mais le fait en essayant d'ouvrir les horizons de sens les plus larges possibles, car la politique qui tend vers le bien et l'&#233;galit&#233; n'a pas peur des conflits et des diff&#233;rences, des contradictions et des &#233;checs.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22296 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/pier_paolo_patti_03.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH647/pier_paolo_patti_03-d2c82.jpg?1744141222' width='500' height='647' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les &#339;uvres de Patti ont donc la dimension d'un voyage dans le temps qui a toujours devant lui, toutefois, l'urgence du pr&#233;sent. Toute une s&#233;rie de r&#233;f&#233;rences &#224; nos racines, celles jud&#233;o-chr&#233;tiennes, mais aussi, plus tard, celles encore plus anciennes et plus profondes qui rassemblent les peuples de la M&#233;diterran&#233;e et du Moyen-Orient &#8212; malgr&#233; les conflits apparemment irr&#233;conciliables dont nous sommes particuli&#232;rement conscients aujourd'hui &#8212; arrivent en effet &#224; &#233;clairer l'aujourd'hui et son (in)sensibilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22297 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/pier_paolo_patti_04.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH647/pier_paolo_patti_04-56762.jpg?1744141222' width='500' height='647' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Si, d'une part, l'excavation dans l'histoire &#8212; qui n'est cependant pas une histoire morte et enterr&#233;e, mais plut&#244;t une histoire qui, bien que d&#233;plac&#233;e, d&#233;g&#233;n&#233;r&#233;e, renvers&#233;e, continue &#224; vivre parmi nous &#8212; &#233;claire les fils diachroniques et synchroniques des trag&#233;dies d'aujourd'hui ; d'autre part, la vision claire du chemin parcouru au cours des si&#232;cles &#8212; &#224; travers des erreurs et des discontinuit&#233;s in&#233;vitables, consubstantielles &#224; la nature humaine et aux processus historiques &#8212; r&#233;v&#232;le une lueur d'espoir dans la perspective que certaines blessures seront un jour, sinon gu&#233;ries, du moins apais&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22298 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/pier_paolo_patti_05.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH647/pier_paolo_patti_05-c238d.jpg?1744141222' width='500' height='647' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#192; ce propos, c'est la r&#233;cente production de l'artiste qui est embl&#233;matique : en net d&#233;saccord avec ceux qui consid&#232;rent les diff&#233;rentes cultures, et en particulier les religions, comme les causes premi&#232;res des guerres, Patti d&#233;montre que c'est pr&#233;cis&#233;ment la m&#233;connaissance de la culture de l'autre &#8212; et souvent de la m&#234;me culture &#224; laquelle on se r&#233;f&#232;re &#8212; qui est l'obstacle, car, au moment o&#249; elles se d&#233;voilent dans leur nature probl&#233;matique, il est &#233;galement possible, sous r&#233;serve du d&#233;sir de paix, de trouver dans les traditions, m&#234;me si elles ne se recoupent pas, des traits communs &#8212; peut-&#234;tre tels parce qu'ils ont perdur&#233; il y a de nombreux si&#232;cles, avant que le m&#234;me arbre ne se ramifie en de multiples ramifications &#8212; sur lesquels fonder une fraternit&#233; renouvel&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traduction Stefano Taccone&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22300 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/pier_paolo_patti_07.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH647/pier_paolo_patti_07-b11c1.jpg?1744141277' width='500' height='647' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Sara Cancellieri </title>
		<link>https://www.tk-21.com/Sara-Cancellieri</link>
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		<dc:date>2021-11-30T22:34:30Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Francesco Creta et Sara Cancellieri</dc:creator>


		<dc:subject>peinture</dc:subject>
		<dc:subject>Italie</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;La derni&#232;re s&#233;rie d'&#339;uvres de Sara Cancellieri se d&#233;veloppe par la r&#233;p&#233;tition obsessionnelle du geste.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Images" rel="directory"&gt;Images&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/peinture" rel="tag"&gt;peinture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Italie" rel="tag"&gt;Italie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton1993-2390d.jpg?1772242343' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La derni&#232;re s&#233;rie d'&#339;uvres de Sara Cancellieri se d&#233;veloppe par la r&#233;p&#233;tition obsessionnelle du geste.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_17567 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;41&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/sara_cancellieri_green_pass_olio_su_tela_200x150_cm_2021-.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH667/sara_cancellieri_green_pass_olio_su_tela_200x150_cm_2021--a3e6f.jpg?1638312130' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Green Pass
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;olio su tela 200x150 cm 2021
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La couleur, tra&#238;n&#233;e lors du coup de pinceau, devient un sillon r&#233;p&#233;t&#233; sur la toile, une marque gratt&#233;e &#224; la surface, comme des empreintes de pas associ&#233;es dans une trace mn&#233;monique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La variation tonale, donn&#233;e par la force imprim&#233;e dans le geste lui-m&#234;me, devient une m&#233;taphore de l'intensit&#233; d'un message, de l'urgence d'un passage et d'une communication d'existence dans une r&#233;alit&#233; de plus en plus &#233;vanescente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi &#233;merge la valeur absolue de la couleur qui impr&#232;gne l'ensemble de l'&#339;uvre, entre contrastes et harmonies subtiles ; des signes r&#233;p&#233;t&#233;s qui d&#233;clarent le besoin de l'artiste de graver sa pr&#233;sence dans le support, autour d'un chaos insaisissable.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_17568 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;41&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/sara_cancellieri_green_pass_olio_su_tela_200x150_cm_2021.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH667/sara_cancellieri_green_pass_olio_su_tela_200x150_cm_2021-481d8.jpg?1638312130' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Green Pass
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;olio su tela 200x150 cm 2021
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les toiles, en l'absence de cadres conventionnels, occupent l'espace, apportant avec elles un mouvement inn&#233; et, tout comme les processus mentaux, elles deviennent changeantes en fonction des conditions environnementales ; structures, donc, qui laissent l'&#339;uvre libre dans le contexte dans lequel elle est plac&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La composante gestuelle vit dans la contemporan&#233;it&#233;, symbole et t&#233;moignage de la pertinence objective de l'artiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque mouvement reste sur la toile jusqu'&#224; saturer l'espace : m&#233;moire qui se confond et vit avec les autres, la toile, plus visible, devient le territoire d'un inconscient pictural qui lutte avec la rationalit&#233; de ce dense r&#233;seau de signes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le geste mesure l'espace, une dimension de rencontre/choc, un besoin d'&#233;liminer une horreur archa&#239;que vacui, qui devient une n&#233;cessit&#233; d'existence : une empreinte qui apparemment ne m&#232;ne &#224; rien, mais qui peut se transformer en histoire du monde. , dans une catharsis induite, qui analyse le flux des pens&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Francesco Creta&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_17569 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;50&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/sara_cancellieri_senza_titolo_giallo_270x171_cm_olio_su_tela_2021.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH667/sara_cancellieri_senza_titolo_giallo_270x171_cm_olio_su_tela_2021-6b54d.jpg?1638312130' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Senza titolo giallo
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;270x171 cm olio su tela 2021
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_17570 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;50&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/sara_cancellieri_senza_titolo_giallo_270x171_cm_olio_su_tela_2021-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L498xH800/sara_cancellieri_senza_titolo_giallo_270x171_cm_olio_su_tela_2021-2-645fa.jpg?1638312130' width='498' height='800' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Senza titolo giallo
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;270x171 cm olio su tela 2021
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_17572 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;41&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH626/sara_cancellieri_senza_titolo_olio_su_tela_40x40_cm_2021--95060.jpg?1638312130' width='500' height='626' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Senza titolo
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;olio su tela 40x40 cm 2021
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_17571 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;49&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH561/sara_cancellieri_senza_titolo_verde_olio_su_tela_270x171_cm_2021-19677.jpg?1638312130' width='500' height='561' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Senza titolo verde
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;olio su tela 270x171 cm 2021
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_17573 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;49&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH664/sara_cancellieri_senza_titolo_olio_su_tela_80x104x65x110_cm_2020-94903.jpg?1772190184' width='500' height='664' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Senza titolo
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;olio su tela 80x104x65x110 cm 2020
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_17574 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;48&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/sara_cancellieri_senza_titolorosso_olio_su_tela_270x171_cm_2021.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L426xH800/sara_cancellieri_senza_titolorosso_olio_su_tela_270x171_cm_2021-00698.jpg?1638312130' width='426' height='800' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Senza titolorosso
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;olio su tela 270x171 cm 2021
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;div class='spip_document_17575 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;29&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/sara_cancellieri_dettaglio_olio_su_tela_2020.jpg' width=&#034;600&#034; height=&#034;600&#034; alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Dettaglio
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;olio su tela 2020
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Europa finesta</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Europa-finesta</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/Europa-finesta</guid>
		<dc:date>2021-07-30T09:45:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ciro Vitale</dc:creator>


		<dc:subject>Photo exp&#233;rimentale</dc:subject>
		<dc:subject>Photo plasticienne</dc:subject>
		<dc:subject>Italie</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;De l'inachev&#233; ou de l'infini&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Societe-15" rel="directory"&gt;Soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Photo-experimentale" rel="tag"&gt;Photo exp&#233;rimentale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Photo-plasticienne" rel="tag"&gt;Photo plasticienne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Italie" rel="tag"&gt;Italie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton1932-7e0e5.jpg?1772242020' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;De l'inachev&#233; ou de l'infini&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un &#233;trange montage de Ciro Vitale nous remet une nouvelle fois devant une perspective qui n'en est pas une, mais une profondeur.&lt;br class='autobr' /&gt;
Devant une mer infinie se construit un mur d&#233;j&#224; d&#233;labr&#233; avant d'&#234;tre fini. &lt;br class='autobr' /&gt;
De quel maison voulons nous, de quel horizon ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Comment imaginer r&#233;sister ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;truire plut&#244;t.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_17123 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;72&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/ciro_vitale.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH500/ciro_vitale-4e8e0.jpg?1627811581' width='500' height='500' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Europa-finesta
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;The unfinished as a theme. 40x40 cm, photomontage, 2021
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ostie II/II</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Ostie-1848</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/Ostie-1848</guid>
		<dc:date>2021-03-01T15:58:30Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Clare Mary Puyfoulhoux</dc:creator>


		<dc:subject>catastrophe</dc:subject>
		<dc:subject>Eros</dc:subject>
		<dc:subject>Italie</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Imaginer l'impensable, d&#233;crire l'indescriptible, la mort, celle de Pier Paolo Pasolini...&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Voir-ecrire" rel="directory"&gt;Lire &amp; &#233;crire&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/catastrophe" rel="tag"&gt;catastrophe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Eros" rel="tag"&gt;Eros&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Italie" rel="tag"&gt;Italie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH97/arton1848-0336c.jpg?1772193939' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='97' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Imaginer l'impensable, d&#233;crire l'indescriptible, la mort, celle de Pier Paolo Pasolini...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est un &#233;cran.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On le voit fig&#233; - face, profil. Acc&#233;l&#233;r&#233; des traits qui se tordent, sont tordus, la chair et la bouche ont ouvert et ferm&#233;, danse hyst&#233;rique, quelque chose n'a de cesse d'aller du pli au repli, regard. Les yeux voient, sortant de l'orbite, c'est ce qui est derri&#232;re, ce qui vient apr&#232;s qu'ils regardent au travers de ce qui est l&#224;, devant, qui adresse le corps, qui l'invective et le percute, qui le touche &#224; peine, qui frissonne &#224; le regarder, qui &#233;cume. La bouche est un gouffre, le cul est un gouffre, l'oreille droite, la narine, la plaie qui s'ouvre. L'int&#233;rieur du corps, un gouffre. Le sang qui court pour sortir, pour investir l'espace, pour remplir sa fonction de d&#233;cor, un gouffre aussi. Les os sont contraste, les visc&#232;res un gouffre. La main, le bras : un trait. Noir, os, rouge, peau fendue, bleuie, jaunie, &#339;il gonfl&#233;. Rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les blessures ont m&#251;ri sur le mort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelqu'un a lev&#233; la main. Quelqu'un a dit, et dans un temps donn&#233;, que cela serait, que pour une raison qui serait d'abord la b&#234;tise, une vie se terminerait de la plus violente des mani&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_16315 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH686/1_ostie-2-bf058.jpg?1614614743' width='500' height='686' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ostie est un port, est un lieu, est une bouche affam&#233;e. Il y a deux raisons. Si nous croyons l'Histoire, il y a des pierres qui attestent que l'homme a exist&#233; palpitant comme nous, dans une enveloppe de chair, de sang pareil, de gouffres et de cruaut&#233;. Qu'il y a soci&#233;t&#233;, que l'on taille les pierres pour y marcher ou s'y cacher. Que l'on regarde les reliefs les peintures, que le rouge compte. Que le corps &#224; la pierre s'use, que le corps a perdu, qu'il ne fait plus qu'un avec nous qui sommes corps pareils et qui caressons la pierre comme le condamn&#233; sa potence, qui la sentons, douce, qui la r&#234;vons en aboutissement de nous. Ostie pour transiter pour marchander pour consommer d&#233;j&#224;. Ce qu'il a dit, d&#233;j&#224;. Ostie efficace, prot&#233;g&#233;e, d&#233;fendue, habit&#233;e pour cela. Et Rome de d&#233;gueuler. Les enfants des quartiers courent, plongent, tombent dans l'eau sale qui va se laver ; jettent leurs rebuts, leurs secrets dans le monstre fleuve qui en a charri&#233;. La ville chie. Ostie trie. Ostie est aussi la mer, la plage, la glace en ice cream, le r&#234;ve am&#233;ricain, le souvenir fasciste, le Coney Island, la p&#232;gre, la femme sale, l'odeur de friture, la mis&#232;re, le r&#233;veil en fa&#231;ade, la ruine quand elle parle du pr&#233;sent, la ruine au pr&#233;sent, la mati&#232;re incapable de r&#233;sister aux saisons, la poudre qui fait br&#251;ler les yeux, les corps presque nus, la chaleur, l'&#233;t&#233;, l'hiver, la peur, les barbel&#233;s. Cette deuxi&#232;me raison sent, la narine est bouch&#233;e tant cela sent ; sel, poussi&#232;re, sueur. Les couleurs sont vives de mat&#233;riaux n&#233;s pour &#234;tre las et qui collent &#224; la peau et se d&#233;chirent, composent le paysage en ponctuation de chairs, de coudes et d'&#233;clats. Les orifices salis de bouches aux dents sales, aux dents moisies qui sont celles que le mort a aim&#233;es, a sues, celles peut-&#234;tre pourquoi, croit-on, il a fait. De Messaline &#224; Messie, l'&#233;criture ronge, lac&#232;re et d&#233;p&#232;ce le vernis, rentre dans les couleurs de bleu de gris de blanc de sale, enl&#232;ve le noir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les yeux donc, regardent. La bouche sienne parle, se tait. Combien de corps sortis du ventre de la nuit pour le rejoindre ? Combien de regards en retour, et qui pour h&#233;siter ? On parle en dizaines, on pense meute, ce sont les mains de la meute, les dents, c'est la furie qui s'exprime, qui s'acharne comme elle aime, car elle aime, furieusement, ce regard-l&#224; qui sait, cette bouche-l&#224; qui dit, ces os-l&#224; m&#234;mes qui sont, qui ne font qu'&#234;tre et ont le charme de toute vie. C'est ma c&#244;te qui crie quand la tienne se brise. Je bande. Je suis jeune, il est vieux, et je bande. Nous rions. Papi. On voit Papi que l'&#233;b&#232;ne de tes cheveux est plastique. On le voit. On voit ta peur. On voit les rides comme des ailes autour de tes yeux. Des falaises encadrant ta bouche et ton nez. Tu es trop coquet, trop appr&#234;t&#233;. Il n'y a que ton sourire qui soit jeune. Tu ne souriras plus. Il a &#233;t&#233; d&#233;cid&#233; de cet instant qu'il &#233;tait l'&#233;ternit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_16316 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/2_ostie.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH375/2_ostie-79986.jpg?1614614743' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Retour -&lt;br class='autobr' /&gt;
L'homme sur le sol est un corps mort. Battu &#224; mort. Un homme est mort. Il y a sur le sol ce qui reste &#224; traiter d'une vie, cela &#233;tait chaud cela pensait cela marchait cela totalement &#233;tait de l'&#339;il qui parfois &#224; la lumi&#232;re d'un insupportable soleil rappelait celui d'un mod&#232;le autrefois peint ; est &#224; pr&#233;sent raide, difficile &#224; nommer. Langue, bouche, joues se tordent, balayant les possibles. Rencontre : l'eau &#224; bulles salive et l'air en appel claquent, cherchant sans trouver &#224; faire monter un son du larynx. Le sol est la plage ou un terrain vague selon qui le raconte. Immanquable pittoresque de la sc&#232;ne, le son du vent, la solitude du matin. L'espace est &#224; jamais celui de la sc&#232;ne ainsi dessin&#233;e en creux, par l'insupportable vide laiss&#233; autour du corps, apr&#232;s le corps. Se demande : avec une beaut&#233; pareille. Avait-il du rouge &#224; ses l&#232;vres ou du fard ? Faisait-il comme l'homme que l'on aime, des d&#233;hanch&#233;s l&#233;gers la main lev&#233;e ? &#201;tait-il autrement, comme cet homme que l'on veut, qui sont eux, avec des ongles bleus ou noirs, des collants mandarine, une terrible virilit&#233; dans l'ensemble et qui la rend elle, miroir de celui, follement d&#233;sirable en lui ? Dans un film, mauvais, l'homme qui joue celui-l&#224; mort lorsqu'il vivait nous apprend : il ne vient pas r&#244;der sur les terrains vagues pour &#234;tre suc&#233; en dominant, il supplie. C'est un homme qui s'&#233;crase, qui subit son envie. Dans le film cach&#233;, dans le film honteux, dans le film supplici&#233; &#224; devoir encore vivre cela. Le visage ravageur qui a toujours fait peur et envie supplie. Lui. Se demande gratte cr&#226;ne. Comme il est d&#233;cevant de marcher voyeur dans l'ombre de celui. Pieds d&#233;sesp&#233;r&#233;ment trop petits mal form&#233;s de l'enfant enfilant les souliers d'or et d'argent de maman. Visitant le corps de maman. Ce que maman. C'est cela que d&#233;couvre demande : chercher toujours &#224; voir o&#249; l'on ne m'invitait pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le corps qui est l&#224; perfor&#233;, ramass&#233;, dont le c&#339;ur &#233;clat&#233; &#224; l'int&#233;rieur de la cage thoracique a battu, est d'un homme. Cet homme est l&#224;-bas, &#224; l'endroit voulu, qui se veut encore. Il n'est pas et il est facile, cet homme dont le nom roule en oreille comme un chant op&#232;re, il est bon de le vouloir comme un paquet, comme un objet, comme ce beau f&#233;tiche l&#224;, plein de courage, ind&#233;fectible. La peur quand elle est celle du regard des autres, quand elle est celle de la b&#234;tise, quand elle est celle du vouloir qui tisse en ramifications dans l'&#226;me. Penseur rebelle, homosexuel, provocateur, grand connaisseur des &#201;vangiles, fils d'une m&#232;re, autrefois d'un p&#232;re, po&#232;te, dramaturge, cin&#233;aste, chroniqueur, contre la bourgeoisie jusque dans ses cheveux, dans sa po&#233;sie rebelle, dans son rapport au miroir dominant de la beaut&#233;, &#224; l'id&#233;e romantique, romanesque, de d&#233;tr&#244;ner seulement le p&#232;re au lieu de tendre la main au fr&#232;re ; mang&#232;rent m&#234;me de la merde. Tenter de comprendre comment un &#339;il, une t&#234;te, une main ont pu produire cela. Se demande voit bien, pr&#233;f&#233;rer le frisson &#224; cela, penser que l'&#201;glise soutenait. Imaginer secrets. Souvent drap&#233;s lourds des rideaux, pierres froides et secr&#232;tes, l'univers de l'homme projet&#233; dans l'esprit de celle qui le voit, l'imagine, &#224; pr&#233;sent corps explos&#233; sur le sol, termin&#233;. Tout ce qui au fond fait envie. Tout ce qui doit garder le myst&#232;re. Tout ce qu'il faut regarder sans voir. Tout ce qui est &#233;lev&#233;, sur&#233;lev&#233;, plac&#233; haut sur socle sale. Tout cela qui est r&#234;ve et fantasme, qui par l&#224; m&#234;me n'existe pas sans aur&#233;ole, dont je ne saisis pas d'asp&#233;rit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_16317 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;18&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/3_ostie.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH334/3_ostie-cb2b5.jpg?1772193708' width='500' height='334' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Sage-femme Ostie
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Retour -&lt;br class='autobr' /&gt;
Groupes d'hommes, barres d'immeubles, petits bosquets, le film mauvais jouait sur la honte, faisait voir coupable celui qui allait comme cela chercher quoi de son plaisir qu'il ne comprenait pas mais que l'homme mort tr&#232;s exactement savait. Se demande toujours de qui la honte &#233;mane, de quoi elle parle, quel sympt&#244;me elle incarne. Certainement : la mort a ainsi donn&#233; raison. Outre l'incommensurable violence, qui est une fa&#231;on de dire, ici d'&#233;crire, l'impossibilit&#233; de penser, de figurer, de voir ce qui a &#233;t&#233;, la mort a permis au spectaculaire d'occuper tout l'espace. Quand Pasolini arrive, sonore ou &#233;crit, c'est pluie aveuglante de confettis. Se demande voit : la sp&#233;cificit&#233; du terrain vague est de n'&#234;tre pas plat. Creux et bosses &#224; traverser pour se voir, se retrouver, s'affairer. S'isole en reliefs. Se retire en &#233;tant l&#224;, toujours. Dans le film mauvais, l'homme qui joue celui-l&#224; mort s'agenouille comme on prie, plonge dans la chaleur et l'odeur de la vie, l&#224; d'o&#249; elle jaillit. Il est d'ailleurs essentiellement cela qu'on a retenu de lui, figure froide faite d'angles, de courage, force, figure molle, affam&#233;e, de honte gagn&#233;e. Ainsi divis&#233;e, la figure est arrach&#233;e &#224; l'homme qu'elle nie enfin tout &#224; fait. Somme de donn&#233;es, compos&#233;e de traits : aimant sa maman, se rebellant, voyageant, dirigeant, sachant, tellement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il dit :&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais que pouvez-vous ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Rit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'avais dix-neuf ans, vingt-cinq, je ne me relevais pas de ce que la guerre avait &#233;t&#233;, de ce que j'avais pu jouir en elle constamment, de ce que nous avions travers&#233; puis referm&#233; ce temps. Je regardais, je voyais. J'arrivais adulte au temps de l'&#233;pilogue et constatais : on ne tue plus, cela n'existe plus d'&#233;radiquer.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_16318 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;32&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/4_ostie.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH328/4_ostie-6dc73.jpg?1772193708' width='500' height='328' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Terme dei cisiarii frigidarium
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'amant s'&#233;loigne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est mort, certes, celui qui fait cible, qui quelques ann&#233;es en lieu et place de nos passions a fait le pantin, on l'a pendu haut et court, on aurait pu le grimer, le tra&#238;ner par les pieds &#224; travers la foule de l'Italie, le mener dans tous les coins du monde pour montrer, faire toucher la peau d'un tyran tomb&#233;. On aurait pu, nous aurions voulu peut-&#234;tre le d&#233;pecer, l'&#233;carteler. Il ne serait plus et nous penserions aussi que la nuit est revenue. Il est mort c'est un mot, les fonctions de son corps ont cess&#233;. Il y a eu des dossiers, des enqu&#234;tes, la chose a &#233;t&#233; jug&#233;e, encombr&#233;e de mille mots. Vous ne pouvez rien. Rien n'est mort. Ainsi, ce qui se joue cette nuit n'est rien puisqu'&#224; dix-neuf ans, vingt-cinq, mon c&#339;ur dans ma cage thoracique dans mon corps dans mes veines, dans chaque cellule, mon c&#339;ur en combustion mon c&#339;ur charg&#233; mon c&#339;ur &#224; l'acm&#233; de ce qu'il pouvait a explos&#233; puisque les lucioles s'&#233;teignaient, puisqu'on avait manufactur&#233; la mort puisqu'on avait invers&#233; la cadence puisqu'on avait humili&#233; la vie puisqu'on avait bombard&#233; en sachant, puisqu'on avait franchi jusqu'&#224; cette fronti&#232;re-l&#224;. Tout le reste serait &#224; cr&#233;dit. Alors. Vous croyez, si nombreux que vous en &#234;tes un essaim, face &#224; mon corps d'homme &#226;g&#233;, vous croyez m'effrayer ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ostie</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Ostie</link>
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		<dc:date>2021-01-30T16:06:54Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Clare Mary Puyfoulhoux</dc:creator>


		<dc:subject>Eros</dc:subject>
		<dc:subject>Italie</dc:subject>
		<dc:subject>catastrophe</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;&#192; Ostie, un jour de 1975, penser et voir l'insoutenable.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Voir-ecrire" rel="directory"&gt;Lire &amp; &#233;crire&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Italie" rel="tag"&gt;Italie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/catastrophe" rel="tag"&gt;catastrophe&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH84/arton1826-0c6e5.jpg?1772193939' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; Ostie, un jour de 1975, penser et voir l'insoutenable.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;We have power in ourselves to do it, but it is a&lt;br class='autobr' /&gt;
power that we have no power to do ; for if he show us&lt;br class='autobr' /&gt; his wounds and tell us his deeds, we are to put our&lt;br class='autobr' /&gt; tongues into those wounds and speak for them ; so, if&#8232;&lt;br class='autobr' /&gt;
he tell us his noble deeds, we must also tell him&#8232;&lt;br class='autobr' /&gt;
our noble acceptance of them. Ingratitude is&lt;br class='autobr' /&gt; monstrous, and for the multitude to be ingrateful,&#8232;&lt;br class='autobr' /&gt;
were to make a monster of the multitude : of the&#8232;&lt;br class='autobr' /&gt;
which we being members, should bring ourselves to be&lt;br class='autobr' /&gt; monstrous members&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Shakespeare, Coriolanus, II. 3&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le cr&#226;ne et les testicules.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On pense toujours, parce qu'ils sont froids, qu'ils ne sentent pas. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le cr&#226;ne et le corps des testicules. C'est nou&#233; au fond et, m&#234;me lorsqu'ils oublient ou ignorent, tout leur corps le rappelle &#224; un moment et ils meurent eux aussi. Ce sont des ann&#233;es perdues, des ann&#233;es qui se paient. Il y avait un cr&#226;ne, des bobines, et des testicules. Une voiture et sa jumelle. Un corps, ses yeux, ses m&#226;choires, leur fa&#231;on de d&#233;couper. Il y avait un corps. Il y avait des images pens&#233;es, produites, des images que l'on a projet&#233;es, que l'on projette. Il y avait le rien de ces images, leur immat&#233;rialit&#233;. Il y avait pr&#233;m&#233;ditation, pr&#233;vision. Le cr&#226;ne avait vu, voyait. Les testicules &#233;taient pleines. S&#232;ve ou vie, comme le sang qui circule. Les f&#233;murs aussi, la perforation. Un, deux, beaucoup, puis &#224; outrance. Des trous. Penser au trou, toucher sa chair. Sentir comme &#233;choue, comme impossible &#224; savoir, comme &#231;a reste une id&#233;e. Il y avait les mots aussi, ceux qui sont dits, que l'on sait. Il y avait le ch&#339;ur en premier, entit&#233; superbe. Pas le cr&#226;ne et les testicules. Il y avait qu'il savait. D'aucuns diraient voulait. Fig&#233;s, leurs l&#232;vres dardant ce que leur regard voulait - lui. Et quand on dit voulait, on tait, on jette l'autre dans la benne, on le dissocie, lui, de ce qui nous, mais alors seulement traverse. Mille bouches transies, satisfaites de ce qu'il voulait et a eu, lui. Tous ces corps pleins de vie. L'image longtemps qui &#233;tait un vieux, un b&#226;ton qui se meut, son pommeau noir, les chiffres en blanc. Ce b&#226;ton dans les c&#244;tes dans les reins, dans le cul probablement. L'id&#233;e du pr&#233;pub&#232;re qu'on a toujours vu long, sec, puissance de jais, qui avait peut-&#234;tre un accent, et qui sentait. Et comme c'est sale l'id&#233;e d'aller l&#224; pour faire &#231;a. C'est effrayant &#231;a qui nous fait peur, &#231;a qui fait fr&#233;mir, la libert&#233; de qui veut. On oublie tout le subir, tout ce qui rampe du d&#233;sir, parce que c'est toute la peau l&#224; qui g&#233;mit, qui a peur. Facile, la pupille regarderait. Elle n'avouerait pas comment autour c'est bien mieux, c'est moins corps. Car c'est le bord qui saisit, qui r&#233;colte en tremblant. La pupille de penser. Le cr&#226;ne avait agi, les testicules. Le cr&#226;ne d'un corps beau, sculptural, d&#233;licieux. Le cr&#226;ne d'un corps froid qui sait, qui veut, qui sait voulant. Le cr&#226;ne d'un corps qui est all&#233;, lui, qui a voulu d'abord, conduit ensuite, choisi aussi l'autre corps, celui pour, celui avec lequel. Est-ce qu'un corps peut ignorer &#234;tre emmen&#233; et &#224; quelle fin ? Enfin quel drame, pour nous femmes j'entends, qu'il n'ait pas vu la femme ou qu'il ait fait comme l'ange tordu, devant-derri&#232;re au pr&#233;sent continu. Il savait. Dans le ch&#339;ur c'est opaque de poussi&#232;re. &#199;a commence pr&#233;cis&#233;ment o&#249; l'antique finissait. Tout a &#233;t&#233; remu&#233;, c'est pass&#233;. Et qui saura encore tandis que le cr&#226;ne et les testicules ont v&#233;cu. Cette image qui revient qui f&#251;t seule, qui f&#251;t celle d'un habitacle noir et d'un autre corps vrai dont on sentait pourtant qu'il ne retenait pas le bord, ou alors la p&#233;riph&#233;rie. Va mesurer.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_16158 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;21&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/1_ostie.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH309/1_ostie-8985a.jpg?1772193939' width='500' height='309' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Ruines d'Ostie
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Plan
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La pupille se prom&#232;ne, elle l&#232;che, circule. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tu peux penser tu vois. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors il avait fait &#231;a, lui, penser comme on ne le fera jamais. Et &#231;a semblait tr&#232;s simple tr&#232;s limpide, &#233;vident, ce qu'il avait pens&#233;. Il avait risqu&#233; en pensant de penser. Il avait risqu&#233; les trous, le cr&#226;ne, les testicules. C'est le pays aussi. On dira le pays, sa gangr&#232;ne, son histoire. Ce qui veut pr&#233;server, continuer, &#233;craser, tout manger. On dira le peuple et la pl&#232;be et le jeu et la m&#232;re. Donc je pensais &#224; l'habitacle noir, j'imaginais les si&#232;ges en noir et la carrosserie blanche. &#199;a lui va bien le blanc, m&#234;me si dedans, dans l'habitacle, &#231;a fait des lignes seulement, un cadre. &#199;a aussi il pensait, savait, comme nous ne saurons jamais. Parce qu'on a un cr&#226;ne aussi des testicules aussi des anus, des f&#233;murs, une chair, des tendons. Je n'ai pas de voiture, il n'y a pas de plage. Et dans ma chair, n&#233;ant. Depuis lui tout n&#233;ant. Depuis lui et les autres que l'on cite, que l'on crie, que l'on signale comme &#233;tant comme voulant comme nous aurions &#233;t&#233;. Cette histoire de m&#233;pris, comme je te hais, comme m'indiff&#232;rent l'id&#233;e et la forme, comme &#231;a me pla&#238;t, moi, de savoir ce petit pouvoir. Ce que je veux voir, un voir qui tue alors. Pas encore et encore des corps rapi&#233;c&#233;s, diminu&#233;s, sur lesquels s'&#233;pancher. Pas la mis&#232;re exhib&#233;e, pas d'&#233;tendard de la mort, non. La jouissance, &#231;a le cr&#226;ne l'avait compris. &#199;a les couilles. La jouissance d&#233;brid&#233;e, mise sans analyse sous mes yeux, &#224; mes yeux, jusque dans mon cr&#226;ne, satur&#233;e, insoutenable, vue, impossible &#224; d&#233;-voir. Pas encore la piti&#233;, la preuve par piti&#233;, la grisaille ah oui c'est sale, ah oui c'est triste, ah oui nos vies elles sont comme &#231;a, et pour &#231;a pr&#233;cis&#233;ment, que les autres n'ont pas de c&#339;ur, n'ont pas d'&#226;me, n'ont plus de regard, ont &#224; peine des dents et alors, sans incisive. La complicit&#233; passive, subie, histoire de survie. On s'en fout, on le sait, qu'est-ce qu'on pourrait encore nous raconter ? Lait coup&#233;, enfants morts, gaz, caoutchouc, saut de fen&#234;tre, coup de corde ou de cervelle. Le cr&#226;ne et les testicules. Le f&#233;mur. La bo&#238;te &#224; vitesse, les pneus qui lui ont roul&#233; dessus, les mains qui ont frapp&#233;, qui ont tir&#233;, qui ont plant&#233; et les bouches baveuses, les rictus, la douleur vive, sourde, ce que le cr&#226;ne pensait, l&#224;, &#224; ce moment-l&#224;, cinq secondes avant, et quand il a compris ? Quand il a su qu'enfin, entendu ? Quand il a vu ? Quand ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il &#233;crit comme on ronge comme on gratte comme on transpire, il ne se soumet pas, &#224; rien, ne pense pas, que penser de l'impronon&#231;able dont on ne se souvient pas, que l'on peine &#224; entendre, qui rentre dans les synapses, sous le front, dans la racine du cr&#226;ne. Il ne dit pas, il fait pire ; il ne ment pas, ne prof&#232;re pas, diffuse, porte &#224; l'oreille et &#224; l'&#339;il ce qu'ils ne sauraient, ce qu'ils, et veulent. Il &#233;crit pire, fait pire, le fait nu sur la plage, debout &#224; Ostie, assis sur une chaise jambes crois&#233;es. Les jambes crois&#233;es des bourreaux, des victimes, des croqueurs de jambes et de bras. Sublime. La jambe, le genou, le pied qui balance, qui pense, qui mesure son pouvoir. On le dit de la femme pas de l'homme pourtant c'est au bout de la cheville masculine que se joue. C'est ce qu'il sait quand il r&#233;colte les sourires &#233;dent&#233;s les odeurs de plastique de tomate de sucre de fromage r&#226;p&#233;. Les os baignent. Les sodas. Il le dit. Il &#233;crit pire, avec des lunettes sombres, des montures sombres, des poignets sombres, un pull bien sombre. Il dit, pense, nu sur la plage &#224; Ostie, habill&#233; &#224; Ostie, rev&#234;tu enti&#232;rement d'Ostie dont on sait qu'autrefois, qu'aujourd'hui, qu'on s'y prom&#232;ne et qu'on s'y gare. Il sait qu'il part. C'est merveille quand il s'empare et il sait. Lui sa m&#232;re et les autres. L'horreur des flux, de cette fatigue-l&#224;. La peau tir&#233;e, tombante. Il sait &#231;a aussi. Personne pour dire le temps, la v&#233;rit&#233; du temps qui est maintenant qui est l&#224; qui l&#224; dit. &#199;a aurait pu &#234;tre autrement mais &#231;a aurait &#233;t&#233; et le discours aussi aurait dit. Il ne va pas sans, il doit foncer, doit arracher quelques bribes de mots, dessiner, faire tomber la poussi&#232;re et la nettoyer. La faire tomber annihil&#233;e. Laide et sommaire. Un sens, des variables, une suite logique. Quelque chose de logique que l'on dit, qui se dit. Le dire pour dessiner un corps &#224; Ostie perfor&#233;, l'&#233;cume, les dents, les mains, le sang, les pantalons, les voitures, l'id&#233;e avant, les murmures, l'&#339;il qui voit l'&#339;il qui sait dans l'&#339;il qui apprend, qui comprend. Les murmures qui r&#233;duisent la pierre en sable, le geste que les mots soul&#232;vent. Ce qui, et pour chacun.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_16160 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;428&#034; data-legende-lenx=&#034;xxxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/4_autel-de-mars.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH386/4_autel-de-mars-24971.jpg?1610818356' width='500' height='386' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Autel de Mars et Venus
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Panneau avec repr&#233;sentation du lupercal : Romulus et R&#233;mus nourris par la louve, entour&#233;s par des repr&#233;sentations du Tibre et du Palatin. Marbre, &#339;uvre romaine de la fin du r&#232;gne de Trajan (98-117 ap. J.-C.), r&#233;employ&#233;e sous le r&#232;gne d'Hadrien (117-132 ap. J.-C.) comme base pour une statue du dieu Silvain. Trouv&#233; &#224; Ostie, place des Corporations. Conserv&#233; au mus&#233;e de Palazzo Massimo alle Terme (Rome).
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Qui attendait derri&#232;re un t&#233;l&#233;phone &#224; c&#244;t&#233; d'une lumi&#232;re les jambes crois&#233;es aussi. Combien de jambes, de t&#233;l&#233;phones, de stylos pr&#234;ts &#224; noter. Quelle surprise quel extr&#234;me quel rebond, qui ose encore parler de passion ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors il a dit que des vieux derri&#232;re une fen&#234;tre, que la terre retourn&#233;e et le feu, que la merde en gamelle, que des rang&#233;es de pieux. Des fesses, des armes, des uniformes. Un extr&#234;me, l'invraisemblable. Il a lev&#233; son doigt, il a dit un corps, que les corps. Il faut les aimer, avoir aim&#233;, sentir un corps. Il a dit le bras, touch&#233; le poignet. Il a pass&#233; sa main sur sa joue, laiss&#233; la m&#226;choire induire le geste, laiss&#233; les doigts chercher le creux, l'oreille, le cheveu. Il a laiss&#233; la main faire cela. Et il savait le sel de l'oc&#233;an comme on sait le chant des plantes, la douce odeur d'une feuille arrach&#233;e, l'humidit&#233; dans la main.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a une sc&#232;ne o&#249; des ruines &#224; proximit&#233; de b&#226;timents. Des barres r&#233;centes, la pellicule peine &#224; rendre le temps. Un amour. Il y a cette sc&#232;ne extr&#234;mement cruelle. Na&#239;ve. Il y a le maquillage de trop qui vieillit mal, ailleurs. Il y a des corps. Il y a aussi un jardin, des portes. Le jeune qui aime un jeune qui aime une m&#232;re qui aime sa s&#339;ur et dont m&#234;me le p&#232;re dans les fourr&#233;s. Il y a la peur. Dit-on, est-il possible m&#234;me de penser d'une beaut&#233; qu'elle serait insurmontable ? Le corps se tra&#238;ne encore en chien, superposant les sph&#232;res si autres, distinctes. Ne rien voler &#224; aucun, mais alors la hi&#233;rarchie dans les d&#233;sirs qui ne se d&#233;multiplient pas tout &#224; fait comme le pain et qui, immanquablement, puisque c'est comme sur le feu, saisit, sont impartageables. Sans voler ni mentir. Sans pr&#233;f&#233;rer pourtant l'urgence en choisit un, veut le un, sait le d&#233;sespoir que sera fausse et plate la v&#233;rit&#233;, sait que sera comme l'&#339;il voit incomparable, sait que sera insuffisant encore &#224; l'autre. Sait jusqu'&#224; la mort, et dans son film meurt. M&#233;thodique du dressage, de l'endoctrinement qui ne co&#239;ncide pas avec la nature animale transie. Hier elle parlait des passions mystiques, c'est peut-&#234;tre plus facile quand c'est le corps du fils.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_16159 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;30&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/2_neptune.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/2_neptune-e1d21.jpg?1772193939' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Le triomphe de Neptune
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Ostie
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Il fait nuit. Il faut un terrain vague, une ruelle calme. Il y a le n&#233;on d&#233;j&#224; de l'&#233;clairage public. Il y a l'asphalte. Il y a la ligne trac&#233;e pour le passage des engins, pour qu'ils se passent se croisent, circulent. Qu'ils arrivent, le chemin. On se gare. Il y a les lieux sp&#233;cifiques des rencontres qui sont cach&#233;s, visibles, connus, qui font que les cous se d&#233;tournent pour que les regards s'&#233;cartent. Ceux qui passent et qui savent, qui doivent passer, qui savent. Qui passent encore et savent, rentrent chez eux sachant, n'ayant jamais vu, parlant parfois mais riant, ou alors jugeant, ne disant jamais la distance r&#233;elle, comment le corps irradie, sonde sensible du passant, de savoir sans voir, de presque vouloir. De penser, et qui r&#234;ve de succomber. Le plaisir qu'ils auront &#224; savoir alors demain, &#224; dire &#233;videmment. Mais lui est de ceux, &#233;tait. Il y a pour eux autre chose, le plaisir tr&#232;s fugace, la temporalit&#233; imm&#233;diate d'une main qui se doit de saisir le moment, des boutons &#224; ouvrir, &#224; faire sortir de, sauter, le tissu presque arrach&#233; et la salive fonctionnelle. Les petits interstices de v&#234;tements. Il y comme tout qui se tire qui ne ment pas ne peut pas doit imm&#233;diatement savoir aller prendre. Il y a ces rapidit&#233;s qui s'appellent reviens qui ne sont pas d&#233;j&#224; pass&#233;es qui ne sont qu'entam&#233;es qui existent plus &#224; l'arri&#232;re du cou d&#233;tourn&#233; du passant que dans la peau de celui qui s'introduit, qui est. Il y a l'urgence absolue c'est le feu, c'est r&#233;gulier : tous les soirs celui qui d'abord vient, repart, ensuite vient, repart, revient et repart, tremble le jour de revenir et repart, reste loin, attend, tourne, prend son v&#233;hicule son imper ses pas. Il repart. Il croit entendre a entendu a sursaut&#233; d'entendre un chat un cri la douceur d'une respiration. Il repart il en pleure. Il y a celui qui sait qui vient de loin qui peut rentrer et qui agit, &#339;il, corps et main, qui s'agenouille, qui fr&#233;mit. Il y a celui qui rit. Il y a peut-&#234;tre un premier, le fils du p&#232;re. Il y a du mouvement, des ruines encore, des plantes, de l'odeur humide, du temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est grand si pr&#232;s, bruyant. Il suffirait d'avancer, on s'assoit. Allong&#233; sur la plage, marchant dans les ruines, fuyant les n&#233;ons. Le grillage qui s&#233;pare les terrains, l'herbe qui pousse parce qu'elle le peut. Deux hommes &#224; l'avant. Un rythme tr&#232;s rentr&#233;, o&#249; plonger. La caresse de cette surface froide et qui sale. Plong&#233;e. &#199;a remonte sur le dos, sous les bras, entre les jambes, massant le ventre creux. &#199;a br&#251;le entre la narine et la gorge, &#231;a transforme tout le cheveu qui s'&#233;tale, surface. Ensuite la sensation d'aimer le cheveu flottant, sa nouveaut&#233;. L'impossibilit&#233; dans laquelle on se retrouve de le toucher vraiment. Les yeux grands et qui peuvent, qui per&#231;ants sont d&#233;j&#224; froids. Le cuir et les pinces des pantalons, les toits de t&#244;le, la t&#244;le br&#251;lante, l'ombre, le b&#233;ton. L'herbe encore. Les abris, un drap blanc mais le drap blanc c'est apr&#232;s. On se demande pendant. Vagues. Cela sourit, le bois moisit, le sable est toujours noir. Partant venant, elle tente de gagner sur la terre pour l'atteindre. Il est l&#224; tandis qu'elle depuis des ann&#233;es se joue en m&#232;tres et condamn&#233;e &#224; un rythme. Elle l&#232;che &#224; nouveau, dans son chant la douleur. Elle dit qu'elle aurait pu le laver, qu'il aurait fallu qu'elle le lave, qu'il l'aurait souhait&#233;. Elle n'admet pas il est pr&#232;s, l&#224;, il aurait pu, quelqu'un aurait pu au moins &#231;a, lui donner &#224; l&#233;cher. Elle l'aurait port&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut-&#234;tre un silence, peut-&#234;tre est-ce le silence, un moment de silence juste avant, quand la p&#233;rip&#233;tie s'engage et en s'engageant se compla&#238;t dans le suspens, se vautre dans le savoir qu'elle a de sa naissance, de l'in&#233;luctable exauc&#233; enfin de ce qu'elle est, qu'elle arrive et que les pupilles se dilatent, les c&#339;urs s'acc&#233;l&#232;rent, les tempes, la sueur, plus rien pour nier, pour douter, relativiser, m&#234;me l'inqui&#233;tude est pass&#233;e. C'est un silence qui n'est pas un arr&#234;t, c'est le moment o&#249; le bras tire et tend la corde de l'arc, o&#249; l'athl&#232;te plie encore plus les genoux, o&#249; le couple inspire.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_16161 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;53&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/10_messalina.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH391/10_messalina-fa1b5.jpg?1772193939' width='500' height='391' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Messaline morte et sa m&#232;re
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Abigail Abildgaard, 1777
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ils sont sortis se sont group&#233;s, ont avanc&#233; un &#224; un ou &#224; plusieurs. Silhouettes sombres &#224; l'horizon, t&#226;ches sortant des fa&#231;ades blanches, sales, se mat&#233;rialisant lentement. Ils s'&#233;taient salu&#233;s avant, se salueraient. Ils ont pens&#233; &#224; quelque chose de normal, que ces os, normal, ce c&#339;ur normal, cette quantit&#233; de sang tr&#232;s normale et qu'un visage pareil, normal. Les enfants et les bras, tirant sur les bras, s'appuyant sur les bras, regardant ce que je ne vois pas. Ils ont jou&#233; pour lui ce qu'il aimait chez eux. L'ont &#233;t&#233; sans le vouloir mais tr&#232;s exactement comme il le savait. Assembl&#233;e. Ils ont cru, normal, que cela &#233;tait. Qu'une main frappe, qu'elle tient un objet pour frapper, qu'elle ne se contente pas d'efficacit&#233;. Les femmes se regardaient, portaient la prog&#233;niture sans lui cacher jamais les yeux. Tous voient le sol, la banalit&#233; d'un corps, d'organes, ce qu'est la vie qui s'en va. La m&#232;re ne sait pas et l'homme n'est plus un enfant. Ils ont parl&#233;, elles ont parl&#233;, la poussi&#232;re et la mer continuant leur ballet. Il y avait eu la veille la beaut&#233; le d&#233;sir. Il y avait eu un &#339;il dans lequel voir, o&#249; entendre la paix possible du corps. Les voix disent autre chose, elle disent la banalit&#233; de ce qui est des pronostics des vilains mecs. Elles n'en sont pas au cin&#233;ma, m&#234;me pas encore au d&#233;sir. Elles pensent que c'est l'argent, que c'est le deal, que c'est l'un contre l'autre et qui s'ennuie tellement. Elles pensent que le temps doit &#234;tre ponctu&#233;, qu'il faut des actions qu'elles sont n&#233;cessaires, naturelles, qu'elles ont fonction meurtri&#232;re &#224; l'&#233;gard du temps, qu'elles doivent remplir, qu'elles se manifestent pour le remplir, pour les remplir de mati&#232;re, de consistance, qu'il s'agit de maintenir la lave en fusion. Elles pensent que la main, les mains, le corps, la vie ont tous ensemble produit un n&#339;ud qui est l&#224; sous leurs yeux pour les aider, les nourrir, leur faire sentir ou voir. Elles sont tr&#232;s loin de l'&#233;v&#233;nement. Tout le monde est sorti et d&#232;s six heures parce que c'&#233;tait la vie, le matin, parce que les jambes, qu'on voit petites et nues, couraient dans les escaliers, parce qu'il y avait eu quelqu'un et qu'une autre main avait frapp&#233;, une autre encore arm&#233;e de m&#233;tal ou de bois, qu'il y avait eu un acharnement normal comme il y en a quand c'est le n&#233;ant qui vous nargue et qu'il s'agit de signaler que rien n'est pas rien, que la mis&#232;re n'est pas, que le m&#233;pris n'est pas, que la nature de combustible ne va pas &#224; l'humain et que les forces ext&#233;rieures n'ont aucune prise sur la dignit&#233; d'hommes et de femmes qui sont hommes et sont femmes et savent tr&#232;s bien ce que d'autres hommes et femmes. Maintenant amas et peut-&#234;tre des invectives aux policiers. Peut-&#234;tre des regards. Peut-&#234;tre un doute &#224; l'arriv&#233;e des grad&#233;s. Mais sans surprise puisque tout le monde savait qu'il venait l&#224; pour crever, que c'est &#224; crever de venir, de tenir ensemble le pass&#233; et les murs qui s'effritent d&#233;j&#224;, les rues, les odeurs, la friture, le cri. Aussi &#224; un instant chaque &#233;chine s'est fig&#233;e, chaque main s'est serr&#233;e terriblement sur le bras sur la chair de l'enfant, les yeux se sont crois&#233;s, certains ont compt&#233;. De quelle m&#232;re, de quelle fille, &#224; quel c&#339;ur ces os crient-ils ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un milliard de fois. Il a dit un milliard de fois. &#199;a a &#233;t&#233; trait&#233; un milliard de fois et il y a des techniques. J'ai dit pas moi. J'ai dit moi je n'ai pas encore regard&#233;. Je n'ai pas vu. J'ai entendu Ostie, il y a longtemps que j'entends Ostie, mais je n'en avais rien fait. J'ai vu un cin&#233;aste se filmer allant &#224; Ostie et n'y trouver rien. Je n'ai pas &#233;t&#233; &#233;mue, je n'ai rien vu. Il y avait du soleil, des routes qui semblaient n'&#234;tre qu'en cercle, &#238;le ou bulle, des grillages qui coupaient, une vespa, le cin&#233;aste, son casque. Le subterfuge d&#233;sarroi. Je me suis un peu ennuy&#233;e &#224; le voir tourner comme &#231;a, pour finir syst&#233;matiquement &#224; Rome. Il avait gagn&#233;. Il avait gagn&#233; parce qu'il a ajout&#233; ainsi sa vespa et son humour &#224; mon souvenir d'Ostie m&#234;me si Ostie fut pour moi les ruines d'un endroit que j'ai compris bien plus tard, et m&#234;me en port, comme &#233;tant l&#224;, vieux. Ostie que je n'ai compris qu'en rentrant et dont je ne savais pas, ne pouvais pas savoir qu'elle avait &#233;t&#233;, cette ville, autre chose que des ruines et th&#233;&#226;tre d'un bouleversement. Nous &#233;tions jeunes alors, et ignares, splendides comme la nu&#233;e des habitants du quartier sortis pour voir le cadavre d'homme sur le sol d&#233;figur&#233;, les os, le c&#339;ur et les testicules explos&#233;s sans savoir de qui il s'agissait, sans pouvoir s'&#233;mouvoir pour le qui tant le comment. C'est en y pensant, &#224; ce rapport entre qui et comment. Alors peut &#234;tre d&#233;j&#224; mille fois, et s&#251;rement d'ailleurs, et il le faut. Ces espaces qui retiennent nos regards, qu'on se r&#233;p&#232;te, qu'on se susurre, qu'on se passe de main en oreille et qui ne disent plus rien, nous marchands sales de temples maudits. Quand Pier Paolo Pasolini est mort, et puis.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_16157 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;40&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH667/palestra-ec9fa.jpg?1772193939' width='500' height='667' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Palestra d'Herculanum, quatri&#232;me style
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Tua Sorella (Your Sister)</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Tua-Sorella-Your-Sister</link>
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		<dc:date>2020-12-27T22:03:48Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Veronica Barbato</dc:creator>


		<dc:subject>Italie</dc:subject>
		<dc:subject>installation</dc:subject>
		<dc:subject>Photo plasticienne</dc:subject>
		<dc:subject>m&#233;moire</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;In the early 1980s, the movements were always reflected in the trio : reflux, armed struggle and heroin.&lt;br class='autobr' /&gt;
The three elements that characterized that tragic period.&lt;br class='autobr' /&gt;
Telling an increasingly widespread topic, social unrest, rebellion, drugs and freedom. This story is my sister's.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Cerveau" rel="directory"&gt;Cerveau&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Italie" rel="tag"&gt;Italie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/installation" rel="tag"&gt;installation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Photo-plasticienne" rel="tag"&gt;Photo plasticienne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/memoire" rel="tag"&gt;m&#233;moire&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH100/arton1799-a1330.jpg?1772200076' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;In the early 1980s, the movements were always reflected in the trio : reflux, armed struggle and heroin.&lt;br class='autobr' /&gt;
The three elements that characterized that tragic period.&lt;br class='autobr' /&gt;
Telling an increasingly widespread topic, social unrest, rebellion, drugs and freedom. This story is my sister's.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;At 23 she committed suicide and I'm giving her back the life she didn't live, she taught me to love. Orienting myself towards the contemporary, using the language and dimension of street art, keeping faith with the promises of love between sisters and making her travel the world, as she was unable to do. An exhibition and a communication strategy inspired by street art to make it an icon. An exhibition that develops with the natural involvement of people and artists from all over the world.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div style=&#034;padding:56.25% 0 0 0;position:relative;&#034;&gt;&lt;iframe src=&#034;https://player.vimeo.com/video/491216129?title=0&amp;byline=0&amp;portrait=0&#034; style=&#034;position:absolute;top:0;left:0;width:100%;height:100%;&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;autoplay; fullscreen&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;&lt;script src=&#034;https://player.vimeo.com/api/player.js&#034;&gt;&lt;/script&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://vimeo.com/491216129&#034;&gt;Veronica Barbato - TUA SORELLA&lt;/a&gt; from &lt;a href=&#034;https://vimeo.com/user25678686&#034;&gt;TK-21&lt;/a&gt; on &lt;a href=&#034;https://vimeo.com&#034;&gt;Vimeo&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/i&gt;
&lt;p&gt;I launched a communication campaign by means of posters. Witness the fundamental role of art in defining perception.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A photographic exhibition in continuous movement &#034;on the road&#034; In the photos I insert bright colors to represent hallucinations, phrases taken from his secret diaries, glitter describe the false illusion of drugs, mixing the past and the present.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;This project was born from a letter received five years after her death, it was undoubtedly her. The same words, the same way of expressing through another person, who acted as an intermediary, this letter saved me from a continuous gravitational collapse. The project is the result of a social redemption, bringing back my sister, the protagonist of a life never lived. In the photographic archive there are images of Mary in various disguises, like a real star.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I was inspired by the idea of fragility and the relationship between death and life. Time freezes when a loss becomes infinite.&lt;br class='autobr' /&gt;
With her, my childhood never lost its magic, with her, it never lost its drama.&lt;br class='autobr' /&gt;
Love does not end, death does not separate us.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_15921 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/barbato_veronica_tuasorella_03.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH750/barbato_veronica_tuasorella_03-ef2fb.jpg?1772189789' width='500' height='750' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_15922 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/barbato_veronica_tuasorella_04.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH750/barbato_veronica_tuasorella_04-830e4.jpg?1772189789' width='500' height='750' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_15923 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/barbato_veronica_tuasorella_05.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/barbato_veronica_tuasorella_05-57c2b.jpg?1772189789' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_15924 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/barbato_veronica_tuasorella_06.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH716/barbato_veronica_tuasorella_06-054b8.jpg?1608053898' width='500' height='716' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_15925 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/barbato_veronica_tuasorella_07.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH750/barbato_veronica_tuasorella_07-7fe88.jpg?1772189789' width='500' height='750' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_15926 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/barbato_veronica_tuasorella_08.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH750/barbato_veronica_tuasorella_08-22f09.jpg?1772189789' width='500' height='750' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_15927 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/barbato_veronica_tuasorella_09.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH750/barbato_veronica_tuasorella_09-ad935.jpg?1772189789' width='500' height='750' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_15929 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH500/barbato_veronica_tuasorella_11-4b56c.jpg?1608054099' width='500' height='500' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_15930 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/barbato_veronica_tuasorella_12.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH750/barbato_veronica_tuasorella_12-52803.jpg?1772189789' width='500' height='750' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_15931 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/barbato_veronica_tuasorella_13.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH750/barbato_veronica_tuasorella_13-8cd73.jpg?1772189789' width='500' height='750' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_15932 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/barbato_veronica_tuasorella_14.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/barbato_veronica_tuasorella_14-de9a3.jpg?1772189789' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_15933 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/barbato_veronica_tuasorella_15.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/barbato_veronica_tuasorella_15-dc9d1.jpg?1772189789' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_15934 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH650/barbato_veronica_tuasorella_16-3163b.jpg?1608053899' width='500' height='650' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_15935 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH500/barbato_veronica_tuasorella_17-eb4ce.jpg?1608053899' width='500' height='500' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_15936 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/barbato_veronica_tuasorella_18.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH714/barbato_veronica_tuasorella_18-696c9.jpg?1772189789' width='500' height='714' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_15937 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/barbato_veronica_tuasorella_19.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH714/barbato_veronica_tuasorella_19-f65f6.jpg?1772189790' width='500' height='714' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_15938 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/barbato_veronica_tuasorella_20.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH714/barbato_veronica_tuasorella_20-cde8e.jpg?1772189790' width='500' height='714' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://www.instagram.com/photographer_veronicabarbato/" class="spip_out"&gt;https://www.instagram.com/photograp...&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;T&#233;l&#233;chargez le dossier du projet en pdf (2mo)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_15939 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;21&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/pdf/genesis_tua_sorella.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 1.9 Mio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/barbato_veronica_tuasorella_01-2.jpg?1608053663' width='560' height='800' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Genesis Tua Sorella
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Alessandra Cal&#242;</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Alessandra-Calo-1616</link>
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		<dc:date>2020-02-02T22:46:24Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alessandra Cal&#242; et Corridor El&#233;phant</dc:creator>


		<dc:subject>Photo plasticienne</dc:subject>
		<dc:subject>Italie</dc:subject>
		<dc:subject>Corridor &#233;l&#233;phant</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Alessandra Cal&#242; has been experimenting from the beginning of her career the use of new languages that allow her to deepen her grasp of themes related to memory, identity, and to the language of the photography itself. She is passionate about old print photographic processes (silver salts, calotype, cyanotype).&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Images" rel="directory"&gt;Images&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Photo-plasticienne" rel="tag"&gt;Photo plasticienne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Italie" rel="tag"&gt;Italie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Corridor-elephant" rel="tag"&gt;Corridor &#233;l&#233;phant&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH107/arton1616-99e61.jpg?1772218496' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='107' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Alessandra Cal&#242; has been experimenting from the beginning of her career the use of new languages that allow her to deepen her grasp of themes related to memory, identity, and to the language of the photography itself. She is passionate about old print photographic processes (silver salts, calotype, cyanotype).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Kochan&lt;/strong&gt; is a name. He is the protagonist of an old Japanese novel, like a travel diary that accompanies who read to discover the identity and body of the protagonist. Kochan is also the name of my photographic project, I started it in 2016, when I discovered that the New York Public Library had put online a large part of its archival documents. The recovery and reinterprete of ancien materials are the starting points of my research and artistic production. My work on the archival materials allows me to create new universes and to tell each time new stories, as well as being a real &#8220;journey&#8221; into the photographic image. I spent whole days between maps, manuscripts and letters. But it is from the maps that I have been attracted and, accompanied by their signs and their traces, I decided to combine them with a series of self-portraits. In this project, like Kochan, I tried to imagine the journey that each of us make, to affirm yourself, considering the body as if it were a territory to be explored. It was not a simple path, because the relationship with your body is complex and the journey we take is never taken for granted.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_14149 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH499/kochan_1-9d153.jpg?1772190388' width='500' height='499' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_14150 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH529/kochan_alessandracalo_13-ed89e.jpg?1772190388' width='500' height='529' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_14151 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH663/kochan_alessandracalo_15-b7615.jpg?1772190388' width='500' height='663' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_14153 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH644/kochan_alessandracalo_5-4feeb.jpg?1772190388' width='500' height='644' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_14154 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/kochan_alessandracalo_7.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH667/kochan_alessandracalo_7-6ea3d.jpg?1580683939' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_14156 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH398/kochan_alessandracalo_9-20c3d.jpg?1580683939' width='500' height='398' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_14155 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/kochan_alessandracalo_8.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH708/kochan_alessandracalo_8-b99e4.jpg?1580683940' width='500' height='708' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les Inconnues&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
The work was born as a tribute to Anna Atkins and Constance Fox Talbot, the first women who using the photography to make illustrated books. The study of their work gave me the opportunity to research and using the first printing techniques such as calotype and cyanotype. The project is also my personal reflection about &#8220;latent image&#8221; concept : I wanted to impress on the glass, parts of female portrait, which seems more like the dream materialization then a real photo portrait. The printing process &#8211; the use of handmade photosensitive emulsions, like a recreate the same conditions in which artists worked in the nineteenth century &#8211; allowed me to compare myself with the natural element and random element, pointing out the difficulty and the humanity of the process, where the defect is a first characteristic.&lt;br class='autobr' /&gt;
The presences of Les Inconnues can be considered the result of an investigation and the attempt to go back in time, as if I wanted to get in touch with women of the history of photography.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_14157 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH500/les_inconnues_acalo00-8de3a.jpg?1580683940' width='500' height='500' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_14158 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH500/les_inconnues_acalo02-12db3.jpg?1580683940' width='500' height='500' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_14159 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH500/les_inconnues_acalo03-8e67c.jpg?1580683940' width='500' height='500' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_14160 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH500/les_inconnues_acalo04-641d6.jpg?1580683940' width='500' height='500' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_14161 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH500/les_inconnues_acalo05-e9f88.jpg?1580683940' width='500' height='500' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_14162 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH500/les_inconnues_acalo06-75065.jpg?1580683940' width='500' height='500' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_14163 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH500/les_inconnues_acalo07-77c68.jpg?1580683940' width='500' height='500' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_14164 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH500/les_inconnues_acalo08-e75ba.jpg?1580683940' width='500' height='500' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Secret Garden&lt;/strong&gt; involves the viewer into an intimate journey through the reinterpretation of archival materials coming from the last century and collected by Alessandra Cal&#242;. During the years the artist has been collected glass negatives representing unknown women portraits. As first step of the project Alessandra Cal&#242; entrusts each negative to a female writer asking to give voice to the stranger depicted in the glass negative. While the writer composes her short story, the artist builds a small dry garden to be inserted into a black box. The box becomes a device the viewer uses to approach each portrait, becoming a sort of custodian of old and new memories. So, each Secret Garden woman recovers a name and a freely inspired adventure composed by the imagination of a writer. Also singers and poets have been involved in the project. Each of these pieces represents a discovery : an internal landscape that hides at first sight but can be discovered by those who are able to look beyond transparency ; a personal diary the viewer can discover, almost peeping into the intimacy of these women.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_14165 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH666/secret_garden_acalo00-d25fe.jpg?1580683940' width='500' height='666' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_14166 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/secret_garden_acalo01.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH675/secret_garden_acalo01-c322a.jpg?1580683940' width='500' height='675' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_14167 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/secret_garden_acalo02.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH667/secret_garden_acalo02-a3d51.jpg?1580683941' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_14168 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/secret_garden_acalo04.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L499xH800/secret_garden_acalo04-06756.jpg?1580683941' width='499' height='800' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_14169 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/secret_garden_acalo05.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH672/secret_garden_acalo05-3d716.jpg?1772190389' width='500' height='672' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_14170 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/secret_garden_acalo07.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH671/secret_garden_acalo07-4cba8.jpg?1772190389' width='500' height='671' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_14171 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/secret_garden_acalo09.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH687/secret_garden_acalo09-04474.jpg?1772190389' width='500' height='687' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_14172 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH641/secretgarden_constance-e2016.jpg?1580683941' width='500' height='641' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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