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	<title>TK-21 </title>
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	<description>TK-21 suit les nouvelles formes que prend le conflit entre mots et images. TK-21 d&#233;crypte la r&#233;alit&#233;, les ombres, les croyances. Images, appareils, soci&#233;t&#233;, cerveau, ville sont ses cinq vecteurs d'analyse.</description>
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		<title>Des v&#234;tements intelligents</title>
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		<dc:creator>Daniela Goeller</dc:creator>


		<dc:subject>costume/v&#234;tement</dc:subject>
		<dc:subject>Allemagne</dc:subject>
		<dc:subject>Afrique du sud</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;La mode sud-africaine est empreinte des luttes qui ont secou&#233; le pays : retour sur l'histoire de l'apartheid et regard vers un avenir ouvert au monde. En termes de v&#234;tements, cela se traduit en un croisement innovant de styles historiques et actuels.&lt;/p&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH100/arton1931-2cb3e.jpg?1772203094' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La mode sud-africaine est empreinte des luttes qui ont secou&#233; le pays : retour sur l'histoire de l'apartheid et regard vers un avenir ouvert au monde. En termes de v&#234;tements, cela se traduit en un croisement innovant de styles historiques et actuels.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans le milieu international de la mode, l'Afrique du Sud est depuis longtemps consid&#233;r&#233;e comme un pr&#233;curseur. Le pays poss&#232;de un milieu de mode dynamique et prometteur et a d&#233;j&#224; produit de nombreux cr&#233;ateurs de renom. L'Afrique du Sud est particuli&#232;rement reconnue pour son exceptionnelle mode de la rue. Le 8 septembre 2019, Thebe Magugu est devenu le premier cr&#233;ateur de mode du continent africain &#224; remporter le prix LVMH &#224; Paris. Il s'agit certainement du prix international le plus prestigieux pour les jeunes designers. Le jeune cr&#233;ateur sud-africain avait d&#233;j&#224; re&#231;u un prix lors de l'International Fashion Showcase 2019 &#224; Londres au printemps de cette m&#234;me ann&#233;e. Les collections de Magugu doivent beaucoup aux cultures alternatives sud-africaines. Sa haute couture co&#239;ncide avec la mode de la rue et un examen g&#233;n&#233;ralis&#233; de l'histoire de son pays vue d'en bas.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_17119 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;18&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
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&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/ifs2019_south_africa_04_c_agnese_sanvito_lr.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH334/ifs2019_south_africa_04_c_agnese_sanvito_lr-177c2.jpg?1627583857' width='500' height='334' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&#169; Agnese Sanvito
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&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Magugu a pr&#233;sent&#233; sa collection d'&#233;t&#233; 2020 &#224; Paris, intitul&#233;e Prosopographie. Sa mode s&#233;duit par ses coupes &#233;l&#233;gantes et ses d&#233;tails surprenants, ses mati&#232;res nobles et ses couleurs intenses, ainsi que par l'utilisation efficace d'images et de motifs. Les mod&#232;les de la collection Prosopography s'inspirent de la mode f&#233;minine des ann&#233;es 50 et 60, que le cr&#233;ateur traduit &#224; notre &#233;poque. Les robes fluides et moulantes, les jupes pliss&#233;es et les blouses taill&#233;es expriment une f&#233;minit&#233; &#233;l&#233;gante et confiante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les v&#234;tements de cette collection portent une micro-puce qui donne acc&#232;s &#224; des informations de fond via la plateforme de la soci&#233;t&#233; de marketing et de technologie Verisium. Il s'agit du contexte historique, des techniques de production ou des sources d'inspiration de chaque v&#234;tement. Le motif floral-abstrait de la &#8220;Zebra Mud Blouse&#8221;, par exemple, a &#233;t&#233; appliqu&#233; sur le tissu avec de l'argile m&#233;lang&#233;e par un gu&#233;risseur sud-africain, ce qui explique la couleur chaude et intense brun-rouge. Le designer utilise les derniers d&#233;veloppements technologiques et cr&#233;e de nouveaux moyens de communication et de fid&#233;lisation pour ses clients. Sa mode se caract&#233;rise non seulement par son esth&#233;tique et sa cr&#233;ativit&#233;, mais aussi par l'innovation et une conscience historique et sociale aiguis&#233;e. Il touche ainsi au c&#339;ur d'une &#233;poque o&#249; des th&#232;mes tels que la d&#233;colonisation, la consommation et la durabilit&#233;, le changement climatique, la diversit&#233; et la parit&#233; entre les sexes sont &#233;galement &#224; la mode.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une d&#233;finition particuli&#232;re de l'identit&#233; et de l'authenticit&#233; est au centre de l'&#339;uvre de Magugu, o&#249; l'authentique, selon lui, &#034;est quelque chose de tr&#232;s personnel. On ne devient pas plus authentique en s'isolant et en se d&#233;connectant du d&#233;veloppement mondial. L'authenticit&#233; s'exprime plut&#244;t dans la mani&#232;re dont on s'y met en relation.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_17118 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;18&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
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&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/ifs2019_south_africa_02_c_agnese_sanvito.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH750/ifs2019_south_africa_02_c_agnese_sanvito-e2927.jpg?1772203090' width='500' height='750' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&#169; Agnese Sanvito
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&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'histoire du pays racont&#233;e &#224; travers la mode&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233; &#224; Kimberly en 1993, Magugu vit aujourd'hui &#224; Johannesburg, o&#249; il a &#233;galement suivi une formation de styliste de mode &#224; la Lisof Fashion School. Il a lanc&#233; sa premi&#232;re collection de v&#234;tements pour femmes en 2017. Les cr&#233;ations de son label, qui porte simplement son nom, expriment l'attitude de vie de toute une g&#233;n&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette g&#233;n&#233;ration cherche une nouvelle approche de l'histoire difficile de son pays, qui jette encore aujourd'hui une longue ombre sur la nation arc-en-ciel. Magugu se concentre consciemment sur le contexte historique, l'&#233;lucidation et l'&#233;ducation dans son travail. Il veut raconter des histoires avec sa mode et rompt avec les id&#233;es re&#231;ues. Dans une interview, il souligne l'importance des v&#234;tements : &#034;J'appr&#233;cie particuli&#232;rement les v&#234;tements qui sont intelligents, c'est-&#224;-dire qui transmettent un message au-del&#224; de leur qualit&#233; mat&#233;rielle et dont on peut m&#234;me apprendre quelque chose.&#034; Il choisit des titres programmatiques pour ses collections. Pour son installation &#8220;African Studies&#8221; prim&#233;e dans le cadre de l'exposition Brave New Worlds &#224; la Somerset House de Londres, il a plac&#233; les poup&#233;es vestimentaires sur une longue bande de papier imprim&#233;e du texte de la constitution sud-africaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Magugu publie &#233;galement son propre magazine sous la forme d'un annuaire, appel&#233; Faculty Press, ce qui n'est pas un hasard. Il souhaite y documenter, avec d'autres artistes, la culture contemporaine de la sc&#232;ne cr&#233;ative en Afrique du Sud. Le th&#232;me du premier num&#233;ro &#233;tait &#233;galement &#8220;African Studies&#8221; et la couverture pr&#233;sentait un membre du duo d'artistes den performance queers FAKA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les v&#234;tements et la mode ont une grande importance en Afrique du Sud, qui va bien au-del&#224; de la perception ext&#233;rieure des v&#234;tements traditionnels zoulous en peaux d'animaux, du perlage (tissage et broderie de perles) mondialement connu, ou des tissus shweshwe &#224; motifs g&#233;om&#233;triques qui sont maintenant produits dans de nombreuses couleurs et tr&#232;s r&#233;pandues. Ces influences jouent &#233;galement un r&#244;le important dans la mode contemporaine. Le jeune designer Laduma Ngxokolo s'est fait conna&#238;tre &#224; l'international avec sa marque de tricots Maxhosa, fond&#233;e en 2012. Il reprend les symboles, les motifs et les couleurs du perlage traditionnel des Xhosa et les transf&#232;re dans une autre r&#233;alit&#233; mat&#233;rielle. Dans la rencontre des traditions indig&#232;nes avec les influences internationales (comme dans le perlage et le schweshwe) et la mode mondiale de l'influence europ&#233;enne, l'identit&#233; culturelle continue d'&#234;tre red&#233;finie et n&#233;goci&#233;e &#224; travers les v&#234;tements. Les v&#234;tements sont utilis&#233;s pour s'exprimer et peuvent souvent &#234;tre interpr&#233;t&#233;s comme une d&#233;claration politique. Stuart Hall a soulign&#233; un jour &#034;comment le style, que les critiques culturels grand public consid&#232;rent souvent comme une simple coquille, la couverture et l'enrobage de la pilule, est lui-m&#234;me devenu le sujet de l'histoire au sein du r&#233;pertoire noir&#034;. C'est &#224; travers le style, qui est &#224; la fois normatif et individuel, que se jouent les r&#233;f&#233;rences dont Magugu parle comme de l'authenticit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_17120 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;18&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
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&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/ifs2019_south_africa_06_c_agnese_sanvito.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH750/ifs2019_south_africa_06_c_agnese_sanvito-604ea.jpg?1772203090' width='500' height='750' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&#169; Agnese Sanvito
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&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pantsula : la danse comme prise de pouvoir... &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Magugu a choisi une chanson sud-africaine comme bande sonore de son installation &#224; Londres. Il s'agit d'un remix de la l&#233;gendaire chanteuse de kwaito Lebo Mathosa, d&#233;c&#233;d&#233;e dans un accident de voiture en 2006. La chanteuse a &#233;t&#233; une figure centrale de la sc&#232;ne musicale des ann&#233;es 1990, qui ont marqu&#233; la fin de l'apartheid. Lebo Mathosa repr&#233;sente la g&#233;n&#233;ration qui a contribu&#233; &#224; ce changement et elle repr&#233;sente &#233;galement ce qui est probablement la sous-culture la plus influente en Afrique du Sud : le pantsula.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les jeunes d'aujourd'hui connaissent le pantsula comme une forme de danse urbaine originale qui attire l'attention internationale. Beaucoup veulent faire carri&#232;re en tant que danseurs. Le pantsula est apparu dans les townships dans les ann&#233;es 1980. Mais le m&#233;lange de danse, de mode, de langue et de prise de position a des racines qui remontent &#224; la Renaissance de So-phiatown dans les ann&#233;es 1940.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le quartier r&#233;sidentiel de Sophiatown, dans l'ouest de Johannesburg, habit&#233; par des personnes de toutes les couleurs de peau et de toutes les ethnies, s'est transform&#233; en un centre culturel dans les ann&#233;es 1940 et 1950, comparable &#224; Harlem &#224; New York dans les ann&#233;es 1920. De nombreuses personnalit&#233;s c&#233;l&#232;bres ont &#233;merg&#233; de cette sc&#232;ne culturelle, comme la chanteuse Miriam Makeba. Nombre d'entre eux, dont le futur pr&#233;sident de l'Afrique du Sud, Nelson Mandela, se sont oppos&#233;s au r&#233;gime d'apartheid, notamment lorsque le gouvernement a voulu d&#233;truire le quartier, ce qui s'est produit en 1955 malgr&#233; des protestations persistantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le style de vie de l'&#233;poque &#233;tait influenc&#233; par les films am&#233;ricains et la musique de jazz. Les images sur l'&#233;cran et les pochettes de disques ont &#233;galement eu une influence durable sur les v&#234;tements. Chapeau, costume, chemise, cravate, chaussures en cuir uni ou bicolores, parfois associ&#233;es &#224; un trench-coat, &#233;taient en vogue. Les femmes cultivent un style nettement f&#233;minin. Leurs robes ou chemisiers et jupes assorties, ainsi que leurs chaussures &#224; demi-talons, provenaient souvent des m&#234;mes labels internationaux que ceux des hommes. Il y avait aussi le style d&#233;contract&#233; avec des pantalons pliss&#233;s, des chemises en flanelle &#224; carreaux, des pulls en tricot &#224; motifs g&#233;om&#233;triques et des blousons. Ce style montre les influences de la mode sportive britannique, irlandaise et &#233;cossaise, mais aussi am&#233;ricaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les anciennes photos de portraits dans les albums de famille t&#233;moignent encore du style de l'&#233;poque, dont une partie a &#233;t&#233; conserv&#233;e dans les armoires des parents et des grands-parents de la g&#233;n&#233;ration post-apartheid. &#192; la fin des ann&#233;es 2000, presque dix ans apr&#232;s la fin de l'apartheid, de nombreux jeunes ont voulu faire revivre cette p&#233;riode et la ramener dans la m&#233;moire collective, notamment des collectifs de mode comme Khumbula, I-see-a-different-you et les Sartists. Ils ont mis en sc&#232;ne et v&#233;cu le style historique comme un roman-photo et se sont empar&#233;s d'un pass&#233; refoul&#233; - et donc parfois transfigur&#233;. Mais ils ont actualis&#233; leurs mod&#232;les et ont consciemment &#233;tabli un contrepoint &#224; la soci&#233;t&#233; de consommation des ann&#233;es 2000. Dans sa collection Prosopography, Thebe Magugu s'inspire &#233;galement du style de cette &#233;poque, en s'inspirant des femmes du mouvement Black Sash, qui avaient milit&#233; pour l'&#233;galit&#233; des droits de la population noire &#224; partir des ann&#233;es 1950 et portaient une ceinture noire lors de leurs manifestations, ce qui a donn&#233; son nom au mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La culture pantsula puise &#233;galement dans cette &#233;poque et combine habilement l'image am&#233;ricaine du gangster avec le gentleman myst&#233;rieux et irr&#233;prochable et coureur de jupons (Humphrey Bogart), l'intellectuel et l'artiste (Harlem Renaissance, Jazz), le com&#233;dien (Frank Sinatra, Fred Astaire) et l'activiste politique (mouvement Black Power, Malcolm X). D&#232;s les ann&#233;es 1980, les jeunes des townships ont modernis&#233; des styles historiques et traditionnelles de musique et de danse, notamment le marabi. Ils ont cr&#233;&#233; le style de danse Pantsula d'aujourd'hui.&lt;/p&gt;
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&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/ifs2019_south_africa_06_c_agnese_sanvito.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH750/ifs2019_south_africa_06_c_agnese_sanvito-604ea.jpg?1772203090' width='500' height='750' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&#169; Agnese Sanvito
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;... et signe d'ind&#233;pendance&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le terme Pantsula est souvent traduit par &#034;dandinement de canard&#034;. Cela pourrait faire r&#233;f&#233;rence &#224; la fois &#224; une posture caract&#233;ristique des danses traditionnelles sud-africaines et aux jeunes gens affect&#233;s qui d&#233;filaient dans les rues des townships pour montrer leurs v&#234;tements de marque co&#251;teux, en prenant soin de ne pas se couvrir de poussi&#232;re. Une autre explication du terme suppose qu'il s'agit d'un emprunt &#224; une forme de danse ant&#233;rieure dans laquelle le pantalon (anglais : pants) &#233;tait en fait baiss&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreux Pantsulas ont &#233;galement &#233;t&#233; politiquement actifs dans les ann&#233;es 1980 et 1990 dans la r&#233;sistance au r&#233;gime d'apartheid. Les groupes de danse pantsula se sont affront&#233;s lors de comp&#233;titions. L'individualit&#233; joue un r&#244;le important, mais lorsqu'ils se produisent en groupe, ils dansent dans des &#034;uniformes&#034; identiques. Les uniformes scolaires et les v&#234;tements de travail ont remplac&#233; la mode haut de gamme de la g&#233;n&#233;ration Sophiatown des ann&#233;es 40 et 50. Ces v&#234;tements &#233;taient pour la plupart issus de l'usage quotidien, moins chers et faciles &#224; obtenir en grand nombre, mais ils &#233;taient &#233;galement modifi&#233;s individuellement. Le groupe de danse &#034;Vibrations&#034; a cr&#233;&#233; le look traditionnel de l'&#233;chiquier dans les ann&#233;es 1980 en s&#233;parant des chemises et des pantalons de deux couleurs diff&#233;rentes et en les recousant en alternance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des marques comme la marque am&#233;ricaine de v&#234;tements de travail Dickies ont gagn&#233; en popularit&#233;. Aujourd'hui encore, de nombreux danseurs portent des Dickies, ainsi que des combinaisons de travail et des salopettes bleues et oranges, dont certaines proviennent &#233;galement de marques locales, comme Alaska par City Outfitters. Le nom Alaska a &#233;galement &#233;t&#233; utilis&#233; par un groupe l&#233;gendaire de kwaito. Le costume dit de cuisine (Kitchen-Suit ou Mathanda-Kitchen) est &#233;galement une tenue de travail datant de l'&#233;poque de l'apartheid. Il a des manches courtes, un pantalon court et une ceinture attach&#233;e dans le dos. Les manches, les jambes du pantalon et la ceinture sont d&#233;cor&#233;es de rubans rouges. Le costume &#233;tait port&#233; par les hommes et les femmes qui travaillaient dans les cuisines et les m&#233;nages. Aujourd'hui, c'est un article de mode produit par City Outfitters dans toutes les couleurs et tous les motifs possibles et port&#233; par de nombreux danseurs de Pantsula comme costume.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le chapeau caract&#233;ristique des Pantsulas reste le spoti, une casquette en coton &#224; bord &#233;troit, &#233;galement appel&#233;e chapeau de p&#234;cheur, qui est enfil&#233;e, retourn&#233;e ou pli&#233;e de diff&#233;rentes mani&#232;res selon l'humeur du porteur. Les chaussures en cuir de haute qualit&#233; ont &#233;t&#233; remplac&#233;es par les baskets Converse &#034;Chucks&#034; All Stars, moins ch&#232;res, plus l&#233;g&#232;res et plus souples. Le spoti et la Converse All Stars sont devenues depuis les symboles de la culture pantsula. Kopano Ratele, aujourd'hui professeur &#224; l'universit&#233; de Pretoria, raconte dans un texte publi&#233; en 2012 qu'il devait absolument avoir une paire de Converse All Stars lorsqu'il &#233;tait adolescent et admet que son image de la masculinit&#233; &#224; l'&#233;poque d&#233;pendait beaucoup du port de ces chaussures. Il y a aussi une photo de Thebe Magugu tenant une chaussure Converse blanche que l'on peut trouver sur Internet.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_17121 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;18&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/ifs2019_south_africa_07_c_agnese_sanvito.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH750/ifs2019_south_africa_07_c_agnese_sanvito-51a06.jpg?1772203090' width='500' height='750' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&#169; Agnese Sanvito
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une repr&#233;sentation de l'avenir&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreux v&#234;tements port&#233;s par les Pantsulas se retrouvent &#233;galement dans la mode actuelle, soit dans leur version originale, soit sous forme de coupes similaires. R&#233;cemment, certains labels locaux ont m&#234;me vu le jour, directement commercialis&#233;s par les danseurs de Pantsula eux-m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On est pass&#233; de l'autonomisation par la mode bas&#233;e sur les mod&#232;les am&#233;ricains et europ&#233;ens, que Homi K. Bhabha appelait du mim&#233;tisme, &#224; une mode que l'on peut qualifier d'authentique au sens de Thebe Magugu. Le jeune designer reprend des mod&#232;les historiques et les combine avec des th&#232;mes actuels et les technologies d'avenir. L'African Fashion Research Institute (AFRI), fond&#233; en 2019, suit une approche similaire. L'AFRI veut d&#233;velopper la recherche sur la mode en Afrique et &#224; propos de l'Afrique par le biais d'expositions virtuelles et r&#233;elles, de podcasts, de discussions, d'ateliers, de conf&#233;rences et de performances. En 2019, &#224; la Momo Gallery de Johannesburg, AFRI a pr&#233;sent&#233; une exposition virtuelle documentant le travail de trois cr&#233;ateurs de mode africains lors de l'International Fashion Showcase 2019 &#224; Londres, dont Thebe Magugu. Organis&#233;e par les deux membres fondateurs d'AFRI, Erica de Greef et Lesiba Mabitsela, l'exposition utilise des technologies innovantes, des formats num&#233;riques et la r&#233;alit&#233; virtuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un projet phare qui donne acc&#232;s &#224; des sources indispensables et cr&#233;e une plateforme pour une nouvelle g&#233;n&#233;ration de jeunes cr&#233;ateurs critiques qui veulent r&#233;inventer la mode.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_17122 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;18&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/ifs2019_south_africa_08_c_agnese_sanvito.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH750/ifs2019_south_africa_08_c_agnese_sanvito-c29fe.jpg?1772203091' width='500' height='750' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&#169; Agnese Sanvito
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://bit.ly/2tPnTDA" class="spip_out"&gt;https://bit.ly/2tPnTDA&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Ce texte a &#233;t&#233; publi&#233; dans : Iz3w Magazin, 377 Der Lauf der Mode, M&#228;rz/April 2020, S.31-33 (&lt;a href=&#034;https://www.iz3w.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.iz3w.org&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Clubbing LGBTQI</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Clubbing-LGBTQI</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/Clubbing-LGBTQI</guid>
		<dc:date>2019-03-31T22:40:39Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Hannibal Volkoff</dc:creator>


		<dc:subject>corps</dc:subject>
		<dc:subject>amour</dc:subject>
		<dc:subject>costume/v&#234;tement</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Hannibal Volkoff expose du 1 au 30 Avril &#224; La Clef &#224; Saint germain en Laye. Il y montre un mixte d'images de soir&#233;es et de manifestations. Ainsi verra-t-on encore plus pr&#233;cis&#233;ment &#224; cette occasion le balancement d'&#233;quilibriste gr&#226;ce auquel il parvient &#224; aborder des univers si diff&#233;rents et qui ne sont tenus s&#233;par&#233;s que par le go&#251;t de certains de cloisonner le monde.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Societe-15" rel="directory"&gt;Soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/corps" rel="tag"&gt;corps&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/amour" rel="tag"&gt;amour&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/costume-vetement" rel="tag"&gt;costume/v&#234;tement&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH93/arton1419-9e3c4.jpg?1772255805' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='93' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Hannibal Volkoff expose du 1 au 30 Avril &#224; La Clef &#224; Saint germain en Laye. Il y montre un mixte d'images de soir&#233;es et de manifestations. Ainsi verra-t-on encore plus pr&#233;cis&#233;ment &#224; cette occasion le balancement d'&#233;quilibriste gr&#226;ce auquel il parvient &#224; aborder des univers si diff&#233;rents et qui ne sont tenus s&#233;par&#233;s que par le go&#251;t de certains de cloisonner le monde.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En fait, quand je vois ces photos, je pense &#224; un texte que j'avais d&#233;j&#224; &#233;crit : &#171; Une grande partie de mon travail est focalis&#233; sur une sc&#232;ne de clubbing LGBTQI qui s'est notamment d&#233;ploy&#233;e dans les ann&#233;es 2010 &#224; travers les soir&#233;es &lt;i&gt;Club Sandwich&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Flash Cocotte&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Chez lui&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Bizzare Love Triangle&lt;/i&gt;, etc&#8230; Ces rendez-vous &#233;taient le th&#233;&#226;tre d'une cour qui se distinguait par ses explorations stylistiques, son extravagance et ses exc&#232;s, et dont le but &#233;tait d'&#234;tre toujours plus &#233;tonnant, toujours plus autre. Les photos que j'ai s&#233;lectionn&#233;es se concentrent sur des protagonistes de cette cour, et sur la mani&#232;re dont leur remise en cause des normes de genre devient cr&#233;ation de nouvelles formes. Cet espace est fait de d&#233;tournement et le m&#233;tissage des signes, styles, &#233;poques ; il se d&#233;finit par le brouillage de ce qui est sens&#233;&#769; nous cloisonner : le genre, la sexualit&#233;&#769;, l'ethnie, ou, bien s&#251;r, la classe sociale. L'&#233;rotisme est revendiqu&#233;e, de m&#234;me que le mauvais go&#251;t, dans une approche provocatrice et parodique (rappelons que pour Judith Butler, &#171; le genre est toujours une forme de parodie, une imitation sans original &#187;). Ce que nous fredonnent ces corps est une fugue nocturne et virtuelle, comme une pause &#224; c&#244;t&#233; d'un monde aux dogmes &#233;triqu&#233;s, aux avances d&#233;j&#224; fan&#233;es. Les satyres dansent face &#224; un Olympe cadav&#233;rique, et ils en annoncent la d&#233;cadence en la sur-jouant. Cette s&#233;lection d'images d&#233;crit en effet un univers proche de l'onirisme : puisque l'oppression &#224; l'&#233;gard des minorit&#233;s LGBTQI est encore belle et bien pr&#233;sente, la cr&#233;ation d'une &#233;chapp&#233;e momentan&#233;e &#224; ce r&#233;el sinistre ne peut &#234;tre qu'un conte, que l'on se narre entre nous, avec ses cr&#233;atures mythologiques, ses m&#233;tamorphoses, ses dangers et ses utopies, d&#233;bordant de couleurs et de r&#233;f&#233;rences. La libert&#233; est un conte, pourrait-on dire, un r&#233;cit d'images invraisemblables et polymorphes. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12473 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/1_wolkoff.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/1_wolkoff-244bb.jpg?1772205418' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_12474 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L379xH750/2_wolkoff-0eb5b.jpg?1554072608' width='379' height='750' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_12475 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH710/3_wolkoff-c8e6c.jpg?1772205419' width='500' height='710' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_12476 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/4_wolkoff.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH293/4_wolkoff-f6a7c.jpg?1554072609' width='500' height='293' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_12478 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/6_wolkoff.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/6_wolkoff-ef3c2.jpg?1772205419' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_12477 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/5_wolkoff.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/5_wolkoff-efd4e.jpg?1772205419' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;div class='spip_document_12479 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/7_wolkoff.jpg' width=&#034;367&#034; height=&#034;700&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La dame de c&#339;ur de l'attente</title>
		<link>https://www.tk-21.com/La-dame-de-coeur-de-l-attente</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/La-dame-de-coeur-de-l-attente</guid>
		<dc:date>2017-06-06T13:10:50Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alain Nahum et Jean-Louis Poitevin</dc:creator>


		<dc:subject>ville</dc:subject>
		<dc:subject>photographie</dc:subject>
		<dc:subject>cityscape</dc:subject>
		<dc:subject>costume/v&#234;tement</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Ici rien que des gens qui prennent le RER comme moyen de transport et donc attendent.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Societe-15" rel="directory"&gt;Soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/ville" rel="tag"&gt;ville&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/photographie" rel="tag"&gt;photographie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/cityscape" rel="tag"&gt;cityscape&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/costume-vetement" rel="tag"&gt;costume/v&#234;tement&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH100/arton1073-8e173.jpg?1772255805' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ici rien que des gens qui prennent le RER comme moyen de transport et donc attendent.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Alain Nahum est pass&#233; par la nation, entendons la station de RER, r&#233;guli&#232;rement pendant des mois et son &#339;il attentif n'a pu s'emp&#234;cher de trouver dans cet endroit un motif. C'est bien s&#251;r le fond rouge de ce mur de plastique brillant qui est en fait une sorte d'ensemble de cases abritant des si&#232;ge d'une largeur qui ne semble gu&#232;re r&#233;pondre &#224; la taille du corps humain qui vu de l'autre c&#244;t&#233; des rails lui a paru remarquable.&lt;br class='autobr' /&gt;
Comme tout fond ou toute grille, c'est ce qui vient se poser dessus qui importe, car c'est la variation et la vari&#233;t&#233; des personnages qui conf&#232;rent au motif sa vitalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_9780 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/10-25.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/10-25-faf81.jpg?1772245702' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ici rien que des gens qui prennent le RER comme moyen de transport et donc attendent. Mais parmi eux, il y a ceux qui prennent le RER comme abri voire comme habitat fut-il temporaire. Ce sont ceux l&#224;, hommes pr&#233;caires aux allures d'&#233;pouvantails n'effrayant aucun oiseau, qui donnent le ton de ce qui a lieu dans ce non-lieu : une m&#233;tamorphose. En effet, ici on attend et l'attente est, on le sait, le nom de la foi pour ceux qui errent dans le tourniquet des jours. Que ce soit le train ou la r&#233;v&#233;lation l'objet de l'attente est &#224; la fois le supporte de la foi et sa n&#233;gation. Car quand cela arrive, il faut redevenir ce que l'on avait oubli&#233; &#234;tre : un homme. Entre temps, pendant ce temps nu de l'attente, on est autre chose car port&#233; au loin par l'attente m&#234;me. On devient, ainsi pos&#233; devant ou dans ces cases rouge bordeaux, assis ou couch&#233; debout ou en train de marcher le long du quai, rien d'autre qu'un fant&#244;me.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_9773 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/2-24.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/2-24-79a18.jpg?1772245702' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'attente est le temps de la fin en train de devenir vrai, et sans vouloir forcer sur le jeu de mot, quand le train arrive le corps est emport&#233; ailleurs et le vide &#233;clabousse de sa gloire incertaine l'air ambiant. On compte alors ceux qui sont rest&#233;s encore un peu, missionnaires d'une foi fragile agripp&#233;s &#224; leur place inconfortable, car l'inconfort r&#232;gne dans l'attente, les th&#233;ologiens et leurs ouailles le savent depuis toujours.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_9774 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/3-25.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/3-25-03557.jpg?1772245702' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Il se trouve qu'au-dessus, l&#224; encore cela fut in&#233;vitablement pour quelque temps pas pour toujours, se trouve un tr&#232;s grand panneau publicitaire. Il domine ou plut&#244;t enveloppe ce morceau de quai qui est de tous les quais l'incarnation absolue et d&#233;verse son message sur des corps qui ne le voient pas, ceux qui le voient se trouvant eux, comme le photographe de l'autre c&#244;t&#233; du quai. Cette situation singuli&#232;re rajoute &#224; l'effet. Le message enveloppe ceux qui sont au plus pr&#232;s et ne le voient pas mais parle &#224; ceux qui sont au plus loin sans les envelopper. Entre les deux les rails, faille infranchissable directement.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_9775 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/4-24.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/4-24-92d47.jpg?1772245703' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Sur ce panneau publicitaire, on voit un jeune femme jupe blanche et col blanc rappelant plut&#244;t un mode vieillie, un message s'inscrivant sur le haut bleu, madame jalouse. Mais ce qui importe c'est qu'elle porte un imper rouge qu'elle a les mains dans les poches et qu'elle &#233;carte un peu son v&#234;tement d&#233;j&#224; largement ouvert. Rien d'&#233;rotique pourtant mais plut&#244;t comme un geste d'accueil timide mais r&#233;el et qui constitue &#224; l'&#233;vidence un rappel, pourtant peut-&#234;tre tout &#224; fait involontaire, de cette vierge de mis&#233;ricorde de Pierro della Francesca.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_9776 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/5-22.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/5-22-52af8.jpg?1772245703' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En tout cas, elle est l&#224;. En tout cas elle agit. En tout cas, malgr&#233; tout, malgr&#233; elle, elle rassure r&#233;conforte et offre l'hospitalit&#233; symbolique non de son corps mais de son v&#234;tement comme le faisait la vierge de Borgo San Sepolcro. En effet les orants ne sont plus tourn&#233;s vers elle mais occup&#233;s par leurs pens&#233;es et les gardiens sont arm&#233;s. Mais cela importe peu. Plus d'un demi mill&#233;naire et rien n'a chang&#233; que les lieux et les formes du traitement symbolique de l'attente. Elle est devenue jalouse, certes mais on se demande bien de quoi ou de qui ? &#192; moins que ce ne soit ceci : qu'elle est image et eux vivants et qu'elle voudrait pouvoir go&#251;ter aux joies terribles de l'attente. Pourtant, elle n'a aucune raison de les envier puisqu'elle conf&#232;re &#224; leur attente la force qui les porte et les lie et que fant&#244;me de papier elle ne gagnerait rien &#224; devenir fant&#244;me englu&#233; dans la chair. Mais sans doute ne le sait-elle pas, pas plus qu'eux savent qu'elle les prot&#232;ge autant qu'elle peut le drame qui est de toute attente la sanction : qu'elle finisse !&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_9771 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L436xH650/piero-45cab.jpg?1509813172' width='436' height='650' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>F&#233;tichisme f&#233;minin, un parcours diff&#233;rent</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Fetichisme-feminin-un-parcours</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/Fetichisme-feminin-un-parcours</guid>
		<dc:date>2017-04-30T23:20:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jonathan Abbou</dc:creator>


		<dc:subject>corps</dc:subject>
		<dc:subject>Eros</dc:subject>
		<dc:subject>costume/v&#234;tement</dc:subject>
		<dc:subject>Intime</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;C'est au travers de mes contacts avec mes mod&#232;les, que m'est venue l'id&#233;e de me pencher th&#233;oriquement, sur le sujet du (pseudo)F&#233;tichisme F&#233;minin.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Societe-15" rel="directory"&gt;Soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/corps" rel="tag"&gt;corps&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Eros" rel="tag"&gt;Eros&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/costume-vetement" rel="tag"&gt;costume/v&#234;tement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Intime" rel="tag"&gt;Intime&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L147xH150/arton1048-1f2f8.jpg?1772255805' class='spip_logo spip_logo_right' width='147' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;C'est au travers de la relation avec mes mod&#232;les, que m'est venue l'id&#233;e de me pencher th&#233;oriquement, sur le sujet du (pseudo)F&#233;tichisme F&#233;minin.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Pourquoi, qui suis-je ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;J'ai eu la chance d'avoir engag&#233;, il y a pr&#232;s de 30 ans un double cursus de formation. D'une part celui de photographe et tireur professionnel (Ecole photo ETPA de Toulouse, Tireur pro Archive d&#233;partementale Haute Garonne) et d'autres part un parcours universitaire en psycho-clinique et pathologique (Dipl&#244;m&#233; promotion 2005, psychologue clinicien, universit&#233; Paris 8).&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est donc avec une approche artistique aussi bien pratique que th&#233;orique que j'ai abord&#233; ce sujet du f&#233;tichisme, largement argument&#233;, depuis pr&#232;s d'un si&#232;cle et demi.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mes r&#233;alisations techniques en photographie sont dans la verve traditionnelle, et je n'utilise que ce que je ma&#238;trise parfaitement c'est-&#224;-dire l'argentique dans ses diverses facettes. Je r&#233;alise mes prises de vue et mes tirages dans mon atelier et labo pro. Mon travail de plasticien me vient des sensations toutes particuli&#232;res, que j'&#233;prouve &#224; malmener, fa&#231;onner, etc., l'&#233;mulsion argentique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Quand &#224; mes inspirations th&#233;matiques, je les puise, dans la litt&#233;rature aussi bien classique que psychanalytique, ce qui me porte &#224; vouloir essayer de les mettre en image.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_9401 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH517/17821481_1767792276868643_1102128959_n-3e675.jpg?1772208864' width='500' height='517' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le vif du Sujet&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque l'on se penche profond&#233;ment sur la psychanalyse du f&#233;tichisme, il est commun&#233;ment admis pour la plupart des auteurs, qu'il n'existe pas de f&#233;tichisme f&#233;minin au sens strict. Non que ce ph&#233;nom&#232;ne n'existe pas dans la r&#233;alit&#233;, mais la gen&#232;se des textes psychanalytiques a compl&#232;tement occult&#233; la femme du champ th&#233;orique des perversions. On s'accorde &#224; dire que l'angoisse de castration, lorsqu'elle est traumatique, et sa manifestation sur l'investissement libidinal d'un objet partiel est sp&#233;cifiquement masculine. Il ne s'agira pas ici de faire une revue exhaustive de la litt&#233;rature sur le f&#233;tichisme et nous renverrons le lecteur vers les nombreux ouvrages et textes sur le sujet. Il s'agira simplement, dans ce r&#233;f&#233;rentiel, dans ce mod&#232;le occidental, d'arriver &#224; un questionnement, et de formuler par combinaison conceptuelle une sorte d'interpr&#233;tation du f&#233;tichisme f&#233;minin.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_9402 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L425xH429/17909562_1767792470201957_1550206300_n-b8530.jpg?1509805314' width='425' height='429' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le questionnement est, d'une part qu'il est le parcours psychologique que suit le ph&#233;nom&#232;ne f&#233;tichiste sur le genre f&#233;minin et d'autre part de tenter de savoir s'il n'existe pas un retournement narcissique du ph&#233;nom&#232;ne de castration, sur la personne propre, et par l&#224;-m&#234;me un investissement du corps de la femme, qui s'&#233;rigerait en tant que f&#233;tiche. En d'autres termes et sur le dernier point qui m'int&#233;resse, est-ce que le ph&#233;nom&#232;ne de castration, chez la femme, ne se manifesterait-il pas en une symbolique qui repr&#233;senterait, sur sa personne, le phallus, par le biais de v&#234;tements et autres accessoires. Cette id&#233;e de la personne en tant que &#171; f&#233;tiche-phallique-personnifi&#233;e &#187; m'est venue en r&#233;alisant des photographies avec des mod&#232;les qui, en enfilant des combinaisons (Zentai, Katsuit, masque etc.), disaient changer litt&#233;ralement de peau. Elles &#233;prouvaient un sentiment de puissance, dans cette n&#233;antisation de l'identit&#233;, qui apportait aussi son lot de jouissance dans la libert&#233; de l'anonymat.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_9403 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L470xH462/17910748_1767792423535295_1954325012_n-17bde.jpg?1509805314' width='470' height='462' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Au r&#233;sultat du tirage, je constatais en une deuxi&#232;me lecture, outre ce qui est montr&#233; d'une personne &#233;nigmatique en Katsuit, une sorte de forme globale, une &#233;rection phallique en lieu et place de la personne. La premi&#232;re lecture de la photo peut faire croire &#224; une &#171; objetisation &#187; (r&#233;ification) de la femme comme assujetti au plaisir de l'homme de par sa tenue, mais cette &#171; objetisation &#187; est consentie dans la mesure o&#249; la personne devient elle-m&#234;me un f&#233;tiche avec tous les attributs de puissance dont peuvent &#234;tre investis les objets f&#233;tichis&#233;s. C'est de l&#224; que m'est venue, en observant la femme objet investie de puissance, l'id&#233;e d'un rapprochement avec le ph&#233;nom&#232;ne de la femme voil&#233;e. Ce rapprochement risqu&#233; s'est impos&#233; &#224; mes interrogations. Lorsque j'observe une femme en combinaison latex et lorsque je regarde une femme en burqua, je peux y voir dans les deux cas l'&#233;rection d'un phallus. Dans le cas de la femme voil&#233;e, l&#224; aussi, pour moi, la femme est f&#233;tichis&#233;e en une symbolique phallique de par sa tenue. Ici, il y a deux ph&#233;nom&#232;nes ambivalents, d'une part il y a n&#233;antisation de l'identit&#233; et dans un m&#234;me mouvement il y affirmation sociale de l'identit&#233; culturelle de par la burqua (nous nous pla&#231;ons ici dans un contexte occidental c'est-&#224;-dire c'est la femme qui revendique la Burqua). Si dans le premier cas le but final de cette f&#233;tichisation &#233;tant le plaisir sexuel, avec toute sa sc&#233;narisation factice, dans le deuxi&#232;me cas cette f&#233;tichisation est d'ordre religieux, spirituel, la femme &#233;tant la garante de la religion de part son pouvoir d'engendrement.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_9404 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH492/17918275_1767792660201938_402458369_n-326aa.jpg?1509805315' width='500' height='492' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Mais revenons bri&#232;vement au texte freudien sur le sujet du stade phallique, pour mieux saisir le cheminement qui s'est op&#233;r&#233; pour en arriver &#224; ces similarit&#233;s dans des mondes en apparence totalement oppos&#233;s. Freud, et &#224; sa suite tous ses rejetons admettent une indiff&#233;renciation de perception fantasmatique chez le petit gar&#231;on et chez la petite fille. Il n'y a pas encore &#224; ce stade de reconnaissance pr&#233;cise du genre &#171; &#224; ce stade de l'organisation g&#233;nitale infantile, il y a bien un masculin, mais pas de f&#233;minin ; l'alternative est : organe g&#233;nital m&#226;le ou organe ch&#226;tr&#233; [&#8230;] &#187;. Le phallus rev&#234;t une importance fantasmatique &#233;gale pour les deux genres. Or, comme on peut le constater, il y a d&#233;j&#224; n&#233;gation du g&#233;nital f&#233;minin. La question se pose dans ce cas de savoir s'il n'existerait pas un traumatisme chez la petite fille, li&#233; &#224; la n&#233;antisation du sexe f&#233;minin, une sorte de &#171; complexe du membre fant&#244;me &#187;, complexe que s'il devenait pathologique, s'exprimerait par la suite en une tentative de r&#233;habilitation phallique sur le corps propre (Zentai, katsuit, burqua). Est-ce que dans l'angoisse de castration au f&#233;minin, &#171; le rien &#224; perdre &#187;, ne se jouerait pas en une recherche du phallus, une symbolisation du ph&#233;nom&#232;ne, personnifi&#233;e, &#171; anonymis&#233;e &#187;. Cette n&#233;antisation chercherait une expression et une conjuration par la libert&#233; de l'anonymat tout en affirmant une identit&#233;, puissante dans les deux cas.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_9405 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L472xH463/17918364_1767792703535267_11129385_n-4f006.jpg?1509805315' width='472' height='463' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Cette exposition photographique, n'est pas un manifeste, mais simplement ouvre vers de nouvelles hypoth&#232;ses de travail.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Exposition &#171; Femmes F&#233;tichis&#233;es &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
20 avril 2017 &lt;br class='autobr' /&gt;
Galerie G. Spot&lt;br class='autobr' /&gt;
21 rue des Filles du Calvaire - 75003 Paris&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Les rendez-vous &#187; avec M. le Pr&#233;sident </title>
		<link>https://www.tk-21.com/Les-rendez-vous-avec-M-le</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/Les-rendez-vous-avec-M-le</guid>
		<dc:date>2016-12-06T12:10:43Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dangelo N&#233;ard et Jean-Daniel Berclaz </dc:creator>


		<dc:subject>ville</dc:subject>
		<dc:subject>landscape</dc:subject>
		<dc:subject>costume/v&#234;tement</dc:subject>
		<dc:subject>autoportrait</dc:subject>
		<dc:subject>iconoclasme</dc:subject>
		<dc:subject>performance</dc:subject>
		<dc:subject>Carnet de voyage</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Les &#339;uvres d'art ont ceci de particulier qu'elles sont quelque part plus abouties et plus tordues que leurs cr&#233;ateurs. C'est peut-&#234;tre en cela qu'elles nous interpellent, nous bousculent, nous portent &#224; avaler notre soupe de travers.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Societe-15" rel="directory"&gt;Soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/ville" rel="tag"&gt;ville&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/landscape" rel="tag"&gt;landscape&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/costume-vetement" rel="tag"&gt;costume/v&#234;tement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/autoportrait" rel="tag"&gt;autoportrait&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/iconoclasme" rel="tag"&gt;iconoclasme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/performance" rel="tag"&gt;performance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Carnet-de-voyage" rel="tag"&gt;Carnet de voyage&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH100/arton968-bb6bd.jpg?1772240363' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les &#339;uvres d'art ont ceci de particulier qu'elles sont quelque part plus abouties et plus tordues que leurs cr&#233;ateurs. C'est peut-&#234;tre en cela qu'elles nous interpellent, nous bousculent, nous portent &#224; avaler notre soupe de travers.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les &#339;uvres d'art qui fonctionnent sont des rendez-vous. Des rendez-vous pour voir, sentir, vibrer, exp&#233;rimenter un point de vue. Des rendez-vous parce que peut-&#234;tre que le r&#233;el ne saurait suffire &#224; nos app&#233;tits d'&#233;ternit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Et il y a quelque part dans tout &#231;a, toujours des artistes. Ces gens l&#224; qui ne vont pas bien par-dessus tout. Ils y tiennent en plus. L'art n'est pas un long fleuve tranquille et reposant. Au bout d'un moment, il faut : une id&#233;ation, une impertinence, une imagerie, une n&#233;vrose esth&#233;tique. Et tout &#231;a nous m&#232;ne quant au contexte de ce propos aux rendez-vous de l'artiste Jean-Daniel Berclaz.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8784 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/10_h60x40.300.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/10_h60x40.300-303fd.jpg?1772204912' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Endimanch&#233; dans un costume blanc que traverse verticalement une cravate rouge, l'artiste pose derri&#232;re une petite table couverte d'une nappe rouge, sur laquelle table tr&#244;ne en grande fiert&#233; une bouteille de rhum suivie de deux verres. Debout donc disais-je, l'artiste arpente l'espace urbain dans ses poches les plus incongrues ; il s'arr&#234;te l&#224;, pose, il passe par l&#224;, ne s'arr&#234;te pas l&#224;, prend de la hauteur, respire, vagabonde, cherche des points d'&#233;quilibre, une logique d'ensemble dans le froufrou de la ville.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8788 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/14_v40x60.300.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH750/14_v40x60.300-baa4f.jpg?1772204912' width='500' height='750' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La chose &#233;tant qu'il ait rendez-vous ; et avec qui s'il vous plait ? Surtout dans ce contexte post Matthew, dans ce temps Trump et d'incertitudes &#233;lectorales en Ha&#239;ti. Jean-Daniel Berclaz a rendez-vous avec le pr&#233;sident de la r&#233;publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bon voil&#224;, c'est dit. Nous entrons dans cet ordre des choses o&#249; nous serons tent&#233;s de demander s'il s'agit d'une simple provocation ou d'un tableau, un tableau ambulant. S'il s'agit d'une provocation, la chose est politique au premier degr&#233;. On a rendez-vous avec le pr&#233;sident pour traiter des hauts chantiers de l'Etat. Et tout dans cette bulle est fait &#224; l'encre de la gravit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8808 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/9_h60x40.300.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/9_h60x40.300-c0091.jpg?1772204912' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;N&#233;anmoins s'il s'agit d'un tableau ambulant. On convoquera &#224; la barre un certain De Chirico. N'est-ce pas lui qui eut &#224; dire qu'un tableau doit toujours &#234;tre le reflet d'une sensation profonde et profond signifie &#233;trange et &#233;trange veut dire peu connu ou tout &#224; fait inconnu.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8803 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/4__h_60x40._300.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/4__h_60x40._300-06381.jpg?1772204912' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En cela, il peut &#234;tre ais&#233; de trouver des justificatifs th&#233;oriques au rendu de Jean-Daniel Berclaz. Ready-made, oui pour faire vite. C'est un monsieur &#233;trangement profond et ce qu'il fait est profond&#233;ment &#233;trange. Il fait un mus&#233;e du Point de Vue.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8787 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/13_h60x40.300.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/13_h60x40.300-e9d0d.jpg?1772204912' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi convoque-t-il en rendez-vous le monsieur tr&#232;s important que repr&#233;sente le pr&#233;sident de la R&#233;publique ? Et aussi, le pr&#233;sident, sur le principe, il est hors du temps, il pr&#233;side. Et aussi, le pr&#233;sident, quand, toutes affaires cessantes, il rentre en rendez-vous ; le protocole et le prestige du rang imposent un topo aux rendez-vous.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8783 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/1___h_60x40_.300.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/1___h_60x40_.300-48b81.jpg?1772204913' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Alors pourquoi Jean-Daniel Berclaz le convoque-t-il &#224; l'entr&#233;e de Atis rezistans sur la Grand'rue ? Pourquoi le convoque-t-il devant le m&#233;morial du 12 janvier ? Pourquoi convoque t-il le pr&#233;sident au coin de la rue la plus &lt;i&gt;like this like that&lt;/i&gt; ? Que se passe t-il ? Tout &#231;a me semble bien &#233;trange. Surtout que M. Berclaz a une complice de rang. Elle s'appelle Silvana Mo&#239; Virchaux et elle lance en ce moment en Ha&#239;ti &#171; Le Laboratorio &#187; une association culturelle qui va constituer une plus-value remarquable dans la qualit&#233; de l'offre culturelle ha&#239;tienne.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8802 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/3__h_60x40_.300.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/3__h_60x40_.300-e66e1.jpg?1772204913' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Bon, nous sommes &#224; ce moment dans le film, o&#249; ma parole doit se faire spectre. Les rendez vous de Jean-DanielBerclaz avec le pr&#233;sident de la r&#233;publique sont &#233;galement les v&#244;tres. Maintenant, il s'agira de savoir si pr&#233;sident p&#233;tera dans le coton pour nous donner &#224; sentir, tous autant que nous sommes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dangelo N&#233;ard&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8799 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/25_h60x40.300.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/25_h60x40.300-a3c8f.jpg?1772204913' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Muse&#769;e du point de vue&lt;/strong&gt; Une proposition de Laboratorio Arts contemporains au carre&#769; Zeme&#768;s / Thomassin 25 Ha&#239;ti / Port au prince&lt;br class='autobr' /&gt;
Dimanche 27 novembre 2016 a&#768; 16h30 / Thomassin 25, Rue Hibiscus (entre&#769;e Afrah)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[ Les Rendez-Vous ] de l'artiste Jean-Daniel Berclaz.&lt;br class='autobr' /&gt;
Jeudi 24 novembre 2016 a&#768; 18 h &lt;br class='autobr' /&gt;
A Pe&#769;tion-Ville, 81, Rue Gre&#769;goire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Exposition du 25 novembre au 24 de&#769;cembre 2016&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Infos :&lt;br class='autobr' /&gt;
Te&#769;le&#769;phone : (509) 3750-6772 &lt;br class='autobr' /&gt;
Email:laboratorioartcontemporain@gmail.com &lt;br class='autobr' /&gt;
Facebook : laboratorioartcontemporain&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#192; col perdu </title>
		<link>https://www.tk-21.com/A-col-perdu</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/A-col-perdu</guid>
		<dc:date>2016-04-26T16:23:53Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Floryan Varennes et Jean-Louis Poitevin</dc:creator>


		<dc:subject>installation</dc:subject>
		<dc:subject>costume/v&#234;tement</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Habit&#233;es de visions en noir et blanc qu'il d&#233;cline en objets singuliers, installations paradoxales, v&#234;tements, objets, dispositifs, dessins au stylo, les &#339;uvres de Floryan Varennes disent sur le mode de la biens&#233;ance, une m&#233;ditation forcen&#233;e sur la violence faite au corps de toute &#233;ternit&#233;.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Cerveau" rel="directory"&gt;Cerveau&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/installation" rel="tag"&gt;installation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/costume-vetement" rel="tag"&gt;costume/v&#234;tement&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH84/arton874-1c8e9.jpg?1772244065' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Habit&#233;es de visions en noir et blanc qu'il d&#233;cline en objets singuliers, installations paradoxales, v&#234;tements, objets, dispositifs, dessins au stylo, les &#339;uvres de Floryan Varennes disent sur le mode de la biens&#233;ance, une m&#233;ditation forcen&#233;e sur la violence faite au corps de toute &#233;ternit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Chacun est corps et chaque corps est ce mixte singulier de t&#234;te et de jambes que recouvrent des v&#234;tements dont la chemise et la veste pour les hommes sont aujourd'hui l'embl&#232;me. &#192; partir de ce fond, de v&#234;tements et textiles issus du monde m&#233;dical et des mat&#233;riaux qu'on y utilise, un monde qui parle en lui la langue de la m&#232;re, Floryan Varennes d&#233;ploie un univers dans lequel les fantasmes r&#233;duits &#224; leur plus simple expression s'incarnent dans des &#339;uvres saisissantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ici l'apparente banalit&#233; des objets est compl&#232;tement m&#233;tamorphos&#233;e par leur traitement. Il les agrandit, les d&#233;multiplie, les &#233;tire, leur adjoint perles, franges ou &#233;pingles, chaque fois pour leur faire joindre les bords du r&#234;ve. La violence douce et implacable du jeu social, des contraintes habituelles &#224; travers lesquelles survivent des rites plus anciens qui transparaissent encore dans ces situations quotidiennes, constitue le v&#233;ritable sujet de son travail.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_7988 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/reliquiae.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH349/reliquiae-f7ded.jpg?1509806754' width='500' height='349' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Il y a un lien entre col et t&#234;te absente, celui du geste de la d&#233;capitation. Il y a, dans cette mise en sc&#232;ne &#233;voquant la s&#233;paration du chef du reste du corps, un regard acide sur le r&#244;le des parures qui est au c&#339;ur de la mode. Mettre un col, c'est accepter la s&#233;paration entre ma&#238;tre et esclave, entre lieu du pouvoir et peuple soumis. C'est aussi mettre le doigt sur ce que la th&#233;orie du genre nous apprend concernant les formes infra-minces de l'oppression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nourri de l&#233;gendes, d'histoire du Moyen &#194;ge, de &lt;i&gt;gender studies&lt;/i&gt; et de lectures sur la symbolique occidentale, Floryan Varennes s'avance par son travail minutieux se d&#233;ployant au gr&#233; d'une lenteur imm&#233;moriale sur le chemin ardu de la question de la signification. Rien, au fond, ne dit ce qu'il signifie vraiment, ni les mots, ni les objets, ni les situations, ni les symboles. Ce n'est qu'en conjuguant la multiplicit&#233; des r&#233;f&#233;rences explicites et implicites, individuelles et culturelles que l'on peut parvenir &#224; faire na&#238;tre &#224; travers une &#339;uvre, cet &#233;clat de lumi&#232;re violente dans l'esprit d'autrui qui est une sorte de r&#233;v&#233;lation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le symbole, le cercle du col par exemple, n'&#233;voque pas seulement le cou, la t&#234;te et la mort. Il met en sc&#232;ne d'une mani&#232;re &#224; la fois litt&#233;rale et m&#233;taphorique l'existence autour du &#171; chef &#187; absent d'une aur&#233;ole, d'un nimbe, d'une pr&#233;sence du divin dans les parages du corps. Alors on comprend que ces cols ne disent pas le masculin contre le f&#233;minin mais la coappartenance des deux dans le &#171; soleil cou coup&#233; &#187; selon la formule magique d'Apollinaire.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_7989 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/survivance.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH281/survivance-ccd2e.jpg?1772191516' width='500' height='281' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;l&#233;gance de ses &#339;uvres, comme celle des grands dessins minutieux et obsessionnels qui pour lui ne signifient rien mais &#233;voquent, malgr&#233; tout, l'infini, la trou&#233;e du soleil dans le ciel inaccessible, ou des formes arch&#233;typales g&#233;om&#233;triques et surtout la structure m&#234;me de ce cerveau qui habite notre t&#234;te comme un prisonnier sa ge&#244;le, se d&#233;veloppe comme un pont &#224; multiples arches enjambant les si&#232;cles. En lui se rapprochent les pratiques lancinantes des copistes et les sir&#232;nes de la mode, le monde des symboles et celui des genres. Entre mythologie personnelle, r&#233;f&#233;rences culturelles et qu&#234;te ontologique, Floryan Varennes d&#233;cline la parure comme un au-del&#224; de nos peurs et conf&#232;re &#224; ses visions presque d'apocalypse un caract&#232;re partageable.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Mediterranea 17 au Cha&#770;teau de Servie&#768;res &#224; Marseille du 5 mai au 2 juillet.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://chateaudeservieres.org/project/retour-de-biennale-mediterranea-17/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://chateaudeservieres.org/project/retour-de-biennale-mediterranea-17/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Visions Porte&#769;es au Muse&#769;e d'art contemporain Arteum &#224; Cha&#770;teauneuf-le-Rouge du 30 avril au 2 juillet.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://s451049967.onlinehome.fr/macArteum/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://s451049967.onlinehome.fr/macArteum/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Biennale de la jeune cre&#769;ation 2016 au centre d'art de La Grainterie &#224; Houilles du 2 avril au 28 mai.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://lagraineterie.ville-houilles.fr/Exposition-Biennale/Biennale-de-la-jeune-creation/Biennale-de-la-jeune-creation-2016&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://lagraineterie.ville-houilles.fr/Exposition-Biennale/Biennale-de-la-jeune-creation/Biennale-de-la-jeune-creation-2016&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand la matie&#768;re devient forme au Centre d'art contemporain de Istres du 7 mars au 1er juillet.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.ouestprovence.fr/fileadmin/Internet/Actus/2016/poparts/POPARTs_programme_2016_part_2_v6-metro_web.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.ouestprovence.fr/fileadmin/Internet/Actus/2016/poparts/POPARTs_programme_2016_part_2_v6-metro_web.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> La tristesse de l'&#233;ph&#233;m&#232;re</title>
		<link>https://www.tk-21.com/La-tristesse-de-l-ephemere</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/La-tristesse-de-l-ephemere</guid>
		<dc:date>2016-04-26T16:12:01Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Hannibal Volkoff et Jean-Louis Poitevin</dc:creator>


		<dc:subject>corps</dc:subject>
		<dc:subject>nu</dc:subject>
		<dc:subject>amour</dc:subject>
		<dc:subject>costume/v&#234;tement</dc:subject>
		<dc:subject>Intime</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Pour une unique soir&#233;e, la version hard d'une exposition initi&#233;e par Alisa Phommahaxay que l'on a pu voir &#224; l'espace &#233;ph&#233;m&#232;re en f&#233;vrier et qui ce 28 Avril sera visible, une fois seulement au chacha.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Societe-15" rel="directory"&gt;Soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/corps" rel="tag"&gt;corps&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/mot20" rel="tag"&gt;nu&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/amour" rel="tag"&gt;amour&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/costume-vetement" rel="tag"&gt;costume/v&#234;tement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Intime" rel="tag"&gt;Intime&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH100/arton881-abc92.jpg?1772255805' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pour une unique soir&#233;e, la version hard d'une exposition initi&#233;e par Alisa Phommahaxay que l'on a pu voir &#224; l'espace &#233;ph&#233;m&#232;re en f&#233;vrier et qui ce 28 Avril sera visible, une fois seulement au chacha&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans le document r&#233;dig&#233; &#224; l'occasion de l'exposition &#224; l'espace &#233;ph&#233;m&#232;re, Alisa Phommahaxay remarquait :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les photos propos&#233;es lors de cette exposition ont des valeurs communes : elles montrent des corps en mouvement, des jeunes gens avides de s'amuser, conscients de leur insolente beaut&#233; (la plupart des protagonistes ce sont par exemple &#8220;mis sur leur 31&#8221; afin qu'on les remarque, arborant leur meilleur look, coupe de cheveux et attitude). Ces lieux finalement restreints que sont les clubs sont impr&#233;gn&#233;s d'une envie de libert&#233; si puissante qu'elle en devient palpable, d'une fureur de vivre que ces adolescents et jeunes adultes veulent nous montrer, &#224; la fois insouciants et conscients de la fugacit&#233; de la jeunesse, fureur de vivre. De ces photos se d&#233;gage une sorte d'esth&#233;tique de la spontan&#233;it&#233;. Rechercher le beau dans l'ordinaire. Faire sens avec ce qui se passe maintenant.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces photos sont &#224; la fois des reportages, des &#8220;portraits d'une g&#233;n&#233;ration&#8221; et ce qu'on pourrait appeler des &#8220;symphonies &#233;l&#233;giaques&#8221; sur le corps adolescent, corps en apprentissage, libre et pulsionnel. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_7990 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;128&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/2-alisa.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH374/2-alisa-dc328.jpg?1772190413' width='500' height='374' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Karen Assayag, Wild &amp; Free, ao&#251;t 2013, photomontage r&#233;alis&#233; &#224; Pigalle, Paris. S&#233;rie finaliste de la Bourse du Talent 2013.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;C'est tout l'enjeu de ces images tient en ceci : &#233;clairer cette zone sombre que constitue les nuits, toutes les nuits et de cette ombre faire &#233;merger, pour un instant ce qui s'y passe. Pour ceux qui dorment, les nuits sont peupl&#233;es de leurs r&#234;ves. Le plus souvent au matin, ils ne s'en souviennent pas. Pour ceux qui hantent bars et clubs, les nuits sont le moment o&#249; les corps, leurs corps donnent forme aux r&#234;ves, qui sont peut-&#234;tre les r&#234;ves des autres, ceux qui dorment. &#192; ceci pr&#232;s que ces fant&#244;mes de la nuit, au-del&#224; des jeux de r&#244;les auxquels ils s'astreignent, expriment des v&#233;rit&#233;s que ni le jour ni les r&#234;ves ne permettent d'approcher, celles qui concernent non seulement le corps, les corps, dans leurs apparences diffract&#233;es mais encore les ambitions des corps, ce &#224; quoi ils tendent lorsqu'on les abandonne &#224; eux-m&#234;mes, entendons lors que le contr&#244;le de la conscience se rel&#226;che et que la vie m&#234;me des pulsions, parvient &#224; s'exprimer dans la langue pure des passions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hannibal Volkoff qui est l'un des photographes de ces nuits est aussi l'un de ses meilleurs analystes. &#201;coutons le un instant.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_7991 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;64&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L436xH650/3-alisa-0b777.jpg?1509806127' width='436' height='650' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Arthuro Peduzzi, Ground Control-JedVoras, 2015, OverLoverDoze.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; Question : pourquoi les photos de soir&#233;es ? Parce que les corps en mouvement, qui se confrontent les uns aux autres, se s&#233;duisent, se mettent en sc&#232;ne, se d&#233;cha&#238;nent, se saturent, entre l'ivresse, la drogue, le sexe. Parce que rien n'est statique, prendre des photos dans ces conditions est souvent un jeu qui implique de trouver le geste, la posture, le regard, de trouver ce qui tout d'un coup fait sens, raconte quelque chose de cette &#233;nergie de l'oubli. On se laisse surprendre. Aussi, bien s&#251;r, parce que le monde de la nuit est aussi celui de la libert&#233; : la nuit prot&#232;ge. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les images ici t&#233;moignent, bien s&#251;r, mais elles font plus, elles expriment, au sens o&#249; elles disent dans la multiplications des flashs, l'&#233;clat de moments de v&#233;rit&#233; intenses r&#233;p&#233;t&#233;s chaque jour et pourtant parlant la langue de l'irr&#233;versible. Ce n'est pas le temps qui passe qui parle ici, c'est la tension qui ne se d&#233;ment jamais entre la main lev&#233;e et l'accomplissement du geste, qu'il soit geste de d&#233;sir ou de violence, de passion ou de grandeur, de don de soi ou de destruction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi &#233;voquer ces soir&#233;es l&#224; en particulier, au Club Sandwich, au Flash Cocotte, au Trou aux Biches ?&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_7992 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;38&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/4-alisa.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/4-alisa-eee1b.jpg?1509823151' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Marine Gaillard, White Parade, 2010.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Hannibal Volkoff poursuit : &#171; J'ai s&#233;lectionn&#233; des photos de soir&#233;es o&#249; s'affirmaient les protagonistes de cette cour au langage &#224; la limite de l'onirisme, du fantastique, comme pour repousser le r&#233;el d&#233;pressif d'une soci&#233;t&#233; en crise. &#8220;Gothico-glam&#8221;, &#8220;seapunks&#8221;, &#8220;n&#233;o-kitch&#8221;, &#8220;queer-street&#8221;, &#8220;n&#233;o-dandysme&#8221;, etc&#8230; Les tentatives de d&#233;finitions se succ&#232;dent pour tenter d'expliquer le panel d'expressions exploit&#233;es &#8211; avant de se rendre compte que c'est dans le m&#233;tissage (des &#233;poques, des cultures, des signes, des genres sexuels&#8230;) qu'ils s'&#233;panouissent. Le mauvais go&#251;t est revendiqu&#233; et m&#234;me th&#233;&#226;tralis&#233; dans un &#233;difiant &#233;lan de moquerie &#224; l'&#233;gard des normes de classes. Et la marginalit&#233;, savamment &#233;tudi&#233;e dans ses codes, devient un manifeste. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On aura tendance &#224; voir dans ces corps d'adolescents s'adonnant &#224; la d&#233;bauche un ph&#233;nom&#232;ne qui serait marginal et d'une certaine mani&#232;re li&#233; &#224; leur appartenance suppos&#233;e &#224; une classe sociale tr&#232;s ais&#233;e. Hannibal Volkoff analyse les choses autrement.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_7993 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;76&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L486xH650/5-alisa-07514.jpg?1509806127' width='486' height='650' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Hannibal Volkoff, Ray Noir &#224; la Flash Cocotte, Espace Pierre Cardin, 2010.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; Je crois pouvoir affirmer qu'il s'est pass&#233; quelque chose de particuli&#232;rement subversif dans ces soir&#233;es, et que mon r&#244;le pouvait &#234;tre d'exposer ce potentiel subversif. Je me suis particuli&#232;rement int&#233;ress&#233; aux jeunes, parce qu'ils m'&#233;tonnaient davantage : &#224; l'&#226;ge o&#249; ils devraient rentrer dans le monde polic&#233; des &#233;tudes ou du travail, ils d&#233;cident de se marginaliser le plus possible, &#224; m&#234;me le corps (ce que les adultes h&#233;sitent &#224; faire), &#224; travers les looks les plus &#233;tonnants, les plus improbables voire inconfortables (je tiens &#224; ce terme : look, il ne s'agissait pas de d&#233;guisement). Il y avait l&#224; un message tr&#232;s clair de refus de la soci&#233;t&#233; qu'on leur offrait. Un refus de ce futur qui ne pr&#233;sage strictement rien d'optimiste. Demain n'existait pas, c'est pourquoi le corps &#233;tait aussi excessif, comme une pulsion de vie flirtant avec le morbide. Certaines personnes me disent qu'il y a un aspect tragique dans cette s&#233;rie ; c'est sans doute vrai. La tristesse de l'&#233;ph&#233;m&#232;re. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_7994 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;56&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/6-alisa.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH336/6-alisa-c0a5a.jpg?1509823151' width='500' height='336' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Hannibal Volkoff, Spotlight Club Chez Fran&#231;oise, 2011.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Mais tout passe vite au point que ce qu'il a pu y trouver &#224; une &#233;poque lui semble avoir d&#233;j&#224; presque disparu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Je parle de ces soir&#233;es au pass&#233; parce que je n'y retrouve plus cet &#233;tat d'esprit. On constate actuellement une volont&#233; de normalisation et d'assimilation, dans un but de plaisir purement personnel, l&#224; o&#249; quelques ann&#233;es auparavant, il y avait une volont&#233; de cr&#233;ation collective. C'est int&#233;ressant &#224; noter, &#231;a : l'harmonie de l'ensemble passe par l'affirmation de l'individu, quand chacun est diff&#233;rent des autres, mais quand tout le monde se ressemble, l'ambiance globale pue l'individualisme. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_7995 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;118&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/7-alisa.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH171/7-alisa-e2919.jpg?1509823151' width='500' height='171' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Lorraine Alexandre, Fragments (d&#233;tails), cr&#233;ation d&#233;riv&#233;e du Goujon Folichon de Julien Fanthou, photographies, 2016.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Unique soir&#233;e &#224; l'exposition collective : 'Nightclubbing, l'&#233;dition &#233;rotique' &#224; la galerie du Chacha, le jeudi 28 avril &#224; partir de 22h.&lt;br class='autobr' /&gt;
47, rue Berger&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Stupre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Des corps. Encore.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nus. Oui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Photographes :&lt;br class='autobr' /&gt;
Lorraine Alexandre // &lt;a href=&#034;http://lorrainealexandreartisteplasticienne.blogspot.fr/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://lorrainealexandreartisteplasticienne.blogspot.fr/&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Karen Assayag // &lt;a href=&#034;http://cargocollective.com/karenassayag&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://cargocollective.com/karenassayag&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Marine Gaillard // &lt;a href=&#034;http://www.marinegaillard.com/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.marinegaillard.com/&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Arthuro Peduzzi // &lt;a href=&#034;http://www.a-o-p.fr/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.a-o-p.fr/&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Marie Rouge // &lt;a href=&#034;http://www.marierouge.fr&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.marierouge.fr&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Hannibal Volkoff // &lt;a href=&#034;http://www.hannibal-volkoff.fr/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.hannibal-volkoff.fr/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dj set par Igor Igor // Electro&amp;Rock &lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;mi L // Electro&amp;Pop&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Curatrice : Alisa Phommahaxay&lt;br class='autobr' /&gt;
RSVP : alisa.gallery@gmail.com&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Frontispice : Marie Rouge, Wet for me, Dirty Closing Edition, juillet 2014.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Majorette ! Majorette !</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Majorette-Majorette</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/Majorette-Majorette</guid>
		<dc:date>2015-12-20T13:10:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Martial Verdier et Xavier Pinon</dc:creator>


		<dc:subject>rue</dc:subject>
		<dc:subject>photographie</dc:subject>
		<dc:subject>costume/v&#234;tement</dc:subject>
		<dc:subject>gestes</dc:subject>
		<dc:subject>iconoclasme</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Au printemps 2015, Marine Le Pen et le FN lan&#231;aient une nouvelle charge contre l'art contemporain et annon&#231;aient un retour sous sa gouvernance hypoth&#233;tique &#224; une culture plus proche des citoyens, des traditions locales et de &#171; l'int&#233;r&#234;t r&#233;gional &#187;.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Societe-15" rel="directory"&gt;Soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/rue" rel="tag"&gt;rue&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/photographie" rel="tag"&gt;photographie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/costume-vetement" rel="tag"&gt;costume/v&#234;tement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/gestes" rel="tag"&gt;gestes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/iconoclasme" rel="tag"&gt;iconoclasme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH100/arton827-e7e57.jpg?1772255806' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Au printemps 2015, Marine Le Pen et le FN lan&#231;aient une nouvelle charge contre l'art contemporain et annon&#231;aient un retour sous sa gouvernance hypoth&#233;tique &#224; une culture plus proche des citoyens, des traditions locales et de &#171; l'int&#233;r&#234;t r&#233;gional &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au printemps 2015 Marine Le Pen et le FN lan&#231;aient une nouvelle charge contre l'art contemporain et annon&#231;aient un retour sous sa gouvernance hypoth&#233;tique &#224; une culture plus proche des citoyens, des traditions locales et de &#171; l'int&#233;r&#234;t r&#233;gional &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marion Mar&#233;chal-Le Pen a repris le flambeau et la francisque pendant les &#233;lections r&#233;gionales et Christophe Boudot, pr&#233;sident du groupe FN au Conseil r&#233;gional Rh&#244;ne-Alpes enfonce le clou :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Le front national soutient une politique culturelle du beau, de l'agr&#233;able, de l'harmonie, de l'esth&#233;tique et de l'enracinement respectueuse de la nature humaine et des valeurs civilisatrices. Il rejette la valorisation d'une &#171; culture &#187; &#233;litaire, abstruse, laide, subversive, provocatrice, vide, cosmopolite, conformiste et politiquement correcte qui ne profite souvent &#224; personne sinon &#224; quelques artistes m&#233;diocres et ceci aux frais du contribuable. &#187; [sic]&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_7327 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/f1010017-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH337/f1010017-2-52efd.jpg?1509815635' width='500' height='337' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Par leur implantation locale, leur ancrage dans la culture populaire, principalement dans le nord et depuis quelques ann&#233;es de retour dans le sud-est principalement, les majorettes (meneuses de claque au Qu&#233;bec) deviennent ainsi, &#224; leur corps d&#233;fendant, les fers de lance d'une reprise en main autoritaire de la culture, contre &#171; un art qui d&#233;g&#233;n&#232;re. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_7328 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/f1010018-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH338/f1010018-2-30542.jpg?1509815635' width='500' height='338' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Elles naissent pourtant aux &#201;tats-Unis en 1872 comme tambour majorettes, mais le nom et les d&#233;fil&#233;s en groupes autonomes n'apparaissent que dans les ann&#233;es 30. Elles sont import&#233;es en France dans les ann&#233;es 60 o&#249; elles d&#233;filent avec les cliques. Ces jeunes filles en justaucorps et mini-jupes qui marchent au pas en se tr&#233;moussant ne sont pas toujours bien vues et certaines r&#233;gions les bannissent des d&#233;fil&#233;s. Mais le FN, qui a une notion du temps d&#233;magogue confond d&#233;cades et d&#233;cennies quand il s'agit de culture traditionnelle, et ne supporte que des importations tr&#232;s s&#233;lectives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant TK-21, comme Didier Super, aime les majorettes et d&#233;fend la culture populaire. &lt;br class='autobr' /&gt;
Et c'est Xavier Pinon qui sauve les arts locaux de leur enfermement et nous montre comme &#224; son habitude les plaisirs de la vie de province &#224; travers cette fois des d&#233;fil&#233;s de jeunes filles court v&#234;tues sous le soleil de Normandie.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_7329 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/f1010020-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH337/f1010020-2-e99bb.jpg?1509815635' width='500' height='337' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Cartes &#224; jouer d'une m&#233;moire transversale</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Cartes-a-jouer-d-une-memoire</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/Cartes-a-jouer-d-une-memoire</guid>
		<dc:date>2015-04-26T19:46:48Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Louis Poitevin et Tayfun Serttas</dc:creator>


		<dc:subject>photographie</dc:subject>
		<dc:subject>exposition</dc:subject>
		<dc:subject>conscience </dc:subject>
		<dc:subject>m&#233;moire</dc:subject>
		<dc:subject>costume/v&#234;tement</dc:subject>
		<dc:subject>cadre</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Avec Foto Galatasaray (Open Archive / Istanbul, 2011) Tayfun Serttas a r&#233;alis&#233; un projet bas&#233; sur la reprise compl&#232;te des archives professionnelles de la femme photographe Maryam Sahinyan (Sivas, 1911, Istanbul, 1996), qui travailla dans son modeste studio de Galatasaray, Beyog-lu, de fa&#231;on ininterrompue entre 1935 et 1985. Ce sont certaines de ces images, tir&#233;es dans de nouveaux formats absolument adapt&#233;s au lieu, qu'il a pr&#233;sent&#233;es pendant quelques jours &#224; Paris, lors des Moments Artistiques, manifestation qu'organise Christian Aubert chez lui une fois par mois.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Societe-15" rel="directory"&gt;Soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/photographie" rel="tag"&gt;photographie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/exposition" rel="tag"&gt;exposition&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/conscience" rel="tag"&gt;conscience &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/memoire" rel="tag"&gt;m&#233;moire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/costume-vetement" rel="tag"&gt;costume/v&#234;tement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/cadre" rel="tag"&gt;cadre&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH91/arton710-05a76.jpg?1772252616' class='spip_logo spip_logo_right spip_logo_survol' width='150' height='91' alt=&#034;&#034; data-src-hover=&#034;IMG/logo/artoff710.jpg?1429882706&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Avec Foto Galatasaray (Open Archive / Istanbul, 2011) Tayfun Serttas a r&#233;alis&#233; un projet bas&#233; sur la reprise compl&#232;te des archives professionnelles de la femme photographe Maryam Sahinyan (Sivas, 1911, Istanbul, 1996), qui travailla dans son modeste studio de Galatasaray, Beyog-lu,de fa&#231;on ininterrompue entre 1935 et 1985. Ce sont certaines de ces images, tir&#233;es dans de nouveaux formats absolument adapt&#233;s au lieu, qu'il a pr&#233;sent&#233;es pendant quelques jours &#224; Paris, lors des Moments Artistiques, manifestation qu'organise Christian Aubert chez lui une fois par mois.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Archives, donc&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Tayfun Serttas est un artiste turc, vivant &#224; Istanbul, qui travaille de nombreux m&#233;diums, la sculpture, l'installation, la vid&#233;o, mais qui est aussi reconnu pour son approche renouvel&#233;e de la question de l'archive, sa place, sa fonction, dans le champ de l'art contemporain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au commencement &#233;tait le travail de Maryam Sahinyan, qui par sa continuit&#233;, un demi-si&#232;cle, offre un regard sur une frange compacte de la soci&#233;t&#233; turque, ses modes vestimentaires, ses habitudes, ses go&#251;ts et surtout sur la transformation profonde de la population stambouliote qui a eu lieu durant cette p&#233;riode.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_6264 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/02.04.1974.slim_box.10x15.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH721/02.04.1974.slim_box.10x15-74f32.jpg?1509824582' width='500' height='721' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Tayfun Serttas note les choses suivantes &#224; ce sujet :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip_poesie&#034;&gt;&lt;div&gt;&#171; Consisting entirely of black-and-white and glass negatives, the physical archive of Foto Galatasaray is a rare surviving example of the classical photography studios of Istanbulas recent past. Changing hands after Sahinyan left the studio in 1985, the archive was transferred to a storehouse belonging to Yetvart Tomasyan, owner of Aras Publishing. Twenty-five years later, approximately 200,.000 negatives in the archive were, over the course of two years, sorted, cleaned, digitized, digitally restored, categorized and protected by a team under the direction of artist/researcher Tayfun Serttas.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Foto Galatasaray was never as visible as some of the elite photography studios, famous since the 19th century, like Phebus, Andriomenos or Sabah. Nonetheless, it played an important role in representing the middle and lower classes that ensured the continuity of the studio. Sahinyan was a devout Armenian woman, and her identity created a closely-knit circle that determined the sociological basis of Foto Galatasarayas clientele, setting it apart from Istanbulas other studios. Except for four understated passport photos, no photographs exist of Sahinyan herself, who throughout her life remained behind the camera, scrupulously taking hundreds of thousands of photographs, retouching them, and painstakingly numbering and dating each film she developed. Spanning half a century, her work impartially traces the ethnic, social, cultural, religious and economic transformations taking place at the center of the city.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;From ordinary passport photos to photographs that turn important ceremonies, for which the subjects prepared with great care, into memorabilia, Foto GalatasarayAs mise-en-sc&#232;nes offer proof that the need for cultural representation within the rush of daily life has in recent decades been of great importance. The archive covers various political periods, from the 1942 imposition of Turkeyas Capital tax to the war against Cyprus in 1974. It also reflects a wide range of interests including the decrease in Istanbulas Greek, Jewish and Armenian populations as immigration from Anatolia increased ; changes in dress, accessories and hair styles ; the transformation of class and demographic structures in urban life ; differences between generations created by adaptation to the city ; prototypes of gender ; and, naturally, the aesthetic preferences of Sahinyan as a female photographer. &#187;&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;div class='spip_document_6265 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/03.051.filed_box.13x18.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH723/03.051.filed_box.13x18-b0a72.jpg?1772188286' width='500' height='723' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Cette mutation est au c&#339;ur de la probl&#233;matique dont sont porteuses des archives, en particulier photographiques, car, toujours, elles t&#233;moignent non tant de quelque chose, une pr&#233;sence pass&#233;e, un &#171; &#231;a a &#233;t&#233; &#187;, que du fait que quelque chose a eu lieu.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il serait tout simplement na&#239;f de pr&#233;tendre retrouver, sans un travail long et ardu, par la simple vue de quelques-unes des images, ce pass&#233;. En effet, il est possible d'&#233;voquer les archives comme li&#233;es de mani&#232;re essentielle &#224; un temps arr&#234;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais quand elles s'&#233;tirent sur un demi-si&#232;cle et qu'elles sont pr&#233;sent&#233;es, in&#233;vitablement de mani&#232;re parcellaire, m&#234;me lorsque les installations permettent de donner &#224; voir un tr&#232;s grand nombre de clich&#233;s formant alors une s&#233;rie &#224; th&#232;me unique et &#224; variations continues, photos d'enfants, de passeport, etc &#8230;, ces images nous confrontent &#224; une toute autre exp&#233;rience. C'est elle qu'il convient ici de tenter de d&#233;chiffrer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier aspect singulier de ces images tient en ce qu'elles ne sont pas des archives officielles, archives qui, prises en charge par tel ou tel niveau du pouvoir &#233;tatique, participent de cette oscillation entre oubli et choix et r&#233;p&#233;tition et effacement, pulsion de vie et pulsion de mort. Archives priv&#233;es, que seules la constance du travail et la chance ont permis qu'elles survivent, elles sont donc moins des t&#233;moignages d'un temps arr&#234;t&#233; qu'elles ne font de nous des observateurs du gouffre incernable du temps et des messagers de l'avenir. Elles nous disent quelque chose sur ce que nous deviendrons, sur ce que nous sommes toujours d&#233;j&#224; devenus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le second aspect tient en ceci que le travail artistique qui est venu &#224; la fois les tirer de l'oubli et les exposer partiellement joue &#224; la fois le r&#244;le de l'&#233;tat dans le cas des archives officielles et celui d'un trouble-f&#234;te dans notre m&#233;moire collective.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tayfun Serttas assume cette position ambigu&#235; avec pertinence dans la mesure m&#234;me o&#249; il nous permet &#224; la fois d'appr&#233;hender la s&#233;rie comme porte-parole de l'archive, la partie comme porte-parole du tout donc, et en m&#234;me temps de nous faire &#233;prouver le choix qui plonge le reste dans l'oubli. Le choix op&#232;re comme une jouissance, en particulier lorsqu'il nous permet de faire face &#224; ces visages terriblement beaux derri&#232;re la vitre de l'image. L'extraction hors du gouffre du nombre est semblable &#224; celle qui fait sortir de l'oubli.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, c'est toute la complexit&#233; de la question de l'archive qui se trouve synth&#233;tis&#233;e dans une telle approche. Il y a bien s&#251;r, aussi, la question du texte et des livres qu'il a pu produire en Turquie, mais qui d&#233;passe ici notre propos.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_6266 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH666/05.015.filed_box.7x9-528a5.jpg?1509824582' width='500' height='666' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Trames discontinues&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Chaque image, chaque visage, chaque v&#234;tement, chaque attitude, chaque regard, chaque chevelure, s'inscrit &#224; la fois sur la trame du t&#233;moignage et sur celle de l'oubli. Il faudrait dire qu'elle offre la perception d'une continuit&#233; - puisque ces images ont surv&#233;cu - et qu'elle rend sensible et incontournable l'action constante de la discontinuit&#233;, cette force intermittente qui permet &#224; la fois &#224; toute forme de r&#233;p&#233;tition de participer &#224; la construction d'une &#171; image &#187; mentale et interdit &#224; celle-ci d'&#234;tre quelque chose d'autre que ce qu'elle est, un tremblement de surface et pas une trace que l'on s'ing&#233;nie &#224; croire ind&#233;l&#233;bile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tayfun Serttas en installant avec subtilit&#233; et &#233;l&#233;gance des images par s&#233;ries compl&#232;tes, en grandes ou petites tailles, et en extrayant certaines d'entre elles &#224; la fois pour en faire des sympt&#244;mes et des symboles, d&#233;plie les strates qui font de toute archive un entrelacs de trames inconciliables, car &#171; l'archive ne traite pas du pass&#233;, elle traite de l'avenir &#187; comme le rappelle Jacques Derrida (&#171; Trace et archive, image et art &#187;, in &lt;i&gt;Penser &#224; ne pas voir&lt;/i&gt;, &#201;ditions de la diff&#233;rence, p.116).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Encore que m&#234;me ces cat&#233;gories ici se r&#233;v&#232;lent peu efficaces pour dire la tension que g&#233;n&#232;re la complexit&#233; de la d&#233;marche de Tayfun Serttas. Car c'est bien de la capture de &#171; la blessure du temps &#187;, pour reprendre l'expression de Serge Tisseron dans son livre &lt;i&gt;Le myst&#232;re de la chambre claire&lt;/i&gt;, qu'il s'agit ici. La pr&#233;sentation de ce qui aurait &#233;t&#233; gel&#233; dans ces arr&#234;ts du temps que sont cens&#233;s constituer tous les clics clac est une m&#233;taphore frauduleuse pour &#233;voquer la prise de vue qui se base sur une double erreur, ou du moins une double approche r&#233;ductrice concernant la conception du temps d'une part et le statut m&#234;me de la photographie d'autre part.&lt;br class='autobr' /&gt;
En insistant sur les processus de symbolisation &#224; l'&#339;uvre dans notre relation aux images photographiques, ce que sont des archives exhum&#233;es par Tayfun Serttas, Serge Tisseron parvient &#224; dire ce qui motive nos relations m&#234;l&#233;es &#224; l'image et aux images en &#233;voquant le d&#233;ploiement de nos imaginaires dans cinq directions.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_6278 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/img_0441.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH284/img_0441-9a642.jpg?1509824582' width='500' height='284' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; La premi&#232;re est l'&#233;cho dans l'image du r&#244;le jou&#233; par les deux aspirations compl&#233;mentaires de &#8220;fixation&#8221; et d'&#8220;assimilation&#8221; du monde pr&#233;sentes dans toute entreprise photographique. La deuxi&#232;me concerne la mise en sc&#232;ne, au sein m&#234;me de l'image du monde, de l'empreinte du photographe sur lui. Cette mise en sc&#232;ne constitue l'image en trace bien plus qu'en simple empreinte. La troisi&#232;me concerne le rapport de l'image &#224; la dur&#233;e, qui est bien plus de l'ordre de la capture de la blessure du temps que d'un arr&#234;t de celui-ci. La quatri&#232;me concerne les associations mobilis&#233;es par les diverses op&#233;rations de coupure et de capture qui se succ&#232;dent dans la fabrication de l'image. Et la cinqui&#232;me concerne les associations mobilis&#233;es par les diverses ouvertures et connexions qui pr&#233;sident &#224; cette fabrication. &#187; (&lt;i&gt;op. cit.&lt;/i&gt;, p. 38).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_6281 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/img_0550.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH330/img_0550-3fcb2.jpg?1509824582' width='500' height='330' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Une archive comme celle de Maryam Sahinyan que Tayfun Serttas rend visible par son travail amoureux et inlassable, lorsqu'elle se trouve pr&#233;sent&#233;e &#233;videmment de mani&#232;re fragmentaire devant nos yeux (puisqu'il est impensable d'imaginer donner &#224; voir en un m&#234;me lieu en m&#234;me temps les 200.000 images qui la constituent) appara&#238;t comme une sorte de condens&#233; de ces cinq directions dans lesquelles nos imaginaires relatifs &#224; la photographie, &#224; la m&#233;moire et au devenir fant&#244;mes de nos vies peuvent se d&#233;placer en m&#234;me temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, les s&#233;ries comme celles des petites filles tenant le bas de leur jupe et se pr&#233;sentant ainsi comme des papillons dans le tiroir d'un entomologiste disent que le c&#339;ur battant des images est ce mouvement oscillatoire et r&#233;p&#233;titif du va-et-vient entre continuit&#233; d'un r&#234;ve et discontinuit&#233; des &#233;l&#233;ments. Les images de personnes seules disent bien s&#251;r comment la prise de vue permet &#224; chacun de s'approprier un peu de l'&#233;tranget&#233; de sa propre personne et comment nous, en les voyant, &#233;prouvons la distance qui nous s&#233;pare d'eux comme d'un v&#233;cu actuel. Le couple de deux jeunes hommes s'embrassant nous renvoie &#224; l'&#233;ros implicite qui inscrit chaque regard port&#233; sur une image dans le champ du d&#233;sir, comme celle des deux boxeurs. Toutes ces images en tant que provenant du m&#234;me fond nous reconduisent &#224; cette impossible totalisation de l'existence qui nous hante et dont l'image est &#224; la fois le vecteur et le rem&#232;de. Ainsi, plus encore qu'une image seule, un tel ensemble nous plonge litt&#233;ralement dans cette blessure du temps ou, plus exactement, la fait remonter en nous d'une mani&#232;re sinon in&#233;dite du moins rare.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, ce que nous regardons, ce sont des gens disparus, mais ce que nous voyons ce sont des visages qui s'adressent &#224; nous en nous disant que le temps n'est rien, pas m&#234;me un r&#234;ve, en tout cas rien d'autre qu'une invention dont les images, ces images, leurs images, sont &#224; la fois le vecteur de transmission et l'impossible t&#233;moin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et nous, nous nous tenons l&#224;, face &#224; ces cartes &#224; jouer d'une m&#233;moire transversale, face &#224; ces s&#233;ries, face &#224; ces individus, face &#224; ces ensembles d'images, comme face &#224; cette jeune femme aux cheveux immenses &#233;tal&#233;s comme des ailes d'ange nouveau, encore et toujours fascin&#233;s par la nuit dans le regard d'un autre qu'illumine le jour d'une r&#233;v&#233;lation posthume.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_6275 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/23.003.filed_box.10x15.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH685/23.003.filed_box.10x15-14fda.jpg?1509824583' width='500' height='685' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://saltonline.org/en#!/en/90/foto-galatasaray?q=foto_galatasaray" class="spip_out"&gt;foto galatasaray project&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Ces &#339;uvres de Tayfun Serttas ont &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;es les 17,18,19 avril, dans le cadre de l'exposition 100 ans avant, 100 ans apr&#232;s, sur une proposition de Yekhan PINARLIGIL dans le cadre des Moments Artistiques, chez Christian Aubert.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.momentsartistique.com&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.momentsartistique.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;who was maryam sahinyan : &lt;a href=&#034;http://saltonline.org/en#!/en/141/who-was-maryam-sahinyan&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://saltonline.org/en#!/en/141/who-was-maryam-sahinyan&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
cemetery of architects : &lt;a href=&#034;http://tayfunserttas.com/works/cemetery_of_architects.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://tayfunserttas.com/works/cemetery_of_architects.html&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
butterfly collection : &lt;a href=&#034;http://tayfunserttas.com/works/butterfly_collection.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://tayfunserttas.com/works/butterfly_collection.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>D&#233;multiplier : sur les pas de Cl&#233;rambault</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Demultiplier-sur-les-pas-de</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/Demultiplier-sur-les-pas-de</guid>
		<dc:date>2014-11-28T12:39:10Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Eric Aupol</dc:creator>


		<dc:subject>corps</dc:subject>
		<dc:subject>nu</dc:subject>
		<dc:subject>costume/v&#234;tement</dc:subject>
		<dc:subject>gestes</dc:subject>
		<dc:subject>Intime</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;C'est avant l'entr&#233;e dans un espace, que l'on ne verra jamais, sur le seuil de ce que sera l'espace de la sentence et du destin, que sont pris ces corps, comme des pi&#232;ces d'un jeu d'&#233;chec attendant le d&#233;but de partie.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Societe-15" rel="directory"&gt;Soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/corps" rel="tag"&gt;corps&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/mot20" rel="tag"&gt;nu&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/costume-vetement" rel="tag"&gt;costume/v&#234;tement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/gestes" rel="tag"&gt;gestes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Intime" rel="tag"&gt;Intime&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH113/arton652-1608f.jpg?1772255806' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;C'est avant l'entr&#233;e dans un espace, que l'on ne verra jamais, sur le seuil de ce que sera l'espace de la sentence et du destin, que sont pris ces corps, comme des pi&#232;ces d'un jeu d'&#233;chec attendant le d&#233;but de partie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_5644 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;44&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/tombe_malakoff.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH375/tombe_malakoff-ed0dd.jpg?1509824583' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Tombe de Cl&#233;rambault, Malakoff, 50 x 70 cm
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Vers 57 ans, je commen&#231;ais &#224; voir de mon &#339;il droit les formes des objets modifi&#233;s de fa&#231;on bizarre. Leurs contours n'&#233;taient plus seulement impr&#233;cis, mais multipli&#233;s. Dans la nuit, tout point lumineux se changeait en constellation, les anses incandescentes des ampoules &#233;lectriques semblaient au nombre de cinq ou six dans chaque ampoule... Dans le jour, surtout en cas de contrastes marqu&#233;s entre clair et sombre, seuls les contours les plus lumineux des objets se d&#233;doublaient, les contours clairs et irr&#233;els m'apparaissaient d'autant plus nets qu'ils trouvaient pour se d&#233;tacher un fond plus sombre. (&lt;i&gt;Souvenirs d'un m&#233;decin op&#233;r&#233; de la cataracte&lt;/i&gt;)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ga&#233;tan Gatian de Cl&#233;rambault mourut en 1934 de mani&#232;re dramatique : devenu aveugle, il se suicida chez lui, par arme &#224; feu, devant son miroir. Une st&#232;le islamique grav&#233;e rapport&#233;e d'un de ses nombreux voyages au Maroc a, comme il en avait exprim&#233; le d&#233;sir, &#233;t&#233; dress&#233;e il y a quelques ann&#233;es apr&#232;s &#234;tre rest&#233;e tr&#232;s longtemps dans les sous-sols du Mus&#233;e de l'Homme, derri&#232;re sa tombe (et o&#249; se d&#233;roule cette ligne : &#171; souvenons nous de l'assaut de la mort &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La plaque de marbre blanc, grav&#233;e, &#224; F&#232;s, par un marbrier sp&#233;cialis&#233; dans la gravure des plaques fun&#233;raires musulmanes, &#233;voque en contrepoint et comme image cet objet achet&#233; de son vivant par le m&#233;decin, dans une anticipation pr&#233;-mortem. La phrase inscrite, extraite, comme toutes les citations retranscrites dans cette s&#233;rie, des &lt;i&gt;Souvenirs d'un m&#233;decin op&#233;r&#233; de la cataracte&lt;/i&gt;, m'est apparue embl&#233;matique de l'&#233;criture de Cl&#233;rambault. Une distance analytique, positiviste et scientifique, pour l'analyse de son propre corps, de sa propre maladie et aveuglement progressif. Une distance tourn&#233;e aussi vers soi, dans le retrait et le refus d'une forme d'expansion, dans la pr&#233;cision et la &#171; nettet&#233; &#187; des termes et du style. La gravure blanche dans la pierre blanche devrait produire un temps d'adaptation de l'&#339;il pour sa lecture, signalant physiquement l'organe occulaire au spectateur. Elle cl&#244;t &#233;galement ce m&#234;me livre, comme, l&#224; encore, une invitation &#224; la dissection d'un &#339;il (et d'un esprit), sympt&#244;me d'une forme de rigueur moderne, par la volont&#233; farouche d'observer, d'analyser, d'archiver, de classer, d'&#233;crire enfin, le sympt&#244;me et la culture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entr&#233; en tant qu'interne en m&#233;decine &#224; l'Infirmerie Sp&#233;ciale de la Pr&#233;fecture de Police de Paris en mars 1902, il y est nomm&#233; m&#233;decin adjoint en janvier 1905, puis m&#233;decin en mars 1913, et devient m&#233;decin-chef en mars 1920. Dans ce contexte, au service d'admission d'urgence des ali&#233;n&#233;s, il voit quantit&#233; de personnes (environ 2 000 par an) faisant manifestement &#233;tat de troubles mentaux et qui perturbent l'ordre public. Charge au m&#233;decin d'&#233;tablir un diagnostic, puis de diriger, de gr&#233; ou de force, chacun(e) vers un &#233;tablissement m&#233;dical et psychiatrique. C'est ainsi que nombre de destins furent dans les mains de Cl&#233;rambault, certain(e)s ne sortant jamais de l'institution psychiatrique et asilaire de l'&#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Il fut surtout c&#233;l&#232;bre pour ses travaux de m&#233;decin-certificateur &#224; l'Infirmerie sp&#233;ciale Psychiatrique de la Pr&#233;fecture de Police de Paris, o&#249; il r&#233;dige une &#339;uvre ouverte, un rien gongorique, &#224; la fois pr&#233;cieux et pr&#233;cis, au jour le jour, pendant presque quarante ans, de plus de treize mille certificats m&#233;dico-l&#233;gaux in&#233;dits, autant de diagnostiques d'internement asilaire correspondant &#224; autant de patients en crise (hallucin&#233;s ou psychotiques) que la police ramassait en ville et lui remettait tout au cours de sa carri&#232;re. (Antonio Guzman)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les portraits, r&#233;alis&#233;s dans un protocole pr&#233;cis &#8211; de dos, cheveux longs en arri&#232;re, &lt;i&gt;le m&#234;me &#233;l&#233;ment de porte r&#233;p&#233;t&#233; et multipli&#233;&lt;/i&gt; dans chaque image &#8211; voudraient montrer la fragilit&#233; des corps en attente. C'est avant l'entr&#233;e dans un espace, que l'on ne verra jamais, sur le seuil de ce que sera l'espace de la sentence et du destin, que sont pris ces corps, comme des pi&#232;ces d'un jeu d'&#233;chec attendant le d&#233;but de partie. Corps en attente, &#224; l'avant sc&#232;ne &#8211; il sera, dans l'ensemble de ce travail photographique beaucoup question de th&#233;&#226;tralit&#233;, de repr&#233;sentation, de frontalit&#233; sc&#233;nique &#8211;, juste un peu avant que quelque chose ne se passe, dans la potentialit&#233; d'un mouvement, d'une d&#233;cision.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_5636 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/etude-7-paris.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH777/etude-7-paris-1d37a.jpg?1509824583' width='500' height='777' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le corps d&#233;couvert jusqu'&#224; la taille donne &#224; penser une incarnation potentielle, celle que le m&#233;decin observait &lt;i&gt;jusque dans sa dis-simulation&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;toffe pos&#233;e en dessous de la taille, parfois &#233;l&#233;gante et travaill&#233;e, comme les n&#339;uds d&#233;crits par le m&#233;decin lors de ses conf&#233;rences sur le drap&#233; &#224; l'&#201;cole des Beaux-Arts, et parfois presque informe, comme une violence symbolique faite au corps auscult&#233;, et bient&#244;t, sans doute, enferm&#233;, au corps social et marginal. Le cheveu, fil qui traverse, sous diverses formes (cheveu, ligne, pli du tissus, lettre, trame) l'ensemble de la s&#233;rie, donne, comme la peau de chaque corps, une gamme chromique &#233;voluant du blanc laiteux au brun fonc&#233;. Comme une charte de couleur, qui nomme et classe aussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit de trouver une m&#234;me tension dans ces hommes (aussi aux cheveux longs et de dos, un corps d&#233;sexu&#233; mais parfois d&#233;sirable) et femmes en attente, comme le patient est en attente de diagnostic, le mod&#232;le en attente de la photographie qui lui sera prise. Le regard est absent, le dos tourn&#233; en appelle au regard du spectateur, qui pourrait &#234;tre le suivant (ou la suivante).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_5637 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/etude-8-paris.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH775/etude-8-paris-e76b9.jpg?1772240380' width='500' height='775' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le classement des corps est un des grands projet de ce que fut l'&#233;poque moderne. Photographie, identit&#233; judiciaire et psychiatrie sont trois syst&#232;mes mod&#232;les du XXe si&#232;cle, travaillant de concert (Bertillon, Charcot,...), classant, archivant les types. La photographie, outil moderne par excellence, partageant elle aussi son statut entre art et science, fut bien s&#251;r l'outil privil&#233;gi&#233; de cette obsession typologique et ethnographique. Les marges, surtout, politiques, soci&#233;tales ou ethniques dans l'empire florissant (la question coloniale, &#233;voqu&#233;e dans les portraits, me semble partie prenante de la volont&#233; d'analyse. L'empire se construit sur la rationalisation et une utopie de progr&#232;s), furent les corps les plus sollicit&#233;s (car les plus &#233;tranges ou incompris ?) pour tenter de rationaliser le monde et se pr&#233;munir, dans l'utopie de l'&#233;poque, du hasard et de l'accident, de ce qui &#233;chapperait &#224; un contr&#244;le et une analyse, &#224; une th&#233;orie m&#233;caniste des maladies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La photographie comme outil de rationalit&#233; et rationalisation des corps, du temps et des espaces. Mais les tensions subsistent toujours &#224; la raison. Enfin, ces &#233;tudes se veulent, l&#224; encore, comme une image-miroir des portraits de Cl&#233;rambault photographe r&#233;alis&#233;s &#224; F&#232;s, o&#249; le corps dispara&#238;t derri&#232;re le pli et la masse du drap&#233;, o&#249; l'analyse et la s&#233;quence pr&#233;valent sur l'exotisme, le sexuel et le romantique. La chair se fait presque absente, et la photographie offre une tension du mouvement dans les s&#233;quences du photographe.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_5643 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;48&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/residence_lyautey.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH375/residence_lyautey-538dd.jpg?1509824583' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;R&#233;sidence du Mar&#233;chal Lyautey, F&#232;s, 50 x 70 cm
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le Mar&#233;chal Lyautey, officier pendant les guerres coloniales, premier r&#233;sident g&#233;n&#233;ral du protectorat fran&#231;ais au Maroc en 1912 f&#251;t tr&#232;s proche de Cl&#233;rambault, lui demandant de construire le service psychiatrique moderne du Maroc, assistant avec son &#233;pouse aux fr&#233;quentes conf&#233;rences de Cl&#233;rambault &#224; l'Acad&#233;mie des Beaux-Arts sur le pli et le drap&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_5642 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;72&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/portrait_postmortem.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH375/portrait_postmortem-7b3dc.jpg?1509824583' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Portrait post-mortem de Cl&#233;rambault, La Salp&#234;tri&#232;re, Paris, 50 x 70 cm
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;criture, le tissus (nou&#233; et d&#233;nou&#233; dans un m&#234;me temps), la lumi&#232;re : encore une image manquante, un corps absent, un hommage par le biais du m&#233;decin photographe, une &#233;vocation personnelle et po&#233;tique de l'homme &#224; la passion de l'&#233;toffe, de l'&#233;criture et de la parole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La forme de l'&#233;toffe &#233;voque enfin les cours de Cl&#233;rambault sur l'&#233;tude technique du drap&#233;, et notamment la forme du &#171; faux bouton berb&#232;re &#187;, dont Cl&#233;rambault explique la r&#233;alisation (Noyau Inclus Ligatur&#233;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;La fibule tient par transfixion ; notre dispositif tient par ligature. Posez deux &#233;toffes plat &#224; plat ; poussez votre index sous l'&#233;toffe inf&#233;rieure et liez, en retirant votre index, le chou d'&#233;toffe &#224; double &#233;paisseur que votre index avait soulev&#233; : les deux &#233;toffes resteront solidement unies. Pour que le chou ne puisse glisser dans son collier, nous remplirons la cavit&#233;, avant de lier, par une bille ou tout autre corps rond que la ligature enfermera. L'ensemble pourrait &#234;tre appel&#233;, en raison de son aspect, un faux bouton, et, en raison de sa structure, un noyau li&#233; ; mais la d&#233;finition compl&#232;te serait : chou d'&#233;toffe &#224; deux &#233;paisseurs, avec noyau et ligature. (Recherches technologiques sur le drap&#233;)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Le Maristane Sidi Frej &#224; F&#232;s &#233;tait le plus c&#233;l&#232;bre et le plus important des maristanes du Maroc. Sa naissance, son apog&#233;e et sa d&#233;gradation sont &#233;troitement li&#233;s &#224; la grandeur et &#224; la d&#233;cadence de la dynastie m&#233;rinide. Les M&#233;rinides ont suivi en cela l'exemple des Almohades et ont dot&#233; le Maroc d'une &#171; cha&#238;ne &#187; de maristanes r&#233;partie dans les grandes villes marocaines, entre autres &#224; F&#232;s, Mekn&#232;s, Sal&#233;, Rabat et Safi. Il est situ&#233; au c&#339;ur de la plus vieille partie de la m&#233;dina de F&#232;s, &#224; proximit&#233; du sanctuaire de Moulay Idriss, Saint-Patron de la ville, entre le souk El Attarine et le souk du Henn&#233;. Le maristane &#233;tait compos&#233; d'un rez-de-chauss&#233;e comprenant 18 chambrettes, et d'un &#233;tage qui en avait 22. Le rez-de-chauss&#233;e &#233;tait fait pour l'hospitalisation des hommes et l'&#233;tage au-dessus pour celle des femmes, ainsi qu'un jardin attenant pour la promenade des malades et les concerts de musique andalouse qui leur &#233;taient donn&#233;s chaque semaine. La gestion du maristane &#233;tait assur&#233;e par un administrateur aid&#233; de secr&#233;taires et contr&#244;l&#233; par un Nadir des Habous qui supervisait l'utilisation des biens qui faisaient vivre l'institution. Il est pratiquement certain que plusieurs &#171; sp&#233;cialit&#233;s &#187; m&#233;dicales &#233;taient pratiqu&#233;es dans le maristane dont &#171; la m&#233;decine interne &#187;, l'orthop&#233;die, l'ophtalmologie et la psychiatrie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au temps de sa splendeur, le maristane Sidi Frej a tr&#232;s probablement servi de mod&#232;le pour la construction du premier h&#244;pital psychiatrique dans le monde occidental. En effet, le P&#232;re Gilbert Jofre &#233;tait venu &#224; deux reprises en &#171; Afrique &#187; pour racheter des prisonniers de guerre chr&#233;tiens &#224; la fin du XIVe si&#232;cle. Les rois M&#233;rinides avaient alors pour capitale F&#232;s, et c'est tr&#232;s probablement avec eux que les n&#233;gociations avaient lieu. Le maristane Sidi Frej &#233;tant situ&#233; en plein centre de la m&#233;dina, il est impossible &#224; un visiteur qui passe m&#234;me tr&#232;s peu de jours dans la ville de ne pas &#234;tre au courant de l'existence de cette institution, qui par ailleurs repr&#233;sentait un &#233;l&#233;ment de fiert&#233; de la ville. Le p&#232;re Jofre cr&#233;a une association qui construisit le premier asile pour ali&#233;n&#233;s &#224; Valence, en Espagne, en 1410. Ceci repr&#233;sente un excellent exemple du &#171; transfert de technologie &#187; sud-nord de la fin du Moyen &#194;ge. Par la suite, les Espagnols ont construit des h&#244;pitaux psychiatriques dans les principales villes d'Espagne, en Am&#233;rique centrale, et dans les autres pays d'Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; partir du d&#233;but du XVe si&#232;cle, le sultan m&#233;rinide Abou Said Othman Il a commenc&#233; &#224; vendre et &#224; hypoth&#233;quer les biens du maristane pour &#233;quiper son arm&#233;e, et ce malgr&#233; les protestations de la population. Le maristane est tomb&#233; progressivement dans la d&#233;cr&#233;pitude et a alors &#233;t&#233; transform&#233; petit &#224; petit en asile pour ali&#233;n&#233;s. L&#233;on l'Africain avait travaill&#233; pendant deux ans comme secr&#233;taire au d&#233;but du XVIe si&#232;cle au maristane Sidi Frej, et la description qu'il faisait de l'hospitalisation des malades mentaux n'&#233;tait pas des plus flatteuses. La situation a continu&#233; &#224; se d&#233;grader au fil des si&#232;cles et les t&#233;moignages que nous avons de l'&#233;tat des lieux en 1906 par Salmon et Michaux-Bellaire, ainsi que celui du Dr. du Mazel en 1922 sont catastrophiques. &#192; l'image du reste, l'assistance aux malades physiques ou mentaux s'&#233;tait d&#233;t&#233;rior&#233;e dans les maristanes, au point d'en faire plus des prisons que des lieux de soins. Le maristane Sidi Frej a ainsi fonctionn&#233; jusqu'en 1943, date &#224; laquelle il a &#233;t&#233; partiellement d&#233;truit.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_5638 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;51&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/maristan_1.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH667/maristan_1-95367.jpg?1509824584' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Quartier du Maristane Sidi Frej, F&#232;s, 100 x 75 cm
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;C'est un Maristane imaginaire, une reconstitution photographique d'un espace-embl&#232;me de tout lieu asilaire et de l'imaginaire qu'il d&#233;veloppe, mais aussi la collusion, bien r&#233;elle, dans un espace ancien en r&#233;am&#233;nagement &#224; quelques pas de Sidi Frej, de temporalit&#233;s contradictoires, racont&#233;es par la mati&#232;re, par la lumi&#232;re et ses traces, par les lignes tir&#233;es &#224; chaque encablure des ouvertures / fermetures / passages, pour marquer dans l'espace un double mouvement de regard. Perspectives et contre-perspectives renvoient &#224; une dualit&#233; fictive de points de vue : le premier va vers le seuil, &#171; l'horizon &#187;, vers l'autre pi&#232;ce, dont la porte souligne une possible r&#233;partition du corps dans ce marquage, un tiers deux tiers, comme le cadrage d'une &#171; bonne &#187; image. Ce corps pr&#233;sent absent, en &#233;cho aux corps de dos photographi&#233;s, est une marque de la m&#233;trique, de la mesure de la distance, de la clart&#233; perspectiviste : le corps doit rentrer dans la cellule, l'ouverture est mesur&#233;e pour (un dernier coup d'&#339;il). L'autre point de vue reste celui du regardeur, vers l'&#339;il de celui qui observe et dirige, r&#233;partit et cadre. Photographe, psychiatre... L'espace est aussi une image du dispositif photographique, de la &lt;i&gt;camera obscura&lt;/i&gt; &#224; la chambre photographique, et enfin un &#233;cho lointain, une correspondance avec les studios de la pr&#233;fecture de police, ou le sol marquait &#224; l'adh&#233;sif toutes les indications de placements des &#171; bertillonn&#233;s &#187;, et les zones de profondeur de champ, de nettet&#233; donc.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_5639 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;51&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/maristan_4.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH375/maristan_4-de6a4.jpg?1509824584' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Quartier du Maristane Sidi Frej, F&#232;s, 75 x 100 cm
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;De 1915 &#224; 1917, deux convalescences pass&#233;es au Maroc conduiront Cl&#233;rambault au Maristane de Sidi Frej, o&#249;, avec le soutien du Mar&#233;chal Lyautey, il construira les pr&#233;misses de la psychiatrie &#171; moderne &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_5641 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;39&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/pagetableau_1.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH375/pagetableau_1-f6be9.jpg?1509824584' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Page tableau, Paris / F&#232;s, 50 x 70 cm
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Trois textes en cartel accompagnant les photographies :&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Les d&#233;lires de la cataracte qui &#233;clatent chez les intoxiqu&#233;s peuvent avoir partiellement pour cause la terrible contention d'esprit que nous impose la solitude surtout quand nous ne sommes pas habitu&#233;s &#224; penser.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'obligation de se tenir soi-m&#234;me compagnie est une &#233;preuve &#224; laquelle nombre de cerveaux ne r&#233;sistent pas.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi, labilit&#233; du pouls, comme marque d'&#233;motion latente.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trois &#233;tudes d'un drap&#233;, entre nature morte et gisant (un corps pourrait appara&#238;tre sous le drap&#233;), rehauss&#233;es de trois extraits d'&#233;criture de Cl&#233;rambault. L'&#233;criture, qu'elle soit litt&#233;raire ou simplement diagnostique fut essentielle chez le m&#233;decin photographe. Les extraits choisis, tir&#233;s de &lt;i&gt;Souvenirs d'un m&#233;decin op&#233;r&#233; de la cataracte&lt;/i&gt;, mettent en exergue une forme de solitude et de retour sur soi, d'int&#233;riorit&#233;, d'isolement du monde aussi. R&#233;unis de prime abord par une sorte d'automatisme, &#233;criture et image permettent une association ouverte, cr&#233;ant une nouvelle image, une autre temporalit&#233; assez ind&#233;finissable, un principe de libre association, comme le serait un moment de s&#233;ance psychanalytique (!). Le mot, chez Cl&#233;rambault comme chez son &#233;l&#232;ve Lacan, annonce l'image.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lettre comme l'&#233;toffe appellent l'arabesque, la courbe, le pli et le fil, un r&#233;cit qui se d&#233;ploie de fa&#231;on parcellaire et elliptique.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_5640 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;51&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/objet_outil_3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH667/objet_outil_3-2f4b0.jpg?1509824584' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Objet - outil, Paris / F&#232;s / Dunhuang, 40 x 30 cm
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Une indexation imaginaire d'objets &#233;voquant la mesure, le classement, l'&#233;criture (le diagnostique), le pli, dans un &lt;i&gt;potentiel&lt;/i&gt; de fonctionnement et d'association, photographi&#233;s dans une pr&#233;cision et une nettet&#233; quasi &#171; hallucinatoire &#187;. Chaque prise de vue se veut comme la possible extraction d'un catalogue technique, objet sur fond noir, prise de vue frontale, une chromie l&#233;g&#232;rement bleue, froide, renvoyant &#224; cette rigoureuse distance de l'&#339;il analytique, l'hygi&#232;ne m&#233;dicale, une neutralit&#233; &#224; peine d&#233;plac&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une derni&#232;re pi&#232;ce est en attente de r&#233;alisation : trois cartons format 20 x 20 x 20 cm, en fa&#239;ence. Le mod&#232;le de carton est un mod&#232;le entre le carton d'archivage et de d&#233;m&#233;nagement, r&#233;gulier et cubique (longueur = largeur = hauteur). Le blanc de la c&#233;ramique signalera de nouveau la chromie des objets-outils, et dans un m&#234;me temps, la mati&#232;re des interstices du carton (veinure, trame, alv&#233;oles) sera pr&#233;cise dans ses plis, en contrepoint &#171; mati&#233;riste &#187; de l'aspect clinique de l'objet.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Eric Aupol&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;multiplier&lt;br class='autobr' /&gt;
Sur une proposition originale d'Antonio Guzman&lt;br class='autobr' /&gt;
Samedi 8 novembre 2014 &gt; Mardi 30 d&#233;cembre 2014&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Galerie Polaris&lt;br class='autobr' /&gt;
15, rue des Arquebusiers - 75003 Paris&lt;br class='autobr' /&gt;
T&#233;l. 33 (0)1 42 72 21 27&lt;br class='autobr' /&gt;
Fax 33 (0)9 59 47 28 47&lt;br class='autobr' /&gt;
contact@galeriepolaris.com&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

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