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	<title>TK-21 </title>
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	<description>TK-21 suit les nouvelles formes que prend le conflit entre mots et images. TK-21 d&#233;crypte la r&#233;alit&#233;, les ombres, les croyances. Images, appareils, soci&#233;t&#233;, cerveau, ville sont ses cinq vecteurs d'analyse.</description>
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		<title>TK-21 </title>
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		<title>N'avoir qu'une ride et s'asseoir dessus</title>
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		<dc:creator>Jean-Paul Gavard-Perret</dc:creator>


		<dc:subject>livre</dc:subject>
		<dc:subject>litt&#233;rature </dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Le roman de Laura Vazquez cr&#233;e un alignement non seulement de phrases, mais d'impressions de choc. Apr&#232;s &#171; La semaine perp&#233;tuelle &#187;, la narratrice (semblable et s&#339;ur de ce nouveau roman) va droit dedans face au n&#233;ant qui guette. Elle n'est pas souvent de bonne humeur mais peut &#233;crire dans son appartement ou dans un bar vide pr&#233;f&#233;r&#233;. Elle ne veut pas savoir ce qu'elle a fait mais se sent sombre, veut dispara&#238;tre du temps et &#233;prouve de la naus&#233;e. Mais (via cette voix) la romanci&#232;re est aussi po&#232;te qui au sein de son haut-le-c&#339;ur sait mettre le bordel m&#234;me si au nom de l'&#233;criture elle semble conna&#238;tre la maladie de la mort (tr&#232;s, tr&#232;s largement partag&#233;e).&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/litterature" rel="tag"&gt;litt&#233;rature &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH112/arton2766-0b49d.jpg?1772187470' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='112' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le roman de Laura Vazquez cr&#233;e un alignement non seulement de phrases, mais d'impressions de choc. Apr&#232;s &#171; La semaine perp&#233;tuelle &#187;, la narratrice (semblable et s&#339;ur de ce nouveau roman) va droit dedans face au n&#233;ant qui guette. Elle n'est pas souvent de bonne humeur mais peut &#233;crire dans son appartement ou dans un bar vide pr&#233;f&#233;r&#233;. Elle ne veut pas savoir ce qu'elle a fait mais se sent sombre, veut dispara&#238;tre du temps et &#233;prouve de la naus&#233;e. Mais, via cette voix, la romanci&#232;re est aussi po&#232;te qui au sein de son haut-le-c&#339;ur sait mettre le bordel m&#234;me si au nom de l'&#233;criture elle semble conna&#238;tre la maladie de la mort &#8212; tr&#232;s, tr&#232;s largement partag&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_22940 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/vazquez_2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH667/vazquez_2-b7fbe.jpg?1763461871' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Au besoin, elle s'oppose &#224; tous ses textes, feint de les renier, de les abjurer. Mais &#224; d&#233;faut de rester po&#233;tesse, il faut que la romanci&#232;re vive. Et de plus : elle s'acharne. C'est une nouvelle version de Pierre Guyotat ou Fernando Pessoa et bien plus que Thomas Bernhard. Que je cite en exergue, qui me donne l'&#233;lan. Elle semble avancer parfois sans liaison, voire &lt;i&gt;&#171; sans conjuguer parfois les verbes, sans concentrer &#187;&lt;/i&gt;, mais ne nous trompons pas. Gr&#226;ce &#224; elle, &lt;i&gt;&#171; le beau est toujours bizarre &#187; &lt;/i&gt; (Baudelaire).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et dans un tel roman, c'est quelque chose de bizarre, faire quelque chose de bizarre. Qui risque de se passer. Elle se gratte la t&#234;te pendant bien plus de 20 ans. Mais c'est personnel ; elle pense que lorsqu'elle &#233;crit, elle ne le fait pas, ne s'arroge pas de fonction. N&#233;anmoins, parfois, elle &#233;crit couch&#233;e pour mesurer la place qu'elle prend l&#224; o&#249; nous sommes, vers la fin de la civilisation, du monde et de tout le monde. Comme Beckett, elle sait que Malone meurt. Molloy idem. Et comme Godot, Laura Vazquez n'encourage pas la reproduction, &#233;crit peu (enfin presque) et n'a pas envie de perdre tout le temps. Se dit tricheuse puisqu'elle s'est livr&#233;e &#224; la parole quand elle aurait d&#251;, ou qu'il aurait fallu, se taire. Mais ce n'est pas de sa faute : juste de sa main. Mais un tel roman est plus que m&#233;rit&#233; ! Il d&#233;coupe parfois ses bords. Porte les valises de quelqu'un qui n'existe plus ; Miley Cyrus y appara&#238;t en r&#234;ve ou en r&#233;clame publicitaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s tout, sa narratrice est 100% d'accord avec certains de ses sentiments (tous se composent &#224; 99, 99% d'eau de source inconnue). Une telle h&#233;ro&#239;ne se dit dans ses carr&#233;s de tours, un quart vivante, un quart morte, un quart robot, un quart rien &#8212; histoire d'affirmer que la r&#233;alit&#233; n'existe pas. Mais c'est pourquoi elle se met &#224; &#233;crire. Tous les jours (Ah traitresse !). Rectangle du papier ou de l'ordi portable qu'importe. Et toujours en esp&#233;rant que les prolongements de ses romans perdent tout le monde. Ils deviennent des n&#233;o-Eccl&#233;siastiques (probablement des canailles) qui sourient et effraient. Et qu'importe si ses propres souvenirs se font vieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s tout, l'essentiel de Laura Vazquez, c'est faire des livres (et sans doute, bien s&#251;r, l'amour). Son h&#233;ro&#239;ne aussi. Elle dit &#224; propos de son auteure, qu'elle &#233;crit toujours la m&#234;me chose. Ce qui n'est pas faux, mais il faut en mettre une couche ; car une h&#233;ro&#239;ne-narratrice ajoute du neuf ou donne des armes contre son auteure. Si bien que celle-ci songe d&#233;j&#224; &#224; produire sur elle un rapport vengeur !&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais un tel roman vaut la peine d'&#234;tre mal v&#233;cu. Des vrilles d&#233;passent (car vu ses textes anciens, il a beaucoup grandi). C'est un ab&#238;me de foule, un trou noir d'o&#249; l'on ne peut plus sortir, mais on y trouve beaucoup d'arbres, des foules, des avenues, un peu d'oxyg&#232;ne pour les nouveaux gratte-ciels aux normes antisismiques. Et parfois encore quelques autoroutes &#224; deux &#233;tages pour admirer l'oc&#233;an des banlieues et, avec un peu de chance, l'horizon du Mont-Blanc jamais d&#233;gag&#233; de la pollution. Les d&#233;g&#226;ts progressent, parfois m&#234;me deviennent des r&#233;seaux. Bref, c'est le dictionnaire du pr&#233;sent et surtout sa descente. Mais &#224; sa mani&#232;re, la narratrice nous dit : &lt;i&gt;&#171; Tr&#232;s chers amis, quel plaisir ! &#187;&lt;/i&gt; tant il reste &#224; Laura du souffle dans toutes ses dimensions et gr&#226;ce aux clefs qu'elle nous offre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Lara Vazquez, &lt;i&gt;&#171; Les Forces &#187;&lt;/i&gt;, &#201;ditions du Sous Sol, 2025, 304 p., 22,50 &#8364;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22943 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/les_forces_-_vazquez_laura.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/les_forces_-_vazquez_laura.jpg' width=&#034;546&#034; height=&#034;800&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'&#339;uvre au noir et au roi</title>
		<link>https://www.tk-21.com/L-oeuvre-au-noir-et-au-roi</link>
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		<dc:creator>Jean-Paul Gavard-Perret</dc:creator>


		<dc:subject>livre</dc:subject>
		<dc:subject>litt&#233;rature </dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;En poussant un peu plus loin, &#171; Tweet n&#176;1 &#187; peut se pr&#233;senter comme un &#171; film tourn&#233; tout entier en studio avec des d&#233;cors film&#233;s de paysages sous la neige projet&#233;s derri&#232;re ou tournant sur un &#171; cyclorama &#187; et un gros plan fixe sur la Princesse X de Brancusi fich&#233;e sur un socle tournant est-ce la figuration de Marie Bonaparte ou un phallus &#187; &#233;crit Guillaume Basquin. Abuse-t-il d'un surplus de sexuel ? Non, car il poss&#232;de bien mieux &#224; faire dans un tel concassage po&#233;tique abasourdissant.&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH84/arton2768-910f7.jpg?1772187470' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En poussant un peu plus loin, &#171; Tweet n&#176;1 &#187; peut se pr&#233;senter &#171; comme un film tourn&#233; tout entier en studio avec des d&#233;cors film&#233;s de paysages sous la neige projet&#233;s derri&#232;re, ou tournant sur un &#034;cyclorama&#034; et un gros plan fixe sur la Princesse X de Brancusi fich&#233;e sur un socle tournant est-ce la figuration de Marie Bonaparte ou un phallus &#187;, &#233;crit Guillaume Basquin. Abuse-t-il d'un surplus de sexuel ? Non, car il poss&#232;de bien mieux &#224; faire dans un tel concassage po&#233;tique abasourdissant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Po&#232;te, litt&#233;rateur, d&#233;miurge, l'auteur caresse un scandale litt&#233;raire et nous y sommes (sous X ?) bien. Jaillit la lutte interne des multiples impossibilit&#233;s o&#249; se d&#233;bat le &#171; roman &#187;. Il devient le sujet m&#234;me du livre, m&#234;me s'il semble se toucher en un immense tweet.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce nouveau genre (ob&#232;se plus que jamais) accorde au r&#233;el son recommencement puisqu'ici, sous les yeux de l'auteur, il vacille. Et, cerise sur le g&#226;teau, la philosophie n'a pas besoin de maillots d'&#233;quipes.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Absolument imperm&#233;able &#224; toute id&#233;ologie et &#224; toute certitude et immuable &#224; la fois catholique et gnostique et leurs &#171; m&#233;taphore spermatique &#187; rien ne vaut qu'une telle audace d'un pur scripteur dont l'importance n'est pas d'&#234;tre, mais de devenir en d&#233;sordre tout en amenant la parole &#224; la parole de la toute puissance face &#224; celui &lt;i&gt;&#171; du Cr&#233;ateur &amp; ces malheureux penchants qui vous ont &#233;gar&#233; et dont vous ne voyez pas qu'ils ne sont que des effets de cette nature corrompue &amp; criminelle &#187;&lt;/i&gt;. En lieu et place tout complotisme est de mise.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais un tel livre dans son fleuve m&#232;ne moins vers un d&#233;bordement cataclysmique qu'&#224; une sortie de crise. Une prose pourrait &#233;touffer dans sa masse mais de fait, elle organise une gen&#232;se respiratoire. Nous pouvons juger Basquin climato-sceptique, eu &#233;gard &#224; la litt&#233;rature. Mais ce qui est s&#251;r reste le d&#233;boitement de toute orthodoxie. &#192; sa mani&#232;re, loin du Bing-Bang comme du livre d'Emmanuel Leroy Ladurie, Basquin est un Viking de la litt&#233;rature pour mener mots de vie &#224; la &lt;i&gt;comment peux-aller la terre&lt;/i&gt;. Greenland ou d&#233;sert ? Le rouge est mis.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
En h&#233;ritage du &#171; Paradis &#187; de Sollers (son plus beau livre) Guillaume Basquin fait donc &#233;clater le discours litt&#233;raire dans un corpus compact ignorant, points, virgules, etc. S'y joue le jeu du monde &#171; dans le ciel de la d&#233;mesure &#224; partir du lieu premier : &lt;i&gt;&#171; au commencement n'&#233;tait ni le Verbe ni l'image, au commencement &#233;tait le tweet &amp; Dieu vit que c'&#233;tait bon, le x &#233;tait partout cui-cui &amp; m&#234;me si le petit oiseau bleu s'&#233;tait envol&#233; &#187;&lt;/i&gt;. Exit le cogito de Descartes et autres piliers desdites sagesses.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt; Le livre est fondu au noir aussi paradoxal qu'il puisse para&#238;tre. Comme Dante, Basquin n'&#233;tait pas un po&#232;te de l'imagination mais des rapports entre les choses. Le tout dans un effort carnavalesque pour d&#233;chiffrer la r&#233;alit&#233;, l&#224; o&#249; une telle &#339;uvre n'est plus d&#233;tach&#233;e de l'existence. Guillaume Basquin marche et pi&#233;tine sur la vie, j'ai successivement march&#233; sur les plates bandes de cr&#233;ateurs et y rencontre au besoin phallus et Comtesse X donc sous X comme un film du m&#234;me nom. De ses compatriotes de bien des temps l'auteur poursuit ce que certains estimeraient (&#224; tort) un d&#233;lire verbal et physique.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Affirmant continuer la guerre par d'autres moyens, son &#171; texte-limite &#187; accueille &lt;i&gt;&#171; tous les mots en x bizarres comme par exemple, x&#233;narque, qui &#233;tait le commandant d'une x&#233;nagie, soit d'une phalange de mercenaires &#233;trangers dans l'Antiquit&#233; grecque &#187;&lt;/i&gt;. Lui-m&#234;me en est un pour dire le monde anormal et concentr&#233; en tr&#232;s peu de mains.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Voici en quelque sorte un livre phalange et machine, fourmillant, riche, obtus, plus ou moins affirm&#233; (en habile cr&#233;ateur) &#171; sous x &#187; qui semble s'&#233;crire tout comme les bandes de cellulo&#239;d de film qui se d&#233;videraient comme des bandelettes Velpeau.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Sous symbole de t&#233;l&#233;scripteur, le livre accumule les folies d'un verbe libre qui rappelle &#171; Paradis &#187; (d&#233;j&#224; cit&#233;) et &#171; T&#233;lex n&#176;1 &#187; de Jean-Jacques Schuhl. Ici tout se pr&#234;te &#224; croire, &#224; prolif&#233;rer et &lt;i&gt;&#171; envahit la t&#234;te pour devenir teXte &#187; &lt;/i&gt; qui au besoin pour parfois pratiquer biffes et chiasmes optiques pour renverser le monde per&#231;u. Rien de plus puissant qu'un tel livre.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Guillaume Basquin, &#171; Tweet n&#176;1 &#187;, Tinbad, Paris, 2025, 116 p., 16 &#8364;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22942 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/guillaume_basquin_tweet.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/guillaume_basquin_tweet.jpg' width=&#034;547&#034; height=&#034;800&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La pr&#233;sence infinie des absents</title>
		<link>https://www.tk-21.com/La-presence-infinie-des-absents</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique M&#233;rigard</dc:creator>


		<dc:subject>photographie</dc:subject>
		<dc:subject>litt&#233;rature </dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Le dernier homme, dernier livre paru de Dominique M&#233;rigard, est le versant texte d'une histoire qui s'est aussi &#233;crite en photographie au travers de sa s&#233;rie &#171; Beaus&#233;jour inventaire &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans son travail photographique et ses &#233;crits, il interroge sans cesse les notions de temps, de m&#233;moire, de transmission, de perte et d'absence.&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH122/arton2711-4d8cb.jpg?1772255871' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='122' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le dernier homme, dernier livre paru de Dominique M&#233;rigard, est le versant texte d'une histoire qui s'est aussi &#233;crite en photographie au travers de sa s&#233;rie &#171; Beaus&#233;jour inventaire &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans son travail photographique et ses &#233;crits, il interroge sans cesse les notions de temps, de m&#233;moire, de transmission, de perte et d'absence.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'absence peut passer inaper&#231;ue. &#202;tre seul peut sembler normal, si c'est par volont&#233; personnelle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais le manque, lui, m&#234;me s'il est invisible, fragilise l'&#233;difice. Et cette pi&#232;ce manquante, qui au premier coup d'&#339;il ne semble pas faire d&#233;faut &#8212; les subterfuges pour masquer les failles sont l&#233;gion &#8212;, peut mettre en p&#233;ril la construction.&lt;br class='autobr' /&gt;
Heureusement, encore une fois par ruse, on peut remplir l'espace de signes, d'histoires r&#233;elles ou imaginaires, de celles que l'on se raconte lorsqu'on est enfant et qui r&#233;sistent au temps. On peut s'attacher &#224; des objets, &#224; des lieux, m&#234;me si certains n'ont pas cette chance qui peut aussi &#234;tre un pi&#232;ge. Alors, je me demande comment ils vivent.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le dernier homme est un r&#233;sistant. Un &#234;tre r&#233;silient, mais a-t-il le choix ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Combien de temps, apr&#232;s la mort de sa femme s'est-il d&#233;battu contre cette absence, le manque de ce corps et le deuil de cet espoir de fonder une famille ? J'essaie de comprendre comment mon p&#232;re a pu vivre dans cette solitude sentimentale et survivre au drame. Il m'a dit qu'il n'avait pas voulu qu'une autre femme prenne la place de ma m&#232;re. L'avait-il aim&#233;e &#224; ce point ou avait-il baiss&#233; les bras face &#224; ce destin qui semblait ne pas vouloir lui octroyer le bonheur et le r&#233;confort du couple ? &#201;tait-ce par force de caract&#232;re, parce qu'il &#233;tait dur au mal ou bien au contraire par faiblesse, terrass&#233; par le destin ? Il avait accept&#233; de vivre dans le renoncement, dans la nostalgie. Ces souvenirs plus vieux que moi p&#232;sent encore. &#187;&lt;/i&gt;
&lt;br&gt; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22551 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;22&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/02_me_rigard_beause_jour_tk21_juillet2025.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH617/02_me_rigard_beause_jour_tk21_juillet2025-a4c55.jpg?1772189748' width='500' height='617' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;&#169; Dominique M&#233;rigard
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22546 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;22&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/03_me_rigard_beause_jour__tk21_juillet2025.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH352/03_me_rigard_beause_jour__tk21_juillet2025-00f44.jpg?1750871886' width='500' height='352' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;&#169; Dominique M&#233;rigard
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22547 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;22&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/04_me_rigard-beause_jour_tk21_juillet2025.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH745/04_me_rigard-beause_jour_tk21_juillet2025-b3805.jpg?1750871886' width='500' height='745' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;&#169; Dominique M&#233;rigard
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt; &lt;br&gt;
Combien de temps me faudra-t-il, &#224; mon tour, pour accepter son absence, leur absence ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Pourtant, je sais qu'ils sont l&#224;, qu'ils sont pr&#233;sents dans chaque objet, dans chaque recoin d'une pi&#232;ce, dans chaque reflet qui appara&#238;t dans un miroir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Enregistrer les traces de ce territoire intime est le moyen de conjurer l'abandon, la perte et la disparition : la maison ferm&#233;e une grande partie de l'ann&#233;e, le jardin devenu friche, les arbres morts, les outils d&#233;laiss&#233;s. Transformer en images les choses de peu qui peuplent chaque recoin, c'est les ramener &#224; la vie. Le temps d'avant se lie ici au temps pr&#233;sent. Il est aussi le temps perdu qu'on ne pourra jamais rattraper. Dans chaque photographie se loge une parcelle de m&#233;moire, et les r&#233;unir constitue un puzzle, un inventaire de souvenirs d'enfance o&#249; s'entrem&#234;lent le r&#233;el et l'imaginaire. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22548 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;22&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/05_me_rigard_beause_jour_tk21_juillet2025.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH404/05_me_rigard_beause_jour_tk21_juillet2025-dc244.jpg?1772189748' width='500' height='404' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;&#169; Dominique M&#233;rigard
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22549 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;22&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/06_me_rigard_beause_jour_tk21_juillet2025.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH621/06_me_rigard_beause_jour_tk21_juillet2025-a36fa.jpg?1772189748' width='500' height='621' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;&#169; Dominique M&#233;rigard
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La photographie agit, elle d&#233;fie l'absence. Voil&#224; pourquoi elle est mon amie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Photographier, c'est donner une valeur aux choses, une valeur sentimentale et un avenir m&#233;moriel. Les faire entrer dans l'histoire, notre histoire, si insignifiante soit-elle, l'histoire de notre pens&#233;e, l'histoire de notre regard.&lt;br class='autobr' /&gt;
Certains y voient de la po&#233;sie, d'autres de la nostalgie, c'est pourtant de r&#233;alit&#233; qu'il s'agit. Une r&#233;alit&#233; alternative, un dialogue avec la m&#233;moire qui sait remettre en sc&#232;ne le pass&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est &#224; la fois le d&#233;but et la fin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Lorsque la perte de ceux qui ont accompagn&#233; l'enfance advient, il reste les lieux. Une fois ces lieux priv&#233;s de vie, de la pr&#233;sence de ceux qui les ont remplis, il reste la relation qu'on a aux lieux et aux objets qui continuent de l'habiter, un rapport &#224; l'&#226;me de ces lieux, aux sentiments qu'ils provoquent en nous, nous poussant &#224; r&#233;investir l'espace, &#224; prendre possession des choses comme on entre dans une nouvelle peau pas tout &#224; fait n&#244;tre et pourtant diff&#233;rente de l'ancienne. Puis ce sont des allers-retours incessants entre le pays que nous avons d&#251; quitter, il y a d&#233;j&#224; si longtemps, et l'autre pays, difficile &#224; nommer, celui du temps pr&#233;sent. &#187;&lt;/i&gt;
&lt;br&gt; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22550 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;22&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/07_double02_me_rigard_beause_jour_tk21_juillet2025.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH373/07_double02_me_rigard_beause_jour_tk21_juillet2025-48915.jpg?1750871886' width='500' height='373' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;&#169; Dominique M&#233;rigard
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Pour toutes les photographies de l'article : &lt;i&gt;s&#233;rie &#171; Beaus&#233;jour inventaire &#187;, &#169; Dominique M&#233;rigard.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.merigard.com/beausejour-inventaire&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.merigard.com/beausejour-inventaire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22545 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;22&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/couv_le_dernier_homme-145x210-tk21_juillet2025.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/couv_le_dernier_homme-145x210-tk21_juillet2025.jpg' width=&#034;553&#034; height=&#034;800&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;&#169; Dominique M&#233;rigard
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;LE DERNIER HOMME&lt;br class='autobr' /&gt;
Dominique M&#233;rigard&lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;ditions La Grange Bateli&#232;re&lt;br class='autobr' /&gt;
Parution : janvier 2025&lt;br class='autobr' /&gt;
Format 145 x 210 mm &#8226; 160 pages&lt;br class='autobr' /&gt;
13 reproductions de photographies noir et blanc&lt;br class='autobr' /&gt;
18 &#8364; &#8226; isbn 979-10-97127-48-0
&lt;br&gt; &lt;br&gt; &lt;a href=&#034;https://www.editionslagrangebateliere.fr/parutions/le-dernier-homme-1/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.editionslagrangebateliere.fr/parutions/le-dernier-homme-1/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ann Sexton : matrice et puissance</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Ann-Sexton-matrice-et-puissance</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/Ann-Sexton-matrice-et-puissance</guid>
		<dc:date>2025-03-01T20:03:51Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Paul Gavard-Perret</dc:creator>


		<dc:subject>livre</dc:subject>
		<dc:subject>litt&#233;rature </dc:subject>
		<dc:subject>po&#233;sie</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;En une suite de cadrages, de d&#233;cadrages et de superpositions d'images, Anne Sexton renonce &#224; toute ornementation. Elle tranche dans le vif : toutes les filles sont pour elle les descendantes de Marie et du Christ mais les quitte car trop plac&#233;es &#171; dans le derri&#232;re de dieu &#187; et ce, m&#234;me si des &#171; fossoyeurs attendent &#187; celle dont l'&#226;ge avance &#8212; m&#234;me si elle &#233;tait encore jeune.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Voir-ecrire" rel="directory"&gt;Lire &amp; &#233;crire&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/livre" rel="tag"&gt;livre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/litterature" rel="tag"&gt;litt&#233;rature &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/poesie" rel="tag"&gt;po&#233;sie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH107/arton2632-d24e2.jpg?1772255871' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='107' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En une suite de cadrages, de d&#233;cadrages et de superpositions d'images, Anne Sexton renonce &#224; toute ornementation. Elle tranche dans le vif : toutes les filles sont pour elle les descendantes de Marie et du Christ mais les quitte car trop plac&#233;es &#171; dans le derri&#232;re de dieu &#187; et ce, m&#234;me si des &#171; fossoyeurs attendent &#187; celle dont l'&#226;ge avance &#8212; m&#234;me si elle &#233;tait encore jeune.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tous les &#171; chants &#187; impr&#233;cateurs de Ann Sexton sont des op&#233;ras, des op&#233;rations, des ouvertures. L'auteur propose des prises complexes o&#249; le sacr&#233; se m&#234;le &#224; la sensualit&#233;, le divin au charnel. Une nouvelle fois elle devient monteuse et compositrice d'un nouvel ordre et d'une autre beaut&#233; radicale et sans maquillages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet ensemble de textes terminaux devient kal&#233;idoscopique. Exit les &#171; belles de nuit &#187; et la premi&#232;re d'entre elle : la Vierge. Mais cette derni&#232;re ne touche pas seulement &#224; l'indicible et &#224; la pri&#232;re. Le rite dont elle fait l'objet s'ouvre &#224; un tapage certain et &#224; des d&#233;monstrations plus intempestives que cultuelles. L'&#171; essence &#187; mystique passe par la petite porte au profit de la reprise en main du corps f&#233;minin. Si bien que la dimension abstraite du mythe sort de l'in&#233;luctable. Car la po&#233;sie devient un art qui crache sur le silence o&#249; les femmes furent clou&#233;es comme des Christs f&#233;minis&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son approche tient au fait qu'elle n'admet pas d'autres commentaires que les siens l&#224; o&#249; elle invente diverses mont&#233;es des circonstances qui fonde l'essence du f&#233;minin en soulignant un principe de s&#233;paration et de distance. Et son dialogue est particulier. Le m&#226;le fort en leurres, criailleries est vou&#233; au mutisme.&lt;br class='autobr' /&gt;
Tout reste fascinant, fort, violent pour r&#233;pondre &#224; &lt;i&gt;&#171; Ne vous &#234;tes-vous jamais demand&#233; pourquoi les femmes &#233;taient si silencieuses ? &#187;&lt;/i&gt;. Ici elles ne seront plus marqu&#233;es d'une fa&#231;on ind&#233;l&#233;bile.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les derni&#232;res &#339;uvres po&#233;tiques d'Anne Sexton surpassent en puissance ses recueils ant&#233;rieurs. Ceux-ci &#233;taient d&#233;j&#224; incandescents voire os&#233;s, mais ici jaillissent soudain l'obsc&#232;ne et le sacr&#233;, l'urine et Dieu, bref, le feu, le feu, le feu que, &#233;crit-elle, &lt;i&gt;&#171; les hommes cachent &#187;&lt;/i&gt;. Ces po&#232;mes incantatoires &#8212; accentuant &lt;i&gt;Tu vis ou tu meurs, &#338;uvres Po&#233;&#173;tiques 1960-1969&lt;/i&gt; parues dans la m&#234;me mai&#173;son d'&#233;ditions &#8212;, dans leurs accomplissements terminaux, retrouvent l'&#226;me et le corps tour&#173;men&#173;t&#233;s de celle qui resta long&#173;temps l'oubli&#233;e de la po&#233;&#173;sie am&#233;&#173;ri&#173;caine du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle mais qu'elle moder&#173;nisa &#224; sa fa&#231;on, loin des dogmes et des chapelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le fond reste ici plus sau&#173;vage que jamais. La forme po&#233;&#173;tique d&#233;place les lignes en vers o&#249; se mixent volup&#173;tueux et sar&#173;cas&#173;tique dans ce qui tient d'une sagacit&#233; et de la violence. Anne Sexton se fait au besoin sor&#173;ci&#232;re des sor&#173;ci&#232;res et sour&#173;ci&#232;re du f&#233;minin. Elle renou&#173;velle la vision des femmes &#224; tra&#173;vers ce que la po&#233;&#173;tesse connut avec d&#233;lice ou ter&#173;reur : la famille, le d&#233;sir et la sexualit&#233;. Elle offre et r&#233;affirme un nou&#173;veau contenu, en marge des conven&#173;tions de la morale des USA en trou&#173;vant un malin plai&#173;sir &#224; ren&#173;ver&#173;ser un patriar&#173;cat qui nour&#173;ris&#173;sait l'esclavage de n&#233;gresses blanches et oies de la m&#234;me couleur pr&#234;tes &#224; se livrer corps et &#226;me au pre&#173;mier prince venu.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22176 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L400xH615/anne_sex_ton_outlook-ht0guur2-0e4c9.jpg?1739714987' width='400' height='615' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'acte po&#233;tique se veut intime et d&#233;voile des secrets (proches du silence) comme la permanence du dur d&#233;sir non de durer mais de vivre en existence pl&#233;ni&#232;re, en fixant un instantan&#233; renvoyant forc&#233;ment au pass&#233; et au deuil, tout en cr&#233;ant des sortes de paraboles : un chien montant vers Dieu descend vers les hommes qui brul&#232;rent Jeanne ou autres sorci&#232;res de Salem et d'ailleurs. Elle ne cesse de vouloir rattraper quelque chose qui semblait d&#233;sesp&#233;r&#233;, foutu d'avance.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Au masque tranquille, muet de la &#171; Dulcis Virgo &#187; et sous couvert de voir l'image sainte en un ex-voto se substitue le pr&#233;tendu inconsciemment &#233;rotique. Reste n&#233;anmoins l'&#233;nigme fascinante de la puret&#233; entre l'aust&#233;rit&#233; et l'&#233;tincelle de feux pas forc&#233;ment sacr&#233;s. Dans l'imaginaire la Vierge devient une paradoxale concubine. L'auteure la fait vivre comme une renaissance dans le contact sensuel avec la lumi&#232;re du lieu. C'est l&#224; qu'elle trouve une nourriture mystique, c'est l&#224; aussi que les hommes croyants d&#233;vissent du spirituel &#224; tout crin. Les disciples de Marie sous couvert de chastet&#233; sont plus sulfureuses qu'il n'y para&#238;t. On y cherche quelqu'une. Quelqu'une de cach&#233;e. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Anne Sexton, pour l'&#233;voquer, cr&#233;e des images qui se distribuent en seconde et en tierce. Il y a l&#224; une forme de lyrisme flamboyant dont le mouvement permet de penser le multiple de la f&#233;minit&#233;, et des roseurs impudiques de celles qui damnent leurs &#226;mes bien que les religions catholiques voudraient contr&#244;ler. Quant au corps il n'est jamais fix&#233; ou artificiellement retenu en &#171; pauses &#187;. Il subit le passage, l'&#233;coulement. Parfois, le paysage n'admet d'autres &#171; commentaires &#187; que le visage lui-m&#234;me. L'indicible n'est plus affaire de silence mais de off et de sons. Surgit une embellie po&#233;tique face aux mirages du monde. Chaque po&#232;me d&#233;truit le r&#233;el pour mieux le r&#233;-enchanter en cette exp&#233;rience des limites. M&#234;me la rue y bouge comme un glacier. L'intime palpite sans la moindre impudeur.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Anne Sex&#173;ton, &#171; Folie, fureur et ferveur, &#339;uvres po&#233;tiques 1972-1975 &#187;, trad. de l'anglais (US) Sabine Huynh, &#233;di&#173;tions des femmes Antoi&#173;nette Fouque, Paris, 2024, 268 p., 22 &#8364;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

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		<title>Les plaisirs &#171; coupables &#187; </title>
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		<dc:date>2025-02-02T11:34:37Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Paul Gavard-Perret</dc:creator>


		<dc:subject>livre</dc:subject>
		<dc:subject>litt&#233;rature </dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Clarice Lispector se situe de l'autre c&#244;t&#233; du roman. Elle a &#233;crit contre ce dont elle se souvenait afin d'&#233;crire la fiction pour un nouvel usage.&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH84/arton2609-bd7cb.jpg?1772255871' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Clarice Lispector se situe de l'autre c&#244;t&#233; du roman. Elle a &#233;crit contre ce dont elle se souvenait afin d'&#233;crire la fiction pour un nouvel usage.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Rien ne pouvait l'atteindre ou la compromettre. Les romans (et la po&#233;sie aussi) sont devenus des garces. Et pour se perdre justement, s'&#233;garer loin des p&#244;les magn&#233;tiques qui guidaient et m'&#233;blouissaient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le roman est-il d'aucun secours ? Mais la question majeure de Clarice Lispector &#233;tait : que suis-je en train d'&#233;crire ? Elle avait du mal &#224; dig&#233;rer la parole pure des po&#232;tes pour entendre sa propre voix que seule, elle entendait. Elle a effac&#233; les diff&#233;rences sans se contenter de tenir les po&#232;tes par les couilles. Elle a cherch&#233; un roman parfait et d'une extension grossi&#232;re de la po&#233;sie et une expression unique de la fiction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Clarice Lispector a r&#234;v&#233; de menthe et de femmes qui lui offraient un bonbon &#224; ce parfum. Certaines le lui tendaient en pleurant, elle prenait en hoquetant et des deux mains ce mets minuscule, comme pour saisir un lourd plat de Byzance. Tout est d&#233;j&#224; dans ce roman de 1973, qui est peut-&#234;tre sa poutre ma&#238;tresse. Elle fait l&#224; de cette exp&#233;rience personnelle une m&#233;ditation universelle l&#224; o&#249; l'auteur r&#233;invente le roman, &#233;liminant l'intrigue et les portraits psychologiques pour porter une autre contrainte ! : un monologue aux multiples destinataires l&#224; o&#249; le langage se r&#233;organise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'une certaine fa&#231;on, un tel roman est le r&#234;ve et fiction de politesse. Clarice Lispector a repris &#224; sa mani&#232;re l'&#233;ducation depuis le d&#233;but de la litt&#233;rature. Qu'on se rassure, elle ne la fesse pas mais &#233;crit avec ardeur pour m'apprendre les choses essentielles dans la vie ; comme dire bonjour, merci et s'il vous pla&#238;t et comme r&#234;ver de colle qui pleuvait afin qu'elle reste coll&#233;e &#224; une belle inconnue, tr&#232;s douce (nez contre nez, bouche contre bouche). Et que les m&#233;chantes personnes qui tentaient de les s&#233;parer dans le r&#234;ve ou la r&#233;alit&#233; se d&#233;battent, impuissantes, &#224; vingt m&#232;tres de nous, coll&#233;es &#224; l'asphalte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est ainsi que les choses ici sont sans qu'on les nomme. Les mots trouvent une musique, pas amour, caresses, joies, rires, ou que ce fut un baiser, (le jour o&#249; les l&#232;vres se coll&#232;rent). &lt;br class='autobr' /&gt;
Clarice Lispector dit au besoin, ni amants ni amis, parlons une douce langue qu'est le silence. Les mots sourdent sans qu'on ne les dise, comme sortis des bords d'un ab&#238;me. L'auteure laisse les choses innomm&#233;es au bord de l'insomnie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle livre des aveux sans qu'ils n'agacent, elle apaise sans qu'ils n'apaisent. Qui est par exemple un gar&#231;on qui chante ? Rien d'in&#233;dit ni d'&#233;trange. Il puise dans les plus vieux des chants d'amour, dans les plus n&#232;gres des chants n&#232;gres, dans l'antique et le beau dont l'auteur transforme en connu et inconnu &#224; la fois. Ils ont pris la musique de son c&#339;ur et sa parole est belle. Plus m&#234;me : elle excelle. Alors il n'est plus d'innocence, plus d'abandon, plus d'enfance, plus de bonheur, ils ont pris la musique d'&lt;i&gt;Agua Viva&lt;/i&gt; qui se meurt, s'arr&#234;te ou reprend. Voici la construction massive d'une telle &#339;uvre qui ne trace pas des lignes droites mais forge la mati&#232;re des mots d'o&#249; revient tout ce qui se tait et s'efface en un instant. Il existe un devenir pour une des plus grandes romanci&#232;res intuitives et qui n'a cess&#233; de franchir des seuils.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trichant au besoin avec elle-m&#234;me, soudain fiction et r&#233;alit&#233; fascine, m&#234;me si &#233;crire fit mourir Lispector avant les autres. Elle ne l'ignore plus et devient la plus grande romanci&#232;re avec des mots en action, touchant jusqu'&#224; un monde autiste et bipolaire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;div class='spip_document_22057 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/clarice_lispector.jpg' width=&#034;325&#034; height=&#034;500&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Clarice Lispector, &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Agua Viva &#187;, traduit du portugais (Br&#233;sil) par Didier Lamaison et Claudia Poncioni, &lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;ditions des femmes, Antoinette Fouque, 2024, 324 p.&lt;br class='autobr' /&gt;
24 &#8364;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Typo&#233;sie</title>
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		<dc:date>2024-12-27T10:40:39Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>J&#233;r&#244;me Peignot &#8224; et Martial Verdier</dc:creator>


		<dc:subject>po&#233;sie</dc:subject>
		<dc:subject>typographie</dc:subject>
		<dc:subject>livre</dc:subject>
		<dc:subject>litt&#233;rature </dc:subject>
		<dc:subject>entretien</dc:subject>
		<dc:subject>vid&#233;o</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Je&#769;ro&#770;me Peignot est po&#232;te et &#233;crivain. &lt;br class='autobr' /&gt;
Issu d'une grande famille de typographes, il nous parle de la po&#233;sie de la lettre et du caract&#232;re typographique, des poin&#231;ons du Garamond et de ses propres livres.&lt;br class='autobr' /&gt;
Voici la suite de notre entretien du 10 avril 2024.&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH113/arton2575-89966.jpg?1772186868' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Je&#769;ro&#770;me Peignot est po&#232;te et &#233;crivain. Issu d'une grande famille de typographes, il nous parle de la po&#233;sie de la lettre et du caract&#232;re typographique, des poin&#231;ons du Garamond et de ses propres livres. Voici la suite de notre entretien du 10 avril 2024.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div style=&#034;padding:56.25% 0 0 0;position:relative;&#034;&gt;&lt;iframe src=&#034;https://player.vimeo.com/video/1032450776?badge=0&amp;autopause=0&amp;player_id=0&amp;app_id=58479&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;autoplay; fullscreen; picture-in-picture; clipboard-write&#034; style=&#034;position:absolute;top:0;left:0;width:100%;height:100%;&#034; title=&#034;Je&#769;ro&#770;me Peignot, Typoe&#768;te&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;&lt;script src=&#034;https://player.vimeo.com/api/player.js&#034;&gt;&lt;/script&gt;&lt;div class='spip_document_22031 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/portraits_en_miroir.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH724/portraits_en_miroir-3064c.jpg?1735296097' width='500' height='724' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_22032 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/mes_paradis.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH841/mes_paradis-b6d43.jpg?1735296097' width='500' height='841' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://jeromepeignot.free.fr/" class="spip_out"&gt;http://jeromepeignot.free.fr/&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;div class='spip_document_22033 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/jerome-peignot_2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/jerome-peignot_2.jpg' width=&#034;800&#034; height=&#034;450&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>C'est la&#768; que je zone</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Franc&#807;ois-Xavier Leblanc</dc:creator>


		<dc:subject>litt&#233;rature </dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;&#171; C'est un fou, tu ne vois pas ! Il a perdu son a&#770;me ! &#187;, disent-ils.&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH102/arton2577-77d3c.jpg?1772207517' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='102' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; C'est un fou, tu ne vois pas ! Il a perdu son a&#770;me ! &#187;, disent-ils.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Autrefois lors de mon passage, quand ils me croisaient, me fro&#770;laient, les gens se ha&#770;taient de dire a&#768; leurs enfants : &#171; vois ce bel homme. Quel style ! Quelle classe naturelle ! Et avec son costume et sa serviette, su&#770;r qu'il se presse pour son travail ou pour quelque autre chose de bien grande importance. Prends exemple sur lui ! &#187;. Raaa, s'ils savaient la vie que je me&#768;ne de&#769;sormais.&lt;br class='autobr' /&gt;
Oui. Fini les levers aux aurores, le mug charge&#769; de cafe&#769; pleinement savoure&#769; durant la lecture de mon journal. Ce cafe&#769; que j'appre&#769;ciais aussi en contemplant l'horizon, toujours pre&#770;t a&#768; m'e&#769;merveiller devant ce feu radieux jamais lasse&#769; de poindre. Fini aussi d'e&#770;tre si soigne&#769; comme je l'e&#769;tais. Et aux oubliettes ma politesse ! Qu'est-il advenu de tout c&#807;a ? Je ne comprends pas ce qu'il s'est passe&#769; depuis...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais qui donc a juge&#769; utile de me de&#769;lester de mon a&#770;me ? A&#768; combien d'empans se trouve-t-elle de ma carcasse e&#769;vide&#769;e ? Pfff, de toute fac&#807;on je serais bien incapable de la flairer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette immense avenue est mon domaine. Rien de plus. Mon plumard s'est retrouve&#769; la&#768; par hasard. Alors, c'est la&#768; que je zone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les toxicos et les prostitue&#769;es sont pour moi ce qu'il y a de plus familier. Et le bitume me crame constamment les semelles. Sa bru&#770;lure lancinante de&#769;vore mes pieds ; la morsure se re&#769;pand ensuite a&#768; travers tous mes membres, jusqu'a&#768; pe&#769;ne&#769;trer dans ma pauvre cervelle que je croyais devenue inerte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parfois j'essaie de m'adresser a&#768; certaines personnes. Je leur demande n'importe quoi, la premie&#768;re chose qui me passe par la te&#770;te ; mais je ne comprends pas, je les vois prendre leurs distances, quasiment re&#769;pugne&#769;es, totalement effraye&#769;es &#8211; ou me&#770;me hilares. C'est tous les jours pareil. Peut-e&#770;tre me voient-elles, l'air hagard ou dangereux ? Peut-e&#770;tre aussi que je marmonne trop de sons inarticule&#769;s ? Je ne sais pas. De le&#769;gers doutes, comme des e&#769;clairs inde&#769;sirables, fragilisent parfois la nuit de mon esprit pendant quelques millie&#768;mes de seconde. Mais malheureusement, c&#807;a m'est difficilement pre&#769;hensible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'importe ! Il n'y a que lorsque je m'accroupis que je gou&#770;te ve&#769;ritablement au re&#769;pit. Cette quie&#769;tude passage&#768;re. Et la&#768;, par moments, des visions e&#769;tranges s'offrent a&#768; mes re&#769;tines ! Re&#769;miniscences d'un passe&#769; brumeux &#8211; probablement heureux. Alors je me vois vaguement me comporter comme un employe&#769; mode&#768;le, insupportable ; feindre de m'activer comme un pre&#769;tendu sportif ; ou frimer devant tout le monde, a&#768; commencer par les femmes. (Voici quelques images cense&#769;es me repre&#769;senter dans une vie ante&#769;rieure ? Sont-elles re&#769;elles ?)&lt;br class='autobr' /&gt;
Tout semblait si le&#769;ger, si doux, si facile. Ces visions irisent momentane&#769;ment mon regard tandis que je me tiens la&#768;, accroupi, recroqueville&#769;, frigorifie&#769;, dans un recoin sombre qui sera bient&#244;t totalement enseveli par l'obscurite&#769; rampante.&lt;br class='autobr' /&gt;
En un soubresaut je me redresse ! Le&#769;ge&#768;rement instable. Et je reprends instinctivement mes grandes enjambe&#769;es. (Serait-ce un reste de ma pratique excessive de l'elliptique, quand je me de&#769;sarticulais a&#768; vitesse grand V ? J'e&#769;tais une machine sur une autre machine. Ou cela re&#769;sulterait-il de mon passe&#769; d'employe&#769; mode&#768;le, lorsque tout mon corps n'e&#769;tait qu'empressement &#8212; rien que du vent, un courant d'air dans les bureaux &#8212;, croyant stupidement me donner une quelconque consistance ?)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle peut bien e&#770;tre cette saveur bizarre que je gou&#770;te a&#768; pre&#769;sent ? Tout me parait si loin. Je ne sais me&#770;me plus quel chemin emprunter pour revenir sur mes pas. J'ai perdu le Paradis...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais est-ce seulement arrive&#769; ?!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque jour de&#769;sormais, affuble&#769; d'un poncho, la mine crispe&#769;e, e&#769;macie&#769;e, les le&#768;vres gerce&#769;es, le regard perc&#807;ant mais he&#769;be&#769;te&#769;, je de&#769;vale l'avenue et, spasmodique, je gesticule en hurlant au monde des choses brutales et inintelligibles. Comme quelqu'un subitement libe&#769;re&#769; de son a&#770;me apre&#768;s l'avoir jete&#769;e par-dessus bord ; comme quelqu'un ayant mise&#769;rablement tre&#769;buche&#769; d'une come&#768;te et dont le cra&#770;ne se serait fracture&#769; ici-bas. C'est que mon cerveau est bien trop irrigue&#769; par l'afflux de mon sang. Je bous en permanence. Je balbutie des choses violentes de manie&#768;re re&#769;pe&#769;te&#769;e. Ma main re&#770;che fouette grossie&#768;rement l'atmosphe&#768;re &#8211; et bien plus efficacement que celle d'un escrimeur ! C'est comme si elle tentait de chasser les mauvaises pense&#769;es, les mauvais souvenirs, les mauvaises e&#769;nergies et les mauvaises personnes &#8212; enfin... toute chose qui se meut pre&#768;s de moi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Infatigable. Inarre&#770;table. Je de&#769;ambule sur des trottoirs comme en plein milieu de la route et, quelquefois, voulant le stopper, je he&#768;le le premier venu (parmi les automobilistes, les passants, ou le Ne&#769;ant lui-me&#770;me) que je prends pour mon prochain. Mais ce la&#770;che, d'abord te&#769;tanise&#769;, se de&#769;tourne ensuite tre&#768;s irrespectueusement de moi. Faudrait-il que je trouve cela normal ? Non. Donc le soir, je demande solennellement a&#768; la lune de m'e&#769;pauler durant ces e&#769;preuves. Car la lune est ma seule amie. Elle seule me rasse&#769;re&#768;ne. Et de nuit en nuit, lors de mes prie&#768;res, j'e&#769;gre&#768;ne ses diffe&#769;rents aspects : pleine, en quartier ou en croissant... He&#769;las je ne les connais pas tous ; je ne les ai pas tous saisis. C&#807;a n'a pas d'importance en fait car c'est toujours elle ! La me&#770;me, mais changeante. Et je l'implore. Je la conjure d'apparaitre en plein jour. Que l'engeance puisse enfin voir ce qui se profile continuellement dans ma te&#770;te ! Je veux qu'elle barre de&#769;finitivement la route au soleil et qu'elle change ainsi, pour toujours et a&#768; jamais, la lumie&#768;re en pe&#769;nombre. Qu'un anneau lumineux, et inquie&#769;tant, impre&#768;gne de&#769;finitivement les te&#769;ne&#768;bres. Cette perspective me subjugue ! J'adore les e&#769;clipses solaires (leur e&#769;vocation m'accompagne et me berce durablement ; leur souvenir demeure impe&#769;rissable). Mais bon, j'suis vraiment ronge&#769; par des voix inte&#769;rieures qui me demandent sans cesse : Que pense since&#768;rement la lune de toi ? Es-tu digne d'elle ? Alors, incapable de re&#769;pondre a&#768; de telles e&#769;nigmes, soudainement pris d'effroi, je me fige durant un laps de temps &#8212; presque inde&#769;fini.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mon heure de gloire est passe&#769;e. Irre&#769;me&#769;diablement. C'est certain ! Alors je vous en prie : laissez-moi m'agiter fre&#769;ne&#769;tiquement a&#768; travers l'existence de&#769;primante qui est la mienne. Je suis cet errant solitaire. Je suis celui que l'on croise quotidiennement &#8211; qui vous terrorise brie&#768;vement &#8211; mais que l'on oublie aussito&#770;t. Tant mieux !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne vous apitoyez pas sur mon sort. Je ne suis qu'un pauvre he&#768;re perdu dans la valle&#769;e des he&#768;res. Et je ne fais que m'e&#769;terniser un peu, ici-bas.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;photo &#169;Martial Verdier&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Parfum de f(l)amme</title>
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		<dc:creator>Jean-Paul Gavard-Perret</dc:creator>


		<dc:subject>livre</dc:subject>
		<dc:subject>litt&#233;rature </dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;&#171; L'&#233;criture est mon espace imaginaire &#187; avoue Marie-Laure Degoit. Et par elle, la po&#233;sie change de cap. Elle devient une &#233;cole de perversit&#233;, d'obsc&#233;nit&#233; et d'humour. Bref, l'auteure s'amuse avec les st&#233;r&#233;otypes tout en usant (abusant ?) d'une po&#233;sie fractale. Elle ose tout sous pr&#233;texte d'un plaisir dit &#171; premier &#187; et avec un penchant tr&#232;s net pour le merveilleux.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/litterature" rel="tag"&gt;litt&#233;rature &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton2582-50d42.jpg?1772255871' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; L'&#233;criture est mon espace imaginaire &#187; avoue Marie-Laure Degoit. Et par elle, la po&#233;sie change de cap. Elle devient une &#233;cole de perversit&#233;, d'obsc&#233;nit&#233; et d'humour. Bref, l'auteure s'amuse avec les st&#233;r&#233;otypes tout en usant (abusant ?) d'une po&#233;sie fractale. Elle ose tout sous pr&#233;texte d'un plaisir dit &#171; premier &#187; et avec un penchant tr&#232;s net pour le merveilleux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Certes, cela peut ouvertement choquer : &#171; je suce des queues /de fa&#231;on inn&#233;e &#187; dit-elle, mais de pr&#233;ciser &#171; sans plaisir particulier &#187;. Elle s'absente dans un acte dit intime sans plaisir particulier. Et l&#224; son astuce par d&#233;ni (enfin presque). Il faut donc toujours le lier entre deux eaux mais toujours r&#233;solument libre.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; la mani&#232;re de Danielle M&#233;moire, elle entame la m&#234;me fonction f&#233;minine &#171; l'amour pr&#233;side au chemin &#8212; il n'y a pas de chemin o&#249; il n'y a pas d'amour &#187;. Sur ce chemin, ses po&#232;mes cr&#233;ent des farces parfois rabelaisiennes. Ils inspirent une forme de fronde. Il suffit de la flamme d'une telle chandelle pour r&#233;chauffer, voire mettre encore le feu. Mais le tour est jou&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous forme de cons&#233;cration, l'auteure finit par se lasser des &#233;gards. En fausse menteuse, elle laisse ses fomenteurs attendre une fin de non-recevoir sans cul-de-sac. L&#224;, l'art po&#233;tique majeur de celle qui se plaint parfois de perdre son &#233;criture, et ses pens&#233;es pornographiques. Facile pour elle (ajoute-t-elle) de ne savoir plus dire ce qu'elle veut jusqu'&#224; avoir &#171; un &#233;rotisme noir en horreur &#187;. N&#233;anmoins et supr&#234;me plaisir (de lecture), elle se veut solaire quitte &#224; pr&#233;tendre qu'&#224; ses jeux la sc&#232;ne se vide mais d'en profiter pour &#171; plagier des chants religieux &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;sum&#233;, Marie-Laure Dagoit reste une visionnaire au nom de la cong&#233;lation amoureuse d'un r&#232;glement de compte dans ses textes parallaxes. Mais par sa verve &#233;rotique qui se veut d&#233;ceptive, l'artiste image hors de l'image. Ce qui s'ouvrait se referme et s'enrobe. Suivant le vieil adage &#171; il faut qu'une porte soit ouverte ou ferm&#233;e &#187;. Il s'agit donc &#8212; du moins en th&#233;orie &#8212; d'enterrer le c&#339;ur mais non en oublier ce qui le recouvre en objets du d&#233;sir. L'auteure semble penser &lt;i&gt;Si j'&#244;te mon chemisier que ferai-je de lui ?&lt;/i&gt; Tous ses livres r&#233;pondent &#8212; mais de mani&#232;re oblique. Sa double-face est sans miroir sinon herm&#233;tique du moins r&#233;serv&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marie-Laure Dagoit (auteure et cr&#233;atrice des &#201;ditions (secr&#232;tes) &lt;i&gt;Derri&#232;re la salle de bains&lt;/i&gt;) est l&#224; o&#249; Joyce Mansour s'est lass&#233;e. Demeure &#224; l'inverse et ici, le factice et le jou&#233;. Bien parfois. Insidieusement. Mais l'amour des feintes n'ouvre pas &#224; la promesse esp&#233;r&#233;e. Le secret que les personnages f&#233;minins croient montrer se retourne comme un gant. Les mots galopent par-dessus leurs d&#233;sirs. C'est un d&#233;lice mais pas celui &#8212; bien s&#251;r &#8212; que le voyeur escomptait. Dans chaque texte, il est un &#171; Charles attend &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;div class='spip_document_21899 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/dagoit_4.jpg' width=&#034;251&#034; height=&#034;475&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Marie-Laure Dagoit, &#171; Dans le myst&#232;re de la chambre 6 &#187;, WeekendPoetry, Rouen, septembre 2024, 85 &#8364;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Au-del&#224; du texte</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Au-dela-du-texte</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/Au-dela-du-texte</guid>
		<dc:date>2024-07-29T13:07:13Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Diana Quinby et Sharka Hyland</dc:creator>


		<dc:subject>dessin</dc:subject>
		<dc:subject>litt&#233;rature </dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Un court texte en caract&#232;res imprim&#233;s occupe le centre d'une feuille de papier blanc, comme une petite image. Gris, discret, entour&#233; par de grandes marges blanches, le texte semble tenir au seuil m&#234;me du visible.&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH100/arton2510-77783.jpg?1772189224' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un court texte en caract&#232;res imprim&#233;s occupe le centre d'une feuille de papier blanc, comme une petite image. Gris, discret, entour&#233; par de grandes marges blanches, le texte semble tenir au seuil m&#234;me du visible.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le spectateur est pri&#233; de s'approcher et de lire : Comme elle &#233;tait triste le dimanche, quand on sonnait les v&#234;pres ! Elle &#233;coutait, dans un h&#233;b&#233;tement attentif, tinter un &#224; un les coups f&#234;l&#233;s de la cloche. Quelque chat sur les toits, marchant lentement, bombait son dos aux rayons p&#226;les du soleil. Le vent, sur la grande route, soufflait des tra&#238;n&#233;es de poussi&#232;re. Au loin, parfois, un chien hurlait : et la cloche, &#224; temps &#233;gaux, continuait sa sonnerie monotone qui se perdait dans la campagne. [&#8230;] Au fur et &#224; mesure de sa lecture, l'image d'une fin d'apr&#232;s-midi ensoleill&#233; dans un paysage rural, impr&#233;gn&#233; d'une sensation palpable de solitude, se r&#233;v&#232;le au spectateur. Peut-&#234;tre s'imagine-t-il le visage de cette femme, fig&#233; dans l'&#233;coute du passage de temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne savais pas, en lisant ces mots, qu'il s'agissait d'un extrait de &lt;i&gt;Madame Bovary&lt;/i&gt;, que j'ai lu il y a plus de vingt ans, dans sa traduction anglaise. Je ne savais pas non plus, la premi&#232;re fois que j'ai vu les &#339;uvres de Sharka Hyland &#224; la galerie Bernard Jordan, qu'il s'agissait de dessins. Je voyais du texte, selon toute apparence imprim&#233;e sur la feuille, encadr&#233; et expos&#233; au mur de la galerie. Je ne savais pas que le texte avait &#233;t&#233; dessin&#233;, au crayon sur papier. C'est uniquement en scrutant de pr&#232;s le tr&#232;s grand &#8216;I' initial, noirci au graphite, du dessin d'un texte de Kafka, que j'ai pu voir la texture du crayon. Mais &#224; lire et &#224; regarder ces dessins, je me sentais en suspens. Que signifie le choix de ces phrases ? Elles d&#233;crivent un lieu, une &#233;motion ; elles captent un moment pr&#233;cis dans un d&#233;roulement narratif. Le choix de l'extrait de &lt;i&gt;Madame Bovary &lt;/i&gt; m'interroge tout particuli&#232;rement, car la pr&#233;sence isol&#233;e du texte sur la feuille semble marquer un arr&#234;t dans le temps, tandis que le sens m&#234;me des mots d&#233;peint le temps qui passe.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_21539 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;92&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/flaubert_madame_bovary_98_.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH329/flaubert_madame_bovary_98_-84ce9.jpg?1721999235' width='500' height='329' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Gustave Flaubert, Madame Bovary (98), 2016.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Pencil on paper, 12&#215;18 inches.
&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;&#169; Sharka Hyland
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Sharka Hyland est une grande lectrice. Quand elle ne dessine pas, ou ne donne pas de cours&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Elle est professeure de typographie et de communication visuelle &#224; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, elle est sans doute en train de lire. Le d&#233;sir de dessiner des mots a surgi en lisant un long paragraphe dans &lt;i&gt;Pnine&lt;/i&gt;, de Vladimir Nabokov. Elle a pris conscience qu'elle n'avait jamais vu une telle image, une image aussi parfaite, que celle &#233;voqu&#233;e par des mots. Elle a d&#233;cid&#233; de dessiner le paragraphe, exactement comme il &#233;tait &#233;crit. &lt;i&gt;&#171; Le langage est d'une certaine mani&#232;re un m&#233;dium visuel,&lt;/i&gt; dit-elle. &lt;i&gt;Le langage litt&#233;raire a le pouvoir de cr&#233;er des images complexes, qui n'existent pleinement que dans l'imaginaire du lecteur. Chacune de ces images est unique, recr&#233;&#233;e &#224; chaque nouvelle lecture. Le texte imprim&#233; est ainsi le seul support mat&#233;riel de ces images.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sauf indication contraire, les citations de Sharka Hyland proviennent d'un (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;&lt;/i&gt; D'o&#249; la d&#233;ception que peuvent provoquer les films inspir&#233;s de grands romans. Chacun de nous garde une vision tr&#232;s personnelle de notre lecture ; notre &#171; film &#187; se d&#233;roule dans notre imaginaire tout en lisant, et il ne ressemble en aucune fa&#231;on &#224; celui propos&#233; au cin&#233;ma.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les &#339;uvres textuelles de Sharka Hyland sont des dessins. Que le spectateur reconnaisse ou non la source du texte n'a pas d'importance. L'artiste choisit les extraits en fonction de leur aspect imag&#233;. Elle est &#224; la recherche d'une &#171; &#233;criture en images &#187; qui peut susciter une visualisation int&#233;rieure lors de la lecture. Le choix du format &#171; paysage &#187; &#224; l'horizontal pour ses dessins souligne la r&#233;f&#233;rence &#224; la picturalit&#233;. &lt;i&gt;&#171; Le sujet du dessin n'est pas le texte du livre,&lt;/i&gt; dit-elle, &lt;i&gt;mais l'image &#233;voqu&#233;e par le texte. &#187;&lt;/i&gt; Pour amener le spectateur &#224; lire, et le transporter au-del&#224; du texte, elle rend les mots visuellement aussi proches que possible des mots imprim&#233;s sur la page d'un livre. Travaillant d'abord sur ordinateur, elle cr&#233;e une maquette de r&#233;f&#233;rence qui lui servira pour dessiner. Elle choisit et modifie la police de caract&#232;res, d&#233;termine la mise en espace du texte. Par la configuration tr&#232;s r&#233;guli&#232;re des mots et des espaces, et par l'uniformit&#233; et la pr&#233;cision de la forme des lettres dessin&#233;es au graphite, le bloc de texte devient &lt;i&gt;&#171; transparent &#187;&lt;/i&gt;, comme elle le dit, aussi ordinaire que n'importe quelle page imprim&#233;e. Le papier est &#233;galement choisi pour sa &lt;i&gt;&#171; discr&#233;tion &#187;&lt;/i&gt; ; il ne doit pas attirer l'attention. L'&#339;il ne doit s'arr&#234;ter ni sur la typographie, ni sur la mat&#233;rialit&#233; du dessin, mais s'acheminer vers l'imaginaire, o&#249; le spectateur peut cr&#233;er son image mentale &lt;i&gt;&#171; parfaite &#187;&lt;/i&gt; selon son exp&#233;rience des mots. Regarder les dessins de Sharka Hyland est ainsi une exp&#233;rience profond&#233;ment intime.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_21540 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;85&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/vn23_nabokov_pnin_version_ii_.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/vn23_nabokov_pnin_version_ii_-2f9d4.jpg?1772188755' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Vladimir Nabokov, Pnine (v.2), 2012.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Pencil on paper, 12&#215;18 inches.
&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;&#169; Sharka Hyland
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'artiste puise sa mati&#232;re textuelle dans les romans de plusieurs grands auteurs : Nabokov, Proust, Flaubert, Kafka, Borges, pour ne citer que quelques-uns. D'origine tch&#232;que, ayant fait des &#233;tudes aux &#201;tats-Unis, en France et en Allemagne, elle lit plusieurs langues couramment : le tch&#232;que bien s&#251;r, l'anglais, le fran&#231;ais, l'allemand et aussi le russe. Elle lit l'espagnol et l'italien &#224; l'aide de traductions. Selon l'auteur, elle pr&#233;f&#232;re dessiner les textes dans la langue d'origine, pour ne rien perdre de l'aspect imag&#233; de l'&#233;criture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une s&#233;rie d'&#339;uvres r&#233;centes, elle explore ce lien entre les mots et les images en dessinant des textes ekphrastiques, c'est &#224; dire des descriptions verbales ou des po&#232;mes qui &#233;voquent des &#339;uvres d'art. Cette pratique, qui remonte &#224; l'Antiquit&#233; et qui constitue la base de la pratique de la critique d'art moderne et contemporaine, n'est pourtant pas une entreprise facile. Comment rendre pr&#233;sente, vivante dans l'esprit du lecteur, un objet ou une &#339;uvre d'art qu'il n'a pas vu ? Il y aura toujours un &#233;cart entre les mots choisis pour d&#233;crire et l'&#339;uvre elle-m&#234;me. Selon Sharka Hyland, la v&#233;ritable intention de l'ekphrasis est plut&#244;t de &lt;i&gt;&#171; produire une &#339;uvre d'art nouvelle et distincte, une image verbale qui ne r&#233;duit pas l'&#233;cart mais qui reste en &#233;quilibre au-dessus de lui.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cit&#233; dans le texte de pr&#233;sentation de l'artiste pour le salon Drawing Now &#224; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187; &lt;/i&gt; L'&#339;uvre est le point de d&#233;part, le tremplin visuel pour une nouvelle cr&#233;ation litt&#233;raire, qui r&#233;sonne et se mat&#233;rialise dans l'imaginaire du lecteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les po&#232;mes ekphrastiques dessin&#233;s par l'artiste se trouve &lt;i&gt;Les Phares&lt;/i&gt; de Baudelaire. Chacun des dessins repr&#233;sente une strophe centr&#233;e sur une feuille l&#233;g&#232;rement textur&#233;e. Pour souligner l'aspect imag&#233; du po&#232;me, elle a dessin&#233; les mots &#224; l'aquarelle et a utilis&#233; une police de caract&#232;res plus large que celle utilis&#233;e pour la prose. Les quatre lignes visuellement charg&#233;es incarnent une sensualit&#233; insaisissable :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Rubens, fleuve d'oubli, jardin de la paresse,&lt;br class='autobr' /&gt;
Oreiller de chair fra&#238;che o&#249; l'on ne peut aimer,&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais o&#249; la vie afflue et s'agite sans cesse,&lt;br class='autobr' /&gt;
Comme l'air dans le ciel et la mer dans la mer&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Isol&#233; du reste du po&#232;me, ce quatrain flotte dans l'espace de la feuille comme un souvenir fragile. Il fait appel &#224; l'univers du peintre, invite le lecteur &#224; chercher dans son mus&#233;e imaginaire. L'absence de ponctuation &#224; la fin de la strophe est d'autant plus une invitation adress&#233;e au lecteur de compl&#233;ter l'image &#224; sa guise. En prenant mon temps devant ce dessin, je ressens un l&#233;ger tremblement, &#224; peine perceptible, dans la courbe de certains caract&#232;res &#8211; les a, les e, les c &#8211; et de subtiles variations dans la mati&#232;re aqueuse de la peinture tra&#231;ant la forme des lettres. En regardant les autres dessins des Phares, je constate que la peinture est plus ou moins dilu&#233;e, plus ou moins uniforme. Le quatrain sur Goya, cauchemar plein de choses inconnues, est plus noir, plus saillant sur la feuille ; et celui sur Delacroix, lac de sang hant&#233; des mauvais anges, plus modul&#233;. C'est la main de l'artiste qui se laisse r&#233;v&#233;ler, qui reprend le texte en tant qu'image pour capter mon regard et me transporter ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_21538 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;108&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/baudelaire_les_phares_goya_.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH392/baudelaire_les_phares_goya_-4eb76.jpg?1721999235' width='500' height='392' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Charles Baudelaire, Les phares (Goya), 2014.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Watercolor and pencil on paper, 11&#215;14 inches.
&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;&#169; Sharka Hyland
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Rien qu'en regardant un po&#232;me, nous savons qu'il s'agit d'un po&#232;me, &lt;/i&gt; dit Sharka Hyland. &lt;i&gt;Nous ne lisons pas la po&#233;sie comme nous lisons la prose. Nous l'entendons en lisant ; il y a des ruptures dans le rythme. Nous d&#233;terminons le lien entre le son et la signification. Ainsi, la po&#233;sie n'est jamais &#8220;transparente&#8221; sur la page. &#187; &lt;/i&gt; Ses dessins font allusion &#224; la dimension esth&#233;tique du livre d'artiste, ouvrage &#224; l'&#233;dition limit&#233;e qui associe texte et image et qui accentue la dimension visuelle des mots par leur pr&#233;sence graphique sur la page. Par son choix d'extraits redessin&#233;s et d&#233;contextualis&#233;s, elle propose une vision in&#233;dite des vers, ouvrant la voie vers la cr&#233;ation d'images et de significations nouvelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les dessins de Sharka Hyland sont remarquables, pr&#233;cis&#233;ment parce qu'au premier regard, nous ne remarquons rien. Ils intriguent par leur vraisemblance aux textes imprim&#233;s. J'essaie de situer ses dessins si singuliers, de faire le lien avec d'autres pratiques contemporaines. Je pense aux m&#233;ticuleux dessins au graphite de Vija Celmins, en particulier &#224; Lettre de 1968, qui repr&#233;sente une enveloppe, avec une adresse, des timbres et un cachet de la poste ; ou bien &#224; la s&#233;rie m&#233;ditative qui repr&#233;sente la surface de l'oc&#233;an. Mais les textes que dessine de Sharka Hyland ne sont pas des images en trompe l'&#339;il ; l'artiste ne cr&#233;e pas d'illusion pour fasciner le regard. Ses dessins ne sont pas non plus li&#233;s aux pratiques textuelles d'artistes conceptuels, tels que John Baldessari, Sol Lewitt ou Joseph Kosuth, car il n'y a ni ironie, ni indication, ni d&#233;monstration. Parmi les &#339;uvres contemporaines qu'elle appr&#233;cie, elle cite la photographie de Jeff Wall, dont les mises en sc&#232;ne parfois tr&#232;s &#233;labor&#233;es ont de multiples r&#233;f&#233;rences &#224; l'histoire de l'art. Chacune de ses photographies propose une image qui se r&#233;f&#232;re &#224; d'autres et qui conduit le spectateur dans un cheminement d'images et d'id&#233;es li&#233;es &#224; l'histoire de la peinture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sharka Hyland a cr&#233;&#233; elle aussi une forme tr&#232;s personnelle d'appropriation pour s'interroger sur la repr&#233;sentation picturale. Ses dessins nous invitent &#224; nous poser la question : qu'est-ce qu'une image ? Les dessins des textes, sont-ils des images au m&#234;me titre que celles qu'ils &#233;voquent ? D'une certaine mani&#232;re, ses &#339;uvres donnent un sens nouveau &#224; l'expression d'Horace, &lt;i&gt;ut pictura poesis&lt;/i&gt; &#8211; comme la peinture, la po&#233;sie. L'artiste a r&#233;uni sa passion pour la litt&#233;rature et le graphisme en une seule et m&#234;me pratique. Avec la complicit&#233; du spectateur, elle propose une vision originale de la correspondance entre les mots et les images.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Elle est professeure de typographie et de communication visuelle &#224; l'Universit&#233; de Pennsylvanie, Philadelphie, USA.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Sauf indication contraire, les citations de Sharka Hyland proviennent d'un entretien in&#233;dit avec Bernard Jordan.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cit&#233; dans le texte de pr&#233;sentation de l'artiste pour le salon Drawing Now &#224; Paris, avec la Gallery Joe, 2016.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Image d'ouverture : &#169;Sharka Hyland, Vladimir Nabokov, Lolita (152), 2019. Pencil on prepared paper, 12&#215;18 inches.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Le texte fant&#244;me : de l'objet au concept</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Le-texte-fantome-de-l-objet-au</link>
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		<dc:date>2024-04-30T19:11:55Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nancy Murzilli</dc:creator>


		<dc:subject>fant&#244;me</dc:subject>
		<dc:subject>litt&#233;rature </dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Il est des textes fant&#244;mes qui hantent notre m&#233;moire litt&#233;raire et d'autres qui errent dans un entre-deux, en attente d'actualisation ; des textes, pourrait-on dire, inactualis&#233;s ou que rien ne permet plus d'actualiser. Tout ce que nous pouvons en savoir rel&#232;ve de la fiction ou de l'hypoth&#232;se, qu'ils soient mentionn&#233;s dans un r&#233;cit historique, une &#339;uvre de fiction ou un projet litt&#233;raire, puisqu'il n'en existe tout au plus que des fragments. Quel statut ontologique la th&#233;orie litt&#233;raire doit-elle leur reconna&#238;tre ?&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Cerveau" rel="directory"&gt;Cerveau&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/fantome" rel="tag"&gt;fant&#244;me&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/litterature" rel="tag"&gt;litt&#233;rature &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH80/arton2469-8a438.jpg?1772242021' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='80' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il est des textes fant&#244;mes qui hantent notre m&#233;moire litt&#233;raire et d'autres qui errent dans un entre-deux, en attente d'actualisation ; des textes, pourrait-on dire, inactualis&#233;s ou que rien ne permet plus d'actualiser. Tout ce que nous pouvons en savoir rel&#232;ve de la fiction ou de l'hypoth&#232;se, qu'ils soient mentionn&#233;s dans un r&#233;cit historique, une &#339;uvre de fiction ou un projet litt&#233;raire, puisqu'il n'en existe tout au plus que des fragments. Quel statut ontologique la th&#233;orie litt&#233;raire doit-elle leur reconna&#238;tre ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les textes perdus ou amput&#233;s ne semblent pas &lt;i&gt;a priori&lt;/i&gt; pouvoir &#234;tre rang&#233;s sous la m&#234;me cat&#233;gorie que les textes composant une biblioth&#232;que imaginaire. Il en va du statut des textes fictifs face &#224; des textes ayant r&#233;ellement exist&#233;. Ce qu'il reste de ces derniers est-il vou&#233; &#224; une subsomption sous l'unique cat&#233;gorie du possible ? Une th&#233;orie des textes fant&#244;mes recouperait-elle donc une th&#233;orie des textes possibles ? Cette derni&#232;re question appelle imm&#233;diatement celle du niveau de r&#233;alit&#233; sur lequel se placent les textes fant&#244;mes. Ces textes appartiennent-ils &#224; notre r&#233;alit&#233; ou se situent-ils dans d'autres mondes possibles ? Auquel cas, une th&#233;orie des textes fant&#244;mes devrait-elle &#234;tre adoss&#233;e &#224; une th&#233;orie des mondes possibles ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; ces questions que je voudrais soumettre celle du mode d'existence des textes fant&#244;mes. Je le ferai en m'attachant &#224; un cas d'&#233;tude particulier port&#233; par un texte ou plut&#244;t un corpus fantomatique dans son concept m&#234;me. Il s'agit du projet G&#233;n&#233;ral Instin. Ce projet de fiction collective, initi&#233; par Patrick Chatelier, tend &#224; la prolif&#233;ration et trouve support aussi bien en revue&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sur les revues &#201;ponyme, Hors-sol, Les &#201;crits, Geste, Espace(s).&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; que dans des livres&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Une anthologie est &#224; para&#238;tre aux &#233;ditions du Nouvel Attila.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, sur le web&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sur le site de cr&#233;ation litt&#233;raire Remue.net et sur la plate-forme (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, divers travaux litt&#233;raires, th&#233;&#226;traux, plastiques, cin&#233;matographiques, performances&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. Remue.net, .&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et festivals&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. Remue.net, .&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Son origine tient dans la d&#233;couverte d'une photo fun&#233;raire d&#233;figur&#233;e par le temps, sur la tombe du g&#233;n&#233;ral Hinstin. De l&#224; est n&#233;e l'id&#233;e de donner une seconde vie au g&#233;n&#233;ral, qui devient alors &lt;i&gt;&#171; anc&#234;tre universel, soldat spectre, mais aussi concept fant&#244;me et &#233;tat d'esprit&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; d'Instin &#187;, G&#233;n&#233;ral Instin, Remue.net (mis en ligne le 12 f&#233;vrier 2011, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &lt;i&gt; &#187;&lt;/i&gt;. De ce projet d'&#233;criture collective se d&#233;gage un portrait mouvant, jamais complet du g&#233;n&#233;ral Instin, ayant au passage perdu son H qui en faisait un &#234;tre humain historique. Le g&#233;n&#233;ral Instin est et n'est pas, et de ce fait il ouvre des possibles. Une telle exp&#233;rience d'&#233;criture et de lecture &#224; laquelle chacun peut contribuer, offre un terrain d'&#233;tude original pour une th&#233;orie des textes fant&#244;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; travers l'exp&#233;rience du G&#233;n&#233;ral Instin, je souhaiterais interroger la fa&#231;on dont l'entre-deux inactuel dans lequel flottent les textes fant&#244;mes pourrait &#234;tre constitutif de la cr&#233;ation litt&#233;raire elle-m&#234;me, portant en elle aussi bien la conscience de la perte de textes qui ne sont plus, que de ceux auxquels il n'a &#233;t&#233; ou ne sera jamais donn&#233; lieu. Qu'en est-il, au regard du concept de texte fant&#244;me, du statut de textes toujours mouvants, en perp&#233;tuelle progression, aliment&#233;s par la contribution de divers auteurs et actualis&#233;s ou non par de potentiels lecteurs, qu'offrent aujourd'hui des exp&#233;rimentations de nouvelles formes d'&#233;criture comme celle du G&#233;n&#233;ral Instin ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ferai l'hypoth&#232;se que sous ce concept se tient ce qui anime tout geste d'&#233;criture, dont un projet comme celui du G&#233;n&#233;ral Instin d&#233;ploie le processus, pla&#231;ant ce concept en son principe et nous obligeant ainsi &#224; reconcevoir la notion de possible dans l'&#233;criture et la lecture litt&#233;raires.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;strong&gt;De la possibilit&#233; des textes fant&#244;mes&lt;/strong&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Nous ne&lt;/i&gt; voyons &lt;i&gt;pas les possibles, nous les&lt;/i&gt; d&#233;crivons &lt;i&gt; &#187;&lt;/i&gt;, remarque Pierre Cassou-Nogu&#232;s dans &lt;i&gt;Mon zombie et moi. La philosophie comme fiction&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pierre Cassou-Nogu&#232;s, Mon zombie et moi. La philosophie comme fiction, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Notre seul moyen d'acc&#233;der au possible est donc le langage comme fiction, &lt;i&gt;&#171; la fiction, dit-il, d&#233;termine le possible&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid., ch. 2-1. &#167; 9.&#034; id=&#034;nh8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &lt;i&gt; &#187;&lt;/i&gt;. Que l'on soit assur&#233; de l'existence pass&#233;e de textes aujourd'hui disparus, par les mentions qui en sont faites dans d'autres textes, ou que la r&#233;f&#233;rence &#224; ces textes soit pure fiction, de fait, la place qu'ils d&#233;signent en creux appartient au possible et &#224; l'imagination. De ce point de vue, rien ne permet de les distinguer entre eux. Ce que nous pouvons en dire tient &#224; la seule puissance &#233;vocatrice de quelques fragments r&#233;els ou invent&#233;s. La puissance &#233;vocatrice d'un titre d&#233;signant un volume absent, ou de l''espace laiss&#233; par des feuillets manquants, est un appel &#224; l'invention et &#224; la cr&#233;ation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'on souhaite s'interroger sur le mode d'existence des textes fant&#244;mes, il convient cependant de s'entendre sur leur statut ontologique et sur la place qu'ils occupent dans le champ du possible. S'ils ouvrent bien sur des possibles, les textes fant&#244;mes ne recouvrent pas pour autant enti&#232;rement le domaine des textes possibles, ils le d&#233;bordent en un sens. Leur possibilit&#233; actuelle, en effet, n'est parfois pas en cause, car nous savons ou bien qu'ils ont exist&#233; et ne sont plus, ou bien que la possibilit&#233; de leur existence n'a pas &#233;t&#233; rendue actuelle et qu'ils font partie des possibles non r&#233;alis&#233;s. Dans de tels cas ils ne sont d'ailleurs pas plus r&#233;els que possibles, puisque s'ils ont pu avoir une r&#233;alit&#233;, celle-ci s'est &#233;vanouie, ou alors leur r&#233;alisation a &#233;t&#233; emp&#234;ch&#233;e ou &#233;cart&#233;e. Une grande part des textes fant&#244;mes n'est donc ni possible, ni r&#233;elle. Les seuls textes fant&#244;mes qui pourraient se situer &#224; l'intersection de l'ensemble des textes possibles sont les textes fant&#244;mes fictionnels. Toutefois, faut-il peut-&#234;tre r&#233;server &#224; ces textes-ci un statut particulier, dans la mesure o&#249; ils appartiennent au monde de la fiction. Ces textes ont la particularit&#233; de n'&#234;tre pas impliqu&#233;s dans les conditions spatio-temporelles du monde actuel. La fiction &#224; laquelle ils appartiennent leur ouvre le champ des possibles. On pourrait ainsi supposer, selon la th&#233;orie lewisienne de la s&#233;mantique modale, qu'il existe un monde possible dans lequel tel texte fant&#244;me fictionnel est actualis&#233; ; un monde, donc, dans lequel il serait non plus un texte fant&#244;me, mais un texte r&#233;el, et par cons&#233;quent, pour nous, un texte possible&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. David Lewis, &#171; Truth in Fiction &#187;, American Philosophical Quarterly, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Or, n'est-ce pas &#224; cette seule condition qu'une th&#233;orie des textes fant&#244;mes, fictionnels ou non, devient envisageable ? La contrefactualit&#233; ne constitue-t-elle pas une pr&#233;misse &#224; toute conception th&#233;orique des textes fant&#244;mes ? Initier par une proposition de la forme &#171; si ce texte avait exist&#233;/existait encore, alors&#8230; &#187;, semble un pr&#233;alable n&#233;cessaire pour une r&#233;flexion sur des textes qui n'ont aucune r&#233;alit&#233;, mais pourraient ou auraient pu en avoir une sous certaines conditions. Si l'on part du principe qu'une th&#233;orie des textes litt&#233;raires s'int&#233;resse au premier chef &#224; leur contenu et que le contenu est absent, comment en effet pouvoir parler des textes fant&#244;mes sans les faire totalement basculer dans le domaine des textes possibles ? Mais encore faut-il pour cela que les &#233;l&#233;ments qui nous en restent, ou nous en sont donn&#233;s, soient suffisants pour officier comme op&#233;rateurs de possible. Lorsque ces &#233;l&#233;ments sont trop t&#233;nus, on se demandera quel r&#244;le th&#233;orique peut jouer le caract&#232;re purement fantomatique de ces textes, si ce n'est peut-&#234;tre la puissance d'&#233;vocation qu'exerce l'id&#233;e de leur absence au sein d'autres textes bien r&#233;els. Auquel cas, on n'accordera de place th&#233;orique aux textes fant&#244;mes que dans le commentaire de textes r&#233;els.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question reste toutefois de savoir si adosser une th&#233;orie des textes fant&#244;mes &#224; une th&#233;orie des textes possibles devrait impliquer &#233;galement le recours &#224; une th&#233;orie des mondes possibles. Consid&#233;rer, comme on l'a fait, que les textes fant&#244;mes ne sont ni r&#233;els, ni possibles, suppose une d&#233;pendance de ces textes &#224; une responsabilit&#233; auctoriale. Un texte fant&#244;me n'est ni r&#233;el, ni possible &#224; condition que la possibilit&#233; de son existence soit li&#233;e &#224; l'existence de l'auteur qui l'a con&#231;u, ou en a con&#231;u le projet, &#224; un moment &lt;i&gt;t&lt;/i&gt;. Tenant compte des enseignements de l'histoire de la th&#233;orie litt&#233;raire, et sachant qu'apr&#232;s la mort de l'auteur nous avons assist&#233; &#224; sa r&#233;surrection, comment penser l'auctorialit&#233; d'un texte fant&#244;me au regard de la th&#233;orie ? Que l'auteur ait ou non exist&#233;, nous ne pouvons exclure qu'il conditionne la r&#233;alit&#233; et la possibilit&#233; du texte fant&#244;me. Mais si l'on se place du point de vue de la critique litt&#233;raire et des possibles litt&#233;raires que renferme en puissance le texte fant&#244;me, l'auctorialit&#233; devient elle-m&#234;me un concept &#233;vanescent, o&#249; la paternit&#233; du texte tend &#224; &#234;tre partag&#233;e avec son ou ses commentateurs, dont la t&#226;che s'apparente fortement &#224; celle de la cr&#233;ation litt&#233;raire. Si le travail du critique litt&#233;raire doit consister &#224; d&#233;gager les possibles litt&#233;raires d'un texte qui pourrait ou aurait pu exister au sein de l'&#339;uvre d'un auteur, ou &#224; r&#233;&#233;valuer l'ensemble de son &#339;uvre, voire celle de ses contemporains, &#224; la lumi&#232;re de ce texte absent, est-il tenu de le faire en supposant un monde possible dans lequel celui-ci serait r&#233;el ? N'y perdrait-on pas pr&#233;cis&#233;ment la teneur m&#233;taphorique du concept de texte fant&#244;me, puisque ce que l'on nomme commun&#233;ment fant&#244;me n'appartient vraiment ni au monde r&#233;el ni &#224; d'autres mondes ? Un monde possible o&#249; le texte serait r&#233;el serait une version de notre monde o&#249; le texte n'aurait pas &#233;t&#233; perdu ou d&#233;truit, ou bien une version o&#249; tel auteur aurait port&#233; jusqu'au bout un projet litt&#233;raire avort&#233; dans sa vie r&#233;elle, ou encore une version actualis&#233;e d'un monde fictionnel. La question th&#233;orique r&#233;currente lorsqu'on interroge la possibilit&#233; et l'int&#233;r&#234;t d'une application de la th&#233;orie des mondes possibles &#224; la th&#233;orie litt&#233;raire, telle qu'elle a &#233;t&#233; sugg&#233;r&#233;e par David Lewis, est celle de savoir quel acc&#232;s le critique litt&#233;raire peut avoir &#224; ces mondes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Je discute ailleurs des difficult&#233;s d'une application, de mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;a fortiori&lt;/i&gt; lorsque presque aucun &#233;l&#233;ment dans le monde r&#233;el ne nous en donne la cl&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pierre Cassou-Nogu&#232;s aborde cette question sous une perspective originale, qui me semble contribuer &#224; d&#233;noncer l'impossibilit&#233; d'un recours aux mondes possibles dans la th&#233;orie des textes fant&#244;mes. Prenant l'exemple du livre d'Italo Calvino, Si par une nuit d'hiver un voyageur, il remarque que, la th&#233;orie de Lewis est incapable de rendre compte du jeu qui permet de passer, dans ce livre, d'un premier chapitre o&#249; le lecteur interpell&#233; est bien celui qui est en train de le lire, &#224; un lecteur imaginaire qui d&#233;couvre &#224; la fin de ce m&#234;me chapitre que la suite du livre ne comporte que des pages blanches. Selon la th&#233;orie de Lewis, le &#171; toi lecteur &#187; qui ouvre ce livre ne peut s'adresser au lecteur qui le lit, mais &lt;i&gt;&#171; seulement &#224; un lecteur dans un monde parall&#232;le o&#249; se d&#233;roule le roman. Il faudrait consid&#233;rer ce roman comme le r&#233;cit des aventures d'un certain lecteur auquel le roman s'adresse, dans un monde possible &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pierre Cassou-Nogu&#232;s, Mon zombie et moi. La philosophie comme fiction, op. (&#8230;)&#034; id=&#034;nh11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Or tous les possibles litt&#233;raires doivent pouvoir faire retour vers un lecteur r&#233;el, au risque, sinon, de s'en trouver &#224; jamais s&#233;par&#233;s. &#192; travers cet exemple, Cassou-Nogu&#232;s saisit un aspect important &#224; mon sens de la difficult&#233; que pose la th&#233;orie des mondes possibles appliqu&#233;e &#224; la th&#233;orie litt&#233;raire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la th&#233;orie litt&#233;raire, les mondes possibles seraient cens&#233;s &#234;tre des mod&#232;les &#224; partir desquels nous pourrions interpr&#233;ter les phrases qui devraient composer les textes fant&#244;mes et sp&#233;culer sur leurs possibles. Mais, en l'absence de telles phrases qu'est-ce qui permet de rattacher &#224; ces textes un monde possible&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb12&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Marc Escola rappelle avec justesse qu'un monde fictif n'est jamais (&#8230;)&#034; id=&#034;nh12&#034;&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ? &#192; cette difficult&#233; s'ajoute le fait que ces mondes sont enti&#232;rement s&#233;par&#233;s du n&#244;tre, &#233;tant donn&#233; que, dans le cadre d'une telle th&#233;orie, ces textes sont interpr&#233;t&#233;s comme se rapportant &#224; un autre monde que celui-ci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les textes fant&#244;mes ne sont pas accessibles par les mondes possibles auxquels ils seraient li&#233;s, comment pouvons-nous en parler ? Ce que nous savons des textes fant&#244;mes nous est g&#233;n&#233;ralement transmis par d'autres textes, fictionnels ou non, qui s'en font les t&#233;moins. L'ouverture vers les possibles des textes fant&#244;mes prend donc sa source dans d'autres textes qui en d&#233;signent l'absence en m&#234;me temps que l'apparence ectoplasmique, si l'on peut dire. Une th&#233;orie des textes fant&#244;mes devrait-elle se fier &#224; une forme de puissance m&#233;diumnique des textes o&#249; ils font leur apparition ? Si tel &#233;tait le cas, les textes fant&#244;mes, ne pourraient toutefois jamais &#234;tre consid&#233;r&#233;s pour eux-m&#234;mes et ind&#233;pendamment des textes qui les &#233;voquent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment donc sortir de cette impasse th&#233;orique ? Nous faisons peut-&#234;tre fausse route en n'observant pas le caract&#232;re paradoxal de l'expression &#171; textes fant&#244;mes &#187;, qui laisse supposer la pr&#233;sence d'un texte que la th&#233;orie pourrait en quelque mani&#232;re r&#233;v&#233;ler, comme la chaleur r&#233;v&#232;le des textes &#233;crits &#224; l'encre sympathique. Or, la th&#233;orie se doit de d&#233;jouer le paradoxe et se garder des glissements que peut induire un concept m&#233;taphorique. De la m&#234;me fa&#231;on que les possibles litt&#233;raires n'ont aucune ant&#233;riorit&#233; ontologique sur le r&#233;el&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb13&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pour un d&#233;veloppement sur la question d'une th&#233;orie des possibles (&#8230;)&#034; id=&#034;nh13&#034;&gt;13&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, les textes fant&#244;mes qui regardent la th&#233;orie litt&#233;raire ne pr&#233;existent pas au commentaire critique, ils n'attendent pas dans les limbes d'&#234;tre r&#233;v&#233;l&#233;s. C'est une autre mani&#232;re de formuler l'id&#233;e que &lt;i&gt;&#171; nous ne voyons pas les possibles, nous les d&#233;crivons &#187;&lt;/i&gt;. Nous n'avons donc peut-&#234;tre d'autre recours que l'appel &#224; la fiction pour d&#233;terminer la possibilit&#233; des textes fant&#244;mes. En supposant au texte fant&#244;me une existence autonome &#8211; par rapport au texte qui le cite et &#224; l'auteur qui l'a con&#231;u &#8212; ainsi qu'une forme de pr&#233;sence actuelle, plus rien ne vient emp&#234;cher ni sa r&#233;alisation, ni sa possibilit&#233;. Si nous souhaitons que les textes fant&#244;mes aient quelque chance d'entrer dans le lexique de la th&#233;orie litt&#233;raire, nous devrions donc nous tourner plut&#244;t du c&#244;t&#233; de la cr&#233;ation litt&#233;raire, voire critique. Mais comment ne pas risquer de tomber de nouveau dans le pi&#232;ge tendu par le paradoxe ? Que peuvent conserver de leur caract&#232;re fantomatique des textes fant&#244;mes actualis&#233;s ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour tenter de r&#233;pondre &#224; ces questions je propose de d&#233;placer notre point de vue sur le terme &#171; texte fant&#244;me &#187; et de voir si la th&#233;orie litt&#233;raire n'aurait pas int&#233;r&#234;t &#224; l'envisager comme un concept plut&#244;t que comme un objet. Une telle hypoth&#232;se m'a &#233;t&#233; inspir&#233;e par le projet du G&#233;n&#233;ral Instin, qui con&#231;oit le texte fant&#244;me comme un principe d'&#233;criture cr&#233;ative plus que comme une pr&#233;sence &#224; r&#233;v&#233;ler. C'est donc &#224; l'&#233;tude de ce projet que je vais d&#233;sormais m'atteler.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;strong&gt;Pour une &#233;criture fant&#244;me, le cas du GI&lt;/strong&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Au d&#233;part c'est une d&#233;ambulation dans Paris, cimeti&#232;re Montparnasse. La d&#233;couverte d'une tombe &#233;trange, celle du g&#233;n&#233;ral Hinstin (1831-1905), avec vitrail d&#233;t&#233;rior&#233; par le travail du temps, qui d&#233;figure le visage inscrit. [&#8230;] Devant une telle image on ne sait qui regarde, qui est regard&#233; : le miroir (se) dissout. Et c'est cet endroit, cet entre-deux vibratoire en chacun comme en tous, qui signe la marque d'Instin&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb14&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Op. cit., .&#034; id=&#034;nh14&#034;&gt;14&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Le visage effac&#233; du g&#233;n&#233;ral Hinstin sur son vitrail parle de toutes les disparitions. M&#233;connaissable, il agit sur celui qui le regarde comme un objet po&#233;tique transitionnel offert &#224; chacun&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb15&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Op. cit., .&#034; id=&#034;nh15&#034;&gt;15&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_20983 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;96&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L400xH546/ge_ne_ral_instin-0d949-4b897.jpg?1713277077' width='400' height='546' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Portrait fun&#233;raire du g&#233;n&#233;ral Adolphe Hinstin.&lt;br class='autobr' /&gt;
Source : Remue.net, &lt;a href=&#034;https://remue.net/d-instin&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://remue.net/d-instin&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Projet collectif programmatique initi&#233; en 1997, le G&#233;n&#233;ral Instin est d'abord un concept fant&#244;me avant d'&#234;tre un corpus fant&#244;me. Un portrait fantomatique, celui du g&#233;n&#233;ral Hinstin, en est &#224; l'origine. Arch&#233;type, en quelque sorte, de l'auteur de textes fant&#244;mes, il est la figure &#233;vanescente portant le projet : &lt;i&gt;&#171; L'auteur v&#233;ritable du g&#233;n&#233;ral Instin a lanc&#233; son id&#233;e puis disparu&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb16&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid.&#034; id=&#034;nh16&#034;&gt;16&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#187;&lt;/i&gt; Le personnage historique laisse la place aux possibles de la fiction. Symboliquement renomm&#233; Instin, le G&#233;n&#233;ral perd le H historique de son nom au profit du I d'imaginaire. De cette fa&#231;on, le projet en son concept m&#234;me autonomise le texte &#224; la fois de son auteur et de tout pr&#233;alable ontologique. Projet ac&#233;phale, il est en m&#234;me temps le tout et la partie, toutes les productions du corpus lui appartiennent &#8211; appartiennent au g&#233;n&#233;ral &#8211; sans appartenir &#224; personne. Ici, l'auteur et son autorit&#233; disparaissent sous le nombre de ses pr&#234;te-noms, auteurs fant&#244;mes. Personnage r&#233;el devenant personnage de fiction, prot&#233;iforme en son principe, il s'&#233;mancipe &#233;galement du seul support textuel pour s'incarner et prolif&#233;rer sur une multiplicit&#233; d'autres supports et d'espaces qui peuvent &#234;tre l'informatique, la ville, l'imprim&#233;, des vid&#233;os, des performances, des photographies, etc. Le GI est une entit&#233; fantomatique parce que l'auteur y devient une notion fant&#244;me, partag&#233;e par tous et par personne et parce que la somme des &#233;l&#233;ments, &#233;crits, images, gestes artistiques qui le constituent est toujours en progr&#232;s, &lt;i&gt;&#171; toujours-en-train-d'appara&#238;tre&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb17&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Patrick Chatelier, &#171; Lexique g&#233;n&#233;raliste &#187;, G&#233;n&#233;ral Instin, Remue.net (mis (&#8230;)&#034; id=&#034;nh17&#034;&gt;17&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;&lt;/i&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Cette figure rebaptis&#233;e Instin (on pourrait dire : le H d'historique gomm&#233; au profit du I d'imaginaire) devient une entit&#233; fantomatique prot&#233;iforme dont les &#233;l&#233;ments se d&#233;placent et s'interp&#233;n&#232;trent. Toutes les manifestations particuli&#232;res du G&#233;n&#233;ral (personnage fantomatique de soldat, fractales et avatars, gestes artistiques, &#233;l&#233;ments de l'histoire du projet&#8230;) le modifient pour dessiner une &#339;uvre en train de se faire mais qui n'aboutit pas : la mat&#233;rialit&#233; &#233;chappe toujours au fant&#244;me. Dans la n&#233;buleuse g&#233;n&#233;rale, on n'a jamais le dernier mot : le premier mot comme le dernier lui appartiennent, et aucun des participants ne peut se targuer d'&#234;tre le g&#233;n&#233;ral. C'est un projet d&#233;nu&#233; de centre, ac&#233;phale, prolif&#233;rant, en simultan&#233;, qui grandit de tous ses d&#233;p&#244;ts successifs comme un paysage g&#233;ologique (m&#234;me s'il tiendrait plut&#244;t de l'&#233;l&#233;ment gazeux). Il est donc impossible de vraiment r&#233;pondre &#224; la question : Qui &#8211; ou plut&#244;t Qu'est-ce que le G&#233;n&#233;ral Instin&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb18&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Pr&#233;sentation de G&#233;n&#233;ral Instin &#187;, G&#233;n&#233;ral Instin, Remue.net (consult&#233; le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh18&#034;&gt;18&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ? &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le projet du GI tente de dresser un catalogue des textes et autres productions &#171; fant&#244;mes &#187; qui ont pour objet de faire appara&#238;tre le disparu, l'au-del&#224;, les fant&#244;mes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb19&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir la pr&#233;sentation d'Es-tu l&#224;, performance d'Olivia Rosenthal et Patrick (&#8230;)&#034; id=&#034;nh19&#034;&gt;19&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Les auteurs participant au projet peuvent &#234;tre apparent&#233;s &#224; des m&#233;diums cherchant &#224; entrer en communication avec le GI, &#224; mettre au jour la part d'oubli, l'angle mort, le cadavre dans le placard, l'amn&#233;sie atavique qui lestent tout un chacun et qui prennent le nom d'Instin&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb20&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Patrick Chatelier, &#171; Traits 1 &#187;, G&#233;n&#233;ral Instin, Remue.net (mis en ligne le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh20&#034;&gt;20&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Manifestation de l'&lt;i&gt;&#171; extinction de la figure et du grand r&#233;cit &#187;&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;&#171; infra-singularit&#233; et extra-temporalit&#233; &#187;&lt;/i&gt;, le GI est lui-m&#234;me &lt;i&gt;&#171; producteur d'instinophanies&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb21&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid.&#034; id=&#034;nh21&#034;&gt;21&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;&lt;/i&gt; (manifestations d'Instin). Ainsi, en tant que concept fant&#244;me, il s'incarne dans des textes eux-m&#234;mes fant&#244;mes, puisqu'en un sens ils lui appartiennent. La constitution d'un corpus fant&#244;me se r&#233;alise &#224; travers la tentative de &lt;i&gt;&#171; recr&#233;ation de l'imm&#233;moriale postlangue du G&#233;n&#233;ral Instin&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb22&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Patrick Chatelier et &#201;ric Caligaris, &#171; In short GI &#187;, G&#233;n&#233;ral Instin, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh22&#034;&gt;22&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;&lt;/i&gt;. Plut&#244;t qu'une enqu&#234;te critique ou philologique, il s'agit donc ici d'une exploration litt&#233;raire du concept de texte fant&#244;me, d'une exp&#233;rience de pens&#233;e :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Chaque &#233;l&#233;ment de ce projet valant pour lui-m&#234;me s'inscrit en relation avec les autres. L'ensemble tendra &#224; d&#233;gager un portrait mouvant et &#233;nigmatique, jamais complet, contradictoire, de ce que pourrait &#234;tre le g&#233;n&#233;ral Instin, dont personne ne sait qui &#8211; ou quoi &#8211; il est vraiment (personne ne peut se l'approprier), toujours situ&#233; aux fronti&#232;res : fronti&#232;res de l'humanit&#233; et de l'incarnation, fronti&#232;res de la vie et ses diff&#233;rentes formes, fronti&#232;res des formes en g&#233;n&#233;ral, des genres, des sexes, des mati&#232;res, fronti&#232;res des disciplines et des arts, du r&#233;el et des &#233;vidences&#8230;)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb23&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Op. cit., .&#034; id=&#034;nh23&#034;&gt;23&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La tentative de d&#233;gager un portrait du GI n'a ici rien &#224; voir avec une interpr&#233;tation d'un monde possible o&#249; le GI serait un contemporain des auteurs du collectif et aurait quelque relation avec eux. Il n'y a pas de monde possible attach&#233; aux textes et productions qui constituent le GI, dont l'un d'entre eux aurait pu dire autre chose. Il serait vain de vouloir mesurer la valeur de v&#233;rit&#233; ou la compossibilit&#233; de chacun des univers auxquels renvoient les productions qui composent le corpus du GI. Le portrait du GI est contradictoire et incomplet, parce qu'il est la somme &lt;i&gt;&#171; toujours-en-train-d'appara&#238;tre &#187;&lt;/i&gt; d'une multiplicit&#233; de gestes individuels donnant lieu &#224; autant de versions diff&#233;rentes et incompatibles. Aucune de ces versions ne se veut fid&#232;le &#224; un texte dont le fant&#244;me les pr&#233;c&#233;derait, elles s'apparentent plut&#244;t &#224; une recherche cr&#233;ative de correspondances et de r&#233;sonances avec le concept fant&#244;me du GI :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Le projet GI se configure et se d&#233;veloppe sur trois niveaux en interd&#233;pendances. Il traite d'un personnage fant&#244;me, le g&#233;n&#233;ral Instin, qui bataille avec sa propre disparition. Il pr&#233;l&#232;ve dans les champs du r&#233;el et de l'imaginaire des correspondances &#224; ce g&#233;n&#233;ral premier, reflets, analogies, ou plus exactement fractales. Il est la somme d'&#233;crits, d'images et de gestes artistiques li&#233;s &#224; l'ensemble de ces g&#233;n&#233;rals, &#233;pop&#233;e qui &#224; chaque &#233;tape se d&#233;couvre un but l&#233;g&#232;rement autre. Son but, bien que (parce que) flou et changeant, semble vouloir cr&#233;er les conditions d'une r&#233;volution du regard&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb24&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Op. cit., .&#034; id=&#034;nh24&#034;&gt;24&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_20984 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;79&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH304/img-2-90d64.jpg?1713277077' width='500' height='304' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Source : Patrick Chatelier, Remue.net, &lt;a href=&#034;http://remue.net/spip.php?article4592&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://remue.net/spip.php?article4592&lt;/a&gt;.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans le GI, les morts se m&#234;lent aux vivants, comme le r&#233;el &#224; la fiction, la m&#233;moire &#224; l'imaginaire. Le GI est &lt;i&gt;&#171; un parent, un grand parent, un grand transparent &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb25&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Gu&#233;na&#235;l Boutouillet et Patrick Chatelier, &#171; Qu'est-ce que le G&#233;n&#233;ral Instin (&#8230;)&#034; id=&#034;nh25&#034;&gt;25&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;&#171; champion de la mort et de la (re)naissance &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb26&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Op. cit., .&#034; id=&#034;nh26&#034;&gt;26&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, un &lt;i&gt;&#171; mort interactif &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb27&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#201;ric Caligaris et Patrick Chatelier, &#171; Les m&#233;tamorphoses du texte et de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh27&#034;&gt;27&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, il est une fabrique de &lt;i&gt;&#171; transversalit&#233;s &#187;&lt;/i&gt; et de &lt;i&gt;&#171; d&#233;placements &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb28&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Op. cit., .&#034; id=&#034;nh28&#034;&gt;28&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. On voit ici, comment l'exp&#233;rience de pens&#233;e d&#233;joue le paradoxe du &#171; texte fant&#244;me &#187; en rendant possible, au sein de la fiction du GI, le d&#233;placement d'un monde &#224; l'autre :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Tous ces noms, Olga, Lucien, &#201;variste ? Peu &#224; peu, ils se d&#233;tachent du r&#233;el, ils se d&#233;tachent de la tombe, comme des fant&#244;mes, pour former un texte, une liste de noms perdus.&lt;br class='autobr' /&gt;
Qu'est-ce qu'un nom perdu ? Cela devient un po&#232;me.&lt;br class='autobr' /&gt;
Des titres de po&#232;mes rendus au g&#233;n&#233;ral. La mort, c'est la disparition du g&#233;nie de la gens dans la g&#233;n&#233;ralit&#233; du genre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il existe un monde de fant&#244;mes. Tous les livres qu'on lit. Ce monde est un caveau, on le nomme biblioth&#232;que&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb29&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Beno&#238;t Vincent, &#171; V&#233;g&#233;tal Instin &#187;, G&#233;n&#233;ral Instin, Remue.net (mis en ligne (&#8230;)&#034; id=&#034;nh29&#034;&gt;29&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;strong&gt;Textopoly.org, les (textes) fant&#244;mes hantent la ville&lt;/strong&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;Le projet Instin ne trouve sans doute mieux &#224; s'exprimer nulle part ailleurs que sur la toile. Il rencontre un d&#233;veloppement particuli&#232;rement int&#233;ressant sur Textopoly.org, site web ouvert &#224; tous, cr&#233;&#233; par Elie Commins pour la Panac&#233;e, centre de culture contemporaine de Montpellier. Le Textopoly est une carte, dans laquelle on se d&#233;place en cliquant glissant et gr&#226;ce &#224; une mollette de zoom, et o&#249; l'on peut ouvrir des cases pour y inscrire texte, image et son. Sur cette carte virtuellement infinie, une zone a &#233;t&#233; annex&#233;e par le GI. Le support offert par le Textopoly s'adapte parfaitement &#224; ces nouvelles textualit&#233;s, ces textes non lin&#233;aires qui composent le GI. Le concept de texte fant&#244;me trouve &#233;galement &#224; s'y d&#233;ployer concr&#232;tement.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_20985 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;39&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH299/img-3-cd976.png?1772189238' width='500' height='299' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Source : Elie Commins, Textopoly.org.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le Textopoly est un support id&#233;al pour l'aspect collectif et ouvert du projet Instin. Quiconque peut y participer et devenir &#224; la fois auteur et &#233;diteur en s'inscrivant sur le site. Les auteurs investissent une partie de la carte virtuelle et peuvent y &#233;crire simultan&#233;ment, coloniser un domaine de la carte, voire vandaliser l'espace d'autrui en effa&#231;ant son texte. Les lecteurs, de leur c&#244;t&#233;, gr&#226;ce &#224; la possibilit&#233; de cr&#233;er des chemins de lecture entre les cases deviennent &#233;galement des acteurs dans le processus de cr&#233;ation textuelle. L'&#233;criture num&#233;rique donne un nouveau sens &#224; la notion de texte fant&#244;me puisque le lecteur doit aller chercher et faire appara&#238;tre lui-m&#234;me des fragments de textes localis&#233;s sur une carte g&#233;ante, pour composer son propre texte. Le dispositif d'&#233;criture num&#233;rique repose donc sur une spatialisation des possibles textuels activables ou non par un lecteur itin&#233;rant. Le texte peut appara&#238;tre et dispara&#238;tre au gr&#233; de l'&#233;volution du projet et des actions de ses participants. La carte du Textopoly &#233;tant virtuellement infinie, certains textes pourront s'y perdre rester &#224; jamais dans l'oubli.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le Textopoly la carte du GI se pr&#233;sente d&#233;lib&#233;r&#233;ment comme une image fant&#244;me, gr&#226;ce &#224; une trouvaille qui a permis de d&#233;tourner, &#224; des fins conceptuelles, une fonctionnalit&#233; du site web. Sur le Textopoly, toute image d&#233;pos&#233;e devient noire lorsqu'on d&#233;zoome. Or, comme le fond du site est gris, il suffit de poser des images grises pour qu'elles disparaissent quand on zoome. L'image compos&#233;e de textes, alors, appara&#238;t et dispara&#238;t selon qu'on zoome ou que l'on d&#233;zoome sur la carte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un souci constant d'interp&#233;n&#233;tration du r&#233;el et de la fiction, lors d'une r&#233;sidence &#224; la Panac&#233;e en 2013, Patrick Chatelier, Beno&#238;t Vincent et &#201;ric Calligaris ont symboliquement &#233;lu domicile dans l'ancienne &#233;cole d'application d'infanterie &#8211; elle-m&#234;me &#171; hant&#233;e &#187; &#8211; pour y loger le fant&#244;me du GI et recr&#233;er ce lieu dans le Textopoly. Il s'agissait aussi, &#224; l'inverse, d'habiter une zone dans Textopoly pour en recr&#233;er des &#233;l&#233;ments r&#233;els dans Montpellier. De cette fa&#231;on la carte du Textopoly reproduit assez fid&#232;lement huit monuments pr&#233;sents dans la ville de Montpellier. Chaque monument est li&#233; &#224; un lieu de la ville ou de l'espace r&#233;el de l'&#233;cole.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_20986 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;38&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L472xH369/img-4-17640.png?1713277077' width='472' height='369' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Source : Elie Commins, Textopoly.org
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Afin de prolonger l'entrecroisement du r&#233;el et de la fiction, le projet s'est ensuite &#233;tendu dans la ville. De la m&#234;me fa&#231;on que des chemins de lecture peuvent &#234;tre cr&#233;&#233;s entre les cases du Textopoly, un affichage de textes du GI a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233; dans la ville selon un chemin de lecture reproduisant les lettres &#171; GI &#187; dessin&#233;es sur la carte. Le dispositif pr&#233;voyait de photographier des mots et des bouts de phrase affich&#233;s afin de cr&#233;er de nouvelles phrases repr&#233;sentant des incarnations textuelles du fant&#244;me G&#233;n&#233;ral Instin. Chaque lieu partant d'un lieu du r&#233;el devient donc un monument dans le textopoly et aussi un pr&#233;texte &#224; fiction, ouvrant de nouveaux possibles fictionnels. Les murs de chaque monument sont compos&#233;s de textes. Les textes forment entre eux une image fant&#244;me qui les laisse appara&#238;tre lorsqu'on effectue un zoom.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je m'arr&#234;terai pour finir sur le cimeti&#232;re du GI, dont la composition ne manque pas d'humour, comme le reste du projet d'ailleurs, o&#249; l'ironie souvent permet une prise de distance des participants par rapport &#224; leur objet, ouvrant ainsi la possibilit&#233; d'interroger le jeu entre le r&#233;el et la fiction.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_20987 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;38&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L475xH296/img-5-c4c98.png?1713277077' width='475' height='296' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Source : Elie Commins, Textopoly.org
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans le fun&#233;rarium du cimeti&#232;re, pour parachever le concept d'auteur fant&#244;me, sont en cours d'inscription les noms de tous les participants au projet Instin. Par ailleurs, sur chaque tombe ont &#233;t&#233; inscrites des &#233;pitaphes. Ces &#233;pitaphes sont des fragments du livre &lt;i&gt;Spoon River Anthology&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb30&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Edgar Lee Masters, Spoon River Anthology, New York, Dover Publications Inc., (&#8230;)&#034; id=&#034;nh30&#034;&gt;30&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, publi&#233; par Edgar Lee Masters en 1915, et traduit en 1916 par le G&#233;n&#233;ral Hinstin, d&#233;c&#233;d&#233; en 1905. Ici encore se m&#234;lent la fiction et la r&#233;alit&#233;. L'anthologie de &lt;i&gt;Spoon River&lt;/i&gt; rassemble de courts po&#232;mes en forme d'&#233;pitaphe des habitants de la ville imaginaire de Spoon River. La traduction du GI est plut&#244;t une libre adaptation &#224; laquelle viennent s'ajouter d'autres morts, des variantes, des traductions erron&#233;es. Cette traduction aurait &#233;t&#233; retrouv&#233;e par Beno&#238;t Vincent, dont nous supposons qu'il en est en fait l'auteur. Voici un extrait du dernier texte du recueil, o&#249; l'on devine, ramass&#233; en quelques lignes, le concept qui anime le projet du GI, auteur fant&#244;me de textes fant&#244;mes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Websfer Ford&lt;br class='autobr' /&gt;
Rappelle-toi, &#244; m&#233;moire de l'air, je ne suis plus rien qu'un petit tas de poussi&#232;re, ma forme physique, mais je suis l'auteur de ce livre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Quel est le poids d'un corps / face &#224; un livre de voix m&#234;l&#233;es ? Un corps ne p&#232;se rien / face &#224; un tel livre de voix. SEUL LE FANT&#526;ME &#201;CRIT&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb31&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cimeti&#232;re du GI, Textopoly.org.&#034; id=&#034;nh31&#034;&gt;31&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le projet Instin, en faisant reposer son programme sur le concept de corpus fant&#244;me anim&#233; par une entit&#233; fant&#244;me, interroge de fa&#231;on originale le processus de cr&#233;ation. On peut voir en effet le GI &lt;i&gt;&#171; comme la restitution d'une cr&#233;ation en train de se faire, avec toutes ses incertitudes, ses t&#226;tonnements et ses impasses&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb32&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Op. cit., .&#034; id=&#034;nh32&#034;&gt;32&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;&lt;/i&gt;. Le GI d&#233;ploie sous nos yeux son immense carte virtuelle compos&#233;e de fragments textuels ou visuels, de tentatives avort&#233;es, de tentatives amorc&#233;es aussit&#244;t abandonn&#233;es ou r&#233;cup&#233;r&#233;es par d'autres participants, de versions contradictoires, incompatibles, d&#233;connect&#233;es ; une carte fant&#244;me trou&#233;e de zones vides, encore &#224; explorer, o&#249; l'&#339;uvre est &#224; venir, portant la trace de textes qui ne sont plus comme ceux auxquels il n'a &#233;t&#233; ou ne sera jamais donn&#233; lieu, nous mettant face &#224; tous ces possibles ouverts. Les textes qui constituent le GI en corpus fant&#244;me interrogent aussi les notions d'auctorialit&#233; et d'autorit&#233;. Si chaque fragment est bien l'&#233;manation d'un individu, tous se rangent pourtant sous le g&#233;n&#233;ral, un possible ouvert quelque part peut &#234;tre continu&#233; ailleurs et n'avoir pour ressemblance avec ce dernier qu'un air de famille. Aucun texte ne faisant autorit&#233;, tous sont fant&#244;mes et, port&#233;s par des auteurs fant&#244;mes, ils appartiennent &#224; l'entit&#233; fant&#244;me constitu&#233;e par le GI. Un GI qui rend &#233;galement au lecteur sa place dans le processus de cr&#233;ation, puisque celui-ci a la fonction de relier les textes entre eux, d'en faire appara&#238;tre litt&#233;ralement le sens et d'en prolonger les possibles, en tant que participant actif au projet. Entrecroisant inlassablement le r&#233;el et la fiction, investissant aussi bien la toile que des lieux publics, le projet Instin inscrit son corpus fant&#244;me dans ce monde-ci. Il cherche &#224; lui donner les moyens d'op&#233;rer en tissant des relations entre les &#339;uvres, les auteurs et leur public, d&#233;montrant ainsi que &lt;i&gt;&#171; les &#339;uvres effectuent toutes sortes d'op&#233;rations qui ne leurs sont pas propres [&#8230;], qu'elles partagent avec nos mani&#232;res de faire et de penser, mais dont elles font aussi des usages singuliers en en explorant les possibilit&#233;s&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb33&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Bernard Vouilloux, Ce que nos pratiques nous disent des &#339;uvres. &#192; travers (&#8230;)&#034; id=&#034;nh33&#034;&gt;33&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;&lt;/i&gt;. Envisag&#233; de la sorte, c'est au nom de sa puissance cr&#233;atrice que le terme de &#171; textes fant&#244;mes &#187; m&#233;rite d'int&#233;grer le lexique de la th&#233;orie litt&#233;raire. Textes qui sont et ne sont pas, que nous portons en nous comme les porte en elle la litt&#233;rature, marques d'une litt&#233;rature en perp&#233;tuel devenir. Il ne leur manque pas la r&#233;alit&#233;, ils nous permettent de la traiter comme une invention perp&#233;tuelle. Et les espaces vides qu'ils laissent sont comme un rappel de la contingence du r&#233;el, sur l'arri&#232;re-fond d'autres configurations possibles, &#224; l'image des possibilit&#233;s de configuration qu'offre par exemple le projet d'une carte textuelle g&#233;ante a priori infinie comme Textopoly, o&#249; il n'est possible d'ajouter un contenu que s'il reste de la place inoccup&#233;e dans cette zone, mais o&#249; il est possible de multiplier sans fin les chemins de lecture.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Sur les revues &lt;i&gt;&#201;ponyme, Hors-sol, Les &#201;crits, Geste, Espace(s)&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt; Une anthologie est &#224; para&#238;tre aux &#233;ditions du Nouvel Attila.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Sur le site de cr&#233;ation litt&#233;raire Remue.net et sur la plate-forme d'&#233;criture interactive Textopoly.org.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Cf.&lt;/i&gt; Remue.net, &lt;u&gt;&lt;a href=&#034;http://remue.net/spip.php?article2762&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://remue.net/spip.php?article2762&lt;/a&gt;&lt;/u&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Cf.&lt;/i&gt; Remue.net, &lt;u&gt;&lt;a href=&#034;http://remue.net/spip.php?rubrique157&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://remue.net/spip.php?rubrique157&lt;/a&gt;&lt;/u&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;u&gt;&lt;a href=&#034;http://remue.net/spip.php?article2035&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; d'Instin &#187;&lt;/a&gt;&lt;/u&gt;, G&#233;n&#233;ral Instin, Remue.net (mis en ligne le 12 f&#233;vrier 2011, consult&#233; le 25 ao&#251;t 2014).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pierre Cassou-Nogu&#232;s, &lt;i&gt;Mon zombie et moi. La philosophie comme fiction&lt;/i&gt;, Paris, Seuil, coll. &#171; L'Ordre philosophique &#187;, 2010, version &#233;lectronique, ch. 2-1. &#167; 8.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt;, ch. 2-1. &#167; 9.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Cf.&lt;/i&gt; David Lewis, &#171; Truth in Fiction &#187;, &lt;i&gt;American Philosophical Quarterly&lt;/i&gt;, vol. 15, 1978, p. 37-46 ; David Lewis, &lt;i&gt;De la pluralit&#233; des mondes&lt;/i&gt; [1986], traduit de l'anglais (&#201;tats-Unis) par Marjorie Caverib&#232;re et Jean-Pierre Cometti, Paris / Tel Aviv, &#201;ditions de l'&#201;clat, coll. &#171; Tir&#233; &#224; part &#187;, 2007. David Lewis d&#233;fend l'id&#233;e que les mondes possibles sont tous aussi r&#233;els que le n&#244;tre, mais il leur manque l'actualit&#233;. Du point de vue de notre monde actuel, les autres mondes sont seulement possibles, mais si l'on se place du point de vue d'un de ces mondes possibles, alors ce monde devient alors actuel, et le n&#244;tre prend place parmi les mondes possibles. Sur l'influence de la th&#233;orie s&#233;mantique des mondes possibles de Lewis sur les th&#233;ories de la fiction, je renvoie &#224; mon article &lt;u&gt;&lt;a href=&#034;http://www.revue-klesis.org/pdf/Klesis-Lewis-13-Murzilli.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; De l'usage des mondes possibles en th&#233;orie de la fiction &#187;&lt;/a&gt;&lt;/u&gt;, Kl&#232;sis, n&#176; 23, 2012.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Je discute ailleurs des difficult&#233;s d'une application, de mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, des mondes possibles &#224; la th&#233;orie de la fiction. Voir notamment &#171; La possibilisation du monde. Litt&#233;rature et exp&#233;rience de pens&#233;e &#187;, &lt;i&gt;Critique&lt;/i&gt;, n&#176; 682, mars 2004, p. 219-234.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pierre Cassou-Nogu&#232;s, &lt;i&gt;Mon zombie et moi. La philosophie comme fiction, op. cit.&lt;/i&gt;, ch. 4-5. &#167; 5.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb12&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh12&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 12&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Marc Escola rappelle avec justesse qu'un monde fictif n'est jamais totalement autonome et qu'il se construit &#224; partir de propositions textuelles, ouvrant un espace &#224; des sp&#233;culations &#224; la fois s&#233;mantiques et syntaxiques qui constituent ce sur quoi le texte peut &#234;tre compl&#233;t&#233;. Voir Marc Escola, &#171; Changer le monde : textes possibles, mondes possibles &#187;, &lt;i&gt;in&lt;/i&gt; Fran&#231;oise Lavocat (dir.), &lt;i&gt;La Th&#233;orie litt&#233;raire des mondes possibles&lt;/i&gt;, Paris, CNRS &#201;ditions, 2010, p. 243-257.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb13&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh13&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 13&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;13&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pour un d&#233;veloppement sur la question d'une th&#233;orie des possibles litt&#233;raires, voir mon article &#171; Logique et ontologie de la &#8220;case aveugle&#8221; : sur le statut du possible en litt&#233;rature &#187;, &lt;i&gt;in&lt;/i&gt; Marc Escola et Sophie Rabau (dir.), &lt;i&gt;La Case blanche. Th&#233;orie litt&#233;raire et textes possibles, La Lecture litt&#233;raire&lt;/i&gt;, n&#176; 8, Presses de l'Universit&#233; de Reims, 2006, p. 19-28.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb14&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh14&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 14&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;14&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Op. cit.&lt;/i&gt;, &lt;u&gt;&lt;a href=&#034;http://remue.net/spip.php?article2035&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://remue.net/spip.php?article2035&lt;/a&gt;&lt;/u&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb15&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh15&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 15&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;15&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Op. cit.&lt;/i&gt;, &lt;u&gt;&lt;a href=&#034;http://remue.net/IMG/pdf/generalinstin.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://remue.net/IMG/pdf/generalinstin.pdf&lt;/a&gt;&lt;/u&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb16&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh16&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 16&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;16&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb17&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh17&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 17&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;17&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Patrick Chatelier, &lt;u&gt;&lt;a href=&#034;http://remue.net/spip.php?article4592&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Lexique g&#233;n&#233;raliste &#187;&lt;/a&gt;&lt;/u&gt;, G&#233;n&#233;ral Instin, Remue.net (mis en ligne le 15 octobre 2011, consult&#233; le 25 ao&#251;t 2014).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb18&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh18&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 18&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;18&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;u&gt;&lt;a href=&#034;http://remue.net/IMG/pdf/generalinstin.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Pr&#233;sentation de G&#233;n&#233;ral Instin &#187;&lt;/a&gt;&lt;/u&gt;, G&#233;n&#233;ral Instin, Remue.net (consult&#233; le 25 ao&#251;t 2014).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb19&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh19&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 19&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;19&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir la &lt;u&gt;&lt;a href=&#034;http://www.dailymotion.com/video/x6wmg5_es-tu-la_creation&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;pr&#233;sentation d'&lt;i&gt;Es-tu l&#224;&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/u&gt;, performance d'Olivia Rosenthal et Patrick Chatelier, cr&#233;&#233;e le 26 juin 2008 &#224; Anis gras, &#224; Arcueil (consult&#233; le 25 ao&#251;t 2014).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb20&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh20&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 20&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;20&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Patrick Chatelier, &lt;u&gt;&lt;a href=&#034;http://remue.net/spip.php?article1522&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Traits 1 &#187;&lt;/a&gt;&lt;/u&gt;, G&#233;n&#233;ral Instin, Remue.net (mis en ligne le 27 mars 2006, consult&#233; le 25 ao&#251;t 2014).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb21&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh21&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 21&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;21&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb22&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh22&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 22&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;22&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Patrick Chatelier et &#201;ric Caligaris, &lt;u&gt;&lt;a href=&#034;http://remue.net/spip.php?article2987#nh8&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; In short GI &#187;&lt;/a&gt;&lt;/u&gt;, G&#233;n&#233;ral Instin, Remue.net (mis en ligne le 20 janvier 2009, consult&#233; le 25 ao&#251;t 2014).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb23&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh23&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 23&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;23&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Op. cit&lt;/i&gt;., &lt;u&gt;&lt;a href=&#034;http://remue.net/spip.php?article2035&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://remue.net/spip.php?article2035&lt;/a&gt;&lt;/u&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb24&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh24&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 24&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;24&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Op. cit.&lt;/i&gt;, &lt;u&gt;&lt;a href=&#034;http://remue.net/spip.php?article4592&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://remue.net/spip.php?article4592&lt;/a&gt;&lt;/u&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb25&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh25&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 25&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;25&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Gu&#233;na&#235;l Boutouillet et Patrick Chatelier, &lt;u&gt;&lt;a href=&#034;http://remue.net/spip.php?article2577&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Qu'est-ce que le G&#233;n&#233;ral Instin ? &#187;&lt;/a&gt;&lt;/u&gt;, conf&#233;rence prononc&#233;e le vendredi 19 octobre 2007 &#224; l'Institut national d'histoire de l'art (INHA), lors de la Nuit de l'&#233;crit, &#224; l'invitation de la Sc&#232;ne du Balcon, G&#233;n&#233;ral Instin, Remue.net (consult&#233; le 25 ao&#251;t 2014).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb26&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh26&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 26&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;26&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Op. cit.&lt;/i&gt;, &lt;u&gt;&lt;a href=&#034;http://remue.net/spip.php?article1522&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://remue.net/spip.php?article1522&lt;/a&gt;&lt;/u&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb27&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh27&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 27&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;27&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#201;ric Caligaris et Patrick Chatelier, &lt;u&gt;&lt;a href=&#034;http://www.bnf.fr/fr/evenements_et_culture/anx_conferences_2013/a.c_131126_metamorphoses_livre_general_instin.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Les m&#233;tamorphoses du texte et de l'image &#224; l'heure du num&#233;rique : quand la litt&#233;rature donne &#224; voir &#187;&lt;/a&gt;&lt;/u&gt;, cycle Le Rendez-vous des lettres, conf&#233;rence du 26 novembre 2013 &#224; la BNF (consult&#233; le 25 ao&#251;t 2014).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb28&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh28&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 28&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;28&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Op. cit.&lt;/i&gt;, &lt;u&gt;&lt;a href=&#034;http://remue.net/IMG/pdf/generalinstin.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://remue.net/IMG/pdf/generalinstin.pdf&lt;/a&gt;&lt;/u&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb29&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh29&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 29&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;29&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Beno&#238;t Vincent, &lt;u&gt;&lt;a href=&#034;http://remue.net/spip.php?article3125&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; V&#233;g&#233;tal Instin &#187;&lt;/a&gt;&lt;/u&gt;, G&#233;n&#233;ral Instin, Remue.net (mis en ligne le 15 mars 2009, consult&#233; le 25 ao&#251;t 2014).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb30&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh30&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 30&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;30&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Edgar Lee Masters, &lt;i&gt;Spoon River Anthology&lt;/i&gt;, New York, Dover Publications Inc., 2000.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb31&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh31&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 31&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;31&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cimeti&#232;re du GI, Textopoly.org.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb32&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh32&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 32&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;32&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Op. cit&lt;/i&gt;., &lt;u&gt;&lt;a href=&#034;http://remue.net/IMG/pdf/generalinstin.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://remue.net/IMG/pdf/generalinstin.pdf&lt;/a&gt;&lt;/u&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb33&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh33&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 33&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;33&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Bernard Vouilloux, &lt;i&gt;Ce que nos pratiques nous disent des &#339;uvres. &#192; travers po&#233;tique et esth&#233;tique&lt;/i&gt;, Paris, Hermann, coll. &#171; Savoir lettres &#187;, 2014, p. 11.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Note de l'auteur : Je remercie Patrick Chatelier de m'avoir autoris&#233;e &#224; utiliser des images du GI extraites de textes, photos et vid&#233;os publi&#233;s sur Remue.net et Textopoly.org.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Ce texte est initialement paru dans la revue Fabula-LhT, num&#233;ro 13, 2014 :&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Nancy Murzilli, &#171; Le texte fant&#244;me : de l'objet au concept. Le cas du G&#233;n&#233;ral Instin &#187;, Fabula-LhT, n&#176; 13, &#171; La Biblioth&#232;que des textes fant&#244;mes &#187;, Marc Escola et Laure Depretto (dir.), novembre 2014. &lt;br class='autobr' /&gt;
URL : &lt;a href=&#034;http://www.fabula.org/lht/13/murzilli.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.fabula.org/lht/13/murzilli.html&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
DOI : &lt;a href=&#034;https://doi.org/10.58282/lht.1415&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://doi.org/10.58282/lht.1415&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_20988 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/site_2_les_transmissions3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/site_2_les_transmissions3.jpg' width=&#034;800&#034; height=&#034;474&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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