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	<title>TK-21 </title>
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	<description>TK-21 suit les nouvelles formes que prend le conflit entre mots et images. TK-21 d&#233;crypte la r&#233;alit&#233;, les ombres, les croyances. Images, appareils, soci&#233;t&#233;, cerveau, ville sont ses cinq vecteurs d'analyse.</description>
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		<title>Pe&#769;ne&#769;trer l'invisible</title>
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		<dc:date>2025-06-01T18:37:17Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>ArtsHebdoM&#233;dias et Marie-Laure Desjardins</dc:creator>


		<dc:subject>Japon</dc:subject>
		<dc:subject>sculpture</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Sensible aux notions d'he&#769;ritage culturel et de transmission, de me&#769;moire collective et personnelle, de transculturalite&#769;, Le Cle&#769;zio Gallery a pre&#769;sent&#233; en avril dernier, 1900-2025 : souffle de lumie&#768;re, la premie&#768;re exposition personnelle en France d'Aiko Miyanaga. Issue d'une prestigieuse ligne&#769;e de ce&#769;ramistes japonais, l'artiste revient sur le parcours de son arrie&#768;re-grand-pe&#768;re, Tozan Miyanaga, premier du nom, qui fut l'un des coordinateurs du pavillon du Japon pendant l'Exposition universelle de Paris en 1900 et collabora avec Numata Ichiga, seul sculpteur japonais e&#769;tudiant a&#768; l'e&#769;poque a&#768; la Manufacture de Se&#768;vres. Une histoire traduite avec de&#769;licatesse et maestria par les &#339;uvres expose&#769;es.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Cerveau" rel="directory"&gt;Cerveau&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Japon" rel="tag"&gt;Japon&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/sculpture" rel="tag"&gt;sculpture&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH100/arton2684-adfa9.jpg?1772207112' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Sensible aux notions d'he&#769;ritage culturel et de transmission, de me&#769;moire collective et personnelle, de transculturalite&#769;, Le Cle&#769;zio Gallery a pre&#769;sent&#233; en avril dernier, &lt;i&gt;1900-2025 : souffle de lumie&#768;re,&lt;/i&gt; la premie&#768;re exposition personnelle en France d'Aiko Miyanaga. Issue d'une prestigieuse ligne&#769;e de ce&#769;ramistes japonais, l'artiste revient sur le parcours de son arrie&#768;re-grand-pe&#768;re, Tozan Miyanaga, premier du nom, qui fut l'un des coordinateurs du pavillon du Japon pendant l'Exposition universelle de Paris en 1900 et collabora avec Numata Ichiga, seul sculpteur japonais e&#769;tudiant a&#768; l'e&#769;poque a&#768; la Manufacture de Se&#768;vres. Une histoire traduite avec de&#769;licatesse et maestria par les &#339;uvres expose&#769;es.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En perpe&#769;tuelle que&#770;te de sens et de beaute&#769;, Aiko Miyanaga ne se souvient pas avoir un jour ignore&#769; l'art. De&#768;s son plus jeune a&#770;ge, elle l'a ve&#769;cu au quotidien. Dans la maison familiale, le buste de son arrie&#768;re-grand-pe&#768;re, re&#769;alise&#769; par le sculpteur Numata Ichiga, impressionne l'enfant. Il est si re&#769;aliste qu'elle se sent observe&#769;e, persuade&#769;e que le passe&#769; demeure, comme en suspens dans l'air. Ne&#769;e d'une ligne&#769;e fameuse de ce&#769;ramistes, elle e&#769;volue naturellement au milieu de leurs cre&#769;ations. Utilise&#769;es au quotidien, sans distinction d'e&#769;poque, les objets font partie inte&#769;grante de son environnement. L'enfant n'aime pas particulie&#768;rement les expositions mais ses parents ne veulent pas la laisser seule. Alors, elle les suit. Les conversations vont bon train. Les artistes passionne&#769;s parlent sans retenue de leur travail et de leur manie&#768;re d'affronter l'e&#769;poque. Les ide&#769;es fusent sans que personne n'ait conscience que cette immersion pre&#769;coce dans le monde de l'art est en train de fac&#807;onner la sensibilite&#769; et le regard de la petite fille qui e&#769;coute.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La seule voie possible est celle de l'inexplore&#769;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus important encore est l'influence de ses proches. Son pe&#768;re est membre du So&#772;deisha (&#27877;&#36208;&#31038;), un mouvement en rupture avec les formes de la poterie traditionnelle et refusant de se soumettre aux circuits habituels de valorisation de cette dernie&#768;re. Objectif : explorer librement de multiples formes, chercher a&#768; repousser les limites techniques et ouvrir de nouvelles perspectives. Le groupe est persuade&#769; qu'il n'y a aucun inte&#769;re&#770;t a&#768; re&#769;pe&#769;ter ce que d'autres ont de&#769;ja&#768; fait, que la seule voie possible est celle de l'inexplore&#769;. Ils veulent comprendre ce que cre&#769;er signifie ve&#769;ritablement. Pour le fre&#768;re d'Aiko, ce sera re&#769;aliser des sculptures avec des graines et de la mousse empruntant a&#768; son tour des chemins non conventionnels qui le me&#768;neront a&#768; l'atelier de Cai Guo-Qiang, dont il sera l'assistant. Entoure&#769;e de la sorte, Aiko Miyanaga comprend donc tre&#768;s to&#770;t que l'art ne se limite pas a&#768; des pratiques spe&#769;cifiques, que ses dernie&#768;res peuvent e&#770;tre invente&#769;es, expe&#769;rimente&#769;es, ame&#769;liore&#769;es..., et que la de&#769;finition de l'art n'est pas chose fige&#769;e. Suivant les conseils de sa me&#768;re, elle de&#769;cide de ne pas s'arre&#770;ter aux apparences et de chercher sans cesse un sens profond a&#768; toute chose. Les &#339;uvres ne se doivent-elles pas toujours d'exce&#769;der ce que l'on peut en dire ?&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22412 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;84&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/img_8566.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH334/img_8566-b86fa.jpg?1748121716' width='500' height='334' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Message from the light, 2021. &#169;Aiko Miyanaga
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;courtesy Le Cl&#233;zio Gallery, photo MLD
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans l'atelier, l'artiste se&#769;lectionne ses mate&#769;riaux avec soin. Il est essentiel qu'ils correspondent a&#768; son intention et lui permettent une expression singulie&#768;re. Le passe&#769;, la me&#769;moire et l'histoire l'inte&#769;ressent au plus haut point, sans pour autant qu'elle cultive une quelconque nostalgie. Son souhait : transmettre quelque chose de nouveau a&#768; travers une exploration plastique pugnace et since&#768;re. Persuade&#769;e que rien ne surgit ex nihilo, Aiko Miyanaga aime rappeler que pre&#769;sent et futur ne sont que des prolongements du passe&#769; et qu'il est indispensable de s'en souvenir pour construire l'avenir. Si parfois elle utilise des pie&#768;ces anciennes, elle n'a pas pour ambition d'en recre&#769;er les parties manquantes, de les restituer dans leur e&#769;tat d'origine. Ni ses sculptures en naphtaline, ni ses pie&#768;ces en verre ne cherchent a&#768; reproduire ou a&#768; s'inscrire dans une e&#769;poque. Chacune choisit son temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Redonner vie a&#768; des formes endormies&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant des anne&#769;es, l'atelier familial abrita des caisses en bois, de celles qui e&#769;taient utilise&#769;es pour stocker des pommes, sans que personne ne s'y inte&#769;resse. En 2020, anne&#769;e marque&#769;e par la pande&#769;mie de Covid-19, Aiko Miyanaga se de&#769;cide a&#768; les ouvrir et y de&#769;couvre des moules soigneusement range&#769;s et e&#769;tiquete&#769;s : &#171; Lapin, corps incomplet &#187;, &#171; Tigre endormi, queue &#187;, &#171; Chat, sans oreilles &#187;, etc. Quelques questions plus tard, elle apprend que ces moules en pla&#770;tre de Se&#768;vres ont e&#769;te&#769; re&#769;alise&#769;s par son arrie&#768;re-grand-pe&#768;re Tozan Miyanaga, premier du nom, alors qu'il e&#769;tait l'un des coordinateurs du pavillon du Japon a&#768; l'Exposition universelle de Paris en 1900, et en collaboration avec Numata Ichiga, seul sculpteur japonais a&#768; e&#769;tudier a&#768; l'e&#769;poque a&#768; la Manufacture de Se&#768;vres. Il n'en fallait pas plus pour qu'Aiko se saisisse de la merveilleuse trouvaille et de&#769;cide de redonner vie a&#768; ces formes endormies depuis plus d'un sie&#768;cle. Les pie&#768;ces de &lt;i&gt;valley of sleeping sea&lt;/i&gt; sont au c&#339;ur de l'exposition organise&#769;e par Yan et Antoine Le Cle&#769;zio dans leur galerie parisienne.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22409 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;75&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/photo_bruno-pellarin-_c_aiko-miyanaga-courtesy-le-clezio-gallery-copie.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH431/photo_bruno-pellarin-_c_aiko-miyanaga-courtesy-le-clezio-gallery-copie-b7808.jpg?1772207108' width='500' height='431' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Moules de Tozan Miyanaga dans leur caisse d'origine
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&#169;Photo Bruno Pellarin
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En japonais, le mot &lt;i&gt;hakanai&lt;/i&gt; (e&#769;phe&#769;me&#768;re) est souvent de&#769;fini comme fugace, incertain, fragile. Mais est-ce sa seule signification, se demande l'artiste. Pour elle, e&#770;tre e&#769;phe&#769;me&#768;re ne veut pas simplement dire &#171; voue&#769; a&#768; la disparition &#187;, mais pluto&#770;t &#171; contraint a&#768; l'e&#769;volution &#187;. La notion porte en elle une forme de re&#769;silience, une &#171; force discre&#768;te mais essentielle &#187;. Dans l'&#339;uvre d'Aiko Miyanaga, le temps ne s'arre&#770;te jamais. &#192; peine une paire de chaussures en naphtaline sort-elle du four qu'elle de&#769;bute sa me&#769;tamorphose. Face a&#768; cette cristallisation incertaine, notre imagination s'envole, s'aventure dans un voyage temporel. &lt;i&gt;&#171; Contrairement aux aiguilles d'une horloge qui n'avancent que dans une seule direction, notre perception du temps est fluide, multidimensionnelle. &#187;&lt;/i&gt; Pour l'artiste, le pre&#769;sent est &lt;i&gt;&#171; l'instant ou&#768; nous posons notre regard, ou&#768; nous prenons conscience du moment. C'est dans cette interaction que le pre&#769;sent se de&#769;finit &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22410 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;71&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/1-copie.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH334/1-copie-9eab0.jpg?1748121716' width='500' height='334' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Night voyage -clock-, 2023. &#169;Aiko Miyanaga
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;courtesy Le Cl&#233;zio Gallery
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans son travail, cette notion est e&#769;troitement lie&#769;e aux mate&#769;riaux employe&#769;s. Le verre, par exemple, re&#769;sulte d'un processus de fusion et de solidification qui rappelle le passage d'un e&#769;tat a&#768; un autre. De me&#770;me, l'utilisation de la naphtaline induit une transformation de l'&#339;uvre, me&#770;me si personne ne sait ni quand elle aura lieu, ni quel en sera le re&#769;sultat. Chaque &#339;uvre accueille tout changement non comme une disparition mais comme une suite logique, une continuite&#769; inattendue. Lec&#807;on apprise, su&#770;rement, en observant la nature et ses transformations incessantes. Cette nature que l'artiste de&#769;finit comme un &lt;i&gt;&#171; guide silencieux qui nous montre diffe&#769;rentes fac&#807;ons d'exister &#187;&lt;/i&gt;. Mais qui pose e&#769;galement la question de sa limite. Ou&#768; commence-t-elle ? Ou&#768; s'arre&#770;te-t-elle ? Ce que la main humaine fabrique en est-il exclu ? &lt;i&gt;&#171; Cette frontie&#768;re mouvante entre le naturel et l'artificiel est une re&#769;flexion constante dans mon travail. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Une certitude toutefois, la lumie&#768;re est un mate&#769;riau. Plus encore, une force qui montre la voie. &lt;i&gt;&#171; Elle re&#769;ve&#768;le les formes, modifie la perception et cre&#769;e un dialogue subtil entre l'&#339;uvre et son environnement. &#187;&lt;/i&gt; Qu'elle traverse le verre ou la re&#769;sine, elle est l'a&#770;me des pie&#768;ces, l'impulsion de toutes leurs me&#769;tamorphoses. Partie inte&#769;grante du processus de cre&#769;ation, elle souligne &lt;i&gt;&#171; l'impermanence et la fragilite&#769; tout en ouvrant des perspectives nouvelles &#187;&lt;/i&gt;. Dans la galerie, les &#339;uvres sont tels des phe&#769;nome&#768;nes. &#192; la limite de l'e&#769;vanescence, elles relient les temps et les matie&#768;res, ouvrent des espaces sensibles qui invitent a&#768; ressentir, a&#768; pe&#769;ne&#769;trer l'invisible. Ici, un coffre de voyage ancien abrite une cle&#769; encha&#770;sse&#769;e dans un mouvement de verre.&lt;br class='autobr' /&gt;
La&#768;, le tigre endormi sans queue fascine tel un mirage, tandis qu'un trio de carpes se laisse apprivoiser dans une valise entrouverte.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22411 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;101&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/img_8564.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH334/img_8564-b92d2.jpg?1748121716' width='500' height='334' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Wrapping a verse -ship safe chest-, 2024-2025. &#169;Aiko Miyanaga
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;courtesy Le Cl&#233;zio Gallery, photo MLD
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Pluto&#770;t que de donner de la voix, Aiko Miyanaga pre&#769;fe&#768;re transmettre pense&#769;es et e&#769;motions avec douceur et poe&#769;sie. Elle croit qu'un message exprime&#769; dans la discre&#769;tion d'une &#339;uvre silencieuse peut toucher plus profonde&#769;ment qu'un long discours. Ainsi son travail invite a&#768; une re&#769;flexion sur ce que signifie &lt;i&gt;&#171; e&#770;tre humain, sur ce que nous choisissons de regarder, sur l'essence des choses &#187;&lt;/i&gt;. Elle porte l'attention sur la beaute&#769; subtile du monde sans pour autant en nier les re&#769;alite&#769;s. L'art d'Aiko Miyanaga a cette capacite&#769; a&#768; offrir une autre manie&#768;re de percevoir et laisse place a&#768; l'introspection tout autant qu'a&#768; la surprise. &lt;i&gt;&#171; J'aspire a&#768; concevoir des &#339;uvres qui e&#769;voluent, qui portent en elles la possibilite&#769; du changement, qui incitent a&#768; e&#769;couter ce qui pourrait nai&#770;tre, a&#768; pre&#770;ter attention a&#768; ce qui est en train de se transformer. Dans sa nature me&#770;me, l'art est un dialogue silencieux mais puissant avec le monde qui nous entoure. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22413 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;102&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/img_8587.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH334/img_8587-58716.jpg?1748121716' width='500' height='334' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Valley of sleeping sky -ayu (sweetfish)-, 2023. &#169;Aiko Miyanaga
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;courtesy Le Cl&#233;zio Gallery, photo MLD
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://www.artshebdomedias.com/article/penetrer-linvisible-avec-aiko-miyanaga/" class="spip_out"&gt;Dans ArtsHebdoM&#233;dia&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Image d'ouverture : Valley of sleeping sky &#8211; prone tiger -, 2023. &#169; Aiko Miyanaga, courtesy Le Cle&#769;zio Gallery&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>des Lignes et des Corps</title>
		<link>https://www.tk-21.com/des-Lignes-et-des-Corps</link>
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		<dc:date>2024-07-29T13:15:56Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alain Nahum</dc:creator>


		<dc:subject>photographie</dc:subject>
		<dc:subject>Japon</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;M&#233;connu en France, le photographe Yasuhiro Ishimoto est pour la premi&#232;re fois expos&#233; en Europe, au BAL &#224; Paris, jusqu'au 17 novembre 2024.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Expositions" rel="directory"&gt;Expositions&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/photographie" rel="tag"&gt;photographie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Japon" rel="tag"&gt;Japon&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH145/arton2518-7416f.jpg?1772214325' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='145' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;M&#233;connu en France, le photographe Yasuhiro Ishimoto est pour la premi&#232;re fois expos&#233; en Europe, au BAL &#224; Paris, jusqu'au 17 novembre 2024.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_21451 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/ishimoto_2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH683/ishimoto_2-9641a.jpg?1722001430' width='500' height='683' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'exposition de Yasuhiro Ishimoto au BAL &#224; Paris rassemble 169 tirages noir et blanc rares, pour la plupart d'&#233;poque et r&#233;alis&#233;s par l'artiste lui-m&#234;me. L'exposition se concentre sur les premi&#232;res d&#233;cennies de son &#339;uvre, entre Chicago et le Japon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233; &#224; Chicago, form&#233; &#224; l'Institute of Design de 1948 &#224; 1952, Ishimoto incarne la premi&#232;re g&#233;n&#233;ration de photographes de l'&#201;cole de Chicago, marqu&#233;e par la double influence d'Harry Callahan et Aaron Siskind. &#192; son retour au Japon en 1953, il devient une figure majeure de la sc&#232;ne artistique japonaise. Op&#233;rant un travail de m&#233;tissage entre culture japonaise et influence occidentale, il est un passeur entre les deux cultures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On se rend compte en regardant ses photographies qu'il a influenc&#233; la nouvelle g&#233;n&#233;ration des photographes japonais, en lib&#233;rant la photographie japonaise de l'injonction de t&#233;moigner, de raconter, en l'ouvrant &#224; l'abstraction, aux lignes, au corps. Chez lui l'image devient un objet autonome o&#249; tout se passe dans l'espace du cadre qu'il exp&#233;rimente sans cesse. C'est tr&#232;s impressionnant, ses images sont &#233;tonnantes, inhabituelles, radicales tout en restant classiques. Une vraie d&#233;couverte et une claque photographique.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_21453 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/ishimoto_4.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH658/ishimoto_4-77137.jpg?1722001430' width='500' height='658' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Yasuhiro Ishimoto (1921-2012) &#171; Des Lignes et des Corps &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
du 19 juin au 17 novembre 2024&lt;br class='autobr' /&gt;
LE BAL&lt;br class='autobr' /&gt;
6, impasse de la De&#769;fense 75018 Paris&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.le-bal.fr&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.le-bal.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_21452 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/ishimoto_3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/ishimoto_3.jpg' width=&#034;800&#034; height=&#034;333&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#201;couter le chant des arbres </title>
		<link>https://www.tk-21.com/Ecouter-le-chant-des-arbres</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/Ecouter-le-chant-des-arbres</guid>
		<dc:date>2024-01-01T11:43:09Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Catherine Belkhodja</dc:creator>


		<dc:subject>th&#233;&#226;tre</dc:subject>
		<dc:subject>Japon</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Quand th&#233;&#226;tre N&#244; et th&#233;&#226;tre occidental fusionnent : Le com&#233;dien et metteur en sc&#232;ne fran&#231;ais Simon Gauchet et les acteurs professionnels japonais Tatsushige Udaka et Hiroaki Ogasawara nous parlent de l'importance des arbres, de fant&#244;mes et bien s&#251;r de th&#233;&#226;tre, autour de leur cr&#233;ation &#171; L'Exp&#233;rience de l'arbre &#187;. Extraits d'une conversation.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Entretiens" rel="directory"&gt;Entretiens&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/theatre" rel="tag"&gt;th&#233;&#226;tre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Japon" rel="tag"&gt;Japon&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH100/arton2383-d74ef.jpg?1772241820' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Quand th&#233;&#226;tre N&#244; et th&#233;&#226;tre occidental fusionnent : Le com&#233;dien et metteur en sc&#232;ne fran&#231;ais Simon Gauchet et les acteurs professionnels japonais Tatsushige Udaka et Hiroaki Ogasawara nous parlent de l'importance des arbres, de fant&#244;mes et bien s&#251;r de th&#233;&#226;tre, autour de leur cr&#233;ation &#171; L'Exp&#233;rience de l'arbre &#187;. Extraits d'une conversation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Fascin&#233; par le th&#233;&#226;tre asiatique, l'acteur, metteur en sc&#232;ne et sc&#233;nographe Simon Gauchet part en 2009 faire un stage de th&#233;&#226;tre N&#244; au Japon avec Tatsushige Udaka, un jeune acteur de l'&#233;cole Kong&#244;. Celui-ci lui transmet pendant un mois des bribes du th&#233;&#226;tre mill&#233;naire japonais. Alors que le Fran&#231;ais doit repartir dans son pays et souhaite payer son professeur, celui-ci refuse et lui demande une chose : revenir un jour pour lui transmettre &#224; son tour les codes de son th&#233;&#226;tre occidental.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dix ans plus tard, Simon Gauchet tient sa promesse. &#192; l'occasion d'une r&#233;sidence &#224; la Villa Kujoyama &#224; Kyoto, il co-&#233;crit avec Tatsushige Udaka un spectacle, &lt;i&gt;L'Exp&#233;rience de l'Arbre&lt;/i&gt;. La collaboration franco-japonaise fait na&#238;tre un espace qui questionne les rituels de transmission, qu'ils soient entre deux acteurs ou &#224; l'&#233;chelle de plusieurs g&#233;n&#233;rations. Deux cultures s'explorent et s'interrogent. Des fant&#244;mes surgissent pour interroger le pr&#233;sent. L'arbre qui tr&#244;ne au fond de tous les th&#233;&#226;tres N&#244; est le t&#233;moin de cette exp&#233;rience et de ce corps &#224; corps.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_20418 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/tk_visuel_2_c_louise_quignon-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH334/tk_visuel_2_c_louise_quignon-2-d9130.jpg?1701194145' width='500' height='334' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'arbre semble &#234;tre le personnage central de la pi&#232;ce &#171; L'Exp&#233;rience de l'arbre &#187;. Est-ce particulier au th&#233;&#226;tre N&#244; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Simon Gauchet : L'arbre est toujours pr&#233;sent dans les pi&#232;ces du th&#233;&#226;tre N&#244;, les acteurs jouaient autrefois devant lui. Des spectateurs ont eu envie d'assister au spectacle et se sont assis devant l'arbre. Les acteurs ont alors fabriqu&#233; une sc&#232;ne et ils y ont plac&#233; un miroir, au fond. L'arbre et les acteurs &#233;taient l&#224;. Ainsi, les spectateurs pouvaient voir son reflet. Finalement, on a peint au fond de la sc&#232;ne un arbre. Tous les th&#233;&#226;tres N&#244; ont un pin dessin&#233; sur le mur du fond. On l'appelle le mur-miroir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tatsushige Udaka : Les arbres ont toujours &#233;t&#233; un ma&#238;tre pour moi. Quand on regarde un arbre, on voit toute sa m&#233;moire. Ses branches cherchent la lumi&#232;re et r&#233;sistent &#224; la gravit&#233;. Nombre de personnages dans le th&#233;&#226;tre N&#244; sont l'esprit d'un arbre. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S.G. : Depuis quelque temps na&#238;t dans le champ politique un retour animiste comme l'incarnation d'une &#233;cologie politique. La n&#233;cessit&#233; appara&#238;t de redonner une voix au non-humain, aux peuples muets de la terre. Il nous faut r&#233;apprendre &#224; &#233;couter le chant des arbres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un violent typhon a frapp&#233; le Japon pendant votre r&#233;sidence en 2018, de nombreux arbres ont &#233;t&#233; fauch&#233;s. Cet &#233;v&#233;nement a-t-il influenc&#233; votre &#233;criture ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S.G. : Des centaines d'arbres n'ont pas r&#233;sist&#233; &#224; la force du vent et se sont bris&#233;s ou ont &#233;t&#233; d&#233;racin&#233;s. Nous avons tous tr&#232;s affect&#233;s par la mort de ces arbres et tout particuli&#232;rement pour les vieux pins noueux appel&#233;s &lt;i&gt;Matsu&lt;/i&gt;, qui sont l'unique d&#233;cor des pi&#232;ces de N&#244;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;T.U. : Cela m'a &#233;voqu&#233; l'histoire du &#034;pin miracle&#034;. Lors du tsunami de 2011, la totalit&#233; des 70 000 arbres qui longeaient la c&#244;te de la ville de Rikuzentakata ont &#233;t&#233; d&#233;racin&#233;s sous la force des vagues, &#224; l'exception d'un seul arbre, rest&#233; debout. D'o&#249; son surnom.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S.G. : Son tronc commen&#231;ait peu &#224; peu &#224; pourrir de l'int&#233;rieur et on d&#233;cida alors de le d&#233;couper en neuf morceaux, afin d'injecter de la r&#233;sine dans ses veines et l'&#233;riger &#224; nouveau pour qu'il demeure un symbole de la reconstruction japonaise. J'ai &#233;t&#233; &#224; la rencontre de cet arbre qui porte en lui des pans entiers de l'histoire du Japon. Il a commenc&#233; &#224; me chuchoter &#224; l'oreille et, en fermant les yeux, j'ai imagin&#233; tous ces acteurs qui avaient dans&#233; pour lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;T.U. : Beaucoup de tr&#232;s beaux pins sont morts, c'est tr&#232;s triste, mais les cerisiers, plus souples, ont r&#233;sist&#233;. Le saule aussi a des branches tr&#232;s souples.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Il y a de constants hommages &#224; l'arbre dans &#171; L'Exp&#233;rience de l'arbre &#187;. L'accrochage des branches prises dans le d&#233;cor et mont&#233;es par des poulies pour tenir en &#233;quilibre au-dessus des acteurs, donne lieu &#224; une s&#233;quence &#233;blouissante, quasi-magique&#8230;&lt;/strong&gt;&#8232;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S.G. : J'ai eu la chance d'avoir &#224; mes c&#244;t&#233;s au Japon Edouard Raffrey, charpentier, venu &#233;tudier les techniques de la charpente japonaise. Les assemblages bois sont tr&#232;s semblables dans nos deux cultures. Nous avons &#233;t&#233; cueillir des troncs et des branches mortes, des arbres en morceaux d&#233;racin&#233;s par le typhon, pour leur redonner vie et les avons r&#233;-assembl&#233;s pour former un arbre construit de toute pi&#232;ce, qui sert de sc&#233;nographie au spectacle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il est aussi question de fant&#244;mes dans la pi&#232;ce. Y croyez-vous ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;T.U. : Au Japon, il y a dans les th&#233;&#226;tres des histoires de fant&#244;mes effrayantes ! &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
S.G. : Nous aussi, nous avons nos superstitions. Une lampe que nous posons sur sc&#232;ne s'appelle &#171; la servante &#187;. Mais en anglais, on l'appelle &#171; la lampe des fant&#244;mes &#187;. Elle permet aux fant&#244;mes de jouer la nuit, quand les acteurs et les spectateurs ont quitt&#233; la salle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'Exp&#233;rience de l'arbre est un spectacle interculturel. Comment avez-vous travaill&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S.G. : J'ai fait appel &#224; deux metteurs en sc&#232;ne. Le premier, Benjamin Lazar, est sp&#233;cialiste du th&#233;&#226;tre baroque&#8239;, souvent consid&#233;r&#233; comme notre th&#233;&#226;tre traditionnel occidental. Il nous a transmis les codes qui dialoguent avec ceux du th&#233;&#226;tre N&#244;, notamment autour du &#171; th&#233;&#226;tre des ombres &#187;, ce lien avec les fant&#244;mes qui est au centre-m&#234;me du th&#233;&#226;tre N&#244;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le deuxi&#232;me, Eric Dridy, a &#233;t&#233; un t&#233;moin attentif du mat&#233;riau th&#233;&#226;tral &#233;merg&#233;. Il explore depuis tr&#232;s longtemps la notion de r&#233;cit et la fa&#231;on dont on peut convoquer les exp&#233;riences v&#233;cues sur un plateau de th&#233;&#226;tre par la parole et le corps. J'avais un peu h&#233;sit&#233; &#224; rester ext&#233;rieur, mais j'ai pu m'immiscer totalement dans le projet car je comptais sur Eric pour garder cet &#339;il ext&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Je m'adresse &#224; Hiroaki Ogasawara, qui interpr&#232;te le personnage japonais de la pi&#232;ce, en alternance avec Tatsushige Udaka. Quelle a &#233;t&#233; la plus grande difficult&#233; &#224; surmonter pour toi qui vient du th&#233;&#226;tre tradionnel Ky&#244;gen ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hiroaki Ogasawara : Le plus difficile a &#233;t&#233; de m'exprimer en japonais contemporain, tout en faisant ressentir au public que j'&#233;tais un &#234;tre surnaturel. En effet, au Japon, notre jeu est si codifi&#233; qu'il nous permet de nous transformer plus facilement, en fant&#244;me d'arbre par exemple. La forme nous aide beaucoup. Parler en japonais moderne m'a fait presque oublier que j'&#233;tais un acteur de Kyogen. Apr&#232;s trois ann&#233;es de repr&#233;sentation, je prends un peu de libert&#233; et ajoute quelques touches de couleur au personnage, tout en gardant du respect de la cr&#233;ation d'origine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles ont &#233;t&#233; tes premi&#232;res impressions en d&#233;couvrant les repr&#233;sentations th&#233;&#226;trales occidentales ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;H.O. : Les metteurs en sc&#232;ne en France choisissent avec soin les d&#233;cors, les sons, la musique et les lumi&#232;res non pas pour visualiser les choses, mais pour renforcer l'imaginaire des spectateurs. Alors qu'au Japon, nous jouons dans des sc&#232;nes presque vides, sans jeu de lumi&#232;res et sans effet de son pour stimuler l'imagination du public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;On est aussi tr&#232;s intrigu&#233; par la singularit&#233; des voix dans la pi&#232;ce...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S.G. : Dans le th&#233;&#226;tre N&#244;, les voix sont particuli&#232;rement graves. Dans le texte, il est d'ailleurs pos&#233; cette question : &#171; Comment fais-tu pour avoir une voix aussi grave et aussi puissante ? &#187;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
T.U. : Je n'ai pas vraiment de r&#233;ponse concernant les voix. Autrefois, j'ai lu un livre &#034;Entra&#238;nement vocal pour d&#233;butant&#034; mais je n'ai rien trouv&#233; sur le th&#233;&#226;tre N&#244;. Parfois je regarde les tutoriels de &#171; Death Metal &#187; sur Youtube. &#199;a ressemble un peu &#224; la Voix du N&#244; ! &lt;i&gt;(il donne l'exemple)&lt;/i&gt; Cette r&#233;ponse a &#233;t&#233; aussi int&#233;gr&#233;e au texte de la pi&#232;ce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S.G. : Il a vraiment une voix effrayante !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;T.U. : Il y a quatre cents ans, un missionnaire du Portugal est venu au Japon. Apr&#232;s avoir vu du th&#233;&#226;tre N&#244;, il a &#233;crit dans son journal : &#171; Les acteurs japonais ont une voix horrible et tournent en rond sur sc&#232;ne comme s'ils avaient perdu quelque chose &#187; Le lendemain, Luis Frois a chant&#233; un chant gr&#233;gorien avec une voix tr&#232;s aigu&#235; et les samoura&#239;s ont &#233;clat&#233; de rire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S.G. : Aucun personnage de th&#233;&#226;tre N&#244; ne parle avec une voix aig&#252;e. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;T.U. : La Gravit&#233; d&#233;pend du personnage et des &#233;motions. Dans la danse du pin, l'&lt;i&gt;Oi Matsu&lt;/i&gt;, le personnage est l'Esprit d'un pin. Son &#233;corce est aussi dure que la pierre. Il doit &#234;tre fort pour r&#233;sister &#224; la temp&#234;te.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_20419 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/visuel_3_c_louise_quignon-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH334/visuel_3_c_louise_quignon-2-663bd.jpg?1701194145' width='500' height='334' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;L'Exp&#233;rience de l'Arbre&lt;br class='autobr' /&gt;
Conception, mise en sc&#232;ne et sc&#233;nographie Simon Gauchet&lt;br class='autobr' /&gt;
Interpr&#233;tation Simon Gauchet, Tatsushige Udaka ou Hiroaki Ogasawara, Joaquim Pavy, compositeur et interpr&#232;te&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; venir en 2024 :&lt;br class='autobr' /&gt;
Th&#233;&#226;tre du Bois de l'Aune, Aix-en-Provence, mardi 19 et mercredi 20 mars 2024.&lt;br class='autobr' /&gt;
Th&#233;&#226;tre de la Ville de Saint-L&#244;, 14 mai 2024.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Tori et N&#233;on </title>
		<link>https://www.tk-21.com/Tori-et-Neon</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/Tori-et-Neon</guid>
		<dc:date>2022-01-30T18:22:50Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>El Pablo</dc:creator>


		<dc:subject>Asie</dc:subject>
		<dc:subject>Japon</dc:subject>
		<dc:subject>photographie</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Tori et N&#233;on au pays du soleil levant.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Images" rel="directory"&gt;Images&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Japon" rel="tag"&gt;Japon&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/photographie" rel="tag"&gt;photographie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH107/arton2037-12a57.jpg?1772232644' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='107' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Tori et N&#233;on au pays du soleil levant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tous deux face d'une m&#234;me pi&#232;ce, ils se compl&#232;tent dans un joyeux bordel absurde et assourdissant. Encens&#233; d'effluves et de vibrations sexuelles, de grillades et de parfums des touristes occidentaux de Shinjuku, Kabukicho est une enclave dans le quartier pr&#233;f&#233;r&#233; de N&#233;on. L&#224; o&#249; rabatteurs, yakuzas et autres pr&#233;mices ill&#233;gales se m&#234;lent nonchalamment aux restaurants de sp&#233;cialit&#233;s traditionnelles. N&#233;on est excentrique, n'h&#233;site pas &#224; parler fort et &#224; montrer ses tatouages pourtant per&#231;us d'un si mauvais &#339;il par les autochtones. Il emm&#232;ne Tori dans les bars &#224; h&#244;tesses pour profiter des vacances, de la chaleur de Tokyo et des jeunes femmes, qui pour une modique somme tiennent compagnie &#224; l'image des anciennes geishas. L'air satur&#233; de fum&#233;e des odeurs de cigarettes aromatis&#233;es au raisin noir et d'alcool bon march&#233;, du vieux shochuu au highball, en passant par la fameuse bi&#232;re &#8220;Kirin&#8221;, l'alcool&#233;mie de Tori le pousse &#224; prendre l'air et &#224; se retirer dans un petit parc en bordure du Kabukicho. Cach&#233; au beau milieu de cet endroit synesth&#233;sique, se trouve ce morceau de nature derri&#232;re les buildings imposants qui recrachent leurs exhalaisons de poissons et autres croquettes frites, contrastant magnifiquement avec un havre de paix parfois troubl&#233; par les cris d'un &#233;m&#233;ch&#233; en perte d'&#233;quilibre.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_17876 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;19&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH661/1_building-shinjuku-e7dd0.jpg?1772190916' width='500' height='661' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Building Shinjuku
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Tori aime ce parc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il l'aime encore plus que N&#233;on appr&#233;cie arpenter les grands boulevards, dont les kanjis et &#233;criteaux inond&#233;s de lumi&#232;res lui rappellent son nom. N&#233;on, oxymore vivant, attir&#233; par le flambeau des illuminations, vivant pourtant la nuit, semble &#224; l'aise avec tout le monde mais n'est en r&#233;alit&#233; rien de plus qu'une fa&#231;ade qui repr&#233;sente &#224; elle seule la totalit&#233; des int&#233;ractions soci&#233;tales japonaises. L'artiste tatoueur aux c&#244;t&#233;s de son ami d'enfance se sent comme un poisson dans l'eau au milieu des racoleurs nig&#233;riens, philippins et de toutes les diasporas manquant de peu ou de loin aux crit&#232;res ethniques de l'archipel.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_17877 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;10&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH660/2_godzilla-3412b.jpg?1772190916' width='500' height='660' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Godzilla
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;tour d'un boui-boui de brochettes pan&#233;es traditionnelles (kushikatsu), Tori, assis et bien gris, baragouine quelques paroles incompr&#233;hensibles &#224; N&#233;on qui lui, juste rond, tente tant bien que mal d'entra&#238;ner le premier dans un des vingts immeubles alentours pour jouer au pachinko et tenter de rembourser un peu leur escapade estivale. Leur d&#233;soeuvrement commence bien&#8230; Les clics et les clacs assourdissants des machines poussent un peu plus Tori dans le d&#233;sarroi d'une psychose latente et color&#233;e tandis que N&#233;on change fr&#233;n&#233;tiquement de poste dans un d&#233;lire fanatique pour faire marcher sa chance. Une, deux, trois heures puis dix, vingt, trente mille yens sont englouties dans ces faux flippers verticaux r&#233;tros, habilement con&#231;us pour avaler l'&#226;me des malchanceux en qu&#234;te de dopamine instantan&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_17878 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;17&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH660/3_gyozas-shinjuku-6fc0e.jpg?1772190916' width='500' height='660' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Gyozas Shinjuku
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;N&#233;on, compl&#232;tement rond, rentre alors dans un monologue interminable.Tori, &#233;gal &#224; lui-m&#234;me, l'&#233;coute avec grande attention.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_17879 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;18&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH652/4_i-love-kabukicho-2dfd9.jpg?1772190916' width='500' height='652' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;I Love Kabukicho
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#8220;L'&#233;ternit&#233;, le temps qu'il nous reste, 80 ans, 43 ans, 1000 jours, peut-&#234;tre demain. Je crois que leur nombre a d&#233;pass&#233; le nombre de vivants il n'y a pas si longtemps. &#201;coute comme cette musique est belle. Nous autres, on aime la m&#233;lancolie joyeuse, la fausse d&#233;pression, probablement parce qu'on est un peu amoureux des &#233;motions fortes, tout autant qu'on en appr&#233;cie l'absence. La col&#232;re, la haine tout &#231;a moi, je ne connais pas. Pas non plus l'amour ou la satisfaction, pas s&#251;r en tous cas. &#201;coute moi cette bossanova qui m&#234;le la nonchalance d'une &#233;poque dont tu es nostalgique &#224; une f&#233;licit&#233; que tu t'es convaincu d'avoir v&#233;cu. Mon Dieu, on &#233;tait les m&#234;mes avant, et on l'est toujours, pareils, depuis quelques centaines d'ann&#233;es, des milliers... Tout le monde comprend ou fait comme si, mais personne n'assimile, pas m&#234;me moi, pas m&#234;me toi, pas m&#234;me les sages ni les bienheureux. Profite donc tant qu'il est temps, quand il ne sera plus temps il ne sera plus temps, rappelle toi que tu vas mourir. Arr&#234;te de penser mais penses bien &#224; ce que tu veux, si tu n'y penses pas, tu ne t'en rendras pas compte, et si tu ne t'en rends pas compte, et bien, tu n'auras pas v&#233;cu. O&#249; peut-&#234;tre as-tu encore plus v&#233;cu que moi ? Vivre plus d'exp&#233;rience.Vivre plus longtemps. Vivre plus. Et nos a&#239;eux, nos amis, nos s&#339;urs, o&#249; sont-ils partis comme &#231;a ? Zweig, son &#233;pouse, Cobain et Mishima, et tous les autres, avaient-ils une raison ? Si singuli&#232;re, si universelle, si banalement unique. Regarde-la dans les fen&#234;tres de l'&#226;me. Regarde-le dans tes yeux. &#201;coute-la souffrir, &#233;coute-les rire, chanter ces b&#234;tises d'un autre pays, et go&#251;te moi un peu &#231;a, ces fraises si juteuses, acides et sucr&#233;es, sens le z&#233;phyr te caresser, laisse le bruit incessant des vagues t'envelopper tout entier, ferme les yeux, tu te d&#233;tends. R&#201;VEILLE-TOI ! &#199;a n'a pu durer que quelques secondes, c'est comme &#231;a. Tu ne sais pas ce qu'il t'attend. Ce qu'est l'&#233;ternit&#233;, si tu vas souffrir ou non. Enfin si &#231;a tu le sais, tu essaies juste de ne pas faire chavirer l'embarcation. Allez continuons, dans tous les cas, le pire qui puisse arriver est le pire qui arrivera, de toutes les fa&#231;ons. Mais, vais-je souffrir ? Vais-je voir des gens qui m'aiment ou des jokers aux visages moqueurs, r&#233;sultat de mes neuro-r&#233;cepteurs en &#233;bullition comme la flamme de bougie qui une derni&#232;re fois brille d'un faisceau solaire avant de c&#233;der &#224; l'obscurit&#233; ? Pourrais-je discerner les autres de moi-m&#234;me pour enfin les d&#233;signer comme je voudrais qu'ils soient, qu'eux me divinisent &#224; tout jamais et fassent mon deuil at vitam eternam ? La lumi&#232;re est si lente que nous reculons plus vite que nous d&#233;couvrons, r&#233;gressant &#224; l'int&#233;rieur de nos cellules encore et encore jusqu'&#224; ce qu'il n'en reste plus qu'une. Et cette cellule r&#233;gressant &#224; son tour, comme toutes celles des cosmos autour d'elle, arrive finalement &#224; l'infiniment petit.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_17880 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;18&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH657/5_robot-restuarant-fc6c4.jpg?1643569306' width='500' height='657' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Robot Restaurant
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;A quatre heure du matin, devant l'H&#244;tel Godzilla, les deux zozos ne savent plus vraiment o&#249; ils se trouvent, ni combien de yens ni de cellules grises ils ont pu perdre&#8230; Pour se restaurer un peu, un store de boulettes de poulpes en beignet (takoyaki) dans un o'mise appel&#233; gindako (le poulpe d'or) illumine faiblement la devanture du Gracery. Attir&#233;s par cette lueur, les deux papillons de nuit flottent non sans tr&#233;buchement vers l'&#233;choppe moderne, humant le fumet des algues et de la bonite s&#233;ch&#233;e avec anticipation, et finir enfin leur escapade vacuitaire avec la bouche, le ventre, la t&#234;te, les yeux, les oreilles et l'&#226;me bien remplis des d&#233;lices de Shinjuku Kabukicho.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_17881 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;14&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH654/6_ruelle-japon-8663f.jpg?1772190916' width='500' height='654' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Ruelle Japon
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_17882 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;16&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/7_sake_-nihonshuu.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH362/7_sake_-nihonshuu-d1c4a.jpg?1643569306' width='500' height='362' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Sake Nihonshuu
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_17883 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;11&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/8_takoyakis.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH375/8_takoyakis-7486c.jpg?1643569306' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Takoyakis
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Frontispice : Pachinko&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La carpe de Naohiro Ninomiya</title>
		<link>https://www.tk-21.com/La-carpe-de-Naohiro-Ninomiya</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/La-carpe-de-Naohiro-Ninomiya</guid>
		<dc:date>2020-12-27T22:06:31Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>La&#235;titia Bischoff</dc:creator>


		<dc:subject>Japon</dc:subject>
		<dc:subject>photographie</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Naohiro Ninomiya est un photographe japonais vivant en France. Je l'ai rencontr&#233;, &#233;tudiants que nous &#233;tions, au laboratoire de l'&#201;cole sup&#233;rieure des arts d&#233;coratifs de Strasbourg.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/photographie" rel="tag"&gt;photographie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton1795-66442.jpg?1772241820' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Naohiro Ninomiya est un photographe japonais vivant en France. Je l'ai rencontr&#233;, &#233;tudiants que nous &#233;tions, au laboratoire de l'&#201;cole sup&#233;rieure des arts d&#233;coratifs de Strasbourg.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis le 11 d&#233;cembre 2020, ses tirages Orotone sur papier argentique s'exposent &#224; la galerie Metamorphik, &#224; Lyon. Voyez un artisanat sublim&#233;, des sujets et leur photographe, inatteignables par le temps qui passe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Calibrer notre jointure au monde, &#224; son flot rugissant, se poser et choisir. Un clic d'appareil photographique se vit avec une &#233;thique de la saisie. La photographie est alors un art du tranch&#233; m&#233;tallique, le parcours d'une caresse froide bien plus d&#233;taill&#233;e, bien plus consciente de chaque millim&#232;tre de son doigt&#233; qu'elle n'est embras&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chez Naohiro Ninomiya, dans l'antichambre de son travail, coop&#232;rent dans un rouage crant&#233;, des dur&#233;es, des ouvertures et un couch&#233; du papier cisel&#233;, cadeau offert &#224; une cascade, une carpe, un kimono. On sort de l'antichambre pour passer &#224; l'accrochage et ainsi s'ach&#232;ve, un processus artistique comme une suite &#224; l'attention c&#233;r&#233;monielle.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_15899 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;73&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/naohiro_ninomiya_1795.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L295xH800/naohiro_ninomiya_1795-053fd.jpg?1608059890' width='295' height='800' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Nokomi
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;2017 &#8211; 98x32cm, 38.6&#215;12.6inch Gelatin silver print on Mino-washi
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Chaleur et calme, voici ce qu'expriment, pour moi la s&#233;rie Nokomi. Ces carpes imag&#233;es semblent bien plus &#226;g&#233;es que nous. Elle t&#233;moignent de ce qui s'expire loin des virages et des petites vies humaines. Le photographe explique &#224; leur sujet, &#034; [pour fixer l'image des carpes ] j'ai choisi comme support le papier Mino-washi. C'est un papier traditionnel fabriqu&#233; dans l'eau qui descend de la m&#234;me r&#233;gion que mon ruisseau, la r&#233;gion montagneuse de Gifu&#034;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les vies de la rivi&#232;re, du papier et de la carpe sont imbriqu&#233;es les unes dans les autres et font perdurer leur imbrication dans la photographie-m&#234;me. N'est-ce pas cela, l'id&#233;e du cosmos, comme le rappelle Augustin Berque : &#171; Le grec &lt;i&gt;kosmos&lt;/i&gt;, [&#8230;] veut triplement dire l'ordre, le monde, et l'ornement du corps. Ce qu'exprime cette triplicit&#233;, c'est justement la &lt;i&gt;cosmicit&#233;&lt;/i&gt; qui dans les soci&#233;t&#233;s pr&#233;modernes faisait que le soin du corps individuel r&#233;pondait &#224; l'am&#233;nagement du monde (villes et campagnes) et aux raisons d'&#234;tre de tout cela, morale et connaissance unies dans une tension [&#8230;] &#187; Augustin Berque, Recosmiser la terre, 2018, p.12&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors nous pourrions dire que le photographe, le papier et la carpe se rejoignent en un seul mot. Ce mot doit &#234;tre japonais, je ne le connais pas.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_15991 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/800.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH500/800-b2bba.jpg?1609107820' width='500' height='500' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://naohiro.fr/news/" class="spip_out"&gt;Naohiro Ninomiya&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;frontispice &#8220;Katami&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2013&lt;br class='autobr' /&gt;
197x137cm, 77.6&#215;53.9inch&lt;br class='autobr' /&gt;
Gelatin silver print, Photogramme, Contre collage sur Dibond&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Madame Action</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Madame-Action</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/Madame-Action</guid>
		<dc:date>2019-03-31T22:35:10Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Corridor El&#233;phant et Hira&#239; Yu</dc:creator>


		<dc:subject>photographie</dc:subject>
		<dc:subject>Cor&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>Japon</dc:subject>
		<dc:subject>autoportrait</dc:subject>
		<dc:subject>fant&#244;me</dc:subject>
		<dc:subject>Corridor &#233;l&#233;phant</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Un jour j'ai trouve&#769; dans une boi&#770;te poussie&#769;reuse un jouet d'enfance de mon mari.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Images" rel="directory"&gt;Images&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/photographie" rel="tag"&gt;photographie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Coree" rel="tag"&gt;Cor&#233;e&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Japon" rel="tag"&gt;Japon&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/autoportrait" rel="tag"&gt;autoportrait&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/fantome" rel="tag"&gt;fant&#244;me&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Corridor-elephant" rel="tag"&gt;Corridor &#233;l&#233;phant&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH102/arton1412-9d9b6.jpg?1772238620' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='102' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un jour j'ai trouve&#769; dans une boi&#770;te poussie&#769;reuse un jouet d'enfance de mon mari.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'e&#769;tait une figurine qui s'appelle Action Man&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Action Man est le nom d'une gamme de figurines articule&#769;es commercialise&#769;e (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, articule&#769;e et muscle&#769;e de soldat pour jouer a&#768; la guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ce moment pre&#769;cis, j'e&#769;tais en train de re&#769;aliser une se&#769;rie, &#171; Kitchen Circus &#187;, portant sur le cirque re&#769;el et fictif. J'ai donc maquille&#769; cette figurine combattant comme un pierrot pour en faire l'un des personnages de mon cirque imaginaire. Pourtant, a&#768; travers l'objectif, il m'apparaissait comme une cre&#769;ature bizarre, ni une femme, ni un homme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;tant donne&#769; que je suis toujours attire&#769;e par l'ambigui&#776;te&#769; aux frontie&#768;res, je trouvais cet Action Man tre&#768;s inte&#769;ressant. Par la suite, je l'ai de&#769;guise&#769; en une femme e&#769;le&#769;gante et tente&#769; de la photographier comme si elle e&#769;tait vivante&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'e&#769;tait la&#768; le commencement de la se&#769;rie de portraits travestis de &#171; Madame Action &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apre&#768;s j'ai trouve&#769; plusieurs Action Man use&#769;s dans diffe&#769;rents vide-greniers a&#768; Paris, a&#768; Berlin, a&#768; Reykjavik, a&#768; Dublin...etc. Je les ai maquille&#769;s, de&#769;guise&#769;s et travestis en femme, en essayant chaque fois de leur trouver un caracte&#768;re diffe&#769;rent ainsi qu'un nom pour leur donner une plus grande personnalite&#769;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je pre&#769;sente une composition de photographie de la se&#769;rie &#171; Madame Action &#187; ainsi que des images de paysages r&#233;els pour cre&#769;er un monde fe&#769;e&#769;rique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce n'est pas moi qui raconte une histoire concre&#768;te. Ce sont les spectateurs qui imaginent des sce&#769;narios.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12374 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/1.yu_hirai_01.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH337/1.yu_hirai_01-6eb54.jpg?1554072315' width='500' height='337' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12375 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/10.yu_hirai_10.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH745/10.yu_hirai_10-6523a.jpg?1554072316' width='500' height='745' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12376 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/11.yu_hirai_11.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH774/11.yu_hirai_11-a4063.jpg?1772190809' width='500' height='774' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12377 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/12.yu_hirai_12.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH708/12.yu_hirai_12-19f51.jpg?1554072316' width='500' height='708' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12378 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/13.yu_hirai_13.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH748/13.yu_hirai_13-5a83e.jpg?1554072316' width='500' height='748' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12379 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/14.yu_hirai_14.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH753/14.yu_hirai_14-65980.jpg?1554072316' width='500' height='753' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12380 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/15.yu_hirai_15.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH737/15.yu_hirai_15-34f46.jpg?1554072316' width='500' height='737' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12381 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/16.yu_hirai_16.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH335/16.yu_hirai_16-784b4.jpg?1554072316' width='500' height='335' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12382 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/17.yu_hirai_17.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/17.yu_hirai_17-0689e.jpg?1772190810' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12383 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/18.yu_hirai_18.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH323/18.yu_hirai_18-a1b52.jpg?1772190810' width='500' height='323' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12384 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/19.yu_hirai_19.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH327/19.yu_hirai_19-0586f.jpg?1554072316' width='500' height='327' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12385 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/2.yu_hirai_02.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH341/2.yu_hirai_02-f7f16.jpg?1772190810' width='500' height='341' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12386 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/20.yu_hirai_20.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH336/20.yu_hirai_20-4a653.jpg?1554072317' width='500' height='336' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12387 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/21.yu_hirai_21.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH750/21.yu_hirai_21-c70f9.jpg?1772190810' width='500' height='750' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12388 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/22.yu_hirai_22.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH742/22.yu_hirai_22-e8212.jpg?1772190810' width='500' height='742' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12389 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/23.yu_hirai_23.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH753/23.yu_hirai_23-8fe38.jpg?1554072317' width='500' height='753' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12390 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH618/24.yu_hirai_24-a476e.jpg?1772190810' width='500' height='618' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12391 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/25.yu_hirai_25.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH335/25.yu_hirai_25-e9b04.jpg?1554072317' width='500' height='335' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12392 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/26.yu_hirai_26.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH756/26.yu_hirai_26-33fcf.jpg?1554072317' width='500' height='756' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12393 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/27.yu_hirai_27.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/27.yu_hirai_27-cb2ef.jpg?1772190810' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12394 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/28.yu_hirai_28.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH332/28.yu_hirai_28-0b997.jpg?1554072317' width='500' height='332' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12395 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/29.yu_hirai_29.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH329/29.yu_hirai_29-5f04b.jpg?1772190810' width='500' height='329' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12396 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/3.yu_hirai_03.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH779/3.yu_hirai_03-0cc27.jpg?1772190810' width='500' height='779' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12397 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/30.yu_hirai_30.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH328/30.yu_hirai_30-d12f4.jpg?1772190810' width='500' height='328' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12398 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/4.yu_hirai_04.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH339/4.yu_hirai_04-c7b5c.jpg?1772190810' width='500' height='339' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12399 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/5.yu_hirai_05.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH780/5.yu_hirai_05-290a8.jpg?1772190810' width='500' height='780' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12400 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/6.yu_hirai_06.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH337/6.yu_hirai_06-4a26d.jpg?1554072318' width='500' height='337' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_12400 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/6.yu_hirai_06.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH337/6.yu_hirai_06-4a26d.jpg?1554072318' width='500' height='337' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12401 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/7.yu_hirai_07.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH737/7.yu_hirai_07-87081.jpg?1554072318' width='500' height='737' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12402 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/8.yu_hirai_08.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH764/8.yu_hirai_08-d6c46.jpg?1772190810' width='500' height='764' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12403 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/9.yu_hirai_09.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH796/9.yu_hirai_09-ef4a9.jpg?1554072318' width='500' height='796' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Action Man est le nom d'une gamme de figurines articule&#769;es commercialise&#769;e de 1966 a&#768; 1984 au Royaume-Uni.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;A&#768; l'&#226;ge de vingt ans, j'ai quitte&#769; le Japon pour l'Europe. Au cours de la pre&#769;paration des papiers ne&#769;cessaires a&#768; mon de&#769;part, j'ai de&#769;couvert que mon pe&#768;re e&#769;tait un zainichi, un descendant des Core&#769;ens venus travailler au Japon pendant les heures sombres du colonialisme.&lt;br class='autobr' /&gt;
Bien que ne&#769; et ayant grandi au Japon, mon pe&#768;re avait perdu sa nationalite&#769; japonaise apre&#768;s la guerre et restait sans nationalite&#769; jusqu'a&#768; la fin de sa vie. Une situation complexe, rendue plus pe&#769;nible encore par des discriminations persistantes, qui encourage&#768;rent beaucoup de zainichi a&#768; dissimuler leurs origines. Mon pe&#768;re aussi, il ne m'a jamais raconte&#769; son histoire lui-me&#770;me.&lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis cette re&#769;ve&#769;lation, j'ai peu a&#768; peu fini par comprendre que la nationalite&#769; n'est pas une identite&#769; importante pour moi. Qui suis-je ? Mais je ne m'inte&#769;resse pas &#224; de&#769;finir mon identite&#769; par mon travail. Je pre&#769;fe&#768;re de le laisser dans l'ambigui&#776;te&#769; obscure...&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; cause de cette histoire de mon pe&#768;re, le the&#768;me de la &#171; frontie&#768;re &#187; est devenu le c&#339;ur de ma de&#769;marche artistique, mais il ne s'agit pas pour moi d'un simple marquage entre deux mondes. Je perc&#807;ois la frontie&#768;re comme un univers propre, un espace physique et mental e&#769;quivoque, un champ d'exploration ambigu&#235;. C'est cette ambigui&#776;te&#769; que je m'efforce d'exprimer par la photographie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Alain Nahum - &#171; Tokyo-Eyes &#187;</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Alain-Nahum-Tokyo-Eyes</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/Alain-Nahum-Tokyo-Eyes</guid>
		<dc:date>2017-08-27T18:49:30Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alain Nahum , Herv&#233; Bernard et Martial Verdier</dc:creator>


		<dc:subject>Japon</dc:subject>
		<dc:subject>colloque</dc:subject>
		<dc:subject>Data Meta Data</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Fascin&#233; par la beaut&#233; &#233;nigmatique des visages japonais et l'&#233;l&#233;gance des corps, j'essayais d'y surprendre des expressions, des mouvements d'humeur, des regards. Impossible de les d&#233;crypter. Ind&#233;chiffrables.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Expositions" rel="directory"&gt;Expositions&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Japon" rel="tag"&gt;Japon&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/colloque" rel="tag"&gt;colloque&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Data-Meta-Data" rel="tag"&gt;Data Meta Data&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH84/arton1091-d57a1.jpg?1772203896' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Fascin&#233; par la beaut&#233; &#233;nigmatique des visages japonais et l'&#233;l&#233;gance des corps, j'essayais d'y surprendre des expressions, des mouvements d'humeur, des regards. Impossible de les d&#233;crypter. Ind&#233;chiffrables. &lt;br class='autobr' /&gt;
Me fondant dans la foule, je m'affichais avec mon appareil photo pour provoquer des &#233;changes, des faces &#224; faces.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un regard qui se pose, s'abandonne, se d&#233;tourne ou ne se livre pas est toujours r&#233;v&#233;lateur d'une intimit&#233;. Celui qui nous fixe&#8230; offre &#224; la d&#233;rob&#233;e un autoportrait.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;iframe src=&#034;https://player.vimeo.com/video/230836680?portrait=0&#034; width=&#034;640&#034; height=&#034;360&#034; frameborder=&#034;0&#034; webkitallowfullscreen mozallowfullscreen allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://vimeo.com/230836680&#034;&gt;A la rencontre des regards&lt;/a&gt; from &lt;a href=&#034;https://vimeo.com/hervebernard&#034;&gt;BERNARD Herv&#233; (rvb)&lt;/a&gt; on &lt;a href=&#034;https://vimeo.com&#034;&gt;Vimeo&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/i&gt;
&lt;p&gt;J'ai cherch&#233; &#224; ce que mes photos soient le lieu d'un croisement des regards&#8230; d'une rencontre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mon propos, porte sur l'&#233;change de regard, entre l'Europe et l'Asie. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est &#224; partir du regard que beaucoup de choses se jouent en photographie. Que se d&#233;voile la personnalit&#233; des gens photographi&#233;s et celle des photographes.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_9869 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/13-17.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH322/13-17-aab2c.jpg?1509806638' width='500' height='322' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Quand je suis arriv&#233; &#224; Tokyo 2014, j'y venais pour la premi&#232;re fois, j'ai &#233;t&#233; impressionn&#233; par l'architecture, l'&#233;tendue de la ville, la beaut&#233; des visages des femmes et des hommes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai vite compris que le contact avec les japonais ne serait pas facile, face &#224; leur code culturel de la pudeur et &#224; leur r&#233;serve habituelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les japonais restent distants, ils se soustraient aux regards des autres dans l'espace public, ils ne livrent presque rien d'eux-m&#234;mes, mais laissent parfois &#233;chapper leur fatigue comme nous le montre cette photographie de Nicolas Bouvier prise lors de son voyage au japon.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_9883 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/8-18.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH346/8-18-1c77b.jpg?1772197214' width='500' height='346' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les passagers sont endormis, ils tombent litt&#233;ralement de fatigue. La photo t&#233;moigne de l'extr&#234;me &#233;puisement des cadres japonais. Le photographe se fait discret. Il photographie les passagers en &#233;vitant tout contact comme s'il n'&#233;tait pas l&#224;. Seul compte la qualit&#233; de son regard pos&#233; sur la sc&#232;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Tokyo j'observais les passants qui marchaient par flots successifs et disciplin&#233;s. J'avais beau les observer, ils restaient pour moi, imp&#233;n&#233;trables&#8230; Je n'arrivais &#224; lire aucun signe sur leurs visages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me suis demand&#233; comment photographier ce peuple de photographes&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Regardons deux photos de Marc Riboud montrant une sc&#232;ne d'un rallye photographique &#224; Karuizawa. Comment aller &#224; leur rencontre&#8230; Comment individualiser dans des sc&#232;nes de groupe les japonais, faire surgir leurs regards&#8230; leur faire rencontrer le mien.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_9868 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/12-18.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/12-18-1af16.jpg?1772197214' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Pour cela j'ai choisi de faire des photos &#224; la hauteur de mes yeux, de ne jamais cadrer en mettant mon &#339;il dans le viseur, pour qu'il ne soit pas masqu&#233; par l'appareil&#8230; et que je puisse me confronter avec mon regard &#224; celui des gens de la rue, en esp&#233;rant que certaines ou certains y r&#233;pondront.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis parti du principe que si je faisais mes photos en regardant dans le viseur, au mieux les gens photographi&#233;s auraient regard&#233; l'appareil. Ils n'auraient pas eu mon &#339;il et l'&#233;change aurait &#233;t&#233; diff&#233;rent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne voulais pas un regard pos&#233; sur l'appareil&#8230; mais provoquer un vrai face &#224; face. Je ne d&#233;clenchais l'appareil que si je sentais que l'&#233;change pouvait avoir lieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si on fait des photos de gens dont on ne sent pas l'acceptation, ni la connivence, ni le regard, on se met &#224; distance, c'est une position d'ext&#233;riorit&#233;. C'est ce qu'on appelle commun&#233;ment une photo vol&#233;e. C'est exactement ce que je ne voulais pas faire.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_9867 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/11-22.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/11-22-d84f6.jpg?1772197214' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Pour rencontrer le regard de l'autre il faut le provoquer, on ne commande pas un regard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici des photos de ma s&#233;rie &lt;i&gt;Tokyo-Eyes&lt;/i&gt; Une rue &#224; Tokyo&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le regard de l'homme du premier plan, quelques instants avant &#233;tait dans le vague&#8230; dans ses pens&#233;es. Son regard ne d&#233;gageait pas encore cette intensit&#233;, ni cette humanit&#233; que l'on voit sur la photo et qui donne toute sa pr&#233;sence &#224; l' homme et le d&#233;marque des autres passants. Sans le croisement de nos deux regards la photographie serait diff&#233;rente, on verrait des gens semblables aux mannequins expos&#233;s &#224; l'arri&#232;re plan, traverser la rue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans &#233;change, on inscrit son regard de photographe, pas celui d'une relation avec l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres photos de la s&#233;rie &lt;i&gt;Tokyo-Eyes&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_9865 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/1-23.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/1-23-d3fc2.jpg?1772197214' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Celui qui nous fixe&#8230; offre &#224; la d&#233;rob&#233;e son autoportrait. Un regard qui se pose, s'abandonne ou se d&#233;tourne r&#233;v&#232;le une intimit&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand quelqu'un porte son regard sur vous, une porte s'ouvre&#8230; Parfois avec interrogation, parfois avec le plaisir d'&#234;tre rep&#233;r&#233;, parfois avec d&#233;fiance, parfois avec un trouble...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'instant o&#249; nous sommes attentifs &#224; quelqu'un nous ne voyons plus que lui, tout ce qui nous entoure s'estompe&#8230; Parfois avec curiosit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le temps d'un regard furtif et lointain, la jeune femme est sortie de sa r&#233;serve, elle aurait pu se soustraire &#224; mon regard, elle choisit d'y r&#233;pondre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que d&#233;livre un regard quand on le photographie ? Une interrogation&#8230; Une complicit&#233;&#8230; Un d&#233;sir&#8230; Une joie... Une surprise&#8230; Une Indiscr&#233;tion&#8230; Une G&#234;ne&#8230; Une admiration... Un d&#233;fi&#8230; Une suspicion&#8230; Une Menace&#8230; Une angoisse&#8230; Un effroi&#8230; Une soumission&#8230; Une impudeur... Et beaucoup d'autres choses, cela d&#233;pend de chacun et de son imaginaire.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_9866 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/10-26.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/10-26-837f6.jpg?1772197214' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Avant d'&#233;voquer la furtive impudeur que j'ai provoqu&#233;e avec mon parti pris photographique, je voudrais faire une parenth&#232;se rapide, non exhaustive sur l'utilisation du regard en photographie, en donnant quelques exemples marquants pour moi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nadar d&#232;s le d&#233;but de la photographie a &#233;t&#233; confront&#233; &#224; la probl&#233;matique du regard. En rupture avec l'art du portrait en peinture il a chang&#233; la mani&#232;re de montrer les visages. Il demandait aux gens de donner un regard &#224; l'objectif, pas au photographe&#8230; et de ne plus bouger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Photos de Baudelaire par Carjat.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_9923 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L480xH606/etienne_carjat__portrait_of_charles_baudelaire__circa_1862-60193.jpg?1509806217' width='480' height='606' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Baudelaire fixe l'objectif, son regard est s&#233;v&#232;re, scrutateur. Son regard semble nous dire ce qu'il pense : il ne croit pas &#224; la photographie comme art&#8230; Il s'en m&#233;fie. Dans cette photo, il n'y a pas d'&#233;change, pas de partage. Il n'y a que la qualit&#233; du regard qui se pose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un portrait qu'il soit pris en studio ou en d&#233;cor naturel est toujours l'image de quelqu'un qui sait qu'il va &#234;tre photographi&#233; et qui se fige dans une attitude choisie par le photographe ou par lui m&#234;me. R&#233;sultat&#8230; Le regard est souvent absent, tendu et convenu&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette photo d'August Sander, la tension du regard donne une belle prestance au visage de la petite fille malgr&#233; la raideur qu'exige la pose.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_9926 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L389xH640/sander_image_366-7f326.jpg?1509806217' width='389' height='640' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans cet autre portrait soigneusement compos&#233;, c'est la profondeur de champ qui donne de l'importance aux regards des trois hommes. Ils nous fixent de trois quarts comme s'ils s'&#233;taient arr&#234;t&#233;s sur le chemin pour nous laisser passer&#8230; La posture des mod&#232;les, les habits qu'ils portent, la mati&#232;re des v&#234;tements, les chapeaux, et les cannes d&#233;signent leur identit&#233; sociale.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_9925 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L458xH640/sander_image_356-f3086.jpg?1509806217' width='458' height='640' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 30 des photographes humanistes &#224; leur tour accordent une grande importance aux regards. Ils vont &#224; la rencontre des populations pr&#233;caires, de la pauvret&#233; pour t&#233;moigner de la mis&#232;re en portant une attention bienveillante compatissante, tendre ou d&#233;capante sur les gens qu'ils rencontrent et photographient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dorothea Lange est la photographe qui a sans doute &#233;t&#233; la plus loin dans la mise en sc&#232;ne des regards, avec des photos prises pendant la grande d&#233;pression am&#233;ricaine. Elle &#233;tait r&#233;volt&#233;e par la dure r&#233;alit&#233; des sans-abris. Elle s'&#233;tait donn&#233;e comme mission de t&#233;moigner et d'informer le public am&#233;ricain, en photographiant les visages de ces femmes de ces hommes et de ces enfants en souffrance. Avec la complicit&#233; des gens qu'elle rencontrait, elle les invitait &#224; reprendre des poses qu'elle avait ant&#233;rieurement observ&#233;es. A sa mani&#232;re elle a continu&#233; la photographie de portrait avec radicalit&#233; et finesse. Les enfants livrent facilement leurs regards, ce qui a pour effet d'attendrir et d'&#233;mouvoir ceux qui les regardent.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_9924 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L480xH624/lange-migrantmother02-f52f2.jpg?1509806217' width='480' height='624' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans la photo qui suit Dorothea Lange choisit de ne pas montrer les visages des enfants . Elle les place de trois quarts dos pour qu'ils forment avec leur m&#232;re un seul corps. Cette mise en place lui permet de donner plus d'intensit&#233; &#224; l'image et laisse imaginer le d&#233;sarroi des enfants qui se lit sur le visage et dans les yeux de la m&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette photographie nous dit qu'il ne faut jamais regarder le visage comme un objet mais toujours comme sujet. Par sa mise en sc&#232;ne des regards Dorothea Lange a influenc&#233; un grand nombre de photographes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Regardez cette photo de Diane Arbus. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_9922 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/diane_arbus_mother.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH516/diane_arbus_mother-9fa5a.jpg?1772197214' width='500' height='516' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le petit gar&#231;on au regard irradiant est port&#233; par la femme qui le tend vers la photographe Ici il n'y a pas de mise en place, juste le flash qui &#233;claire de nouveau le visage de l'enfant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les photographes de presse eux aussi se sont servis de la magie des regards pour &#233;mouvoir le public comme Steeve Mc Curry avec la photo publi&#233;e dans la revue &lt;i&gt;National Geographic&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_9919 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L427xH640/afghangirl-7aa18.jpg?1509806217' width='427' height='640' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Vous vous rappelez peut-&#234;tre du regard de la petite Afghane Sharbat Gula. Et de la r&#233;percussion que cette image a eue sur les gens. Cette photo est clairement pos&#233;e elle n'a pas &#233;t&#233; faite en studio, mais sur le terrain. C'est parce que le regard de la jeune fille r&#233;v&#232;le quelque chose d'elle, de son intimit&#233; souffrante, qu'on a commenc&#233; &#224; parler de la d&#233;tresse du peuple afghan. Pouvons-nous nous affronter &#224; ses yeux hypnotiques&#8230; Que disent-ils vraiment ? Font-ils bouger quelque chose en nous ? Faut-il continuer &#224; les regarder ou tourner les pages de la revue. A chacun ou chacune de r&#233;pondre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous voyez l'importance des regards.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Richard Avedon que j'admire beaucoup en avait une conscience tr&#232;s aig&#252;e, par son travail et sa s&#233;rie de portraits &lt;i&gt;In the American West&lt;/i&gt; r&#233;alis&#233;e entre 1979 et 1984 a renouvel&#233; la mani&#232;re de montrer les yeux et l'&#233;clat des regards. Avedon place ses mod&#232;les devant une toile blanche, de fa&#231;on que l'on porte toute son attention &#224; la personne qui est photographi&#233;e. Le visage devient alors une toile blanche &#224; d&#233;chiffrer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces photographies sont plus que des portraits&#8230; on peut les qualifier d'autoportraits assist&#233;s. Celui qui regarde et celui qui est regard&#233; &#233;tant acteur de la photo et alter ego.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour donner aux visages leur force et leur humanit&#233;, Avedon joue sur les effets de contraste entre les fentes des yeux. Il en accentue la lumi&#232;re et fait ressortir le blanc de l'&#339;il&#8230; A la prise de vue et au tirage. Ce qui a pour effet de renforcer l'&#233;clat des regards et &#224; &#234;tre attentifs &#224; ces visages qui nous parlent et nous questionnent&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une photo de son p&#232;re malade.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_9921 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH522/avedon-pere73_002-c8824.jpg?1772197214' width='500' height='522' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le visage est pour Avedon un lieu de rencontre. Un livre ouvert, une mise &#224; nu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre visage photographi&#233; par Araki en forme de question&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce qu'un regard ? Est-ce aussi dangereux que de prendre le soleil dans les yeux lorsque l'on est expos&#233; au regard de l'autre ? Faut-il les prot&#233;ger avec ses ongles comme sur la photo ? Est-ce de la pudeur o&#249; un repli pour masquer la honte que cela peut provoquer ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour y voir plus clair, regardons d'autres photographies d'Araki avant de revenir aux miennes.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_9918 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L366xH312/3-28-04699.jpg?1509806217' width='366' height='312' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans une s&#233;rie intitul&#233;e le &lt;i&gt;Voyage sentimental&lt;/i&gt; de 1971. Il photographie sa femme &lt;i&gt;Yoko&lt;/i&gt; pendant leur voyage de noces, C'est une d&#233;claration d'amour du photographe &#224; sa jeune femme et un manifeste destin&#233; &#224; &#234;tre publi&#233; sous forme de livre, dans une volont&#233; explicite de transgression. O&#249; il nous invite &#224; devenir complice de l'intimit&#233; de son couple. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pudeur ou l'impudeur quand cela commence t-il ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Une photo avant l'amour &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Araki magnifie sa femme Yoko et d&#233;voile son corps avec pudeur. La pudeur pose un retrait, une limite et l'impudeur d&#233;voile ce qui est au-del&#224; de nous&#8230; Une image de la jouissance de Yoko, et du bonheur qu'il est en train de partager. On est en 1971 et la notion m&#234;me d'intimit&#233; a chang&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la photographie truqu&#233;e o&#249; les corps et les sentiments sont faux Araki oppose une d&#233;marche o&#249; le photographe s'engage corps et &#226;me dans ce qu'il appelle &#171; le roman du moi &#187;. Dans ces photos de Yoko ce qui est frappant c'est de voir &#224; quel point elles sont pudiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La v&#233;rit&#233; de la photographie pour Araki ne tient pas &#224; son objectivit&#233; intrins&#232;que, mais au contraire &#224; la position subjective du photographe, &#224; sa volont&#233; de montrer ce que d'habitude on cache.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les images sont provocatrices, le corps est d&#233;nud&#233;, mais le visage reste &#224; l'&#233;cart, il y a un m&#233;lange de pudeur, d'impudeur et de myst&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les photos des photographes europ&#233;ens sont en g&#233;n&#233;ral plus d&#233;monstratives et moins provocantes, elles sont souvent plus impudiques. Toutes les impudeurs ne sont bien s&#251;r pas identiques. Elles d&#233;pendent des codes religieux, sociaux et culturels d'un pays.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_9928 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH301/photos_henric2-61077.jpg?1509806639' width='500' height='301' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Trois photos de Jacques Henric de Catherine Millet&#8230; exhibant son corps sans r&#233;serve et ind&#233;cence dans la presse, &#224; la rubrique culture&#8230;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question de la pudeur et de l'impudeur en Europe et en Asie ne se pose pas de la m&#234;me fa&#231;on. En Asie le lien avec la tradition en change la repr&#233;sentation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette photo Araki s'inspire pour sa mise en sc&#232;ne de la tradition du &lt;i&gt;kinbaku&lt;/i&gt;, un ligotage &#233;rotique, qui prend sa source dans un art martial ancestral le &lt;i&gt;hoj&#244;jutsu&lt;/i&gt;, dont on se servait pour attacher les mains des prisonniers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le visage de la femme aucune trace de souffrance, ni d'extase. Elle ne livre rien de sa v&#233;ritable intimit&#233;, ni de son d&#233;sir. Son visage est comme un masque de th&#233;&#226;tre &lt;i&gt;kabuki&lt;/i&gt;. Son regard est lointain et int&#233;rieur, il garde une distance pudique. Seule la fleur qui masque le sexe de la femme, enfonc&#233;e comme au bout du fusil, indique que son corps est confiant, serein, insouciant des regards. Les mod&#232;les dans les photos d'Araki se livrent mais ne se donnent pas. Ils restent dans leurs pens&#233;es, le regard tourn&#233; sur lui m&#234;me vers l'int&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_9920 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH640/arakibondage510x653-2c48d.jpg?1772197214' width='500' height='640' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le regard de cette femme me rappelle celui de l'actrice Maria Falconnetti, dans &lt;i&gt;La passion de Jeanne d'Arc&lt;/i&gt;, un film du cin&#233;aste Carl Dreyer. Si on rapproche ces deux visages, on voit une correspondance entre l'inclinaison de la t&#234;te et l'int&#233;riorit&#233; de leurs deux regards. Leurs yeux montrent leur &#233;tat d'&#226;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est sans doute pour cela que je ne vois pas d'impudeur dans les photos des prostitu&#233;es d'Araki mais plut&#244;t une pudique impudeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour conclure je vais revenir &#224; mes photographies et &#224; la fabrique de l'impudeur que j'ai pu provoquer. La rencontre avec l'autre, l'&#233;change de regard, que j'ai suscit&#233; dans la rue avec les japonaises et les japonais, les ont pouss&#233; &#224; sortir leur regard de l'ombre pour croiser le mien. Et &#224; transgresser implicitement leur code de la pudeur.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_9927 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH282/the-passion-of-joan-of-arc-8d2b2.jpg?1509806639' width='500' height='282' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;13 photos de tokyo eyes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils ont &#233;t&#233; happ&#233;s par cette relation que j'ai engendr&#233;e et de mani&#232;re fugace ont accompli ce que l'on pourrait appeler une petite impudeur, que j'ai partag&#233;e avec eux lors de ces br&#232;ves rencontres. C'est tr&#232;s affectueusement une petite violence que je leur fais pour pouvoir les rencontrer et partager avec eux dans cet &#233;cart, notre alt&#233;rit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut-on lire le regard de l'autre en profondeur ? &#199;a je ne le sais toujours pas, il reste un myst&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Regarder un regard, c'est regarder ce qui ne s'abandonne pas, ne se livre pas et vous vise nous dit le philosophe L&#233;vinas. Le v&#233;ritable d&#233;voilement de soi et de l'autre passe par le visage. Ce que permet la photographie c'est d'&#234;tre enrichi par le regard de l'autre, des autres et &#231;a j'y tenais.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_9877 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/20-6.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH335/20-6-f39c2.jpg?1509806640' width='500' height='335' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Alain Nahum est r&#233;alisateur et photographe, dipl&#244;m&#233; de l'I.D.H.E.C et ma&#238;trise de philosophie. R&#233;alise des films pour la t&#233;l&#233;vision, expose ses photographies depuis les ann&#233;es 2000 en France et &#224; l'&#233;tranger. En 2015, les &#233;ditions Parenth&#232;ses publient &#201;mergences, regards sur la ville, un livre sur son travail photographique. En 2016, les &#233;ditions Voix publient Archipels un livre d'artiste sur sa s&#233;rie Sacs de gravats, notamment expos&#233;e &#224; Tape&#239;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pierre-Jean Giloux, Invisible Cities</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Pierre-Jean-Giloux-Invisible</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/Pierre-Jean-Giloux-Invisible</guid>
		<dc:date>2016-11-05T22:38:33Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Eva Prouteau et Pierre-Jean Giloux</dc:creator>


		<dc:subject>ville</dc:subject>
		<dc:subject>vid&#233;o</dc:subject>
		<dc:subject>cityscape</dc:subject>
		<dc:subject>installation</dc:subject>
		<dc:subject>Japon</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Suspendues entre pass&#233; et futur, fiction et r&#233;alit&#233;, les installations vid&#233;o de Pierre-Jean Giloux sondent un univers aux allures de mirage architectural, vertige sensoriel o&#249; le familier c&#244;toie l'&#233;trange, o&#249; le documentaire infiltre l'abstraction.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Villes" rel="directory"&gt;Villes&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/ville" rel="tag"&gt;ville&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/video" rel="tag"&gt;vid&#233;o&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/cityscape" rel="tag"&gt;cityscape&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/installation" rel="tag"&gt;installation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Japon" rel="tag"&gt;Japon&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH100/arton955-6fde1.jpg?1772236417' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Suspendues entre pass&#233; et futur, fiction et r&#233;alit&#233;, les installations vid&#233;o de Pierre-Jean Giloux sondent un univers aux allures de mirage architectural, vertige sensoriel o&#249; le familier c&#244;toie l'&#233;trange, o&#249; le documentaire infiltre l'abstraction.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#201;pop&#233;e dans l'intermonde&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette dimension abstraite s'exprime d&#232;s le titre de l'exposition : &lt;i&gt;les villes invisibles&lt;/i&gt; de Pierre-Jean Giloux nous placent d'embl&#233;e sous le signe de l'&#233;criture et de la lumi&#232;re, deux pistes de lecture qui semblent valoir pour l'ensemble de l'&#339;uvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de sa premi&#232;re visite au Japon, l'artiste fut frapp&#233; par les &#233;clairages qui ponctuent les fa&#231;ades des immeubles et g&#233;n&#232;rent chaque nuit une partition &#233;lectrique proche de l'alphabet braille, syst&#232;me d'&#233;criture tactile &#224; points saillants. Germa de cette impression marquante l'envie d'une r&#233;&#233;criture de l'histoire architecturale de certains lieux embl&#233;matiques du Japon : Tokyo, Yokohama, Nara, Ky&#333;to et la r&#233;gion du Kansa&#239;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre 2013 et 2016, l'artiste &#233;labore ainsi quatre films compos&#233;s de photographies, vid&#233;os et images de synth&#232;se. Comme dans le roman &#233;ponyme d'Italo Calvino&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les Villes invisibles (Le citt&#224; invisibili) est un roman d'Italo Calvino (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, ces &lt;i&gt;Invisible Cities&lt;/i&gt; ravivent un imaginaire utopique, qui entrelace les villes et leur m&#233;moire, les villes et le d&#233;sir, le regard, les signes. La part invisible r&#233;v&#233;l&#233;e par l'artiste &#8211; et qui instaure un lien de connivence entre les quatre volets de cette t&#233;tralogie &#8212; &#233;voque la vision d'une autre planification urbaine, intimement li&#233;e aux architectures prospectives des M&#233;tabolistes. &#192; la fin des ann&#233;es 50, ce groupe tenta de red&#233;finir la ville durable, en combinant l'esth&#233;tique brutaliste et la modularit&#233; organique, en liant intimement le b&#226;ti au cycle biologique de la croissance, de la pourriture et de la r&#233;g&#233;n&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Kisho Kurokawa, Kenz&#333; Tange, Arata Isozaki : les projets de ces grandes figures m&#233;tabolistes, souvent non r&#233;alis&#233;s, sont ici traduits de mani&#232;re hyperr&#233;aliste par Pierre-Jean Giloux. Personnages principaux de sa t&#233;tralogie, les architectures sont capt&#233;es en de longues &#233;chapp&#233;es visuelles et auditives, &#224; forte charge contemplative, l'artiste traitant ces paysages comme des synth&#232;ses all&#233;goriques &#8212; le d&#233;cor complexe dans lequel des milliers d'existences se jouent, ou pourraient se jouer. Que signifie vivre dans de telles matrices spatiales ? Comment cerner le pouvoir de s&#233;duction de ces infrastructures, leur dimension &#224; la fois anxiog&#232;ne et quasi-sublime ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans l'exposition, l'artiste entrem&#234;le en permanence le r&#233;el et le virtuel, le contemporain et l'historique : il offre un vertigineux palimpseste visuel, surface impermanente o&#249; se construit et d&#233;construit l'identit&#233; invisible de ces villes.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8574 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;67&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/giloux_1.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH316/giloux_1-50dd0.jpg?1509806893' width='500' height='316' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Invisible cities, Installation Le Carr&#233;, photographie Marc Domage
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rendre visible&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la chapelle du Gen&#234;teil, l'espace s'ouvre sur une grande bo&#238;te perc&#233;e de trous circulaires qui dessinent le titre de l'exposition. Allusion aux points de l'&#233;criture braille, l'&#233;nonc&#233; se d&#233;tache sur une surface jaune, la couleur de la signal&#233;tique japonaise con&#231;ue pour les non-voyants &#8212; ces rev&#234;tements plastifi&#233;s constell&#233;s de points en relief qui les guident dans les passages p&#233;rilleux. Surtout, ce titre en trous assure une fonction scopique, puisqu'il permet au visiteur de visionner le film projet&#233; &#224; l'int&#233;rieur du volume, intitul&#233; &lt;i&gt;Shrinking Cities&lt;/i&gt;, les villes qui r&#233;tr&#233;cissent. Analysant ce dispositif de visionnage, l'artiste souligne une mise &#224; distance, un rapport concentr&#233; au paysage, une profondeur de champ accentu&#233;e. Et comme toutes les bo&#238;tes optiques, ce dispositif offre au public l'exp&#233;rience d'une relation individuelle &#224; l'image : regarder par un trou, qu'est-ce &#224; dire ? Sans aller jusqu'&#224; l'&#339;illeton du voyeur, cette approche des villes invisibles de Pierre-Jean Giloux s'annonce intime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&#233;cit&#233;, invisibilit&#233;, r&#233;v&#233;lation optique : l'acte de voir s'impose au c&#339;ur des pr&#233;occupations de l'artiste. De l'autre c&#244;t&#233; de la bo&#238;te, ce dernier montre &#224; nouveau &lt;i&gt;Shrinking cities&lt;/i&gt; en vision directe, ainsi que les autres films de sa t&#233;tralogie sur des &#233;crans suspendus, en r&#233;troprojection. Les quatre films sont donc perceptibles en m&#234;me temps, spatialis&#233;s &#224; des hauteurs diff&#233;rentes pour habiter la verticalit&#233; de la Chapelle, et suffisamment espac&#233;s pour que le public puisse d&#233;ambuler, multiplier les points de vue, jouer avec la profusion des images ou au contraire isoler chaque &#233;cran. Quant aux sons qui accompagnent chaque opus, cette disposition leur permet de s'apprivoiser de mani&#232;re fluide sans se parasiter. Hommage discret, la spatialisation des &#233;crans en hauteur rejoue les &#233;crans publicitaires si caract&#233;ristiques de Shibuya ou Shinjuku &#8212; palpitation d'&#233;critures dans la ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Metabolism&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le souffle affol&#233; du vent, la lumi&#232;re qui passe en un clin d'&#339;il du jour au cr&#233;puscule, du ciel &#224; l'oc&#233;an &#8212; et cette pluie de p&#233;tales de cerisier, est-elle neige de cendres comme dans &lt;i&gt;Le tombeau des Lucioles&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Un film de Isao Takahata, sorti en 1996.&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, ponctuation de braille en mouvement, ou c&#233;l&#233;bration de la beaut&#233; de l'&#233;ph&#233;m&#232;re ? Premi&#232;re partie de la quadrilogie, &lt;i&gt;Metabolism&lt;/i&gt; s'ouvre sur un myst&#232;re : dans quelle temporalit&#233; &#233;volue-t-on ? Est-ce un drone qui capte ces images &#224; la fluidit&#233; parfaite ? En Top-Shot, plong&#233;e totalement verticale de la cam&#233;ra, on d&#233;couvre les tours h&#233;lioco&#239;dales de Kish&#333; Kurokawa. S'amorce alors une longue p&#233;n&#233;tration dans le paysage pour arriver sur la baie de Tokyo (avec le projet de Kenzo Tange) puis &#224; Tokyo, non sans avoir crois&#233; les Clusters in the air de Arata Isozaki. Entre la r&#233;alit&#233; et la virtualit&#233; de ces b&#226;timents embl&#233;matiques du M&#233;tabolisme r&#233;cr&#233;&#233;s num&#233;riquement par l'artiste, la confusion s'installe. Au fil du film, et jusqu'&#224; la tomb&#233;e de la nuit, les p&#233;tales de fleur guident le regard et le son qui les accompagne se met progressivement &#224; gr&#233;siller, une mati&#232;re sonore voisine du cr&#233;pitement atomique. Lointaine et tr&#232;s proche &#224; la fois, la menace plane.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le point de d&#233;part est la d&#233;couverte d'un photomontage de Arata Isozaki intitul&#233; &#8220;Re-ruined Hiroshima&#8221;. Cette image est une &#233;nigme : dans ce paysage d&#233;vast&#233;, deux grandes formes architectur&#233;es se dessinent : ces structures constitu&#233;es (on le suppose) par des d&#233;bris r&#233;cup&#233;r&#233;s dans les alentours, surplombent une ville mise &#224; terre. Les m&#233;tabolistes (un groupe d'urbanistes et d'architectes japonais autour d'une m&#234;me vision : la ville du futur) ont projet&#233; de reconstruire ce pays, de (lui) fa&#231;onner une nouvelle identit&#233;. Ce fut une sorte d'&#233;lan tendu vers l'avenir, vers un futur d&#233;veloppement de l'espace urbain qui devait r&#233;pondre aux flux des populations vers les centres urbains. Ils s'inscrivirent n&#233;anmoins dans une continuit&#233; id&#233;ologique &#8220;traditionnelle&#8221; faisant r&#233;f&#233;rence &#224; l'image iconique du temple d'Ise. Le m&#233;tabolisme f&#251;t la derni&#232;re utopie moderniste du XXe si&#232;cle, cette d&#233;couverte m'a passionn&#233; et a suscit&#233; le d&#233;sir de faire ce film. Certains de leurs projets non r&#233;alis&#233;s sont introduits dans ce film par le truchement des techniques num&#233;riques, dans le Tokyo de 2015. Jalons historiques et pr&#233;sences fantomatiques inscrites dans les strates urbaines de la m&#233;gapole japonaise. &#187; Pierre Jean Giloux&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Japan principle&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LA BELLE TERRE DE L'AVENIR, proclame un slogan en ouverture de ce second volet de la t&#233;tralogie, peut-&#234;tre le plus a&#233;rien. Pierre-Jean Giloux y propose une travers&#233;e du miroir : il commence par revisiter le principe architectural du shoj&#238; (porte coulissante) et applique cet &#233;l&#233;ment clef de l'organisation modulaire de la maison japonaise &#224; la fa&#231;ade d'un immeuble ; puis il imagine la trajectoire volante d'une architecture de Toyo Ito, &lt;i&gt;The Egg of Winds&lt;/i&gt; (L'&#339;uf des vents, 1991), habitation ogivale qui oppose la douceur de ses courbes &#224; la trame orthogonale des b&#226;timents. Cette incarnation de l'architecture en mouvement, souple et &#233;lastique, rappelle d'autres projets visionnaires : le &lt;i&gt;Dymaxion&lt;/i&gt; de Richard Buckminster Fuller, la maison du futur de Peter et Alison Smithson, la &lt;i&gt;Plug in City&lt;/i&gt; d'Archigram ou le Capsule Hotel de Kisho Kurokawa. Par analogie, cette cellule ovo&#239;de &#233;voque aussi le motif du diaphragme ou de l'&#339;il, qui appara&#238;t clairement &#224; la fin du film, quand l'architecture&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mode Gakuen Cocoon Tower se reconstitue autour de l'&#338;uf qui nous fait passer de la nuit au jour : &#224; nouveau, un signe architectural laisse entrevoir une autre r&#233;alit&#233; de la ville, faite de distorsions, de plis, de retournements. Une allusion discr&#232;te &#224; la technicit&#233; de l'architecture japonaise qui r&#233;siste aux s&#233;ismes les plus violents ? Au passage, on croise l'&#233;tonnant &lt;i&gt;Aoyama Technical College&lt;/i&gt; rouge et argent&#233; de Makoto sei Watanabe, la &lt;i&gt;Tower of Winds&lt;/i&gt; de Toyo Ito et l'imposant &lt;i&gt;New Sky building&lt;/i&gt; de Yoji Watanabe. Au sol, une pulsation toute diff&#233;rente : la cit&#233; tokyo&#239;te des flux humains et automobiles ininterrompus, dans une prolif&#233;ration d'&#233;crans publicitaires et autres signaux lumineux.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8575 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;67&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/giloux_3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH446/giloux_3-564dd.jpg?1509806894' width='500' height='446' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Invisible cities, Installation Le Carr&#233;, photographie Marc Domage
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Shrinking cities (Les villes qui r&#233;tr&#233;cissent&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le th&#233;oricien du groupe, Noboru Kawazo&#233;, explique que pour les M&#233;tabolistes, l'&#233;l&#233;ment structural est pens&#233; comme un arbre, un &#233;l&#233;ment permanent avec des unit&#233;s d'habitations (les feuilles), &#233;l&#233;ments temporaires qui tombent et se renouvellent en accord avec les besoins du moment. Les b&#226;timents pourront cro&#238;tre dans cette structure, mourir et rena&#238;tre &#224; nouveau, mais la structure restera.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En &#233;cho &#224; cette pens&#233;e, &lt;i&gt;Shrinking Cities&lt;/i&gt; s'ouvre sur un texte de Friedrich von Schiller, extrait de ses Lettres sur l'&#233;ducation esth&#233;tique de l'homme : &#171; L'arbre pousse d'innombrables boutures qui p&#233;rissent sans s'&#234;tre &#233;panouies et il &#233;tend beaucoup plus de racines, de rameaux et de feuilles en qu&#234;te de nourriture qu'il n'en utilise pour la conservation de son individu et de son esp&#232;ce. Ce que de sa pl&#233;nitude prodigue il restitue au royaume de la nature sans en avoir us&#233; ni joui, c'est cela m&#234;me que les &#234;tres vivants ont le droit de gaspiller en mouvements joyeux. Ainsi la nature pr&#233;lude-t-elle dans son empire mat&#233;riel &#224; l'activit&#233; illimit&#233;e et supprime-t-elle partiellement dans ce domaine les entraves dont elle s'affranchit compl&#232;tement dans le monde de la forme. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lu en voix off par une femme japonaise, ce texte est film&#233; dans un centre commercial de Yokohama, spatialis&#233; au mur &#224; une &#233;chelle monumentale : il s'agit d'une pi&#232;ce de l'artiste Joseph Kosuth, intitul&#233;e &lt;i&gt;The Boundaries of the Limitless&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Les Limites de l'Illimit&#233;&lt;/i&gt;, 1997). &#192; partir de cet axe de r&#233;flexion &#8211; la ville organique en perp&#233;tuelle mutation, mais aussi l'exc&#232;s, l'&#233;nergie de consumation, ce que Bataille nommait &lt;i&gt;La Part Maudite&lt;/i&gt; &#8212; Pierre-Jean Giloux d&#233;roule un long travelling qui &#233;voque la d&#233;population au Japon et la ville qui se fige et se d&#233;vitalise dans ses extensions tentaculaires. Film&#233;es d'un train&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Au moment de la r&#233;alisation, Pierre-Jean Giloux s'est repench&#233; sur le cin&#233;ma (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; dont le roulement berce comme un ressac, les images embarquent le spectateur de Tokyo &#224; Yokohama, et r&#233;v&#232;lent un tissu urbain continu, saisi &#224; nouveau dans un changement de cycle, du nocturne vers le diurne. Peu &#224; peu, les buildings virent au blanc, coquilles vides baign&#233;es de lumi&#232;re laiteuse : la ville se d&#233;substantialise, au son d'une gamme de Shepard &#8212; cette illusion sonore qui donne l'impression d'une gamme qui se ralentit &#224; l'infini. Au petit matin, on arrive en gare d'Osaka.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;filement ininterrompu, absolument terrestre, Shrinking Cities est le seul film &#224; &#234;tre projet&#233; sur un &#233;cran ancr&#233; au sol.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Stations&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce dernier volet de la t&#233;tralogie d&#233;crit un long p&#233;riple virtuel, au d&#233;part d'Osaka vers Suita et Ky&#333;to, puis autour de l'embl&#233;matique lac Biwa. Omnipr&#233;sent, l'&#233;l&#233;ment liquide ouvre et ferme le film : contrairement aux trois autres, excessivement urbains, &lt;i&gt;Stations&lt;/i&gt; laisse une plus large place &#224; la nature. Il op&#232;re un appel d'air.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exposition universelle de 1970 eut lieu &#224; Suita, dans la banlieue d'Osaka : premi&#232;re exposition universelle en Asie, cet &#233;v&#233;nement a vraiment contribu&#233; &#224; fa&#231;onner l'image de marque du Japon per&#231;u comme nation technologique. Pierre-Jean Giloux a r&#233;alis&#233; une reconstitution partielle de cette exposition, o&#249; l'on retrouve quelques architectures de Kenz&#333; Tange et Kisho Kurokawa, les fontaines lumineuses d'Isamu Noguchi ou encore la tr&#232;s &#233;trange Tour du Soleil de l'artiste japonais Taro Okamoto.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le voyage se poursuit alors &#224; Ky&#333;to : Pierre-Jean Giloux dresse un portrait &#233;lectronique de la cit&#233;, pour mieux se d&#233;marquer de son imagerie de carte postale un peu mi&#232;vre. Il choisit ainsi de revenir au plan initial de cette cit&#233;, qui est le d&#233;calque du plan chinois de la ville de Chang'an dat&#233; de 750 : au Japon, Ky&#333;to est l'une des seules villes &#171; &#233;crite &#187; selon ce principe de damier militaire, tram&#233; en quadrillage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les images survolent ensuite les montagnes qui entourent le lac Biwa, en un long travelling a&#233;rien. Cette r&#233;gion est le th&#233;&#226;tre de la naissance du Japon moderne : il a permis le d&#233;veloppement &#233;conomique de Ky&#333;to et demeure encore aujourd'hui la plus grande r&#233;serve d'eau naturelle du Japon. Pierre-Jean Giloux choisit de construire sur ce fameux plan d'eau une ville virtuelle sur un principe d'inclusion 3D : avec une l&#233;g&#232;ret&#233; magique, la cam&#233;ra se d&#233;place sur l'eau, franchit un nouveau passage symbolique et approche en douceurs de graciles architectures flottantes. Ces habitats futuristes nous renvoient aux premi&#232;res images de &lt;i&gt;Metabolism&lt;/i&gt;, comme si l'artiste avait accompli une r&#233;volution compl&#232;te, et que le cycle du voyage pouvait recommencer. Derni&#232;re image : sous l'impulsion du sillage scintillant, la perspective semble s'ouvrir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Les Villes invisibles (Le citt&#224; invisibili)&lt;/i&gt; est un roman d'Italo Calvino publi&#233; en 1972.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Un film de Isao Takahata, sorti en 1996.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Au moment de la r&#233;alisation, Pierre-Jean Giloux s'est repench&#233; sur le cin&#233;ma de Yasujir&#333; Ozu, et sur sa fa&#231;on d'introduire le train dans le paysage, particuli&#232;rement dans &lt;i&gt;Voyage &#224; Tokyo&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Temps suspendu au Japon</title>
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		<dc:date>2016-06-30T15:09:10Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Elizabeth Creseveur et Ursula Kraft </dc:creator>


		<dc:subject>corps</dc:subject>
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		<description>&lt;p&gt;Elizabeth Creseveur et Ursula Kraft se sont rencontr&#233;es, il y a vingt ans, lors d'une r&#233;sidence d'artiste. Depuis, elles ont suivi leur travail respectif et un v&#233;ritable &#233;change s'est install&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Chacune est partie ind&#233;pendamment au Japon pour r&#233;aliser ses projets, mais dans leurs &#339;uvres issues de ces s&#233;jours, on per&#231;oit une m&#234;me sensibilit&#233; et des liens qui se tissent. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce fut un point de d&#233;part id&#233;al pour l'exposition commune au centre d'art contemporain de la ville de Sindelfingen (24.04.-19.06.2016). A cette occasion, Ursula Kraft a invit&#233; Elizabeth Creseveur &#224; faire dialoguer leur travail pour la premi&#232;re fois.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Images" rel="directory"&gt;Images&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Carnet-de-voyage" rel="tag"&gt;Carnet de voyage&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Elizabeth Creseveur et Ursula Kraft se sont rencontr&#233;es, il y a vingt ans, lors d'une r&#233;sidence d'artiste. Depuis, elles ont suivi leur travail respectif et un v&#233;ritable &#233;change s'est install&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Chacune est partie ind&#233;pendamment au Japon pour r&#233;aliser ses projets, mais dans leurs &#339;uvres issues de ces s&#233;jours, on per&#231;oit une m&#234;me sensibilit&#233; et des liens qui se tissent. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce fut un point de d&#233;part id&#233;al pour l'exposition commune au centre d'art contemporain de la ville de Sindelfingen (24.04.-19.06.2016). A cette occasion, Ursula Kraft a invit&#233; Elizabeth Creseveur &#224; faire dialoguer leur travail pour la premi&#232;re fois.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Conversation entre Elizabeth Creseveur (EC) et Ursula Kraft (UK)&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Au regard de nos pi&#232;ces r&#233;alis&#233;es au Japon, nous avons &#233;t&#233; surprises de la mani&#232;re dont &lt;i&gt;Yours&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Nightingale&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Interface d'EC&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Soulscape&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Kitsune&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Tamashii d'UK&lt;/i&gt; se font &#233;cho. Cette s&#233;lection pour l'exposition est bas&#233;e sur la notion de l'espace int&#233;rieur et ext&#233;rieur, du silence, du mouvement et de la perception de l'ailleurs&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre nous est n&#233;e la volont&#233; de faire frotter ces lisi&#232;res. &#192; l'image de cette intention, l'exposition est pens&#233;e comme un chemin. A parcourir, sans but - comme dans de la pens&#233;e bouddhiste - c'est le chemin(ement) qui convoque et provoque la pens&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parlons plus pr&#233;cis&#233;ment de l'origine de ces &#339;uvres &#171; japonaises &#187;, de la nature m&#234;me de l'exp&#233;rience singuli&#232;re propre &#224; chacune face &#224; ce pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;EC&lt;/strong&gt; : Le Japon a d&#233;finitivement modifi&#233; ma vie et travail depuis mon premier s&#233;jour en 1997.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis j'&#233;prouve le besoin physique &#171; terrien &#187; de me rendre r&#233;guli&#232;rement dans ce pays, je reviens &#224; chaque fois &#171; autre &#187;. Mes projets m'am&#232;nent &#224; vivre dans des endroits les plus insolites et recul&#233;s dans l'ensemble de l'archipel. Pousser cet &#171; apprentissage &#187; que m'a apport&#233; cette culture, le But&#244;, cette &#171; autre &#187; perception, du temps, de l'espace, de l'autre. Progressivement s'installe en moi comme quelque chose de &#171; spirituel &#187;. Des s&#233;jours de 2 &#224; 9 mois, j'indique volontairement la dur&#233;e de mes s&#233;jours, pour pointer sur cette r&#233;elle notion de temps de vie. Un long s&#233;jour est quelque chose d'incroyablement fort. J'ai besoin de ce temps, il est d&#233;terminant dans ma conception de travail, mes &#339;uvres en r&#233;sultent. Vivre profond&#233;ment les choses, d'installer un r&#233;el &#233;change, un temps d'apprivoisement, d'int&#233;gration, d'acceptation. Le Japon me manque tous les jours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;UK&lt;/strong&gt; : Oui, je comprends tr&#232;s bien ce &#171; besoin &#187; et cette &#171; transformation &#187; qu'une telle immersion provoque. Pour moi c'&#233;tait un peu diff&#233;rent : depuis longtemps je voulais aller au Japon, et cette envie est devenue une &#171; n&#233;cessit&#233; &#187;. Ce voyage a pris sens avec le projet que je voulais r&#233;aliser. Je suis fascin&#233;e par la perception et retranscription de l'espace int&#233;rieur et ext&#233;rieur, de l' espace mental et spirituel des japonais ; cette introspection qui trouve son expression dans l'espace ext&#233;rieur. C'est pr&#233;cis, juste, apaisant et tr&#232;s beau dans sa simplicit&#233;. Leur relation &#224; la nature, qui a &#233;galement une &#226;me, mais aussi &#224; la mort, qui occupe une place omnipr&#233;sente dans leur vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas seulement tous les cultes et l'expression paysagiste, mais aussi le danger qui plane avec les multiples tremblements de terre. Finalement, avec la premi&#232;re exposition de &lt;i&gt;SoulScape&lt;/i&gt; en mars 2014, je voulais rendre hommage &#224; la catastrophe de Fukushima.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;EC&lt;/strong&gt; : Revenons sur l' exposition. En regard de ton travail, j'ai s&#233;lectionn&#233; 3 &#171; installations architecture sonores &#187; : &lt;i&gt;Nightingale&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Interface&lt;/i&gt; anciennes et la plus r&#233;cente &lt;i&gt;Yours Monastery Fujimi&lt;/i&gt; qui t&#233;moignent de cette &#171; qualit&#233; &#187; de silence, d'immersion dans des retranchements au plus profond du corps, de mon corps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Nightingale&lt;/i&gt; se vit comme une exp&#233;rience chor&#233;graphique in&#233;dite. Ici la notion de volume dispara&#238;t. Les fronti&#232;res explosent, plus de murs, plus de frontalit&#233;, mais avant tout l'horizontalit&#233;, un sol qui vit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Nightingale&lt;/i&gt; est n&#233; lors de ma r&#233;sidence de 8 mois &#224; la Villa Kujoyama &#224; Kyoto. Je l'ai con&#231;ue par rapport &#224; la danse int&#233;rieure But&#244; de Toru Iwashita de la Compagnie Sankai Juku. Ce plancher - qui donne son nom &#224; la pi&#232;ce - a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233; en hinoki, ce bois &#171; pr&#233;cieux &#187; odorant typiquement japonais &#224; l'identique des temples japonais du XVIe si&#232;cle, par un artisan sp&#233;cialis&#233; dans la r&#233;novation des temples anciens. Sa particularit&#233; est de chanter, grincer, de retranscrire en son les mouvements du corps. L'installation a &#233;t&#233; expos&#233;e au Hara Museum de Tokyo et au Festival Montpellier Danse en 2003. Ici, je pr&#233;sente la vid&#233;o d'une captation d'une des repr&#233;sentations.&lt;br class='autobr' /&gt;
Lenteur, improvisation, effondrement, tout dans la danse de Toru Iwashita participe &#224; la cr&#233;ation d'un langage singulier, qui introduit de nouvelles composantes, une nouvelle vision qui constamment fait interagir corps, mouvement et musicalit&#233; et explore ainsi les limites de la danse.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8176 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH375/nightingalefestmontpel1-ac56b.jpg?1509813712' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_8175 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/nightingalebeaubourg2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH375/nightingalebeaubourg2-9c6cb.jpg?1509813712' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_8177 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/nightingaleharam3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH372/nightingaleharam3-0d11d.jpg?1509813712' width='500' height='372' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_8174 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/nightingale_allemagne_ec4.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH331/nightingale_allemagne_ec4-d4633.jpg?1772188159' width='500' height='331' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Nightingale L&#233;gende :&lt;br class='autobr' /&gt;
Installation architecture sonore. 4 modules 32 m2, 4 haut parleurs, &lt;br class='autobr' /&gt;
performance Toru Iwashita (Dance company Sankai Juku) &#8211; v&#234;tements Yohji Yamamoto. &lt;br class='autobr' /&gt;
Collection priv&#233;e Ch&#226;teau de Pitray. &lt;br class='autobr' /&gt;
* VIDEO Nightingale 30 minutes couleur (captation d'une des performances &lt;br class='autobr' /&gt;
r&#233;alis&#233;es durant l'exposition au Hara Museum de Tokyo).&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Interface&lt;/i&gt; est la mise en sc&#232;ne de l'&#233;trange improvisation d'un danseur, Mori Izuru, que j'ai rencontr&#233; dans une rue de Kyoto en 2001. R&#233;alis&#233;e &#224; Osaka, on y voit Mori Izuru ex&#233;cuter une danse &#233;trange, extr&#234;mement lente dans un carrefour du centre ville. Dans la ville, dans le bruit et dans le mouvement, la lenteur extr&#234;me de ses gestes se dissout presque dans l'immobilit&#233; comme un garde-fou chor&#233;graphique &#224; l'agitation effr&#233;n&#233;e de la m&#233;gapole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Interface&lt;/i&gt; ram&#232;ne dans cet endroit sombre et semi-clos la rumeur de la rue et le bruit assourdissant des voitures. Le son compose l'espace, ins&#232;re le visiteur dans un &#233;tau, un ping-pong sonore. L'installation s'articule et pointe sur une dichotomie de deux modes de perception : le son du corps, souffle, int&#233;rioris&#233;, &#233;touff&#233;, et le son de la ville, clair, agressif.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8171 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH384/interface1-93abe.jpg?1772188159' width='500' height='384' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_8172 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH378/interface2-223c5.jpg?1772188159' width='500' height='378' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_8173 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH384/interface3-ef1ca.jpg?1772188159' width='500' height='384' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Interface L&#233;gende :&lt;br class='autobr' /&gt;
Installation architecture sonore vid&#233;oprojection. 20 minutes en boucle, couleur. &lt;br class='autobr' /&gt;
Expositions Casa Encendida Madrid, Le Parvis Centre d'Art Contemporain Tarbes. &lt;br class='autobr' /&gt;
Collection Fonds national d'art contemporain.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Yours&lt;/i&gt; (2013-2015) ce film t&#233;moigne de ma vie dans le Monast&#232;re Fujimi avec les 9 moines, organis&#233;e chaque jour en s&#233;quences d'actions rigoureusement ordonn&#233;es et r&#233;p&#233;t&#233;es entre le lever et le coucher du soleil. L'immersion dans une communaut&#233; durant 2 mois. Le film est structur&#233; sous la forme de 9 &#171; ha&#239;kus &#187;, respectueux du silence qui enveloppe la vie monacale, comme des tableaux laissant libre le champ de l'interpr&#233;tation. Voil&#224; l'espace du retrait, du d&#233;pouillement, de la concentration, du silence... des mains, des corps, des visages, des mati&#232;res... la pr&#233;sence nue, de leur &#233;motion simple. &lt;i&gt;Yours&lt;/i&gt; est une invitation &#224; un temps de &#171; pause &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le ralenti change la nature du temps et change en m&#234;me temps la nature de l'espace ; chaque geste ralenti, une main qui s'approche de la joue ou une t&#234;te qui s'incline..., si c'est au ralenti, si on mesure les millim&#232;tres qui s&#233;parent ce rapprochement extr&#234;mement lent, nous avons tout d'un coup un monde, un univers tr&#232;s surprenant qui nous aide &#224; aller vers le silence.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8178 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/yours_ec_1.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH331/yours_ec_1-473da.jpg?1772188159' width='500' height='331' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_8179 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/yours_ec_2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH331/yours_ec_2-bd9c8.jpg?1772188159' width='500' height='331' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_8180 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/yours_ec_3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH331/yours_ec_3-e38a1.jpg?1772188159' width='500' height='331' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Yours L&#233;gende :&lt;br class='autobr' /&gt;
Installation architecture sonore, banc contreplaqu&#233; 500x80x40 cm&lt;br class='autobr' /&gt;
vid&#233;oprojection n&amp;b, 25 minutes, 2 haut parleurs. 2012 - 2015. &lt;br class='autobr' /&gt;
Projet &#171; avec le concours du centre national des arts plastiques (soutien pour le d&#233;veloppement d'une recherche artistique) Minist&#232;re de la Culture et de la Communication &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;UK&lt;/strong&gt; : Je me sens proche de tes propos ; moi aussi, j'essaie de retranscrire cette notion d'int&#233;riorit&#233; et de recueillement dans l'installation &lt;i&gt;SoulScape&lt;/i&gt; &#8211; comme un espace mental, une invitation &#224; l'introspection.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous la forme de grands triptyques kak&#233;monos je cr&#233;e des espaces perm&#233;ables dans lesquels le spectateur peut contempler l'imagier avec le son du &#171; Sh&#244; &#187;, instrument &#224; vent traditionnel remix&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les photos r&#233;alis&#233;es pendant le s&#233;jour, suivent une recherche pr&#233;cise donnant un itin&#233;raire de l'extr&#234;me Nord au Sud du Japon dans des lieux &#171; perdus &#187; et difficile d'acc&#232;s. Entre mes interventions pr&#233;vues et des situations, objets retrouv&#233;s sur place, se cr&#233;e un entre jeu et un fil rouge entre les images. Voici la rencontre entre deux cultures, de l'Est et de l'Ouest, entre verticalit&#233; et horizontalit&#233; : l'image - texte du kak&#233;mono &#224; la verticale avec l'image photographique panoramique &#224; l'horizontale de chaque triptyque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'image - texte est tiss&#233;e par une phrase qui se r&#233;p&#232;te sans fin en diff&#233;rentes langues ; cette texture se d&#233;voile &#224; proximit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;SoulScape&lt;/i&gt; est une topographie et une transposition des paysages int&#233;rieurs et ext&#233;rieurs, de l'&#226;me, de la relation &#224; la mort et &#224; l'au-del&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8165 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/sls_install_uk1.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH331/sls_install_uk1-9b68f.jpg?1772188159' width='500' height='331' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_8166 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/sls_install_uk2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH331/sls_install_uk2-84e61.jpg?1772188159' width='500' height='331' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_8167 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/sls_install_uk3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH331/sls_install_uk3-fd5da.jpg?1772188159' width='500' height='331' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_8168 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/soulscape_4_uk.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH97/soulscape_4_uk-31059.jpg?1509813713' width='500' height='97' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;SoulScape L&#233;gende :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;SoulScape&lt;/i&gt; 2010 - 2012 Triptyque Kakemono : 90 cm x 240 cm x 3,&lt;br class='autobr' /&gt;
Installation spatiale sonore.&lt;br class='autobr' /&gt; Impression pigmentaire photographique sur papier Hahnem&#252;hle Ultrasmooth 308 gr. &lt;br class='autobr' /&gt;
Centre d'art contemporain de Sindelfingen, Allemagne 2016&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Tamashi&lt;/i&gt; est le nom japonais pour &#171; esprit &#187;, &#171; &#226;me &#187;. Contrairement &#224; &lt;i&gt;SoulScape&lt;/i&gt; j'ai r&#233;alis&#233; la vid&#233;o sur le vif quand je me suis retrouv&#233;e dans cet &#233;v&#233;nement extraordinaire par hasard. J'ai retranscrit cette situation dans ce dispositif vid&#233;o : le spectateur regarde comme un voyeur &#224; travers d'une petite fente une &#233;trange procession d'hommes combatifs, v&#234;tus en blanc, ramener l'esprit au temple. Tout en restant &#171; &#233;trang&#232;re &#187;, je me suis immerg&#233;e dans cette culture, entre mythologie et religion.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8169 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/tamashii_install_uk.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH755/tamashii_install_uk-088dd.jpg?1509813713' width='500' height='755' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_8170 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/tamashii_uk.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH297/tamashii_uk-4be3e.jpg?1509813713' width='500' height='297' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Tamashi L&#233;gende :&lt;br class='autobr' /&gt;
Vid&#233;o r&#233;alis&#233; &#224; Kyoto, Japon, 2010 / 2016&lt;br class='autobr' /&gt;
1min30 en boucle, dispositif pour l'exposition au Centre d'art contemporain de Sindelfingen, Allemagne 2016&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Par contre, &lt;i&gt;Kitsune&lt;/i&gt;, la femme renard, est un &#234;tre fabuleux asiatique. Je m'appuie sur les &#233;crits de C.G. Jung pour qui le conte exprime le processus psychologique de l'inconscient collectif qui relie les diff&#233;rentes cultures. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le paysage japonais repr&#233;sente ici, comme pour une pi&#232;ce de th&#233;&#226;tre, d&#233;cor et image sc&#233;nographique. Dans la profondeur sur trois plans, c'est seulement la femme-renard qui parcourt l'image avec des mouvements de danse, lentes et pr&#233;cis. La mimique est r&#233;duite par le masque stylis&#233; qui &#233;voque le th&#233;&#226;tre &#171; N&#244; &#187;. Le cycle tryptique se r&#233;p&#232;te sans cesse en boucle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le mouvement ralenti de la femme-renard et le paysage quasiment &#171; fig&#233; &#187;, font r&#233;f&#233;rence &#224; une sc&#232;ne onirique, &#171; surnaturelle &#187; et hors du temps. &lt;br class='autobr' /&gt;
La vid&#233;o - image en mouvement et en m&#234;me temps - avec son cadrage fixe &#8211; devient une sorte de &#171; tableau vivant &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8160 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/kitsune_interface_uk_ec.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH331/kitsune_interface_uk_ec-daf9c.jpg?1772188159' width='500' height='331' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_8161 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/kitsune_uk.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH93/kitsune_uk-fc9b5.jpg?1509813713' width='500' height='93' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Kitsune L&#233;gende :&lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;alis&#233; avec la danseuse suisse-japonaise Heidi Durning &#224; Kyoto, Japon, 2010 / 2012&lt;br class='autobr' /&gt;
Vid&#233;o HD / &#171; tableau vivant &#187;, 7,5 min en boucle sur &#233;cran plat 81cm&lt;br class='autobr' /&gt;
Centre d'art contemporain de Sindelfingen, Allemagne 2016&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;EC &amp; UK&lt;/strong&gt; : Un grand cercle rouge accueille le visiteur, comme &#171; titre &#187; de l'exposition et symbolise le point qui nous relie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Yours EC&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Soulscape UK&lt;/i&gt;, installations majeures, se d&#233;ploient dans des espace s&#233;par&#233;s ; chacune est un dispositif vid&#233;o ou photographique sonore. La perception, l'intimit&#233; est respect&#233;e&#8230; de part la proximit&#233; des salles, le son lancinant de chaque pi&#232;ce circule en boucle ; dans les silences de l'un, s'immisce le son de l'autre&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous la forme d'un &#171; cabinet vid&#233;o &#187; nous avons r&#233;uni &lt;i&gt;Nightingale&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Interface EC&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Kitsune&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Tamachi UK&lt;/i&gt; dans un espace commun. Avec l'id&#233;e de concevoir des petits &#171; &#238;lots &#187; de visionnage sous la forme d'un dispositif identique &#8211; un banc/un casque - de fait, le visiteur est invit&#233; &#224; un face &#224; face intimiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'entr&#233;e de la salle, chaque image est visible&#8230; silencieuse. Une premi&#232;re lecture&#8230; le visiteur assiste &#224; trois types de mouvance&#8230; un ballet chor&#233;graphique muet&#8230; trois corps &#233;voluant sur une partition muette.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la fin de l'accrochage, en d&#233;ambulant dans les salles, nous avons &#233;t&#233; saisies par cette atmosph&#232;re &#171; troublante &#187; qui r&#232;gne dans l'espace&#8230; un temps suspendu.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>Les Sens du Paysage</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Les-Sens-du-Paysage-781-781</link>
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		<dc:date>2015-10-28T10:57:04Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Carine Mosca et Rub&#233;n Fuentes</dc:creator>


		<dc:subject>paysage</dc:subject>
		<dc:subject>Chine</dc:subject>
		<dc:subject>dessin</dc:subject>
		<dc:subject>Japon</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;L'artiste cubain, Rub&#233;n Fuentes, signe Les Sens du Paysage, sa premi&#232;re exposition personnelle &#224; Paris inaugur&#233;e le 5 novembre prochain &#224; la Galerie Felli.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Japon" rel="tag"&gt;Japon&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH103/arton781-e8cec.jpg?1772206251' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='103' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'artiste cubain, Rub&#233;n Fuentes, signe Les Sens du Paysage, sa premi&#232;re exposition personnelle &#224; Paris inaugur&#233;e le 5 novembre prochain &#224; la Galerie Felli.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un cerf dans le paysage &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Entrons dans le paysage, &lt;i&gt;L'&#238;le du ch&#225;man&lt;/i&gt;. Un pic rocheux dont les ar&#234;tes s'adoucissent d'un fourmillement de v&#233;g&#233;tation. La surface de l'eau miroite ses contours et les prolonge au-del&#224; du papier. En contre-bas, un intercesseur &#8211; une barque et son imperceptible passager &#8211; nous interpelle. Une portion de l'&#238;le-montagne, nue de for&#234;t, est parcourue d'une tra&#238;n&#233;e d'encre noire. Sa dilution circonscrit une forme dans laquelle se devine un cerf aux bois printaniers. Image double, &lt;i&gt;L'&#238;le du ch&#225;man&lt;/i&gt; rev&#234;t une dimension hallucinatoire propre au registre visuel que d&#233;veloppe Rub&#233;n Fuentes dans sa s&#233;rie des &lt;i&gt;Paysages Mentaux&lt;/i&gt; expos&#233;e pour la premi&#232;re fois &#224; Paris sur l'invitation de la Galerie Felli. Image mentale, &lt;i&gt;L'&#238;le du ch&#225;man&lt;/i&gt; tire sa forme du cerf qui soutient ses fondations. Dans son ensemble, les 23 paysages de la s&#233;rie livrent une repr&#233;sentation irr&#233;elle de la nature et de ses occupants, un condens&#233; d'impressions et de souvenirs d'intensit&#233; contemplative, une nouvelle r&#233;alit&#233; non photographique.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_6971 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;41&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/2-chaman.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH649/2-chaman-b1f02.jpg?1772191763' width='500' height='649' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;L'&#238;le du ch&#224;man &#8211; &#169;Rub&#233;n Fuentes &#8211; 2015
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans une mise &#224; distance du r&#233;el tangible, Rub&#233;n Fuentes s'adonne &#224; l'illustration d'une nature anthropomorphique (&lt;i&gt;Depuis mes mains, La pr&#233;sence, Pr&#233;sences, Ga&#239;a&lt;/i&gt;), d'une personnification animali&#232;re du paysage (&lt;i&gt;Ours-montagne, L'&#238;le du ch&#225;man, La montagne infinie, El viaje de la monta&#241;a, El viaje del rio&lt;/i&gt;), ou encore d'un quotidien, objets et habitats, tapiss&#233; de v&#233;g&#233;tations (&lt;i&gt;La chaise, La table, Sans titre, La chambre, L'escalier, Barri&#232;re sans porte, Le village du silence&lt;/i&gt;). Ces diff&#233;rentes m&#233;tamorphoses reposent sur une grammaire visuelle o&#249; s'entrevoit la r&#233;currence de quatre motifs- sujets : l'eau, la montagne, l'arbre et la brume. Ce quatuor rel&#232;ve d'une double ascendance. Chez Rub&#233;n Fuentes, l'appr&#233;hension du paysage est d'abord orientale &#224; travers le concept chinois du &lt;i&gt;shanshui&lt;/i&gt;, litt&#233;ralement &#171; paysage des monts et des eaux &#187; associ&#233; &#224; deux principes cosmologiques, le &lt;i&gt;yang&lt;/i&gt; (la montagne) et le &lt;i&gt;ying&lt;/i&gt; (l'eau). Les &lt;i&gt;Paysages Mentaux&lt;/i&gt; de Rub&#233;n Fuentes empruntent &#224; cette tradition le rejet de l'illusionnisme pictural au profit de la retranscription de pens&#233;es et de sensations n&#233;es de la contemplation de la nature. Quant aux outils et techniques du peintre, une proximit&#233; se tisse &#233;galement. Pour ne citer qu'elles, la proc&#233;dure chinoise du &lt;i&gt;pomo&lt;/i&gt; (l'encre bris&#233;e) alli&#233;e &#224; sa voisine japonaise &lt;i&gt;hatsuboku&lt;/i&gt; (l'encre &#233;clabouss&#233;e) constituent le point de d&#233;part du &lt;i&gt;Bol&#233;ro de Ravel&lt;/i&gt;, des &lt;i&gt;Arbres dans le brouillard&lt;/i&gt;, et des quatre &lt;i&gt;Paysage&lt;/i&gt; n&#233;s de l'unique trait de pinceau. Ici, la tache sugg&#232;re le paysage et dicte sa configuration. Prenons le cas du 16&#232;me opus des &lt;i&gt;Paysages Mentaux&lt;/i&gt;. Une forme excentr&#233;e &#233;voque une embarcation maritime. &#192; la naissance de ses voiles, une masse rocheuse sert de terreau &#224; une for&#234;t luxuriante. Autour, une quinzaine de barques s'appr&#234;te &#224; accoster les rives de l'&#238;le-refuge. S'y d&#233;c&#232;lent une girafe, un bouc, un lapin, peut-&#234;tre m&#234;me un chimpanz&#233;. Un trait de pinceau, un paysage. La nature pour seul p&#232;lerinage. L'al&#233;atoire, au c&#339;ur du processus cr&#233;atif de Rub&#233;n Fuentes, combine &#224; la spontan&#233;it&#233; premi&#232;re du geste, la minutie des d&#233;tails et la gestion &#233;quilibr&#233;e des pleins et des vides. D'&#233;vidence, la reprise des techniques traditionnelles de la peinture orientale s'accompagne d'un d&#233;tournement. Nulle calligraphie signifiante ne vient soutenir l'image. Rub&#233;n Fuentes use pour unique id&#233;ogramme : le tourbillonnement du feuillage. Ce signe graphique est &#224; la fois l'&#233;l&#233;ment structurel et le sujet principal des &lt;i&gt;Paysages Mentaux&lt;/i&gt;. La danse du calligraphe se traduit &#233;galement en peinture &#224; l'acrylique (&lt;i&gt;Ga&#239;a, La pr&#233;sence, La chambre, Arrivando a la gran ceiba, La barri&#232;re sans porte, Pr&#233;sences&lt;/i&gt;) et &#224; l'huile (&lt;i&gt;La chaise, La table&lt;/i&gt;). L'entr&#233;e du chromatisme et l'agrandissement des formats ne sont pas les seuls attraits de son usage. La possibilit&#233; d'accentuer brumes et brouillards pr&#233;domine.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_6970 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;30&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/1-gaia.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH634/1-gaia-6b79e.jpg?1509820183' width='500' height='634' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Ga&#239;a &#8211; &#169;Rub&#233;n Fuentes &#8211; 2015
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Attardons-nous sur &lt;i&gt;Ga&#239;a&lt;/i&gt;. Sur un registre monochrome se d&#233;ploie une succession asym&#233;trique de massifs montagneux. &#199;a et l&#224;, des torrents transpercent leurs drap&#233;s forestiers. L'alternance des sommets est rythm&#233;e d'interm&#232;des brumeux. La gradation chromatique, d'un noir sobre &#224; l'a&#233;rien gris-blanc, s'obtient par l'application d'un pinceau sec. La montagne s'&#233;l&#232;ve jusqu'aux cieux infinis empruntant ses hauteurs aux volupt&#233;s d'une femme allong&#233;e. De l'aveu du peintre, la d&#233;esse m&#232;re est une ode &#224; sa terre natale : Cuba. Cartographie mentale d'une &#238;le que Rub&#233;n Fuentes quitte en 2007 pour s'&#233;tablir en Europe, &lt;i&gt;Ga&#239;a&lt;/i&gt; est l'image-totem des &lt;i&gt;Paysages Mentaux&lt;/i&gt;. Plac&#233;e en ouverture de la s&#233;rie, elle enfante les images suivantes : &lt;i&gt;pomo&lt;/i&gt; et autres &lt;i&gt;hatsuboku&lt;/i&gt; conf&#232;rent &#224; Rub&#233;n Fuentes structures et outils ; Cuba lui inspire ses sujets.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.rubenfuentes.com" class="spip_out"&gt;Site de Rub&#233;n Fuentes&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Galerie Felli&lt;br class='autobr' /&gt;
Vernissage 5 novembre 2015&lt;br class='autobr' /&gt;
Exposition jusqu'au 1 d&#233;cembre 2015&lt;br class='autobr' /&gt;
Du mardi au samedi 11h &#8211; 19h&lt;br class='autobr' /&gt;
127 rue Vieille du Temple&lt;br class='autobr' /&gt;
75003 Paris &#8211; T/+33 (0) 1 427 88 127&lt;br class='autobr' /&gt;
contact@galeriefelli.com &lt;br class='autobr' /&gt;
* en logo : Paysage n&#233; de l'unique trait de pinceau &#8211; &#169;Rub&#233;n Fuentes &#8211; 2015&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

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