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	<title>TK-21 </title>
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	<description>TK-21 suit les nouvelles formes que prend le conflit entre mots et images. TK-21 d&#233;crypte la r&#233;alit&#233;, les ombres, les croyances. Images, appareils, soci&#233;t&#233;, cerveau, ville sont ses cinq vecteurs d'analyse.</description>
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		<title>Le feu et ses &#171; complexes &#187;</title>
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		<dc:creator>Denis Schmite</dc:creator>


		<dc:subject>Philosophie</dc:subject>
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		<description>&lt;p&gt;Donc ! Le feu pr&#233;vaut sur tous les autres &#233;l&#233;ments, tout le monde semble peu ou prou s'accorder l&#224;-dessus, et pour ce qui est du feu, la pens&#233;e de Gaston est incontournable.&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH79/sans_titre-6a230.jpg?1785414780' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='79' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Donc ! Le feu pr&#233;vaut sur tous les autres &#233;l&#233;ments, tout le monde semble peu ou prou s'accorder l&#224;-dessus, et pour ce qui est du feu, la pens&#233;e de Gaston est incontournable. Vous savez, vous, combien je l'aime Gaston, lui que je consid&#232;re comme LE p&#232;re de l'&#233;pist&#233;mologie, tout du moins en France, mon p&#232;re spirituel &#224; moi, me confessa tout empreint d'&#233;motion le Ma&#238;tre en modernit&#233; *. &#192; l'inverse, vous connaissez mon aversion pour tout ce qui touche de pr&#232;s ou de loin au freudisme et plus g&#233;n&#233;ralement &#224; la psychanalyse. Charlatanisme ! rugit-il comme &#224; chaque fois qu'il &#233;voquait la th&#233;matique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Nous proposons donc de ranger sous le nom de complexe de Prom&#233;th&#233;e toutes les tendances qui nous poussent &#224; savoir autant que nos p&#232;res, plus que nos p&#232;res, autant que nos ma&#238;tres, plus que nos ma&#238;tres [...] Le complexe de Prom&#233;th&#233;e est le complexe d'&#338;dipe de la vie intellectuelle. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div style=&#034;text-align:right&#034;&gt;&lt;strong&gt;Gaston Bachelard&lt;/strong&gt;, &lt;i&gt;La psychanalyse du feu&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Gaston Bachelard, La psychanalyse du feu Gallimard, 1949, Collection (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt; Eh bien, Gaston, il fait la psychanalyse du feu mais sa psychanalyse &#224; lui je la trouve rigolote, pardon, distrayante, parce qu'&#224; &#224; la fois &#233;rudite, po&#233;tique et humoristique. Tout d'abord, il faut rappeler que faire de la po&#233;sie un compl&#233;ment de la science c'est le r&#244;le qu'assigne Gaston &#224; la philosophie. Quant &#224; l'humour c'est dans la nature de Gaston, un humour nourri par son &#233;rudition. Pour ce qui est de la psychanalyse, il ne s'agit pas d'allonger les gens sur un divan et de leur faire raconter leurs r&#234;ves. Pas du tout ! Le r&#234;ve n'int&#233;resse pas Gaston, parce que trop centr&#233; sur un objet, trop lin&#233;aire, et puis aussi, paradoxalement, trop cafouilleux. Lui, il privil&#233;gie la r&#234;verie parce que, &#224; l'instar des plan&#232;tes d'Hildegarde von Bingen, elle se d&#233;veloppe en &#233;toile. La r&#234;verie part dans une direction puis revient en son centre pour repartir dans une autre direction et ainsi de suite. La r&#234;verie rayonne, scintille, et en cela elle &#171; emp&#234;che l'ankylose de la logique &#187;. C'est elle qui &#171; pr&#233;pare le mieux &#224; la pens&#233;e rationnelle &#187;. Car Gaston est aussi un scientifique, ne l'oublions pas, et ce qu'il veut faire c'est la &#171; psychanalyse de la connaissance objective &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gaston croit en un &#171; inconscient de l'esprit scientifique &#187; et, selon ses propres termes, il veut &#171; montrer dans l'exp&#233;rience scientifique les traces de l'exp&#233;rience enfantine &#187; et puis aussi quelques r&#233;sidus primitifs qui trainent ici ou l&#224;. Autrement dit, pour arriver &#224; la connaissance objective il faut d&#233;broussailler, et il n'y va pas de main morte dans le d&#233;broussaillage Gaston. Il s'agit de rejeter toutes les images primitives, les affirmations qui ne reposent pas sur des exp&#233;riences syst&#233;matiques, les impressions n&#233;es des qualit&#233;s suppos&#233;es du seul objet, les &#171; intuitions substantialistes &#187;, les repr&#233;sentations animistes, les lamentables tautologies, les &#171; fausses &#233;vidences &#187;. La psychanalyse de la connaissance objective s&#233;pare les faits, je dirai &#171; ph&#233;nom&#233;nologiques &#187;, des valeurs strictement subjectives. Il y a plein de sexualit&#233; l&#224;-dedans, psychanalyse oblige, et une foule de complexes issus de la riche r&#234;verie de Gaston.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ce sujet, si nous reprenons notre d&#233;bat sans fin autour de la Complexit&#233;, nous pouvons affirmer que le complexe, au sens psychanalytique du terme, n'a rien de complexe. Dans le Laplanche, l'une de vos bibles &#224; vous il me semble, on d&#233;finit le complexe comme, je cite, un &#171; ensemble organis&#233; de repr&#233;sentations et de souvenirs &#224; forte valeur affective, partiellement ou totalement inconscients &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;J. Laplanche et J.-B. Pontalis, Vocabulaire de la Psychanalyse, Presses (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, ce qui ne veut pas dire grand-chose, vous en conviendrez, du point de vue de la Complexit&#233;. Si je vais voir du c&#244;t&#233; de l'immunologie, par exemple, l&#224; j'en trouve un vrai de complexe, le complexe majeur d'histocompatibilit&#233;. Pour faire simple c'est comme une sorte de minuscule plateau mol&#233;culaire qui se trouverait &#224; la surface de chaque cellule et qui pr&#233;senterait des peptides, c'est-&#224;-dire des fragments cellulaires du soi ou du non-soi, c'est-&#224;-dire encore d'infimes encha&#238;nements d'acides amin&#233;s issus des cellules de l'organisme ou bien d'agents infectieux, ce qui d&#233;clencherait ou non une r&#233;ponse immunitaire, ou l'apoptose&#8230; ou rien du tout. &#199;a mettrait en sc&#232;ne une demi-douzaine de g&#232;nes et quantit&#233; de prot&#233;ines, et &#231;a activerait la communication intercellulaire afin de recruter, ou non, des &#171; Natural killers &#187;, des macrophages ou des lymphocytes&#8230; en fonction du besoin. Voil&#224; ce qu'est un v&#233;ritable syst&#232;me complexe ! La mise en r&#233;seau d'innombrables unit&#233;s toutes orient&#233;es vers l'action, ici action combin&#233;e en vue d'assurer l'int&#233;grit&#233; de l'organisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre exemple puis&#233; cette fois-ci dans l'&#233;pig&#233;n&#233;tique, cet enfant n&#233; de l'union de l'&#233;pigen&#232;se, c'est-&#224;-dire de la gen&#232;se graduelle, c'est-&#224;-dire encore du d&#233;veloppement de l'embryon, et de la g&#233;n&#233;tique, mais peut-&#234;tre plus sensible au Monde que ces deux derni&#232;res puisqu'elle accuse les stress multiples que lui impose ce monde et tente d'expliquer de quelle mani&#232;re ils impactent le g&#233;nome, m&#233;thylation de l'ADN, modification des histones et de la chromatine. Les complexes Polycomb et Trithorax sont des associations de prot&#233;ines qui favorisent l'expression d'un certain nombre de g&#232;nes et en inhibent d'autres afin de maintenir un &#233;tat cellulaire correct au fil des divisions multiples. Polycomb et Trithorax sont recrut&#233;s par des prot&#233;ines sp&#233;cifiques, les facteurs de transcription, pour intervenir au niveau de la chromatine, vous savez cette gaine prot&#233;inique qui compactifie et prot&#232;ge l'ADN, soit en l'ouvrant pour faciliter la transcription en s&#233;quence ARN, soit en la refermant afin d'en assurer la stabilit&#233;. Les Polycomb, ils sont deux complexes en fait, interdisent l'expression de certains g&#232;nes, ce sont des r&#233;presseurs, tandis que Trithorax favorise l'activation d'autres g&#232;nes, c'est donc en toute logique un activateur. Polycomb et Trithorax sont tout &#224; fait compl&#233;mentaires. Ils jouent un r&#244;le tr&#232;s important dans la diff&#233;renciation cellulaire et ils sont m&#234;me fondamentaux pour la mise en place du programme d&#233;veloppemental ainsi que pour la m&#233;morisation des &#233;tats chromatiniens, la m&#233;moire cellulaire en quelque sorte. Je ne d&#233;velopperai pas davantage bien que l'on puisse en dire encore beaucoup &#224; ce sujet. Si ce n'est que l'Immunologie et la G&#233;n&#233;tique ont d&#233;chir&#233; les vieux feuillets de la M&#233;decine traditionnelle et qu'elles ont bris&#233; avec leurs complexes et leurs syst&#232;mes qui le sont encore plus l'arbitraire des vieilles bo&#238;tes disciplinaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, pour la science, LA VRAIE, les complexes sont des modules ou des sous-syst&#232;mes, complexes, de syst&#232;mes complexes. La psychanalyse ne fait pas partie de la vraie science, je vous l'ai dit et r&#233;p&#233;t&#233;, mais nombreux sont les psychanalystes qui se sont gav&#233;s de ce qu'eux appellent des complexes. Freud lui-m&#234;me se d&#233;clarait plut&#244;t hostile &#224; ce concept, il faut bien l'admettre, parce qu'&#224; ses yeux sans valeur th&#233;orique r&#233;elle et surtout parce que grand effaceur de singularit&#233;s cliniques. Tout au plus reconnaissait-il le complexe d'&#338;dipe, dont il &#233;tait le r&#233;v&#233;lateur incontestable et dont il avait brillamment d&#233;fendu l'universalit&#233;, je dois le reconna&#238;tre, face &#224; Malinowski &#224; partir du cas trobriandais, comme vous le savez parfaitement, et puis aussi le complexe de castration mais qui est, lui, une partie int&#233;grante de l'&#338;dipe, en tant que porte de sortie ou porte d'entr&#233;e de celui-ci, selon que l'on soit gar&#231;on ou fille.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27683 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;73&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/sans_titre8.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L354xH800/sans_titre8-0160f.jpg?1784971860' width='354' height='800' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Judith et Holopherne, Giorgione
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Mus&#233;e de l'Hermitage, Saint-P&#233;tersbourg
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;center&gt;&lt;i&gt;La sexualit&#233; sauvage affich&#233;e par Judith m'am&#232;ne &#224; consid&#233;rer cette sc&#232;ne comme une &#233;masculation plut&#244;t qu'une d&#233;capitation.&lt;/i&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt; &lt;br&gt;
Tout ceci est FACILE. Maman la premi&#232;re femelle poss&#233;d&#233;e plus qu'elle ne nous a poss&#233;d&#233;, qui nous a nourri et tenu bien au chaud en son giron, et qui nous a refil&#233; plein de cadeaux sous forme d'anticorps lors de notre passage dans son vagin, on ne peut que l'adorer&#8230; ou la d&#233;tester si on est une fille et qu'on constate qu'elle nous a priv&#233;e de zizi. Pauvre &#201;lectre ! commenta guilleret le Ma&#238;tre en Modernit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Bref ! S'il ne peut pr&#233;tendre &#224; l'universalit&#233; comme l'&#338;dipe, le complexe autre ne saurait &#234;tre davantage qu'une &#233;tiquette litt&#233;raire, une image po&#233;tique, plus ou moins jolie, &#224; ambition cat&#233;gorisante. Donc, tout impr&#233;gn&#233; de po&#233;sie qu'il est, Gaston ne l&#233;sine pas sur les complexes et le premier qu'il invoque c'est&#8230; le &#171; complexe d'Emp&#233;docle &#187;. La l&#233;gende veut, et en ceci elle fut amplement relay&#233;e par Friedrich H&#246;lderlin, qu'Emp&#233;docle se jet&#226;t d&#233;lib&#233;r&#233;ment dans le feu liquide de l'Etna. Pourquoi ? Emp&#233;docle &#233;tait un obs&#233;d&#233; de la puret&#233; et croyait fermement en la transmigration des &#226;mes. Le feu permet de se d&#233;barrasser du corps impur et de repartir tout neuf vers un au-del&#224; n&#233;cessairement meilleur. Le sacrifice par le feu est un acte de foi et de sagesse. &#171; ... tu seras puissante, tu luiras, flamme juv&#233;nile, tu transformeras ce qui est mortel en flamme et &#226;me pour que cela monte avec toi jusqu'&#224; l'&#233;ther sacr&#233;&#8230; &#187;, fait d&#233;clamer H&#246;lderlin &#224; Emp&#233;docle en gravissant l'Etna&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Friedrich H&#246;lderlin, La mort d'Emp&#233;docle, trad : D. Huillet et J.M. Straub, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27677 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH145/sans_titre_2-b573a.png?1784972554' width='500' height='145' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le feu est une incitation &#224; la r&#234;verie, particuli&#232;rement quand on est assis au coin du feu. La r&#234;verie au coin du feu, dit Gaston, &#171; amplifie le destin humain ; elle relie le petit au grand, le foyer au volcan &#187;. Le complexe d'Emp&#233;docle c'est cette fascination de l'homme devant et pour le feu. Hypnose d'incendie miniaturis&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27678 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L362xH250/sans_titre_3-2e6f3.png?1784972554' width='362' height='250' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le feu trouve son origine dans la sexualit&#233;, tout est une question de frottement, et c'est ici que Gaston est vraiment dr&#244;le quand il affirme que l'homme primitif a d&#233;couvert le feu en prenant plaisir &#224; frotter deux bouts de bois ou deux silex ensemble. &#171; &#8230; on n'aime pas autrement les pierres que les femmes &#187;, dit-il, et d'en conclure, &#171; un &#233;tat psychologique exceptionnel, fortement teint&#233; d'affectivit&#233;, [est toujours] &#224; l'origine d'une d&#233;couverte objective &#187;. L'affectivit&#233; certes, mais doit-on la confondre pour autant avec le plaisir sexuel ? L'univers d'Hildegarde avec ses roues de feu pourrait-il se r&#233;duire &#224; la repr&#233;sentation d'un dieu, celui des chr&#233;tiens, sous la forme d'un sexe, f&#233;minin en l'occurrence ? L'univers-Yoni ? Et c'est ainsi que l'on glisse au &#171; complexe de Novalis &#187;. Ah Novalis ! Un autre esprit universel ! Po&#232;te, philosophe, math&#233;maticien, juriste, min&#233;ralogiste, ing&#233;nieur des mines, l'Homme universel d'Hildegarde qui ouvrirait alors ses bras pour embrasser toute la connaissance. &#171; Der ist der herr der Erde &#187;, c'est lui le ma&#238;tre de la Terre &#171; qui comprend l'architecture secr&#232;te de ses bras de pierre et descend avec vaillance jusqu'en son atelier&#8230; Il est tout enflamm&#233;e d'elle comme d'une fianc&#233;e&#8230; &#187;. L'obsession de Novalis est celle de la p&#233;n&#233;tration des choses et des &#234;tres, et parmi toutes ces choses la Terre, pour &#233;prouver la chaleur de son feu int&#233;rieur. Cette qu&#234;te aurait-elle motiv&#233; les multiples descentes aux Enfers des h&#233;ros grecs et plus tard celle de Dante Alighieri ? &#171; Novalis a r&#234;v&#233; la chaude intimit&#233; terrestre comme d'autres la froide et splendide expansion du ciel &#187;, nous dit Gaston. Ainsi, Novalis le polytechnicien &#171; minard &#187; serait une sorte de Malevitch &#224; l'envers. &#171; Les brises de l'aube des temps soufflent saintes &#224; son visage, et dans la nuit des gouffres il voit rayonner une lueur &#233;ternelle &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Novalis, Der Herr der Erde (Le ma&#238;tre de la terre), in Anthologie bilingue (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27679 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L436xH278/sans_titre_4-50c1f.png?1784972554' width='436' height='278' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;C'est &#233;tonnant ! s'esclaffa le Ma&#238;tre en modernit&#233;, moi qui me d&#233;fie d'Allemagne, souvenez-vous la mort est un ma&#238;tre d'Allemagne&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Paul Celan, Todesfuge (Fugue de la mort), in Anthologie bilingue de la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ah Celan !&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27680 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH181/sans_titre_5-c84f1.png?1784972554' width='500' height='181' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Moi qui n'appr&#233;cie gu&#232;re le romantisme, d'Allemagne ou d'ailleurs, d'ailleurs, eh bien j'adore r&#233;citer H&#246;lderlin et Novalis. Je suis un complexe &#224; moi tout seul, conclut-il en riant tr&#232;s fort. Donc, pour Gaston, reprit-il au bout d'un moment, le complexe de Novalis d&#233;coule de ce qu'il appelle le &#171; calorisme novalisien &#187;, c'est-&#224;-dire ce besoin de chaleur p&#233;n&#233;trante et partag&#233;e, &#224; partir de ce sentiment d'un feu int&#233;rieur &#224; toutes choses, surtout &#224; celles des profondeurs. Le feu est sexualis&#233;, ne cesse-t-il de r&#233;p&#233;ter, Gaston, pas Novalis, et pour l'homme la conqu&#234;te du feu c'est une &#171; conqu&#234;te sexuelle &#187;. Pourtant, le feu est le principe m&#226;le, celui qui avec l'air pour beaucoup, avec la Terre pour Hildegarde, forme les hommes, par opposition &#224; l'eau, avec la Terre pour beaucoup d'autres, qui est le principe femelle. Les hommes sont chauds et secs. Les femmes sont froides et humides. Si l'on d&#233;sire des enfants m&#226;les, eh bien il faut se nourrir d'aliments chauds et secs, ce n'est pas plus compliqu&#233; que cela. Mais, pour Gaston, ce ne sont l&#224; que &#171; m&#233;taphores insignifiantes &#187; et sottises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le feu est &#224; l'origine d'une production consid&#233;rable d'images po&#233;tiques, ce qui le r&#233;jouit, c'est certain, &#171; le feu est parmi les facteurs d'images le plus dialectis&#233; &#187;, constate-t-il, mais &#231;a ne l'emp&#234;che pas de d&#233;noncer les affirmations &#224; son propos, extr&#234;mement nombreuses au fil des si&#232;cles, qui ne reposent pas sur une &#171; exp&#233;rience objective &#187; tout en se revendiquant souvent d'un scientisme plut&#244;t approximatif, &#224; voir les all&#233;gations nombreuses des chimistes classiques. Les alchimistes, que Gaston respecte &#233;norm&#233;ment, vont beaucoup plus loin dans la sexualisation du feu. Ils parlent de &#171; la verge du feu &#187; qui ouvre la mati&#232;re et qui poss&#232;de les corps de l'int&#233;rieur. &#171; Toute l'alchimie, dit-il, est travers&#233;e par une immense r&#234;verie sexuelle &#187;. Les vases alchimiques ne sont que rotondit&#233;s suggestives et orifices multiples, ou bien phallus de verre, dans lesquels se formera le concentr&#233; merveilleux, le pr&#233;cipit&#233; magnifique, l'or issu de l'union de la mati&#232;re vile, ou subtile, et du feu.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27681 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L280xH224/sans_titre_6-bc120.png?1784972554' width='280' height='224' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le feu est g&#233;n&#233;rateur, &#171; une puissance qui engendre &#187;, et les &#233;tincelles sont sa semence. Le feu est tout &#224; la fois principe de mort et principe de vie, flammes r&#233;g&#233;n&#233;ratrices du ph&#233;nix, pure renaissance d'Emp&#233;docle&#8230; peut-&#234;tre. Il y a aussi cet &#233;merveillement devant le feu liquide, l'eau qui br&#251;le et an&#233;antit la mati&#232;re, l'eau-forte des graveurs qui mord le cuivre, jusqu'&#224; le perforer parfois, jusqu'&#224; magnifier le blanc, source de vie et de ravissement pour Pierre Soulages, ce m&#233;taphysicien de la lumi&#232;re, paradoxalement, vous vous souvenez on en a parl&#233;, ou bien encore l'eau de vie mais aussi l'eau de feu qui ravagea le cerveau des natifs de l'Am&#233;rique, entre autres, cause douteuse de moult combustions spontan&#233;es selon certains t&#233;moignages troubles des si&#232;cles pass&#233;s, comme le relate Gaston, r&#234;verie de Ernst Hoffmann devant un bol de punch enflamm&#233;, embrasement d'alcool qui nourrira nombre de ses contes. &#171; Complexe d'Hoffmann &#187; pouvant se r&#233;sumer en la subjugation caus&#233;e par les vapeurs incandescentes du liquide br&#251;lant, les d&#233;mons du feu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si beaucoup de ce qui est formul&#233; &#224; son propos peut &#234;tre qualifi&#233; de beau et po&#233;tique, globalement toutes les appr&#233;ciations relatives au feu rel&#232;vent du &#171; pr&#233;scientifique &#187;, et &#224; ce titre, Gaston retient encore deux complexes reposant sur ce qu'il baptise des &#171; intuitions substantialistes &#187; et qui ornementent, plut&#244;t qu'ils n'approfondissent, les complexes pr&#233;c&#233;dents. Le &#171; complexe de Pantagruel &#187;, d'une part, totalement animiste celui-ci en ce qu'il repose sur la croyance d'un feu qui se nourrit de tout ou que l'on nourrit de tout. On &#171; l'alimente &#187; et il d&#233;vore. Le &#171; complexe d'Harpagon &#187;, d'autre part, qui repose sur une esp&#232;ce de th&#233;saurisation de ce qui est pr&#233;cieux dans ce que nous absorbons, par exemple le feu de l'alcool qui r&#233;chauffe sans doute mais qui tout de m&#234;me finira par consumer celui qui le boit. Mais, le complexe, au sens psychanalytique du terme, est essentiel, selon Gaston, car c'est lui qui donne &#171; son unit&#233; &#187; &#224; toute &#339;uvre po&#233;tique, c'est ce qu'il croit Gaston tout du moins, tout comme la m&#233;taphore est &#233;galement essentielle parce que, image r&#233;duite et fortement affective, elle conduit &#224; la r&#234;verie qui donne elle-m&#234;me naissance &#224; l'esprit scientifique puisqu'elle &#171; emp&#234;che l'ankylose de la logique &#187;, comme on l'a dit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, il ne faut pas en rester l&#224;, bien au contraire. Il faut, toujours selon lui, psychanalyser l'esprit scientifique pour pr&#233;cis&#233;ment mettre un terme &#224; cette r&#234;verie et passer enfin &#224; la &#171; pens&#233;e discursive &#187;, &#224; l'examen de la r&#233;alit&#233; objective. La psychanalyse de la connaissance objective purifie, ou mieux purge l'inconscient de l'esprit scientifique de tout ce qui pourrait ressortir peu ou prou du pr&#233;scientifique en op&#233;rant un glissement brutal de l'image arch&#233;typale, jungienne, et m&#234;me po&#233;tique, &#224; un degr&#233; vraiment &#233;lev&#233; d'abstraction, &#171; l'abstraction scientifique &#187;. Il s'agit &#224; un moment d'interdire, et m&#234;me de &#171; d&#233;sagr&#233;ger &#187; la r&#234;verie en imposant la pens&#233;e discursive. On pourrait croire que Gaston se contredit. On se tromperait ! Il y a un temps pour tout, temps pr&#233;paratoire et f&#233;cond de la r&#234;verie, temps de la pens&#233;e r&#233;fl&#233;chie sur la base d'exp&#233;riences objectives. Gaston a &#233;crit sur chaque &#233;l&#233;ment de la quaternit&#233; de la Nature &#224; partir des m&#234;mes bases, psychanalytiques, sur l'eau, &#171; L'eau et les r&#234;ves &#187;, sur l'air, &#171; L'air et les songes &#187;, sur la terre, &#171; La terre ou les r&#234;veries de la volont&#233; &#187; ou bien encore &#171; La terre et les r&#234;veries du repos &#187;, mais nous, nous en resterons au feu parce que c'est le feu qui est vraiment central dans l'imagerie de Hildegarde von Bingen. Probablement e&#251;t-il fallu proc&#233;der &#224; l'analyse de Hildegarde von Bingen, analyse dans le sens de psychanalyse bien s&#251;r ?&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27682 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L304xH400/sans_titre_7-e1a8c.png?1784972554' width='304' height='400' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dieu est de feu et l'&#226;me des Hommes est ign&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;i&gt;Extrait de &#171; Autour de la Cosmogonie/Cosmologie de Hildegarde von Bingen &#187;&lt;/i&gt;&lt;/center&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Gaston Bachelard, &lt;i&gt;La psychanalyse du feu&lt;/i&gt; Gallimard, 1949, Collection Folio/Essai, 1992.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;J. Laplanche et J.-B. Pontalis, Vocabulaire de la Psychanalyse, Presses Universitaires de France, 1967).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Friedrich H&#246;lderlin, La mort d'Emp&#233;docle, trad : D. Huillet et J.M. Straub, 1986, Ombres, 1987.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Novalis, Der Herr der Erde (Le ma&#238;tre de la terre), in Anthologie bilingue de la po&#233;sie allemande, La Pl&#233;iade, Gallimard, 1995).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Paul Celan, Todesfuge (Fugue de la mort), in Anthologie bilingue de la po&#233;sie allemande, La Pl&#233;iade, Gallimard, 1995). &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; La mort est un ma&#238;tre d'Allemagne&lt;br class='autobr' /&gt;
Tes cheveux d'or Margarete&lt;br class='autobr' /&gt;
Tes cheveux de cendre Sulamith &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;* Le Ma&#238;tre en modernit&#233;, &#233;pist&#233;mologue brillant et penseur postmoderne, se revendique de trois p&#232;res spirituels auxquels il fait continuellement r&#233;f&#233;rence : &#171; Gaston &#187;, Gaston Bachelard, &#171; Paul &#187;, Paul Val&#233;ry, ainsi qu'&#233;trangement, pour moi, &#171; Albert &#187;, Albert Camus.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Des murs derri&#232;re les mots</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Des-murs-derriere-les-mots</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/Des-murs-derriere-les-mots</guid>
		<dc:date>2026-07-04T19:55:56Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&#201;ric Poindron et Pol Lujan</dc:creator>


		<dc:subject>photographie</dc:subject>
		<dc:subject>po&#233;sie</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;des mots morts derri&#232;re les murmures&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Images" rel="directory"&gt;Images&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/photographie" rel="tag"&gt;photographie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/poesie" rel="tag"&gt;po&#233;sie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH100/013-15_ans_tk21-3281-dabd5.jpg?1783195278' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;des mots morts derri&#232;re les murmures&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt; &lt;br&gt;
Les murs n'ont pas d'oreille, les murs ont des yeux&lt;br class='autobr' /&gt;
Les passants portent des horloges baudelairiennes de sous leurs paupi&#232;res de poussi&#232;re&lt;br class='autobr' /&gt;
Entre deux briques un c&#339;ur rouill&#233; pousse comme une herbe hors-saison&lt;br class='autobr' /&gt;
Les murs respirent &#224; voix basse et cachent dans leurs fissures des oiseaux SDF&lt;br class='autobr' /&gt;
Un couple traverse les mots tenant entre leurs mains un morceau de ciel oubli&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
La ville d&#233;plie ses ailes de pierre sous les pas des vivants.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les fen&#234;tres regardent les hommes qui essaient de voler dans leur sommeil.&lt;br class='autobr' /&gt;
Sur les fa&#231;ades les mots griffonn&#233;s r&#234;vent encore de leur premier cri.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les amants &#233;changent des constellations invisibles au coin des rues fatigu&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les briques habillent les si&#232;cles de silence et quelques &#233;clats de rire s'&#233;chappent des balcons d&#233;serts.&lt;br class='autobr' /&gt;
Chaque ombre transporte un jardin public dans son cabas trou&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les lettres peintes sur les murs se prennent pour des nuages bavards.&lt;br class='autobr' /&gt;
Des mains se fr&#244;lent et la ville vacille d'une tendresse soudaine.&lt;br class='autobr' /&gt;
La rue avale le jour et recrache des actrices de trottoir.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au milieu du b&#233;ton, les vivants inventent encore des printemps impossibles.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et la rue couverte d'affiches et de r&#234;ves, continue d'&#233;crire son futur sur les murs.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un ange boite alors Lautr&#233;amont passe &#224; sa place.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les vivants ont des bancs publics et les murs ont des yeux&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27379 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/001-15_ans_tk21-4498.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH715/001-15_ans_tk21-4498-db0da.jpg?1781772844' width='500' height='715' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27380 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/002-15_ans_tk21-9501.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH334/002-15_ans_tk21-9501-a7521.jpg?1781772844' width='500' height='334' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27382 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/003-15_ans_tk21-7747.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/003-15_ans_tk21-7747-7082a.jpg?1781772844' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27381 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/004-15_ans_tk21-9175.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/004-15_ans_tk21-9175-f5a39.jpg?1781772844' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27384 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/005-15_ans_tk21-3255.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/005-15_ans_tk21-3255-df641.jpg?1781772844' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27383 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/006-15_ans_tk21-1816.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/006-15_ans_tk21-1816-53852.jpg?1781772844' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27385 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/007-15_ans_tk21-1915.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH341/007-15_ans_tk21-1915-3fca7.jpg?1781772844' width='500' height='341' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27386 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/008-15_ans_tk21-0468.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH331/008-15_ans_tk21-0468-5757e.jpg?1781772844' width='500' height='331' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27387 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/009-15_ans_tk21-1701.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/009-15_ans_tk21-1701-04e5c.jpg?1781772844' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27392 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/010-15_ans_tk21-2833.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/010-15_ans_tk21-2833-82ae2.jpg?1781772844' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_27388 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/011-15_ans_tk21-3964.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH354/011-15_ans_tk21-3964-e2975.jpg?1781772844' width='500' height='354' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27389 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/012-15_ans_tk21-4784.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH334/012-15_ans_tk21-4784-286ed.jpg?1781772845' width='500' height='334' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27390 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/014a-15_ans_tk21-7203.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/014a-15_ans_tk21-7203-f145f.jpg?1781772845' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27391 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/015a-15_ans_tk21-3101.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH751/015a-15_ans_tk21-3101-f88e6.jpg?1781772845' width='500' height='751' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Faire liens</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Faire-liens</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/Faire-liens</guid>
		<dc:date>2026-07-04T19:52:20Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Sophie Braganti , Christophe Galatry et Esther Salmona</dc:creator>


		<dc:subject>Photo plasticienne</dc:subject>
		<dc:subject>po&#233;sie</dc:subject>
		<dc:subject>marche</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Pour les quinze ans de la revue TK-21, quoi de plus pertinent que de c&#233;l&#233;brer le lien, virtuel comme r&#233;el, toujours en cr&#233;ation et devenir, toujours &#233;voluant. La notion de lien, num&#233;rique, est un outil majeur dans la diffusion du savoir et des pratiques de cr&#233;ation, comme le reflet de formes de pens&#233;es. Il serait une mat&#233;rialisation du r&#234;ve d'un Aby Warburg de la fin du 20&#7497;, d&#233;but du 21&#7497; si&#232;cle.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Cerveau" rel="directory"&gt;Cerveau&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Photo-plasticienne" rel="tag"&gt;Photo plasticienne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/poesie" rel="tag"&gt;po&#233;sie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/marche" rel="tag"&gt;marche&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH90/es-chr09_800-a264e.jpg?1783195279' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='90' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pour les quinze ans de la revue TK-21, quoi de plus pertinent que de c&#233;l&#233;brer le lien, virtuel comme r&#233;el, toujours en cr&#233;ation et devenir, toujours &#233;voluant. La notion de lien, num&#233;rique, est un outil majeur dans la diffusion du savoir et des pratiques de cr&#233;ation, comme le reflet de formes de pens&#233;es. Il serait une mat&#233;rialisation du r&#234;ve d'un Aby Warburg de la fin du 20&#7497;, d&#233;but du 21&#7497; si&#232;cle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cr&#233;er des liens, faire lien, tester et &#233;prouver ce qui lie, c'est le d&#233;sir de cette s&#233;rie : entre images, entre textes, toujours un troisi&#232;me terme appara&#238;t, qui n'est pas visible, mais peut-&#234;tre lisible, perceptible, intelligible. Du lien &#224; la relation, du contact &#224; la narration, le pas est quasiment franchi, il suffit du regard qui se d&#233;place, et de la dur&#233;e qu'il n&#233;cessite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour cela, nul besoin d'autre chose qu'un d&#233;clencheur.&lt;br class='autobr' /&gt;
La pens&#233;e alors rebondit encore vers Aby Warburg et son &lt;i&gt;Atlas Mn&#233;mosyne&lt;/i&gt; : disposer ensemble des images disparates et les lier &#224; des textes, des cartes, des objets, fait surgir une possible m&#233;moire collective, des formes que nul texte seul, nulle image seule, ne pourrait exprimer.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est une fa&#231;on de cr&#233;er un espace entre deux par apposition d'un autre &#233;l&#233;ment qui ferait sens avec le premier. Non pas comme miroir mais plut&#244;t comme rencontre, friction des temporalit&#233;s diff&#233;rentes, non illustration d'un face &#224; face mais acte de pr&#233;sence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Presque &#224; l'inverse c'est &#171; faire d&#233;clencher &#187;, ce qu'un objet peut engendrer par association d'id&#233;es ou pens&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'un lien, sur un vide, se tend une ligne invisible, deux objets se et nous racontent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jamais ces entit&#233;s ne sauront &#224; quel point elles sont tress&#233;es, images sur images et hors d'elles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une forme peut appara&#238;tre de chaque rapprochement, m&#234;me le plus t&#233;nu, c&#244;te &#224; c&#244;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Relier deux formes d'&#233;criture, c'est faire sens, ouvrir deux mondes pour en d&#233;voiler un troisi&#232;me, invisible.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;small&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Braganti / Galatry&lt;/h2&gt;&lt;/center&gt;&lt;/small&gt;
&lt;div class='spip_document_27362 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/montre_al-03.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH667/montre_al-03-6beed.jpg?1781337241' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27363 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/montre_al-01.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH667/montre_al-01-7aea9.jpg?1781337241' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27364 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/montre_al-04.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH667/montre_al-04-3da96.jpg?1781337241' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27365 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/montre_al-05.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH667/montre_al-05-b83e2.jpg?1781337241' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27366 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/otawa-06.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH375/otawa-06-3db9d.jpg?1781337241' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27367 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/que_bec-02.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH667/que_bec-02-58c4b.jpg?1781337241' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27368 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/venise-07.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH667/venise-07-d957a.jpg?1781337241' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;center&gt;&lt;small&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; Esther SALMONA / Christophe GALATRY&lt;/h2&gt;&lt;/center&gt;&lt;small&gt;
&lt;div class='spip_document_27369 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/es-chr03.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH300/es-chr03-c69b3.jpg?1781337241' width='500' height='300' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27370 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/es-chr01.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH340/es-chr01-6c880.jpg?1781337241' width='500' height='340' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27371 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/es-chr05.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH340/es-chr05-c8d87.jpg?1781337241' width='500' height='340' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27372 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/es-chr07.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH340/es-chr07-818b7.jpg?1781337241' width='500' height='340' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27373 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/es-chr11.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH382/es-chr11-17e51.jpg?1781337241' width='500' height='382' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27374 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/es-chr13.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH352/es-chr13-96368.jpg?1781337241' width='500' height='352' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27375 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/es-chr15.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH340/es-chr15-e53ee.jpg?1781337241' width='500' height='340' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27376 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/es-chr17.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH340/es-chr17-1bfd9.jpg?1781337241' width='500' height='340' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27377 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/es-chr19.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH340/es-chr19-00af4.jpg?1781337241' width='500' height='340' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Des photographies de Christophe GALATRY
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Des photographies et textes d'Esther SALMONA
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Des textes de Sophie BRAGANTI&lt;br class='autobr' /&gt; Esther SALMONA / Christophe GALATRY&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Image d'introduction : Christophe Galatry / Esther Salmona 2026&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Circonf&#233;rence, mais, mais</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Circonference-mais-mais</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/Circonference-mais-mais</guid>
		<dc:date>2026-05-31T10:03:40Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Thomas Zoritchak</dc:creator>


		<dc:subject>po&#233;sie</dc:subject>
		<dc:subject>Image</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Malgr&#233; le festival de Cannes, qui vient de commencer Et l'effervescence m&#233;diatique&lt;br class='autobr' /&gt;
Les paillettes dans les yeux, ces gens glamours&lt;br class='autobr' /&gt;
Le combat de certain.e.s pour participer &#224; tout prix Etre l&#224;&#8230; ou &#234;tre vu l&#224;&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Cerveau" rel="directory"&gt;Cerveau&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/poesie" rel="tag"&gt;po&#233;sie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Image" rel="tag"&gt;Image&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH133/20260515a_titre_p1_800-c6b2d.png?1780223763' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='133' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Malgr&#233; le festival de Cannes, qui vient de commencer Et l'effervescence m&#233;diatique&lt;br class='autobr' /&gt;
Les paillettes dans les yeux, ces gens glamours&lt;br class='autobr' /&gt;
Le combat de certain.e.s pour participer &#224; tout prix &#202;tre l&#224;&#8230; ou &#234;tre vu l&#224;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;br&gt;
En parall&#232;le la biennale de Venise a aussi d&#233;marr&#233; L'actualit&#233; est dense&lt;br class='autobr' /&gt;
D'autres s'y trouvent&lt;br class='autobr' /&gt;
Font part de ce qu'ils sont en train de regarder, voir, faire, &#224; quoi ils participent &#199;a a l'air trop bien. J'y vais quand ? je planifie mon voyage&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais eux se trouvent dans un moment stimulant Exceptionnel&lt;br class='autobr' /&gt;
Concentration de personnes influentes dans le milieu L&#224; aussi paillettes, luxe apparent, et un prix &#224; payer&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le quinze car il a quinze ans. C'est l'anniversaire de la petite / du petit Qu'as-tu envie de lui dire ? plein de choses&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais attention, c'est un &#226;ge ingrat. Tu n'es plus enfant et pas encore adulte Sans r&#233;el statut mais heureusement plein d'&#233;nergie&lt;br class='autobr' /&gt;
Tu manigances, tu t'organises&lt;br class='autobr' /&gt;
Et sans le savoir tu fais des d&#233;couvertes, qui ensuite changeront ta vie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et l&#224; bim, il y a deux jours, tu apprends une nouvelle, certes tr&#232;s locale Cette galerie que tu connais depuis toujours&lt;br class='autobr' /&gt;
Qui a accompagn&#233; tes ann&#233;es d'&#233;tudes&lt;br class='autobr' /&gt;
Ferme ses portes, apr&#232;s 36 ans d'activit&#233;s C'est triste&lt;br class='autobr' /&gt;
Tu ne savais pas que &#231;a couvait&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Morte &#224; trente-six ans, comme B finalement&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais le d&#233;c&#232;s d'une personne n'a rien &#224; voir avec une cessation d'activit&#233; Ce n'est pas rempli de la m&#234;me mani&#232;re&lt;br class='autobr' /&gt;
L'art c'est ce qui rend la vie plus int&#233;ressante que l'art (Filliou) La vie, ses creux et ses bosses, ses pleins et ses d&#233;li&#233;s&lt;br class='autobr' /&gt;
L'individu seul face au monde, plus ou moins hostile, plus ou moins bienveillant&lt;br class='autobr' /&gt;
L'entreprise (allez, au boulot, il va falloir s'y mettre) plusieurs personnes rassembl&#233;es Et travaillant plus ou moins dans la m&#234;me direction&lt;br class='autobr' /&gt;
Unit&#233; de lieu et unit&#233; de temps&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je peux te raconter si tu m'invites &#224; manger, &#231;a fera un premier aper&#231;u&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux jours apr&#232;s, tu apprends qu'une fondation ferme aussi ses portes Dr&#244;le de semaine&lt;br class='autobr' /&gt;
Enfin, fa&#231;on de parler, bien-s&#251;r&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et cette phrase de Filliou, tu veux en parler ? pas forc&#233;ment Elle pose question, c'est s&#251;r&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si tu veux mon avis elle sous-entend d&#233;j&#224; que l'art, ainsi que toute activit&#233; humaine Se caract&#233;rise comme &#233;tant par d&#233;finition tr&#232;s limit&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
Un point de vue, aussi fort, puissant, pertinent soit-il Non ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Premi&#232;re piste&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et la vie ? elle d&#233;borde, ne se laisse pas apprivoiser, t'&#233;chappe Forc&#233;ment&lt;br class='autobr' /&gt;
Tu ne peux la contraindre Ni la reproduire&lt;br class='autobr' /&gt;
&#199;a n'a aucun int&#233;r&#234;t&lt;br class='autobr' /&gt;
Et ce n'est tout simplement pas possible&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un seul cerveau ne peut y parvenir Car cet organe&lt;br class='autobr' /&gt;
Outil&lt;br class='autobr' /&gt;
Est reli&#233; &#224; un corps&lt;br class='autobr' /&gt;
Celui-ci vit, s'use, suit un ou plusieurs trajets Et tout &#231;a l'influence&lt;br class='autobr' /&gt;
Le conditionne&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc, bah, ya pas photo Tout &#224; fait Thierry&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est mon dernier mot, Jean-Pierre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bon alors, tu m'invites au resto ? parfait, c'est ce que j'allais te proposer. On va chez S&#233;bastien ? &#231;a me va. C'est pas parce que c'est un copain, mais j'adore ce qu'il fait&#8230; et d'ailleurs lui aussi je le connais depuis un bail&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
D'accord, on commence par quoi ? tu as un titre ? oui, bien-s&#251;r Notes &lt;strong&gt;15 ans au moment des faits.&lt;/strong&gt; &#199;a me semble appropri&#233;. Oui&lt;br class='autobr' /&gt;
Et la th&#233;matique ? il m'a propos&#233; &lt;strong&gt;Pissenlit par la racine.&lt;/strong&gt; C'est bof, non ? R&#233;fl&#233;chissons cinq minutes. Il s'agit de mauvaises herbes. L'aspect naturel et intrusif me plaisent bien. Tu plantes des graines, tu arroses, et &#231;a pousse. Voici le sch&#233;ma, la structure. Vois-&#231;a comme th&#233;orique. Mais ensuite tu es libre. C'est un principe d'&#233;quivalence. Tu peux le r&#233;aliser, ou pas. Bien fait / mal fait / pas fait&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;j&#224;, je d&#233;roule, et ensuite, trois petits points (on verra bien, &#231;a ne m'appartient plus)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout a commenc&#233; par cette co&#239;ncidence : elle est d&#233;c&#233;d&#233;e peu avant ses 98 ans et j'apprends quelques jours plus tard qu'une copine est r&#233;cemment tomb&#233;e enceinte (naissance pr&#233;vue bient&#244;t, en juillet). Mais elle n'en parle pas trop, elle est secr&#232;te. Par exemple on ne sait pas encore si c'est un gar&#231;on ou une fille&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je prends en compte les &#226;ges : 94 jusqu'&#224; pr&#233;sent, mais presque 95 Elle a 35 (ils ont vingt ans de diff&#233;rence)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;78&lt;br class='autobr' /&gt;
Pendant plus de 10 ans&lt;br class='autobr' /&gt;
Il a 23 mais affirme : on n'a plus vingt ans (&#224; quelqu'un d'environ 60) 34&lt;br class='autobr' /&gt;
Entre 5 et 12 ans&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;101&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A partir de 14, voire 15,&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans quel &#233;tat seras-tu &#224; son &#226;ge ? (si jamais tu y arrives&#8230;. rires) Bient&#244;t c'est cool, on pourra rajeunir nos cellules&lt;br class='autobr' /&gt;
La vie &#233;ternelle, c'est g&#233;nial 17 ans non plus&lt;br class='autobr' /&gt;
Oui mais pour qui ? hahaha lol On n'est pas assez sur Terre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas encore 18&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est rarement les plus int&#233;ressants qui sont mis en avant Mais les plus rentables&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trente ans, ado&lt;br class='autobr' /&gt;
A cent &#224; l'heure, &#48744;&#47532; &#48744;&#47532;&lt;br class='autobr' /&gt;
Quel int&#233;r&#234;t ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Il a 9 ans, 13, 17 (daronne)&lt;br class='autobr' /&gt;
Tout le monde a un prix. Il propose 200 &#8364; en liquide Le feu s'est d&#233;clar&#233; vers 23 heures&lt;br class='autobr' /&gt;
En dix minutes, les flammes faisaient plusieurs m&#232;tres de haut Tu as 47, 62, 53, 72, 82 ans (coches la case correspondante) Des ann&#233;es de vie sur place&lt;br class='autobr' /&gt;
Page tourn&#233;e en quelques heures Point final&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et quelle est la prochaine &#233;tape ? organiser une sorte de casting. Rencontrer des gens &#224; partir des &#226;ges indiqu&#233;s ci-dessus. Tu les rencontres, tu les fais parler. De ce qu'ils veulent, c'est important. On collecte des histoires, des propos, des paroles. Des mani&#232;res de parler&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il me faudrait assez vite un logement, avec bureau ind&#233;pendant, &#233;videmment. A minima une table, une chaise, un peu d'espace, et des murs vides. Autrement dit un atelier. Exactement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et ensuite un peu de temps. Je peux avoir une journ&#233;e, une semaine, un mois, six mois, un an. Il n'y a pas vraiment de limite. Mais tu imagines bien que le temps qu'on me donnera aura une influence sur le r&#233;sultat. &#199;a fait partie de l'&#233;quation&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme le disait le cowboy, reste ouvert et reste concentr&#233;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27316 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;32&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/2018_monochrome_a_l_arbre_sec.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH667/2018_monochrome_a_l_arbre_sec-b369b.jpg?1780090207' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;2018, monochrome &#224; l'arbre sec
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>A&#768; me&#770;me les e&#769;le&#769;ments&#8232;- Dancing with elements</title>
		<link>https://www.tk-21.com/A%CC%80-me%CC%82me-les-e%CC%81le%CC%81ments</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/A%CC%80-me%CC%82me-les-e%CC%81le%CC%81ments</guid>
		<dc:date>2026-05-03T18:24:19Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olga Caldas et Zack Rogow</dc:creator>


		<dc:subject>photographie contemporaine</dc:subject>
		<dc:subject>po&#233;sie</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Zack Rogow, poems&lt;br class='autobr' /&gt;
Olga Caldas, photographs&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Lire-ecrire" rel="directory"&gt;Voir, Lire &amp; &#233;crire&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/photographie-documentaire-critique" rel="tag"&gt;photographie contemporaine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/poesie" rel="tag"&gt;po&#233;sie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH113/olga_caldas_zack_rogow__page_49_image_0001-1854d.jpg?1777833662' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Zack Rogow, poems&lt;br class='autobr' /&gt;
Olga Caldas, photographs&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;br&gt; NEW YORK&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; SAN FRANCISCO&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; PARIS&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; PRAIA DA AMOROSA&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27044 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/olga_caldas_zack_rogow__page_03_image_0001.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/olga_caldas_zack_rogow__page_03_image_0001-03801.jpg?1773850757' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;W A T E R&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;E A R T H&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;F I R E&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A I R&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27053 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/olga_caldas_zack_rogow__page_13_image_0001.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/olga_caldas_zack_rogow__page_13_image_0001-67881.jpg?1773850757' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;The Ocean, for Example&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;What does the ocean do when it creates a failure&lt;br class='autobr' /&gt;
of a wave, a mangy little billow that fizzles onto the shore,&lt;br class='autobr' /&gt;
a dud that never goes beyond muddled ruffles ?&lt;br class='autobr' /&gt;
What does the ocean do then ? It makes another wave.&lt;br class='autobr' /&gt;
And what does the ocean do when it spins a perfect turquoise Murano wave,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;a liquid aqua cylinder flawlessly unfurling ?&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27050 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/olga_caldas_zack_rogow__page_10_image_0001.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/olga_caldas_zack_rogow__page_10_image_0001-bb400.jpg?1773850757' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;What does the ocean do then ? I think you already know.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27049 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/olga_caldas_zack_rogow__page_09_image_0001.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/olga_caldas_zack_rogow__page_09_image_0001-fef72.jpg?1773857283' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27055 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/olga_caldas_zack_rogow__page_15_image_0001.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH750/olga_caldas_zack_rogow__page_15_image_0001-0818e.jpg?1773857283' width='500' height='750' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Que fait l'oc&#233;an, lorsqu'il &#233;choue&lt;br class='autobr' /&gt;
et ne cr&#233;e qu'un petit mouton miteux qui gargouille jusqu'au rivage&lt;br class='autobr' /&gt;
un rat&#233; qui s'&#233;puise en glouglous ? Que fait-il alors l'oc&#233;an ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il fait une autre vague.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27053 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/olga_caldas_zack_rogow__page_13_image_0001.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/olga_caldas_zack_rogow__page_13_image_0001-67881.jpg?1773850757' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Et que fait l'oc&#233;an lorsqu'il souffle&lt;br class='autobr' /&gt;
une vague Murano turquoise parfaite,&lt;br class='autobr' /&gt;
un cylindre liquide qui se d&#233;roule &#224; merveille ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que fait-il alors l'oc&#233;an ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je crois que vous le savez d&#233;j&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27054 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/olga_caldas_zack_rogow__page_14_image_0001.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH750/olga_caldas_zack_rogow__page_14_image_0001-6bdf8.jpg?1773850757' width='500' height='750' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Traduction Armelle Blackledge &amp; Fran&#231;oise Vidal&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27052 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/olga_caldas_zack_rogow__page_12_image_0001.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/olga_caldas_zack_rogow__page_12_image_0001.jpg' width=&#034;945&#034; height=&#034;630&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La vie est une cr&#233;ation continue</title>
		<link>https://www.tk-21.com/La-vie-est-une-creation-continue</link>
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		<dc:date>2026-02-02T11:12:13Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bernard Gast</dc:creator>


		<dc:subject>Philosophie</dc:subject>
		<dc:subject>po&#233;sie</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Apr&#232;s l'analyse, la po&#233;sie suit la philosophie. Comment ne pas &#233;crire des po&#232;mes pour Henri Bergson, qui insiste tant sur l'intuition et l'imm&#233;diat instant ?&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Cerveau" rel="directory"&gt;Cerveau&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Philosophie" rel="tag"&gt;Philosophie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/poesie" rel="tag"&gt;po&#233;sie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton2785-42e65.jpg?1772186898' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s l'analyse, la po&#233;sie suit la philosophie. Comment ne pas &#233;crire des po&#232;mes pour Henri Bergson, cet homme qui insiste tant sur l'intuition et l'imm&#233;diat instant ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;br&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'intuition du temps I&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le tumulte du monde, Bergson est un phare&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; d&#233;chiffrer les myst&#232;res du temps et de la vie&lt;br class='autobr' /&gt;
Il invite, non seulement &#224; penser, mais &#224; percevoir&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; naviguer entre langage et intuition&lt;br class='autobr' /&gt;
Les mots touchent surtout la surface&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais &#233;chouent &#224; cerner l'infini&lt;br class='autobr' /&gt;
Prisonniers d'une logique &#224; entraver l'&#226;me&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; m&#234;me du verbe&lt;br class='autobr' /&gt;
L'art est un refuge de la v&#233;rit&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
L'instinct lutte avec l'intelligence&lt;br class='autobr' /&gt;
Et l'intuition figure le guide int&#233;rieur v&#233;ritable&lt;br class='autobr' /&gt;
Chaque instant dessine une transformation&lt;br class='autobr' /&gt;
Fleuve qui coule, &#233;ternel et inconstant&lt;br class='autobr' /&gt;
Le moi fondamental, enfoui sous les masques&lt;br class='autobr' /&gt;
Attend l'appel du chant pr&#233;sent&lt;br class='autobr' /&gt;
La m&#233;moire est un tissu de souvenirs&lt;br class='autobr' /&gt;
O&#249; s'entrelacent les &#233;chos du pass&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
L'esprit vibre par del&#224; la chimie&lt;br class='autobr' /&gt;
Le cerveau n'est pas ma&#238;tre&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais serviteur de l'existence&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; travers lui, l'&#234;tre apprend &#224; vivre&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; ressentir les nuances de l'inconnu&lt;br class='autobr' /&gt;
L'intuition reconna&#238;t ce lien sacr&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
Qui unit &#224; la vie, &#224; l'autre, au divin&lt;br class='autobr' /&gt;
L'intuition m&#232;ne au c&#339;ur de toute chose&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans cette danse &#233;ternelle : la vie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'intuition du temps II&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bergson est au c&#339;ur de l'instant qui s'&#233;chappe&lt;br class='autobr' /&gt;
Geste, h&#233;sitation d'une aventure fragment&#233;e&lt;br class='autobr' /&gt;
Le langage est un filet trop l&#226;che pour capturer l'existant&lt;br class='autobr' /&gt;
Le mot se d&#233;bat, &#233;choue &#224; transmettre la pulsation du vivant&lt;br class='autobr' /&gt;
Instinct et intelligence&lt;br class='autobr' /&gt;
L'un danse, l'autre construit&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans ce bal, une tension&lt;br class='autobr' /&gt;
Qui suis-je vraiment ?&lt;br class='autobr' /&gt;
L'intuition surgit&lt;br class='autobr' /&gt;
P&#233;n&#232;tre la mati&#232;re&lt;br class='autobr' /&gt;
Saisit l'indicible&lt;br class='autobr' /&gt;
Le temps est une mer &lt;br class='autobr' /&gt;
Chaque vague, un instant&lt;br class='autobr' /&gt;
Chaque ressac, la m&#233;moire qui joue&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pass&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce courant souterrain&lt;br class='autobr' /&gt;
tactile et vibrant de souvenirs &lt;br class='autobr' /&gt;
Qui flottent et s'entrem&#234;lent&lt;br class='autobr' /&gt;
T&#233;moins de l'existence &#233;coul&#233;e&lt;br class='autobr' /&gt;
Et la m&#233;moire&lt;br class='autobr' /&gt;
Un jardin secret, anarchique&lt;br class='autobr' /&gt;
O&#249; les impressions poussent&lt;br class='autobr' /&gt;
Fleurs &#233;ph&#233;m&#232;res dans la terre de l'inconscient&lt;br class='autobr' /&gt;
Ne pas r&#233;duire, ne pas plier les dimensions de l'&#234;tre&lt;br class='autobr' /&gt;
Plut&#244;t explorer l'&#233;merveillement&lt;br class='autobr' /&gt;
Les profondeurs fluctuantes&lt;br class='autobr' /&gt;
De l'&#226;me complexe o&#249; se d&#233;couvre un &#233;cho&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce que je suis, ce que je dois &#234;tre&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans une mosa&#239;que de sensations&lt;br class='autobr' /&gt;
Acc&#233;der &#224; soi&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est s'aventurer dans l'inconnu&lt;br class='autobr' /&gt;
Se glisser entre les heures&lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;treindre l'opacit&#233; du moment&lt;br class='autobr' /&gt;
Bergson ouvre les portes&lt;br class='autobr' /&gt;
Pas &#224; pas, vers la part ignor&#233;e&lt;br class='autobr' /&gt;
Et la qu&#234;te inachev&#233;e de l'authenticit&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'intuition du temps III&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je change donc sans cesse&lt;br class='autobr' /&gt;
Le temps est un fluide qui fa&#231;onne l'esprit&lt;br class='autobr' /&gt;
Touchant l'essence du myst&#232;re vivant&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais les mots, en fiers b&#226;tisseurs,&lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;rigent des murs autour de l'&#226;me&lt;br class='autobr' /&gt;
Au tr&#233;fonds se dessine le drame humain&lt;br class='autobr' /&gt;
Des fant&#244;mes d'images dansent au bord&lt;br class='autobr' /&gt;
Et dans l'ombre, &#233;clot l'intuition&lt;br class='autobr' /&gt;
Se glissant entre l'essence et l'instant&lt;br class='autobr' /&gt;
Sans condition, l'intuition d&#233;voile le divin&lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;veille l'&#226;me &#224; sa pr&#233;sence&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le temps est une &#233;toffe qui tisse les jours&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et Bergson murmure le secret du temps&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://koleom.jimdofree.com" class="spip_out"&gt;Peter KOL&#233;OM&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Image d'introduction : Peter KOL&#233;OM &#8211; Un jour d'audace (2025), Crayon noir (9 x 9 cm), Collection priv&#233;e &#169; Adagp&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/@galerieintime&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.youtube.com/@galerieintime&lt;/a&gt; (La chaine de la Galerie Intime)&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://koleom.jimdofree.com/dessins/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://koleom.jimdofree.com/dessins/&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.instagram.com/bernardgast/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.instagram.com/bernardgast/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les &#339;ufs durent</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Les-oeufs-durent</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/Les-oeufs-durent</guid>
		<dc:date>2025-12-28T15:44:23Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Paul Gavard-Perret</dc:creator>


		<dc:subject>livre</dc:subject>
		<dc:subject>po&#233;sie</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Et voici dans ce livre le big bang de mots vampirise ce qui boit le sang, rature l'existence. C'est le bal des mots dits pour un bain de jouvence aux milieux des miasmes et des douleurs. D'o&#249; ce continent f&#233;erique face au noir qui &#233;treint. Le tout-en-un souci de clart&#233; pour exprimer ici une col&#232;re noire qui ne se contente jamais de son cri. Ici son action joue entre les mots Et celle qui d&#233;passe toujours bien des seuils essentiels fait de la col&#232;re &#224; la fois un seuil.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/poesie" rel="tag"&gt;po&#233;sie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH137/arton2777-24234.jpg?1772187470' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='137' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Et voici dans ce livre le big bang de mots vampirise ce qui boit le sang, rature l'existence. C'est le bal des mots dits pour un bain de jouvence aux milieux des miasmes et des douleurs. D'o&#249; ce continent f&#233;erique face au noir qui &#233;treint. Le tout-en-un souci de clart&#233; pour exprimer ici une col&#232;re noire qui ne se contente jamais de son cri. Ici son action joue entre les mots Et celle qui d&#233;passe toujours bien des seuils essentiels fait de la col&#232;re &#224; la fois un seuil.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Son essence provient de l'enfance o&#249; tout part, tout revient mais o&#249; la vie d'adulte s'exerce &#224; un apprentissage de la distance. Mais si la col&#232;re reste la musique de ses aubes, en naissent de volutes noy&#233;es loin d'un laiteux effet-m&#232;re que Juliette Brevilliero &#8212; &#224; moiti&#233; qui elle est et qui elle fut &#8212; ne se contente pas d'errer mais trouve par ses po&#232;mes (plus que des pare-fum&#233;e) existence et sa v&#233;rit&#233; loin de l'insouciance, du calme et de la l&#233;g&#232;ret&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
D'autant que l'&#339;uvre de Juliette Brevilliero renverse les principes trop placides de la po&#233;sie souvent riv&#233;e au culte de l'occident. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour une telle auteure, trouver le chemin de l'esp&#233;rance et de la d&#233;sesp&#233;rance, &#233;crire est une affaire complexe, exp&#233;rimentale, &#233;volutive. Et dans ce livre, le sourire au monde n'est pas simple mais &#8212; paradoxalement &#8212; l'onde de la col&#232;re est une gr&#226;ce. Son irruption fait parfois qu'on ne sait que penser. Mais, avec le temps, une telle femme est r&#233;gulatrice en passant du chemin des hommes et des femmes avec parfois une once de gaiet&#233;, m&#234;me si &#224; qui elle s'adresse, re&#231;ut la nostalgie en h&#233;ritage. Pour le meilleur et pour le pire.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Pleuvent ici des souvenirs f&#234;l&#233;s sur ce livre de chair, d'&#226;me et de papier l&#224; o&#249; les ponts de Paris ne suffisent pas pour celle dont son errance et son enqu&#234;te fil&#233;e se h&#226;te vers elle mais qui par ses allit&#233;rations, sa pulsion &#233;crit des textes tr&#232;s noirs sur page blanche mais pour &#8212; inconsciemment peut-&#234;tre &#8212; renverser la donne.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Ici ses po&#232;mes s'imbriquent, se t&#233;lescopent, se d&#233;coupent, se malaxent, dans une chirurgie de l'existence. Preuve que sa po&#233;sie reste bien au-del&#224; de la d&#233;su&#233;tude et ses pr&#233;suppos&#233;s. Elle incarne la col&#232;re qui pourrait gueuler vers un possible appel &#224; la libert&#233; d'&#234;tre parmi des al&#233;as existentiels. De la vie, le ciel se fait &#226;pre car elle reste farouchement d&#233;faite mais ici en fa&#231;on d'&#233;veiller, au sein d'une &#233;pop&#233;e, l'auteure cavale et se d&#233;cha&#238;ne en de tels po&#232;mes.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Se retrouvent col&#232;re, n&#233;gociation, pulsions en un tel assemblage de vers et de proses po&#233;tiques jusqu'&#224; un &#171; insens&#233; mirage &#187; face &#224; la r&#233;alit&#233;. De fait existe une sorte d'Odyss&#233;e face &#224; des espaces satur&#233;s, l&#224; o&#249; les mots ne sont pas que des baumes ou des cataplasmes mais des accouchements progressifs face &#224; ce qui fut et ce qui arrive. Mais dans un tel cas les &#339;ufs durent.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Reste chez Juliette Brevilliero une ivresse du langage. Elle en n'est pas m&#233;galomaniaque mais reste juste face &#224; tout ce qui la et nous matraque. Elle se d&#233;robe &#224; la nuit et devient pour nous une guide. Louons donc sa sorte d'avidit&#233; scripturale par laquelle elle nous secourt au sein d'une spectaculaire alt&#233;rit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Certes la col&#232;re est gla&#231;ante, parfois sans queue ni t&#234;te ou mouroir aux alouettes. Mais l'auteure poursuit son &#171; pas au-del&#224; &#187; cher &#224; Blanchot o&#249; parfois se touche le fond. Car la col&#232;re enfantine fait toucher un n&#233;ant sans fond, mais ici elle devient bien arm&#233;e (comme Mallarm&#233;) contre la r&#233;alit&#233; mais pour la v&#233;rit&#233;. P&#233;n&#233;tr&#233;e parfois de la sagesse de l'Inde, l'auteure se d&#233;gage de la rage des chiens en des sortes de valses d&#233;licates qui frisent parfois l'insouciance.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
La verve de la cr&#233;atrice permet que la pens&#233;e par de tels mots provoque l'inconscient. C'est une mani&#232;re de faire fuser ce qui normalement et ailleurs se refuse tant l'infusion demeure nocturne. Et dans ses scansions (en partie de ses textes de prose po&#233;tiques) le noir de nuit perdure mais l'aube supplie de d&#233;gager les couleurs pass&#233;es et de s'&#233;treindre d'elle-m&#234;me loin de la nostalgie.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
De chair et de chant, un tel livre devient une fontaine &#171; ub&#233;rale &#187; l&#224; o&#249; l'ineffable a bien des choses &#224; dire et &#224; monter. De plus l'auteure en transforme leurs paradoxes en explorant sa face cach&#233;e &#8212; &#226;me comprise. Sa col&#232;re est une facette avec laquelle il faut n&#233;gocier mais en devenant dupe de rien, &lt;i&gt;&#171; entre onirisme, r&#233;alit&#233; et surr&#233;alit&#233; &#187;&lt;/i&gt; comme l'auteure &#233;crivait lors d'une de ses interviews. Un tel &#171; &#233;tat des lieux &#187; fait grincer avec une sensorialit&#233; musicale et intelligente des promesses d'enchantements. Mais seront-elles toujours tenues ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;div class='spip_document_22988 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/colere-juliette-brevilliero_livre.jpg' width=&#034;402&#034; height=&#034;640&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Juliette Brevilliero &#171; Col&#232;re &#187;, coll. Po&#233;sie, &#201;ditions Ma&#239;a, 2025, 124 p., 20,00 &#8364;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>J&#233;r&#244;me Peignot</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Jerome-Peignot-2738</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/Jerome-Peignot-2738</guid>
		<dc:date>2025-09-29T15:16:32Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Martial Verdier</dc:creator>


		<dc:subject>musique concr&#232;te/acousmatique</dc:subject>
		<dc:subject>po&#233;sie</dc:subject>
		<dc:subject>Hommage</dc:subject>
		<dc:subject>mort</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;J&#233;r&#244;me Peignot, que nous avions eu la chance d'interviewer avec Marc Jacquin pour les num&#233;ros 154 et 160 de TK-21 en juin 2024, est d&#233;c&#233;d&#233; ce 19 juillet.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Entretiens" rel="directory"&gt;Entretiens&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/musique-concrete-acousmatique" rel="tag"&gt;musique concr&#232;te/acousmatique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/poesie" rel="tag"&gt;po&#233;sie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Hommage" rel="tag"&gt;Hommage&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/mort" rel="tag"&gt;mort&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH98/arton2738-ecaf3.jpg?1772186868' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='98' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;J&#233;r&#244;me Peignot, que nous avions eu la chance d'interviewer avec Marc Jacquin pour les num&#233;ros 154 et 160 de TK-21 en juin 2024, est d&#233;c&#233;d&#233; ce 19 juillet.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dipl&#244;m&#233; de l'&#201;cole Estienne, &#233;crivain, po&#232;te, il &#233;tait &#233;galement homme de radio, coproducteur du &#171; Masque et la plume &#187; sur France Inter et producteur sur France Culture entre autres, des &#171; Chemins de la connaissance &#187; et des &#171; Nuits magn&#233;tiques &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
S&#233;miologue, il a &#233;t&#233; charg&#233; d'enseignement &#224; l'Universit&#233; de Paris I (&#171; Panth&#233;on-Sorbonne &#187;) sur l'&#233;criture, la calligraphie et la typographie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il fut charg&#233; de mission par Jack Lang sur le m&#234;me th&#232;me ainsi que sur la conservation du plomb et le transfert du plomb &#224; l'informatique. Il a d&#233;fendu jusqu'&#224; la fin le retour des poin&#231;ons originaux du Garamond &#224; l'Imprimerie Nationale, alors qu'ils sont depuis l'op&#233;ration douteuse de la vente (puis du rachat !) des locaux de la rue de la Convention, stocker dans une r&#233;serve du nord de la France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il &#233;tait le fils de Suzanne Peignot, cantatrice amie de Francis Poulenc et son grand-p&#232;re Georges d&#233;veloppa la fonderie typographique G. Peignot &amp; fils, issue d'une longue tradition typographique (qui deviendra Deberny &amp; Peignot en 1923) pour laquelle travaill&#232;rent Cassandre, Adrian Frutiger&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il &#233;tait tr&#232;s attach&#233; &#224; sa tante Colette, la &#171; Laure &#187; de Georges Bataille, dont il publia les &#171; E&#769;crits &#187; en 1976 chez Jean-Jacques Pauvert.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous vous invitons &#224; revoir cette rencontre avec un personnage hors du commun.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22797 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;76&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://www.tk-21.com/Je&#769;ro&#770;me-Peignot-l-acousmate' class=&#034;spip_in spip_doc_lien&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH325/arton2485-e3fa7.jpg?1758201547' width='500' height='325' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;TK-21 LaRevue n&#176;154&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Je&#769;ro&#770;me Peignot, l'acousmate
Ce soir on bruitera&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_22798 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;51&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://www.tk-21.com/Typoesie' class=&#034;spip_in spip_doc_lien&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH376/arton2575-b1104.jpg?1758201547' width='500' height='376' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;TK-21 LaRevue n&#176;160&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Typo&#233;sie, J&#233;r&#244;me Peignot&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>No&#235;l Ravaud</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Noel-Ravaud</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/Noel-Ravaud</guid>
		<dc:date>2025-07-27T15:45:19Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Christophe Nourisson</dc:creator>


		<dc:subject>po&#233;sie</dc:subject>
		<dc:subject>vid&#233;o</dc:subject>
		<dc:subject>performance</dc:subject>
		<dc:subject>art</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Artiste, plasticien, performeur, vid&#233;aste, photographe, po&#232;te, cr&#233;ateur de revue, No&#235;l Ravaud &#233;tire les tentacules de son &#339;uvre dans les m&#233;andres de ton cerveau.&lt;br class='autobr' /&gt;
Plus d'une ann&#233;e s'est &#233;coul&#233;e depuis la disparition de ce vertigineux artiste. Sauvage et raffin&#233;, anarchiste et profond&#233;ment farceur, pauvre parce qu'incorruptible au regard de l'&#233;conoma capitaliste, il laisse en rade une &#339;uvre d'une fondamentale importance pour l'art en France entre 1990 &#224; 2020. &lt;br class='autobr' /&gt;
J'avais amorc&#233; un texte sur l'une de ses expositions en 2018 &#224; Marseille. Je le livre ici, dans le contre-temps de l'inactuel.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Creation-et-commentaires" rel="directory"&gt;Cr&#233;ation et commentaires&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/poesie" rel="tag"&gt;po&#233;sie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/video" rel="tag"&gt;vid&#233;o&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/performance" rel="tag"&gt;performance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/art" rel="tag"&gt;art&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH100/arton2721-7ff44.jpg?1772188272' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Artiste, plasticien, performeur, vid&#233;aste, photographe, po&#232;te, cr&#233;ateur de revue, No&#235;l Ravaud &#233;tire les tentacules de son &#339;uvre dans les m&#233;andres de ton cerveau.&lt;br class='autobr' /&gt;
Plus d'une ann&#233;e s'est &#233;coul&#233;e depuis la disparition de ce vertigineux artiste. Sauvage et raffin&#233;, anarchiste et profond&#233;ment farceur, pauvre parce qu'incorruptible au regard de l'&#233;conoma capitaliste, il laisse en rade une &#339;uvre d'une fondamentale importance pour l'art en France entre 1990 &#224; 2020. &lt;br class='autobr' /&gt;
J'avais amorc&#233; un texte sur l'une de ses expositions en 2018 &#224; Marseille. Je le livre ici, dans le contre-temps de l'inactuel.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Comme il est tr&#232;s probable que l'on va crever, on se rendra compte que c'&#233;tait une vie, simplement au moment o&#249; l'on cr&#232;ve. Fin de la vie. Fin du po&#232;me. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div style=&#034;text-align:right&#034;&gt;&lt;i&gt;Robert Filliou&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De l'art comme semi-conducteur &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faudrait tenter des carottages en pied de mur ou d'effleurement &#224; la surface de semi-conducteur dont la propri&#233;t&#233; passant de la valence &#224; la conduction nous permettrait de tenter une transcription chaotique de cet engagement suffocant. Ce dont on ne pourrait douter, c'est que la rencontre avec les ouvrages de No&#235;l Ravaud ne laisserait pas de r&#233;pit. Ce serait la premi&#232;re impression perceptible &#224; la d&#233;couverte de l'installation pr&#233;sent&#233;e &#224; la galerie GT &#224; Marseille en mai 2018.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bienvenue, &#224; la s&#233;ance de &lt;i&gt;curling&lt;/i&gt; collectif, expos&#233;e sur les 3 murs et le sol de la galerie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soixante-cinq dessins imprim&#233;s sur papier photo furent s&#233;lectionn&#233;s sur l'ensemble des 353 existants le jour du vernissage. Ils sont expos&#233;s sous l'&#233;nigmatique titre : &lt;strong&gt;pendant 365 jours j'ai le m&#234;me &#226;ge que Mary Shelley &#224; sa mort.&lt;/strong&gt; Les dessins sont color&#233;s et encadr&#233;s, install&#233;s sur le mur selon une logique qui nous &#233;chappe mais qui respecte l'orthogonalit&#233; du format. La dispersion des &#339;uvres m&#233;nage des respirations. Quatre photo-images de la s&#233;rie &lt;strong&gt;je me souviens&lt;/strong&gt; sont align&#233;s et une &lt;strong&gt;Chronologie de Mary Shelley jusqu'en 1962&lt;/strong&gt; est manuscrite &#224; raz de sol comme une bande passante. 8 &lt;strong&gt;lignes de confidentialit&#233;&lt;/strong&gt; soit : des planchettes de bois imprim&#233; et d&#233;pos&#233;es au sol ; deux livrets (mode d'emploi/cartel) dont on pouvait manifestement se saisir sont accroch&#233;s avec des chaines &#224; un poteau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des temps, des espaces, des m&#233;moires lointaines et imm&#233;diates qui s'enchev&#234;trent. Il y aurait des parall&#232;les &#224; faire avec les feuillets glac&#233;s servant de support aux plong&#233;es mondaines de No&#235;l Ravaud. Il faudrait ainsi se pencher sur le blanc d'une banquise pour faire venir &#224; soi les profondeurs sans horizons des mondes enfouis, ce serait l&#224; une tache r&#233;clamant opini&#226;tret&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22664 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/noel_2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH355/noel_2-e5a73.jpg?1751392402' width='500' height='355' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Chez No&#235;l Ravaud les &#171; dessins &#187; recouvrent des photo-montages, des impressions augment&#233;es d'&#233;criture, rehauss&#233;s, tous produits en tirage num&#233;rique couleur et fabriqu&#233;s avec une patinante souris d'ordinateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au premier coup d'&#339;il la ligne est souvent tremblante, souvent interrompue. On reconnait de multiples figures qui cohabitent dans une m&#234;me composition : cr&#233;atures informes, rhizomes, formes anthropomorphes, corps morcel&#233;s, proth&#232;ses, animaux, monstres, machines, objets, arbres, fleurs, &#233;pluchures ou encore vers de terre... Les inserts photographiques font surgir : homme - singe - veau - vache - cochon - carcasse - mort ou vif... C'est un &#171; presque tout &#187; du monde qui se trouve chaque fois convoqu&#233;. Nous assistons au broyage duchampien du riche et bicam&#233;ral &lt;i&gt;Paradis&lt;/i&gt; de Jan Brueghel (1607).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22665 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/png/noel_3.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH359/noel_3-86965.png?1751392402' width='500' height='359' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ainsi le couple de &lt;i&gt;selfiwoman / selfiman,&lt;/i&gt; sorte d'Adam et Eve bio-politiquement modifi&#233;, expose-t-il fi&#232;rement l'un de leurs bras absurdement allong&#233; en perche &#224; selfie. &lt;i&gt;Parle &#224; ma main !&lt;/i&gt; &#8211; Oui, ma main-smartphone filtre d&#233;j&#224; ta parole. Plus loin les doigts marionnettes s'interpellent : &lt;i&gt;&#8211; Not a man &#8211; Not a woman.&lt;/i&gt; La greffe a prise, pas de retour &#224; la vie nue, &lt;i&gt;O.rganisme G.&#233;n&#233;tiquement M.odifi&#233;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bio et Zo&#233;, souverainet&#233; et gouvernance, Foucault &#224; Buenos Aire en 75, Agamben et son Homo Sacer, a minima.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22666 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/noel_4.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH360/noel_4-76398.jpg?1751392402' width='500' height='360' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Pas de sortie, de points de fuites, plut&#244;t une lat&#233;ralit&#233; hors cadre, une superposition de pellicules d&#233;notatives qui fabriquent un espace sans fond. Chaque apparition semblant surgir du chaos d'une ville o&#249; le reflet des enseignes se confondent avec la r&#233;alit&#233;. Si l'on accepte de franchir ce premier seuil, les &#339;uvres de No&#235;l Ravaud pr&#233;figureront une promenade en train fant&#244;me o&#249; nous ne serons pas surpris d'&#234;tre effray&#233;s. Cela tiendra &#224; la mutilation de la langue... &lt;i&gt;unnilingus, applOdissements...&lt;/i&gt; &#224; l'usage des devinettes... &lt;i&gt;chercher l'erreur, chercher l'anachronisme. &#192; la sentence... Dans les hangars d'Amazon l'ouvrier est le bras du logiciel, You're not her for sell attention / You're not her for pay attention&lt;/i&gt;. Les &#233;pigraphies semblent parfois nous prendre &#224; parti et d'autres fois se r&#233;v&#232;lent autot&#233;liques. L'invention de figure chim&#233;rique comme un monstre &#224; cinq t&#234;tes ou la duplication &lt;i&gt;ad nauseam&lt;/i&gt; d'une m&#234;me figure reproduite avec un l&#233;ger coefficient d'erreur (d'art) domine. Ce qui s'anime l&#224;, devant ces dessins, serait proche de ce que les meilleures &#339;uvres peuvent proposer, capacit&#233; &#224; provoquer la curiosit&#233;, l'interrogation, la perplexit&#233;. Dans cet entre-deux incertain se joue ce quelque chose d'essentiel de l'art sans que jamais on ne puisse r&#233;ellement le nommer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plus souvent autocollantes, les &lt;i&gt;lignes de confidentialit&#233;&lt;/i&gt; apparues au-devant des guichets des services publics dans les ann&#233;es 2010 norment l'espace, elles organisent le d&#233;placement et r&#233;duisent le contact des corps. Ici, elles sont imprim&#233;es sur des planchettes d&#233;pos&#233;es au sol et manifestement expos&#233;e &#224; la merci des visiteurs. Ces &#171; tr&#233;buchets &#187; convoquent l'attention joueuse, tant leur mobile incongruit&#233; vient d&#233;placer lat&#233;ralement les rep&#232;res. Les &lt;i&gt;lignes de confidentialit&#233;&lt;/i&gt; de No&#235;l Ravaud &#233;voquent plut&#244;t l'accident. Engageant au sens propre les exp&#233;rimentateurs - lecteurs - performeurs dans la chute. Cette proposition, v&#233;ritable &lt;i&gt;Blitz&lt;/i&gt; po&#233;tique, joue avec les limites de l'art de la performance. La suggestion transgressive d'une inqui&#233;tante dr&#244;lerie est patente. Cette &#339;uvre &#233;tait pr&#233;monitoire d'une glissade soci&#233;tale vers la bio-gouvernance, dont l'interm&#232;de Covid a d&#233;finitivement act&#233; l'effectivit&#233;. Elle renverse en rire sardonique, le pathos d'une intimit&#233; enchain&#233; aux injonctions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Je me souviens de Bruce Nauman plantant un bon piquet de coin,&lt;/strong&gt; la l&#233;gende, &#233;crite &#224; m&#234;me l'image, qui fait r&#233;f&#233;rence &#224; l'&#339;uvre de Bruce Nauman &lt;i&gt;Setting a Good Corner&lt;/i&gt; (2000), figure une antenne relais plant&#233;e en d&#233;sert proven&#231;al. Pass&#233; ma&#238;tre dans l'usage des parall&#232;les disjonctifs, l'artiste nous entraine dans des constellations r&#233;flexives. Nous identifions l'&#233;tranget&#233; des perceptions supportant les ph&#233;nom&#232;nes r&#233;manents. Elles rel&#232;vent ici, d'une discussion in/amicale avec des &#339;uvres, d'une situation trouv&#233;e qui, comme ce parapluie abandonn&#233; pourrait &#233;voquer la sculpture &lt;i&gt;Maman&lt;/i&gt; (1999) de Louise Bourgeois. Mais la l&#233;gende disorthographique, &lt;strong&gt;Je me souviens du souri de Louise Bourgeois,&lt;/strong&gt; coupe court &#224; la trivialit&#233; d'une simple citation. L'&#339;uvre vaut plut&#244;t comme le support d'un r&#233;cit plus vaste tel que l'utilisation de la photographie chez W.G. Sebald. La photographie ne valant pas pour elle-m&#234;me mais en tant que support d'une narration ne se substituant pas &#224; elle. C'est pr&#233;cis&#233;ment la fonction de la photographie, dans ce contexte, que de faire l'&#233;conomie de l'&#233;criture descriptive. D&#232;s lors, on l'aura compris, chacun des &#233;l&#233;ments de cette installation n'a valeur pleine et enti&#232;re que dans le cadre de ce projet &#233;tendu des 365 jours sous la tutelle mortelle de Mary Shelley.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22667 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/noel_5.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH777/noel_5-31e5a.jpg?1751392402' width='500' height='777' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La cr&#233;ature du docteur Frankenstein se tient &#224; l'aff&#251;t derri&#232;re le grand verre. Ce loup-garou exp&#233;rimental revigor&#233; par les baquets de Mesmer fait surgir, sans s'y r&#233;duire, deux probl&#233;matiques qui traversent l'&#339;uvre de No&#235;l Ravaud : d'une part le versant, que l'on dit aujourd'hui transhumaniste, aliment&#233; par la &#171; croyance &#187; en le progr&#232;s, sur lequel les cyniques r&#233;citants de la Silicon Valley continuent de sp&#233;culer ; d'autre part l'exp&#233;rience rat&#233;e du philanthropique docteur fait appara&#238;tre la figure de l'exclu, du migrant, du banni. Difficile de poser une parabole plus compl&#232;te du monde contemporain. La r&#233;surgence de la cr&#233;ature fictionnalise l'&#233;tat des corps biopolitiques comme condition de la gouvernance. Nous sommes tous des cr&#233;atures, abim&#233;es ou augment&#233;es par la technique, mais ce que les transhumanistes veulent &#233;carter, c'est la vuln&#233;rabilit&#233;, en folie d'immortalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fil des innombrables dessins :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Machine c&#233;libataire ou &#224; tuer : comme faux, pic, lance, trident, casse-t&#234;te ou actualit&#233; permanente d'une toujours probl&#233;matique guerre du P&#233;loponn&#232;se. Guerre : comme abattoir, vaporisateur, bombardier, temp&#234;te du d&#233;sert et Bambiland. Mais aussi sadomasochiste machine &#224; c&#226;lins de Mary Temple Grandin en apart&#233; du troublant visage embarqu&#233; de Greta Thunberg. Autistes hypersensibles &#224; l'animal souffrant, auquel certains vaniteux pensent &#233;chapper. Heureux tout de m&#234;me que cela se termine parfois par le bref rappel d'une temp&#234;te emportant yacht et h&#233;licopt&#232;re en voyage sans retour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les lignes trac&#233;es au crayon photoshop d'une machine &#224; coudre, &lt;i&gt;Un souvenir d'enfance&lt;/i&gt;, titre &#233;ponyme de l'essai de &lt;i&gt;Sigmund Freud sur Leonardo da Vinci,&lt;/i&gt; tentent de rassembler les &#233;l&#233;ments disloqu&#233;s. L'artiste semble proc&#233;der &#224; un lent travail de montage, de reconnexion d'&#233;l&#233;ments &#233;parpill&#233;s, jet&#233;s &#224; la mer en attente d'une comparution sur divan. Apparition de d&#233;risoires jouets de plage &#224; laquelle s'accroche fermement les d&#233;rivants mis au ban des &#233;tats durablement install&#233;s dans l'exception. Dans la benne &#224; ordure parfois devenue oikos des bannis, il r&#233;cup&#232;re aussi les organes des corps mutil&#233;s sans contrepartie. Embarqu&#233; sur une vedette de sauvetage, No&#235;l Ravaud ram&#232;ne &#224; lui les restes abandonn&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22668 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/png/noel_6.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH368/noel_6-aa360.png?1751392402' width='500' height='368' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Apparition fugace d'injonctions contradictoires Ignorer-supprimer-liker se superposant &#224; l'image d'un pendu, 2 fois &#171; Like &#187; &#224; outrance saturant l'espace. Cette &#339;uvre ne se prive de rien, il y a l&#224; jubilation cathartique, mode Western &#224; la Sam Peckinpah.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233;e de cerveaux ennuy&#233;s et amus&#233;s par les brumes d'un interminable hiver, par le vide inqui&#233;tant d'une nature devenue presque irr&#233;m&#233;diablement distante, l'&#339;uvre de Mary Shelley irrigue une chambre de r&#233;sonance dont la m&#233;moire vive n'a d&#233;lib&#233;r&#233;ment rien &#224; voir avec l'automatisme normatif des &#034;Intelligences&#034; artificielles. Ce dont il est question, est bien un &lt;i&gt;ce qui sauve,&lt;/i&gt; pas toujours tr&#232;s agr&#233;able, mais dont la n&#233;cessit&#233; fait loi de l'art. Sauver donc, ces petits oiseaux, petits singes de laboratoire, vache &#224; hublots et champ&#234;tres fleurettes, qui sous l'air tendre de la captation &#233;motionnelle, interpellent notre approche indiff&#233;rente &#224; la modification du vivant. On se souviendra &#224; ce titre de travaux ant&#233;rieurs de l'artiste autours des, d&#233;j&#224; dat&#233;s, jouets num&#233;riques que furent les tamagochis, ces doublures virtuelles des empathies niaiseuses.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22669 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/noel_7.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH342/noel_7-96cda.jpg?1751392402' width='500' height='342' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Comme un lac tumultueux d&#233;bordant de toute part, l'exposition engageait jeu de langue et d'anus, tenu dans la distance transgressive et inacceptable de la v&#233;rit&#233; de l'art. Il est toujours hasardeux de proposer quelques parall&#232;les, de tracer des g&#233;n&#233;alogies. Je peux n&#233;anmoins tenter d'imaginer le fil des voix qui arriv&#232;rent dans le Poitou natal &#224; l'oreille et aux yeux de l'artiste au d&#233;but des ann&#233;es 1980, celle des conjonctions d&#233;tonantes de musiques punks et savantes. Le fant&#244;me de Raoul Hausmann dans l'indiff&#233;rence de Limoges ou de Robert Filliou aux Eysies. Jeux de l'art et hurlement. Plus tard, sur un fil tordu qui jamais ne s'arr&#234;ta, il faudra &#233;pingler Mike Kelley, Paul Mac Carthy ou Jason Rhodes. &lt;i&gt;All over&lt;/i&gt; de &lt;i&gt;Fucking Bastard&lt;/i&gt; pris dans l'urgence d'un n&#233;cessaire massacre &#224; la tron&#231;onneuse. Sans &#233;tonnement, la Rance cultiv&#233;e est en panique face &#224; de telles fulgurances. Les r&#233;flexes d&#233;fensifs des vieilles bourgeoisies ran&#231;aises et incultes dont la g&#233;n&#233;alogie ne fait, elle, aucun doute, sait se d&#233;ployer avec toute sa puissance de nuisance. Il n'y aurait donc aucun &#233;tonnement &#224; voir certaines &#339;uvres marginalis&#233;es. Les jeux d'ironies et d'humours sont appr&#233;ci&#233;s lorsqu'ils viennent du s&#233;rail. Jeux de mots de pr&#233;cieuses ridicules, sans effet autre que celui d'&#233;pater les gogos, mais cela fait tout de m&#234;me de prestigieuses carri&#232;res d'&#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous partagions la d&#233;jection des couleuvres am&#232;res. No&#235;l m'envoya une derni&#232;re image quelques heures avant que je n'apprenne sa disparition. La photographie verticale est prise en contre-plong&#233; &#224; l'angle de la terrasse du Palais des arts et de la rue des trois Mages &#224; Marseille. Une terrasse s'avance en promontoire, un cheval de bronze se cabre devant les passants qui remontent la rue. Un cheval ridicule qui ressemble &#224; un z&#232;bre. Le mur de sout&#232;nement socle majestueusement la sculpture et est recouvert de graffitis comme autant d'authentiques traces urbaines. L'&#339;il s'attarde sur les plus lisibles d'entre elles : SANG et FARCE. Cet amoncellement de signes spontan&#233;s en apparence loufoque convoque la tragi-com&#233;die du regard en qu&#234;te de sens, car l'art demeure un jeu &lt;i&gt;a la vida ! a la muerte !&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_22670 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/noel_8.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH354/noel_8-9e288.jpg?1772188272' width='500' height='354' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, sans doute est-ce ne pas trop insister que de dire, combien les &#339;uvres de No&#235;l Ravaud sous les atours emprunt&#233;s parfois au grotesque et au langage des ruelles obscures avaient ceci d'incisif, qu'elles ne concernaient rien de moins, que la vitalit&#233; des offrandes po&#233;tiques imm&#233;moriales et impertinentes insupportablement mises au rebut.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://www.documentsdartistes.org/artistes/ravaud/repro.html" class="spip_out"&gt;https://www.documentsdartistes.org/...&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Image d'ouverture &#169;Favret-Manez&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Chants &#224; m&#232;res</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Chants-a-meres</link>
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		<dc:date>2025-07-27T15:39:15Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Paul Gavard-Perret</dc:creator>


		<dc:subject>livre</dc:subject>
		<dc:subject>po&#233;sie</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;De sa maison de l'&#234;tre, Anne Barbusse la croyait morte. Elle mourait en elle qui succombait de la savoir hant&#233;e. D&#233;sormais, elle d&#233;plie son secret par d&#233;bo&#238;tement de sornettes. C'est comme si dans ce livre elle arrive au point d'eau o&#249; s'abreuvent les hippopotames. Elle se juche sur un des dos, et face au danger, elle ouvre une ombrelle.&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH128/arton2720-95799.jpg?1772187470' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='128' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;De sa maison de l'&#234;tre, Anne Barbusse la croyait morte. Elle mourait en elle qui succombait de la savoir hant&#233;e. D&#233;sormais, elle d&#233;plie son secret par d&#233;bo&#238;tement de sornettes. C'est comme si dans ce livre elle arrive au point d'eau o&#249; s'abreuvent les hippopotames. Elle se juche sur un des dos, et face au danger, elle ouvre une ombrelle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Elle d&#233;crit un cirque de p&#233;tales m&#234;me si bien des lunaisons ont fait attendre sa l&#233;gende sur la piste de ses souvenirs. Peu &#224; peu, ici, elle va y entrer par la grande porte. Mais c'est moins une arriv&#233;e qu'un passage. Un corps de lumi&#232;re va s'offrir d&#233;sormais m&#234;me si d'autres &#224; sa place auraient perdu le fil ou pris la poudre d'escampette et estimaient ne jamais arriver pas &#224; la cheville. Mais ils ne se trompaient pas, et elle est devenue plus que m&#232;re de vinaigre ou femme de lune. Elle comprend que tout s'inverse, que la mer est douce et faible et Anne Barbusse dicte &#224; la courbe de l'horizon et son parcours au sein de ces m&#233;tamorphoses, m&#234;me si d'abord le c&#339;ur est un chaudron de solitude.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Cependant, m&#233;fions-nous du titre de livre d'Anne Barbusse. Et eu &#233;gard sa table des mati&#232;res en quatre chapitres : &#171; Le psychiatre parle, Le dernier jugement, Dans les villes de province, L'automne de la m&#232;re &#187;, se d&#233;roule d'un m&#234;me tonneau une histoire d'une m&#232;re, d'un fils, d'une famille, mais surtout un long et envoutant po&#232;me sur la douleur et les souffrances dans divers lieux de Gr&#232;ce ou de la province fran&#231;aise tandis que et par exemple un &lt;i&gt;&#171; vieux voisin ramasse les feuilles tomb&#233;es / avant de mourir et que le village mugit son silence &#187;&lt;/i&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Quant &#224; la narratrice, elle ressemble avec &#233;motion aux femmes qui vivent toutes seules dans leurs maisons. Elle essaie d'avoir la triste volont&#233; du jour, mais pas besoin d'aller au bout du monde : partout il y a des arbres o&#249; pendent des nostalgies en fleur. Quant aux rivi&#232;res par d&#233;finition, elles sont violentes, surtout apr&#232;s les pluies d'automne ou du printemps, pendant la fonte des neiges.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Bref, qu'importent les lieux car dans leur ventre sourd s'entendent les moteurs des voitures souveraines mais surtout des hommes qui souffrent face au pourrissement des vignes. Mais il en est ainsi en la solitude des m&#232;res. Dans ce livre, le lyrisme parfois effroyable danse sur les plis du vent, parfois il se r&#234;ve de la mer abolie, d'objets inanim&#233;s sur une terrasse d'&#233;t&#233;, &lt;i&gt;&#171; de la saveur de la past&#232;que &#187;&lt;/i&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Ici la douleur n'a pas pour elle un seul ami dans la r&#233;gion. Mais Anne Barbusse tente de la repeindre de blanc m&#234;me si chez sa narratrice &lt;i&gt;&#171; mon ventre porte cicatrice sur cicatrice un soir / il me fait &#233;couter la Chanson des vieux amants de Brel / et je pleure toute la nuit pour garder un enfant &#187;&lt;/i&gt;. Vogue ainsi l'histoire o&#249; des femmes se prostituent &lt;i&gt;&#171; &#224; la modernit&#233; visible via l'ordinateur &#187;&lt;/i&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
La vie t&#226;che de tenir debout dans un village de campagne, ici ou ailleurs. Elle vit &lt;i&gt;&#171; trop de cris qu'elle soit son tombeau &#187;&lt;/i&gt;. Parfois se perd l'envie du matin et ses jambes ne portent plus le poids de l'existence. Mais l'h&#233;ro&#239;ne arrive &#224; non-lieu &#224; la terre &#233;trange &lt;i&gt;&#171; sans y voir plus que de lumi&#232;re tombante sur les choses &#187;&lt;/i&gt; et elle devient chose parmi les choses, ses d&#233;sirs &#233;teints et tomb&#233;s parmi tant d'objets.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Si bien que chaque m&#232;re rec&#232;le quelque chose de dangereuse et aussi &lt;i&gt;&#171; Quelque chose d'une allumeuse, d'une emmerdeuse &#187;&lt;/i&gt; mais comme le chanteur Arno cit&#233; en exergues, l'amour est toujours dans &lt;i&gt;&#171; les yeux de ma m&#232;re &#187;&lt;/i&gt;. Bref, il y a des femmes tr&#232;s m&#233;chantes comme des m&#232;res r&#233;volues (&lt;i&gt;&#171; tu es une petite pute, une petite conne, ton fils t'a largu&#233;e &#187;&lt;/i&gt;) pr&#232;s des murs de pierres et des blocs de b&#233;ton &#233;boul&#233;s. Autant &#224; Olympie que dans la plaine de la Crau.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Parfois la narratrice &lt;i&gt;&#171; pleure comme un homme. S'il n'y avait eu son voyage en Gr&#232;ce, tout cela ne serait pas arriv&#233;. La vie se serait pass&#233;e plus calme sans esp&#233;rance avec l'id&#233;e que la r&#233;p&#233;tition ne tue personne, que les moutons du berger peuvent traverser le village &#187;&lt;/i&gt;. Mais elle d&#233;ploie seulement ses agissements voire en demandant &lt;i&gt;&#171; au cin&#233;ma de lever mon corps &#187;&lt;/i&gt; ou appeler des voix inop&#233;rantes, &lt;i&gt;&#171; ne sachant prendre la mesure de mon vide &#187;&lt;/i&gt;. Mais elle poursuit par son chant du salutaire, le reste en d&#233;coule, les gestes se d&#233;plient avec effort. Elle t&#226;che de ma&#238;triser ses absences &lt;i&gt;&#171; superbement irrationnelles &#187;&lt;/i&gt; et les jours passent. Le psychiatre n'y fait pas grand-chose : &lt;i&gt;&#171; il parle dans son bureau les angoisses &#187;&lt;/i&gt; mais t&#226;che d'ouvrir une vision &#233;clair&#233;e. Il suffit que les talus gonflent de l'herbe pluvieuse du printemps, m&#234;me si les enfants restent mutiques dans l'espoir d'une seconde naissance.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;L'auteure via sa narratrice &lt;i&gt;&#171; fait double deuil / je suis la veuve d'un pays et d'un enfant / je suis la veuve confuse de l'univers m&#234;l&#233; d'histoires &#187;&lt;/i&gt;. Elles vivent &#224; ses c&#244;t&#233;s, vid&#233;e et reine, tenant debout &#224; t&#226;tons, &#224; peine fr&#233;quentant les jours creux. L'objectif est d'&#233;chapper &#224; son diable jusqu'&#224; ce que ses enfants du futur fassent partie d'elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'une telle h&#233;ro&#239;ne, on voulut retirer la langue, mais ici, elle la tire comme l'escargot sort les cornes portant sa coquille. Rejaillit peu &#224; peu une renaissante chaleur loin des erreurs de pronostic quant &#224; sa nature. Et plus tard des mots n'habillent plus son cadavre. Cela donne peu &#224; peu un air de f&#234;te. Les paroles dansent sur des fils avant de s'envoler comme des anges que les oiseaux emportent.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;div class='spip_document_22663 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/anne-barbusse-les-meres-sont-tres-faciles-a-tuer.jpg' width=&#034;400&#034; height=&#034;559&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Anne Barbusse, &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Les m&#232;res sont tr&#232;s faciles &#224; tuer &#187;, &lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;ditions Pourquoi viens-tu si tard &#187;, Nice, 2025, &lt;br class='autobr' /&gt;
160 p., 14 &#8364;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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