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	<title>TK-21 </title>
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	<description>TK-21 suit les nouvelles formes que prend le conflit entre mots et images. TK-21 d&#233;crypte la r&#233;alit&#233;, les ombres, les croyances. Images, appareils, soci&#233;t&#233;, cerveau, ville sont ses cinq vecteurs d'analyse.</description>
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		<title>R&#233;alisme Magique</title>
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		<dc:creator>Denis Schmite</dc:creator>


		<dc:subject>art</dc:subject>
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		<description>&lt;p&gt;Concernant la violence, tout a d&#233;marr&#233; avec &#171; The Destroyed Room &#187;, la chambre d&#233;truite &#224; la mat&#233;rialit&#233; de chair et &#224; la couleur de sang, la premi&#232;re image, dont on a sans doute trop r&#233;p&#233;t&#233; qu'elle s'inspirait de La mort de Sardanapale, mais qui se pr&#233;sente en fait comme un corps viol&#233;, peut-&#234;tre la femme d'&#201;tant donn&#233;s, ou scandaleusement exhib&#233;, L'origine du monde, mais apr&#232;s le carnage, tout est d&#233;chir&#233; ou bris&#233;, et la petite danseuse d'argile miraculeusement pr&#233;serv&#233;e qui survole la sc&#232;ne, telle l'&#226;me pure de la d&#233;funte qui prend son envol dans les gravures moyen&#226;geuses de la &#171; Bonne Mort &#187; chr&#233;tienne, mais ici apr&#232;s une boucherie abominable, un viol et un &#233;ventrement. L'acte artistique comme mise &#224; distance de l'acte criminel et justificatif &#224; tous les voyeurismes.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Images" rel="directory"&gt;Images&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/art" rel="tag"&gt;art&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/magie" rel="tag"&gt;magie&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH129/nelson_ramos_2026-04-02_a_16_34-ad17f.jpg?1775383066' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='129' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Concernant la violence, tout a d&#233;marr&#233; avec &#171; The Destroyed Room &#187;, la chambre d&#233;truite &#224; la mat&#233;rialit&#233; de chair et &#224; la couleur de sang, la premi&#232;re image, dont on a sans doute trop r&#233;p&#233;t&#233; qu'elle s'inspirait de La mort de Sardanapale, mais qui se pr&#233;sente en fait comme un corps viol&#233;, peut-&#234;tre la femme d'&#201;tant donn&#233;s, ou scandaleusement exhib&#233;, L'origine du monde, mais apr&#232;s le carnage, tout est d&#233;chir&#233; ou bris&#233;, et la petite danseuse d'argile miraculeusement pr&#233;serv&#233;e qui survole la sc&#232;ne, telle l'&#226;me pure de la d&#233;funte qui prend son envol dans les gravures moyen&#226;geuses de la &#171; Bonne Mort &#187; chr&#233;tienne, mais ici apr&#232;s une boucherie abominable, un viol et un &#233;ventrement. L'acte artistique comme mise &#224; distance de l'acte criminel et justificatif &#224; tous les voyeurismes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Jeff Wall &#233;prouve de la tendresse pour tout ce qui est abandonn&#233;, rejet&#233; par la soci&#233;t&#233; des Hommes. Il s'agit l&#224; de la part romantique de sa personne, l'attirance pour les ruines. Par exemple, il dit que lorsque &lt;i&gt;&#171; un objet est cass&#233; et jet&#233; &#224; la d&#233;charge&#8230;sa d&#233;faite en tant que partie vive de la vie et de l'&#234;tre est manifeste, et il devient un objet d'aversion cadav&#233;rique et abject. C'est &#224; ce moment qu'il commence &#224; exister vraiment en tant qu'objet &#187;&lt;/i&gt;. Parlant des Hommes et de leurs combats, le po&#232;te palestinien Mahmoud Darwich, un prince celui-l&#224;, &lt;i&gt;&#171; l'ombre de Dieu &#187;&lt;/i&gt; c'est certain, disait &lt;i&gt;&#171; qu'il y a davantage d'humanit&#233; et de po&#233;sie dans la d&#233;faite que dans la victoire &#187;&lt;/i&gt;. Dans la d&#233;faite les objets tout comme les Hommes acqui&#232;rent toute leur grandeur. &#171; Peas and sauce &#187;. Une barquette en aluminium ayant contenu des petits pois en sauce, reposant &#224; m&#234;me l'asphalte, pourrait bien &#234;tre le c&#339;ur, abandonn&#233;, de celui qui en a fait son repas, lui-m&#234;me probablement rejet&#233; par la soci&#233;t&#233; des Hommes, car qui d'autre qu'un exclu est susceptible de manger une barquette de petits pois en sauce en pleine rue ? Jeff Wall &#233;voque une &lt;i&gt;&#171; philosophie de la forme &#187;&lt;/i&gt;, et c'est ainsi que la barquette de petits pois se trouve tout &#224; fait &#224; m&#234;me d'incarner le c&#339;ur de celui qui l'a mang&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Rainfilled Suitcase &#187;, une valise en bois recouverte de tissu et emplie de pluie, ainsi que de quelques pauvres affaires inidentifiables car d&#233;tremp&#233;es, abandonn&#233;e au milieu d'un tas de d&#233;tritus, vestige d'un drame inconnu, peut-&#234;tre en rapport avec celui de &#171; The Destroyed Room &#187;, pour le moins viol d'une intimit&#233; d&#233;funte. Esth&#233;tique du d&#233;sastre !&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27085 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/graphiquecolle_-3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH224/graphiquecolle_-3-3fa4f.jpg?1774784600' width='500' height='224' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ivan Le Lorraine Albright, un artiste &#233;tats-unien assez mal connu en Europe, est l'un des tr&#232;s rares repr&#233;sentants du r&#233;alisme magique en peinture. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le r&#233;alisme magique peut se r&#233;sumer &#224; l'interp&#233;n&#233;tration de deux mondes, pas n&#233;cessairement hostiles l'un &#224; l'autre, celui des vivants et celui des morts. Les morts font des va-et-vient permanents entre un monde et l'autre. Son origine est &#224; rechercher, n'en d&#233;plaise aux Europ&#233;ens qui veulent absolument y coller Kafka, dans la litt&#233;rature indig&#233;niste latino-am&#233;ricaine, avec des romanciers comme Manuel Scorza et sa &#171; Guerre silencieuse &#187; ou Gabriel Garcia Marquez avec ses &#171; Cent ans de solitude &#187; mais pas tr&#232;s indig&#232;ne ce dernier, litt&#233;rature toute impr&#233;gn&#233;e qu'elle est de croyances populaires, d'histoires politico-militaires et d'amours tragiques, de luttes paysannes contre les exactions des grands propri&#233;taires fonciers, de &lt;i&gt;&#171; jours et nuits d'amour et de guerre &#187;&lt;/i&gt;, selon la belle formule d'Eduardo Galeano, un autre prince &lt;i&gt;&#171; ombre de Dieu &#187;&lt;/i&gt;. On le trouve &#233;galement dans le cin&#233;ma de certains po&#232;tes chiliens, tels Ra&#250;l Ruiz ou Alejandro Jodorowsky, et en Asie chez le tha&#239;landais Apichatpong Weerasethakul, dans une version bouddhiste, et le Philippin Lav Diaz, d&#233;nonciateur infatigable de la cruaut&#233; des pouvoirs. Donc, le r&#233;alisme magique est un hybride de r&#233;alit&#233;s sociales crues et de surnaturel quelques fois merveilleux. &lt;br class='autobr' /&gt;
Celui d'Ivan Albright rel&#232;ve de l'art fun&#233;raire, d'une esth&#233;tique de cimeti&#232;re&#8230;ou de morgue anticip&#233;e. La mort habite le vivant, elle entre en fusion avec lui. Elle enfle et fripe tous les corps plong&#233;s dans un bain grouillant de d&#233;tails dignes du baroque et des natures mortes de Hollande, dentelles d&#233;fraichies, coupes et flacons de cristal &#224; moiti&#233; vid&#233;s, fleurs dess&#233;ch&#233;es, lampes &#224; huile &#233;teintes, fruits pourrissants et vieux argents jaunis. &lt;i&gt;Picture of Dorian Gray&lt;/i&gt;, image &#233;pouvantable de Dorian Gray au luxe lourd habit&#233; de cauchemars, visage ravin&#233; et grima&#231;ant, regard plus fou que celui d'un Courbet hallucin&#233; m&#226;tin&#233; d'un Van Gogh avec son gros pansement, mains d&#233;goulinant le sang sur un tapis au motif de grosses fleurs, gants jet&#233;s au pied d'un gu&#233;ridon victorien charg&#233; d'un chat &#233;gyptien aux yeux pliss&#233;s de cruaut&#233;, immense miroir qui se dissout dans les tentures pour cause d'un trop-plein de reflets, chaise aux jambes arqu&#233;es mouchet&#233;e d'argent et &#233;clabouss&#233;e de couleurs, costume &#233;pais dissimulant mal les boursouflures et que traversent d&#233;j&#224; toutes les humeurs de la d&#233;composition, p&#233;nombre peupl&#233;e de cr&#233;atures innommables ou d'objets incertains, projections de l'&#226;me malade de Dorian Gray.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27084 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L280xH566/graphiquecolle_-4-45b12.jpg?1774784600' width='280' height='566' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;The Temptation of Saint Anthony&lt;/i&gt;, menace d'engloutissement tentateur pour un Antoine noirci de panique, d&#233;j&#224; emp&#234;ch&#233; par les filets infernaux de deux succubes bleus aux cuisses d'&#233;trangleuses, tandis que chiens et loups hurlent &#224; la mort parmi des fragments de coraux et de corps, que grouillent iguanes aux dents effil&#233;es et salamandres sur un lit de perles dans des &#233;coulements d'or, au sein d'une grotte aquatique b&#226;tie de roches visqueuses, quoique tranchantes, toute bouillonnante de sang, et que ricane un cr&#226;ne coiff&#233; de deux mains ligneuses qui tiennent une grosse boule d'argent.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27086 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH425/graphiquecolle_-5-ec74e.jpg?1774784600' width='500' height='425' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Peintre &#224; l'extr&#234;me minutie, un miniaturiste de grandes surfaces, des plans gigantesques parfois, certains tableaux lui prennent des ann&#233;es, portraitiste autopsieur, de femmes pr&#233;matur&#233;ment flasques aux jointures enfl&#233;es, pas forc&#233;ment des prostitu&#233;es, mais des th&#233;&#226;treuses et danseuses, ou de jeunes et honn&#234;tes m&#232;res de famille, ou des bourgeoises, ou sa propre &#233;pouse, vieux ou faussement vieux travailleurs aux gueules et mains us&#233;es et aux doigts gonfl&#233;s, p&#234;cheur, fermiers, dont un qui ressemble au pape de Velasquez, concierge, &#233;lectricien, tenancier de bar, palefrenier, ou autres, ou d'autres personnes, dans l'entourage ou au hasard des rencontres d'Albright, pas forc&#233;ment des alcooliques, mais hommes capables encore de cr&#233;er Dieu &#224; leur image, &lt;i&gt;And Man Created God in His Own Image&lt;/i&gt;, pour certains, mais toujours chairs ratatin&#233;es ou sur le point d'&#233;clater&#8230;O&#249; est-il &#233;crit que notre existence doive &#234;tre n&#233;cessairement confortable et que l'Homme moderne soit naturellement jeune et beau, tout &#224; la fois ? Il ne l'est pas !&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27087 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L324xH380/graphiquecolle_-6-d8ae0.jpg?1774784600' width='324' height='380' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Et puis il y a tout un tas d'autoportraits, presqu'autant que chez Rembrandt, ou peut-&#234;tre plus encore, montrant un vieillard tr&#232;s pr&#233;coce, jeune dandy aux traits creus&#233;s et aux cheveux d&#233;j&#224; blancs, vingt-sept ou vingt-huit ans mais en paraissant cinquante de plus, fumant, buvant, et prenant ses aises &#224; une table-nature morte, mais &#171; vieillardisant &#187; de plus en plus, c'est normal, &#233;loignement du dandysme et avachissement progressif du visage, avec toujours ce m&#234;me regard de tristesse &#233;tonn&#233;e. &lt;i&gt;&#171; The Body is our Tomb &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27088 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L446xH326/graphiquecolle_-8-17e71.jpg?1774784600' width='446' height='326' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Art fun&#233;raire qui trouve son aboutissement dans une toile surprenante, aussi grande que l'est son titre &#233;nigmatique, &lt;i&gt;That Wich I Should Have Done I Did Not Do (The Door)&lt;/i&gt; &#8212; ce que je devrais avoir fait que je n'ai pas fait (la porte) &#8212;, une miniature g&#233;ante, porte de maison ancienne/couvercle de cercueil au bois peint en noir avec plein d'&#233;raflures, un gros bouquet fan&#233; de lys et de roses nou&#233; dessus et qui s'effrite un peu, des p&#233;tales et des feuilles dess&#233;ch&#233;s sont tomb&#233;s sur le seuil, le tout dans un encadrement tr&#232;s ouvrag&#233;, et puis une main serrant un mouchoir de fines dentelles, avec des perles l&#224; encore, qui para&#238;t se tendre vers le bouton cisel&#233;, comme pour une caresse, alors qu'un soup&#231;on de fum&#233;e, ou un souffle vaporeux, s'exhale de la serrure, le dernier souffle. Ce que je devrais avoir fait&#8230;un regret exprim&#233; &#224; ce spectre, spectre tout autant que porte s&#233;pulcrale, qui semble ouvrir tr&#232;s grand ce qui lui sert d'yeux. D'un point de vue technique, la porte est vue de trois quarts et sa forme est tr&#232;s l&#233;g&#232;rement convexe, comme peut l'&#234;tre le couvercle de certains cercueils anciens, ce qui constitue une sorte de d&#233;fi par rapport &#224; la plan&#233;it&#233; de la toile, une tension v&#233;ritable. Ivan Albright a mis dix ans &#224; la r&#233;aliser avec des pinceaux tr&#232;s fins parfois, un seul poil, et en la polissant, et en la patinant, comme un menuisier d'art, tout en travaillant en parall&#232;le &#224; d'autres peintures, bien s&#251;r, toutes aussi compliqu&#233;es ces peintures.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27089 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L306xH624/graphiquecolle_-9-a503a.jpg?1774784600' width='306' height='624' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Il lui arriva de conduire des exp&#233;riences &#233;tranges, d'ordre plus ou moins conceptuel et m&#233;taphysique, qui l'amen&#232;rent aux fronti&#232;res de l'abstraction, &#224; partir d'images r&#233;manentes, &lt;i&gt;afterimages&lt;/i&gt;. Trace m&#233;morielle, ou persistance r&#233;tinienne, mais sur le tr&#232;s long terme, ou les deux &#224; la fois, d'assemblages d'objets, ou plut&#244;t de couleurs et d'organisation dans l'espace de ces couleurs les unes par rapport aux autres, qui apr&#232;s restitution sur la toile r&#233;v&#232;le une forme g&#233;n&#233;rale et tr&#232;s ancienne, sortes de natures mortes en hommage &#224; ses parents, &lt;i&gt;From Yesterday's Day&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;The Image After&lt;/i&gt;. Ivan Albright poss&#232;de sa &lt;i&gt;Destroyed Room&lt;/i&gt;, il l'a cr&#233;&#233;e, tout aussi terrifiante que celle de Jeff Wall mais plus d&#233;sesp&#233;r&#233;e encore, sans pass&#233;, sans pr&#233;sent, sans futur, comme l'&#233;nonce longuement son titre, &lt;i&gt;Poor Room - There Is No Time, No End, No Today, No Yesterday, No Tomorrow, Only the Forever, and Forever and Forever without End (The Window)&lt;/i&gt;, pauvre chambre, il n'y a pas de temps, pas de fin, pas d'aujourd'hui, pas d'hier, pas de demain, seulement le toujours, et du toujours, et du toujours sans fin (la fen&#234;tre), une image qui, dit-on, a tir&#233; des cris d'effroi &#224; Jean Dubuffet lui-m&#234;me quand il l'a vue dans l'atelier d'Albright, Dubuffet pourtant sp&#233;cialiste absolu de la mati&#232;re amalgam&#233;e, homuncules et b&#234;tes &#224; cornes qui se d&#233;battent dans la gl&#232;be primordiale, tout un monde carc&#233;ral au niveau social, cellulaire au niveau biologique, de quoi brouiller les images, les Mires de toutes les t&#233;l&#233;visions. Une fen&#234;tre ouverte dans un mur ma&#231;onn&#233; de vieille pierraille rong&#233;e de lichen et incrust&#233;e de branches mortes, fen&#234;tre au ch&#226;ssis de bois compl&#232;tement pourri, et dans l'encadrement d&#233;form&#233; de laquelle des gu&#234;pes ont &#233;tabli leurs nids. Les tentures sont rejet&#233;es de c&#244;t&#233; par une grosse main sans corps et quantit&#233; d'objets venus du pass&#233;, d&#233;risoires et luxueux d&#233;tritus, comme mus par une &#233;nergie ou une volont&#233; propre, commencent &#224; se d&#233;verser, en vrac, dans on ne sait quel ext&#233;rieur. &lt;i&gt;&#171; Un enfer de formes &#187;&lt;/i&gt; a rugi Dubuffet. Des cadres de photos ou de petits tableaux ou de miroir, l'in&#233;vitable lampe &#224; huile, une carafe fine, un flacon de parfum pour sac de dame, des r&#233;silles d'argent, une statuette renvers&#233;e, un trousseau de clefs, une th&#233;orie de bibelots cisel&#233;s et de ferraille rong&#233;e par la rouille, des pieds de meubles cannel&#233;s, de vieux cuirs, des papiers froiss&#233;s et des bouts de tissus qui commencent &#224; s'accumuler sur le rebord de la fen&#234;tre tels les p&#233;tales dess&#233;ch&#233;s sur le seuil de &lt;i&gt;The Door&lt;/i&gt;, en fait presque la chambre mortuaire de Pharaon que des pillards surpris n'auraient pas eu le temps de vider compl&#232;tement. Tout ceci a des allures de m&#233;moire encombr&#233;e que l'on s'emploierait &#224; d&#233;charger de ses souvenirs p&#233;nibles ou devenus inutiles, ou d'un inconscient dont il conviendrait de liquider les vieux traumas pathog&#232;nes, telle cette main surgie de l'Histoire, d&#233;j&#224; main de &lt;i&gt;The Door&lt;/i&gt;, la main coup&#233;e de Blaise Cendrars ?&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27090 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L368xH488/graphiquecolle_-10-066c8.jpg?1774784856' width='368' height='488' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les &lt;i&gt;Show Case Doll&lt;/i&gt;, bo&#238;tes d'exposition de poup&#233;es, une toile inachev&#233;e et une lithographie, t&#233;moignent encore une fois de cette crispation sur la mort qui caract&#233;rise l'&#339;uvre d'Ivan Albright. Une poup&#233;e de porcelaine, richement habill&#233;e &#224; l'ancienne, repose de c&#244;t&#233; dans une bo&#238;te de verre sur des coussins de soie au milieu des dentelles. Elle a les yeux ouverts et les bras lev&#233;s, sans doute dans le but de souligner la v&#233;racit&#233; de son apparence de petite fille mod&#232;le. Un vaporisateur de parfum est pos&#233; aupr&#232;s d'elle. Cette bo&#238;te de verre, article presque ordinaire du voyeurisme chr&#233;tien, renvoie &#233;videmment au cercueil de verre dans lequel on pr&#233;sente le corps non corrompu de certaines saintes. Ainsi, on pourrait supposer, qu'avec ses &lt;i&gt;Show Case Doll&lt;/i&gt;, Ivan Le Lorraine Albright a affich&#233; sa pr&#233;tention de hisser son art fun&#233;raire au rang de l'art sacr&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27091 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;25&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L476xH318/graphiquecolle_-11-997b2.jpg?1774784856' width='476' height='318' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;&#169; Jeff Wall, Logs, 2002
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;On pourrait avancer aussi que l'univers de Jeff Wall, peupl&#233; de spectres, de fragments et de d&#233;tritus, ses ruines, avec ses figures all&#233;goriques et ses r&#233;f&#233;rences artistiques multiples, est en fait tr&#232;s proche de celui d'Ivan Albright habit&#233; de morts en sursis, de rebuts luxueux et de bo&#238;tes s&#233;pulcrales. J'estime que l'art de Jeff Wall s'inscrit tout autant dans la mouvance du r&#233;alisme magique que dans celle du conceptualisme, peut-&#234;tre m&#234;me davantage. Mais, au-del&#224; des bo&#238;tes en &#171; isme &#187;, urnes qui ont recueilli les cendres de la culture et du savoir, finalement quelle est la signification de tout cela ? Hommes d&#233;chir&#233;s par la &#171; Grande Guerre &#187; dont t&#233;moigne Ivan Albright dans quelques carnets de dessins et d'aquarelles qu'il a ramen&#233;s d'Europe o&#249; il servit un temps, mauvais, en tant qu'infirmier militaire, &lt;i&gt;Medical Sketchbook&lt;/i&gt;, tas de choux rejet&#233; de cartons &#233;ventr&#233;s et qui ach&#232;ve de pourrir dans une d&#233;charge, &lt;i&gt;&#171; Bad Goods &#187;&lt;/i&gt;, entrevus par Jeff Wall ? Violence g&#233;n&#233;ralis&#233;e, cruaut&#233; et irrationalit&#233; de l'esp&#232;ce, non-sens tant humain qu'&#233;conomique, trag&#233;die et grotesque. &lt;br class='autobr' /&gt;
Retour aux &lt;i&gt;suburbs&lt;/i&gt; de Vancouver. &lt;i&gt;&#171; The Pine on the Corner &#187;&lt;/i&gt;, le pin du coin de la rue, un monument dress&#233; &#224; une autre trag&#233;die, &lt;i&gt;&#171; la trag&#233;die &#233;cologique qui met en cause notre &#233;conomie, notre culture urbaine, notre ordre social &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;nonce Jeff Wall. Une rue anonyme bord&#233;e de pavillons faits de pas grand-chose, plein de voitures gar&#233;es, quelques arbres par ci par l&#224;, une montagne au sommet enneig&#233;e dans le fond, au premier plan un tr&#232;s grand arbre &#224; un angle de rues, &lt;i&gt;&#171; une sentinelle d&#233;corative &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise-t-il. Le pin du coin de la rue est une ruine, un fragment de nature abandonn&#233; sur un trottoir et que plus personne ne voit. Pourtant il est l&#224; en toutes saisons et par tous les temps, comme l'est sur les trottoirs d'Occident une partie de tous les d&#233;sh&#233;rit&#233;s du Monde. &lt;i&gt;&#171; L'arbre solitaire est le grand symbole antique de l'individu mortel, dit Jeff Wall, il a beau &#234;tre enracin&#233; dans la nature toute enti&#232;re, c'est dans la solitude qu'il subit sa destin&#233;e &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27099 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;37&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/the_pine_on_the_corner_le_pin_au_coin_jeff_wall_1990.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH398/the_pine_on_the_corner_le_pin_au_coin_jeff_wall_1990-dae87.jpg?1775050807' width='500' height='398' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;&#169; Jeff Wall, the Pine on the Corner
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;A proximit&#233; des villes et de leurs banlieues, ce qu'il reste de for&#234;t sert de refuge &#224; tout un tas de solitudes subissant elles aussi leurs destin&#233;es, pauvres gens qui tentent d'&#233;chapper &#224; l'inquisition de l'&#339;il photographique en se dissimulant derri&#232;re un rideau d'arbres, tandis que leur repas continue de chauffer sur un foyer de &#171; fortune &#187;. Fin d'hiver gris de la p&#233;riph&#233;rie de Vancouver. R&#233;alisme qui a perdu toute magie. &lt;i&gt;&#171; Forest &#187;&lt;/i&gt;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Nuit d'&#233;t&#233; de Vancouver, mais ce pourrait &#234;tre d'ailleurs et en une autre saison, et m&#234;me dans un au-del&#224; de tourments dantesques. Un empilement de rondins coinc&#233; par des gros cubes de b&#233;ton, comme des cr&#226;nes tondus entraper&#231;us avant que les lugubres portes ne se referment. Extermination arboricole, comme au Costa Rica, en Malaisie continentale, et au Sarawak o&#249; je n'ai entendu qu'un interminable requiem de tron&#231;onneuses. La nature massacr&#233;e et le b&#233;ton comme t&#233;moignage indestructible des horreurs de l'histoire contemporaine. &lt;i&gt;&#171; Logs &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27093 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L436xH330/graphiquecolle_-13-7f075.jpg?1774784856' width='436' height='330' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Comme celle d'Ivan Albright, l'&#339;uvre de Jeff Wall rev&#234;t la dimension d'une grande m&#233;ditation sur la mort, mort de l'Homme, des soci&#233;t&#233;s qu'il a construites, et de la nature dans son ensemble, mais dans le contexte sp&#233;cifique du capitalisme triomphant, du vampirisme g&#233;n&#233;ralis&#233;. &lt;i&gt;Memento mori.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27094 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH293/graphiquecolle_-14-c7325.jpg?1774784856' width='500' height='293' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Cette obsession du vampire, celle de Jeff Wall, on la trouve chez un artiste uruguayen peu ou pas connu en Europe, Nelson Ramos, mais Nelson Ramos est aussi un homme que tourmente la trag&#233;die permanente de l'Am&#233;rique latine. Dans ses crises figuratives, le vampire est pratiquement toujours pr&#233;sent, chauve-souris, aux ailes gigantesques amplement d&#233;ploy&#233;es, qui plane, mena&#231;ante, au-dessus des populations humbles de l'Am&#233;rique latine, mort de l'Homme et des soci&#233;t&#233;s, mort colonialiste, imp&#233;riale puis imp&#233;rialiste, qui survole en continu cette terre de douleurs, &lt;i&gt;Latinoamerica&lt;/i&gt;. Dans ses bo&#238;tes-tableaux, il montre les d&#233;sastres de la conqu&#234;te, toute une soldatesque, &#224; cheval ou servant des canons, qui foule des dizaines de squelettes entass&#233;s dans des cryptes cellulaires superpos&#233;es sous l'&#339;il attendri d'un cur&#233;, &lt;i&gt;Tunatioh&lt;/i&gt;, les produits du pillage de l'Am&#233;rique enferm&#233;s derri&#232;re de lourdes portes d'or encadr&#233;es par, ou incrust&#233;es dans, un &lt;i&gt;tzompantli,&lt;/i&gt; et surveill&#233;es par quelques lanciers, &lt;i&gt;Ellos a&#250;n nos miran&lt;/i&gt;, ils nous regardent encore, peuple souterrain de squelettes gard&#233; par un vampire aux ailes d&#233;ploy&#233;es, &lt;i&gt;Colonizaci&#243;n&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27095 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH421/graphiquecolle_-15-e2176.jpg?1774784856' width='500' height='421' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans ces espaces sans respiration possible, fragment&#233;s, il demeure plus qu'une trace des compositions &#171; constructivistes &#187; de Joaqu&#237;n Torres Garc&#237;a, le grand Mont&#233;vid&#233;en. Ce que livre Nelson Ramos, dans ses p&#233;riodes de crises figuratives, ce sont des images 3D, fabriqu&#233;es &#224; partir de papiers, de carton et de petits bouts de bois, du tragique de la condition de l'Homme et des soci&#233;t&#233;s latino-am&#233;ricaines, images pas tr&#232;s &#233;loign&#233;es en fait des &lt;i&gt;Arpilleras&lt;/i&gt; chiliennes, patchworks r&#233;alistes en toile de sac et brins de laine, mais chez lui tout &#224; fait all&#233;goriques. Il parle de &lt;i&gt;Vanitas mestizas&lt;/i&gt;, Vanit&#233;s m&#233;tisses, pour d&#233;signer ses petites bo&#238;tes constitu&#233;es d'alv&#233;oles emplies de squelettes et de cr&#226;nes et domin&#233;es par la silhouette englobante du vampire aux ailes dentel&#233;es. &lt;i&gt;Los de arriba y los de abajo&lt;/i&gt;, ceux du dessus et ceux du dessous. &lt;br class='autobr' /&gt;
Au-dessus, une table avec une nappe en dentelles recouverte de bouteilles et de verres, treize personnages en costumes noirs dont un qui porte un toast &#224; on ne sait qui ou quoi, oligarchie cr&#233;ole ou conseil d'administration d'une firme transnationale, toujours les m&#234;mes avec quelques milliardaires &#233;tats-uniens en sus puisque machin transnational. En dessous, cinq rang&#233;es de dix squelettes poussi&#233;reux et assis dans des alv&#233;oles &#233;troites. Au-dessus la table est &#233;clair&#233;e par une verri&#232;re, &lt;i&gt;una claraboya&lt;/i&gt;, derri&#232;re laquelle se profile l'ombre sinistre et vampirique de la mort latino-am&#233;ricaine. Monde du dessus et monde du dessous. &lt;i&gt;Latinoamerica, Mundo triste&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27097 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH413/graphiquecolle_-16-f562d.jpg?1774784856' width='500' height='413' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Nelson Ramos &#233;tait aussi un homme de la lumi&#232;re, donc du c&#244;t&#233; de la vie, et il a construit des petites charpentes de roseau et de carton sur lesquelles il a pos&#233;, coll&#233; ou cousu, des carreaux de papier translucide ou de couleur pour figurer les verri&#232;res, les &lt;i&gt;claraboyas&lt;/i&gt;, qui couvrent les patios des maisons de Dolores et de Montevideo. C'est un peu comme une repr&#233;sentation cubiste du ciel, ciel des &#171; Orientaux &#187; d&#233;coup&#233; comme un g&#226;teau par les verri&#232;res des patios, ou bien encore une r&#233;miniscence des suspensions de cerfs-volants, &lt;i&gt;las pandorgas&lt;/i&gt;, de son enfance.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27096 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH263/graphiquecolle_-17-d94f0.jpg?1774784856' width='500' height='263' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Lumi&#232;re aussi irradi&#233;e par les peintures blanches fruits d'un m&#233;tissage de couleurs, avec souvent des verticales, d&#233;chirure du papier, trace de gros pinceau ou morceau de bois coll&#233;, impressions re&#231;ues d'un arbre, d'un sentier ou d'un fleuve de son si tendre et si beau pays.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27098 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L486xH358/graphiquecolle_-18-bff85.jpg?1774784856' width='486' height='358' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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