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	<title>TK-21 </title>
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	<description>TK-21 suit les nouvelles formes que prend le conflit entre mots et images. TK-21 d&#233;crypte la r&#233;alit&#233;, les ombres, les croyances. Images, appareils, soci&#233;t&#233;, cerveau, ville sont ses cinq vecteurs d'analyse.</description>
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		<title>De la photographie du cadavre a&#768; l'e&#769;ternite&#769; virtuelle 1/5</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ir&#232;ne Jonas</dc:creator>


		<dc:subject>photographie</dc:subject>
		<dc:subject>sociologie</dc:subject>
		<dc:subject>mort</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Les photographies parlent de la mort a&#768; chaque e&#769;tape : faire-part, portrait post-mortem, fune&#769;railles, cimetie&#768;re... re&#769;seaux sociaux. Depuis la seconde moitie&#769; du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; sie&#768;cle, la photographie et la mort ont e&#769;te&#769; intimement lie&#769;es. Photographies des morts -vivants- pour le faire part, la ce&#769;re&#769;monie et la tombe. Photographies des morts -morts- pour les familles et les portraits post-mortem. Certaines de ces pratiques ont disparu au cours du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; sie&#768;cle, d'autres ont e&#769;volue&#769;es et/ou se sont transforme&#769;es au XXI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; sie&#768;cle, notamment avec l'apparition d'internet, du smartphone et des re&#769;seaux sociaux.&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH100/arton2804-3be0c.jpg?1772186812' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les photographies parlent de la mort a&#768; chaque e&#769;tape : faire-part, portrait post-mortem, fune&#769;railles, cimetie&#768;re... re&#769;seaux sociaux. Depuis la seconde moitie&#769; du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; sie&#768;cle, la photographie et la mort ont e&#769;te&#769; intimement lie&#769;es. Photographies des morts -vivants- pour le faire part, la ce&#769;re&#769;monie et la tombe. Photographies des morts -morts- pour les familles et les portraits post-mortem. Certaines de ces pratiques ont disparu au cours du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; sie&#768;cle, d'autres ont e&#769;volue&#769;es et/ou se sont transforme&#769;es au XXI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; sie&#768;cle, notamment avec l'apparition d'internet, du smartphone et des re&#769;seaux sociaux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au milieu du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; sie&#768;cle, a&#768; l'entre&#769;e de la morgue, sont affiche&#769;es les photographies de cadavres. Elles constituent le prolongement de l'exposition publique lorsque le cadavre ne peut plus e&#770;tre montre&#769; et vise a&#768; permettre l'identification du de&#769;funt. Cette pratique, lie&#769;e a&#768; celle de la photographie judiciaire, est effectue&#769;e par le service de la pre&#769;fecture de police. A la me&#770;me e&#769;poque, les photographies post-mortem au sein des familles prolongent et re&#769;ge&#769;ne&#768;rent la tradition du masque fune&#769;raire et du portrait peint sur le lit de mort. Faisant de&#769;sormais partie de l'e&#769;ventail des services offerts par les daguerre&#769;otypistes, elles deviennent accessibles au plus grand nombre et permettent a&#768; chacun de conserver le souvenir des morts a&#768; travers leur image ultime&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir a&#768; ce sujet : Emmanuelle He&#769;ran, commissaire ge&#769;ne&#769;rale de l'exposition (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Ces portraits, arrange&#769;s et retouche&#769;s, pre&#769;sentent des visages d'une grande se&#769;re&#769;nite&#769;. A la perfection morale du de&#769;funt doit correspondre la beaute&#769; de son &#171; dernier sommeil &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A&#769; partir de 1850, si l'enfant meurt, on porte son deuil comme on le ferait pour un adulte. En raison du taux de mortalite&#769; encore e&#769;leve&#769; chez les enfants, cette pratique devient tout indique&#769;e pour se souvenir d'un enfant cher de&#769;ce&#769;de&#769; trop to&#770;t. Les photos regroupe&#769;es dans l'ouvrage de Joelle Bolloch &lt;i&gt;Post mortem&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Joe&#776;lle Bolloch, Post mortem, Photo poche, Actes Sud, 2007.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; te&#769;moignent de cette pratique et de ses e&#769;volutions. Cette pratique de la photographie postmortem, autrefois si pre&#769;sente et familie&#768;re, va progressivement s'effacer jusqu'a&#768; disparai&#770;tre dans la seconde partie du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; sie&#768;cle, mettant les survivants autant dans l'embarras que le mort lui-me&#770;me. A l'aube du XXI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; sie&#768;cle, la photographie d'enfants tend a&#768; (re&#769;)e&#769;merger dans un contexte totalement diffe&#769;rent : celui tre&#768;s me&#769;dicalise&#769; du deuil pe&#769;rinatal et des pratiques hospitalie&#768;res concernant les f&#339;tus mort-ne&#769;s et nouveau-ne&#769;s de&#769;ce&#769;de&#769;s. On assiste aujourd'hui a&#768; un double phe&#769;nome&#768;ne. Pour une part des associations recrutent des photographes professionnels be&#769;ne&#769;voles qu'elles forment pour intervenir dans le deuil pe&#769;rinatal et pour une autre part, des formations photographiques spe&#769;cifiques sont donne&#769;es dans les maternite&#769;s aux soignants qui le souhaitent. Pour certaines de ces photographies une mise en sce&#768;ne du nouveau- ne&#769; dans les bras d'un parent renoue avec certaines pauses post-mortem du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; sie&#768;cle.
&lt;br&gt; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_23149 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;64&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/4_copie-3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH366/4_copie-3-b2d13.jpg?1772186720' width='500' height='366' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Album photographique de 1945
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;archive personnelle
&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;&#169; Ir&#232;ne Jonas
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;D'autres changements font e&#769;galement leur apparition dans les familles, via l'apparition des smartphones. Lors d'une e&#769;tude que j'ai mene&#769;e en 2010 sur la photographie post-mortem, il apparaissait que si un dernier portrait e&#769;tait re&#769;alise&#769; par un proche, il e&#769;tait souvent fait en cachette des autres membres de la famille et restait secret. Bien que facilite&#769;e par le smartphone pour la prise de vue, la photographie post mortem demeurait une pratique dissimule&#769;e et embarrassante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le regard des autres, e&#769;voque&#769; comme frein a&#768; la prise de vues, est ainsi majoritairement celui des autres membres de la famille : &lt;i&gt;&#171; J'avais besoin d'intimite&#769;, j'ai attendu d'e&#770;tre seule et je ne me serais pas vue le faire en pre&#769;sence de ma famille &#187;&lt;/i&gt;. Pour l'une d'entre elles, dont la s&#339;ur est reste&#769;e plusieurs jours dans le coma avant de de&#769;ce&#769;der a&#768; l'ho&#770;pital, la prise de vue s'est de&#769;cide&#769;e tre&#768;s vite : &lt;i&gt;&#171; J'e&#769;tais avec la meilleure amie de ma s&#339;ur, elle m'a dit : &#034;fais-le, je tiens la porte pour que personne ne rentre&#034;. Alors je me suis de&#769;pe&#770;che&#769;e et j'ai fait des photos d'elle. J'avais envie de le faire mais j'e&#769;tais comme une voleuse qui a peur de se faire prendre et depuis je ne les ai jamais regarde&#769;es. Elles sont la-haut au-dessus de l'armoire &#187;&lt;/i&gt;. Le fait que la personne de&#769;ce&#768;de a&#768; la maison laisse cette marge de liberte&#769; qu'est l'absence d'un regard exte&#769;rieur. Apre&#768;s le de&#769;part des pompiers, cette e&#769;pouse re&#769;alise une premie&#768;re photographie avec son te&#769;le&#769;phone portable puis en re&#769;alisera d'autres a&#768; la morgue. &lt;i&gt;&#171; Avant qu'il ne parte a&#768; la morgue, il e&#769;tait la&#768; sur le lit dans le salon apre&#768;s les non-re&#769;animations, et j'ai fait une photo a&#768; ce moment-la&#768;, une photo rapide avec le portable et apre&#768;s j'ai fait des photos a&#768; la morgue, toujours avec le portable. Je ne voulais pas oublier les derniers instants, je n'avais pas envie qu'ils s'e&#769;chappent. Il y a des tas d'instants qui sont partis, toute la vie, mais la&#768; il y a quelque chose qui doit rester &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir a&#768; ce sujet : Emmanuelle He&#769;ran, commissaire ge&#769;ne&#769;rale de l'exposition Le Dernier portrait qui s'est tenu au muse&#769;e d'Orsay au printemps 2002 et auteur de l'ouvrage Le Dernier portrait, Paris, RMN, 2002.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Joe&#776;lle Bolloch, Post mortem, Photo poche, Actes Sud, 2007.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Image d'ouverture : photo &#169;Ir&#232;ne Jonas-Agence r&#233;v&#233;lateur, issue de la s&#233;rie &#171; Son dernier souffle &#187;, sur les derniers moments du p&#232;re de l'artiste.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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