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	<title>TK-21 </title>
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	<description>TK-21 suit les nouvelles formes que prend le conflit entre mots et images. TK-21 d&#233;crypte la r&#233;alit&#233;, les ombres, les croyances. Images, appareils, soci&#233;t&#233;, cerveau, ville sont ses cinq vecteurs d'analyse.</description>
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		<title>TK-21 </title>
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		<title>Hoctan en Am&#233;rique</title>
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		<dc:creator>Guillaume Basquin</dc:creator>


		<dc:subject>livre</dc:subject>
		<dc:subject>argent</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;La narratrice du livre (si l'on en croit le &#171; je &#187; &#233;nonciatif) vient de perdre son p&#232;re, qu'elle a peu connu, et sur le tard, et qui a s&#233;journ&#233; &#224; plusieurs reprises en Am&#233;rique pour des &#171; missions &#187;. Il lui a laiss&#233;, en plus d'un livre offert comme on partage un secret (&lt;i&gt;&#171; C'est en la voyant qu'on la d&#233;couvre. C'est en la d&#233;couvrant qu'on n'en revient pas &#187;&lt;/i&gt; : un talisman pour New York ?), une liasse de billets verts accompagn&#233;e d'une carte de visite annot&#233;e manuellement.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/livre" rel="tag"&gt;livre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/argent" rel="tag"&gt;argent&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton2509-83067.jpg?1772244067' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La narratrice du livre (si l'on en croit le &#171; je &#187; &#233;nonciatif) vient de perdre son p&#232;re, qu'elle a peu connu, et sur le tard, et qui a s&#233;journ&#233; &#224; plusieurs reprises en Am&#233;rique pour des &#171; missions &#187;. Il lui a laiss&#233;, en plus d'un livre offert comme on partage un secret (&lt;i&gt;&#171; C'est en la voyant qu'on la d&#233;couvre. C'est en la d&#233;couvrant qu'on n'en revient pas &#187;&lt;/i&gt; : un talisman pour New York ?), une liasse de billets verts accompagn&#233;e d'une carte de visite annot&#233;e manuellement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C'est l'&#233;poque de la grande crise des Subprimes de 2007-2008, m&#234;me si la narratrice nous dit qu'il n'y a apparemment aucun rapport entre les deux &#233;v&#233;nements. Le p&#232;re, au cours des p&#233;r&#233;grinations de la narratrice, va se r&#233;v&#233;ler de plus en plus &#234;tre une sorte de M. Arkadin avec une double vie jusque-l&#224; ignor&#233;e. Un agent double ? Certainement un agent de renseignement.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un rouleau biface&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Parlons tout de suite de la forme du livre, puisqu'elle est ici tr&#232;s importante (et op&#233;rante) : &lt;i&gt;Dans l'existence de cette vie-l&#224;&lt;/i&gt; se pr&#233;sente comme un long rouleau, hommage au livre offert par son p&#232;re, lui aussi un rouleau, (et quel rouleau ! &#8212; &lt;i&gt;Sur la route&lt;/i&gt; de Jack Kerouac) en deux volets, s&#233;par&#233;s en son milieu par un court interm&#232;de, ou &#171; premi&#232;re vision &#187;, on l'on trouvera les seuls alin&#233;as et tirets de dialogues du livre. Le livre-cadeau-paternel tant aim&#233; revient comme un &lt;i&gt;leitmotiv&lt;/i&gt; tout au long du livre, il en est la lettre offerte ; et on va m&#234;me pouvoir, au cours de notre lecture, visiter l'appartement o&#249; l'&#233;crivain am&#233;ricain tapa son mythique rouleau &#224; la machine suppos&#233;ment en trois semaines&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;On apprendra au cours de la narration qu'en r&#233;alit&#233; Kerouac a &#224; de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier volet, ou premi&#232;re partie, se d&#233;roule sur 15 jours, chacun s&#233;par&#233; par un simple encadr&#233; du num&#233;ro du jour. La seconde partie, un peu moins longue, est constitu&#233;e du chemin entre quinze &#233;toiles aux noms rares : d'Alpheratz &#224; Bellatrix, avec le m&#234;me dispositif formel : pas de trou dans le rouleau ! Il doit tout englober, tous les &lt;i&gt;&#171; incipits de tous les romans et po&#232;mes du pays &#187;&lt;/i&gt; que la narratrice &lt;i&gt;&#171; a pu lire jusqu'&#224; pr&#233;sent &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre leitmotiv du livre est un relev&#233; de la situation politico-&#233;conomique de son &#233;criture (c'est son c&#244;t&#233; Dos Passos, document sismographique sur l'&#233;poque) : &#171; LA SITUATION EST DONC CELLE-CI : &lt;i&gt;Les march&#233;s boursiers sont toujours dans le doute. Alors qu'hier les indices du pays s'enfon&#231;aient dans le rouge, la plupart des indices du &#8220;Vieux Monde&#8221; terminaient la s&#233;ance en repli. &#187;&lt;/i&gt; Ces relev&#233;s topographiques du lieu du Pouvoir biopolitique ne laissent pas, souvent, d'inqui&#233;ter : &lt;i&gt;&#171; Pour le grand professeur &#233;m&#233;rite de microbiologie de l'Universit&#233; nationale du &#8220;pays des Antipodes&#8221;, nous avons d&#233;j&#224; scell&#233; le destin de l'Humanit&#233; : &#8220;Homo sapiens devrait dispara&#238;tre d'ici un si&#232;cle tout au plus. C'est une situation irr&#233;versible due &#224; l'explosion d&#233;mographique et &#224; ses corollaires, etc.&#8221; &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre aspect pr&#233;gnant du livre est la transposition d'absolument tous les noms propres (lieux et patronymes). Les &#233;crivains, par exemple, apparaissant toujours sous l'un de leurs pseudonymes, voire h&#233;t&#233;ronymes ou m&#234;me noms de leurs alter ego fictionnels, mais jamais sous leurs vrais noms ; ce qui ne manque pas de donner rapidement une inqui&#233;tante &#233;tranget&#233; (vraie traduction selon les Straub de la fameuse distanciation brechtienne, &lt;i&gt;Verfremdungseffekt&lt;/i&gt;) au livre. Ainsi le lieu de l'action du livre, ind&#233;niablement Manhattan, est-il nomm&#233; &#171; Isola &#187;, la &#171; Ville des villes &#187;, qui &#171; descend tout &#224; la fois d'Alexandrie &#187; et &#171; de Babylone &#187;. &#192; titre d'exemple, la simple transposition du nom d'une compagnie d'assurance en &#171; GREEDY &#187; cr&#233;e non seulement un sentiment d'&#233;tranget&#233;, mais aussi directement un effet de regard critique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La description nette et pr&#233;cise des ravages du n&#233;o-lib&#233;ralisme num&#233;rique n'est pas absente de ce livre :&lt;i&gt; &#171; Au commencement, il y a eu le Verbe, puis, peu &#224; peu, toutes sortes d'images &#187;&lt;/i&gt;. L'on sait que pour Guy Debord le capitalisme avanc&#233; et diffus &#233;tait une accumulation d'images ; pour Hoctan, le r&#232;gne digital n'est qu'une des formes du r&#232;gne v&#233;g&#233;tal, symbolis&#233; par les &#171; &lt;i&gt;onze kilos du&lt;/i&gt; Times &lt;i&gt;du dimanche&lt;/i&gt; &#187; : &#171; &lt;i&gt;[L'homme] feuillette la section de la mode masculine, en r&#234;vant d'un smoking en mohair dor&#233;. La femme est assise l&#224; avec la section magazine, et se demande pourquoi bordel personne ne les appelle pour les inviter &#224; boire un whisky-soda, quand c'est tellement rasant de rester &#224; la maison pour lire des histoires de ghettos et d'urbanisme d&#233;brid&#233;. C'est le r&#232;gne v&#233;g&#233;tal&#8230; &lt;/i&gt; &#187; Degr&#233; z&#233;ro du sacramentel&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le neutre&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un lecteur qui ne conna&#238;trait rien de la vie de Caroline Hoctan (mais qui est Caroline Hoctan ?) ne pourrait pas d&#233;terminer si le narrateur du livre est un homme, ou une femme. L'on sait que c'est, pour l'instant, l'une des figures de style oblig&#233;es de l'auteure jusque ici (et bient&#244;t m&#234;me dans son troisi&#232;me roman &#224; para&#238;tre chez Tinbad au premier trimestre 2025, &lt;i&gt;La Fabrication du r&#233;el&lt;/i&gt;) : rendre le sexe de son narrateur ind&#233;cidable. On n'ignore pas que chez Roland Barthes le Neutre visait &#224; la suspension des donn&#233;es conflictuelles du discours ; chez Hoctan, il s'ensuit un trouble chez le lecteur : qui ? qui est ce narrateur qui couche &#224; la fois avec des gar&#231;ons et des filles ? (Un peu comme dans &lt;i&gt;Th&#233;or&#232;me&lt;/i&gt; de Pasolini.) Tout ce que l'on conna&#238;t de lui, c'est que son p&#232;re est mort, qu'il s&#233;journait souvent aux &#201;tats-Unis apr&#232;s avoir d&#233;laiss&#233; son enfant dans la toute prime enfance, et que le narrateur est venu dans la grande ville pour r&#233;gler son h&#233;ritage, par suite d'un mot sur une carte de visite.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_21416 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L400xH625/amerika_kafka-3af2e.jpg?1721397305' width='400' height='625' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le disparu&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'on sait que le vrai titre du roman &#171; am&#233;ricain &#187; de Kafka, anciennement connu sous le nom de &lt;i&gt;Amerika,&lt;/i&gt; &#233;tait &lt;i&gt;Le disparu (Der Verschollene)&lt;/i&gt;. Son action d&#233;butait ainsi : un fils de bonne famille, Karl Rossmann, est envoy&#233; par ses pauvres parents en Am&#233;rique parce qu'une bonne l'avait s&#233;duit et avait eu un enfant de lui. Karl d&#233;barque donc dans le port de New York avec pour tout bagage une simple valise qu'on ne manque pas de lui voler, &#224; plusieurs reprises, jusqu'&#224; ce qu'il disparaisse dans le violent paysage capitaliste am&#233;ricain, de plus en plus d&#233;class&#233; au fur et &#224; mesure de ses m&#233;saventures &#8212; ce que les Straub dans l'un de leurs chefs-d'&#339;uvre cin&#233;matographiques nomm&#232;rent des &#171; rapports de classe &#187;. Aussi ne sommes-nous pas &#233;tonn&#233;s, comme lecteur, de trouver la mention d'un certain Karl Rossmann d&#232;s la page 15 du roman de Caroline Hoctan : &lt;i&gt;&#171; Je tiens dans une main tout ce que j'ai : &#224; savoir, une simple valise, du genre de celle que poss&#233;dait s&#251;rement KARL ROSSMANN en d&#233;barquant lui-m&#234;me un si&#232;cle auparavant. &#187;&lt;/i&gt; Questionnement imm&#233;diat du lecteur : la narratrice du livre va-t-elle, elle aussi, dispara&#238;tre &#224; la fin du livre devant les coups de boutoir du n&#233;o-lib&#233;ralisme am&#233;ricain ? sera-t-elle d&#233;class&#233;e ? D'autant plus que la seconde partie de la d&#233;dicace paternelle sur le fameux livre offert ne laisse pas d'inqui&#233;ter : &lt;i&gt;&#171; C'est en la d&#233;couvrant qu'on n'en revient pas. &#187;&lt;/i&gt; Je laisse &#224; la dilection du lecteur la r&#233;solution de ces interrogations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La grosse diff&#233;rence entre ces deux livres est que Caroline est r&#233;ellement all&#233;e en Am&#233;rique, alors que Kafka, non, jamais &#8212; ce qui ne l'emp&#234;cha pas de brosser un tableau ultrar&#233;aliste de l'Am&#233;rique d'alors. Pour &#233;chapper &#224; un simple naturalisme, j'ai d&#233;j&#224; signal&#233; que l'auteure a transpos&#233; tous les noms de lieux dans son roman ; ainsi Times Square est devenu le &#171; Carrefour des D&#233;sirs &#187;, Brooklyn (ou est-ce le Queens ?) &#171; Point calme &#187;, et Broadway la &#171; Grande Voie Blanche &#187;. Il en r&#233;sulte presque un effet de fantastique : la Big Apple en devient une grille inlassablement arpent&#233;e &#224; pied par une figure quasi franciscaine, si ce n'est qu'au pr&#234;che religieux de pauvret&#233;, la narratrice a substitu&#233; un pr&#234;che litt&#233;raire : Lisez tous les livres des grands &#233;crivains de la Capitale de la Fiction ! Sans discontinuer, la narratrice du livre chemine en marchant, et voudrait bien convertir tous les Am&#233;ricains qu'elle rencontre &#224; leur grande litt&#233;rature, qu'ils semblent souvent ignorer : Ceci est le corps de la vraie Am&#233;rique : prenez et lisez ! prenez-en tous !&#8230; C'est que la narratrice du livre est venue en Am&#233;rique pour &#233;crire une &#171; sorte de roman &#187;, une esp&#232;ce de chant de l'ici et du maintenant. Errant au milieu de fant&#244;mes (il y en a plein les pages ! en lettres capitales, toujours), elle esp&#232;re que la transsubstantiation se fera, et que le pain et le vin am&#233;ricains seront transform&#233;s en miraculeuse prose fran&#231;aise. Il ne s'agira pas de raconter &#171; des histoires &#187;, mais de d&#233;couvrir le secret qui a permis &#224; la langue de ce pays de produire cette litt&#233;rature exceptionnelle, avec toujours en ligne de mire &lt;i&gt;Sur la route&lt;/i&gt; qui symbolisait pour son auteur la route &#8212; l'errance &#8212; qui n'en finit pas. Ce serait la part non maudite de la litt&#233;rature : &lt;i&gt;&#171; L'impossible devient possible dans la vraie vie de la fiction. &#187;&lt;/i&gt; Mais peut-on faire &lt;i&gt;jazzer&lt;/i&gt; la langue fran&#231;aise ? &lt;i&gt;&#171; Je marche ainsi d'un pas all&#232;gre, le c&#339;ur l&#233;ger, le regard &#233;merveill&#233; par tout ce que je vois de cette ville qui attise mon attrait pour elle : ses artifices, ses chim&#232;res, ses feintes, ses illusions, ses leurres, ses mirages, ses mensonges, ses subterfuges et tout ce qu'elle peut nous faire encore miroiter malgr&#233; ses exc&#232;s &#233;vidents, son injustice insupportable, son hypocrisie flagrante. &#187;&lt;/i&gt; Et nous, lecteur, avan&#231;ons l&#233;g&#232;rement par-dessus l'&#233;paule de la narratrice. Entre deux mondes, &lt;i&gt;&#171; &#233;cartel&#233;e entre deux vies, cherchant &#224; retrouver le chemin d'un paradis perdu alors m&#234;me que je poursuivrais un chemin qui ne m&#232;ne d&#233;j&#224; plus nulle part depuis longtemps &#187;&lt;/i&gt;, la narratrice de &lt;i&gt;Dans l'existence de cette vie-l&#224;&lt;/i&gt; va-t-elle &#224; son tour se perdre en Am&#233;rique ?&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_21417 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/amerika-rapports-de-classes_straub.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH685/amerika-rapports-de-classes_straub-a1c45.jpg?1721397305' width='500' height='685' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Jusqu'aux &#233;toiles par des sentiers perdus&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La seconde partie du livre, constitu&#233;e de quinze stations dans des &#233;toiles aux noms rares, radicalise l'errance de la narratrice : &lt;i&gt;&#171; Je passais la plupart de mon temps dehors et, parfois, ne rentrais m&#234;me pas dormir &#224; la pension,&lt;/i&gt; disparaissant &lt;i&gt;de la circulation plusieurs jours de suite, trouvant refuge dans d'autres lieux, dans d'autres lits, chez d'autres gens &#187;&lt;/i&gt; (c'est moi qui souligne). L'&#233;trange &#233;toile que la narratrice arbore sur son sac, et que tous ses interlocuteurs remarquent avec &#233;tonnement, serait-elle la lettre cach&#233;e de ce second volet ? Il vous faudra lire, mon lecteur, pour le savoir&#8230; Sachez tout de m&#234;me, avant que d'entreprendre ce voyage, que son chemin est un constant &#233;loge de la litt&#233;rature, qui &lt;i&gt;&#171; d&#233;passe toutes les &#233;poques qui l'ont produite, comme elle s'adresse &#224; tous les hommes quels que soient les &#233;poques et les lieux depuis lesquels ils lisent &#187;&lt;/i&gt; ; c'est-&#224;-dire qu'elle n'appartient &#224; aucun temps, &#171; se contrefout des sentences, des opinions et de tous ces qu'en-dira-t-on &#187;. Vous qui entrez, laissez tout d&#233;sespoir !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;On apprendra au cours de la narration qu'en r&#233;alit&#233; Kerouac a &#224; de nombreuses reprises retravaill&#233; son jet initial, et que cette l&#233;gende est largement fausse ; mais l&#224; n'est pas la question ici&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;div class='spip_document_21418 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/hoctan_couv.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/hoctan_couv.jpg' width=&#034;502&#034; height=&#034;800&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Dans l'existence de cette vie-l&#224;,&lt;/i&gt; Caroline Hoctan, Fayard, 2016&lt;br class='autobr' /&gt;
Caroline Hoctan codirige le site &#171; d'effiction &#187; litt&#233;raire D-Fiction&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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