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	<title>TK-21 </title>
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	<description>TK-21 suit les nouvelles formes que prend le conflit entre mots et images. TK-21 d&#233;crypte la r&#233;alit&#233;, les ombres, les croyances. Images, appareils, soci&#233;t&#233;, cerveau, ville sont ses cinq vecteurs d'analyse.</description>
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		<title>Arnold Sch&#246;nberg et la question de l'image</title>
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		<dc:creator>Denis Schmite</dc:creator>


		<dc:subject>musique</dc:subject>
		<dc:subject>op&#233;ra</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Au tout d&#233;but des ann&#233;es trente du si&#232;cle pr&#233;c&#233;dent, p&#233;riode fi&#233;vreuse qui ne pouvait susciter que d'intenses r&#233;flexions philosophiques et religieuses dans l'esprit d'un Juif autrichien cultiv&#233;, Arnold Schoenberg compose un op&#233;ra, Mo&#239;se et Aaron, en suivant les principes de la technique dod&#233;caphonique qu'il avait mise au point avec un autre musicien, Joseph Matthias Hauer, et en s'inspirant du texte biblique de l'Exode. Cette &#339;uvre est attirante &#224; plus d'un titre.&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH108/arton2765-73129.jpg?1772194898' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='108' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Au tout d&#233;but des ann&#233;es trente du si&#232;cle pr&#233;c&#233;dent, p&#233;riode fi&#233;vreuse qui ne pouvait susciter que d'intenses r&#233;flexions philosophiques et religieuses dans l'esprit d'un Juif autrichien cultiv&#233;, Arnold Schoenberg compose un op&#233;ra, Mo&#239;se et Aaron, en suivant les principes de la technique dod&#233;caphonique qu'il avait mise au point avec un autre musicien, Joseph Matthias Hauer, et en s'inspirant du texte biblique de l'Exode. Cette &#339;uvre est attirante &#224; plus d'un titre. Joyau de l'extr&#234;me avant-garde, qui en d&#233;route encore beaucoup aujourd'hui, expression de la pens&#233;e d'un artiste hors du commun, tout &#224; la fois musicien, &#233;crivain et peintre, foisonnement d'id&#233;es extr&#234;mement originales par rapport &#224; la probl&#233;matique de l'image, mais aussi tissu de contradictions quasi insurmontables.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Schoenberg, r&#233;volutionnaire contraint et navr&#233;, nous place au c&#339;ur m&#234;me de la Modernit&#233;. Il y a dans son Mo&#239;se et Aaron confrontation de deux attitudes par rapport au Monde, celle du penseur, Mo&#239;se, et celle de l'homme d'action, Aaron, et &#233;galement de deux &#233;checs, absolus donc tragiques ces &#233;checs, car l'iconoclasme rigide et son contraire la soumission inconditionnelle au diktat de l'image, conduisent &#224; la m&#234;me impasse, l'impossibilit&#233; de transmettre un message pur en respectant son &#233;tat de puret&#233; originelle et son intelligibilit&#233;. Mais... est-il si pur que cela ce message ?&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_23059 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L424xH600/denis_schmite02-bb174.jpg?1766162766' width='424' height='600' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dieu, dont la voix d&#233;multipli&#233;e mi-chantante mi-parlante &#233;mane d'un buisson ardent, demande &#224; Mo&#239;se d'&#234;tre son proph&#232;te et de conduire son peuple, le peuple choisi parmi tous les peuples pour &#234;tre celui de Dieu, le peuple &#233;lu, hors des fronti&#232;res d'&#201;gypte, de l'emprise de Pharaon et de ses dieux fallacieux. Mo&#239;se, vieux berger &#224; la parole peu ais&#233;e, craint de ne pas r&#233;ussir &#224; convaincre le peuple, aussi Dieu lui adjoint-il Aaron qu'Il inspirera pour &#234;tre sa voix. La parole de Dieu est imag&#233;e qui lui pr&#233;cise qu'Il lui fera faire des miracles pour les oreilles et les yeux du peuple. Il y a dans tout ceci beaucoup d'&#233;l&#233;ments antinomiques. La conviction de Mo&#239;se est que &lt;i&gt;&#171; Nulle image ne peut donner une image de l'inimaginable &#187;&lt;/i&gt; et cette sentence paralyse sa parole. Pour lui, on ne peut repr&#233;senter l'id&#233;e absolue qu'est Dieu. Dieu est l'Abstraction, mais Dieu se manifeste &#224; Mo&#239;se sous forme d'une image, le buisson ardent, et pr&#233;cise qu'Il suscitera des images pour convaincre le peuple &#233;lu mais pas encore convaincu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aaron, inspir&#233; par Dieu pour &#234;tre la voix de Mo&#239;se, est persuad&#233; qu'un peuple ne peut adorer un dieu dont il ne peut contempler l'image et Dieu accorde &#224; Aaron de faire des miracles, produire des images, en transformant le b&#226;ton de Mo&#239;se en serpent, puis le serpent &#224; nouveau en b&#226;ton, la loi de Dieu contre l'intelligence humaine, Mo&#239;se contre Aaron, et l'eau du Nil en sang, sang du peuple h&#233;breu nourricier de l'&#201;gypte. Il s'agit de combattre les images, de renverser les idoles, mais en utilisant encore et toujours des images, et Dieu lui-m&#234;me para&#238;t juger n&#233;cessaire de transmettre la pens&#233;e par l'action, d'inspirer la foi en utilisant l'image, d'instiller la compr&#233;hension par celle-ci. Il y a amalgame de la parole, de l'image, de l'action, et Aaron, t&#233;nor enj&#244;leur et rutilant, est, dans le premier acte de l'op&#233;ra, la pr&#233;figuration du politicien moderne jubilant au spectacle de lui-m&#234;me, qui croit agir parce qu'il parle, qui croit combler parce qu'il distribue des images. Car Aaron, &#224; la voix et &#224; la parole fleuries, promet tout au nom de celui qui l'inspire : &lt;i&gt;&#171; ...le Tout-Puissant transforme le sable en fruits, les fruits en or, l'or en volupt&#233;, la volupt&#233; en esprit... &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Mo&#239;se, porte-pens&#233;e presque sans voix de Dieu, baryton atone, est, quant &#224; lui, un homme d&#233;sempar&#233;, en position constante de d&#233;s&#233;quilibre. &#192; ce vieux berger &#233;clair&#233;, &#224; la fois homme du peuple et homme de Dieu, Sch&#246;nberg a donn&#233; le &lt;i&gt;Sprechgesang&lt;/i&gt;, le parler-chanter du &lt;i&gt;Pierrot lunaire&lt;/i&gt;, pour exprimer et souligner la tension psychique g&#233;n&#233;r&#233;e par cette instabilit&#233; permanente, pour montrer son insuffisance &#224; s&#233;duire le peuple. Iconoclaste porteur de la foi, Mo&#239;se ne peut chanter mais le peuple aime le chant et Mo&#239;se aime son peuple. D'aucuns ont d&#233;j&#224; soulign&#233; que Mo&#239;se et Aaron, le proph&#232;te et le pragmatique, pourraient bien repr&#233;senter les deux faces conflictuelles d'une seule et m&#234;me personne, probablement Sch&#246;nberg lui-m&#234;me. La crise &#233;clatera lorsque Aaron sera amen&#233; &#224; assumer seul l'int&#233;gralit&#233; de la personne, lorsque les deux p&#244;les antagonistes se confronteront directement sur le m&#234;me terrain, dans le m&#234;me esprit, le sien, au moment de la retraite physique et mystique de Mo&#239;se sur le mont Sina&#239;. Mais, Aaron a gagn&#233; le premier acte et triomphe dans une aria flamboyante tandis que le peuple t&#233;moigne bruyamment sa ferveur &#224; l'&#233;gard d'un dieu qui le lib&#232;rera de l'esclavage et le conduira vers le pays &lt;i&gt;&#171; o&#249; coulent le lait et le miel &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_23071 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/capture_d_e_cran_2025-09-15_a_16_13_c.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH366/capture_d_e_cran_2025-09-15_a_16_13_c-9efc9.jpg?1766926009' width='500' height='366' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Quarante jours sont pass&#233;s et les anciens expriment leur inqui&#233;tude, Mo&#239;se n'est toujours pas descendu du mont de la r&#233;v&#233;lation, peut-&#234;tre s'est-il enfui, et la loi de Dieu, &lt;i&gt;&#171; loi inimaginable de l'inimaginable dieu &#187;&lt;/i&gt;, n'est, de ce fait, toujours pas r&#233;v&#233;l&#233;e. Le droit du plus fort s'av&#232;re &#234;tre plus implacable que la force de Pharaon et le vice sans frein opprime plus que jamais la vertu. Le peuple &#233;lu, peuple confirm&#233; de peu de foi, r&#233;clame du sang pour baigner sa col&#232;re, celui de Mo&#239;se, celui d'Aaron et celui des a&#238;n&#233;s, ainsi que la restitution de ses dieux anciens, dieux de la mat&#233;rialit&#233;, garants de son quotidien, et par frayeur Aaron se fera artiste en fondant l'or des H&#233;breux pour cr&#233;er le Veau d'Or, quintessence, symbole, de leurs croyances frustres et incitateur &#224; toutes les volupt&#233;s, image synth&#233;tisant toutes les images. &lt;i&gt;&#171; Ce qui brille est bon&lt;/i&gt;, dit une jeune fille. &lt;i&gt;Inviolable vertu de l'or, inattaquable virginit&#233;... &#187;&lt;/i&gt;. Aaron est all&#233; au-del&#224; de ce que le peuple lui demandait, a devanc&#233; tous les d&#233;sirs, a fabriqu&#233; l'image id&#233;ale, l'idole ambassadrice de toutes les idoles, et il est permis de se demander o&#249; se trouve &#224; ce moment pr&#233;cis, le &lt;i&gt;&#171; Partout-Pr&#233;sent &#187;&lt;/i&gt;, le vrai dieu qui, toujours, devait l'inspirer. Ainsi Aaron, grand ma&#238;tre de l'illusion, ouvre largement la porte &#224; toutes les d&#233;bauches et perditions, et c'est ici une longue succession de sacrifices d'animaux, d'extases, de danses, de suicides, de crimes, de destructions et d'orgies sexuelles, rythm&#233;e par un orchestre toujours nerveux, particuli&#232;rement sujet &#224; des agacements vibratoires de trombones, de timbales et de xylophones, avec de courts mais somptueux apaisements, profonde imploration d'une malade &#224; l'idole ou doux quatuor de vierges s'offrant aux couteaux des pr&#234;tres immolateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mo&#239;se revient enfin, porteur des tables de la Loi, et il d&#233;truit aussit&#244;t le Veau d'Or. Sur une musique tendue &#224; l'extr&#234;me commence le d&#233;bat th&#233;ologique fondamental dont l'op&#233;ra est pr&#233;texte. Mo&#239;se accuse &#233;videmment Aaron d'avoir r&#233;tabli l'idol&#226;trie et de ce fait d'avoir &#233;cart&#233; le peuple du chemin conduisant &#224; Dieu. Pour sa d&#233;fense Aaron &#233;voque son amour du peuple et le d&#233;sarroi qu'il a ressenti quand Mo&#239;se l'a laiss&#233; si longtemps sans protection et sans loi. Lui, Aaron, ce qui le soucie c'est le maintien du peuple, sa survie, et pour survivre le peuple a besoin de sentir et d'esp&#233;rer, c'est pour cela qu'il lui a donn&#233; une image, part compr&#233;hensible de la pens&#233;e que Mo&#239;se place au-dessus de tout. Il fait remarquer &#224; Mo&#239;se que les tables de la Loi elles-m&#234;mes ne sont qu'une image, donc seulement une part de la pens&#233;e de Dieu, sur quoi Mo&#239;se exc&#233;d&#233; brise les tables. &#201;tranger &#224; ce d&#233;bat, le peuple confit de d&#233;votion passe en arri&#232;re-plan conduit par une colonne de feu, puis de nu&#233;es quand le jour se l&#232;ve, &lt;i&gt;&#171; vers le pays o&#249; coulent le lait et le miel &#187;&lt;/i&gt;, et Mo&#239;se reste seul d&#233;sesp&#233;r&#233; face &#224; sa compr&#233;hension imparfaite, voire fausse, de la pens&#233;e divine. Si Aaron n'a pas remport&#233; le deuxi&#232;me acte, le Veau d'Or ayant &#233;t&#233; d&#233;truit par la seule pens&#233;e de Mo&#239;se, il est clair que Mo&#239;se, lui, l'a encore perdu.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_23072 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/capture_d_e_cran_2025-09-15_a_16.36_47.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH315/capture_d_e_cran_2025-09-15_a_16.36_47-e1c42.jpg?1766926010' width='500' height='315' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Mais, il reste un troisi&#232;me acte et il faut rendre gr&#226;ce aux cin&#233;astes Huillet et Straub de l'avoir mis en images, car cet acte sans musique n'est pratiquement jamais mont&#233;, l'op&#233;ra lui-m&#234;me l'&#233;tant d&#233;j&#224; tr&#232;s rarement, et c'est probablement cet acte tr&#232;s court qui traite le mieux de la grande question abord&#233;e par Arnold Sch&#246;nberg, celle de la repr&#233;sentation. Toujours est-il &#231;a se termine mal pour Aaron, c'est-&#224;-dire brutalement, et pas beaucoup mieux pour Mo&#239;se qui a totalement &#233;chou&#233; par rapport &#224; sa volont&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De tous les domaines de l'Art, de l'expression esth&#233;tique, la musique est par nature le plus abstrait, et ce &#224; toutes les &#233;poques puisque c'est sa nature. L'image musicale, toute fascinante qu'elle soit quand elle est isol&#233;e, est plac&#233;e si ce n'est dans une position d'inf&#233;riorit&#233;, tout du moins dans une situation de grande fragilit&#233;, quand elle est confront&#233;e, par exemple, &#224; l'image cin&#233;matographique ou &#224; la vid&#233;o. L'image cin&#233;matographique et la vid&#233;o sont indubitablement plus imm&#233;diatement assimilables par l'esprit humain car elles sont beaucoup plus concr&#232;tes, car elles op&#232;rent davantage de pr&#233;l&#232;vements dans le monde ext&#233;rieur sensible. La musique accompagne l'image, peut en souligner le caract&#232;re, aider &#224; sa compr&#233;hension, mais jamais au grand jamais la supplanter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me souviens du torrent de protestations qu'avaient g&#233;n&#233;r&#233; les choix de mise en sc&#232;ne et de sc&#233;nographie de Peter Sellars lors du montage du Tristan et Iseult &#224; Paris. Sellars avait demand&#233; &#224; Bill Viola de d&#233;rouler, sur un &#233;cran g&#233;ant, dans son langage &#224; lui, une illustration de l'&#339;uvre de Wagner, alors que les chanteurs restaient plong&#233;s dans la p&#233;nombre, ce qui avait suscit&#233; chez un de mes amis de l'&#233;poque, avec lequel j'avais assist&#233; &#224; la g&#233;n&#233;rale, la question ironique suivante &#171; Qui c'est d&#233;j&#224; le gars qui a fait la bande-son sur la vid&#233;o de Viola ? &#187;&lt;br class='autobr' /&gt; Mais dans les faits qu'est-ce qui se passait ? Certes il y avait la musique, une musique vraiment triste tout d'abord puis qui se mit &#224; enfler, &#224; d&#233;border comme parfois fait l'amour et toujours Wagner, et qui emplit progressivement tout l'espace. Soudain sur l'&#233;cran g&#233;ant et noir du Tristan apparut un tout petit point qui, comme une &#233;toile lorsque la nuit s'installe, gagna en luminosit&#233;, un unique pixel. Tr&#232;s lentement le petit point grossit par attraction d'autres pixels et au bout d'un tr&#232;s long moment on put discerner la silhouette d'un homme et celle d'une femme qui venaient de tr&#232;s loin et qui avan&#231;aient vers les spectateurs. Chez Viola, le temps est toujours dilat&#233;. Pour que la moindre image se forme, avant que la moindre narration ne se mette en place, le temps est &#233;tir&#233; &#224; l'exc&#232;s. C'est l&#224; un d&#233;fi qui est lanc&#233; &#224; l'&#233;poque, au refus contemporain de contempler et de m&#233;diter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'homme et la femme franchirent un rideau de feu et puis d'eau et enfin se d&#233;v&#234;tirent compl&#232;tement. Purification, rite initiatique, pour parvenir sans t&#226;che &#224; l'amour absolu. Viola se mettait ainsi &#224; l'unisson de Wagner et de son Tristan et Iseult. Sur la sc&#232;ne joies et peines, bonheurs et chagrins, se succ&#233;daient, tout le monde y allait de ses arias, plut&#244;t joliment, la fosse connaissait ses moments d'h&#233;ro&#239;sme, tout le monde voulait mourir et finalement tout le monde mourait. Une partition plut&#244;t belle mais quand m&#234;me rien d'absolument passionnant. Vraiment rien ? Si, l'&#233;cran de Viola, &#233;videmment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tristan, v&#234;tu de blanc, est &#233;tendu mort sur une dalle de pierre. Des gouttes d'eau s'&#233;l&#232;vent du sol, de plus en plus nombreuses, de plus en plus violemment, puis des trombes, puis des colonnes d'eau, un d&#233;luge grondant aspire Tristan vers le ciel, absorbe le corps d&#233;sarticul&#233; vers les hauteurs o&#249; il dispara&#238;t. Une &#233;l&#233;vation &#224; l'horizontale. Inversion des ph&#233;nom&#232;nes et aspiration vers le haut, deux th&#232;mes r&#233;currents chez Bill Viola. Les trombes d'eau des d&#233;luges peuvent remonter jusqu'aux cieux et les flammes des incendies descendre vers les abysses, ou bien eau et feu peuvent fusionner dans une esp&#232;ce de magma d'une beaut&#233; infernale, ou bien encore former un liquide amniotique en fusion ou un &#233;ther limbique couleur d'or, mani&#232;re de piscine probatique pour laver les souillures du temps de la vie o&#249; nagent les &#226;mes en attente de jugement ou de renaissance. Eau et feu, toujours, et fusion des contraires, eau en fusion et feu liqu&#233;fi&#233;, principe femelle et principe m&#226;le m&#233;lang&#233;s, emm&#234;l&#233;s inextricablement.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_23063 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH550/denis_schmite06-564de.jpg?1766162766' width='500' height='550' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans ses recherches sur la syst&#233;matisation de la composition musicale Sch&#246;nberg avait not&#233; une forte tendance &#224; la d&#233;sagr&#233;gation de la tonalit&#233;, et ce d&#232;s l'&#233;poque romantique, du fait de l'enrichissement acc&#233;l&#233;r&#233; des partitions par des apports ornementaux divers et incessants. Ce constat int&#233;gr&#233; &#224; sa propre d&#233;marche cr&#233;ative le conduisit au dod&#233;caphonisme, c'est-&#224;-dire &#224; une composition reposant sur l'utilisation des douze sons de la gamme chromatique entretenant des rapports strictement r&#233;ciproques, puis au s&#233;rialisme qui peut se r&#233;sumer comme l'imposition d'un nouveau cadre formel &#224; quelque chose qui frisait l'anarchie du fait de la suppression des dominantes, bien entendu le pire cauchemar pour un viennois ultraconservateur. Autrement dit, au d&#233;but du vingti&#232;me si&#232;cle, Arnold Sch&#246;nberg conf&#233;rait &#224; la musique un degr&#233; d'abstraction sup&#233;rieur. Toute musique, m&#234;me si elle est abstraite, m&#234;me si elle est tr&#232;s abstraite, est une accumulation d'images, et ceci nous ram&#232;ne &#224; l'op&#233;ra du proph&#232;te Sch&#246;nberg et &#224; sa grande question. On a beaucoup glos&#233; sur &#171; l'inach&#232;vement &#187; de cette &#339;uvre et Sch&#246;nberg lui-m&#234;me semble avoir h&#233;sit&#233; jusqu'&#224; la fin de sa vie sur la composition ou non de l'acte trois. L'&#233;chec de Mo&#239;se est l'&#233;chec de Sch&#246;nberg car donner une forme musicale &#224; la pens&#233;e de Dieu, qui &#233;chappe &#224; toute repr&#233;sentation, constitue ind&#233;niablement une contradiction majeure pour laquelle ne saurait exister aucune issue. On peut avancer aussi, paradoxalement, que Sch&#246;nberg a poursuivi le travail iconoclaste de Mo&#239;se en d&#233;truisant jusqu'&#224; l'image musicale avec ce troisi&#232;me acte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pourtant, Huillet et Straub, les &#171; Straub &#187; comme on dit pour faire court, sont peut-&#234;tre les seuls r&#233;alisateurs &#224; avoir r&#233;ussi &#224; r&#233;concilier l'image et la musique, et m&#234;me &#224; les avoir fait fusionner, fondue l'une dans l'autre au point que l'une sans l'autre perdrait tout son sens, la grande Unification en quelque sorte, artistique celle-ci. En fait, dans le cin&#233;ma des Straub tout n'est que musique, au-del&#224; du Mo&#239;se et Aaron, dont on vient de parler, de deux ou trois autres plus &#171; petites choses &#187; de Sch&#246;nberg, ou de la Chronique d'Anna-Magdalena Bach, avec un Gustav L&#233;onard &#224; perruque en guise de Cantor de Leipzig qui sature l'espace-temps d'accords contrapuntiques et fugu&#233;s, dans le mouvement de balancier lent de la cam&#233;ra, dans la symphonie de chambre compos&#233;e et interpr&#233;t&#233;e par la nature, avec les souffles d'air dans les feuillages, le chuintement des sources, le roucoulement des colombes, les trilles des oiseaux des bois, le continuo clair des ruisseaux, et surtout les langues m&#233;lodieuses des hommes, l'italien de Pavese et de Vittorini ou l'allemand d'H&#246;lderlin et de Brecht. Gr&#226;ce aux Straub, les hommes tentent encore de converser avec les dieux, leurs anciens patrons, tandis que leur cam&#233;ra caresse tendrement l'espace des mythes et de l'Histoire. C'est une belle complainte de petits paysans, de r&#233;mouleurs et de marchands d'oranges qui d&#233;crit le Paradis perdu et la rage de sa reconqu&#234;te, un long chant de lutte qui s'&#233;goutte note &#224; note des nuages en un long &lt;i&gt;glissando&lt;/i&gt; jusqu'aux terroirs d'ici et de l&#224;-bas, lieux de toutes les r&#233;sistances &#224; l'oppression. Avec les Straub, l'Homme est toujours beau, qu'ils soient humbles gens des villes et des champs, philosophes neurasth&#233;niques auxquels le pouvoir r&#233;pugne, ou h&#233;ros tragiques et malgr&#233; eux de tous les mythes de l'Europe. L'Homme est beau parce qu'il est politique et musical.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_23067 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/denis_schmite10.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH269/denis_schmite10-44d51.jpg?1772194898' width='500' height='269' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Pour en revenir &#224; Arnold Sch&#246;nberg, son &#339;uvre picturale est beaucoup plus importante quantitativement et m&#234;me qualitativement que beaucoup ne pourraient le supposer, mais il est vrai aussi que rares sont ceux qui s'int&#233;ressent &#224; Sch&#246;nberg ou m&#234;me, disons-le franchement, qui ont simplement eu vent de son existence. Pour ces raisons et quelques autres il para&#238;t toujours un peu pr&#233;tentieux de tenter d'&#233;voquer Sch&#246;nberg, que ce soit le musicien ou le peintre. Schoenberg n'a re&#231;u aucune formation picturale mais il a &#233;t&#233; sensibilis&#233; &#224; la peinture par quelques-unes de ses fr&#233;quentations, et pas des moindres, Kandinsky, Kokoschka et surtout Gerstl qui fera une fugue amoureuse avec sa femme et puis se suicidera. Sch&#246;nberg est tr&#232;s affect&#233; par cette histoire qui tombe &#224; une &#233;poque o&#249; ses premi&#232;res tentatives atonales, le quatuor &#224; cordes n&#176; 2 et la symphonie de chambre n&#176; 1, entre autres, ne rencontrent pas v&#233;ritablement leur public. Grave crise personnelle donc et franche d&#233;prime. Bizarrement, Sch&#246;nberg se pr&#233;cipite fr&#233;n&#233;tiquement dans la peinture et le dessin, symbolistes et expressionnistes, pendant deux ou trois ans. Il r&#233;alise des portraits de ses proches ou de c&#233;l&#233;brit&#233;s de l'&#233;poque, des caricatures des m&#234;mes, des grotesques, t&#234;te de guimauve rouge&#226;tre et aplatie, quelques paysages dont certains assez sexualis&#233;s quand m&#234;me, chemins forestiers s'introduisant dans d'&#233;paisses broussailles, retour de l'inconscient, d'autres beaucoup plus tranquilles, jolis jardins ensoleill&#233;s, collines verdoyantes &#224; la tomb&#233;e du jour, ou plus inqui&#233;tants, d&#233;j&#224; la nuit profonde d'&lt;i&gt;Erwartung&lt;/i&gt;, l'Attente, des fa&#231;ades de maisons ou des rues fantomatiques un peu &#224; la Munch,&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_23066 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/denis_schmite09.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH183/denis_schmite09-f7015.jpg?1766162766' width='500' height='183' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;un enterrement sous un arbre, des jeux de cartes impossibles, des &#233;chiquiers guerriers, d'&#233;tranges cartes postales peintes ou dessin&#233;es aux motifs anodins ou inqui&#233;tants, des projets de d&#233;cors de salle de concert ou de th&#233;&#226;tre, gradins de verdure se d&#233;veloppant en arc en ciel, ou amorces de labyrinthe, des personnages ou des sc&#232;nes oniriques dont certaines aux franges de l'abstraction, des incendies de peintures, des chairs sanguinolentes, images mentales de &lt;i&gt;la Nuit transfigur&#233;e&lt;/i&gt;, des yeux phosphorescents transper&#231;ant des brumes chromatiques, ainsi qu'une quantit&#233; incroyable d'autoportraits, des dizaines et des dizaines, au crayon de couleurs, au fusain, &#224; l'encre de chine, &#224; l'aquarelle ou &#224; l'huile, sur papier, sur carton ou sur toile.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_23062 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/denis_schmite05.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH168/denis_schmite05-56c3f.jpg?1772194898' width='500' height='168' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Qu'expriment les autoportraits d'Arnold Sch&#246;nberg ? Que nous r&#233;v&#232;lent-ils de sa personne dans ces moments de doute sentimental et artistique ? Pas grand-chose, si ce n'est peut-&#234;tre un extraordinaire ent&#234;tement. La majorit&#233; des autoportraits sont de face. Un front volumineux mis en avant, accentu&#233; par une calvitie pr&#233;coce, des yeux petits, verts et per&#231;ants, des l&#232;vres minces et pinc&#233;es, quelques fois l'ombre l&#233;g&#232;re d'une moustache, des joues plut&#244;t flasques, aucune complaisance &#224; l'&#233;gard de lui-m&#234;me. Le regard est fixe, parfois on sent une col&#232;re sourde dans une certaine crispation des m&#226;choires ou le rapprochement des sourcils, parfois comme un voile de tristesse, mais contr&#244;l&#233;e la tristesse, toujours l'affirmation d'une pr&#233;sence forte, la revendication d'une existence, sauf une unique fois comme une envie de tout quitter, d'abandonner le monde derri&#232;re soi, de tourner les talons et de s'en aller, les mains crois&#233;s derri&#232;re le dos et tenant une canne, fr&#234;le silhouette en rappelant une autre, celle d'un certain clown de Londres mais en moins sautillant.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_23064 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/denis_schmite07.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH547/denis_schmite07-16705.jpg?1772194898' width='500' height='547' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Silve&#768;re Jarrosson</title>
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		<dc:creator>Silv&#232;re Jarrosson</dc:creator>


		<dc:subject>peinture</dc:subject>
		<dc:subject>op&#233;ra</dc:subject>
		<dc:subject>d&#233;cor</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;100 sans sens ou avec, cette relecture d'une sce&#768;ne d'amour ainsi que l'interaction entre figuration et abstraction nous situe tout a&#768; fait dans cette ambigu&#239;te&#769; entre la possibilite&#769; de trouver un sens tout comme le risque de le perdre.&lt;/p&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH99/arton1517-df651.jpg?1772233442' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='99' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;100 sans sens ou avec, cette relecture d'une sce&#768;ne d'amour ainsi que l'interaction entre figuration et abstraction nous situe tout a&#768; fait dans cette ambigu&#239;te&#769; entre la possibilite&#769; de trouver un sens tout comme le risque de le perdre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_13322 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/visuel-silve_re-jarrosson.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH329/visuel-silve_re-jarrosson-f048d.jpg?1572626141' width='500' height='329' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Photo-montage compose&#769; a&#768; partir d'une de mes &#339;uvres et d'une gravure d'un e&#769;le&#769;ment de de&#769;cor datant de 1914. &lt;br class='autobr' /&gt;
Sce&#769;nographie pour l'ope&#769;ra &lt;i&gt;Cle&#769;op&#226;tre&lt;/i&gt; de Massenet qui sera donne&#769; a&#768; la Salle Cortot le 16 octobre 2019. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il s'agit donc en quelque sorte d'un de&#769;cor nume&#769;rique, relecture contemporaine des de&#769;cors utilise&#769;s lors de la cre&#769;ation de cet ope&#769;ra a&#768; Monte-Carlo.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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