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	<title>TK-21 </title>
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	<description>TK-21 suit les nouvelles formes que prend le conflit entre mots et images. TK-21 d&#233;crypte la r&#233;alit&#233;, les ombres, les croyances. Images, appareils, soci&#233;t&#233;, cerveau, ville sont ses cinq vecteurs d'analyse.</description>
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		<title>TK-21 </title>
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		<title>C&#233;cile Croce : &#171; Que croyons-nous voir ? &#187;</title>
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		<dc:date>2026-07-30T12:28:23Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marie-Laure Desjardins</dc:creator>


		<dc:subject>entretien</dc:subject>
		<dc:subject>Couleur</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;La couleur semble aller de soi. Elle habille les paysages, attire les pollinisateurs, structure les imaginaires, nourrit les cr&#233;ations artistiques&#8230; Pourtant, ce que nous voyons lorsque nous regardons une couleur est loin d'&#234;tre une &#233;vidence. Entre ph&#233;nom&#232;nes physiques, constructions culturelles, r&#233;cits symboliques et dispositifs techniques, les couleurs r&#233;v&#232;lent autant notre rapport au vivant qu'elles contribuent &#224; le fa&#231;onner.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Couleur" rel="tag"&gt;Couleur&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH100/fig-4-1536x1024-46867.jpg?1785414780' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La couleur semble aller de soi. Elle habille les paysages, attire les pollinisateurs, structure les imaginaires, nourrit les cr&#233;ations artistiques&#8230; Pourtant, ce que nous voyons lorsque nous regardons une couleur est loin d'&#234;tre une &#233;vidence. Entre ph&#233;nom&#232;nes physiques, constructions culturelles, r&#233;cits symboliques et dispositifs techniques, les couleurs r&#233;v&#232;lent autant notre rapport au vivant qu'elles contribuent &#224; le fa&#231;onner.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;big&gt;&lt;i&gt;Professeure en Esth&#233;tique et Sciences de l'art &#224; l'Universit&#233; Bordeaux Montaigne et co-directrice du laboratoire MICA, C&#233;cile Croce explore depuis de nombreuses ann&#233;es les liens entre perception, cr&#233;ation artistique, performance et technosciences. Ses recherches interrogent la mani&#232;re dont les &#339;uvres transforment notre compr&#233;hension du monde et de nous-m&#234;mes. Elle revient sur son parcours, de l'esth&#233;tique psychanalytique aux recherches actuelles sur l'image num&#233;rique et les couleurs. Elle &#233;voque le r&#244;le des imaginaires dans notre perception du vivant, l'histoire culturelle des couleurs, leur &#233;mancipation dans l'art moderne, mais aussi les mutations introduites par les technologies contemporaines. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette interview a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e dans le cadre des Conversations sous l'arbre organis&#233;es par le Domaine de Chaumont-sur-Loire. &lt;/i&gt; &lt;/big&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;ArtsHebdoM&#233;dias. &#8211; Quelle place ont occup&#233; la nature et l'art dans votre enfance ? Pourquoi avoir choisi de faire de l'art votre sujet d'&#233;tude ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&#233;cile Croce. &#8211; &lt;/i&gt; J'ai grandi pr&#232;s d'Angoul&#234;me et mon terrain de jeu pr&#233;f&#233;r&#233; &#233;tait un lyc&#233;e &#224; l'abandon situ&#233; au pied d'une colline. Nous l'appelions le Centre. Dans la cour, la nature avait, en quelque sorte, repris ses droits, sorte de green urbex avant l'heure. C'&#233;tait un terrain d'aventure quotidienne, juste en face de chez moi. Il me suffisait de traverser la rue. On pouvait partir &#224; la d&#233;couverte d'objets abandonn&#233;s, mais aussi grimper aux arbres. Nous utilisions des cartons comme des luges pour d&#233;valer les pentes. J'adorais inventer des territoires et des r&#233;cits dans lesquels j'embarquais mes copains. Ce lieu en ruines &#233;tait pour nous la nature, avec sa v&#233;g&#233;tation et ses insectes. C'&#233;tait merveilleux. J'y pr&#233;levais toutes sortes de petits mat&#233;riaux, comme des bouts de verre poli, pour r&#233;aliser chez moi des sortes de tableaux. Ainsi en &#233;tait-il de mon lien avec la cr&#233;ation ! L'art est arriv&#233; apr&#232;s le lyc&#233;e o&#249; j'ai suivi la fili&#232;re C, la plus valoris&#233;e &#224; l'&#233;poque, avec les math&#233;matiques et la physique. L'espace de libert&#233; qui me manquait, sans m&#234;me que je le r&#233;alise, m'est apparu &#224; la fac sous la forme d'une affichette pr&#233;sentant la formation en arts plastiques J'ai d&#233;cid&#233; d'abandonner mon cursus en &#171; administration &#233;conomique et sociale &#187; ainsi que l'institut d'&#233;tudes politiques. Mon dossier artistique &#233;tait modeste, mais contrebalanc&#233; par une extr&#234;me motivation. Plus d&#233;terminant encore fut l'opportunit&#233; de poursuivre ma th&#232;se de doctorat &#224; Paris. Trois jours par semaine, mon temps libre me propulsait dans les mus&#233;es et les galeries. Cette passion ne m'a jamais quitt&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Vous avez travaill&#233; aussi bien sur l'esth&#233;tique psychanalytique que sur la performance ou les technosciences. Quel fil relie ces diff&#233;rentes recherches dans votre parcours ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce que l'esth&#233;tique psychanalytique ? C'est comprendre, appr&#233;hender, approcher la r&#233;ception de l'&#339;uvre. Ce que l'&#339;uvre nous fait intimement, psychiquement, ce qu'elle soul&#232;ve, d&#233;gage, engage, ce qu'elle incite, motive, d&#233;veloppe, &#224; l'aide d'outils psychanalytiques habiles &#224; &#233;clairer la r&#233;ception des &#339;uvres ou encore le processus de cr&#233;ation. Cette formation, je l'ai suivie aupr&#232;s de Murielle Gagnebin. Mais au bout de quelques ann&#233;es de recherche, j'ai eu le sentiment que quelque chose ne fonctionnait plus, sorte de but&#233;e dans la pens&#233;e esth&#233;tique : les arts de la performance faisaient obstacle &#224; l'esth&#233;tique et pire encore &#224; l'esth&#233;tique psychanalytique. Ce que j'avais pu d&#233;gager, c'est-&#224;-dire l'&#233;tayage de l'esth&#233;tique sur la po&#239;&#233;tique, ne fonctionnait plus. Signe pour moi qu'il &#233;tait temps de penser autrement. La question d'alors &#233;tait : qu'est-ce que l'art performance peut apporter de singulier ? Pour y r&#233;pondre, il fallait d'autres outils que ceux de l'esth&#233;tique traditionnelle, d'autres m&#233;thodes. Cela a &#233;t&#233; l'objet de ma recherche durant une bonne dizaine d'ann&#233;es. Pour moi, l'&#339;uvre motive la th&#233;orie, elle la bouleverse. C'est donc la th&#233;orie qui doit se renouveler et non l'inverse. Ces arts de l'action travaillent avec le corps, avec le temps. Mais attention, le corps n'est pas seul, il poss&#232;de des prolongements techniques, voire technoscientifiques. Une constatation qui devait transformer ce que j'avais trouv&#233;. Il me fallait donc d&#233;sormais m'int&#233;resser aux technosciences, sans oublier le contexte dans lequel nous nous ins&#233;rons. L'un des axes de recherches principaux du MICA, laboratoire que je co-dirige, s'int&#233;resse aux outils num&#233;riques et &#224; leur place dans nos soci&#233;t&#233;s. Des recherches qui ont encore nourri davantage mon int&#233;r&#234;t pour ce qui peut croiser l'art et les technosciences. Je ne devais n&#233;gliger ni les technologies, ni les sciences. Ce qui a complexifi&#233; encore mon questionnement et qui m'am&#232;ne aujourd'hui &#224; m'interroger sur ce que pourrait &#234;tre l'&#171; art-science &#187;. Dans tous les cas, il s'agit de r&#233;pondre &#224; une double question : qu'est-ce que l'art nous fait et qu'est-ce qu'il fait de nous ? Autrement dit, comment transforme-t-il &#224; la fois notre exp&#233;rience sensible et notre mani&#232;re d'habiter le monde ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Vous reprenez la formule d'Herv&#233; Fischer selon laquelle les couleurs sont aussi &#171; celles de nos mythes &#187;. En quoi les couleurs rel&#232;vent-elles autant de constructions culturelles et imaginaires que de la perception sensible ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une question pi&#232;ge que nous pourrions r&#233;sumer ainsi : &#171; Que croyons-nous voir ? &#187; Prenons un exemple. Hier, j'ai achet&#233; un bouquet de pivoines roses. L'Antiquit&#233; n'avait pas de mot sp&#233;cifique pour cette couleur. Il existe bien pallidus, qui signifie &#171; p&#226;le &#187;, ou roseus, qui renvoie &#224; la couleur de la rose, mais le rose n'&#233;tait pas encore constitu&#233; comme une cat&#233;gorie chromatique autonome, distincte du rouge. Cela ne signifie pas que les Anciens ne percevaient pas les nuances entre rouge et rose, mais qu'ils ne les conceptualisaient pas n&#233;cessairement comme nous le faisons aujourd'hui. Cette couleur pouvait &#234;tre pens&#233;e comme un rouge att&#233;nu&#233;, d&#233;lav&#233; ou &#233;clairci. Il faut attendre le XVIIIe si&#232;cle pour que le rose s'affirme v&#233;ritablement comme une couleur autonome dans les usages sociaux, artistiques et vestimentaires. En fran&#231;ais, il prend le nom de la fleur. En anglais, pink d&#233;signe &#224; l'origine l'&#339;illet. C'est amusant de constater ce jeu de langage qui fait des roses des &#339;illets ! Par la suite, le rose a &#233;t&#233; largement associ&#233; &#224; la petite fille, tandis que le bleu &#233;tait attribu&#233; aux gar&#231;ons. Il est devenu tr&#232;s girly avec la poup&#233;e Barbie, et se voit accentuer son c&#244;t&#233; sensuel, frivole, voire sexuel dans de nouveaux usages de langage (par exemple avec le Minitel rose). Au Japon, on retrouve un ph&#233;nom&#232;ne comparable avec l'esth&#233;tique kawaii, qui valorise certaines figures de la femme-enfant. Pour revenir &#224; votre question : construction culturelle, assur&#233;ment. Le rose a connu un d&#233;veloppement culturel incroyable. Il s'est progressivement autonomis&#233;, distingu&#233; du rouge. Ou peut-&#234;tre l'inverse (c'est le rouge que nous percevons diff&#233;remment depuis ledit &#171; rose &#187;). Quant &#224; la perception sensible, on voit bien qu'il y a l&#224; une difficult&#233;, m&#234;me s'il existe sans conteste quelque chose qui se passe entre chaque individu et la couleur. Pourquoi ai-je choisi ce bouquet de pivoines plut&#244;t qu'un autre ? Le vivant semble aussi transmettre quelque chose de particulier &#224; travers ses couleurs, une pr&#233;sence ou une intensit&#233; qui exc&#232;de leur seule signification culturelle. Comment ce rose &#233;tait-il per&#231;u il y a plusieurs si&#232;cles ? Sans doute diff&#233;remment, non parce que sa r&#233;alit&#233; visuelle aurait chang&#233;, mais parce que les significations culturelles qui lui &#233;taient associ&#233;es n'&#233;taient pas les m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Que nous disent les couleurs de l'histoire des soci&#233;t&#233;s, de leurs valeurs, de leurs peurs ou de leurs d&#233;sirs ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#234;tre humain est un &#234;tre social et culturel. Toute soci&#233;t&#233; repose sur des valeurs communes, plus ou moins partag&#233;es et accept&#233;es. Mais pour qu'elles tiennent, ces valeurs doivent aussi s'&#233;tayer sur un imaginaire. Un imaginaire qui participe de ce que Cornelius Castoriadis appelait l'institution imaginaire de la soci&#233;t&#233; et qui prend forme &#224; travers des r&#233;cits, des symboles et des mythes. C'est dans cette perspective que s'inscrivent les travaux d'Herv&#233; Fischer. Dans son livre Mythanalyse de la couleur, il montre que les couleurs ne sont jamais de simples ph&#233;nom&#232;nes perceptifs. Lorsqu'il s'int&#233;resse aux soci&#233;t&#233;s dites premi&#232;res, il observe que le vocabulaire chromatique renvoie souvent aux ressources naturelles dont sont extraits les pigments, aux gestes de la peinture ou encore &#224; des marquages symboliques propres &#224; chaque groupe humain. Autrement dit, chaque soci&#233;t&#233; d&#233;veloppe son propre syst&#232;me de significations color&#233;es. Fischer s'int&#233;resse notamment aux associations entre couleurs et repr&#233;sentations du monde. Dans les soci&#233;t&#233;s premi&#232;res, chez indiens Zunis du Nouveau-Mexique, six couleurs sont associ&#233;es aux six orients, en accord avec leur arrangement de l'univers. Les couleurs traduisent alors une mani&#232;re particuli&#232;re d'habiter le monde. Un deuxi&#232;me exemple concerne ce que Fischer appelle le discours &#171; psycho-mystique &#187; des artistes. Il cite notamment Mondrian, dont l'abstraction g&#233;om&#233;trique repose sur les trois couleurs primaires &#8211; rouge, jaune et bleu &#8211; associ&#233;es au blanc et au noir. Chez lui, la couleur doit demeurer pure, stable et autonome. Cette recherche t&#233;moigne d'une volont&#233; de s'&#233;loigner de l'imitation du r&#233;el et de l'expression individuelle pour atteindre une forme d'ordre universel.&#8232;Enfin, Fischer analyse ce qu'il nomme la &#171; bigarrure &#187; des soci&#233;t&#233;s contemporaines : une prolif&#233;ration de couleurs satur&#233;es, s&#233;duisantes et attractives, omnipr&#233;sentes dans la publicit&#233;, les &#233;crans ou l'espace marchand. Ces couleurs ne refl&#232;tent pas seulement nos d&#233;sirs ; elles contribuent aussi &#224; les orienter et parfois &#224; les fabriquer. Ces trois exemples montrent que les couleurs nous renseignent sur les valeurs d'une soci&#233;t&#233;, sur ses croyances, ses aspirations, ses peurs et ses d&#233;sirs. Elles r&#233;v&#232;lent autant notre mani&#232;re de voir le monde que celle de le construire.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27601 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;95&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/piet_mondriaan_1930_-_mondrian_composition_ii_in_red_blue_and_yellow.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH507/piet_mondriaan_1930_-_mondrian_composition_ii_in_red_blue_and_yellow-8101d.jpg?1784115952' width='500' height='507' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Piet Mondrian, Composition II in Red, Blue and Yellow, 1930
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Domaine public/Wikimedia Commons.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Dans l'histoire de l'art occidental, &#224; quel moment la couleur cesse-t-elle d'&#234;tre seulement descriptive pour traduire une exp&#233;rience ou un &#233;tat int&#233;rieur ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Encore un point sujet &#224; bien des discussions. Il me semble que ce moment accompagne l'affranchissement progressif de l'art &#224; l'&#233;gard de ce &#224; quoi il &#233;tait cens&#233; se r&#233;f&#233;rer et qui n'&#233;tait pas lui-m&#234;me. Comme l'explique Panofsky dans Idea, la cr&#233;ation artistique a longtemps &#233;t&#233; orient&#233;e par des mod&#232;les religieux, philosophiques ou id&#233;aux. L'art renvoyait &#224; autre chose qu'&#224; lui-m&#234;me, et la couleur gagnait cette dimension id&#233;elle par ses fonctions symboliques, narratives ou descriptives. &#192; partir de la fin du XVIIIe si&#232;cle, puis plus nettement au XIXe si&#232;cle (sans doute apr&#232;s le romantisme, avec le tournant symbolisme et les transformations li&#233;es &#224; la modernit&#233;), l'art se s&#233;cularise. Il commence &#224; interroger sa propre d&#233;finition. Cela donnera lieu &#224; de nombreuses hypoth&#232;ses : l'art est-il ce que je vois ? Est-il, pour reprendre la c&#233;l&#232;bre formule de Maurice Denis, &#171; une surface plane recouverte de couleurs en un certain ordre assembl&#233;es &#187; ? Plus tard, on se demandera encore si l'art r&#233;side dans le support, dans l'intention de l'artiste ou dans le regard de celui qui le re&#231;oit. Peut-&#234;tre cette conception de l'art n'est-elle qu'un nouveau mythe. Toujours est-il que la couleur s'&#233;mancipe progressivement de sa fonction descriptive ou symbolique pour devenir un param&#232;tre plastique &#224; part enti&#232;re. Elle n'est plus seulement au service de la repr&#233;sentation d'un paysage ou d'un personnage ; elle acquiert une force propre, une autonomie et une signifiance sp&#233;cifiques. L'abstraction constitue &#224; cet &#233;gard un point d'orgue au d&#233;but du XXe si&#232;cle. Kandinsky propose de se d&#233;lester des r&#233;f&#233;rences directes aux objets du monde. Il parle de &#171; n&#233;cessit&#233; int&#233;rieure &#187; et cherche &#224; faire des couleurs une v&#233;ritable grammaire de l'exp&#233;rience sensible et spirituelle. Reste que cette dimension spirituelle demeure toujours difficile &#224; justifier rationnellement. &#192; la m&#234;me &#233;poque, les peintres fauves participent eux aussi &#224; cette lib&#233;ration de la couleur. Chez Matisse, Derain ou Vlaminck, elle devient avant tout vecteur de sensation et d'expression. Elle n'est plus tenue de reproduire fid&#232;lement les couleurs observ&#233;es dans le monde, mais peut traduire une intensit&#233; affective, une perception ou un &#233;tat int&#233;rieur. Mieux : elle prend son autonomie, hurle de ses rouges ses jaunes, ses roses, ses bleus, et leurs rapports vibrants de lumi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27604 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;80&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/vassily_kandinsky_1910_-_the_cow.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH443/vassily_kandinsky_1910_-_the_cow-5a6a6.jpg?1784115952' width='500' height='443' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Wassily Kandinsky, La Vache (Die Kuh), 1910
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Domaine public/ Wikimedia Commons.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Les technologies contemporaines &#8211; des &#233;crans &#224; l'intelligence artificielle en passant par l'imagerie scientifique &#8211; transforment profond&#233;ment notre rapport aux couleurs. Que font ces outils &#224; notre perception du vivant ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Votre question me fait penser aux travaux de Martine Joly sur l'image. Elle montre que nous avons tendance &#224; attribuer aux images une forme de cr&#233;dibilit&#233; ou de proximit&#233; avec le r&#233;el. Nous croyons souvent qu'elles vont nous donner quelque chose du monde tel qu'il est. L'image porterait notamment une valeur indicielle, comme un fragment du r&#233;el. Or nous savons tr&#232;s bien que dans l'imagerie m&#233;dicale ou scientifique en g&#233;n&#233;ral, les couleurs utilis&#233;es n'ont souvent rien &#224; voir avec les couleurs de l'objet ou du ph&#233;nom&#232;ne observ&#233;. Elles sont choisies pour faciliter la lecture, distinguer des zones ou rendre certaines informations plus visibles. Leur fonction n'est ni &#233;motionnelle ni expressive. Dans ce cas, les couleurs ne cherchent ni &#224; reproduire fid&#232;lement le monde visible ni &#224; traduire un &#233;tat int&#233;rieur. Elles rel&#232;vent avant tout d'un syst&#232;me de conventions destin&#233; &#224; rendre l'information lisible. Il est donc l&#233;gitime de se demander si ces usages transforment notre rapport aux couleurs. La r&#233;ponse est oui. Notre perception du vivant est toujours filtr&#233;e par ce que nous apprenons du monde &#224; travers les images, et de plus en plus &#224; travers les &#233;crans, les imprimantes ou les dispositifs num&#233;riques. Des mod&#232;les math&#233;matiques permettent de coder, traiter et restituer les couleurs. Diff&#233;rents syst&#232;mes sont &#224; l'&#339;uvre et nous comptons maintenant avec les &#171; espaces colorim&#233;triques &#187;, qui sont plus r&#233;duits que le diagramme de chromaticit&#233; correspondant le plus &#224; notre perception des couleurs, tout en tentant de s'en approcher. On peut souligner, par exemple, que certains syst&#232;mes num&#233;riques accordent davantage de poids au vert qu'au rouge ou au bleu, notamment parce que l'&#339;il humain est particuli&#232;rement sensible &#224; cette partie du spectre. Cela montre que nos appareils ne se contentent pas de restituer les couleurs : ils les traduisent, les calculent et les interpr&#232;tent selon des mod&#232;les techniques pr&#233;cis. &#192; force de les fr&#233;quenter, ces dispositifs finissent par influencer notre mani&#232;re de voir le monde. Ils enrichissent parfois notre perception, mais peuvent aussi la normaliser ou la restreindre en nous habituant &#224; certaines repr&#233;sentations du vivant plut&#244;t qu'&#224; d'autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Lorsque l'on regarde aujourd'hui les couleurs du vivant &#8211; celles des plantes, des animaux, des paysages &#8211; avons-nous encore affaire &#224; une exp&#233;rience de la nature ou d&#233;j&#224; &#224; une construction technique du regard ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; cette question, je r&#233;pondrais par d'autres : &#171; Quelles plantes ? Quels animaux ? Quels paysages ? &#187; Il y a actuellement une exposition au CAPC de Bordeaux, intitul&#233;e Pollen, &#224; laquelle participe Jesse Darling. L'artiste y pr&#233;sente Still Life (Nature morte), un ensemble de fleurs fra&#238;ches plac&#233;es dans un cube de Plexiglas et destin&#233;es &#224; faner au fil du temps. Nous pourrions y voir une forme d'humour : une nature morte encore vivante, mais plus pour longtemps. &#192; mesure que les fleurs se fl&#233;trissent, les couleurs perdent progressivement leur &#233;clat. Avons-nous alors affaire &#224; une exp&#233;rience de la nature ou &#224; un regard construit ? L'artiste nous rappelle que notre exp&#233;rience de la nature passe toujours par une construction du regard. Cette nature qu'il a tent&#233; de saisir est enferm&#233;e dans un cube, d&#233;plac&#233;e dans un espace d'exposition et soumise &#224; un dispositif de pr&#233;sentation. L'exp&#233;rience est donc m&#233;diatis&#233;e une premi&#232;re fois par l'objet artistique, puis une seconde fois par le contexte mus&#233;al. On pourrait d'ailleurs &#233;largir la r&#233;flexion &#224; la notion m&#234;me de nature. Herv&#233; Fischer parle de Nouvelle Nature pour d&#233;signer les environnements visuels et chromatiques produits par les technologies num&#233;riques. Cette nature, &#224; laquelle nous acc&#233;dons de plus en plus par l'interm&#233;diaire des &#233;crans, est souvent m&#233;diatis&#233;e, filtr&#233;e et reconfigur&#233;e par les dispositifs techniques. Elle ne co&#239;ncide plus toujours avec l'exp&#233;rience directe que nous faisons de notre environnement naturel. D&#232;s lors, l'opposition entre exp&#233;rience de la nature et construction technique du regard est peut-&#234;tre moins pertinente qu'il n'y para&#238;t. Toute perception est d&#233;j&#224; m&#233;di&#233;e par une culture, un langage, des images et des dispositifs. Les technologies contemporaines ne font sans doute qu'ajouter une couche suppl&#233;mentaire &#224; cette m&#233;diation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Beaucoup d'artistes contemporains travaillent avec des mati&#232;res organiques, des r&#233;actions chimiques ou d'autres mat&#233;riaux instables. Pourquoi s'int&#233;ressent-ils tant aux couleurs comme processus ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Probablement parce que ce processus est celui de la vie elle-m&#234;me. La vie est un processus : elle se d&#233;ploie dans le temps et demeure toujours en &#233;quilibre instable. Il en va de m&#234;me pour les couleurs. Je pense &#224; Wolfgang Laib et &#224; ses carr&#233;s de pollen, comme ceux pr&#233;sent&#233;s au MoMA en 2019. Pour les r&#233;aliser, l'artiste proc&#232;de &#224; une collecte extr&#234;mement ritualis&#233;e et attentive. Lors de l'installation &#233;galement, il manipule cette mati&#232;re avec un immense respect. Le pollen est extrait des &#233;tamines, les organes m&#226;les des fleurs. Cette poudre jaune vif n'est pas, selon Laib, un simple pigment. Le pollen n'a pas besoin d'eau pour se d&#233;velopper : il est d&#233;j&#224; porteur de vie. Il peut attirer des insectes, se disperser ou se transformer avec le temps. La couleur elle-m&#234;me demeure vivante et instable. Cette question rejoint celle du cycle du vivant : naissance, d&#233;veloppement, transformation, d&#233;p&#233;rissement. Elle soul&#232;ve &#233;galement des interrogations &#233;thiques. Est-il l&#233;gitime de pr&#233;lever du vivant pour le d&#233;tourner de sa fonction biologique ? Dans une exposition pr&#233;sent&#233;e &#224; l'Orangerie face aux Nymph&#233;as de Monet, Laib expliquait d'ailleurs qu'il ne travaillait pas du tout comme son pr&#233;d&#233;cesseur, tout en consid&#233;rant son &#339;uvre comme entrant en r&#233;sonance avec la sienne. Cette proximit&#233; entre couleur et vivant conduit presque &#224; une forme de tautologie : la couleur appara&#238;t comme une manifestation de la vie elle-m&#234;me, tandis que la vie semble difficilement pensable sans m&#233;tamorphoses chromatiques. Mais la couleur comme processus peut aussi &#234;tre envisag&#233;e autrement. On peut penser, par exemple, &#224; la s&#233;rie Mille et un carr&#233;s (2022) d'Elissar Kanso qui mobilise les ph&#233;nom&#232;nes perceptifs et les variations lumineuses. Dans ce projet, la couleur se transforme selon les conditions de vision, sous lumi&#232;re noire, et met en &#233;chec ce que l'&#339;il croit percevoir imm&#233;diatement, donnant l'impression d'un n&#233;gatif de l'image initiale. Pourquoi s'int&#233;resser ainsi au processus perceptif ? Parce qu'il permet de produire un sens diff&#233;rent, parfois critique ou politique. La vie dont parle alors l'artiste n'est plus seulement biologique. Elle devient sociale, politique, culturelle ou religieuse. Les transformations de la couleur permettent ainsi d'interroger les conditions m&#234;mes de notre existence collective.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27603 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;69&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/pollen-mountains-bruxelles-galerie-des-beaux-arts.-_c_-wolfgang-laib.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH263/pollen-mountains-bruxelles-galerie-des-beaux-arts.-_c_-wolfgang-laib-a0684.jpg?1784115953' width='500' height='263' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Pollen Mountains
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Bruxelles, Galerie des Beaux-Arts. &#169; Wolfgang Laib
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Dans une &#233;poque marqu&#233;e par les crises &#233;cologiques, pensez-vous que les artistes ont un r&#244;le particulier &#224; jouer pour transformer notre perception de la nature et nous aider &#224; mieux la consid&#233;rer ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#339;uvre dont je viens de vous parler est d&#233;crite par l'artiste comme une construction &#233;quilibr&#233;e, ma&#238;tris&#233;e, mais aussi profond&#233;ment humaine parce que fabriqu&#233;e et organis&#233;e. Elissar Kanso consid&#232;re son carr&#233; comme le pr&#233;cipit&#233; d'une rencontre entre le corps de l'artiste et le corps urbain. Il y a l&#224; quelque chose de politique, car cette rencontre ne peut &#234;tre dissoci&#233;e du contexte g&#233;opolitique contemporain et des conflits qui traversent nos soci&#233;t&#233;s. Cette mani&#232;re de voir pourrait nous conduire &#224; penser que nous sommes s&#233;par&#233;s de la nature et du vivant. Pourtant, dans une performance de la s&#233;rie Une rencontre improbable avec la nature r&#233;alis&#233;e en 2022 dans le cadre de la r&#233;sidence Art et nature, &#224; Cantabrie, en Espagne, l'artiste entra&#238;ne derri&#232;re elle une toile souple recouverte de carr&#233;s fluorescents. Au fil du parcours, la toile recueille les traces du vivant : terre, eau, feuilles, poussi&#232;res. Elle devient une sorte de v&#234;tement vivant qui se transforme au rythme du corps de l'artiste et de sa travers&#233;e du paysage. Cette &#171; mati&#232;re critique performante &#187;, selon les termes d'Elissar Kanso, constitue une mani&#232;re de s'inscrire dans un milieu tout en portant les traces de ce milieu. Elle cherche un rythme commun avec ce qui l'entoure, rythme que nous percevons parfois difficilement dans des existences domin&#233;es par les conflits, l'urgence ou la consommation. La performance nous invite ainsi &#224; interroger ce qui nous s&#233;pare de la nature autant que ce qui nous relie &#224; elle. J'aimerais &#233;galement citer Le Jardin des neuf soleils de Trevor Yeung, expos&#233; eu CAPC en ce moment. L'artiste hongkongais plonge les visiteurs dans une lumi&#232;re verte o&#249; apparaissent un double arc-en-ciel et neuf soleils artificiels. L'impression premi&#232;re est celle d'un univers enti&#232;rement construit dans une ambiance de vivarium synth&#233;tique, rejoignant en cela l'id&#233;e de Nouvelle Nature d&#233;velopp&#233;e par Herv&#233; Fischer. Pourtant, cette installation renvoie &#224; un ancien mythe chinois. Selon l'une de ses versions, une m&#232;re donna naissance &#224; dix soleils et n'en faisait appara&#238;tre qu'un seul chaque jour afin d'&#233;clairer le monde. Jusqu'au moment o&#249; les dix d&#233;cid&#232;rent de se lever ensemble, provoquant une catastrophe. L'empereur demanda alors &#224; l'archer Yi d'abattre neuf de ces soleils afin de rendre &#224; nouveau la Terre habitable. Les neuf soleils que Trevor Yeung fait r&#233;appara&#238;tre dans l'espace d'exposition r&#233;activent ainsi un r&#233;cit ancien pour interroger notre pr&#233;sent. Au fil de la visite, les spectateurs sont invit&#233;s &#224; d&#233;poser des v&#339;ux, comme si l'&#339;uvre ouvrait un espace de r&#233;flexion sur notre responsabilit&#233; collective face aux &#233;quilibres fragiles du vivant. C'est peut-&#234;tre l&#224; que r&#233;side aujourd'hui le r&#244;le des artistes. Non pas nous dire ce qu'il faut penser de la nature, mais transformer les conditions m&#234;mes de notre perception afin de nous rendre plus attentifs aux liens, souvent invisibles, qui nous unissent au vivant.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27602 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;112&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/fig2-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH577/fig2-2-1761f.jpg?1784115703' width='500' height='577' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Projet Mille et un carr&#233;s
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Vu de l'installation in situ avec projection de lumi&#232;re noire. Courtesy de l'artiste
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Infos pratiques&gt; Les Conversations sous l'arbre, Couleurs et perception du vivant. Les expositions de la Saison d'art et le Festival international des jardins sont visibles jusqu'au 1er novembre, au domaine de Chaumont-sur-Loire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Image d'ouverture&gt; Performance d'Elissar Kanso, r&#233;alis&#233;e en juillet 2022, dans le cadre de la r&#233;sidence Art et nature, instants de cr&#233;ation &#224; Cantabrie, en Espagne. En partenariat avec l'association SM Pro Art Circle (source Andrea Juan). Courtesy de l'artiste&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>Du rose pour &#233;gayer</title>
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		<dc:date>2024-11-03T15:38:10Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>C&#233;line Mas et Jean-Claude Liehn</dc:creator>


		<dc:subject>photographie</dc:subject>
		<dc:subject>dessin</dc:subject>
		<dc:subject>Couleur</dc:subject>
		<dc:subject>handicap</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Nous avons tous, handicap&#233;s ou pas, &#224; donner aux autres dans des &#233;changes. Quand j'ai d&#233;couvert le travail artistique de C&#233;line Mas, j'ai imm&#233;diatement pens&#233; qu'il fallait essayer d'&#233;laborer quelque chose ensemble. Mes photographies et ses toiles sont de styles si oppos&#233;s qu'elles ne peuvent que s'enrichir mutuellement si l'on parvient &#224; les r&#233;unir dans un travail commun. &lt;br class='autobr' /&gt; Je suis un photographe des paysages urbains et de l'architecture vernaculaire, qui aime repr&#233;senter le monde avec (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.tk-21.com/handicape" rel="tag"&gt;handicap&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH120/arton2553-4eaa0.jpg?1772203460' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='120' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Nous avons tous, handicap&#233;s ou pas, &#224; donner aux autres dans des &#233;changes. Quand j'ai d&#233;couvert le travail artistique de C&#233;line Mas, j'ai imm&#233;diatement pens&#233; qu'il fallait essayer d'&#233;laborer quelque chose ensemble. Mes photographies et ses toiles sont de styles si oppos&#233;s qu'elles ne peuvent que s'enrichir mutuellement si l'on parvient &#224; les r&#233;unir dans un travail commun.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je suis un photographe des paysages urbains et de l'architecture vernaculaire, qui aime repr&#233;senter le monde avec clart&#233;, sobri&#233;t&#233; et fid&#233;lit&#233;. J'aime quand les lignes droites sont droites, les angles droits, droits, la balance des blancs juste, c'est-&#224;-dire les couleurs fid&#232;les. Bref, je me place dans la lign&#233;e de ce que l'histoire de la photographie a retenu sous le nom de style documentaire&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Olivier Lugon, Le Style Documentaire, 2001, &#201;ditions Macula.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. L'am&#233;ricain Stephen Shore qui dans les ann&#233;es 1970 alla poser sa chambre aux quatre coins des USA&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Stephen Shore, Uncommon Places, 2004. &#201;ditions Aperture.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; pour r&#233;aliser des images rigoureusement compos&#233;es et parfaitement lisibles, est mon mod&#232;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&#233;line Mas pratique depuis de nombreuses ann&#233;es diverses techniques, entre art et artisanat : pastel, aquarelle, peinture &#224; l'huile, poterie, sculpture. De l'art figuratif le plus souvent. Elle le fait avec une vision du monde tr&#232;s personnelle. Cela s'exprime surtout dans les couleurs, et dans la grande libert&#233; des teintes qu'elle utilise. On pourrait croire qu'elle poursuit le travail des peintres fauves. C&#233;line est porteuse de trisomie 21.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_21853 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/12_p_p_ceret_hr_2020_07_23_6_.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH400/12_p_p_ceret_hr_2020_07_23_6_-e988a.jpg?1730142176' width='500' height='400' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Le pont du Diable, c'est vrai, je ne croyais pas que j'allais le faire avec du ton rose. C'est pour &#233;gayer le pont. Quand je vais voir ma grand-m&#232;re, je vois le pont, comme &#231;a, vide, sans rien. J'ai dit en moi-m&#234;me, C&#233;line, r&#233;fl&#233;chis &#224; ce que tu vas faire sur le pont. Donc j'ai bien r&#233;fl&#233;chi, j'ai retravaill&#233; les couleurs. Du vert, du jaune, du rose pour &#233;gayer, plus rajouter le portail qui ressort ici et apr&#232;s la route. &#187;&lt;/i&gt; &lt;strong&gt;C&#233;line Mas&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un premier travail avait abouti &#224; des diptyques juxtaposant mes photographies couleurs et les pastels de C&#233;line. Il portait sur la ville de Pollestres, l&#224; o&#249; elle vit. La g&#233;om&#233;trie et les couleurs rigoureuses de mes photographies s'opposaient aux formes d&#233;structur&#233;es et aux couleurs fantasques issues de sa vision.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans un second travail, qui est pr&#233;sent&#233; ici, nous sommes partis de mes photographies noir et blanc de la ville de C&#233;ret, dans les Pyr&#233;n&#233;es-Orientales ; des images puis&#233;es dans mes archives ou faites sp&#233;cialement pour ce projet. Des photographies pr&#233;cises, r&#233;alis&#233;es avec un objectif &#224; d&#233;centrement, qui permet de corriger les d&#233;formations li&#233;es &#224; la perspective.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces images monochromes, C&#233;line les a coloris&#233;es au pastel sec.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous avons donc fait revivre une ancienne technique des d&#233;buts de la photographie : la colorisation manuelle des photographies monochromes ; une technique que nous connaissons &#224; travers les cartes postales du d&#233;but du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle qui sont toujours visibles ici ou l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&#233;line n'habite pas C&#233;ret et n'a qu'une connaissance tr&#232;s partielle de son architecture. Elle n'a pas tent&#233; de restituer fid&#232;lement les couleurs de la ville. Et, fondamentalement, cela n'&#233;tait pas son propos. Ses travaux ant&#233;rieurs nous l'avaient montr&#233; ; le r&#233;alisme n'est pas son affaire.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_21849 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/8_p_p_ceret_hr_2020_07_23_2_.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH400/8_p_p_ceret_hr_2020_07_23_2_-8c3e7.jpg?1730142176' width='500' height='400' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;On peut cependant penser que la volont&#233; de C&#233;line d'&#233;gayer le r&#233;el est contraint par sa technique. La saturation limit&#233;e des tons pastels la tient &#224; l'&#233;cart des teintes criardes qui auraient conduit &#224; tout autre chose ; en ce sens elle s'&#233;loigne du style des fauves. Les tonalit&#233;s sont le plus souvent obtenues par des m&#233;langes de couleurs et la technique de l'estompage au doigt. Cela conduit &#224; des r&#233;sultats subtils, bien visibles au niveau des ciels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les images finales illustrent parfaitement la tension entre nos techniques et nos styles respectifs. &lt;br class='autobr' /&gt;
On peut d&#233;crire cette opposition en utilisant les concepts introduits par Heinrich W&#246;lfflin dans ces Principes fondamentaux de l'histoire de l'art&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Heinrich W&#246;lffli, Principes fondamentaux de l'histoire de l'art, 2017, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Ce texte classique offre un cadre pour penser la peinture figurative occidentale ; il oppose le style lin&#233;aire (les lignes) et le style pictural (les taches color&#233;es). Dans nos photographies coloris&#233;es, la photographie, avec sa pr&#233;cision, repr&#233;senterait le style lin&#233;aire et le pastel, avec ses flous, le style pictural.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_21803 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;97&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/12_detail_v800-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/12_detail_v800-2-2b120.jpg?1772191830' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;D&#233;tail de l'une des images illustrant la conjonction du linaire et du pictural dans nos &#339;uvres.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;l&#233;ment lin&#233;aire domine dans certaines compositions architecturales qui sont un clin d'&#339;il au pass&#233; cubiste de C&#233;ret. La ville, surnomm&#233;e &lt;i&gt;&#171; La Mecque du cubisme &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Yves Duch&#226;teau, La Mecque du cubisme, 2011, &#201;ditions Alter Ego.&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, a vu na&#238;tre les premi&#232;res &#339;uvres et la th&#233;orie cubistes lors des s&#233;jours estivaux de Picasso et Braque, au d&#233;but du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une exposition et un atelier&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite &#224; ce travail en commun, treize &#339;uvres ont &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;es &#224; la m&#233;diath&#232;que de C&#233;ret en octobre 2021.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette exposition fut une exp&#233;rience extraordinaire pour C&#233;line, peu habitu&#233;e &#224; &#234;tre l'objet d'un accueil si chaleureux.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_21802 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/expo_v800.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/expo_v800-c4ba7.jpg?1772191830' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Un atelier interg&#233;n&#233;rationnel avait &#233;t&#233; organis&#233; autour de l'exposition &#224; la m&#233;diath&#232;que : les participants, r&#233;sidents en EHPAD et &#233;l&#232;ves du primaire, &#233;taient invit&#233;s &#224; appliquer la technique de colorisation au pastel de tirages noir et blanc. Et C&#233;line fut leur professeur. C'est la premi&#232;re fois qu'elle se trouvait en position d'enseignante, elle qui tout au long de sa vie, s'&#233;tait vu expliquer comme faire ceci ou cela. C&#233;line s'est ainsi trouv&#233;e dans une position singuli&#232;re, in&#233;dite, tr&#232;s gratifiante pour elle. Elle en garde un souvenir &#233;mu.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_21801 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/atelier_v800.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH500/atelier_v800-d2f28.jpg?1729949708' width='500' height='500' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Nous avons vendu quelques-unes des &#339;uvres. Ce fut une des toutes premi&#232;res et rares fois o&#249; C&#233;line, qui n'a jamais eu d'emploi r&#233;mun&#233;r&#233;, gagnait de l'argent de son travail. Ce qui eut une grande port&#233;e symbolique pour elle et son entourage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette exp&#233;rience artistique et humaine tr&#232;s riche m'offrit personnellement la possibilit&#233; de r&#233;aliser un travail original, &#224; la fois en continuit&#233; et en rupture avec ce qu'avait &#233;t&#233; jusque-l&#224; ma production photographique. Elle montre aussi combien nous pouvons tous profiter des &#233;changes autour des pratiques artistiques. Cette aventure m&#233;ritait qu'on la connaisse en dehors de la ville de C&#233;ret.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Jean-Claude Liehn, octobre 2024.&lt;/i&gt;
&lt;br&gt; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_21854 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/13_p_p_ceret_hr_2020_07_23_7_.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH400/13_p_p_ceret_hr_2020_07_23_7_-7715a.jpg?1730142176' width='500' height='400' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_21846 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/4_p_p_ceret_hr_2020_07_23_8_.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH400/4_p_p_ceret_hr_2020_07_23_8_-e98bf.jpg?1730142176' width='500' height='400' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_21850 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/9_p_p_ceret_hr_2020_07_23_9_.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH400/9_p_p_ceret_hr_2020_07_23_9_-dcba5.jpg?1730142176' width='500' height='400' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_21847 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/5_h1020700.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH400/5_h1020700-0508d.jpg?1730142176' width='500' height='400' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_21848 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/6_p_p_ceret_hr_2020_07_23_3_.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH400/6_p_p_ceret_hr_2020_07_23_3_-088e0.jpg?1730142176' width='500' height='400' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_21852 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/11_p_p_ceret_hr_2020_07_23_5_.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH400/11_p_p_ceret_hr_2020_07_23_5_-c1dd4.jpg?1730142176' width='500' height='400' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Olivier Lugon, &lt;i&gt;Le Style Documentaire&lt;/i&gt;, 2001, &#201;ditions Macula.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Stephen Shore, &lt;i&gt;Uncommon Places&lt;/i&gt;, 2004. &#201;ditions Aperture.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Heinrich W&#246;lffli, &lt;i&gt;Principes fondamentaux de l'histoire de l'art&lt;/i&gt;, 2017, &#201;ditions Parenth&#232;ses.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Yves Duch&#226;teau, &lt;i&gt;La Mecque du cubisme&lt;/i&gt;, 2011, &#201;ditions Alter Ego.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Image d'ouverture / photographies coloris&#233;es : &#169; Jean-Claude Liehn / C&#233;line Mas (photographies noir &amp; blanc : Jean-Laude LIehn, couleur : C&#233;line Mas)&lt;br class='autobr' /&gt;
Photos couleur : &#169; Jean-Claude Liehn.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le cr&#233;puscule des formes</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Le-crepuscule-des-formes</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/Le-crepuscule-des-formes</guid>
		<dc:date>2023-04-01T17:11:43Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Audrey Perzo</dc:creator>


		<dc:subject>Couleur</dc:subject>
		<dc:subject>espace</dc:subject>
		<dc:subject>exposition</dc:subject>
		<dc:subject>installation</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Il n'est rien de plus int&#233;ressant que de voir &#224; travers une fen&#234;tre ferm&#233;e : elle met le proche &#224; distance, cr&#233;e d'autres espaces dans l'espace.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Expositions" rel="directory"&gt;Expositions&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Couleur" rel="tag"&gt;Couleur&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/espace" rel="tag"&gt;espace&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/exposition" rel="tag"&gt;exposition&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/installation" rel="tag"&gt;installation&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH100/arton2250-3ab5f.jpg?1772242344' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il n'est rien de plus int&#233;ressant que de voir &#224; travers une fen&#234;tre ferm&#233;e : elle met le proche &#224; distance, cr&#233;e d'autres espaces dans l'espace.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour peu qu'elle soit embu&#233;e, elle donne une aura aux choses car elle les montre moins par ce qu'elles sont que par ce qui les entoure. Une fen&#234;tre opaque est un support-projection pour l'esprit. La vitre, l'image ou l'eau, quand elles sont troubles, sont plus propres &#224; cr&#233;er des fantasmes que le clair et le distinct. Quand nous cherchons un souvenir dans notre m&#233;moire, il nous arrive souvent de fermer les yeux : l'obscurit&#233; permet-elle de mieux voir les contours ? En opacifiant, il s'agirait d'obstruer, en partie, l'&#339;il physique pour ouvrir l'&#339;il de l'esprit, de placer un voile sur les images comme pour les glisser sous les paupi&#232;res closes.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_19264 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;32&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/0_perzo.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/0_perzo-e8598.jpg?1772192701' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Audrey Perzo
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&#169; Laurent Ardhuin
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La peinture d'Audrey Perzo proc&#232;de de l'architecture, du design, et de l'espace en g&#233;n&#233;ral. Les lignes qui la traversent t&#233;moignent d'une g&#233;om&#233;trie appliqu&#233;e, faite de pavements, de plans, de lignes de fuite, de volumes, de cercles et de carr&#233;s. La peinture est en cela &#171; medium &#187; au sens strict, c'est-&#224;-dire qu'elle est un moyen d'accueillir et de transmettre autre chose qu'une forme ou une couleur d&#233;finies, comme un conduit accompagnant des &#233;nergies potentielles. Aussi, se constate une po&#233;tique du bricolage o&#249; le brouillon, la maquette, le sch&#233;ma et la cartographie sont moins marqueurs de repentirs et de travaux pr&#233;paratoires que du travail en soi. Mais ces formes nettes sont rendues floues par le biais de plusieurs truchements : reflets, transparences, dispositifs membranaires. Leur pr&#233;cision premi&#232;re fait place &#224; l'instabilit&#233;, au vaporeux, au tremblement. Par exemple, elles s'animent &#224; travers un verre d&#233;poli noyant les contours comme des fumerolles de pens&#233;es ou de silhouettes &#224; la d&#233;rive. Ce sont d&#232;s lors des caract&#233;ristiques temporelles qui s'immiscent dans l'espace plastique puisque les formes sont poreuses aux &#233;l&#233;ments changeants qui les entourent : le mouvement, la lumi&#232;re, l'environnement, les corps. Ce travail est donc un travail sur l'atmosph&#232;re et s'ouvre vers le spectateur qu'il place en son sein comme au milieu d'un paysage. Voyons-nous parce que nous voulons voir ou parce que quelque chose, au coin de l'&#339;il, semble nous regarder ?&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_19265 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;32&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/2_perzo.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/2_perzo-9396c.jpg?1772192701' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Audrey Perzo
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&#169; Laurent Ardhuin
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;[La l&#233;gende du voile de Popp&#233;e raconte que la seconde &#233;pouse de l'empereur N&#233;ron dissimulait en partie sa beaut&#233; pour attiser le d&#233;sir. L'&#339;uvre voil&#233;e par des brises-vue aguiche-t-elle le regard ou l'&#233;loigne-t-elle pudiquement ?]&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut lire, sur le site de bricolage monartisanat.fr : &#171; La b&#226;che et le tissu technique peuvent &#234;tre indispensables aussi bien pour les particuliers que pour les professionnels. Appr&#233;ci&#233;s pour leur r&#233;sistance, leur souplesse et leur esth&#233;tique, ils sont utilis&#233;s en guise de protection, d'am&#233;nagement int&#233;rieur et ext&#233;rieur, de couverture de fa&#231;ade, d'isolation phonique ou encore de brise-vue &#187;. Le terme &#171; brise-vue &#187; est excellent. Comme les brise-lames prot&#232;gent le port de la houle du large, la b&#226;che emp&#234;cherait un regard un peu trop direct ou insistant sur les choses. La b&#226;che est donc un rempart o&#249; vient s'&#233;chouer notre acuit&#233; visuelle. Dispos&#233;e en vagues dans l'espace d'exposition, elle joue le r&#244;le d'un prisme, en ce qu'elle d&#233;multiplie la perception des formes color&#233;es. L'incertain fait trembler le pr&#233;cis, soul&#232;ve le simple et le d&#233;licat comme l'aller-retour anadyom&#232;ne d'une vague, une respiration douce ou le mouvement de diastole et de systole du c&#339;ur. Il y a une sensation de corps flottants et une perte de la vision centrale au profit de la vision p&#233;riph&#233;rique : on ne voit que par les c&#244;t&#233;s. En parlant des &#339;uvres d'Audrey Perzo, j'ai le sentiment d'&#234;tre une ophtalmologue qui d&#233;crit les divers sympt&#244;mes d'une diminution progressive de la vue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cataracte&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I. &lt;i&gt;Chute d'un fleuve, chute d'une rivi&#232;re importante, lorsque ses eaux se pr&#233;cipitent d'une grande hauteur.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;II. &lt;i&gt;Opacit&#233; du cristallin, chez l'homme ou l'animal.&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Source : Dictionnaire de l'Acad&#233;mie fran&#231;aise&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Elora Weill-Engerer&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_19267 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;32&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/3_perzo-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/3_perzo-2-253a0.jpg?1772192701' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Audrey Perzo
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&#169; Laurent Ardhuin
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_19269 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;32&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/5_perzo.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/5_perzo-d4072.jpg?1772192701' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Audrey Perzo
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&#169; Laurent Ardhuin
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_19270 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;32&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH750/6_perzo-1b98f.jpg?1680375842' width='500' height='750' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Audrey Perzo
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&#169; Laurent Ardhuin
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_19271 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;32&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/7_perzo.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/7_perzo-bc08a.jpg?1772192701' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Audrey Perzo
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&#169; Laurent Ardhuin
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_19272 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;32&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/8_perzo.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/8_perzo-2ecf4.jpg?1772192701' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Audrey Perzo
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&#169; Laurent Ardhuin
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_19273 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;32&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/9_perzo.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/9_perzo-6e7a1.jpg?1772192701' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Audrey Perzo
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&#169; Laurent Ardhuin
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://www.audreyperzo.com" class="spip_out"&gt;Audrey Perzo&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Exposition personnelle &lt;i&gt;Le cr&#233;puscule des formes&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#224; l'Espace d'art contemporain Camille Lambert, Juvisy-sur-Orge &lt;br class='autobr' /&gt;
du 11 f&#233;vrier au 22 avril 202&lt;br class='autobr' /&gt;
35 Av. de la Terrasse, 91260 Juvisy-sur-Orge&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://sortir.grandorlyseinebievre.fr&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://sortir.grandorlyseinebievre.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Frontispice : Audrey Perzo &#8212; &#169; Laurent Ardhuin&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Yellow &amp; Bees</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Yellow-Bees</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/Yellow-Bees</guid>
		<dc:date>2021-10-03T15:08:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Martine Mougin</dc:creator>


		<dc:subject>exposition</dc:subject>
		<dc:subject>Couleur</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Troisi&#232;me &#233;pisode de la rencontre d'artistes avec les abeilles, le miel, et le jaune.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Societe-15" rel="directory"&gt;Soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/exposition" rel="tag"&gt;exposition&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Couleur" rel="tag"&gt;Couleur&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH108/arton1949-6eb72.jpg?1772227773' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='108' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Troisi&#232;me &#233;pisode de la rencontre d'artistes avec les abeilles, le miel, et le jaune.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_17265 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/_galerie_he_loi_se_c_fre_de_rique_lucien_galerie_he_loise.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH276/_galerie_he_loi_se_c_fre_de_rique_lucien_galerie_he_loise-df16e.jpg?1772227773' width='500' height='276' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La Yellow Cube gallery accueille des &#339;uvres ou&#768; la couleur Jaune est mise a&#768; l'honneur, la lecture du livre JAUNE de Michel Pastoureau est a&#768; l'origine de cette exposition.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_17269 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/yellow_bees_yellow_cube_gallery_c_martine_mougin_c_misato_naoi_c_julie_navarro_c_lia_rochas.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH348/yellow_bees_yellow_cube_gallery_c_martine_mougin_c_misato_naoi_c_julie_navarro_c_lia_rochas-94634.jpg?1633275890' width='500' height='348' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le visiteur tel une abeille allait dans un va et vient re&#769;pe&#769;te&#769; de la Yellow Cube Gallery a&#768; la Galerie He&#769;loi&#776;se.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_17271 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/yellow_cube_gallery_c_fre_de_rique_lucien_.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH331/yellow_cube_gallery_c_fre_de_rique_lucien_-7c42e.jpg?1772227773' width='500' height='331' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;JAUNE : soleil, lumie&#768;re, joie/&lt;br class='autobr' /&gt;
Champ chromatique situe&#769; entre l'orange et le vert/Ocre du pale&#769;olithique, &lt;br class='autobr' /&gt;
Or du ne&#769;olithique/&lt;br class='autobr' /&gt;
Pomme d'or du jardin des Hespe&#769;rides, (He&#769;racle&#768;s) / &lt;br class='autobr' /&gt;
L'or du Rhin de Wagner, Tristan &amp; Yseult/&lt;br class='autobr' /&gt;
La robe jaune de Juda, couleur du tra&#238;tre/Le jaune, discriminatoire. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais aussi depuis le 19e sie&#768;cle, la balle de tennis, les maillots jaunes, les gilets jaunes, les taxis jaunes, les boi&#770;tes aux lettres, les panneaux de signalisations, les gilets jaunes...&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_17268 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/_c_miche_le_cire_s-brigand_c_emma_bourgin_galerie_he_loise.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH694/_c_miche_le_cire_s-brigand_c_emma_bourgin_galerie_he_loise-e92d3.jpg?1772227773' width='500' height='694' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_17270 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/yellow_cube_gallery_c_emma_bourgin_c_martine_mougin.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH694/yellow_cube_gallery_c_emma_bourgin_c_martine_mougin-f3b1d.jpg?1772227773' width='500' height='694' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Galerie He&#769;loi&#776;se&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;Les Abeilles,&lt;/i&gt; 9 artistes : E&#769;lise Bergamini, Emma Bourgin, Miche&#768;le Cire&#768;s-Brigand, Martine Mougin, Emma Picard et &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;La Yellow Cube Gallery,&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;Le Jaune&lt;/i&gt; : Emma Bourgin, Fre&#769;de&#769;rique Lucien, Martine Mougin, Misato Naoi&#776;, Julie Navarro, Lia Rochas-Pa&#768;ris. &lt;br class='autobr' /&gt;
Deux textes de Sylvie Reymond-Le&#769;pine accompagnent ces expositions.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_17273 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/yellow_cube_gallery_c_martine_mougin_c_misato_naoi_c_julie_navarro_lia_rochas-pa_ris_c_emma_bourgin_.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/yellow_cube_gallery_c_martine_mougin_c_misato_naoi_c_julie_navarro_lia_rochas-pa_ris_c_emma_bourgin_.jpg' width=&#034;800&#034; height=&#034;530&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les couleurs ne viennent pas de nulle part !</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Les-couleurs-ne-viennent-pas-de</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/Les-couleurs-ne-viennent-pas-de</guid>
		<dc:date>2020-05-31T20:34:49Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Pierre Brazs</dc:creator>


		<dc:subject>Couleur</dc:subject>
		<dc:subject>gestes</dc:subject>
		<dc:subject>m&#233;moire</dc:subject>
		<dc:subject>peinture</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;De l'origine de la couleur, existe-t-il une autre couleur que naturelle ?&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Appareil" rel="directory"&gt;Appareil&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Couleur" rel="tag"&gt;Couleur&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/gestes" rel="tag"&gt;gestes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/memoire" rel="tag"&gt;m&#233;moire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/peinture" rel="tag"&gt;peinture&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH97/arton1684-60366.jpg?1772282239' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='97' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans cet article Jean-Pierre Brazs interroge l'image du naturaliste &#224; travers la question de la couleur&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il est une image vieillie mais toujours persistante, que les r&#233;volutions du g&#233;nie g&#233;n&#233;tique et de la biologie mol&#233;culaire ont peine &#224; supplanter : celle du naturaliste, &#233;tudiant l'organisation du vivant en manipulant et conservant des plantes jaunies et des animaux formol&#233;s. Il est fr&#233;quent de penser que les artistes savent disposer, suspendre, troubler, raconter, transformer de sourdes inqui&#233;tudes en euphories contenues. Parce qu'ils empruntent aux scientifiques certains proc&#233;d&#233;s, parce qu'ils puisent comme eux aux sources des trois r&#232;gnes du monde naturel, il est l&#233;gitime qu'ils recherchent une proximit&#233; provisoire avec eux en un temps et un lieu donn&#233;. Car les couleurs s'absentent quand la vie dispara&#238;t, l'organique se d&#233;compose et se min&#233;ralise. La glorification supr&#234;me de la vie consiste parfois &#224; colorer des restes humains ou &#224; parer d'oripeaux flamboyants les corps vivants destin&#233;s &#224; la putr&#233;faction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a bien fallu les prendre quelque part ces couleurs, les extraire du v&#233;g&#233;tal et de l'animal. Il a fallu en broyer du min&#233;ral, et en laver des terres, pour alimenter en rouge, en pourpre, en jaune ou en bleu les rituels de conjuration. La &#171; couleur-vie &#187; donc circule : rien n'&#233;chappe &#224; ce mouvement, tout se transmute, se spiralise, s'encycle, s'interf&#232;re ; le mouvement s'affole ou se l&#233;thargise, se noue en calcifications, se tisse en alternances, se fragilise en attentes, se met en vrac, se pelotonne en froides g&#233;odes, rebondit en teintures r&#233;surgentes ; les intemp&#233;ries d&#233;lavent la lumi&#232;re, les labours remuent la glaise terre d'ombre et exhument des tesselles c&#233;ramiques de vie bleu cobalt. Le monde vivant exsude et transpire, ses excr&#233;tions ennoblissent les vernis du rouge sang-dragon ou du jaune gomme-gutte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;S&#232;ve et sang naturellement se ressemblent.&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
La lumi&#232;re se d&#233;compose en couleurs tomb&#233;es du ciel, la vie en se d&#233;composant abandonne ses couleurs &#224; la terre. La terre avale et recouvre tout et l'arch&#233;ologue s'y &#233;puise les ongles. Les artistes, brouillant les cartes, y trouvent de quoi donner aux reliquaires des allures de cabinets de curiosit&#233;s. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_14834 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;21&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/brazhs_couleurs_nature_blog.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH324/brazhs_couleurs_nature_blog-f4f0c.jpg?1590957827' width='500' height='324' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&#169; Jean-Pierre Brazs
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Il m'est arriv&#233; il y a quelques ann&#233;es d'imaginer un projet d'exposition &#224; la fois scientifique et artistique. Elle aurait consist&#233; &#224; pr&#233;senter des &#339;uvres picturales majeures et les mat&#233;riaux puis&#233;s dans la nature pour fabriquer supports, pigments et liants. Une fa&#231;on de mettre en tension la forme et la mati&#232;re, indispensables l'une &#224; l'autre, l'une source d'&#233;motions, de significations, d'interrogations et d'interpr&#233;tations, l'autre pesante, ingrate parfois, boueuse de cette boue que Delacroix pouvait transmuer en chair lumineuse. L'une est affaire de mise en &#339;uvre, l'autre d'extraction. Il aurait &#233;t&#233; question de culture et de nature.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exposition n'a jamais vu le jour : trop compliqu&#233;e, trop ch&#232;re, transdisciplinaire ! En relisant mes arguments de l'&#233;poque, je n'ai pas honte de les avoir formul&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les rapports que l'homme n'a cess&#233; d'entretenir avec les ressources naturelles se lisent dans les techniques artistiques : peintures sur parois rocheuses, sur panneaux de bois, sur toiles, sur parchemins ou sur enduits muraux, teintures de laine ou de coton, &#233;maux et verrerie. Les trois r&#232;gnes de la nature sont convoqu&#233;s depuis les premiers gestes de cr&#233;ation artistique et n'ont cess&#233; de l'&#234;tre malgr&#233; le d&#233;veloppement de l'industrie chimique. Encore aujourd'hui certaines couleurs naturelles sont inimitables, certains produits naturels irrempla&#231;ables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La craie, les ocres, l'h&#233;matite, les oxydes de mangan&#232;se, servent la peinture depuis le pal&#233;olithique ; d'autres terres diversement color&#233;es, ont ensuite enrichi l'imaginaire des artistes ; le lapis-lazuli, l'azurite et la malachite ont fourni des bleus c&#233;lestes et des verts lumineux ; le rouge fut longtemps de cinabre.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_14833 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;21&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH383/brazhs005_blog-93028.jpg?1772189501' width='500' height='383' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&#169; Jean-Pierre Brazs
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le monde animal n'est pas de reste avec la pourpre des murex, le carmin extrait de l'antique et m&#233;diterran&#233;en kerm&#232;s (qui ne sera remplac&#233; par la cochenille du Mexique qu'avec la d&#233;couverte du Nouveau Monde), le s&#233;pia du sac &#224; encre de la seiche et le noir de l'ivoire calcin&#233;. Les pinceaux et les brosses sont de poils de martre, d'&#233;cureuil, de putois ou de porc. Les colles de peau associ&#233;es &#224; la craie ou au pl&#226;tre sont les constituants traditionnels des enduits pour la peinture sur panneaux de bois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les peintures &#224; l'encaustique utilisent des cires d'abeilles, de la cire de carnauba provenant de certains palmiers br&#233;siliens ou de la cire de candelilla fournit par une euphorbiac&#233;e des d&#233;serts mexicains. Les m&#233;diums pour les peintures &#224; l'huile associent diverses huiles v&#233;g&#233;tales et de nombreuses r&#233;sines : le mastic en larmes de l'&#238;le grecque de Chios produit par Pistacia lentiscus, la r&#233;sine dammar ou la r&#233;sine sandaraque. Pas d'aquarelle ni de vernis sans gomme arabique ou adragante. La production de multiples gommes-laques recueillies sur les branches et les rameaux de divers ficus et aleurites est li&#233;e &#224; la pr&#233;sence d'un insecte vivant sur ces plantes. Les copals de Madagascar, de Zanzibar ou du Congo sont des r&#233;sines fossiles, comme l'ambre des plages de la mer Baltique. La t&#233;r&#233;benthine de Venise est fournie par le m&#233;l&#232;ze, l'essence de t&#233;r&#233;benthine par la distillation de la r&#233;sine du pin maritime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les bleus de l'indigo et du pastel ; les rouges de la garance, des bois de Br&#233;sil, de Camp&#234;che, de santal, des fleurs de carthame ou des palmiers aux r&#233;sines sang-dragon ; le rouge orang&#233; des graines du rocouyer ; les jaunes de la gomme-gutte extraite des garcinias du Cambodge, ceux de la laque pr&#233;par&#233;e &#224; partir de la gaude ; le vert de vessie fourni par certains nerpruns ; les noirs de sarments de vigne, de noyaux de p&#234;ches ou d'amandes, carbonis&#233;s &#224; l'abri de l'air : le monde v&#233;g&#233;tal ne se fatigue pas d'&#234;tre pictural et alimente aussi d'innombrables proc&#233;d&#233;s de teinture des cotons et des laines. M&#234;me les champignons s'y mettent !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pigments ne viennent pas de nulle part. On a longtemps utilis&#233; des ressources locales pour en extraire des mati&#232;res colorantes, avant que les voies d'&#233;changes commerciaux ne livrent des mat&#233;riaux exotiques. Le lapis-lazuli venait de l'actuel Afghanistan avant que l'azurite allemande d'outremontagne ne se substitue au bleu outremer qu'on en tirait. Pour la fortune du &#034;pays de cocagne&#034; il a fallu prot&#233;ger (mais en vain) le bleu pastel du triangle d'or (Albi-Toulouse-Carcassonne) de l'importation d'indigo &#034;teinture des Indes&#034;. Le noir des draps fit la puissance des Flandres et la sombre beaut&#233; des portraits des marchands de la Hanse. Les oxydes de cobalt extraits du sous-sol d'Europe centrale ne sont pas &#233;trangers au succ&#232;s du bleu des verreries de boh&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mati&#232;res naturelles, les techniques d'extraction, de transformation et de mise en &#339;uvre, les &#233;changes commerciaux et la symbolique des couleurs, alimentent une odyss&#233;e de la peinture, de la teinture et des arts du feu. La botanique, la min&#233;ralogie, la zoologie &#233;clairent l'histoire mouvement&#233;e des mat&#233;riaux du peintre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il y a tant d'histoires &#224; raconter.&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Les peintres des profondeurs de Lascaux - Le bleu &#233;gyptien, invention de potiers c&#233;ramistes 2 500 ans av. JC - La pourpre de Thyr, color officialis - La peinture antique &#224; la cire punique - Les pr&#233;cieuses enluminures m&#233;di&#233;vales - Les secrets jalousement gard&#233;s des m&#233;diums et des vernis &#224; l'huile - La fortune du drap noir des Flandres - Le bleu pastel et le rouge garance - Les teinturiers du Roy - Les ocres d'ici et les bleus d'ailleurs - Et tant d'autres&#8230; &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Absorption</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Absorption</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/Absorption</guid>
		<dc:date>2020-01-03T15:28:23Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Catherine Ludeau et Hannibal Volkoff</dc:creator>


		<dc:subject>abstraction</dc:subject>
		<dc:subject>Couleur</dc:subject>
		<dc:subject>exposition</dc:subject>
		<dc:subject>galerie</dc:subject>
		<dc:subject>peinture</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;&#171; Absorption &#187; est la deuxi&#232;me exposition de Catherine Ludeau &#224; la Galerie Hors-Champs.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/peinture" rel="tag"&gt;peinture&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH148/arton1600-33333.jpg?1772242343' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='148' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; Absorption &#187; est la deuxi&#232;me exposition de Catherine Ludeau &#224; la Galerie Hors-Champs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comme &#224; son habitude, la peinture de r&#233;sine, d'une seule couleur, s'&#233;coule sur la toile pour cr&#233;er une forme abstraite et g&#233;om&#233;trique, mais cette fois-ci, dans la nouvelle s&#233;rie propos&#233;e, la forme est en elle-m&#234;me compos&#233;e de plusieurs formes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, alors que les pr&#233;c&#233;dentes toiles d&#233;coulent d'un agencement dirig&#233; de la mati&#232;re qui, selon son poids contre le creux de la toile, am&#232;ne &#224; un d&#233;grad&#233; des couleurs, il s'agit l&#224; de m&#234;ler plusieurs d&#233;grad&#233;s et de les faire communiquer dans un ensemble commun. Les variations du plus clair ou plus fonc&#233; se confrontent dans leur opposition et &#233;laborent de nouveaux motifs que l'on pourrait rapprocher de l'h&#233;raldique.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_14038 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;37&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/1_bleue-vega.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH495/1_bleue-vega-e7de4.jpg?1577638532' width='500' height='495' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Sans titre &#8212; Catherine Ludeau
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'h&#233;raldique pose la question du sens : l'utilit&#233; d'un blason est de d&#233;finir une personne, une lign&#233;e, une collectivit&#233;, &#224; travers un signe embl&#233;matique. Mais de qui, de quoi les formes de Catherine Ludeau sont-elles le signe ? On peut inventer des images en les contemplant, de la bouche &#224; la plan&#232;te en passant par la goutte et le rapport sexuel, mais elles ne veulent en dire plus. La couleur bleue, &#224; nouveau majoritaire, &#233;voque les al&#233;as oc&#233;aniques mais tout autant que les nuances d'une lumi&#232;re astrale ou l'&#233;cho oxyd&#233; d'une pierre pr&#233;cieuse. Non, les figures peintes sont silencieuses, ent&#234;t&#233;es dans leur abstraction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elles auraient oubli&#233; leur identit&#233;, fix&#233;es dans un pr&#233;sent pur berc&#233; par l'affirmation de leur pr&#233;sence et l'interrogation de leur enjeu. C'est alors que les peintures deviennent po&#232;me, espace &#233;th&#233;r&#233; d'impressions immersives engendr&#233;es par leur mutisme. Mais contrairement aux premi&#232;res s&#233;ries de Catherine Ludeau, la r&#233;sine se peint, et donc s&#232;che, en des plaques diff&#233;rentes, qui parfois cr&#233;ent de nouveaux contours : l'id&#233;e du mouvement se d&#233;finit alors. Les formes s'absorbent comme elles absorbent notre vision, et en font un geste. Le titre lui-m&#234;me est absorb&#233; ; ce mouvement lui non plus n'a pas de signification revendiqu&#233;e, il op&#232;re comme une pulsion de vie, l'exp&#233;rience d'une &#233;nergie int&#233;rieure en action.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_14039 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;37&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/2_bleue-vega.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH500/2_bleue-vega-787f8.jpg?1577638532' width='500' height='500' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Sans titre &#8212; Catherine Ludeau
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le choix de la r&#233;sine est le plus &#224; m&#234;me &#224; pouvoir traiter de l'absorption : c'est une substance d'impr&#233;gnation, qui conserve en son corps des &#233;l&#233;ments ext&#233;rieurs, bulles d'air et textures de passage. On pourrait parler de digestion, la r&#233;sine &#233;tant un produit organique. Une digestion de notre regard ? De nos reflets sur sa peau, d&#233;form&#233;s en son sein stellaire comme la mati&#232;re par un trou noir ? Nietzsche disait : &#171; Quand tu regardes l'ab&#238;me, sache que l'ab&#238;me aussi regarde en toi &#187;. Mais si l'on peut ais&#233;ment d&#233;crire l'effet que notre contemplation de l'ab&#238;me nous inspire, comment savoir celui que nous lui faisons ? A cette question, c'est avec une profonde et m&#233;ditative s&#233;r&#233;nit&#233; que les toiles de Catherine Ludeau nous r&#233;pondent.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_14040 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;37&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/3_de_fini-infini.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH495/3_de_fini-infini-5919b.jpg?1577638532' width='500' height='495' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Sans titre &#8212; Catherine Ludeau
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Absorption&lt;br class='autobr' /&gt;
Exposition de Catherine Ludeau&lt;br class='autobr' /&gt;
jusqu'au mardi 14 janvier 2020&lt;br class='autobr' /&gt;
Galerie Hors-Champs&lt;br class='autobr' /&gt;
20 rue des Gravilliers&lt;br class='autobr' /&gt;
75003 Paris&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.galerie-hors-champs.com/Horschamps/index.php&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.galerie-hors-champs.com/Horschamps/index.php&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
contact@galerie-hors-champs.com&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Jacques Cauda</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Jacques-Cauda-1545</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/Jacques-Cauda-1545</guid>
		<dc:date>2019-11-01T15:59:40Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jacques Cauda</dc:creator>


		<dc:subject>Couleur</dc:subject>
		<dc:subject>dessin</dc:subject>

		<description>

-
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Images" rel="directory"&gt;Images&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Couleur" rel="tag"&gt;Couleur&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/dessin" rel="tag"&gt;dessin&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH141/arton1545-30964.jpg?1772205332' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='141' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_13536 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/1_cauda.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH672/1_cauda-7774f.jpg?1772190203' width='500' height='672' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>F&#233;erie douce </title>
		<link>https://www.tk-21.com/Feerie-douce</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/Feerie-douce</guid>
		<dc:date>2019-06-28T16:15:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Louis Poitevin et Soizic Stokvis</dc:creator>


		<dc:subject>post-histoire</dc:subject>
		<dc:subject>repr&#233;sentation </dc:subject>
		<dc:subject>langage </dc:subject>
		<dc:subject>lumi&#232;re</dc:subject>
		<dc:subject>Couleur</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Artiste aux multiples talents, Soizic Stokvis a une triple pratique de photographe, de sculpteur et d'intervention plastique in situ m&#234;lant travail de la ligne, du dessin et de la couleur.&lt;br class='autobr' /&gt;
Aujourd'hui pour la galerie La Ferronnerie, elle d&#233;ploie des &#339;uvres de petites tailles faisant suite et &#233;cho &#224; une exposition l'an pass&#233;, &#224; La Vigie &#224; N&#238;mes. Fran&#231;ois Michaud pr&#233;sente un texte g&#233;n&#233;ral suite &#224; un entretien avec l'artiste et Jean-Louis Poitevin analyse les &#339;uvres pr&#233;sent&#233;es lors de l'exposition.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Voir-ecrire" rel="directory"&gt;Lire &amp; &#233;crire&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/post-histoire" rel="tag"&gt;post-histoire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/representation" rel="tag"&gt;repr&#233;sentation &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/langage" rel="tag"&gt;langage &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/lumiere" rel="tag"&gt;lumi&#232;re&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Couleur" rel="tag"&gt;Couleur&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH101/arton1465-1a92b.jpg?1772262081' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='101' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Artiste aux multiples talents, Soizic Stokvis a une triple pratique de photographe, de sculpteur et d'intervention plastique in situ m&#234;lant travail de la ligne, du dessin et de la couleur.&lt;br class='autobr' /&gt;
Aujourd'hui pour la galerie La Ferronnerie, elle d&#233;ploie des &#339;uvres de petites tailles faisant suite et &#233;cho &#224; une exposition l'an pass&#233;, &#224; La Vigie &#224; N&#238;mes. Fran&#231;ois Michaud pr&#233;sente un texte g&#233;n&#233;ral suite &#224; un entretien avec l'artiste et Jean-Louis Poitevin analyse les &#339;uvres pr&#233;sent&#233;es lors de l'exposition.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Soizic Stokvis peint comme elle photographie. Tout est pr&#233;cis, net, d&#233;coup&#233; comme une &#233;pure d'ing&#233;nieur ou un dessin d'architecte. Ses mod&#232;les, qu'elle partage avec de grands anc&#234;tres qui, comme Picabia, ne d&#233;daignaient pas le dessin industriel, lui ont offert la vision claire d'un espace semi-perspectif dont peu &#224; peu elle d&#233;tache des &#233;l&#233;ments qui lui servent de matrice. Aujourd'hui, &#224; mesure que nous avons vu s'op&#233;rer ce processus d'abstraction, on peut &#234;tre frapp&#233; par la r&#233;duction &#224; laquelle elle s'est contrainte volontairement, pour permettre l'expansion spatiale que depuis toujours elle recherche. Des formes faussement simples flottent sur les murs, l&#233;g&#232;rement d&#233;tach&#233;es de ceux-ci quand elle les tire sur des supports transparents pour laisser vibrer la couleur pure avec celle, att&#233;nu&#233;e, rendue floue par la projection de la lumi&#232;re traversant la feuille. Ce n'est plus une ombre, mais le tr&#232;s l&#233;ger effet d'une transformation impos&#233;e &#224; la forme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien n'est simple ici, tout est complexe et se complique des milliers d'op&#233;rations mentales auxquelles l'artiste se livre tous les jours, heure par heure peut-&#234;tre pour affirmer, modifier, retrancher, retirer. Toute simplification formelle est suivie de son corollaire, l'organisation de l'ensemble &#8211; n&#233;gation du simple.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12940 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;38&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/1_petits-motifs.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH407/1_petits-motifs-9ed8a.jpg?1561740103' width='500' height='407' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Soizic Stokvis &#8212; Petits motifs
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ce dialogue a commenc&#233; autour de 2006 &#8211; impossible d'en retrouver pr&#233;cis&#233;ment la date. L'&#233;vidence est que, dans l'intervalle, l'artiste a mont&#233; pas &#224; pas son syst&#232;me, tel un grand meccano dont nous n'avons pas le mode d'emploi. Qui verra dans les formes &#233;l&#233;mentaires qu'elle a peu &#224; peu pr&#233;lev&#233;es, s&#233;lectionn&#233;es, des signes interpr&#233;tables ? Ces signes, pourtant, sont bien des signes &#8211; tels des &#233;l&#233;ments d'un langage &#224; l'expressivit&#233; relative. D'un c&#244;t&#233;, ils nous parlent, ils s'assemblent, ils composent un semblant de discours dont le code est inconnu ; mais d'un autre, ils se taisent &#8211; tels des id&#233;ogrammes &#224; l'&#339;il occidental. Nous sommes partout environn&#233;s de signes, pictogrammes, logotypes, caract&#232;res simplifi&#233;s &#224; l'extr&#234;me pour nous aider &#224; nous orienter dans la tour de Babel cosmopolite aux carrefours innombrables que nous continuons de construire dans le r&#233;el comme dans son double virtuel. On annon&#231;ait il y a peu une &#171; r&#233;alit&#233; augment&#233;e &#187;. Personne n'en parle plus d&#233;sormais, peut-&#234;tre parce que nous avons d&#233;j&#224; bascul&#233; dans l'univers synth&#233;tique o&#249; les lignes de fuite se r&#233;p&#232;tent sur des &#233;crans de contr&#244;le, plus ou moins abstraites, d&#232;s que nous avons ferm&#233; la porti&#232;re et mis le contact &#8211; sans clef bien s&#251;r. Si nous nous y trouvons bien, restons-y, et regardons donc ce que l'on peut faire dans un tel univers et si nous ne pouvons pas, par exemple, faire bouger les images &#224; la vitesse de la lumi&#232;re. Notre arr&#234;t sera notre peinture. Voici Soizic Stokvis !&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12939 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;35&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L499xH750/0_motif-bleu-79f6b.jpg?1561740103' width='499' height='750' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Soizic Stokvis &#8212; Motif bleu
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Jouer l'espace&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Impressions sur plastique, les derni&#232;res &#339;uvres de Soizic Stokvis jouent essentiellement sur deux registres, l'impression sur la totalit&#233; d'un l&#233;, pour la seule grande &#339;uvre expos&#233;e ou des formes color&#233;es d&#233;coup&#233;es. On pourrait croire que l'on a affaire &#224; un jeu surface pleine contre surface d&#233;coup&#233;e. Il n'en est rien. Les enjeux sont en effet tout autres. En choisissant de produire des &#171; objets &#187;, elle joue avec sa pratique habituelle de travail in situ qu'elle d&#233;cale pour se confronter non plus &#224; une approche plastique de l'espace mais &#224; une approche cr&#233;ative &#224; travers des &#171; objets &#187; translucides, de la &#171; plasticit&#233; &#187; de l'espace.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un texte qu'elle a &#233;crit pour la Vigie elle notait en effet ceci :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Dans la conception des &#339;uvres, &#224; l'instar de la toile internet, qui par une mise &#224; plat sans distinction, confronte des donn&#233;es h&#233;t&#233;rog&#232;nes, j'aime entrecroiser diverses sources de r&#233;f&#233;rence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi les &#171; objets &#187; expos&#233;s entretiennent certes un rapport avec le minimalisme, mais il ne me d&#233;pla&#238;t pas de leur r&#233;int&#233;grer par transversalit&#233; une dimension plus baroque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ici, les s&#233;rigraphies en rose fluo jouent sur l'impact d'une simple ligne mais se r&#233;f&#232;rent aussi &#224; des &#233;l&#233;ments d'&#233;criture. Ailleurs, les aplats r&#233;introduisent par des &#233;tirements un semblant de perspective. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12940 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;38&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/1_petits-motifs.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH407/1_petits-motifs-9ed8a.jpg?1561740103' width='500' height='407' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Soizic Stokvis &#8212; Petits motifs
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Qu'est-ce qu'une forme ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La question que posent ces &#171; objets &#187; translucides, color&#233;s, accroch&#233;s &#224; une faible mais significative distance du mur blanc - un &#233;cart faudrait-il dire pour faire r&#233;sonner cette notion jusque dans ses enjeux philosophiques, au sens o&#249; il m&#233;nage non pas un espace que l'on occupe mais une s&#233;paration qui agit comme un lien &#8211; est celle, lancinante dans l'esprit de l'humanit&#233; en marche, du statut de ce que par le truchement de la main de &#171; ses &#187; artistes, elle produit et que l'on nomme forme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il est ais&#233; d'&#233;voquer le fait qu'une forme est pos&#233;e par des lignes qui la d&#233;limitent, c'est bien au pied de la lettre que Soizic Stokvis s'empare de la question. Pourtant &#224; peine a-t-on vu l'une ou l'autre des formes qu'elle cr&#233;e, que l'on comprend que si l'on se tient dans l'orbe d'un certain minimalisme, on est aussi plong&#233; dans un autre aspect de la forme, le fait qu'elle puisse aussi &#234;tre d&#233;finie comme un signe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La forme peut &#234;tre repr&#233;sentation au sens habituel du terme de figurer des &#234;tres ou des choses qui existent dans le monde. Mais ce n'est pas le cas ici. Les formes qu'inventent Soizic Stokvis ne repr&#233;sentent rien. Elles &#233;voquent pour nous hommes de grandes villes des signes qui pourraient appartenir au grand langage presque muet mais pourtant efficace de la signal&#233;tique, &#224; ceci pr&#232;s que, face &#224; eux nous ne pouvons pas identifier le registre dont ils rel&#232;veraient. On se retrouve ici, et ce n'est pas figure de rh&#233;torique, face &#224; la question que posent les signes que l'on trouve dans la grotte de Lascaux, dont on n'est pas &#224; ce jour parvenu &#224; expliquer ni &#224; quoi ils servaient ni ce qu'il signifiaient.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12941 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;36&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/2_petit-motif-jaune.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH341/2_petit-motif-jaune-91169.jpg?1561740103' width='500' height='341' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Soizic Stokvis &#8212; Motif jaune
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Seuil&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ces &#339;uvres, par leur statut ambivalent, car elles sont &#224; la fois dessins, quasi-sculptures, peintures et objets plastiques issus d'un travail technique li&#233; &#224; l'ordinateur, nous conduisent &#224; explorer des strates qui semblent aller de soi et qui sont en fait hant&#233;es par des fant&#244;mes culturels et esth&#233;tiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'on regarde attentivement ces &#339;uvres, en s'arr&#234;tant d'abord sur celle de grande taille, la seule de ce type et qui relie ces nouveaux travaux &#224; ceux de l'an pass&#233;, on est pris par le jeu spectral de la couleur, les variations qui s'imposent et dont on comprend qu'elles sont dues non seulement aux changements de la lumi&#232;re ambiante mais surtout &#224; la r&#233;fraction de la couleur du plastique sur le mur blanc. La s&#233;paration de quelques centim&#232;tres fait que la couleur est projet&#233;e de la surface de l'&#339;uvre sur le mur et que le mur la renvoie contre la surface plastique donnant ainsi naissance &#224; des variations d'intensit&#233; mais aussi &#224; des zones dans lesquelles la couleur entre en mutation. D'avoir &#224; la fois saisi et montr&#233; une telle mutation constitue la force majeur de cette &#339;uvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les plus petites sont des d&#233;coupes qui aussi jouent avec la diffraction de la lumi&#232;re, mais en ce qui les concerne, ce sont surtout leur dimension de signe qui les impose au regard. Dans le texte qu'elle a &#233;crit pour La Vigie, Soizic Stokvis notait encore ceci :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Ici, les s&#233;rigraphies en rose fluo jouent sur l'impact d'une simple ligne mais se r&#233;f&#232;rent aussi &#224; des &#233;l&#233;ments d'&#233;criture. Ailleurs, les aplats r&#233;introduisent par des &#233;tirements un semblant de perspective.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les pi&#232;ces relativement intimistes de la Vigie, les grandes dimensions renvoient aux rapports d'&#233;chelle, &#224; l'architecture, et au-del&#224; des murs, &#224; la ville. Les couleurs, quant &#224; elles, renvoient au Pop Art, au monde du travail et de la construction. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces &#339;uvres h&#233;sitant entre tableau et sculpture mettent en fait en sc&#232;ne des &#233;l&#233;ments visuels et plastiques semblent moins h&#233;siter entre deux statuts ou deux &#233;tats que se tenir sur un seuil. Et ce seuil est tout entier redoubl&#233; par le fait que l'on peut inf&#233;rer que ce qui est visible, ces formes d&#233;coup&#233;es sont ou pourraient &#234;tre des signes.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12942 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;36&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/3_petit-motif-rouge.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH355/3_petit-motif-rouge-b1856.jpg?1561740103' width='500' height='355' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Soizic Stokvis &#8212; Motif rouge
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Langage, signe et transmission&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est sur ce point que les choses basculent, car si ce sont des signes ils peuvent appartenir &#224; un langage mais manifestement pas &#224; une langue. Et qui dit langage dit possibilit&#233; infinie de permutation, de formation, de signification possible et de transmission de messages voire de sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ici nous avons &#224; la fois tout cela et rien de cela. Tout cela car ces &#233;l&#233;ments visuels, des formes peuvent &#234;tre comprises comme des signes mais dans le m&#234;me temps n'ayant manifestement aucune autre signification que celle de leur pr&#233;sence, il ne signifient pas et n'ont donc aucun sens. Le seuil est donc double et c'est dans le jeu entre dimension plastique et esth&#233;tique et programme de questionnement autour des enjeux que posent les signes et leur fonction que se d&#233;ploie toute la subtilit&#233; de ce nouveau travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant ce ne sont pas des &#339;uvres d&#233;ceptives au sens o&#249; elles peuvent signifier mais que comme formes artistiques elle ne le doivent pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elles s'exposent donc dans cet entre-deux ou plus exactement, elles exposent cet entre-deux comme &#233;tant leur dimension originelle ouvrant sur un aspect fractal dans leur conception comme dans leur r&#233;alisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi on comprend que ce qui se passe ici et ce qui passe du mur &#224; nous est une forme pr&#233;historique de la transmission, comme si en effet nous &#233;tions comme &#224; Lascaux face &#224; des signes qui se tiennent entre non-sens et signification. Transmettre ici c'est faire passer d'un c&#244;t&#233; &#224; l'autre du sens sans pourtant &#234;tre oblig&#233; de le fixer.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12943 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;42&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/5_petit-motif-rouge.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH451/5_petit-motif-rouge-8f1f0.jpg?1772192758' width='500' height='451' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Soizic Stokvis &#8212; Petit motif rouge
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La lumi&#232;re comme op&#233;rateur&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Fragile et tremblante h&#233;sitation entre affirmation de soi et d&#233;sir de s'effacer non pas par timidit&#233; mais pas d&#233;sir de rejoindre ce qui la fait exister, la lumi&#232;re porte ici la forme parce que si c'est cette couleur qui fait exister tout le processus, c'est encore et toujours la lumi&#232;re qui en constitue la condition de possibilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lumi&#232;re est en quelque sorte le creuset de cette alchimie visuelle &#224; laquelle nous assistons et dans laquelle nous sommes pris. Elle fonctionne comme une main invisible dans le creux de laquelle se mettent en sc&#232;ne des variations et des r&#233;fractions port&#233;es par ce r&#233;v&#233;lateur qu'est le plastique transparent et color&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre forme et signe, entre transparence et couleur, entre opacit&#233; contenue et luminosit&#233; retenue, c'est bien &#224; un niveau absolument plastique et d&#233;finitivement asignifiant mais porteur de sens que se manifestent ces &#339;uvres r&#233;centes de Soizic Stokvis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette f&#233;&#233;rie douce, on s'aper&#231;oit qu'on est depuis longtemps sorti de la grotte originelle de l'art mais que surexpos&#233;s &#224; la lumi&#232;re les signes asignifiants sont aussi des formes porteuses d'une puissance expressive qui n'explose pas tant qu'elle irradie de l'&#339;uvre vers l'arri&#232;re plan de notre conscience qui &#224; cet instant &#233;gale le mur blanc d'o&#249; la couleur resurgit preuve s'il en &#233;tait besoin de ce que diffract&#233;e la lumi&#232;re est et reste le seul &#171; sens &#187; qui au-del&#224; de toute signification nous est connue parce qu'il rend tout ou presque accessible et &#224; port&#233;e de regard et de main.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12944 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;41&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/6_petit-motif-bleu.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH480/6_petit-motif-bleu-ebbcb.jpg?1561740103' width='500' height='480' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Soizic Stokvis &#8212; Petit motif bleu
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12945 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;35&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/9_sans-titre.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/9_sans-titre-ed3c8.jpg?1772192758' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Soizic Stokvis &#8212; Sans titre
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12947 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;37&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/10_motif-orange.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH334/10_motif-orange-f34af.jpg?1561740103' width='500' height='334' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Soizic Stokvis &#8212; Motif orange
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Soizic Stokvis&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Formes / Transparences&lt;br class='autobr' /&gt;
Vernissage mercredi 5 juin 2019, 18h - 21h30&lt;br class='autobr' /&gt;
Exposition du 5.06.19 au 2.07.19&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Galerie La Ferronnerie&lt;br class='autobr' /&gt;
40, rue de la Folie-M&#233;ricourt&lt;br class='autobr' /&gt;
75011 Paris - France&lt;br class='autobr' /&gt;
t&#233;l : + 33 (0)1 78 01 13 13&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.galerielaferronnerie.fr&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.galerielaferronnerie.fr&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Brigitte N&#233;grier&lt;br class='autobr' /&gt;
Directrice&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Illustration couverture : Soizic Stokvis &#8212; Petit motif bleu&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ligne, souffle, vibration</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Ligne-souffle-vibration</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/Ligne-souffle-vibration</guid>
		<dc:date>2019-04-28T20:19:17Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Caroline Besse et Jean-Louis Poitevin</dc:creator>


		<dc:subject>peinture</dc:subject>
		<dc:subject>espace</dc:subject>
		<dc:subject>Couleur</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Caroline Besse pense et vit son corps comme un instrument de musique, un appareil vibratoire capable d'enregistrer et d'e&#769;mettre des vibrations.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Images" rel="directory"&gt;Images&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/peinture" rel="tag"&gt;peinture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/espace" rel="tag"&gt;espace&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.tk-21.com/Couleur" rel="tag"&gt;Couleur&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH107/arton1429-1d8ed.jpg?1772236008' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='107' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Caroline Besse pense et vit son corps comme un instrument de musique, un appareil vibratoire capable d'enregistrer et d'e&#769;mettre des vibrations.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Basculement mine&#769;ral&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour elle le corps est un e&#769;metteur-re&#769;cepteur d'intensite&#769;s variables. Un basculement s'ope&#768;re dans sa pratique artistique lors de la de&#769;couverte des mine&#769;raux broye&#769;s. Ces e&#769;le&#769;ments permettent d'instaurer une relation analogique entre terre et ciel, car ils rece&#768;lent des vertus connues depuis toujours. On peut qualifier leurs vertus d'imaginaires, mais on peut aussi prendre acte de la capacite&#769; de ces pierres d'activer des me&#769;moires ge&#769;ologiques et cosmologiques qui nous atteignent alors a&#768; travers des sensations re&#769;elles.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12541 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/9_besse.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/9_besse-a131a.jpg?1772189762' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Leur couleur et leur e&#769;clat viennent toucher en nous des e&#769;motions qui constituent le mouvement me&#770;me de l'a&#770;me, cette basse continue originaire et stable qui nous permet de nous orienter dans le monde. Cette puissance des mine&#769;raux capables d'affecter des corps, me&#770;me a&#768; leur insu, retient son attention et entrai&#770;ne son travail dans une me&#769;tamorphose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ici, corps, pense&#769;e, a&#770;me, terre, cosmos, constituent des strates d'un me&#770;me &#171; tout &#187; que la pense&#769;e humaine a l'habitude de se&#769;parer. Pour elle, aujourd'hui, peindre, c'est penser ensemble des phe&#769;nome&#768;nes interconnecte&#769;s dans un me&#770;me syste&#768;me global que l'on nommera par l'univers.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12542 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L491xH736/10_besse-62123.jpg?1556473543' width='491' height='736' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Main sismographe &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle travaille tout d'abord avec de l'encre et de l'eau. Plus ou moins marque&#769;es, plus ou moins amples, des vagues apparaissent sur les bords transformant la ligne en une ve&#769;ritable cre&#770;te vibratile, a&#768; la fois le&#769;ge&#768;re et souple. Cette succession de lignes s'agence en un fond mouvant sur lequel elle va revenir, usant de nouveaux pinceaux porteurs des pre&#769;cieux mine&#769;raux. Peindre alors, c'est de&#769;poser cette matie&#768;re pre&#769;cieuse en lignes plus ou moins larges habite&#769;es de couleurs dont l'intensite&#769; s'affirme subtilement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail avec l'encre provoque l'e&#769;veil des sensations de fluidite&#769;. Les diffe&#769;rentes intensite&#769;s de noir et la tenue du pinceau, dans une verticalite&#769; maitrise&#769;e, permettent de se relier a&#768; la gravitation, de remonter aux vibrations de l'origine pour y prendre appui. Peindre, ici, c'est d'abord laisser e&#769;merger l'e&#769;lan essentiel qui en re&#769;sulte, souple et dynamique, de laisser aller le geste ainsi libe&#769;re&#769; de l'apesanteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Eau, encre, lignes, couleurs, mine&#769;raux, tels sont les e&#769;le&#769;ments de la cosmogonie que Caroline Besse convoque sur ces lais de papier. Ainsi commence-t-on a&#768; saisir que ce qu'il y a a&#768; voir, et qui ne se pre&#769;sente ni comme forme ni comme image, est un fre&#769;missement qu'il est pour nous essentiel de ressentir.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12531 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/3_besse.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH493/3_besse-c7ffa.jpg?1556473543' width='500' height='493' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De&#769;marche d'a&#770;me&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En nous donnant a&#768; voir ces strates, en nous permettant de percevoir comment notre conscience est connecte&#769;e a&#768; l'immensite&#769; de l'univers, Caroline Besse re&#769;ve&#768;le ce qui est au c&#339;ur de sa de&#769;marche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La conscience, ici, n'est pas tant une faculte&#769; de l'e&#770;tre qu'un voyage permanent. Elle est ce qui porte le mouvement de la main qui parcourt en un va-et-vient incessant le monde plat d'une feuille en que&#770;te d'une manifestation juste de ce qui la meut.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12534 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/6_besse.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH334/6_besse-dd87e.jpg?1556473543' width='500' height='334' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Cette conscience, elle l'a construite par un travail long, profond, d'e&#769;tudes et d'expe&#769;riences incluant la me&#769;decine chinoise, les pratiques corporelles et la me&#769;ditation bouddhiste. Durant ces quinze anne&#769;es elle est parvenue a&#768; de&#769;couvrir les mondes qui se cachent ou pluto&#770;t logent en nous mais que nos habitudes nous rendent inaccessibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mettant le corps au centre, elle de&#769;couvre que la sensation ne se re&#769;sume pas a&#768; ce qui est perceptible par les cinq sens. Sentir, c'est s'ouvrir a&#768; d'autres dimensions et la cle&#769; de cette porte ouvrant sur ces autres mondes qui pourtant existent en nous, c'est la reconnaissance et l'abandon a&#768; cette respiration unissant corps et univers. Acce&#769;der au souffle, c'est passer de l'autre co&#770;te&#769; du miroir et pe&#769;ne&#769;trer dans un monde multidimensionnel.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12532 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/4_besse.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH334/4_besse-9096a.jpg?1556473543' width='500' height='334' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Infiniment art&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ici que la pratique et la de&#769;marche de Caroline Besse rejoignent certains des enjeux les plus actuels de l'art.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quoique ses &#339;uvres soient faites avec de l'eau, de l'encre et des mine&#769;raux de&#769;pose&#769;s sur du papier, elles visent et atteignent des objectifs que se fixent certaines des &#339;uvres qui ont recours a&#768; la plus haute technologie et aux pratiques immersives et que d'autres artistes tentent aussi d'atteindre avec des moyens plus habituels, ceux que leur offre la repre&#769;sentation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'enjeu de l'art n'est-il pas de proposer, de rendre possible, voire de provoquer l'acce&#768;s a&#768; travers des expe&#769;riences visuelles, a&#768; des perceptions ine&#769;dites ? Celles-ci, traversant le corps, peuvent lui permettre de commencer a&#768; se de&#769;voiler, re&#769;ve&#769;lant tout l'e&#770;tre. Alors il se de&#769;couvre cette possibilite&#769; a&#768; la fois de sortir de lui-me&#770;me et d'acce&#769;der a&#768; ce qui le constitue de toute e&#769;ternite&#769;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12540 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH744/8_besse-07f0c.jpg?1772189762' width='500' height='744' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;C'est lorsque quelque chose de cet ordre se produit, que l'on peut parler d'expe&#769;rience &#171; immersive &#187;. Car comme dans une expe&#769;rience d'espace virtuel, c'est l'espace qui vient a&#768; nous, nous enveloppe et par son surgissement me&#770;me provoque en nous la monte&#769;e de sensations auxquelles on ne peut pas e&#769;chapper. Notre corps se fait re&#769;cepteur de ces messages liminaux et notre conscience se fait mouvement de tout l'e&#770;tre de&#769;couvrant l'infini en son propre sein.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est cet infini que l'art tente d'atteindre. C'est a&#768; le &#171; vivre &#187; en tout cas que des &#339;uvres comme celles de Caroline Besse nous initient. On comprend alors que la mai&#770;trise du souffle est comme la cle&#769; secre&#768;te permettant d'inscrire a&#768; me&#770;me la surface de l'&#339;uvre des lignes elles-me&#770;mes ne&#769;es du souffle, comme on dit qu'Aphrodite est ne&#769;e de l'e&#769;cume. Les relations entre corps, mate&#769;riaux, a&#770;me et cosmos s'articulent en un lieu ineffable, un espace invisible qui est le seul ve&#769;ritable pont entre le spectateur et l'&#339;uvre. S'autoriser a&#768; le franchir c'est faire de son corps non plus seulement le re&#769;cepteur mais la source de toutes ces vibrations secre&#768;tes.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12533 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/5_besse.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH334/5_besse-780e7.jpg?1556473544' width='500' height='334' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;div class='spip_document_12625 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/11_besse.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/11_besse.jpg' width=&#034;800&#034; height=&#034;566&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_12627 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/IMG/jpg/13_besse.jpg' width=&#034;530&#034; height=&#034;750&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Jaune Cauda</title>
		<link>https://www.tk-21.com/Jaune-Cauda</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.tk-21.com/Jaune-Cauda</guid>
		<dc:date>2018-10-28T19:15:03Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Guillaume Basquin et Jacques Cauda</dc:creator>


		<dc:subject>peinture</dc:subject>
		<dc:subject>livre</dc:subject>
		<dc:subject>Couleur</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Il y avait le jaune cadmium, &lt;i&gt;Jaune le soleil&lt;/i&gt; (film de Marguerite Duras, qui excella plus dans le cin&#233;matographe que dans l'art litt&#233;raire, cela ne se sait pas encore assez) ; il faudra maintenant compter avec le jaune-Cauda.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.tk-21.com/Couleur" rel="tag"&gt;Couleur&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH86/arton1304-d48e8.jpg?1772205332' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='86' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il y avait le jaune cadmium, &lt;i&gt;Jaune le soleil&lt;/i&gt; (film de Marguerite Duras, qui excella plus dans le cin&#233;matographe que dans l'art litt&#233;raire, cela ne se sait pas encore assez) ; il faudra maintenant compter avec le jaune-Cauda.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Chez l'animal, le jaune s'oppose merveilleusement au noir : la gu&#234;pe, le z&#232;bre, le tigre et le dronefly. C'est la couleur du gai savoir &#187;&lt;/i&gt; (visuel). Comment l'obtient-on ? Eh bien, par &lt;i&gt;cut-up&lt;/i&gt; tout &#224; fait burroughsien (toute couleur chez le peintre inventeur du mouvement surfiguratif (j'y reviendrai) &#233;tant un palimpseste) : &lt;i&gt;&#171; Le Tournesol correspond / On extrait ce colorant des graines au deuxi&#232;me grand bleu v&#233;g&#233;tal. &#187;&lt;/i&gt; Comment ? Le jaune, c'est (aussi) le bleu ? On n'y comprend plus rien&#8230; C'est-&#224;-dire que le bleu est compl&#233;mentaire du jaune. En plus d'&#234;tre l'une des trois couleurs fondamentales avec le rouge. Rouge ? Oui, comme dans : &lt;i&gt;&#171; Le kerm&#232;s un insecte qui donne un rouge &#233;carlate r&#233;side sur les ch&#234;nes kerm&#232;s / broy&#233;es et la poudre obtenue est soluble dans l'eau / On obtient un rouge &#233;quivalent au rouge vermillon / m&#233;langeant avec du vinaigre et du citron &#187;&lt;/i&gt; (on revient toujours au jaune-Cauda). Cette syntaxe n'est pas tr&#232;s orthodoxe, me direz-vous !? Oui, mais apr&#232;s Brion Gysin, tout est possible, non ? Comment ? Vous ne saviez pas ? Le collage ne vous dit rien ? M&#234;me les papiers-coll&#233;s de Picasso, vous n'en avez jamais entendu parler ? Vous avez cru sur parole ce mauvais &#233;crivain fran&#231;ais, Michel Houellebecq, qui d&#233;clara n'aimer pas sa peinture ? Mon Dieu ! Tout est &#224; reprendre &#224; z&#233;ro. La biblioth&#232;que est toute en d&#233;sordre. Le Mus&#233;e aussi. Reprenons : &lt;i&gt;&#171; Ce sont les femelles qui sont &#224; l'origine du rouge carmin. &#187;&lt;/i&gt; &#199;a se pr&#233;cise : le beau souci de Jacques Cauda est d'&#233;crire comme on peint (ou de peindre comme on m&#233;crit) : &lt;i&gt;&#171; J'&#233;cris de la peinture et je dessine de l'&#233;criture &#187;&lt;/i&gt;, &#233;crit-il dans sa vraie-fausse interview coll&#233;e au milieu de son livre de vrai peintre (livre obscur !). Mais encore ? &lt;i&gt;&#171; La cochenille du Nopal est un insecte qui se d&#233;veloppe sont &#224; l'origine du rouge camin&lt;/i&gt; [encore un faux raccord !&#8230;] &lt;i&gt;sur les figuiers de barbarie La pourpre est issue d'un liquide&lt;/i&gt; jaune &lt;i&gt;ferment&#233; provenant dont l'invention est attribu&#233;e aux H&#233;breux d'une glande extraite d'un mollusque&lt;/i&gt; le Murex L'encre de S&#233;che &#187; (c'est moi qui souligne). Cut.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_11518 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH666/cauda3-8273c.jpg?1772205307' width='500' height='666' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Vous l'aurez compris : &lt;i&gt;LA TE LI ER&lt;/i&gt; est un livre de peintre embourb&#233; jusqu'au cou dans la (sale) mati&#232;re : &lt;i&gt;&#171; noir de cep de vigne carbonis&#233; &#187;, &#171; boyaux de toutes les couleurs &#187;, &#171; entrailles de toutes les formes &#187;&lt;/i&gt;, pastel &#224; l'huile (hum&#8230; pas tr&#232;s contemporain (content pour rien ?), tout &#231;a !), &lt;i&gt;&#171; fer mangan&#232;se cuivre sulfures de mercure zinc de cadmium ou de plomb noir gal&#232;ne carbonates de calcium &#187;&lt;/i&gt;, etc. Pas tr&#232;s &lt;i&gt;vegan&lt;/i&gt;, le Cauda ! Qu'en dit la COP21 ? Ces produits &#8212; tr&#232;s polluants &#8212; ne sont-ils pas &lt;i&gt;d&#233;j&#224;&lt;/i&gt; tous interdits ? Nous voulons de l'art en plastique ou polym&#232;res recyclables, fa&#231;on Xavier Veilhan ou Jeff Koons !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jacques Cauda a lu Jacques Henric et Philippe Sollers (qui, eux-m&#234;mes, ne le semblent pas vouloir lire &#8212; mais ceci est une autre histoire, celle de la st&#233;rilit&#233; de notre temps sans p&#232;res &#8212; celui o&#249; nous tournons dans la nuit et sommes pris dans la glace de la st&#233;rilit&#233; consid&#233;r&#233;e comme un des beaux-arts) : &lt;i&gt;&#171; Les femmes sont les rouages du voir. &#187;&lt;/i&gt; Le &#171; &#231;a-voir &#187; est &#224; l'origine de tout sa-voir/savoir. Il faut accepter de regarder/voir, m&#234;me l'horrible, pour acc&#233;der au gai savoir visuel/text(sex)uel : &lt;i&gt;&#171; Je la&lt;/i&gt; [Genevi&#232;ve &#8212; un mod&#232;le du peintre] &lt;i&gt;r&#233;veille en fanfare. Avec une fourchette plant&#233;e artistiquement dans l'&#339;il oppos&#233; au pied coup&#233;&lt;/i&gt; [pr&#233;c&#233;demment, pour une &#233;tude anatomique]. &lt;i&gt;&#199;a fait une jolie diagonale, une ligne de fuite &#224; suivre. &#187;&lt;/i&gt; Ce passage justifierait-il &#224; lui tout seul l'existence de la nouvelle collection que dirige Philippe Thireau chez Z4 &#233;ditions, &#171; La diagonale de l'&#233;crivain &#187; ? La perspective comme p&#233;ch&#233; originel de la peinture occidentale ? Allez savoir&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_11519 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH503/cauda4-c5388.jpg?1538387606' width='500' height='503' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Avale et tu verras ! &#187;&lt;/i&gt; : telle semble &#234;tre la seule m&#233;taphysique toute mat&#233;rialiste, non pas du philosophe (coucou, Michel Onfray, dont le seul bon livre s'appelle &lt;i&gt;Le ventre des philosophes&lt;/i&gt; &#8212; et qui depuis fort longtemps s'est perdu dans des livres de ressentiment contre de bien plus grands artistes que lui), mais du peintr&#233;crivain Cauda : &lt;i&gt;&#171; J'enfourne le globe oculaire qui croque mou sous ma dent. Manducation. &#187;&lt;/i&gt; Le go&#251;t est le &lt;i&gt;nec plus ultra&lt;/i&gt; de l'intelligence, disait l'auguste comte dit &#171; de Lautr&#233;amont &#187;&#8230; Vous reprendrez bien une part avec l'autre &#339;il restant ? Il faut affiner ses/nos sensations&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un dernier mot sur le mouvement surfiguratif fond&#233; par Cauda pour lutter (&#224; mort) contre la fin toujours annonc&#233;e de la peinture : &lt;i&gt;&#171; Telle est l'ambition du peintre surfiguratif : redonner un regard au monde aveugl&#233; o&#249; rien n'existe plus d&#233;sormais en dehors de son image aveuglante, en un mot : surfigurer ! [&#8230;] Le monde est devenu une image et le peindre, c'est r&#233;&#233;crire cette image. &#187;&lt;/i&gt; Jacques Cauda, adepte paradoxal des th&#233;ories de Guy Debord ? Voire&#8230; Mais, voyez :&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#171; LA TE LI ER &#187; de Jacques CAUDA, Z4 &#233;ditions, 100 p., 9,50 &#8364;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Daniel Ziv&lt;br class='autobr' /&gt;
Le Monthury&lt;br class='autobr' /&gt;
39300 Les Nans&lt;br class='autobr' /&gt;
France&lt;/p&gt;
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